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INVENTAIRE
ANALYTIQUE ET CHRONOLOGIQUE
DES ARCHIVES
DE LA VILLE DE
SAINT-TROND
NVENTAIRE
IfVALYTIOlli: ET CHRONOLOGIQUE
DES
ARC HIVES
DE LA VILLE DE
SAINT-T ROND
PAR
FRANÇOIS STRAVEN
DOCTEUR EN PHILOSOPHIE ET LETTRES
TOME TROISIÈME
IMPRIMERIE DE G. MOREAU-SCHOUBERECHTS
1887
Harvard Collège Library Nov 25 ÎG07
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INVENTAIRE
ANALYTIQUE ET CHRONOLOGIQUE DES ARCHIVES
DE LA VILLE DE
SAIÎTT-TROUD
George d'Autriche, prince-évêque de Liège, mourut le 4 mai 1557. Le lendemain, Robert de Berghes, que le Pape' lui avait donné comme coadjuteur avec droit de succession, prit possess- ion du siège épiscopaL Le 28 novembre, il reçut Tordre de la jrêtrise dans l'abbaye de Herckenrode et, le 12 décembre, il fut lolennellement inauguré à Liège. (V. Daris, Histoire du diocèse d de la principauté de Liège pendant le XVP siècle, p. 183, 185 et 195.)
A cette époque, George Sarens, qui depuis plus de vingt-cinq ans occupait le siège abbatial de Saint-Trond, avait atteint sa quatre-vingt-troisième année. Sentant sa fin approcher, il avait, le 26 novembre, assemblé les moines de l'abbaye, pour procé- der, en présence de deux notaires de la cour romaine, Robert Pereoens de Malines, et Mathieu Ruggen de Louvain, à l'élection de son successeur. Les suffrages avaient désigné Christophe de Blocquerie de Terlamen, et sa confirmation avait été immédiate- ment demandée au S. Siège. George Sarens trépassa le 3 avril 1558, la bulle de la confirmation de Blocquerie n'arriva que beaucoup plus tard. (V. de Borman, Chronique de V abbaye de St-Trond, p. 391, et le manuscrit Synopsis Chronologica Historiée monasterij et oppidi Sancti Trudonis, à la bibliothèque du Séminaire de St-Trond, à l'an 1558.)
Robert de Berghes fit son entrée à St-Trond et y prêta ser- ment comme seigneur et avoué de la ville, le lundi, 28 février 1558 (v. Boeck der Eede, p. 3). — Christophe de Blocquerie de
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Terlamen y fut inauguré comme abbé et prêta serment, le 29 janvier 3559 (v. ibid., p. 22); George Silvius, suffragant de Liège, et les abbés de St-Jaques à Liège, de Villers et de Boneffe assis- tèrent à sa réception (v. Synopsis, à Tannée 1559).
Les archives de notre ville, comme on a pu le voir, ne nous ont conservé que fort peu de keures publiées depuis 1555 jus- qu'en 1557, elles n'en mentionnent aucune de 1558, la suite in- interrompue de ces keures ne recommence que le 2 février 1559. Pour 1558 nous n'avons qu'un acte concernant les serments de l'arc, de l'arbalète et de la coulevrine, et quelques constitutions de rentes viagères ; c'est par l'analyse de ces pièces que nous commençons ce troisième volume de notre inventaire.
1558, 6 avril. — Robert de Berghes, - vu certaine supplique lui adressée par les rois, les doyens et les membres des serments de l'arc, de l'arbalète et de la coulevrine, - ratifie les lettres d'Érard de la Marck, soû prédécesseur, en vertu desquelles ces serments pouvaient trancher eux-mêmes tous les différends qui surgissaient entre leurs confrères, infliger des amendes aux coupables et en percevoir le montant. Ils pourront notamment juger de toutes les disputes, des coups de poing, des blessures saignantes et de tous les autres cas, aussi longtemps qu'il n'y a pas de blessures suppurantes, ni des coups qui estropient la victime. Si cependant la détente d'un arc, d'une arbalète ou d'une coulevrine partait d'elle-même, ou si quelqu'un était atteint par malheur, soit entre les buts, soit au delà des buts, alors le ti- reur dont l'arme a causé l'accident, ou qui l'a causé lui-même, ne sera pas punissable, alors même que la blessure entraînerait la perte d'un membre ou la mort de la victime ; ce privilège est accordé indistinctement à tous les membres des serments, peu importe que ce soient des personnes séculières ou des clercs laïques.
Robert van Bergen, bij der gratie Gods bisschop tôt Luyck, hertoge tôt Buillon, grave tôt Loen, doen kondt eenen ijeghenlijcken dat wy ontfangen hebben de ootmoedige supplicatie van die conijngen, dee- ckens en gemeijne guide broeders van den schutterien, voetboogen en colenvreniers onser stadt Sint Truijen, inhoudende dat wy hun zouden willen vernieuwen alzulcke brieven van octroije als hen gegont ende verleent zijn geweest bij heeren Erard van der Marcke zalyger, onsen voorseit, waer bij zij mochten van allen geschillen die tusschen henlie- den rysen moegten, vergaert zijnde op hen caineren ofte in hunne schut- tershoeven, die kennisse van der correctien hebben, midts gaeders die boeten daeraff comende, ons daeromme oetmoedelicke bidden. Soe est dat wy, geneicht zijnde tôt hunne supplicatie voorsscreven, opdat zij ons en onser stadt getrauwelicke in allen noot te bystendyger zouden zyn, ende ander redenen ons daertoe moverende, hebben den voorgenoemden
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feswooren schutteren onser voorscreven stadt Sint Truijen verleent, gegoot ende gegeven, verleenen, gonnen ende gheven, mits desen, allen afealcken rechten van strytmerck, vuijstslagen, zypende wonden ende tndeis, totter wijckender wonden ende lampte toe excluijs, als zy van Godts hebben gehadt ende naervolgende den octroije brieven van onsen Toorset zalijger voorscreven; behoudelyck, oft by quaeder avontueren oftoDgevalie dat slot van eenen boge oft busse alleen affsioech, oft desge- Ëjcken ijemant tusschen die doelen geschoeten werde, waerby der zelve gheschoeten ghequest, ghelaempt oft anders ter doot quaeme, in zulcken gheralle onsen wille is dat die zelver schutter oft schutters in zulcken ongevalle in der manieren voorscreven ghevallen zynde, om ons quijt nlzijn en zullen, ende vergeven und quijtschelden hem oft hen midis desen; ende dat oie voirts aile gez woerôn schutteren voorscreven van vat condicien zij zijn, tzij seculieren persoonen oft weerlicke clercken, dese onze gratie genieten zullen, zonder eenich belet ter contrarien; behaften ende hier inné ghereserveert onse hoocheyt ende preeminentie eus meerderen ende minderen, duerende dese onse octroije brieven tôt ocissen wederroepen. Ghegeven binnen onse stadt Luyck, onder onsen flaem ende zegel, den VIen dach van April XVe acht en vyfftich. — Vuijt q&ialen bevelen myns aider genadichsten heeren en flirst voorscreven. (Signé) : De la Bricque.
Collection de chartes, n° CXXVIII. — Original sur parchemin, dont le sceau est détruit.
1558, 1 mai. — Les bourgmestres, jurés, conseil et toute la ville k St-Trond représentée par ses treize métiers, pour subvenir aux ckarges qui pesaient sur la ville, (om merckelicke noetsaecken aie lasten wiUe daer die stadt inné was ende omme meerder tàmde te verhuedene,) reconnaissent à Elisabeth van Goedsen- hoven, veuve de N.. Witten :
1° une rente annuelle et viagère de vingt -cinq florins de Brabant, payable en deux termes, le 1 novembre et le 1 mai, au profit de sa fille Helwige Witten, âgée de vingt-trois ans, épouse de Guillaume Kersmekers, licencié en droit et avocat de la cour spirituelle de Liège ;
2° une môme rente annuelle et viagère de vingt-cinq florins, payable aux mômes termes, au profit de Jean Witten, chanoine de ^-Croix à Liège, âgé de dix-sept ans.
Ces rentes étant créées au denier sept, le capital emprunté par la ville montait à 350 florins.
V. Documentboeek A, p. 3 et 5.
1558, 28 juillet. — Les mômes, pour le môme motif, recon- naissent avoir reçu de Jean Witten, chancelier de Tévêque de liège et chanoine de St-Lambert, le capital (465 florins de Bra- bant) de deux rentes annuelles et viagères, payables en deux ternes, le 28 janvier et le 28 juillet, savoir : la première de
25 florins 7 sous, créée au denier dix, au profit de Gilles et de Gertrude Witten, enfants de feu Henri Wittèn, âgés respective- ment de neuf et de sept ans ; — la seconde de 30 florins 6 sous, créée au denier sept au profit de Gilles Witten, fils de feu Franco Witten, alors âgé de trente-trois ans. V. Documentboeck A, p. 6 et 9.
1558, 23 octobre. — Les mômes, pour le même motif, moyen- nant une somme de 1220 florins de Brabant avancés par l'écuyer Arnold Hoen van den Broeck, chanoine de la Cathédrale de S. Lambert, à Liège, fils de feu Herman Hoen, seigneur de Hoens- broeck, souscrivent deux rentes annuelles et viagères, payables en deux termes, le 23 avril et le 23 octobre, savoir, Tune de 61 florins, créée au denier dix, au profit de l'écuyer susdit, âgé de trente ans, et de Madeleine van den Goer, âgée de quinze ans, sa cousine, issue de l'écuyer Renier van den Goer et de Catherine van Stommel, son épouse ; — l'autre, également de 61 florins et créée au denier dix, au profit du môme écuyer et de Marie Hoen, âgée de quatre ans, fille de Govart Hoen van Hoensbroeck, seigneur de Linsmeaux, et de Gertrude Scheyfartz de Mérode.
V. Documentboeck A, p. 12 et 15.
1559, lundi, 6 février. — Les seigneurs et la ville défendent de tirer des pigeons, soit avec du plomb, soit autrement; d'en prendre au filet, avec des attrappes, des appeaux ou d'autres instruments quelconques, et d'en enfermer qui appartiennent à autrui. Les contraventions, dont tout le monde pourra se porter dénonciateur, seront punies d'un voyage à St-Jaques ou de la taxe de ce voyage, le tiers payable aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur,
Op maendag, 61 februarij, anno XVe LIX, heren ende stadt zgn eens ende hebben verdraghen dat niemant van nu vortaen duyffen schieten en zal, het zy met haghelghescut oft met enicherhande instrumenten, oft met slachnetten trecken en sal, oft met vengers vangen, noch cor- den te stellen aen treck breders, oft eenigherhande clippen, noch die selve opslugten ; op te verbueren, soe decke als dat ghesciede, eenen • wech Sint Jacops, heeren ende stadt, scepenen mitten inbringher, elcken derdeldeel; ende hier van sal alleman inbringher sijn. V. Maendachboeck A, P 1.
1569, lundi, 12 juin. — Les mêmes défendent à toute personne de la ville, de la franchise ou du dehors, d'émettre ou de présen- ter les nouvelles mites de Brabant qui viennent d'être introduites dans la ville, à un taux plus élevé que celui de Yeijl mile; - sous peine d'amende de dix florins Carolus, à chaque contravention. . V. Maendachboeck A, f> 1 v°.
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1559, hindi, 26 juin. — Les mômes défendent à toute personne de la ville, de la franchise ou du dehors, de mettre en circulation s d'offrir en payement les nouveaux florins dits Cuckens guldens, - sons peine d'amende de vingt florins de Brabant. — Ils défendent a même temps l'introduction de toute nouvelle monnaie dans la fille ou dans la franchise, sous peine de l'amende fixée par la keure publiée antérieurement à ce sujet. V. Maendachboech A, f> 2.
1559, lundi, 14 août. — Les mêmes défendent de rincer du fil de tissus dans l'eau du Gote, d'y jeter des immondices ou dr laver autre chose que des habits. Les contraventions, dont tout le monde pourra se porter dénonciateur, seront punies d'un îoyage à St-Jaques ou de l'amende y correspondante, payable pour un tiers aux seigneurs, pour un tiers à la ville et pour le reste aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, XIIII aagusti, heeren ende stadt zijn eens ende hebben wnlragàen dat niemant enige garne van legwercke binnen der Goten si spujjle, nocht oick entige vuijlnis daer binnen en werpe, noch en wassche; op te verbueren eenen wech Sint Jacops, heeren, stadt, sce- penen mitten inbringher, elcken derdendeel ; ende hiervan sal alleman inbringher zijn ; salvo dat men den cleerder aldaer wasschen mach. V. Maendachboech A, fi> 2 v°.
1559, 22 septembre. — Les bourgmestres, jurés, conseil et toute la ville représentée par ses treize métiers, pour subvenir *ox besoins de la ville et au payement de ses charges, emprun- tait à Louis Cattuwelen, bourgeois de St-Trond, une somme de 200 florins de Brabant, pour laquelle ils lui souscrivent une rente annuelle et rédimible de 14 florins, payable en deux termes, le 22 mare et le 22 septembre de chaque année. V. Documentboech A, p. 17.
1559, 23 octobre. — Les mômes, pour le même motif, recon- naissent avoir reçu de Marie Menten, veuve de Vranco van Lechy, 1* les deniers capitaux (100 florins) d'une rente annuelle et via- gère de 10 florins, créée au denier dix, payable en deux termes, le 23 avril et le 23 octobre, au profit de Henri van Lechy, son % âgée de quarante-deux, et de Marie Sgroets, âgée de sept ^s, fille de Henri Sgroets et de Marie Menten ; — 2° le capital (100 florins) d'une même rente viagère de 10 florins, créée au ttrême taux, et, payable aux mêmes dates, au profit de Vranco ?an Lechy, âgé de trente ans, fils de Marie Menten susdite, et d'Elisabeth, fille de Henri Sgroets précité, âgée de douze ans. V. Documentboech A, p. 20 et 22.
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1560, lundi, 8 janvier. — Les seigneurs et la ville décrètent que toutes les monnaies auront à St-Trond le même taux qu'elles ont actuellement en Brabant, sauf les ducats de Nimègue, de Batembourch et de l'abbesse de Thorn, qui seront reçus à raison de quatre florins et deux sous, et le thaler, qui sera reçu à rai- son de trois florins et deux sous. Toute contravention à cette keure sera punie des amendes fixées par l'ancienne keure. V. MaendacMoecK A, f° 2 v°.
1560, 5 février. — Les bourgmestres et conseil font connaî- tre une décision du métier des cordonniers, prise au sujet des membres du métier qui se proposent de tirer au sort une place d'étal au marché. Tous ceux qui dorénavant voudront tirer une place au sort, devront prendre place au bas de ce marché, les quatre jours de marché successifs qui précéderont immédiate- ment le tirage au sort et avec des marchandises qu'ils ont con- fectionnées eux-mêmes. — Cette décision fut prise par le métier à l'occasion d'un différend qui avait surgi entre Jean Rogiers, le jeune, et le doyen; elle fut communiquée aux bourgmestres et au conseil, avec prière de l'inscrire dans le Livre du métier des Cordonniers, par Gérard van Bruxken et Chrétien van der Locht, doyen et conseiller de la corporation.
Alsoe twist ende ghedinghe voer burgheineesteren ende raedt opge- heeft was tusschen Jan Rogiers der jonge, ter eenre, ende die deecken van den Cordewaniers in den name van zijn ambachte, ter anderen zijden, aengaende het cavelen der voerscreven schoenmeickeren, daer inné Jan voerscreven seede dat soe wie in dat ambacht cavelen woude, dat der selve vyffthien daghen lanck moeste, met zijnsselfs werck, op den merckt onder staen, wanneer van den jaere als hon dat geliefden ende met rechts voer den caveldach, etc. ; soe zyn die seive nu vertuijcht ende het gantssche ambacht heeft verdraghen, endef hebben gepasseert ende zijn geaccordeert, dat zoe wie voertaen in hon ambacht cavelen wilt, dat der selve sal moeten onder staen, vier merckt daghen lanck, deen den anderen volgenden, recht voer den caveldach, sonder ennich middel, ende dat met zijnselffs werck, dat zy selve gemaict hebben, son- der argelist. Ende dit hebben aenbracht Geert van Bruxken, deken, ende Kerst van der Locht. raetsman, ende begheerden dit in hons ambachts boeck gesadt te hebben. Datum anno XVe sestich, V february. V. Kuerboeck, p. 90.
1560, dimanche, 11 février. — Adam van Vorssen succède à Balthasar van Weseren, comme échevin de l'abbé de St-Trond, et prête serment. (V. Boeck der Eede, p. 22.)
1660, lundi, 12 février. — Les seigneurs et la ville ordonnent à tout tavernier débitant du vin étranger, d'exposer, outre la
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cannette et le chaume d'usage, un écriteau renseignant le prix de son vin ou le prix fixé par lesdits seigneurs et ville. Toute contravention à cet ordre entraînera une amende de dix réaux, dont le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville et le tiers mi échevins et au dénonciateur.
Op ioaendach, XII februarij, zoe zijn heeren ende stadt eens ende Tgrdraghen dat elk wgntavernier van nu vortaen die wynen van buy- leo iappende, bij die kanne ende walm, noch daerbij wtbanghen suilen een teicken scriftelick, wat den wijn ghelt, oft hoe hij gesadt is bij heeren ende stadt; opte verbueren die pêne van thien reael, heeren ende stadt, îcepenen mitten inbringere elcken terdedeel. V. Maendachboeck -4,^3.
1560, lundi, 26 février. — Les mêmes publient que doréna- Tant les boulangers devront cuire le pain de seigle des bourgeois au prix de vingt schiUingen la mesure, et qu'ils ne pourront pas prendre du levain de ceux auxquels ils n'en auront pas donné. S'ils exigent ou se font payer d'avantage, ils encourront les peines prescrites par l'ancienne keure, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être un homme, une femme ou une servante quelconque.
Op maendach, XX VI februarij, heeren ende stadt zijn eens ende ver- taghen dat die beckers voertaen backen sullen elck vaet rogbroets helck zy den goeden poerters backen sullen, om XX schiUingen loe- jader paijen, sonder eijnighen heefsel te hejjschen oft te ontfanghen nn den gheenen die eghenen heefsel van hpn ontfanghen hebben. Ende oft qj beckers meer heyssshen, oft van den goeden lieden voerscreven œeer ghelts neraen, daer mede sal elck becker verboeren, soe decke ende menichwerven dat gheschiede, den aiden kuer, heren ende stadt, scepenen mitten inbringer, elcken terdedeel; ende hier van zai eenije- gdick moeghen inbringer zijn, hetzij man, vrouwe oft maechte. V. Maendachboeck A, tb 3.
1560, lundi, 4 mars. — Les mêmes défendent d'émettre ou de présenter, les thalers à plus de trente sous et demi de Brabant ; toutefois, pour le payement des dettes contractées à la date des présentes, on pourra les compter, pendant quinze jours, à raison de trente-un sous. Les peines fixées par l'ancienne keure sont applicables en cas de contravention. V. Maendacliboech A,P>3 v°.
1560, 25 mal. — Les bourgmestres, jurés, conseil et toute la ville représentée par ses treize métiers, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, reconnaissent avoir reçu de Jeao, fils de Jean van der Eycken, de Tongres, âgé de cinquante- tui ans, les deniers capitaux (196 florins de Brabant) d'une rente
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viagère de 28 florins qu'ils lui souscrivent, et qui est payable en deux termes, savoir le 25 novembre et 25 avril de chaque année. V. DocumerUboech A, p. 24:
Même date. — Les bourgmestres, jurés et conseil font un con- trat avec maître Govart Strauven, de Wellem, qu'ils admettent aux fonctions de maître d'école des garçons. — Son appointement annuel sera de 125 florins de Brabant. — Le prix d'écolage sera pour les grands, dix sous par an ; pour les moyens, huit sôus, et pour leà petits, six sous. — Le contrat est passé pour ttois ans, mais on pourra résilier, de part et d'autre, après la première année, à condition d'avertir six mois d'avance. — L'entrée en charge du maître d'école est fixée au 24 juin de l'année cou- rante. — Strauven devra s'associer deux autres maîtres, dont il devra payer les gages. — Personne ne pourra ouvrir une école de garçons dans la ville, sans le consentement du maître reconnu par l'autorité, ni sans lui payer l'indemnité qu'il exige.
Opten XXV dach mejje, anno XVe LX, hebben burghemeesteren, ghe- zwoeren ende raet aenghenoemen Mr Govart Strauven van Wellem, tôt eenen schoelmeestere van deser stadt ende hebben hem gheloeft voer zyn gagien te gevene, elex jaers, die somme van hondert vijfendetwin- ticht gulden brabants, oft die werde daer aff, in anderen goeden gelde, binnen der stadt van Sintruijden loep hebbende; ende sal jaerlicx heb- ben van den meesten ende overste jonghen thien stuvers brab.f van den iniddelste VIII st. bb. ende van den jonexsten ende cleijnsten jonghen VI st. br., oft die werdde daer voirscreven, in alsulcken ghelde ais binnen der stadt van Sintruijden loep heeft of hebben sal. Dies heeft der selve meester Govart hem verobligeert desen zijnen dienst te continueeren, ende oick de stadt haer te hemwerts verbonden drie jaere lanck. Des mach der schoelmeester ende oick der 3tadt deen den anderen opseggen binnen den eersten jaere ende dat goets tyts, te wetene sesse maenden te voeren eert het jaer wtgaet, ingaende nu Johannis Baptiste neest- komende. Ende daerenboven sali meester Govaert voerscreven sculdich sijn te zijnre last twee goede experte meesteren met hem te crijgen ende den selve oick hon gagien te betaien» Item, is oick besproeken dat nijemants hier inder stadt sal moeghen schoei hauwen van knechtkens, sonder den orlofF des voerscreven Meester Govaerts, oft sonder zynen moet daer inné te werven. Ende sali desghelycken oick hebben alien anderen ghewoeniicken vervallen totter voerscreven schoelmeesterscap toebehoerende, ende ail sonder erg of list. Datum ut supra. V. Documentboeck A, p. 23.
1560, lundi, 10 juin. — Les seigneurs et la ville défendent de déposer désormais du bois aux marchés de la ville, soit au, marché aux grains, au marché au bois, au marché au bétail, au marché au fromage, soit à d'autres quelconques. Tous le bois
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qui s'y trouve actuellement devra en être enlevé avant la quin- laine qui précède la kermesse de la ville, sous peine, pour le propriétaire, de confiscation du bois et d'un voyage à St-Jaques ; le tiers de cette peine sera au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque.
Op maendach, X& juny, heeren ende stadt zijn eens ende hebben ▼erdraghen dat men van nu voertaen egheen bout op den merckden, korcnmerckt, houitmerckt, beestmerckt, keesmerckt ende allen anderen merckden der stadt ; ende dat selve hoult dat nu alwflle opdie merckden ifggende is, dat schuWich sullen zijn sulck hoult van den merckden te doen, doen doen, oft doen vueren van den merckden voerscreven, vyf- lien dagben voer kermisse Sintruijden nu naestcomende, opt hoult ver- bert te zijne ende daer toe noch eenen wech Sint Jacops, w\j contrarie te voerscreven is dede ; heeren, stadt, scepenen mitten înhringere el- den terdedeel; ende hiervan sal elleman inbringher zijn. V, Maendachboeck A, t> 4.
1660, lundi, 29 juillet. — Les mêmes décrètent que doréna- vant les marchands de poisson tireront chaque année au sort la place qu'ils occuperont au marché; ce tirage au sort se fera en présence du doyen des bouchers et des experts -jurés du marché nx poissons, le même jour que celui des bouchers, — Le pre- mer étal des poissonniers sera placé sous la façade de ïécole et la mile; les autres, dans Tordre désigné par le sort, suivront à direction du chemin partant de Y école vers la balance publique* Os devront être placés deux par deux, l'un vis à vis de l'autre, et auront tous leur sortie du eôté du marché. — Enfin, on procô- «tara immédiatement à un nouveau tirage des places. — Toute contravention à ce règlement entraînera une amende d'un florin de Brabant, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, XXIX julij, heeren ende stadt zijn eens ende verdra- ghen dat die vischers op den vischmerckt cavelen sullen, allen jaere, in presencie van den deecken van den vleyschouweren ende den ghe- swoeren van den vischmerct, en dat allen jaere, opten selven dach als die vleysohouwers cavelen. Ende dat die eerste banck van den selven vischers staen sal onder die scoet ende alsoe daelwerts onder naer die woegûe, ende altijt twee bencken mitten hoefft tegen den anderen ; ende dat elck bancke hebben sal haeren wtganck voerwarts; ende dat die sd\e nu hercavelen sullen, in presentie yan den deeoken ende ghe- zwoeren voerscreven; ende dat op die pêne van eenen gulden brabants, alsoe decke ende menichwerven contrarie des voerscreven ghesciede, telken reyze te verbueren, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer, dken terdedeel.
Y. Maendachboeck A,P 4 v°.
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Môme date. — Les mêmes renouvellent la keure sur la con- fiscation des porcs qu'on trouvera rôder dans les rues, qtc, pu- bliée le lundi, 19 juillet 1546 (v. t. II, p. 442). V. Maendachboeck A, t> 4 v°.
1560, lundi, 30 septembre. — Les mêmes décrètent que la longueur de toute espèce de drap fabriqué daûs la ville ou dans la franchise, ne pourra dépasser les trente-deux aunes, à l'ex- ception des draps de doublure qui devront avoir quarante-deux aunes, et des draps de couleur mêlée(?) pour la fabrication des- quels on travaille quatorze steen de laine; ces derniers pourront être fabriqués à telle longueur que Ton voudra, à condition qu'ils ne contiennent pas plus de quatorze steen de laine, et pour ce motif les drapiers ne pourront faire teindre à la fois plus de quatorze steen. Toute contravention à cette ordonnance sera punie d'une amende de six florins, monnaie courante, dont le tiers aux sei- gneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénoncia- teur. — Les préposés de la presse aux draps devront mesurer tous les draps à l'état brut et tels qu'ils viennent du métier. — Tout drap brut venant du métier, qu'on trouvera ou qui sera envoyé au lavage sans avoir été mesuré par les préposés de la presse, sera confisqué et le fabricant en payera quatre florins d'amende, à partager par tiers entre les seigneurs, la ville, les échevins et le dénonciateur. — Les quatre préposés-jurés de la presse mesu- reront les draps en question, tous les jours, à deux heures de relevée, et prêteront serment en ce sens devant le comte des marchands ; ils seront de semaine alternativement, deux à deux, sauf pour les draps bleus, qu'ils devront mesurer tous les quatre, à moins que l'un d'eux ne soit absent ; dans ce cas, les trois au- tres ou mêmes deux d'entre eux pourront procéder au mesurage de ces draps, n'importe à quelle heure ils seront présentés à la presse. — La hauteur ou largeur de la chaîne du métier sera de trente-huit tweslen, ni plus, ni moins, pour les draps de doublure; de cinquante-deux, ni plus, ni moins, pour les draps de laine ; de quarante-huit, ni plus, ni moins, pour les draps gris ; de soixante, ni plus, ni moins, pour ceux de cinq lisières ; de soixante -deux pour ceux de huit lisières; d'au moins cin- quante-deux pour ceux de cinq lisières et de couleur mêlée; d'au moins cinquante-huit pour ceux de neuf lisières et de couleur mêlée. — Sur ceux de cinq lisières et de couleur mêlée le scelleur mettra deux bouilles ; sur ceux de neuf lisières et de couleur mêlée, il en mettra trois, à moins qu'ils ne soient de médiocre qualité, dans lequel cas il n'en mettra que deux.
Op maendach, ultima septembris, heeren ende stadt zyn eens ende lieb- ben verdi aghen dat men, binnen deser stadt ende haere vrieheijt, allen
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iakenen niet langer maicken en sal dan XXXII ellen lanck, behalven die
Tayers die sallen lanck zijn XLII ellen, ende die mincxsels, die sij van
Teerthien steenen wollen maecken, die sullen zij soe lanck moegen scheren
ads die verthien steen wollen sullen kunnen verdragen. Des en sal egheen
hickemaecker niet meer wollen ter verwer huijsseren dragen oit doen
dragen dan verthien steen ; op te verbueren van elck laickeinaeker die ter
contrarien enigher der poenten voirscreven dede ende soe decke ende me-
ntdiwerve sulcx ghesciede, die pêne van sesse gulden, loepender paijen,
teeren, stadt, scepenen mitten inbringer, elck het derdedeel. — Noch zijn
die selve eens ende hebben verdraghen dat die ghezwoeren pierschers al-'
ko raawe Iakenen meeten sullen op die piersche.— Noch zijn die selve eens
aide verdragen dat soe wanneer eenich laken rauwe van den getouwe,
oogepierts in die wasserije weere oft worde gedragen, dat selve laicken
sal verbueren vier gulden, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer elckén
terdedeel. — Item, dat die vier gezwoeren piertschers schuldich sullen
qn die voirgenoemde Iakenen te piertschen ende te meeten, aile dagen
een3, te weten ten twee uren na noen ; ende die vier ghezwoeren sullen
feer op den eedt doen aen den comengraven. Ende die ghezwoeren
piertschers sallen twee ende twee hunne weecke hauwen, behalve aen
& blauwe laickenen, die sullen ailen vier die piertschers piertschen.
Brie ingevalle dat daer ymant van hon absent were, soe sullen honre
twee oft drie moghen sulcke blauwe Iakenen piertschen, wanneer die
Haawe laickene ter piertschen comen ende op egheen zekere ure. —
Item, dat men die voyer lakens opt ghetauwe scheeren sal XXXVIII
tveeten, men noch meer; die lampe laekenen LU twesten, men noch
«bt; die grauwe laickene XLVIII twesten, men noch meer; die vyf
Bat LX twesten, men noch meer ende die acht iitzen LXII twesten ;
a&die vijff Iitzen menxsels LU tweesten, wel meer merren niet men;
code die neghen lits menxsels LVIII twesten niet men mer wel meer.
Ende die menxsels vijff Iitzen sal die ziegeleer ziegelen met twee ziegels,
eode die IX lits menxsels sal der ziegeleer ziegelen met drie siegels ; soe
wanneer die IX lits menxsels niet groet genoech en sijn, soe sullen die
ziegeleers die selve IX lits menxsels mer twee ziegels geven, op den
aowen kuer ende penen. (V. Maendachboeck A, f> 4 v°.)
1561, 4 janvier. — Les bourgmestres, jurés, conseil et toute la ville représentée par ses treize métiers, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, souscrivent à Pierre Robyns dTpres, âgé de cinquante-cinq ans, et à Pierre, son fils, âgé de douze ans, une rente annuelle et viagère de 28 florins de Brabant, payable en deux termes, le 4 juillet et le 4 janvier de chaque année. Ils reconnaissent avoir reçu le capital, qui, la rente étant créée au denier dix, montait à 280 florins. V. Documentboeck A, p. 26.
1561, lundi, 17 mars. — Les seigneurs et la ville défendent aux négociants de la ville et de la franchise et aux étrangers, de faire étalage de marchandises, soit chez eux, soit au marché, soit
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ailleurs, les jours des fêtes de la Sto- Vierge et des SS. Apôtres, - sous peine d'amende de deux florins de Brabant, à chaque con- travention, le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur, qui pourra être une personne quel- conque.
Op maendach, XVII martij, anno XVe LXI, heeren ende stadt zyn eens ende verdraghen dat niemant van biunen oft buijten der vrijeheit van deser stadt, op Onser Liever Vrouwen ende Aposteldagen, opten merckt noch in hun huyseren, noch erghens anders, vorts en sal oft sullendoen; opte verhoeren, wye contrarie des voerscreven is dede ende soe decke ende menichwerven sulex ghesciede, die pêne van twee gulden brabants, fceeren, stadt, scepenen mitten inbringer elcken het derdedeel, ende hier- van sal alleman inbringer zijn.
V. Maendackàoeck -4,^6.
Même date. — Les mêmes ordonnent à tous ceux de la fran- chise et du dehors qui viennent au marché de la ville pour vendre du seigle, du froment, de l'épeautre, de l'orge, de l'avoine, des pois ou des vesces, de se ranger en file, au marché aux grains, pour écouler leur marchandise. Toute contravention sera punie d'une amende de trois réaux, au profit des mêmes que dans la keure précédente.
Item, dat eenijeghelijck die hier ter merckt coempt, hetzij van buijten oft van binnen der vrieheijt met corqn, terwen, spelte, garste, haveren, erthen, crucken, vrietsen, opten coren merckt staen sal oft sullen op rijen, ende alsoe hun coren, tarwe, spelte, garste, erthen, cruijcken, vrietsen vercopen ; op, der ghene oft die gheene die des voerscreven is niet en dede, telcken te verboeren drie realen, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer, elcken het derdedeel. V. Maendachbœch A, f> 6.
Môme date. — Les mêmes ordonnent à tous ceux qui amènent des bœufs, des vaches ou des génisses au marché, qu'ils soient habitants de la franchise ou du dehors, de les exposer en vente entre les barres qui délimitent la plaine du marché au bétail. Une amende de trois réaux, à partager comme dans l'ordonnance précédente, sera appliquée en cas de contravention.
Item, dat eenyegelijck wy hy zijn, het tzij van binnen oft buyten der vrieheqt, zijn ossen, cotfen, versen ter merckt brinct, die selve opten pleijen ende binnen der lenen viel setten sal; op te verbueren, der ghene oft die gheene die contrarie des voerscreven is dede, drie reale, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer, elcken derdedeel. V. Maendachboeck A,t>6v°.
1561, 25 juillet. — Les bourgmestres, jurés, conseil et toute ïa ville représentée par ses treize métiers, pour subvenir aux
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et anx charges de la ville, moyennant un capital de 200 florins de Brabant, souscrivent à André Alen, de Schuelen, âgé èb quarante ans, fils de Jean, une rente viagère de 28 florins, jâyable en deux termes, savoir le 25 janvier et le 25 juillet de chaque année. (V. Documentboeck A, p. 30.)
Même date. — Les mômes, pour le marne motif, moyennant m capital de 100 florins de Brabant, souscrivent à Elisabeth Kœninckx et à sa sœur Gertrude, âgées l'une de cinquante, et feutre de quarante ans, filles de Chrétien Kueninckx, de Hasselt, ma rente viagère de dix florins, payable en deux termes, savoir le 25 janvier et le 25 juillet de chaque année. V. Documentboeck A, p. 33.
1661, lundi, 28 juillet. — Les seigneurs et la ville défendent Kx fabricants de tissus et de serges, aux tailleurs, cordonniers, tisserands et à tous les gens de métier en général, de prendre «i de louer comme apprentis des jeunes gens étrangers qui vont mendier en ville ; s'ils en ont à leur service, ils devront les con- gédier en déans les trois jours, sous peine d'amende de quatre brins Carolus. Mais ils pourront louer des apprentis mendiant m ville, à condition qu'ils soient nés dans la franchise.
Op maendach, XXVIII julfl, anno XVe LXI, heeren ende stadt ztfn Mende verdraghen dat egheen ambachts liede van deser stadt, te ttfai legwerckers, sargienschieters, cleersnyders, schoenmaickers, Hlnnwevers, noch egheen ander ambachtsliede eenighe knapen' oit fartrfnderen van buijten, die welcke voer der goeder lieden dueren, Kbter stadt, om Gode gaen, souden aennemen nocht hueren en sal; «de dije dije selve hebben, binnen drije daghen doen vertrecken; op ekk die contrarie daer van doende ende soe decke ende menichwerven dat ghesciede, vier Carolus gulden te verbueren. Mer die ambachtsliede vomereven suîlen knapen ende leerkinderen, hier inder stadt oft vrie- hett gheboeren zijnde ende die welcke om Gode gaen mochten, wael moegen aennemen ende huijeren sonder verbueren. V. MaendacliboecK A, f> 7.
Même date. — - Les mêmes défendent à qui que ce soit a) d'accaparer pour la revente, - au marché au beurre, au marché au fromage, au marché aux poulets, au marché aux poissons, au marché aux fruits, dans les rues ou dans des maisons de la *iHe> - du grain, du beurre, du fromage, des poulets, des œufs, des oies, dij poisson ou des fruits ; b) d'aller à la rencontre des gens pour leur acheter ces articles. — Ils défendent aussi à toute personne de la franchise et du dehors d'acheter, avant onze heures ou après les heures de marché, pour compte de personnes étrangères à la franchise, des marchandises qui viennent au tous in. 2
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marché au beurre ou au marché au fromage. — Toute contra- vention à ces défenses sera punie d'un voyage à St-Jaques en Galice, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une per- sonne quelconque.
Item, dat nijemant noch opten boterinerckt, nocht opten keesmerckt, noch opten kiekeninerckt, noch opten vijschmerckt, noch opten fruijt- merckt, noch inder straeten oft binnen der stadt, nocht in den huysse- ren bijnnen der stadt, eenige graenen, boetere, keese, kiecken, eyeren, ganssen, noch vyssch, fruijt, op voercoep coepen en sal, noch oick den luijden entseghen gaen ; ende dat niemant van binnen noch van buijten egiieens dat opten botermerck ende keesmerckt te coep coempt inne- coepen, noch coepen en sali voer der hueren van elfven, noch naeder hueren ; op te verboerene, die contrarie egnichs des voerscreven is dede ende soe decke ende menichwerven dat sulcx ghesciede, eenen wech Sint Jacops, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer elken dat derde- deel; ende van desen kuer sal alleman moeghen inbringer zijn. V. Maendachboech A, Pi.
Môme date. — Les mêmes prennent des mesures contre les étrangers qui se sont établis dans la ville et dans la franchise depuis trois ans et qui n'y exercent aucun métier : 1° Dans les six semaines à dater des présentes, ils devront, ou bien quitter la ville et la franchise, ou bien produire des certificats émanant des écoutâtes et des échevins de leur lieu de naissance ou de résidence antérieure; 2° personne ne pourra leur louer des mai- sons sans le consentement unanime des écoutêtes et des bourg- mestres, - sous peine d'amende de six florins de Brabant, dont deux aux seigneurs, deux à la ville, deux aux échevins et au dénonciateur.
Item, dat die gheene die hier bgunen deser stadt oft vryheit, bijnnen den voergaenden drye jaren, van buijten zyn comen woenen ende egheen ambacht en doen, lien bijnnen sess weken van hier packeu sullen oft ten minste bijnnen den tijde voerscreven certificatien sullen bringen van den scholteten ende scepenen daer sij onder geboeren sijn oft woenachtig plegen te wesen ; ende dat niemant sulcke buijten lieden huyssen ver- hueren en sal, sonder weten oft consent van den scouteten ende burger- meesteren eenpaerlick, op te verbueren sess gulden brabants, heeren, stadt, scepenen metten inbringer elken derdedeel. V. Maendachboech A, P» 7 v°.
Même date. — Les mêmes défendent de donner ou de pré- senter en payement, à plus de vingt-quatre sous de Brabant, les nouveaux thalers qui portent dans l'aigle le chiffre 24 ; les demi- thalers et les quart-thalers de cette espèce ne pourront être mis en circulation qu'à l'avenant de ce taux. V. Maendachboech A, i° l v°.
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1561, lundi, 18 août. — Les mômes renouvellent la keure concernant le vol de fruits, publiée le lundi, 3 septembre 1526 (t. t n, p. 367).
V. Maendachboeck A, f» 8.
1661, 22 août. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les treize métiers de St-Trond, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, 1° moyennant un capital de 350 florins de Brabant, arancés par Pierre Basset, chanoine de Nivelles, souscrivent à Arnold, - fils de Herman Hoen, seigneur de Hoensbroeck, - écuyer, chanoine de St-Lambert et prévôt de Saint-Paul à Liège, âgé de trente-trois ans, une rente viagère de 50 florins, payable en deux termes, savoir le 22 février et le 22 août de chaque année; 2° moyennant un capital de 210 florins de Brabant, avancés par le asdit Hoen, souscrivent une rente viagère de 30 florins, payable mi mêmes dates que la précédente. « V. Documentboeek A, p. 36.
1561, lundi, 1 décembre. — Les seigneurs et la ville ordonnent à ceux qui, sans avoir tiré au sort la place qu'ils doivent occuper, tiennent au marché le samedi ou d'autres jours de la semaine, wec du hareng salé ou avec du hareng saur, de se placer à fc queue des marchands de poissons qui ont tiré leur place, - Mi peine d'amende de dix sous monnaie courante, dont le tiers «i seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, prima decembris, heeren ende stadt sijn eens ende terdragen dat der geene oft die geene die met herinx ende buckinck, fer ter merckt comen tsaterdachs oft inder weke, ende niet gecavelt tebben, dat zij onder aen staen sullen onder die geene die gecavelt tebben; op te verbueren X stuvers loepens, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer elcken derdedeel.
V. Maendachboeck A,P8 v°.
1561, 24 décembre. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les treize métiers de St-Trond, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, empruntent à Catherine Bauwens, veuve de Jean Blommen, un capital de 300 florins de Brabant, contre rente rtdimible de 18 florins, payable la moitié le 24 juin et l'autre ïûoitié le 24 décembre de chaque année.
V. Documentboeek A, p. 41.
1562, lundi, 26 janvier. — Les seigneurs et la ville interdi- sant l'émission des nouveaux swerdekens et les déclarent abolis, V. Maendachboeck A, t° 9.
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1562, lundi, 23 février. — Les mêmes défendent qu'une seule et môme personne fasse à la fois le guédage et la teinture des étoffes, soit dans une même maison, soit dans deux ou plusieurs maisons différentes. Les fabricants de draps payeront, pour la teinture d'une pièce de drap,, un florin de Brabant de plus qu'à Maestricht, et à ce prix les teinturiers devront teindre les draps d'après le modèle de Hasselt. Tout fabricant de drap ou teintu- rier qui refusera de se conformer à cette, ordonnance, encourra chaque fois une peine de voyage à St-Jaques de Compostelle, dont le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quel- conque.
Op maendacb, XXIII february, heeren ende stadt zijn eens ende. verdragen dat van nu voirts nyemant in een hu^s, in twee oft meer huijssen, weeden ende verven en sal; des sullen die laickemaickers geven van elcken stuck wollen eenen gulden brabants meer dan men tôt Maestricht gevende is; des sullen die ververs verven die laickenen op stael ende prys van Hasselt. Ende oft der verver oft laickemaicker in vuegen voorscreven weygerde, op te verbueren, die contrarie des voorscreven is dede ende soe decke ende menichwerven dat gesciede, eenen wech Sint Jacops in Compostellen, heeren ende stadt, scepenen mitten inbringere elcken terdedeel, ende hiervan sal alleman inbringer «ijn.
V. Maendachboeck A, f> 9.
1562, 7 juin. — Jean van der Pauwen, commissarius de la ville, succède à Jean van Hinnisdael comme échevin de l'abbé et prête serment.
1562, lundi, 8 juin. — Les seigneurs et la ville décident que si des bestiaux étrangers à la franchise de la ville sont pris en garantie dans la ville ou dans la franchise, ils payeront la môme amende que dans la localité où demeure leur propriétaire; s'ils sont saisis dans la ville ou dans la franchise, ils seront pour un tiers aux seigneurs, pour un tiers à la ville et pour le reste aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque.
Op maendach, VIII junij, heeren ende stadt zijn eens ende verdragen dat der goede lieden beesten van bugten der stadt vryheijt, die binnen der stadt oft harer vrijheit gepant oft inbracht werden, sullen geven ende verbeuren alsoe vêle als men gheeft oft verbuert ter plaetsen daer die goede liede woenachtich zijn, ende die besten toebehoeren heeren, stadt, scepenen mitten inbringere elken het derdedeel; ende hiervan sal alleman inbringer aijn.
V. Maendachboeck A, (*> 10.
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1662, lundi, 22 Juin. — Les mômes fixent le prix de la cuis- is d'une mesure de seigle à vingt-deux schillingen, sous peine, I par les boulangers qui se feront payer davantage, de l'amende ! ixée par la keure du lundi, 26 février 1560. V. Maendaehboech A, P 10.
1662, lundi, 3 août. — Les marnes défendent de donner ou
da présenter les mites de Brabant, quelles qu'elles soient, à un
;toux plus élevé que celui de Yeijl mite, - sous peine d'amende de
ïtii florins Carolus, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à
li ville, le reste aux échevins et au dénonciateur.
V. Maendaehboech A, fl» 10 v°.
1662, 20 novembre. — Robert de Berghes, évêque de Liégef -voyant que les récoltes ont totalement manqué dans ses pays, Irçoe quelques princes voisins ont déjà défendu toute exportation lie blé dans leurs états et que par suite la cherté des vivres est I imminente pour la principauté, - voulant obvier autant que pos- lâble à la disette - ordonne à tous les officiers, justiciers et juges | qui dépendent soit de lui-même, soit de ses vassaux, de publier, à l'endroit où ils font ordinairement les publications, certaines wsures qu'il a arrêtées sur l'avis de son chancelier et de son I «seil secret : 1° Tout commerce de grains avec l'étranger, du •«nent qu'il a pour effet d'approvisionner un autre pays que «foi de Liège, est interdit. Aucuns grains, froment, blé, seigle, ]<peautre, orge, avoine, pois, vesces ou autres quelconques ne pourront être vendus, charriés, ni transportés, - soit bruts, soit I moulus, soit sous forme de pains ou de malt, - au delà des 'frontières, la nuit ni le jour, par terre ni par eau, publique- ment ni clandestinement. Toute contravention à cette défense f entraînera a) la confiscation du grain, farine, pain ou malt qu'on aura voulu vendre ou exporter; b) l'arrestation et saisie " te chevaux, chariots, charrettes, vaisseaux et bateaux qui ont wrvi ou devaient servir au transport ; c) une amende de dix florins d'or applicable au vendeur aussi bien qu'à l'acheteur, laquelle sera doublée en cas de résidive et quintuplée en cas de ■ aconde récidive; d) l'indignation de l'évêque qui punira exemplai- rement les coupables.— 2° Comme la disette provient spécialement te ce que certains marchands et accapareurs vont acheter dans •es campagnes les blés qu'ils savent s'y trouver en grange ou ^ grenier, (puisque de cette manière ces grains, au grand dé- triment des habitants des villes, ne viennent point aux marchés francs,) - il est défendu à tout marchand et accapareur d'aller acheter les grains conservés dans les granges et dans les greniers te campagnes; ils ne pourront en acheter qu'aux marchés francs
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et seulement aux heures qui sont fixées par l'autorité; de cette façon les blés, ou des échantillons de ces blés, pourront venir aux marchés francs, aux heures habituelles, et tous les bourgeois qui en ont besoin pourront en acheter. Les marchands pris en contravention contre le présent point encourront des amendes doubles de celles qui sont spécifiées plus haut. — Mais l'achat de grains à la campagne sera permis, si les marchands se pro- posent de les amener et de les vendre dans des villes du pays; mais alors ils seront obligés de déclarer sous serment, devant la justice de ces villes, les endroits où ils vont acheter leurs grains, et quand les grains seront arrivés dans les villes, ils devront encore déclarer la qualité et la quantité qu'ils auront achetées.
— Les amendes provenant de délits contre cette keure seront pour un tiers au profit de l'évêque, pour un tiers aux dénon- ciateurs et pour le reste à l'officier qui aura exécuté les me- sures décrétées par l'évoque. — Tout le monde pourra se porter dénonciateur des délits dont il s'agit, et les cours de justice se- ront tenues de recevoir toutes les dénonciations qui leur seront faites sous serment. — Publié au péron à St-Trond, le 7 dé- cembre suivant.
Robert van Berghen, bisschop tôt Luijck, hertoghe tôt Bouillon, grave tôt Loen, marcgrave tôt Franchimont, allen den ghenen die dese onse ordonnantien sullen zien oft hooren lesen, saluijt. Doen te wetene dat om enichsins te versien ende remedieren, soe vêle in ons is, de groote dierte ende gebreck van graen daer inné dese onse landen, ter oirsaeken van den onvruchtbaerheijt dees tegenwoerdichs jaers souden inogen val- len, - merckelijck geconsidereert dat in eenige onser naebuereti landen verboden ende gepubliceert egeen graen vijt de seive landen te voeren,
- Wy, om de inconvenienten voorscreven te schuwen ende eviteren, hebbende hier op gehadt het advies van onsen lieven ende getrouwen Cancelier ende meer andere luyden van onsen secreten rade, hebben geordorineert, gestatueert, bevolen ende verboden, ordonneeren, statu- eeren, bevelen ende verbieden bij desen, allen ende eenen yegelycken, van wat state oft conditie hij zij, dat, terstont naer die publicatie van desen, zij hen niet en vervoorderen oft presumeeren, by dage oft by nachte, bedeckt oft openbaer, te vercoopen, bringen, distribueren oft voeren, doen vercoopen, bringen, distribueren oft voeren, te water oft te lande, eenige graenen, terwe, coi en, rogge, spelt, geerste, havere, erten, vitsen oft andere specie van graenen hoedanich die zyn, gemalen oft ongemaelen, gebacken oft in moût geconverteert, buyten de païen ende limiten van desen onsen landen, om daer met te spijsen ende voe- den eenige andere ons niet onderworpen ende buijten onse voorscreven landen residerende ; op pêne van confiscatie der graene, medel, moût oft broot die zy zullen hebben willen vercoepen oft buijten onsen lan- den voerscreven voeren; mitsgaders van den peerden, wagens, kerren, scepen oft scuijten, op de welcke zij zulcké graenen souden hebben oft willen laden ende wechvoeren, ende daerenboven noch te betaelen bij
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m ifegelick Tan hen, het zy cooper ofl vercooper, de boete van thien 1 gott golden, voir dierste reyse, voor de tweede reyse twintich derge- j |eàe guiden, ende voor die derde reijse vijftich gelycke golt gulden ; mk daerenboven noch te vallen in onser indignatie ende gestraft te woden als rebellen ende ongehoorsame, ten exemple van anderen. — Eale voorts, overmits wij verstaen dat die dierte emmers in een groot M procedeert overmits eenige coopiuyden van graen ende corenbyters I» vervoorderen te gaen opt platte iant ende dorpen, schuren ende «Mers daer sy eenige graenen weten, ende de selve te coopen, belet- têule bij sulcken middele dat de graenen niet en comen oft werden ge- fcracht op vrye mercten, tôt grooten achterdeele van den burgeren ende inwoenderen van onsen steden, hebben wy van gelijcken geordonneert, | ptataeert, verboden ende bevolen dat egeen coopman van graen, icoreabijter oft andere, van wat qualiteyt oft conditie hy zy, sich en Iweroordere te coopen eenige granen inde dorpen, schueren, solders oft Itadere vlecken opt platte lant, buijten vrye merckten ende gewoon- lljjcke uren; maer laten de selve graenen oft de monstere ende thoen |nn dien comen ende gebracht werdden op de vrye merct, ter gewoén- SJjjker oren, ende aldaer ter vente gestelt ende vercocht werden eenen ïijegelijcken desnoot hebbende ende begherende te coopen in manière JToorscreven ; op pêne te betalene het double van der pêne ende amenden ibier boven respectivelyck gespeciflceert, ten waere dat zy de selve S graenen wolden bringen ende te coope stellen binnen dese of eenige jndere onse goede steden van desen onsen landen; waarvan zy sullen I phooden zyn deciaratie te doen onder heurlieden eedt, aldaer sy die *te graenen sullen mogen gaen halen ende coopen, voor de justicie *der steden daer sy de selve sullen willen bringen; ende naer de selve |*Dbracht ende gearriveert zyn sullen voer de selve justicien specifl- Iweren de quantiteyt ende qualiteyt van de graenen alsoe bij henlieden w platte lant gecocht. Te appliceeren de voorscreven amenden ende Ipeoeo, een derdedeel tonsen profite, een ander derde tôt profljt van pden raporteur oft overbringer, ende het leste derde tôt profit van den E officier die dexecutie hier van doen sal;ende sai een ijegelickde over- ■taders van desen onsen mandementen moegen overbrengen ende accu- seren onder zynen eedt, daer op hy vander justicie daer tselve soude hwgen gebueren te voilen geloeft sal werden. Bevelen daeromme ende gebieden wei ernstelycke allen onsen offlcieren, justicieren, rechteren, »e wel van ons als van onsen vassalen, dat zy dit tegewoerdich onse mandement doen kundigen ende publiceeren binnens huerlieden offlcien daer ende alsoemen gewoen es pùblicatie te doen, ende doen tselver wel ^TOstelyck onderhouden ende observeren; straffendede overtreders ^ den selven, oft eenich poent van dien, by executie van den penen | torc& gescreven ende naervolgende de forme ende inhouden van dien, ^er eenich respect, dissimulatie oft faveur, want ons alzoe geliefft. G^wen in onsse stadt Luyck, onder segei secret, den twintichsten ^ch novembris XVe tweentzestich. — By synder furatelicken Genade, wriinen secreten rade. (Signé) : Delà Brique. — Au dos on lit : Gepu- Miceert aen de peroen Sintruijden, VII decembris, anno prescripto. Copie dans YOrdonnantienboech, p. 92.
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1562, 28 novembre. — Ferdinand II, empereur romain, défend d'appeler désormais à la Chambre de Spire des jugements portés par les Réviseurs des XXII. — Ce diplôme fut accordé à la suite
f d'une supplique dans laquelle Robert de Berghes avait exposé que, de temps immémorial, pour la conservation de la juridiction tem- porelle de l'évéque, un tribunal de vingt-deux juges avait été institué à Liège dans le but de réprimer l'audace de ceux qui, par violence et par force, sans avoir recours à la justice, se fai- saient remettre ce qu'ils prétendaient leur appartenir ; que ce tribunal jugeait principalement des actes de violence, du trouble apporté dans la paisible possession des biens, etc. ; que de ses sen- tences il n'y avait jamais eu d'appel qu'au Conseil des Réviseurs nommés par l'évéque et par les Etats du pays, et qui jugeaient en dernier ressort ; mais que depuis quelque temps on avait com- mencé à appeler des jugements môme de ces Réviseurs, soit au Conseil de l'évéque, soit à l'Empereur, ce qui donnait lieu à des procès interminables, au grand détriment des parties. — La pièce est datée de Francfort-sur-le-Mein.
Copie dans YOrdonnanlienboeck, p. 94. — Publié par Polain, p. 275.
1563, 5 février. — Robert de Berghes, évéque de Liège, - vu la supplique par laquelle les bourgmestres, jurés et conseil de la ville de Saint-Trond lui ont exposé que le commerce souffre considérablement par suite des arrestations que les écoutétes ont coutume d'opérer le jour de marché franc du samedi, sur la personne de campagnards condamnés pour dettes, (attendu que les campagnards ne fréquentaient plus la place et se ren- daient à d'autres marchés pour vendre leurs grains,) - défend à son écoutôte, à ses forestiers, officiers et justiciers de procéder à des arrestations de ce genre, soit en vertu de quatrième com- mand, soit en exécution d'un jugement quelconque émanant de TOfficial de Liège; aussi longtemps que se prolongera la cherté des vivres et jusqu'à révocation du présent édit, l'exécution de pareils jugements devra être remise à d'autres jours que ceux du marché franc— Le lendemain, 6 février, Christophe de Blocquerie, abbé de Saint-Trond, permet de publier et de crier cet ordre de Tévêque à l'endroit où se font ordinairement les publications.
Robert van Berghen, bij der gracie Godts bisschop tôt Luijck, her- toghe tôt Bouillon, grave tôt Loen, raarcgrave tôt Franchimont, onsen scholtet van Sint Truyden ende allen anderen onsen offlcieren, justicie- ren ende ondersaeten, saluijt. Doen te weten dat wij ontfanghen hebben doetmoedighe supplicatie van burgemeesteren, gezwoeren ende raedt onser stadt Sint Truiden, inhoudende wie dat die vorsters ende dienaers scoulteten van onse voorscreven stadt dagelycx voornemen diverse per- sonen ende schuldenaren van den dorpen metten vierden gebode te banne
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ende in onser stadt Sint Tmtfden met greijne, te weten opter* jran den saterdaghe, ten vrijen merckt comen te vanghen, matokende ermanieren die vrijmerckt schande (daerop nochtan die neringhe (dat waelvaeren van onse stadt het meeste staet); ende dat volck voorscreven dorpen ganselyck schauwen Tan tôt onser stadt i greyn te coep te bringben, vaeren tselve tôt andere vlecken ende kten, iot groote acbterdeele Tan der selver onse stadt, ende nocb I sal zijn, en werde daer op niet versien van beboirlijke provisie. seer oetmoedelic biddende, soe eest dat wy, des voorscreven erckt, merckelyck geneycht wesende te welvaert onser voor- |en stadt Sint Truijden ende den inwoonder van dien, willende de sdierte des yegenwoirdichs jaer subleveren, in aile vougen ende ma- \ ons mogelijck zijnde, ordonneren ende bevelen onsen scholtet van rruijden voirscreven, ztfn vorsters ende dienaers, ende allen an- onse offlcieren, ju3ticieren ende ondersaeten, dat zij bijnnen der onser stadt, op de vrije mercktdach, te weten des saterdachs, buyten luijen, aldaer hun graen oft andere waere te merckt brin- * oft comende coepen, en arresteeren, vanghen oft apprehendeeren f cracht van vierde gebott oft ander condempnatie van onsen offlciaei ijck geemaneert; dan surceeren dexecutie van sulcke geboden l condempnatie tôt op eenighen anderen dach, egheen mercktdag daerbij de merckt ende profljt van onsen onderdanen niet len werden, emmers ende ten minste gedurende desen dieren tijt jtot anders bij ons zal wesen geordonnçert, daervan wij ons ex- macht reserveren bij desen. Gegheven in onser stadt Luijck, r onsen seghel secreet, den Ydach februarij XVe drijensijestich. — • der furstelijcker genade, in zijnen secreten raede : (Signé) Dé- çue. — Onse Ëer. Heere de Prelaet ende beere van Sint Truyden |gewillecoert ende geconsenteert dat men dese oepene brieven zijner cheijt stadt Sintrutyden, ter gewoenlijcken plecken, publiceeren JTijtroepen zal ende dat de selve brieven hun volcomen effect sorte- de stadt grypen sullen, onvercort nochtans in aile zynder eerwer- Ijt, jorisdictie en hoocheyt. Actum VI february XV0 LXIII. — Btf Qte van mtfnen voorscreven eerweerdigen heere : (Signe) Bogaert. Copie dans YOrdonnantienboech, p. 131.
3, 14 mars. — Les seigneurs et la ville défendent à qui
i-ce soit de prendre des pigeons au moyen d'appeaux, et se
vent le droit de faire à ce sujet, quand il leur, plaira, des
à domicile. La peine, en cas de contravention, sera un
à Notre-Dame de Rocamadour ou la taxe y correspon-
le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville et le
aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une per-
quelconque.
XV* LXIII, XIIII marty, heeren ende stadt zijn eens ende en dat niemant van nu vortaen duyfven met vengers vangen il, op te verbueren eenen wech tôt Rutsemedouwe heeren ende teepenen mitten inbringere elcken terdedeel ; ende hiervan sal
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alleman inbringer zijn ; ende heeren ende stadt sullen soe decke alst hun belieft visitatie doen.
V. Maendachboeck A, f> 11.
1563, lundi, 24 mai. — Les mêmes, en vertu d'un décret de l'Empereur, font publier que les thalers frappés par l'abbesse de Thorn, ceux du comte van den Berghe, de Gronsvelt et de Frondelyn de Ghemeren(?) en Frise, les deniers monnayés dans la Frise Orientale, les gros de Nimègue et toutes les pièces d'or et thalers de cette ville, n'ont plus aucun cours et que la mise en circulation en est interdite.
V. Maendachboeck A, f> il v°.
Même date. — Les mêmes décrètent que les thalers reçus jusqu'à ce jour à raison de trente sous et demi de Brabant, ne vaudront plus que trente sous, et que les mites de Brabant ne pourront être émises qu'au taux d'une demi-mite, sous peine des amendes fixées par l'ancienne keure. V. Maendachboeck A,$> \\ v°.
1563, lundi, 14 juin. — Les mêmes défendent de circuler sans lumière dans les rues, après dix heures du soir à partir de ce jour jusqu'à la St-Remy (1 octobre) et après neuf heures du soir, à partir de cette dernière date jusqu'à la prochaine fête de Pâques; ils fixent aux mêmes heures la fermeture des débits de boissons. Toute contravention à cette keure sera punie d'un voyage à St-Jaques de Compostelle; de plus, les délinquants seront immé- diatement mis en arrestation et resteront à la disposition des seigneurs et de la ville jusqu'à ce qu'ils leur auront donné satis- faction. — Ils défendent aussi de danser dans les rues, soit avec musique, soit avec chant, et ordonnent à tout le monde de rester chez soi après les heures susdites. — Si un membre de la cour de justice frappe à une maison pour y faire une visite domiciliaire, celui qui refusera de lui ouvrir la porte encourra une peine de voyage à St-Jaques de Compostelle. — Celui qui interviendra pour des gens pris en contravention contre cette keure sera puni d'un voyage à St-Jaques en Galice. — Enfin, si ceux qui, circulant dans les rues après les heures fixées, se permettaient d'attaquer avec des armes, la garde, les forestiers des seigneurs ou les em- ployés subalternes de la ville, ou de lancer des pierres à toute autre personne, ils encourront, outre la peine prescrite plus haut, du moment que le fait sera confirmé par un témoin, une peine de voyage en Chypre, dont la moitié aux seigneurs et la moitié à la ville ; ou bien ils seront punis au gré de l'autorité, d'après la gravité du délit. — Le texte de cette ordonnance étant, sauf deux
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ajoutes et la dénomination des peines, semblable à celui pla keure du lundi, 3 mars 1515 (v. t. II, p. 314), nous ne l'avons i reproduit.
V. Maendachboech A, f> 12.
lundi, 2 août. — Les mêmes fixent, en monnaie de
ut, le cours de certaines monnaies d'or et défendent de les
ou de les offrir en payement à des taux plus élevés, sous
d'amende de dix florins, monnaie courante, à la première
ayention. et de vingt florins en cas de récidive; les amendes
t pour un tiers aux seigneurs, pour un tiers à la ville et
un tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être
personne quelconque. Le double ducat vaudra 4 florins 10
— le réal d'or, 3 fl. 10 s., — le demi réal d'or, 25 s., —
Carottes d'or, 22 s., — la couronne impériale d'or, 41 s.,
i couronne de France à soleil, 41s., — la couronne de France
me, 40 s., — la couronne de Portugal à longue croix,
- la couronne de Portugal à courte croix, 42 s., — la
$ Espagne, 40 s., — la couronne d'Italie, de Rome, de
? et de Lombardie, 40 s., — le petit Vaisseau ou Schuijtken,
le Toison d'or, 54 s., — le grand réal d'Autriche, 10 fl.,
noble à la rose, 5 fl., — le noble Henricus, 4 fl. 8 s., — le
ide Flandre, 4 fl. 4 s., — les demis et les quarts, à l'ave-
- les vieux angelots d'Angleterre, 3 fl. 6 s., — les angelots
le O au dessus du vaisseau, 3 fl. 3 s., — le lion d'or,
|&, — le Chevaucheur ou Rijder d'or, 45 s., — les ducats de
e, d'Espagne et de Portugal, 45 s., — le ducal d'Italie et
i, 44 s., — la croix St- André et le Ouilfielmus, 33 s., —
i d' Allemagne d'or, 32 s., — le florin Philippus d'or, 27 s.,
Fredericus et le florin de Bavière d'or, 32 s., — le che-
de Guddre, 24 s., — le florin rampant ou clemmer de
e, 22 s., — le florin Arnoldus, 17 s., — le Postulat de
s, 12 s., — le postulat de Juliers, 11 sous.
V. Maendacliboech A, f> 12 v° et 13.
1, 16 août. — Les bourgmestres et jurés de la ville de ^Trond, - vu certaine requête du serment de l'arc tendant à
Qir l'autorisation de louer à bail emphytéotique leur maison ! «torché, qui joint d'une part George van der Borcht, d'autre
Etienne van den Loye et par derrière les représentants jibert Mielemans; vu aussi que cette location déchargera le J nent des frais considérables occasionnés annuellement par ntretien de cette maison, - autorisent Jean Minssen, doyen et aire du serment, à faire la location demandée, tout en
▼antau serment sa chambre, la bouteillerie, la cave et l'accès
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du lieu d'aisance. Les rentes héréditaires dont le serment bénéfi- ciera au-dessus du cens annuel de la location susdite, ne pour- ront être vendues, ni aliénées, qu'avec le consentement formel des bourgmestres et jurés; les sommes qui pourraient provenir du remboursement des capitaux de ces rentes devront être rem- ployées, soit à l'amortissement de la rente héréditaire de deux muids de seigle qui grève la maison du serment susdite, soit à l'achat de nouvelles rentes héréditaires au profit, non seulement des membres' actuels du serment, mais de tous les membres ftiturs, jusqu'au jour où le serment pourrait cesser d'exister, jour où toutes ses rentes deviendraient la propriété de la ville,
Allen den gheenen die dese letteren sullen aensien oft hoeren iesen, wg burghemeesteren ende geswoeren raedt der stadt van Sintruijden, grœte met kennisse der waerheijt, sullen weten, hoe dat voer ons ge- compareert is Jan Minssen, als deeckén ter tijt wesende van den ge- swoeren voetboghe scutteren der stadt voerscreven, ende in den naeme ende ten bevele, met vollen verdrage der selver scutteren aen ons met oetmoedige supplication versocht ende begeert hon te willen consenteren ende wiilecoeren (duer sekere oprsaken hon daer toe moverende, inder supplication breeder verclaert) dat sij souden muegen ten erfcheijse begeven hon schutter buijs, op den merckt van Sintruijden staende, tuschen erve Goris van der Borch, ter eender, Steven van den Loye, ter andere, ende her Hubrecht Mielemans gherven, van achter ter derder sjjden ; met sekeren condition, te hon werts reserverende honne cameren met bottelrijen, piscamer, kelder ende toeganck ten privaet, ende meer andere, soe dat breeder int begeven des huijs blyken sal. Ende en begeren oick niet alsulcke overbaet der erfrenten als hon boven den cheys van den huijsse overen ende goetcomeu sal, enichsins te ver- coepen oft te versetten alleen tôt hon eygen profijt, dan tôt allen der naecomelingen voetboeghe schutteren behoeff te bewaren, alsoe sulcxs voerder in den voorscreven supplication blijckende is. Ende want sy alsulcx niet en hebben mueghen aengnjpen oft volbringen sonder con- sent van ons, nae laut honder brieven van bestellinge, ende want ons oick hon versueck ende begeerte in desen niet en dochte onbillijck te sijne, want sij allen jaere metter onderhaldinge des selven huijs aen reparatie seer beswaert waeren, soe hebben wtf ons bij den anderen op die supplicatie voerscreven wel ende rijpelyck beraden, ende hebben hon, met eenen vollen verdrage, geconsenteert ende gewilcoert, ende mits desen consenteren ende willecoren, nae inhalt honder supplication, dat sij sullen mueghen hon voorscreven huijs ten erfcheijse begeven tôt honnen ende den naecomelingen voetboege schutteren meesten profijt; op conditie dat sij alsulcke erfrenten als hon boven die lasten overen sal, te gheenen tijden sullen muegen vercoepen oft versetten, sonder consent der stadt voorscreven; ende oft hon iet afgeieet oft gequeten worde aen den onderpant oft andersints, dat sullen sij schuldich sijn wederom te imploijeren ende aen te hangen, tzij int afleggen der twee mudde corens erffelijc daer honnen schutter raem mede belast is, oft aen andere goede erfrente, tôt der selver naecomelingen schutteren
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ttaff, sonder argeliste, aitijts met consent van burgemeesteren ende^ mai ende anders niet. Ende als tvoorscreven huijs alsoe sal ten erff- èi$se begeven zijn, soe sullen zij schuldich zijn ôns daer van bescheyt teterieenen, besiegelt met allen condition, hoe ende in wat manieren nki gheschiet sal zijn. Ende oft geviele dat dese schutterije tôt enigfaen $kQ nedei^geleet oft afgeleet worde, soe sulien altyt die voerscreven erfrenten aenvallen ende toecomen tôt der voorscreven stadt profijt ode niemant anders. Ënde want wij willen ende begeren dat die wttogben schutteren voorscreven dit consent ende octroije peijselyck «fevreedeiyk, voer honendehon nacomelingen, sallen genieten ende gBbrugcken, soe hebben wij burgemeesteren ende raedt voorscreven Ér stadt ziegel ten saken deser letteren doen aenhangen. Gegeven int jee der gebuerten Ons Heeren Jesu Christi 1563, den XVIsten augusti. Copie dans le Documentboeck.A, p. 43.
1864, 9 janvier. — Jean van de Spiegel succède à Jean Raus- «taerts comme échevin de l'évoque et prête serment. V. Boech der Eede, p. 23.
1864, lundi, 24 Janvier. — Les seigneurs et la ville ordonnent ni boulangers de cuire désormais du pain de froment et des {litt de seigle à six, à quatre et à deux schillingen; ils s'arran- pmtde manière à pouvoir servir le public aussi bien de petits fi» que de grands. Tout boulanger qui contreviendra à cette ihaance ou qui fera du pain plus léger que les experts-jurés fcftat prescrit, encourra l'amende fixée par l'ancienne keure; fcfiars de cette amende sera aux seigneurs, le tiers à la ville, fetiera aux échevins et aux jurés.
Op maendach, XXIIII janoarij, anno XV0 LXIIII, heeren ende stadt ♦ eens ende verdragen dat die beckers van nu vortaen dat terwen «opbroet backen sullen van VI schillingen ende van IIII schillingen *fc II schillingen, ende desgelijcken dat brujjn broot oft micken ; in alken Tuegen dat sij aitijts den goeden lieden, soe wet gherieff doen Wten van den cle^nen voorscreven broede als van den meesten ; op *k backere daer van contrarie doende, oft tselve broot lichter backe •de alsoe vercochten dan die geswoeren dat gesadt hedden, te ver- teren den alden kuer, heeren, stadt, scepenen mitten gheswoeren, *ien dat derdedeel.
V. Maendachboeck A, fr 14.
data. — Les mêmes interdisent l'entrée des cabarets à tae personne qui profite du mamtherff, ou dont les enfants en Mtent Toute personne de cette catégorie qu'on y surprendra à fcfo> o« qui en sera convaincue par témoins* pourra être arrêtée P? ordre des écoutétes et des bourgmestres et être enfermée **w 1* Tour de 8d, la première fois pendant quinze jours, la fcu&ue pendant un mois, la troisième pendant six semaines*
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Item, dat niemant die der maentkerff heeft, oft daer die kinderen daer van den maentkerff hebben, en sal in entige taverne drincken gaen. Ende soe wie in entige taverne bevonden wert van den geenen die den maentkerff hebben, oft daer van vertuecht wordt, die sulien scolteten ende burgemeesteren moegen aentasten ende den selven moegen setten voer dierste regse XV dage lanck in den zout thorn, ende voer die tweede regse IIII weken, ende voer die derde reyse VI weeken. V. Maendaehboeck A, P 14.
1564, lundi, 20 mars. — Les mêmes axent le salaire de la cuisson du pain exigible des bourgeois par les boulangers, à un sou, monnaie courante, par mesure de seigle; ils fixent le prix des pains blancs à deux ruijters et à un ruijter et défendent de les vendre pluâ cher sous peine d'amende de deux réaux à chaque contravention, le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et aux jurés.
Op maendach, XX martjj, heeren ende stadt zijn eens ende verdra- gen dat die beckers hebben sulien van den burgers voor hunnen back- loen van elcken vaet rogghen broots eenen stuver loepender paijen, ende vorts hun witbroot maken ende backen sulien van twee ruijters ende van eenen ruijter, ende niet hoogher op te verbueren, soe decke ende menichwerve dat ghesciede, twee reale, heeren, stadt, scepenen mitten geswoeren elken derdedeel. (V. Maendachboeck A, f> 14 v°.)
Même date. — Les mêmes ordonnent que tous ceux qui ven- dent du vin acheté en deçà de la Meuse, de faire fixer le prix de leur vin par les seigneurs, la ville et les échevins, confor- mément à l'ancienne coutume, - sous peine d'amende de vingt thalers, le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Item, dat soe wie zij zijn die wyn vercoopen op dese syde van der Masen gecocht, dat die sculdich zijn hunnen wyn laten te setten mitten heeren, stadt ende scepenen, op den auwen heercomen, op elcke reijse te verbueren twintich daelders, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer elken terdedeel. (V. Maendachboeck A, P 14 v°.)
Même date. — Les mêmes permettent aux fabricants de drap de teindre eux-mêmes, sans devoir venir à la presse, les tissus de doublure qu'ils fabriquent, mais seulement en couleur rouge ; celui qui les teindra d'une autre couleur, encourra une peine de voyage à St-Jaques ou l'amende y correspondante, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur. — Les autres draps, ceux qu'on porte à teindre chez les teinturiers, devront être de demi-longueur, et ne pour- ront dépasser les douze aunes ; à moins qu'on ne s'entende avec le teinturier au sujet du prix de la teinture.
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| Hem, dat de laikeraakers sullen moeghen voeder laken maken ende I roet ?erwen sonder passen, op elck lakemaiker, die contrarie van |t wrscreven is dede, te verbueren eenen wech Sint Jacops, heeren, , scepenen mitten inbringer elcken terdedeel. — Ende allen andere i die ter ververen huijsen sullen gedragen zijn oft werden, sullen thaiff lakens van twelf ellen ende daer boven niet; mer die meer hen die sullen des ververs moet bebben. V. Maendachboeck At f> 14 v°.
I, lundi, 10 avril. — Les mêmes ordonnent que les gens
lunetier assisteront aux délibérations de la corporation dont
{exercent réellement le métier; quant à ceux qui n'exercent
métier, ils continueront à délibérer dans la corporation
|ils sont actuellement. Toute contravention à cette keure sera
de d'un voyage à St-Jaques en Galice, dont le tiers au profit
seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au
onciateur.
i maendach, X» aprilis, heeren ende stadt zijn eens ende verdragen | dck ambachtman van nu vortaen te rade gaen sal in dat ambacht hij aldermeest hanteert ende daer hij die meeste neeringe inné i; meer die geene die egheen ambacht en doen, die sullen moegen int ambacht daer z\j inné zijn ; op, elck die contrarie van des even is dede, te verbueren eenen wech Sint Jacops in Galissien, stadt, scepenen mitten inbringer elcken terdedeel. V. Maendachboeck A, f> 15.
date. — Les mômes défendent aux corporations de se ' désormais, les jours d'élections, pour boire, soit dans leurs Qbres, soit ailleurs, - sous peine, pour chacun des membres, I voyage prescrit dans la keure précédente.
d, dat die ambachten van nu vortaen, op kuerdach, niet vergaren jsollen, op hun cameren oft elders om te drincken; op elck te ver- eenen wech Sint Jacops in Galissien, heeren, stadt, scepenen inbringer elcken terdedeel. V. Maendachboeck A, f> 15 v°.
|jMôme date. — Les bourgmestres, les jurés et le conseil font at avec Henri Lodulfus de Glabach, qu'ils nomment, pour i ans, maître d'école de la ville. (V. le contrat passé en 1560 > Govart Strauven, p. 12.)
V. Documentboech A, p. 45.
K84, 30 avril. — Gilles van Loon succède à Josse van Hou- comme échevin de l'abbé et prête serment, V. Boech der Eede, p. 23.
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1564, 14 Juin. — Jean Grèvera prête le serment de voué d€ St-Trond.
V. Boeck der Eede, p. 23.
1564, lundi, 17 juillet. — Les seigneurs et la ville défendent à tout bourgeois et à toute bourgeoise de la ville et des hameaux d'envoyer leurs enfants à une autre école que celle du maître nommé par la ville, à moins que ce ne soit pour leur faire ap- prendre leurs petites prières du Pater et du Confiteor ; quiconque contreviendra à cette défense encourra une amende d'un florin par enfant; le tiers de cette amende aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, XVII julij, heeren ende stadt zijn eens ende verdragen dat niemant van nu vortaen, hier inder stadt oft binnen der hameijen, egheen poorters, poortere oft portersse hunne kiuderen en sullen moe- gen bestaijen bij eenighe andere scoelmeester dan bij den scoelmeester van der stadt alleene, ten waere van kindere hun cleijn gebet paler noster ende confiteor leerende ende niet voorder ; op te verbueren, die de contrarie daer aff dede ende soe decke dat ghesciede, eenen gulden van elcken kinde, ende dien sullen betalen die alders daer van, heeren, stadt, scepenen mitten inbringere, elcken terdedeel. V. Maendachboech A, f> 15 v°.
1564, lundi, 24 Juillet. — Les mêmes renouvellent la keure sur les accapareurs de bestiaux, publiée le 18 mars 1532 (voir t. II, p. 399).
V. Maendachboeck A, f> 16.
1564, 2 octobre. — Les écoutétes, de par les bourgmestres, les échevins et le conseil, font connaître qu'ensuite d'une déci- sion prise par la majorité des membres de la corporation des drapiers, ils ont fait, au nom de toute la ville, avec Hans Bruedegom d'Anvers, une convention sur un système de fabri- cation dont il est l'inventeur. — Ledit Bruedegom s'engage à faire connaître aux drapiers une fabrication spéciale qui leur permettra 4e faire, en grande quantité, des draps de grand débit et donnant des bénéfices considérables; il fera tout ce qui sera en son pouvoir pour en favoriser l'écoulement et la vente à l'é- tranger. — En retour, tout bourgeois qui adoptera son système de fabrication, payera audit Bruedegom, à dater de ce jour et pendant le terme de douze ans, une taxe de dix sous de Brabant par pièce fabriquée, exigible immédiatement après la vente de la marchandise. Et pour qu'aucune fraude ne soit possible, tous les fabricants qui adopteront le nouveau système devront en- voyer à la halle les marchandises qui sortiront de leurs ateliers; les déclarer, sous serment et pièce par pièce, aux contrôleurs-jurés
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îles draps; les faire inscrire et en payer la tfxe précitée, contre qaittance. — Toutefois les produits fabriqués d'après le nouveau système, qui ne sont pas vendus par pièce ou en gros, ne seront pas soumis à ces formalités, pas plus que ceux qui auront été bits d'après l'ancien système.
Allen den gheenen die desen oepenen brieff sullen sien oft hoeren ferai, wijr scholteiten, in den naem van beijde onsse g. heeren bur- gbameesteren, «oepenen ende raet der stadt van Sintruijen groutte in ôod almecbtich mit kennisse der waerheyt. Dœn kont ind kenlick dat wijr op den dach hier ondergescreven, met gevulch ende maisten ver- 4raeeh van den amhacht van der drapperyen, in name ende van weghen éergantzer gemegnten der selver stydt, eendrecbteiick overchoejoen pnde maccordeert sijn met den eersamen ind wysen Hans Bruedegom, inge- mien der stadt van Antwerpen, dat hijet der selve Hans, der vooreeider i^adt oft haeren burgheren ind ingbeseiten voergheven sai een nieuwe «dinantie van drapperijen ind laicken te maeken, op sunderlinge meick- jei, fatsoen, oft wyse; die wellighe hij aengaeff ende verhoepde met groeter menichten ende groeten proffljt vercocht en vertiert solden wrden ende groete nerijnghe maeken ; tott wellighe hy oick aile sijn wierste diligentie dœn sal zullighe lakenen te promoveren ende in conden te bringen, hier van buijten gesoucht te werden. Des aoe sal een ijeghelick hurgher ende ingbeseiten die sijn laekens op suiligber tertteringhe ind ordinantien voerseit maeken sal, gebalden zijn van «tan laeken, soe balde dat vercocht zijn sal te gheven, tott beboeff «le proffljt des voerghenoemptde Hans oft sijn saecke, redit offt actie Ubende, thien stuvers brabants, als voor zijn inventie, promotie, dili- pntie ind emsticheijt^ sonder aen hem in eijnighe voerderen onkost içnichsins meer gehalden te sijn, duerende dijt eenen termyn van twelf jfterea lanck achter den anderen, van nau aengaens neist volgende ende rât lasgher. Ende om sulcks seickerlicken te geschieden ind niet ver- stegcken te werden,. sal çen ijegelick, sulligber sortteringhen ind meick- «4 laîchen maekendè, gehalden sijn die te bringen op der hallen, voer tfe geswoeren piertschers oft waerdeerders van der drapperijen, aldaer opgesereven te werden op hon eede van stuck te stuck, ende van man te mm sieghel ende merck te ontfanghen op die betelinghe, soe sich dat tehoeren sal, allet ter goeder meyninghen ind sonder argeljjst. Te ver- sUne andene lakens, meicksels, nae auwer usantien ind niet van deser torteringhe, niet hier inné begrepen, insgelijcks dat van deser sorte- ringhe met met den stuck of ind grosse vercocht en is. In orkonde der ▼aerheyt hebben wijr scholteiten, burghemeesteren, scepenen, geswoeren née raet voerseet der voorscreven stadt van Sintruijden sieghel hier coder aen doen hangen. Ghesciet aldus in den jaere Ons Heeren duesent Yijffhondert vier ind sestich, opden tweeden dach der maent octobris. Copie dans le Documentboeck A, p. 46.
1564, il décembre. — Les bourgmestres et le conseil jugent «ur un différend surgi entre Guillaume Timmermans, doyen de la corporation des tanneurs, demandeur, d'une part, et Robin TOMB in. 3
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Robyns, cordonnier, défendeur, d'autre part. — Le second nommé ayant, à plusieurs reprises, vendu du cuir et des peaux, avait été assigné par le premier nommé à acquérir les droits du métier des tanneurs. Il citait, pour sa défense, une keure publiée en 1427 (v. t. I, p. 265); mais le doyen lui opposa la keure du 21 mars 1547 (v. t. II, p. 448). Robyns avoua qu'en réalité il avait vendu des peaux et du cuir, mais il prétendit n'avoir aucune connaissance de la keure invoquée par le demandeur et offrit de prêter serment sur ce qu'il avançait. — Les bourgmestres et le conseil, prenant en considération la bonne foi du défendeur et ayant constaté que la keure de 1547 ne se trouvait point in- scrite dans le Livre des Cordonniers, déboutèrent Timmermans de son action; mais ils condamnèrent Robyns à lui rembourser ses frais de justice, et ordonnèrent au doyen des Cordonniers d'inscrire la keure dans le livre de sa corporation, sous peine d'être rendu responsable de tous les procès qui résulteraient de sa négligence dans la suite.
Alsoe Willem Timmermans, deken van den Vetters ambacht, hedde laten dach maken voor burgemeesteren ende raidt Robijne Bobyns, schoenmakere, om dies wille dat der selver Robijn op verscheyden reijsen leder ende huye vercocht hedde, heijst hem dat liij daeromme dambacht van den vetteren coepen sal, nae inhalts huns ambachts recht ; Robijn Robyns dit aenhoerende, hoepde deeneh heijsche ongehou- den te zyne, ende stelden voer eenen kuer in den jaere XIIIIC XXVII gemaect ; der deecken stelden oick voer eenen kuer tanderen tijden gemaect, op XXI martij, anno XVe XLVII; ende daerna soe verre geprocedeert dat derselve Robyn Robyns voor ons bekant heeft dat hij leder vercocht heeft, niet weetende van den kuer bij den deecken van den vetters ambacht voergesteld, ende hoept daeromme daer aen niet misdaen te hebben, ende presenteert zynen eedt aen God ende zijnen heiligen dat hij van den kuer niet geweeten en heeft ; is bij burger- meesteren ende raedt geweesen, nae aenspraeck ende verantwerden, ende aenmerckende die ignorantie van Robijn Robyns, ende wy her- vinden dat die selve schoenmakers den keur in hunnen boeck niet en hebben daer questie aff is, bly ven daer by dat hy voer dese reyse los zijn sal; des sal Robyn den deken van den vetters costen van recht betalen; bevelende den deken van den schoenmakers dat hij deenen kuer in sijnen boeck stelle ende zynen ambachtsluyden sulex advertere, oft men sait, alsoe verre als daer voerder questie afleoempt op hem ver- halen. Datum anno XVe LXIIII, den elfeten dach der maent decembris. V. yt Residuum, P 49.
1565, lundi, 8 janvier. — Les seigneurs et la ville défendent d'émettre ou de recevoir les nouveaux angelots du comte Van- denberge à plus de cinquante sous de Brabant, - sous peine de confiscation de la monnaie ou d'une amende de même valeur; le tiers de cette amende sera aux seigneurs, le tiers à la ville,
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| tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une onne quelconque. (V. Maendachboeck A, f* 16 v°.)
1565, lundi, 19 février. — Les mêmes font un règlement pour
crieurs des ventes publiques : 1° Tout crieur public devra
• devant les seigneurs et la ville qu'il soignera de son mieux
i intérêts des vendeurs, tant des pauvres que des riches ; qu'il
djugera qu'au plus haut prix possible ; qu'il n'achètera aucun
(jet lui-même, ni ne le fera acheter par d'autres pour son compte ;
1 11 aura pour salaire le soixantième du produit de la vente,
même encore moins si les parties intéressées peuvent traiter
brfait avec lui; 3° Il devra nommer et payer lui-même son
ar de livre sans pouvoir se faire rembourser de ce chef; 4°
se fait payer plus que la présente keure ne stipule, il sera
comme parjure. — Le 3 avril 1565, Jean van den Waux fut
crieur public et prêta serment. .
) maendach, XIX febmarij, anno XVe LXV, heeren ende stadt ztfn
ende verdragen dat van nu vortaen niemant en sal vytroepen, hij
voor ail schuldich zijn voor heeren ende stadt eedt te doen, om
man, soe wael den ermen als den rijken, getrouwelick te dienen
lie dat goet ten hoechsten prijse te bringen, soe verre alst mogelick
| ende dat hij tselffste goet niet en sal moegen coepen oft doen coe-
, overmits hem selver oft iemant anders van hem daertoe informeert
Ende sal der selve voer zijnen loen hebben den sestichsten pen-
oft alsoe luttel als partijen met hum sullen kunnen overcoemen,
niet meer. Des sal der selve den boeckhelder setten ende betalen
| zqnder lasten ende sal die goede liede niet meer affnemen dan boven
iineert is ; ende soe verre hij oft tzij meer neemen dan voerscreven
» gestrafft te zyne als meijnedich. — III» aprilis heeft Jan van den
qx den eet gedaen aengaende den wtroep.
V. Maendachboeck A, f> 16 v°.
I Même date. — Les mêmes, considérant que des cas de ma- die contagieuse ont été constatés dans divers quartiers de la e, défendent de vendre, sans leur consentement préalable, vieux habits ou des vieux meubles quelconques, d'en étaler, d'en colporter dans la ville pour les vendre, - sous peine aende de six florins d'or, dont deux aux seigneurs, deux à ville, deux aux échevins et au dénonciateur.
I Item, overmits dat die contagieuse zieckte der pesten wederom staet
|vigeeren ende in diverse quartieren ende orden van der stadt aen te
en, dat men vortaen egeen alden cleeren, noch egheenderleye alden
»raet vercoepen, vorts doen, noch om te vercoepen om der stadt
dragen en sali, sonder consent van heeren ende stadt, op die pêne
sess golt gulden, heeren ende stadt, scepenen mitten inbringer
bken terdedeel. (V. Maendachboeck A, fi 16 v°.)
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1565, 9 avril. — Les bourgmestres, jurés et conseil admettent Philippe Scryvers comme soigneur juré de la ville. — Il prêtera serment de servir convenablement tous les habitants de la ville qui auront recours à lui, aussi bien les pauvres que les riches. Son traitement annuel sera de douze florins de Brabant, payable par les receveurs de la ville. Il aura de plus quatre muids de seigle, qui lui seront servis annuellement par les deux grandes menses des pauvres. Enfin en temps de maladie contagieuse il pourra se faire payer par les riches et par tous ceux qui en ont les moyens, mais jamais par les pauvres, six sous de Brabant par saignée, et il touchera de la ville et des menses des pauvres le double de sa rétribution ordinaire. — La ville aura la faculté de révoquer le présent contrat quand cela lui plaira, et Philippe Scryvers pourra résigner ses fonctions en avertissant l'autorité six mois d'avance.
Wij burghemeesteren, ghezwoeren ende raedt der stadt van Sin- truyden doen kondt ende te weten allen den gheenen die dese letteren sullen sien oft hooren lesen, dat wij, vast ghetrauwende op die eer- baerheyt, goede kunst ende trauwerdicheyt des goets ende experten mans Mr Philippus Scryvers, portere ende inwoendere der stadt van Sintruyden en bynnen Sintruyden gebœren, den selven Mr Philippus, tôt troost, behulp, bijstant, solaes ende sucçours van den ghemeijnen ondersaeten der stadt van Sintruyden voerscreven, aengenomen hebben ende aennemen by desen briefve, tôt onsen ende der selver stadt ghe- I zwoeren letere, om ailen ondersaeten van der stadt Sintruyden des ! halffven zynre hulpen ende goede kunsten begberende ende versueken- de, soe weel in tyden van der haestiger zieckheijt als andere besmee- dende zieckheyden te meesteren, te laeten, te cureeren ende tedienen. Ende want dan der voergenoempde Mr Philippus desen dienst, ampt ende officie, in manieren voorscreven tonssen begheerten aenghenomen ende oock met opgherechten vingheren aen den heilighen Godts be- zwoeren heeft wael ende ghetrauwelijcken, soe wael aen den, ermen als aen den rijcken, te doen, te bedienen ende te bewaren, sonder eij- nighe weijgheringhe oft achterdrach hebbende, al sonder ergelist, soe eijst dat wy burghemeesteren, ghezwoeren ende raedt der stadt van Sintruyden voer ons ende onse naecomelingen den selven Mp Philippus, in recompensie zyns voerscreven diensten gheloeft ende toegeseet heb- . ben, gheloven ende toeseggen, bij den inhouden van desen, van nu vortaen aile jaere, soe langhe hy zynen dienste, ampt ende officie soe voorscreven wort bewaeren sali, ende niet langher, te gheven ende wel te doen betaelen, eerst, bij den rintmeesteren van der stadt, die somme van twelff gulden brabants, oft die werde daer aff ; ende voertmeer, b(j den momberen van den twee grooten gulden oft anderen vier mudde corens. SQn voortaen metten voorgenoempden Mr Philippus veraccor- deert ende overcomen dat hy, in tyden van haestigher zieckheyden voor zynen arbeijts loen van den laten hebben ende ontfangen sali moeghen, alleen van den rijcken ende anderen die macht hebbende, van den steek
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i stavers brabants oft die werde daer aff, ende van den ermen nijet. Item, het is conditie dat der voergenoempde Mr Philippus, sonderlin- gben in tijden soe wanneer die haesteghe zieckheijt regneeren sali, (fcrdck God verhueden willen) soe sal hij alsdan hebben dobbel, nee- ■atgck vierentwintich gulden brabants oft die weerde daer aff voor- «reven, ende acht mudden coerens, sonder argelist; duerende desen qpen voorscreven dienst soe voorscreven wort tôt wedersegghens, ende afder selve zijnen dienst altijt een -halffven jaere te vorens op segghen. Inorkonde der waerheyt hebben wij burghemeesteren, gezwoeren ende mdt der stadt van Sintruijden bovengescreven der selver stadt ziegel \m saeken, den wij in deser gelijcke stucken ghebruycken hier onder opspacium van desen doen drucken. Datuni IX» aprilis anno XVe LXV. Copie dans le Documentboech A, p. 49.
1585, 24 avril. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les treize métiers de St-Trond, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, empruntent à Henri Tsgroots, bourgeois de S-Trond, un capital de deux cents florins de Brabant, pour lequel ils lui souscrivent une rente héréditaire et rédimible de toise florins payable en deux termes, la moitié au 23 octobre Cl l'autre moitié au 23 avril de chaque année. V. Documentboech A, p. 51 .
1565, lundi, 4 Juin. — Les seigneurs et la ville prennent des mures contre l'accaparement de grains : 1° A partir de la date fe présentes jusqu'au jour de S. Barthélemi (24 août), il est ttsadu d'accaparer pour la revente, dans la ville ou dans la tttchise, du blé, de l'épeautre ou du froment; on ne pourra acheter que la quantité dont on a besoin pour sa consommation « pour ses semailles ; — 2° Aucun étranger, sous prétexte d'en iToir besoin pour sa consommation, ne pourra transporter en une fois, hors de la ville ou de sa franchise, plus de blé, d'épeau- tos ou de froment qu'il n'en a besoin pour la consommation de Km ménage pendant une semaine, - sous peine de confiscation fe la marchandise et d'un voyage à St-Jaques, dont le tiers aux «eigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénon- ciateur qui pourra être une personne quelconque; — 3° Les ha- bitants de la ville pourront faire provision, mais seulement pour la consommation de leur propre ménage, d'autant de grain qu'ils ont besoin jusqu'à l'époque de la récolte prochaine.
Op maendach, IIII« junij, heeren ende stadt zijn eens ende verdra- $*& dat nijemant tusschen desen dach ende Sinte Bartholomei dach fcestcomende enich korn, speite, oft terwe, hier inder stadt oft vrgheyt tt*peu en sal op vercoep, dan alleijne tôt huersselflfe eten ende voer tonnen saet coeren ; ende dat oick nijemant, onder dexele van huers- *Œs eten, meer korens, spelten oft terwen vyt deser stadt oft vryheit Y°epen noch dragen en sal, doen vueren oft dragen dan alieyne soe
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vêle als zij bijnnen hunnen huijsse ende voor huersselfen eten voor een weke smaels, behoefVende weeren ; op te verbueren, die de contrarie des voerscreven is dede ende soe decke dat ghesciede, tgoet verloren ende eenen wech Sint Jacops, heeren, stadt, scepenen mitten inbringere el- cken terdedeel ende hiervan sal een ijegelgck inbringer zijn. Mer elck ingesetene van deser stadt sai sich moeghen, voor sijnsselfe eten ende anders niet, van alsoe vêle koerns versien als hij binneij zynen huijse tôt oexst dach naestcomende behoeven sal, sonder argelist. V. Maendachboeck A, î° 17.
1565, mercredi, 20 juin, veille de la Fête-Dieu. — Gérard de Groesbeeck, évêque de Liège, fait sa joyeuse entrée à St-Trond, vers cinq heures de relevée. L'abbé Christophe de Blocquerie, les bourgmestres et un nombre considérable de bourgeois chevau- chèrent à sa rencontre jusqu'aux petits frênes (aen die eskens), qui font la limite de la franchise de la ville contre Brusthem. L'abbé souhaita la bienvenue au prince; les bourgmestres, des- cendant de leurs chevaux, en firent autant et lui présentèrent les clefs de la ville, en le priant de recevoir de bonne grâce l'hommage que ses sujets de St-Trond viendraient lui présenter. Le prince leur rendit les clefs de la ville, disant qu'il avait pleine confiance dans leur fidélité. On chevaucha ensuite vers St-Trond. Les serments de l'arc et les députations des métiers attendaient l'évoque à la porte de Brusthem, d'où le cortège en- tra dans la ville. Arrivé à la Chapelle(*), Groesbeeck descendit de cheval et se rendit à pied, entre l'abbé et son prieur, au monas- tère où le Te Deum fut entonné. Le prince prêta serment sur l'autel de S. Trudon et des distributions d'argent furent faites aux pauvres, après quoi l'évêque fut conduit à la cloche banale. — Le lendemain matin entre dix et onze heures, la ville fit au nouveau seigneur son cadeau de Joyeuse-Entrée et Henri, fils de Gisbert de Herckenrode, alors greffier de la ville, se fit l'inter- prète des sentiments de la bourgeoisie pour le prince. Le don de Joyeuse-Entrée comprenait six plats en argent, une pièce de vin de Rhin blanc de six aimes et demi, un bœuf, douze moutons gras et douze muids d'avoine.
V. Maendachàoeck A, f> 17 v°.
1565, lundi, 9 juillet. — Les seigneurs et la ville fixent, en argent de Brabant, le cours de certaines monnaies, et défendent de les émettre ou de les recevoir à un taux plus élevé, sous peine d'une amende de vingt florins d'or, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui
(*) Il s'agit de la Chapelle de* Clercs, Klerkenkapel, qui se trouvait sur remplacement du marché aux légumes actuel.
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pourra être une personne quelconque, lïangelot de Thorn vau- dra 2 florins 18 sous, — Yangelot de Battembourg, 2 fl. 16 s., — îangdot du comte van den Berg et celui de Vianden, 2 fl. 10 s., - le ducat de Portugal, 4 fl. 13 s., et le demi, à l'avenant, — le theat de Thorn aux quatre lionceaux et YOswaldus, 32 s., — le ducat de Thoïn au Ferdinand, 35 s., — le ducat de Vianden portant Sanrtus Henricus, 35 s., r- Yangelot d Angleterre portant Elisabeth, 3fl.8 s., — le ducat contrefait de Nimègue, frappé à Battembourg, 3fl. 10 s., et le florin d'or contrefait, frappé à Vianden, 23 sous. V. Maendachboeck A, P 18 v°.
1565, lundi, 23 juillet. — Les mômes, voyant que les peines fixées sur l'enlèvement des fruits sont insuffisantes et que les délits (te ce genre deviennent de plus en plus nombreux, décrètent de poursuivre et d'exécuter comme voleur quiconque enlèvera soit poires, pommes, cerises, noix, raisins ou autres fruits dans les jardins et vignobles sis dans la ville et dans la franchise, soit du seigle, épeautre, froment, orge, fèves, pois ou gazon dans les campagnes de la franchise.
Op maendach, XXIII juiy, heeren ende stadt zyn eens ende verdra- ghen, aenmerckende dat die onbillicheijt van den vruchten te nemen, miz den kuer hier voertijts daer op gemaect nijet gebetert, mer dae- cWijx meer ende meer quaets daer inné gedaen, geperpetreert ende ttbruijckt wort, dat soe wie van nu vortaen by daghe oft by nachte, Mh* goeden lieden boegaerts, honne wijngaerden oft velden bijnnen far stadt ende haerer vrijheit, enighe appelen, peeren, kerssen, nooten, fijndroeven oft anderen vrucliten, korn, spelte, tarwe, gherste, boonen, fftten ende graes ende desghelijcx neempt, wechdraecht, oft in eeniger nameren affschudt, dat men tselve halden ende executeren sal voer tofrerij. (V. Maendachboeck A, P 19.)
1565, lundi, 13 août. — Les mêmes, - vu la disette alors régnante et afin de pouvoir constater la provision de blé, de froment, etc., dont on dispose, - ordonnent de visiter immé- diatement tous les greniers de la ville et de la franchise et nomment à cette fin des personnes de confiance. Quiconque refu- sera d'ouvrir ses greniers, ou cachera des grains n'importe de quelle manière, encourra une peine de voyage à St-Jaques en Galice, dont la moitié au profit des seigneurs et l'autre moitié au profit de la ville. — Ils défendent aux meuniers, tant à ceux te la ville et de la franchise qu'à ceux du dehors, d'acheter du ^igle, du froment ou d'autres grains quelconques, pour compte Vautres personnes, avant la S. Gilles prochaine; les habitants de la ville eux-mêmes ne pourront en acheter que pour leur propre consommation. Toute contravention à cette keure sera punie d'un v°yage à St-Jaques en Galice, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
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Op maendach, XIII augusti, overmitz gelegentheîjt des tijts, soe heb- ben die heeren ende Btadt gheordineert dat men die sollers over die gantze vrieheijt van deser stadt terstont visiteren sal, om te weetene hoe dese selve stadt van korens, halven ende terwe is gesteld ende voersien mach zijn. Om welcke visitatie te doen, zij oick ghekoeren hebben zekeré trauwerdige persoenen, ende z\jn deshalven eens endé vérdragén, dat soe wïe hem weijgherde de sollers ende andèrs open tô doettô, belôttèhde alsoe die voorscreven visitatie gedaen te werden, oft dié z§û grefln in efiigher manieren verbergde dat die selve daef medé ve^boeren sal, soe decke dat ghesciede, eenen wech Sint Jacops in Galissien, heeren ende stadt halff ende balff. — Item, soe zijn die selve heeren ende stadt eens ende verdraghen, dat egheen moller van bijnnen deser stadt oft vrieheyt, noch oick van buyten, hier inder stadt oft vrie- heijt, tusschen dit ende Sint Gielismisse naestkomende, voor nijemanne enich korn, tarwe oft ander greyn coepen en sal ; dan elck van bijnnen deser stadt sal voor zijnsselfe eten ende nijet anders moegen korn coe- pen, op elck der voorscreven mollers te verbueren, soe decke dat ghe- sciede, eenen wech Sint Jacops in Galissien, heeren, stadt, scepeneri mittôn inbringere elcken dat derdedeel. (V. Maendetchboeck A, fi> 19 v°.)
1565, lundi, 20 août. — Les mêmes renouvellent leur ordon- nance du 4 juin dernier, en fixant au jour de la Toussaint les délâiô y stipulés à la Barthélemi. (V. MaendacKboeck A, f> 20.)
1565, 23 septembre. — Les bourgmestres, jurés, conseil et treize métiers de St-Trond, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, souscrivent à Pierre Boels, chancelier de Tévéque de Liège et chanoine de St-Lambert, moyennant une somme capitale de 1000 florins, une rente viagère de 100 florins de Brabant, payable en deux termes, la moitié le 23 mars et l'autre moitié le 23 septembre de chaque année, au profit de Louise et Pierre Boels, enfants de Pierre et Jeanne van Kers- huyssen, âgés respectivement de vingt-deux et de seize ans. V. Documentboeck A, p. 54.
1565, 24 septembre. — Les mêmes, pour le même motif, et moyennant un capital de 600 florins de Brabant, souscrivent à Grégoire Van der Maesen, de St-Trond, une rente rédimible de trente-six florins, payable par moitié le 24 mars et par moitié le 24 septembre de chaque année. (V. Documentboeck A, p. 57.)
Môme date. *— Les seigneurs et la ville renouvellent leur or- donnance sur la mendicité, publiée le 14 octobre 1538. Les étran- gers, établis à St-Trond, devront quitter la ville et la franchise dans les quinze jours à dater des présentes. (V. t. II, p. 420.) V. Maendachboech A> P20.
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i*65T 2 octobre. — Maître George de Prato (Van der Bemden) frite serment comme greffier de la cour scabinale. V. Boech der Eede, p. 23.
1565, lundi, 15 octobre. — Les seigneurs et la ville défendent» aussi bien aux habitants de la ville et de la franchise qu'aux étrangers, aux femmes comme aux hommes, d'accaparer du griot quelconque pour la revente, - soit le samedi, soit un autre jour,- avant onze heures du matin d'ici à Pâques, et avant dix taeres depuis Pâques jusqu'à la St-Gilles. — Ils interdisent à pi que ce soit d'accaparer du pain de seigle pour la revente, w» permettent à chacun de faire provision de ce qu'il a besoin fadant une semaine pour sa propre consommation. — Enfin, ils Wadent aux meuniers de se présenter au marché, n'importe à |RÛe heure, pour y acheter du blé ou pour en transporter hors ih ville et de la franchise. — Toute contravention à cette keure m punie de confiscation de la marchandise et d'un voyage à SWaques, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le fan aux échevins et au dénonciateur.
Op maendaeh, XV octobris, heeren ende stadt zyn eens ende hebben wîragen dat, van nu vortaen tôt Sinte Ghielismisse ôeestkomlende, fca buijten oft binnenliede wonende bynnen oft buyten der vrijheit **fese stadt, tzy man oft vrouwe, op den merctdach oft buyten den WWach, gheenderhande greijnen en sirilen mogen coepen op voer- flftYoer elff uren tusschen dit en Paesschen, ende nae Paeschen tôt ttfanisse toe voer thien uren. — Ende dat ngemant gheen roggebroot «al mogen coepen op voercoep, dan voef huns selfs eten voor een *4e.— Ende dat gheen molder voer de ùren oft naeder uren op den *W oomen en sal om tè coopen oft coren wt te vueren op die penô tan den goede verloren ende eens wechs Sint Jacops, heeren ende stadt, **paien mitten inbringer elcken terdedeel. V. Maenûachboech A, f> 20 v°.
1W8, 16 octobre. — Arnold Menten prête serment comme fawttto de l'abbé.
V. Boech der Eede, p. 23.
1585, 21 octobre. — Léon Buntinx succède à Arnold van Zelck comme échevin de Tévêque et prête serment. V. Boech der Eede, p. 23.
*586, 22 octobre. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les ^e métiers de St-Trond, pour subvenir aux besoins et aux <*ttges de la ville, moyennant une somme de 150 florins de frabant comptés par Jean Servaes, souscrivent à Elisabeth ^huerlies, âgée de quarante-trois ans, et à Marie Dachuerlies,
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âgée de trente- quatre ans et religieuse à Herckenrode, filles issues de l'écuyer Henri Dachuerlies de Bois-le-duc et de son épouse Angèle Colen, une rente viagère de quinze florins de Brabant, payable en deux termes, savoir le 22 avril et le 22 octobre de chaque année.
V. Documentboech A, p. 63.
1565, lundi, 29 octobre. — Les seigneurs et la ville renou- vellent, pour rester en vigueur jusqu'à la prochaine fête de S. Pierre-ès-Liens (1 août 1566), la keure publiée le 4 juin dernier, contre l'accaparement de grains. — Le texte semblable en tout à celui de la keure susdite, n'omet que les mots relatifs au grain des semailles, ende voer hunnen saet koeren. V. Maendachboech A, $ 20 v°.
Môme date. — Les mêmes défendent, tant aux étrangers qu'aux habitants de la ville et de la franchise, de recevoir ou de donner en payement les mites de Brabant, - sous peine d'un voyage à St-Jaques en Galice, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque.
V. Maendachboech A, f> 21 .
1565, 30 octobre. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les treize métiers de St-Trond, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, moyennant un capital de 350 florins, sous- crivent à Salomon Henrici de Nederweert, âgé de trente ans, fils de Mathieu et d'Elisabeth Henderiks, son épouse, une rente viagère de cinquante florins, payable en deux termes, le 30 avril et le 30 octobre de chaque année. V. Documentboech A, p. 60.
1565, lundi, 19 novembre. — Les seigneurs et la ville or- donnent aux boulangers de cuire désormais du pain de froment et du pain de seigle à huit, à quatre et à deux schittingen, et de s'arranger de façon à toiyours pouvoir servir le public aussi bien des deux sortes qui coûtent le moins cher que de celle qui vaut le plus. Les contraventions contre cette keure seront punies d'une amende de deux florins, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, XIX novembris, heeren ende stadt zijn eens ende heb- ben verdraghen, dat die beckers voertaen dat terwen coepbroet backen sullen van VIII schillingen stuck ende van UII schiil. ende van II schili.. ende desgelijcken dat bruijn broet oit bruijn micken ; in sulcken vueghen dat zy altijds den goeden lieden soe wel gherieff van den cleynsten ende
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aidelsten als van den meesten broëde ; op elcken beckere daer van die «tarie doende te verbueren twee gulden, heeren ende stadt, scepenen otteo iûbringere elcken terdedeel. V. Maendachboech A, f> 21.
1566, lundi, 4 février. — Les mêmes défendent d enlever à qui que ce soit des chiens, d'en séduire par n'importe quels moyens, d'en frapper à mort ou d'en tirer, sous peine d'amende de dix tains d'or, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, te tiers aux échevins et au dénonciateur. Ils se réservent le droit {appréhender les délinquants et de les mettre en prison jusqu'au jour où ils auront payé l'amende encourue.
Opmaendach, IIII* februarij, anno XVe LXVI, heeren ende stadt zijn M ende hebben verdraghen dat nijemant enighe honden den goeden fcfen afnemen en sal, noch met eijnighe pracktijeken ontlijden, noch ioet slaen, noch sebieten en sal ; op te verbueren die pêne van tliien golt Jtten, heeren ende stadt, scepenen mitten inbringere elcken terdedeel. We daarbij sullen die heeren ende stadt denselven moegen appréhen- dai ende den selven gevangen setten, totter tijt toe dat hy oft zij die hete betaelt sullen hebben.
V. Maendachboech A, f> 21 v°.
«66, lundi, 18 mars. — Les mêmes fixent à vingt-huit sous fcfabant le cours des nouveaux thalers du comte van den fcghe, portant l'inscription Sanctus Oswaldus, et des nouveaux tors frappés à Vianden. La peine fixée par l'ancienne keure **a applicable en cas d'émission à un taux plus élevé. V. Maendachboech A, P 22.
1566, lundi, 29 juillet. — Les mêmes prennent des mesures
* sujet des fortifications de la ville : 1° Ils ordonnent que dé- sormais les compagnies dites christoffelien feront, à tour de rôle, te travaux de piochage nécessaires aux fortifications. Celui qui *> viendra point piocher quand il en recevra l'ordre, paiera au *rf de la christoffëlie deux sous d'amende ; le produit de ces anendes sera versé toutes les semaines à la caisse du receveur to la ville. Celui qui refusera et de piocher et de payer l'amende fosdite, pourra être panne par les agents subalternes de la ville jusqu'au jour où il aura satisfait. — 2° Ils comminent une amende fe quatre florins, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, k tiers aux échevins et au dénonciateur, contre quiconque se P^ttra d'insulter, d'injurier ou de 'molester ceux qui sont ou Stfout députés à la surveillance du piochage des christoffelien. -—
* Ds défendent d'escalader les murs et les remparts de la ville, ** & nuit, soit le jour, sous peine d'un voyage à St-Jaques en
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Galice à chaque contravention, le tiers de cette peine aux sei- gneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au* dénoncia- teur qui pourra être une personne quelconque.
Op XXIX julij is gheordineert bij heeren ende stadt dat men hier voertaen metten xristoffelien tôt versterckenisse van der stadt graven sal, te weeten, die een xristoffelie voer ende die andere nae. Ende dat soe wie, wanneer hem dat graven geboden wort, nijet graven en compt dat der selve daer voer in handen des xristoffels gheven ende betalen sal twee stuvers, ende die te leveren van weeken ter te weeken der rintmeester van der stadt. Ende oft sich yemant des voerscreven gra- vens oft des twee stuvers daer voer te betalen weijgerde, dien salmen doen panden mitter stadt dieneren tôt voldoening der ordinantien voer- screven. — Noch zijn die heeren ende stadt eens ende hebben verdragen dat der gheene of die gheene die den gedeputeerden oft die naemaels gedeputeert zijn sullen ofï mochten werden totten regimente van den graven met xristoffelien qualijcken toespraecke oft denselven onredelij- cke worde oft worden ghave oft messede oft mesdede, dat elck van hou verboeren sal, soe decke dat ghesciede, vier gulden heeren ende stadt» scepenen mitten inbringere elken terdedeel. — Item, dat nijemant soe wye hij zyn, overe die mueren oft vesten van dese stadt gaen noch climmen en sal, bij dage oft bij nachte, op eenen wech Sint Jacops in Galissien, alsoe decke ende menichwerven alst ghesciede, heeren, stadt, scepenen mitten inbringer elcken terdedeel; ende hier van sal alleman inbringer zgn.
V. Maendackboeck A,t*22Y°.
1566, lundi, 19 août. — Les mêmes axent le salaire que les boulangers pourront exiger de leurs clients pour la cuisson du pain de seigle, à vingt-six schiUingen par mesure ; à ce prix Us ne devront donner aucun levain, mais ils ne pourront pas non plus en exiger. L'amende fixée antérieurement sur les contraven- tions reste maintenue.
V. Maendackboeck A, f> 23.
1566, samedi, 24 août. — Gérard de Groesbeeck, évoque de Liège, Christophe de Blocquerie, abbé de St-Trond, leurs écou- tâtes, les bourgmestres, échevins et conseillers de la ville ré- voquent et cassent la publication faite la veille, au sujet de la foire franche annuelle, qui sera interdite cette année. — Toutes les marchandises déjà importées dans la ville par des marchands étrangers devront en sortir dans le délai de trois jours. — Tous les vagabonds qui se trouvent à St-Trond, devront quitter la ville avant le coucher du soleil, conformément au décret impérial récemment proclamé.
Op saterdach, den vierendetwintigsten dach augusti, wesende Sinte Bartholomeus, anno XV0 LXVI, van weghen onsen G. H. heeren Geraerdt van Groesbeeck, bischop van Ludick, hertoch van Buillon ende grave
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m Loen, ende onâsen Eerw. heeren heere Christoffel van der Bloeque- aô, abt eBde prelaet van Sintruijden ende bij toedoen van scholteiten, hrgbemeesteren, scepenen ende raedt der stadt Sintruijden, zijn die «tweens ende verdraghen, doer zekere redenen htm moverende, dat qj italcke foijer oft vry jaeraerckt, oft publicatie der selver, die den èiettdetwimichste deser teghenwordigher maent by hun geplubiceert is pwmty revoceeren, casseren ende doen te niet, mits desen, ende voor fan reyse, in aller alsulcker manieren als zij gebannen is geweest; en- fcoftenich goet van coeplieden hier binnen weere, binnen den derden àgbe?an hier te dœn; ende daerenboven bevelen die selve allen vage- hifcD, ofter eenighe waren, zich sullen vertrecken binnen der sonnen, winhaits keijserlijcke Majesteits mandaat, onlanxs alhier gepubliceert, f jenen in den selven mandaet geruert ende begrepen. V. Maendachboeck A, f» 23.
Iote. — Les motife qui engagèrent l'évêque de Liège et l'abbé êSaint-Trond à prohiber la foire franche jde Tannée 1566 et à iîgner de la ville les étrangers, se trouvent dans les circon- dâces politiques de cette époque. Les deux seigneurs venaient Jtyprendre les excès déplorables auxquels les calvinistes se li- *âêat en ce moment à Anversf). La foire franche amenait an- Mement à St-Trond une foule d'étrangers et il était à crain- te <pe les calvinistes n'en eussent profité pour y provoquer des «h» de désordre. Il y avait, en effet, dans la ville de nombreux ftfiBUis de l'hérésie. Dès l'année 1564, des troubles y avaient *1b et l'abbé Christophe de Blocquerie y avait établi un tri- taal d'Inquisition, après avoir été obligé d'introduire dans la flfedes troupes de campagnards, qui, sous les ordres des sei- pors de Duras et de Horion, parvinrent à chasser les propa- gateurs de la nouvelle doctrine : « Ad hune usque annum (1564), » 4t le Synopsis Historiée monasterij et oppidi Sancti Trudonis, •aimma pace commissum gregem pastor bonus tranquille rexe- fct, Tarys edificys monasterium intus et foris exornaverat, cum teetica peste quidam de plèbe afflati, quod perfide inbiberant iBteaum impie in alios profuderunt, serpenti paulatim malo •adum fuit obviam ; fecit strenue et sine mora Christophorus, iacuiumque ducibus dominis de Duras et Horion rusticorum apiein oppidum inducte fuerunt; ejecti impu dogmatis balate- ^es, sacreque inquisitionis erecto tribunali, religio prime inte- •feili reddita est. » — En 1566, l'hérésie s'était propagée dans Fttque toute la Belgique; le 14 juillet les nobles s'étaient assem- «& en grand nombre à St-Trond, et, au cri de Vivent les gueux f Ï avaient, pendant quinze jours, tenu des réunions secrètes dans
aPA81****' <k Mio Mgicot t. I, p. 482, éd. de Rome, 1<$42; Beiitivoclio, Bitt. des guerres mUfèl ,TA 139' el l>AilS, Ui*L ** ****** 9t ** to pnneipauté de liège, pendant le XVi*
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la crypte souterraine de l'église de l'abbaye : « Hereticorum prin- cipum auspicys heresis toto pêne Belgio grassatur, » dit le même manuscrit à Tannée 1566, « et, mendico Geusiorum nomine as- sumpto, circa festum SU Liberti Trudonopolim convolant, ubi et impia sua conventicula et seditiosi mysterium consily, in ecclesie subterranea crypta, idoneo ad silentium loco, per dies quindecim celebrata, primumque concordi a rebellibus voce acclamatum : Vivant Geusy. »
1566, lundi, 2 décembre. — Les seigneurs et la ville inter- disent le cours des nouveaux thalers de Hornes portant à l'avers Sanctus Martinus et au revers l'écu de Mormorency avec un autre écu barré. Quiconque les recevra ou les mettra en circulation encourra une amende de dix florins, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur. V. Maendachboech A, F> 23.
1566, lundi, 30 décembre. — Les mêmes ordonnent aux ca- baretiers, bourgeois ou autres personnes quelconques de venir déposer par écrit, tous les soirs, dans la demi-heure qui suivra la sonnerie du cor, la liste des personnes qu'ils ont en logement avec indication de leur nom et prénoms et de l'endroit d'où ils arrivent. Une peine de six florins sera applicable en cas de con- travention ; le tiers de cette peine sera aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, XXX decembris, heeren ende stadt zyn eens ende heb- ben verdragen, dat eenieghelyck, tzij herbergier, porter oft andere, van nu vortaen allen avont hun gasten met naem ende toenaem (en marge: en van wat plaetzen dat alsulcken persoonen comen zijn, bennen eene halver uren nae 't blaesen van den hoeren) opter stadthuijs int scrifte brengen sal ; op elck, wij contrarie dede ende soe menichwerve dat ghesciede, te verbueren sesse gulden, heeren, stadt, scepenen mitten inbringere elcken dat derdedeel.
V. Maendachboech A, f> 23 v°.
1567, lundi, 13 janvier. — Les mêmes ordonnent que ceux qui sont de garde la nuit devront rester présents, le matin, à l'ouverture des portes de la ville; cette ouverture ne pourra se faire que lorsque toute la garde du jour sera présente. De même, ceux qui ont la garde du jour resteront présents, le soir, jusqu'à l'heure de la fermeture des portes ; ils devront eux-mêmes procéder à cette fermeture et aller déposer les clefs à l'endroit désigné. Tout membre de la garde qui fera défaut à son poste, soit le matin, soit le soir, à l'heure de la sonnerie du cor, paiera une peine de trois réaux qui serviront de pourboire aux autres,
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Opmaendach, XIII januarij a0 1567, heeren ende stadt zijn eens ende febbeo yerdragen dat die gheene die de nachtwake oft dachwake heb- ta, dat die selve des raorghens in eijgèn persoen die porte sullen helpen rçen doen (bij aisoe dat zij die nijet qpen doen en sullen voor dat die twckers die dachwake hebbende allen daer sijn sullen); op elck te raboeren, die smorgents oft savonts te horn tijde daer niet en weere, fie reale; die te bekeeren tôt behoeff den anderen weekeren, te ver- ttacken. Ende die gheene die alsoe die daichwaken hebben, sullen des ironts ten horn tide die porte voorscreven in eijghen persoen helpen Érçjten ende die sluetelen ter behoerlicker piaetsen bringen, op elck te wrtaeren als voer. (V. Maendachboech A, tb 24.)
1567, lundi, 3 mars* — Les mêmes défendent à qui que ce lit de prendre ou de tirer des poissons dans les eaux qui en- trent les fortifications de la ville, sous peine, pour les délin- liauts, d'être poursuivis pour vol. — Cette keure ne s'adresse joint aux locataires-fermiers des étangs en question.
Op maendach, III» martij, zyn die heeren ende stadt eens ende ver- tagben dat niemant op der stadt watergraven vischen sal met eenij- 0ta mstrumenten, noch die vischen schieten dan die gheene die die «he aen die stadt verpacht hebben oft heeren ende stadt sullent voor fcwrije halden. (V. Maendachboech A, P 24.)
JHW, lundi, 17 mars. — Les bourgmestres, jurés, conseil et kWze métiers de St-Trond, pour subvenir aux frais et aux fcges dé la ville, moyennant un capital de 210 florins, comptés UrSicolas, fils de Gérard van Ertryck, âgé de vingt-huit ans, lui fcserivent une pension viagère de 30 florins, payable la moitié * 17 septembre, l'autre moitié au 17 mars de chaque année. V. Documentboech A% p. 65.
1567, 12 Juin. — Jean van Roest prête serment de voué de k ville.
V. Bœch der Eede, p. 23.
1567, lundi, 23 Juin. — Les seigneurs et la ville fixent le ^kks de quelques monnaies. Les thalers monnayés par le comte kHorne, par l'abbesse de Thorn, à Nimègue et à Reckheim, ** vaudront que 29 sous de Brabant ; les thalers de Vianden, <ta comte van den Berghe, de Battenbourg et de Tévêque de Cambrai ne vaudront que 27 sous* de Brabant; les sprengers qui Wvalu jusqu'à présent 5 sous de. Brabant, n'en vaudront plus Vfe*i/2, sauf ceux de l'évêque de Liège et de ses prédécesseurs, ïti seront maintenus à leur ancienne valeur ; les deniers à la ^fge, frappés par le seigneur de Brederode à Vianden, de tofoeque ceux qui portent un petit écu en dessous de la Vierge,
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ne vaudront plus que 3 1/2 sous de Brabant; les deniers à Yaigle et au Hon rampant vaudront 4 1/2 sous. V. Mafridacftboeck A, f> 24 v°.
1567, vers la même date. — La ville renouvelle pour trois ans le contrat passé le 10 avril 1564, avec son maître d'école Henri Lodulfus de Glabach.
V. Documenfboeck A> p. 45.
1567, 24 juin. — Les bourgmestres, jurés et conseil de St- Trond nomment messager (bode) de la ville Godefroid Pickaerts et lui délivrent sa commission. — Ils prient tous les seigneurs, archevêques, évêques, abbés et prélats ecclésiastiques, les ducs, comtes, bannerets, chevaliers, écuyers, pages, capitaines, com- mandants, prévôts, écoutâtes, baillis, gardiens de la loi, officiers et leurs lieutenants, de le laisser passer librement par leur ter- ritoire, à pied ou à cheval, muni de lettres ou d'autres pièces, et de lui accorder en toute circonstance les sauf- conduits et l'escorte dont il pourra avoir besoin. V. Documentboeck A, p. 67.
1567, lundi, 7 juillet. — Les seigneurs et la ville fixent le cours des thalers de Horne, de Thorn, de Nimègue et de Reck- Jieim à 30 sous de Brabant; celui de ceux de Vianden, du comte van den Berge, de Battembourg et de Cambrai à 28 sous, et celui des sprengers de Horn à 5 sous. V. Maendachboech A, f> 25.
Même date. — Lps mêmes défendent à qui que ce soit d'en- tasser du fumier ou du bois devant la propriété de son voisin ; ils ordonnent de faire disparaître de semaine en semaine et de conduire aux remparts ou à l'extérieur des hameaux de la ville, le fumier et le bois qu'on aura entassé devant sa propre porte, sous peine de confiscation et d'un voyage à St-Jaques en Galice, à chaque contravention.
Op maendach, VII julij, heeren ende stadt zijn eens ende verdragen dat eenyegelijck zijn mest oft hout voor zijn doere ruyme ende wech vueren doe, van weeke te weeke, by der vesten oft buyten der hameijen, op te verbueren thoult ende mest ende eenen wech Sint Jacops, soe dick dat gUeviele; ende een yegelick sal schuldich sijn, syn mest voer zyn duere te leggen ende te vergaeren, sonder het selve voer yemants anders doer te vergaderen ofte draegen. V. Maendachboeck A, f> 25.
Môme date. — Les mêmes défendent de laver des légumes ou d'autres objets dans les fontaines de la ville, d'y foire ou
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j jeter des ordures, dp carder, de filer, de tondre du pojj ou *?er aux abords de ces fontaines, d'y faire quoi que ce soit, l nature à salir les eaux. Les contraventions à cette I^eur^ Mit punies d'une amende de cinq réaux, dont le tiers aux aeurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénon- ir.
► VII julij, heeren ende stadt zijn eens en^e verdraghan <Ut niiçpwat aen borne wasschen en sal vermoys noch WKter dtngjhen, noch uijsheyt noch onreynicbetft daer inné doen noch werppo, npch om- ; den borne carden, noch spennen en sal, noch l^aeren yilien, noch I anders doen waer bij den borne onsuver worde, noch dat niemant 1er aen den borne wasschen en sal, op V reale, heeren, stadt, sce- bn mitten inbringhere elcken terdedeel. V. Maendachboech A, $> 25 v°.
^567, 14 juillet. — Les bourgmestres, jurés et conseii, jrennant une somme de vingt florins de Brabant, cèdent en iytéose perpétuelle à Pierre Menten, bourgeois de St-Trond, ruelle de Guevelingen, dite de Loemen steeghe, joignant le [fger de Pierre Menten susdit du côté de Melveren ou dé Po^ne, du moulin du côté de Guevelingen, d'un troisième côté, rd Nickmans et Arnold van den Rouckout, et du quatrième le pré communal appelé die Sperneije. V. Documentboech A, p. 68.
J7, lundi, 21 juillet. — Les seigneurs et la ville publient (mandement impérial fixant le cours des monnaies, leur copi- iqué par l'évêque de Liège, le 30 juin précédent. Y. Maendachboech A, P 25 v°.
[1567, lundi, 28 juillet. — Les mêmes renouvellent la keure bliée le 15 avril 1532, au sujet de la maladie contagieuse (v. X p. 401).
^687, lundi, 4 août. — Les mêmes, apprenant que la peste règne iaestricht, à Gingelom et en plusieurs localités des environs,
firent de St-Trond pour trois mois a) jtou^ les étrangers qui oentent ou fréquenteront à Maestricht, à GiijjgeJ^ip ou ailleurs,, maisons où la maladie a fait dçs victinj.es pu régime actuelle- t, et b) tous ceux de St-Trond qui se rendent ou se rendront
pareilles matons, pour y gafder, visiter, saigner pu çyrer malades. Ceux qui, étapt sous le coup de <\e b^pnisjsemepj, présenteront dans la ville ou dans sa franchise p^en^ant le
prpe^rtt, .epcojirropt une peine de voyage en Chypre, dont tjers w* sejgnçurs, le tiers à l,a ville, le tiers aux écjhevins tomb m. 4
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et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque. — Il est aussi défendu d'importer ou de vendre à St-Trond du flocon, du chanvre, de la laine, du lin, du fil, des habits, des comestibles, du fromage, du beurre, des œufs, des animaux ou d'autres articles de commerce quelconques provenant d'endroits infectés, à moins qu'ils ne soient accompagnés d'un certificat émanant de la cour de justice de ces endroits et constatant que, dans la maison d'où proviennent ces articles, aucun décès n'est survenu depuis les trois mois immédiatement précédents. Toute contravention à ce point sera punie de confiscation des marchan- dises et d'un voyage en Chypre.
Op maendach, IIII augusti, overmitz der faraen wille van der haes- tiger sieckheyt die welcke alwyie is van der stadt Maestricht ende van den dorpe van Gingelom ende van anderen diversen plaetzen van hier otatrent, soe sijn heeren ende stadt eens ende verdraghen ende bannen teghewordelick wt deser stadt ende vrieheit drije maenden lanck, allen den gheene die wt ennighen huijssen buijten deser, het weere tôt Maes- tricht, Gingelom, oft anderen plaetzen daert alwijle van der pestilencien gestorven is, oft ijemant daer aff sieck weere, (oft daert noch hier nae- maels van der pestilencien sterven oft ijemant zieck zyn mochte), wt ende inné gaen; oick allen die gheene die alwijle wt der stadt van Sintruijden tôt ennighen van den voorscreven huijsseren ghegaen zijn ende noch hier naemaels gaen mochten, om sulcke lieden te hoeden, te besoecken, te laten oft te cureren ; op elck van hun te verbueren, alsoe verre als zij bynnen drye maenden nae des voorscreven, hier inder stadt oft vrieheijt quamen ende soe decke dat ghesciede eenen wech in Cypers, heeren, stadt, scepenen mitten inbringere elcken terdedeel, ende hier aff sal eenyegeltfck mogen inbringer zijn. — Item, dat nijemant van bynnen nocht van buijten egheenrehande ware van flocken, canep, wolle, vlass, garen, cleederen, zuivel, kese, boter, eyre, besten, noch egheenderhande dinghen oft goet der comenscappe aengaende, wt ennighen steden oft dorpen oft huijsseren dàert alwyle van der pestilencien sterff oft noch hier nàmaels van der pestilencien sterven mochte, hier in der stadt bringen noch vercoepen en sal; ten weere dan, dat zij goede certifi- catie van den gherichte der vorscreven steden oft dorpen brechten dat bynnen den huysse daert gecocht weere oft gehanteert, bynnen drij lichten, sonder ergelist niet gestorven en waere; op te verbueren, die contrarie des vorscreven is dede ende soe menichwerven alst ghesciede, tgoet ende eenen wech in Cijpers, heeren, stadt, scepenen mitten in- bringer elcken terdedeel.
V. Maendachboeck A, f> 26.
1567, lundi, 25 août. — Les mêmes, pour le motif exf dans la keure précédente, prennent des dispositions au sujet de la foire franche de cette année : 1° Aucune marchandise venant de St-Pierre à Maestricht, de Gingelom, ou d'un autre endroit quelconque atteint de la peste, ne pourra être importée dans la
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ville, sous peine de confiscation et d'un voyage en Chypre, le tiers aux seigneurs; le tiers à la ville, le tiers aux échevins et an dénonciateur ; — 2° aucun musicien de St-Pierre à Maestricht ou d'un autre endroit infecté ne pourra se présenter dans la ville, ni dans la franchise, sous peine de confiscation de ses instru- ments de musique et d'un voyage en Chypre, et 3° les hôteliers et aubergistes ne pourront loger aucune personne venant d'en- droits où règne la maladie, ni même tenir chez eux les mar- chandises amenées par ces personnes, sous peine d'encourir le voyage en Chypre susdit.
Op maendach, XXV augusti, heeren ende stadt zijn eens ende hebberç Terdraghen dat nijemant in der stadt egheenderhande ware noch goet tan Maestricht Sinte Peters, oft Gingelom, oft van andere plaetzen daert iwyle van der pestiinncien sterff oft sterven mochte, binnen der naest- comende foijeren oft te entigher tijt, brengen en sal noch doen brengen, ' op te verboeren tgoet ende eenen wech int Cijpers, heeren ende stadt, sœpenen metten inbringere elcken terdedeeL — Item, bannen teghen- wordelyck wt deser stadt ende haerer vrieheyt alien speelluijden van Maestricht Sinte Peters ende van allen andere plaetzen daert alwyle tan der pestilencien sterff, opte verbueren hun speels ende eenen wech a Cijpers. — Item, dat egheene weert binnen deser stadt weetens egheene liede noch hun goet, daert alwijle van der pestilencien sterff tarbergen en sal, opte verbueren eenen wech in Cjjpers. V- Maendachbœck A, P 26 v°. *
1567, lundi, 22 septembre. — Les mômes, ayant appris que fem Ghysens de Nieuwenhuyzen, son épouse Elen et Louis Cockx se sont rendus à Gingelom, où sévit la peste, et qu'ils en ont apporté divers objets, les bannissent de la ville et de la fran- chise pour trois mois. Ils quitteront St-Trond avant le coucher du soleil ; s'ils y reparaissent avant l'expiration du terme susdit, ils auront le pied droit coupé, et si, pendant ce terme, ils fré- quentent des endroits infectés par la maladie, ils encourront un nouveau bannissement de trois mois. V. Maendactàoeck A, P 27 v°.
1567, lundi, 17 novembre. — Les mêmes défendent de tirer des pigeons avec du plomb, à l'arquebuse, à l'arc ou avec d'autres instruments; d'en prendre au filet et de placer des appeaux ou des cordes aux pigeonniers. Tout délit contre cette keure sera punie de confiscation des instruments dont le délinquant se sera servi et d'une amende de six thalers; le tiers de cette peine 8era aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque.
Op maendach, XVII novembres, heeren ende stadt ztfn eens ende terdraghen, dat nijemant van nu vortaen duyfven scbieten en sal
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met hagtttlgheschutte, met busoben oft boghen oft met eenicherande instrumenten ; oft met slachnetten trecken en sal; op te verbueren, soe deoke dat ghesciede sesse daelders ende die buschen, boghen ende in- strumentée, heeren, stadt, scepenen metten inbringer elcken terdedeel, ende hier van sal alleman inbringer zijn. — Item, dat niemant venghers noch corden aen die duyfhuijssen balden en sal op die seive pêne. V. Maendachboeck A, f> 27 v°.
156S, 29 avril. — Les mêmes publient un règlement à ob- server en cas de passage de troupes. Quand le veilleur donnera signal, au moyen de la cloche, que des troupes de piétons ou de cavaliers s'approchent de la ville, les trois serments s'assem- bleront au complet, devant leur local respectif, en cuirasse et en armes ; les coulevriniers avec leurs buschen, les archers avec leurs spysen et hallebardes. — Tous les bourgeois s'armeront et se rendront à la porte de la ville où les troupes sont signalées par le veilleur. Ils se rangeront en file des deux côtés de la rue, l'un à côté de l'autre, depuis la porte par où les troupes arri- vent, jusqu'à celle par où elles sortent. — Personne, en pareille circonstance, ne* sortira de l'enceinte de la ville ; les femmes avec leurs enfants se tiendront à l'intérieur de leurs maisons, pendant tout le temps que durera le défilé. Toute infraction à ce règle- ment sera punie d'une amende d'un florin Carolus, payable en- tre les mains du receveur de la ville et applicable aux travaux publics. — Quiconque se permettra d'insulter, d'iiyurier, ou de molester soit piétons, soit cavaliers faisant partie des troupes, encourra une amende de huit florins de Brabant et, s'il n'est pas en état de payer, il sera enfermé pendant six semaines dans la Mauvaise Tour (quaden torn) et banni de la ville pendant un an, — Les mômes peines seront applicables à ceux qui, faisant partie de la garde des portes, enlèveront du charbon ou du bois au* voituriers passant par leur poste. — Tout le monde sera reçu comme dénonciateur des délits contre cette keure, et celui qui, connaissant des délits, ne les dénoncera point, sera punis- sable des mêmes peines que les délinquants.
Op XXIX aprilis, anno 1568, heeren ende stadt zijn eens ende hebben verdraghen, dat soe wanneer de weechter van boven, metter elocken, teeken geven sal van eenighe hoepe volcke, perden oft voetknecbten, dat alsdan die drie gulden sullen sich allen vergaderen, een ijeder voer sijn camer, in hunnen harnas ende met hunnen geweer, op hunnen eedt, te weten, die clovenyeren met haren buschen, ende die voetboghen met hunnen spijsen ende helbarden ; ende voert dat allen anderen borgen sullen sich oick met hunnen geweer stellen nae die porte daer der wachter sal het teecken geven, ende van der porten daer die perden oft voetknechten in oomen sullen totter porten toe daer zij vaijt trecken sullen, sullen sich vueghen ten weerzyden van der straten, man neveu
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i; ende dat siob oeck nijemant presumeren en 8al buyten der porten te loepen, ende dat die vrouwen met haeren kinderen sullen, den tocht lasek daerende, bennen haer huijse blijven ; op die pêne, op allen des Toerscreven is die contrarie is doende, te geven een Carolus guldén ende dqen te betalen in den banden van der stadt rentmeester totter bouwe Tan der stadt. — Item, dat sich nijemant, van buijten nocb van bennen, presumeren en sal, nocb jonck nocb ait, den ruyteren oft voetknechtôb vœrtaen nae te roepen, nae te werpen offt ijet te doen tenderende tôt ewiijgber injurien oit bespottinghe ; oick dat die waeckers aen die poor- ten hun vœrtaen nijet en sullen vervoerderen den voerluijden eenioh hoult oft coelen van den waegen te nemen; op die pêne, soe wie con- trarie is doende, Tan VIII brabants gulden, oft die welcke die macbt ■jjet en hebben om die boete te betalen, op die pêne van sesse weken in de qaaden thoren te sitten ende een jaer vuijter stadt gebannen te qjne ende te appliceeren als voer ; ende bier van sal alleman inbringer sjn ; ende soe wije alsulcxs siet ende nijet in en bringht, op die selve pêne. (V. Maendachboeck A, f> 28.)
1568, lundi, 19 juillet. — Les mêmes renouvellent la keure publiée, le 23 juillet 1565, sur le vol de fruits (v. p. 39), et dé- fendent de glaner avant le lever et après le coucher du soleil : dat niemant vorder sonnen oft naeder sonnen oeœsten gaen en sal, sous peine d'être poursuivi comme voleur. V. Maendachboeck A, t> 29.
1568, 21 juin. — Les bourgmestres, jurés, conseil et lés treize ■étiers de St-Trond, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, moyennant un capital de 800 florins, souscrivent à fécuyer Jean de Berlo, âgé de vingt-huit ans, flls d'Ivon, sei- gneur de Berlo, et de Louise van der Meeren, une rente viagère de cent florins de Brabant payable par moitié le 21 décembre et par moitié le 21 juin de chaque année. Y. Documentboeck A, p. 69.
1568, 26 juillet. — Les seigneurs et la ville fixent à trois schilUngen le cours des nouvelles mites monnayées dans les quatre dernières années et valant jusqu'à ce jour quatre schil- Ungen. L'émission à taux plus élevé sera punie d'un voyage à St-Jaques, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque.
V. Maendachboeck A, f> 29.
1568, lundi, 23 août. — Les mêmes abrogent la keure (du 23 février 1562) par laquelle ils avaient défendu de faire dans une même maison à la fois le guédage et la teinture des étoffes.
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— Ils ordonnent en même temps que les teinturiers qui ne tein- dront pas convenablement les draps leur remis par les fabri- cants, seront obligés de les reteindre dans le délai de quinze jours, sous peine de dix florins de Brabant d'amende ; le tiers de cette amende sera aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quel- conque.
Op maendach, XXIfl augusti, heeren ende stadt zijn eens ende ver- dragen, brekende den keur van nyet te mogen weeden ende verven in een huys, mits redenen hun daer toe bewegende, dat men voertaen al- hier in der stadt van Sintruyden sal moegen weeden ende meeden oft verven in een huys. — Item, dat soe wat verver van nu vortaen eenich laken den lakemakeren mishandelde, zij int weeden oft myten, dat zy tselve sullen beteren oft doen beteren binnen verthiene dage, op te ver- bueren die pêne van thiene gulden brabants, heeren, stadt, scepenen mit- ten inbringere elcken terdedeel, ende hiervan sai alleman inbringer zyn. V. Maendachboech A, $ 29 v°.
Môme date. — Les mêmes ordonnent à tous ceux que les treize métiers désigneront à cette fin, d'assister à la procession du premier dimanche de la foire annuelle. V. Maendachboech A, P 29 v°.
1568, 18 septembre. — Les bourgmestres, jurés et conseil nomment messager de la ville Roland Raers et lui délivrent sa commission.
V. Documentboech il, p. 71.
1568, lundi, 25 octobre. — Les seigneurs et la ville ordonnent à tout bourgeois, habitant de la ville et étranger y réfugié, qui auraient acheté des bêtes ou des objets mobiliers volés par les soldats (du prince d'Orange), de rendre ces bêtes ou ces objets à leur propriétaire, contre remboursement du prix d'achat que l'acquéreur déclarera sous serment ; à ceux qui en ont reçu gra- tuitement ils ordonnent d'en faire aussi gratuitement la restitu- tion. Ceux chez qui des chevaux, des poulains, des vaches, des porcs ou d'autres objets quelconques ont été réfugiés, devront, dans les trois jours, les livrer entre les mains de la cour de jus- tice, où les propriétaires pourront les réclamer ; s'ils s'y refusent, l'autorité se charge de les faire poursuivre du chef de vol.
Op maendach, XXV octobris, heeren ende stadt zijn eens ende heb- ben verdraghen, dat yegelijck, tzy borgeren off inwoenders, offt oick buyten lieden die al hier in dese stadt gevlucht sijn, eenich goet, soe beesten als andre meubele goederen gecocht heeft oft hebben, oft oick van den crijchslieden dient geroefft hebben gegeven waer, sullen, met wedergeven hunder ontborsde penninghen, met expurgatie van eede,
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ter rechter hant stellen; insgelijxs oft ijemant eenich goet in beweernisse gesadt waer, tzij peerden, vuelen, coijen, vercken oft
beesten oft oeck andere goederen, sullen die brengen int ghe- i handen, om den goeden lieden weder te geven, die alsulckx con- rechtverdichlijck hun gemaken, binnen den derden dâge, oft beeren stadt voergenoempt sullent voer dieverije halden. V. Afaendaehboeck A, f> 30.
Notb. — Ici se place une page bien triste de l'histoire de la Ile et de l'abbaye de Saint-Trond. — Guillaume d'Orange, le des nobles qui en 1566 avaient signé le compromis contre lippe IJ, s'était réfugié en Allemagne après l'arrestation des d'Egmont et de Hornes (9 septembre 1567) et y avait até une armée de huit mille cavaliers et d'environ dix-sept Ue piétons. Le 6 octobre 1568, trompant la vigilance du duc , qui, pour lui barrer l'entrée des Pays-Bas, avait échelon- troupes sur la rive de la Meuse, il passa le fleuve entre eyck et Stockem. Le 8, il marcha sur Tongres qui lui ouvrit portes ; le 11, il arriva à Looz et fixa son camp dans une le plaine qui s'étend vers Jamines. De là il dépécha à t-Trond demander qu'on lui livrât passage, promettant bien de \m s'arrêter dans la ville que pour acheter les vivres nécessaires lia son armée. Le magistrat refusa, ferma les portes de la ville et lit garder les environs. Le prince d'Orange alors leva son camp j fchmines, où du reste le duc d'Albe venait de le suivre et marcha j*St-Trond. —L'arrivée de ses troupes jeta la consternation et la Ifaorde parmi les habitants. Les adhérents du prince voulaient iiteolument ouvrir les portes; il serait téméraire, disaient- ils, |de vouloir faire résistance à une armée si formidable; le prince 1-dXhrange n'était pas un ennemi, il n'en voulait qu'au roi d'Es- 1 jagne et celui-ci n'était point leur souverain; l'on ne pouvait, tpour la cause des prêtres, exposer la fortune et la vie de tous la citoyens. — A ces propos la population catholique répondait : la ville appartient à Dieu, à l'évoque, à l'abbé ; on doit donc la défendre. Le prince avoue publiquement qu'il est l'ennemi non élément du roi catholique, mais de la religion catholique elle- même. On ne peut abandonner aux outrages des soldats les re- ligieux des deux sexes réfugiés dans la ville, les femmes et les billards, les campagnards qui, confiants dans les fossés, les fours et les remparts, y ont cherché asile. Pour servir la cause de Dieu et de l'évoque, il faut donc fermer les portes à Nassau Repousser la force par la force. La ville est assez forte, ses ftnaparts ont été restaurés à grands frais, les vivres ne manquent P°ht, la discipline et l'union suffisent pour tenir en respect des ^pes auxquelles, du reste, le duc d'Albe ne permettra point de détruire sous ses yeux une ville fidèle au Roi. — Tels étaient les
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propos, telles étaient les opinions exprimées non seulement par le peuple, mais au sein même du conseil communal. Lès partisans du Taciturne finirent par avoir le dessus. Le 15 octobre, à quatre heures de relevée, le bourgmestre Jean Speculo ouvrit en personne la porte de Brusthem et remit à l'ennemi les clefs de la ville, pendant que le bourgmestre catholique s'enfuyait du côté opposé.
— Louis de Nassau, le comte de Hoochstraeten et Guillaume de ïâ îtârck entrèrent à St-f rond avec sept cents piétons ; l'armée d'Ofange occupa les fossés, lés portes et le marché. Alors on put voir, dit fcontûs iteuterus, si le Taciturne n'avait d'autre ennemi que le roi. En un clin d'œil le monastère fut envahi, les moines furent dépouillée de tout ce qu'ils possédaient et l'abbé, qui, en accordant .l'hospitalité à Guillaume d'Orange dans une maison que l'abbaye possédait à Louvain, lui avait peut être sauvé la vie au mois dé février précédent, dut racheter la sienne à prix d'argent. Le chapitre de Notre-Dame dut compter à Nassau une tome de dix-huit 6ents florins, les chanoines et les prêtres furent imposés eÉ proposition de leur fortune personnelle, les Religieux déà deux se&es téfhgiês dans la ville ne furent pas traités avec plus d'égards ; les bourgeois échappèrent au prix de fehtretien dés soldâtes — Louis de Nassau alla ensuite occuper i'âbb&ye et posta des gardes sûres à toutes les issues. Pour la frànçoil dé l'abbé et des moines, il exigea quinze mille thalerà. Christophe de Èlocquerie, estimant que les ressources de la mai- son ne suffisaient point pour payer une somme aussi forte, prit âviè de quelles moines dévoués, se cacha dans une retraité obscure et fit courir le bruit qu'il s'était évadé. Fou de colère, Lotlis dé Nassau fit sonner au tambour que quiconque recelait soit dés prêtées, soit leurs biens, avait à les dénoncer et menaça de mort quiconque n'obéirait à l'ordre. L'abbé ne paraissant point malgré cette proclamation sévère, Louis de Nassau menaça de mettre le feu au monastère et d'ensevelir soiis ses ruihes tous ceufc qui s'y tétaient cachés. Il allait exécuter ce criminel des- séih, quand Un soldat allemand ayant entendu des gémissements et de éoupirs humains, découvrit la retraite de Christophe. Le prix de là rançon fut dbublé et l'abbé n'ayant pu produire qu'une faible partie dé la somme exigée, fut emmené captif sur son propre char.
— Dahs î'après-diner du même jour fut proclamé que tous les chevaux qui se trouvaient dans la ville devaient être amenés à Tâbbaye, attelés en chariots, pour transporter les bagages de l'armée. Lorsque la plupart furent présents, Nassau les confisqua et chassa impitoyablement les campagnards volés. — Le 17 oc- tobre qui était un dimanche, à la plus grande consternation de la bourgeoisie catholique, toutes les églises de la ville furent fermées. Dans l'après-midi, tout ce qu'il y avait au monastère,
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Je pain, de beurre, de fromage, de viande salée et filmée, de
tin, de bière, d'orge et d'avoine fut chargé sur* ies chariots
Itolés aux campagnards et conduit au catnp de ïaciturne. Loui*
[de Nassau garda pour lui-même ou partagea aveô ses lieute^
Inants tout ce qu'il trouva d'or, d'argent, de linge et de tâjriS.
j- Le 18, il fit publier que quiconque voulait acheter du' âeiglô
[on do froment, pouvait en acquérir à l'abbaye, le seigle à huit
[deniers, le froment à dix deniers la mesure de St-îrond. Au bout
jde quelques heures il n'en resta plus rien. — Au marché de la
[tille il y avait six pièces d'artillerie; Louis les enleva et les fit
jtrainer au camp de son frère. — Il fit conduire ensuite au prétoire
lèe la justice et vendre à l'encan toutes les étoffes de laine et de
I coton qui se trouvaient dans la ville; les chefs de son armée en
«hetèrent à leur gré et le magistrat de la ville dut payer. —
fcfin, il ordonna de porter à la maison commune tout ce que lete
I Étrangers réfugiés dans la ville y avaient amené; mais quand le
laagistrat, prenant pitié pour l'infortune de tous ces malheureux,
Ile supplia de renoncer à ce projet, il se laissa flSchir, moyen-
lâant trois mille cinq cents florins. Pour obtenir cette sotame lé
I magistrat revendit à vil prix, aux propriétaires eux-mêmes, les
objets réfugiés : le muid de seigle à huit sous de Brabant, le
I fcàld de froment à douze, le muid d'orge à six, l'avoine et 1*
feue à cinq, la semence de navets, les fèves et les pois à huit;
to cheval se payait quarante-cinq éous, une vache ou un bœuf
ffeze, un mouton ou un porc trois, un paquet de bagage, grand
| to petit, cinq, une malle vide quatre, et ainsi de suite.
Au milieu de tout ce désordre, après trois jours de déprédations jde tout genre, on apprit tout-à-coup que le duc d'Albe avait levé j «on camp de Jamines et qu'il était en marche vers Saint^Trond. C'était l'heure de la délivrance. L'armée des gueux plia immé- diatement bagages. -»- Le malheureux abbé de St-Trond, n'ayant i pn payer que deux mille florins sur la somme exigée par Nassau, amené prisonnier et traîné par la France et l'Allemagne jus- j qu'au jour ou Guillaume d'Orange licencia ses troupes à Stras- bourg. Il ne revint à St-Trond que le 10 juin 1569, après avoir passé plus de six mois dans une prison de Cologne et avoir payé à la femme du prince une rançon de 15000 thalers.
Pour terminer cette note, nous transcrivons ici la relation qu'un moine de St-Trond nous a laissée des faits qui nous occupent dans le Synopsis hist. monast. et oppidi SU Trudonis : « 1568. Wilhelmus Nassovius mense februario edibus nostris Lovanien- in quibus aliquamdiu fuerat commoratus, excedit, et pro beneflcio literis gratias humaniter refert abbati. Non diu Posti Wilhelmi frater, Ludovicus princeps Auriacus, qui ducis Albani metu in Germaniam profugerat, collectis ingentibus copys
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in Belgium movet transitoque Mosa, cum victualium inopia fa- meliqis miles difflueret, Trudonensium quidam publiée quietis inimici ad castra Auriaci principis profecti suaserunt Trudono- polim duceret ; omnia ibi abunde suffectura, patentibusque portis venientes se excepturos, modo cives vastitatem ecclesiasticorum ruina subterfugerent. Arrisit Ludovico consilium et adiuncto sibi comité Guillelmo Marckano, una cum milite exceptus est oppido, statimque ad predam converso animo monasterium hostiliter di- ripuere. Vix referri audirive sine stupore queat, quanta ex opu- lentissimo omnique supellectile instructissimo monastery spolia sacrilège collecta; quidquid reliquys sacris auri, argenti, gem- marumve adhesit violenter detractum, et hinc hodierna earum apud nos sine nominibus .confiisio ; très dies sacrilège hinc de- predationi dati fuerant cum, Albano duce Auriaco imminente, Christophorus bis mille florenos pendere jussus captivus addu- ceretur Argentoratum, magnis prius itineribus et, iniquo anni tempore, magna Gallie et Germanie parte peragrata. — 1569. Post varias captivitatis sex mensium spatio toleratas erumnas, occulte Argentorato Coloniam captivus deducitur, ibique in ly- thrum florenorum quindecim millibus persolutis, liber Trudono- polim, 10 juny, revertitur et magna religiosorum proborumque omnium gratulatione excipitur. — Animadvertit Coloniensis ma- gistratus in eos maxime qui occulte huius detentionis et persoluti lythri conscii erant et in carceres conjiciendos mandat. Ad res- taurandas res monasterij tam inopinato et funesto casu collapsas se convertit Christophorus ac primum non modica pecunia vi chartas et vetusta monastery monumenta e manibus Auriaci re- dimit. » — (V. Chapeauville, t. III, p. 440 ; Pontus Heuterus, p. 446 ; Foullon, t. III, p. 286, etc.)
1668, 7 décembre. — Les bourgmestres, jurés, conseil et toute la ville représentée par les treize métiers, - du consentement des deux seigneurs, - pour satisfaire aux charges exorbitantes qui pèsent sur la ville et spécialement pour le payement de deux compagnies de troupes qui, après la prise de St-Trond, y ont été logées par ordre de Tévêque de Liège, - empruntent à François Steynen, boucher à St-Trond, un capital de deux cents florins de Rhift, pour lequel ils lui souscrivent une rente annuelle amor- tissable de quatorze florins.
Collection de chartes, n° CXXIX. — Original sur parchemin, muni de quinze sceaux, dont le premier en cire rouge, les autres en cire verte. — Description des sceaux : 1° écu coupé, au lw parti, chargé en dextre d'un cœur, le sénestre paie et contre- palé de quatre pièces ; au 2e chargé de deux marteaux, suspen- du à un heaume avec ses lambrequins; 2°, 3°, etc., sceaux des treize métiers.
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1669, il janvier. — Les mêmes, pour les mêmes motifs, em- jrnntent à Henri Damen une somme de 180 florins de Rhin, pour laquelle ils souscrivent une rente viagère de douze florins payable au dit Henri, sa vie durante, et après sa mort à sa ftièce Judith Damen.
Collection de chartes, n° CXXX. — Original sur parchemin, muni du sceau de la ville' et de ceux des treize métiers, tous en cire brune.
1569, 18 janvier. — Les mêmes, pour les mêmes motifs, em- pruntent à Arnold Puttarts un capital de 450 florins, pour lequel ils lai souscrivent une rente rédimible de 30 florins, payable par wâtié le 18 janvier et par moitié le 18 juillet de chaque année. V. Documenîboeck B, p. 59.
Note. — L'une des deux compagnies de troupes dont il s'agit mit pour commandant le seigneur d'Emael (v. Maendachboeck i, 1 30) et se trouvait déjà à St-Trond avant l'arrivée du prince JOrange. L'autre y fut envoyée le 24 octobre, après le départ du frince. Elle était composée de deux cents piétons et commandée par un échevin de Liège nommé Ameil. Ce fut celui-ci qui, le 28 octobre, défendit aux habitants de Léau de vendre du blé à Wllaume de Nassau (v. Pontus Heuterus, p. 446).
869, lundi, 28 mars. — Les seigneurs et la ville font une «tanance sur la fabrication et le commerce des bières. 1° Jus- fA révocation de la présente keure, les brasseurs pourront faire formais des bières doubles du prix de deux blanchen, monnaie «curante, le pot ou la cannette. — La matière première à em- ployer pour les brassins de ces bières devra être proportionnelle à celle qu'ils employent pour la fabrication de celle d'un blanck le pot. — L'accise payable de cette bière double entre les mains te receveurs de la ville ou de leurs commis, sera de seize florins, monnaie courante, par brassin. — La jauge du brassin sera la flréme que pour les bières d'un blanck le pot. — Les bières dou- te exportées hors ville ne seront plus exemptes du droit d'ac- tes; les bières à un blanck en resteront exemptes, conformément àFancien usage. — 2° Aucun débitant de bière ne pourra avoir chez lui, ni à sa portée, des bières de différents prix ; les contra- ventions à ce point seront punies la première d'une amende de dix florins, la deuxième d'une amende double, et à la troisième, le dé- linquant perdra la jouissance des privilèges et libertés de la ville. Les amendes seront pour un tiers aux seigneurs, pour un tiers à la ville, pour un tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque. — 3° Le débitant qui ne vend que to la bière d'un blanck, pourra, pour contenter les consomma-
— mo- teurs qui demanderont de la bière double, en chercher par cruche où il lui plaira, soit chez son brasseur* soit dans un autre débit.
— 4° Les brasseurs devront toujours tenir au marché un ou deufc débits de bière d'un blanùk, pour en servir les petits bourgeois, les campagnards et les voyageurs. — 5° Le brasseur qui fera, de la bière double devra toujours tenir un débit de bière d'un blank dans la ville ou dans les hameaux, et s'il n'en tient pas, il devra en débiter lui-même; il est donc autorisé à avoir chez lui de la bière double et de la bière d'un blanck en môme temps, pour en servir le petit bourgeois et le campagnard ; mais il lui est défendu de falsifier ces deux sortes de bière en les mélangeant de petite bière ou d'une qualité de prix ordinaire, sous peine des amendes et privation de droit de cité mentionnées au deuxième point de la présente keure. Pour assurer l'observation de cette disposition, le brasseur et sa famille sera obligé de jurer, chaque fois qu'il en sera requis, qu'il n'a point transgressé le règlement,
— 6° Sous peine d'encourir l'amende fixée par l'ancienne keure, les brasseurs devront faire en sorte que la ville et les hameaux soient toujours pourvus des espèces de bière autres que la double, tfest-à-dire de bière d'un blanck, d'un demi-sou et de bière de ftioisson. — 7° Aucun brasseur, s'il a en magasin la qualité com- mandée, ne pourra refuser une bière quelconque aux bourgeois ou habitants de la ville et de la franchise qui lui en demanderont par aime ou par demi-aime. — 8° Les brasseurs qui laisseront brasser des bourgeois dans leur brasserie et les bourgeois qui feront à domicile de la bière pour leur consommation payeront par aime, au receveur de la ville, un droit d'accise de dix sous, — 9° Deux, trois ou plusieurs bourgeois ou habitants de la ville ou de la franchise pourront faire chez un brasseur, £our leur compte commun, un brassin complet de bière bourgeoise, à condition de payer le salaire du brasseur et l'accise fixée antérieurement par lés seigneurs et la ville. — 10° Il est permis à tous les bourgeois' et habitants de la ville et de la franchise d'y importer toutes sortes de bières étrangères brassées hors de la franchise, à condition de se conformer aux règlements existant à ce sujet.
— Enfin 11° tout bourgeois et habitant de la franchise pourra encaver toute sorte de bière étrangère pour sa propre consom- mation, à condition d'en payer, entre les mains du receveur, une taxe de dix sous par aime.
Op maendach, den XXVIIIen marty, anno XVe LXIX, heeren ende stadt zyn eens ende verdragen, dat men, van nu vortaen tôt revocatie, sal mogen brâuwen dobbel bieren den pot oft kan van twee blancken current; in welcke bieren die zelve briôders gehouden sullen wesen, nae quantiteijt, even veel goets te verbrauwen ; van welcke bieren die brteders sullen gehouden wesen te betaelen, in handen van den rent-
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«tttars oft daertoe gecommitteert wesende, XVI gulden current, als
tmr, welcke dobbel bieren die zelve suilen verbonden wesen te brau-
fia op den pegel van den blancken bieren. In desen gereserveert dat
& dobbel bieren die vuijt deser stadt zullen moghen gevuert offt ver-
turt worden, voertaen nyet meer afgescreven en suilen worden, be-
haifiten die blancken bieren, die welcke voertaen afgescreven woerden,
noter aider usantien. — Item, dat voertaen gbeen tapperen sal moghen
teuaeû zijnen huijsse oft behelt hebben bieren van diverse pryssen, op
ti Terbueren, die eerste reijsse, die pêne van tbien golt gulden ; op die
twede reysse, twintich golt gulden ende op die derde reyse, gepriveert
le wesen van der zijnen stadt previlegen ende vryheit ; heeren ende
siait, scepenen jnetten inbringer elcken het derdedeel, ende hier van
al allen man mogen inbringer wesen. — Item, ofter eenigben waeren
il blancken bieren tapden, ende sijn gastep die alsulcken weertover-
Men begeerden van desen dobbelen bière te drincken, soe sal alsulck
Wt van desen dobbelen bière metter cruijcken buyten tnoegen haelen,
k piaetsen daer hem alsulcxs gelieven sali, te weten met sijn brieder,
«t ter piaetsen daermen alsulcke dobbel bier is tappende, om sijn gasten
fcff met te contenteeren. — Item, dat die brieders, altyt bennen de
lewt, altij t suilen halden eenen oft twee tappers van blancken bière,
»4ea gemeijne borgeren, buytenman ende passanten te gerieven. —
S», soe wat brier hem yervoerderen sal aldusdanige dobbel bieren te
taron, dat der selve sal gehalden wesen bennen deser stadt oft ben-
M fa hameijen eenen blancken bieretappe te halden. Ende in dien
fcWedere egheenen tapper van blancken bière en heett, soe sal der
dfc briedere gehalden wesen blancken bier te tappen, des soe sait
ftiken brieder gheoerloeft wesen dat hij sal moeghen dobbel bier
•fcWancken bier bennen sijnen huijsse oft behett hebben, om allen
0ttpen borgeren metten buytenman des versoeckende te gerieven;
fc soe woerdet den voerscreven briederen van heeren ende stadt ver-
tae4ea,dat se hunne bieren nyet en suilen moeghen vélschen met eeoighe
Afae oft enckele bieren, in gelycke pêne als op die tappers gheordineert.
We ten versqecke vah heeren ende stadt soe sal der brieder met allen
qjnen hoysgesinne altyt hem, op verdrach epde ordinantie, met eede
aoeten expurgeeren, ende hiervan sal alleman moeghen inbringher z\)n.
-Item, dat die brieders hun suilen version dat bennen deser stadt ende
torter vryheit egheen faute noch gebreck wesen en sal van andere
toren, als blankenbieren, halff stuijver bieren ende oexst bieren, ende
fct op die pêne van den alden kuer. — Item, dat voertaen egheeri brie*
tors egheenen ix>rgeren, noch inwœnderen van deser stadt ende haerer
frijheit, eenigherhande bieren versueckende om te tonnen, oft van amen,
talff amen afgetrokken te hebbene, indien dattet der brier heeft, alsulcke
P»»«en des versoeckende moghen weygeren. — Item, dat allen die
tfteene&evan nu voertaen eenigher borgher bieren suilen laeten brau-
*«offteenighe andere sorteringbe van buyten bieren ende oeck die
^eene die selver thuys brauwen suilen va» elcker aemen betaelen
k baoden des rentmeesters voerscreven oft den ghedeputeerden thien
toijws çurrent. — Item, oflet gdbuerden dat eenighe borgheren oft
tiraoçBdeFçn deser stadt ende b$erer vrijheit een, twee, drye oft meer
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begeerden tsamen een geheel borgher bier te braùwen bij entigen brie- der, sulcx sullen die borgheren moegen doen onder den behoorlijcken loon ende salaris des briers ende der accijse, naeder aider usantien, bij heeren ende stadt daerop gheordonneert. — Item, soe wort noch allen borgheren ende inghesetenen deser stadt ende haerder vryheit gecon- senteert ende toegelaeten allen vreompden ende buijten bieren te moe- ghen inbrenghen, op die aide polisije ende ordonantie. — Item, soe woert allen borgeren ende inghesetenen deser stadt ende haerer vrijheijt ghe- consenteert dat se voertaen allen buijten bieren, voer hun zelffs drencken, sullen moegen inleggen, mits te betalen ter accijsen in handeti des rent- meesters oft den gecommitteerden in desen, van elcker aemen, thien stuijver brabants eens. (V. Maendachboech A, f> 30 v°.)
1569, 23 avril. — Les bourgmestres, jurés, conseil et treize métiers, pour subvenir aux besoins et aux charges de la ville, moyennant un capital de cent thalers ou de cent cinquante flo- rins de Rhin, cèdent à Georges Pickaerts, bourgeois de St-Trond, une chambre et une cave dite chambre des vieux coulevriniers, sise au marché -aux -chevaux, dans la maison dite de grooten engel; la ville aura le droit de rembourser cette somme, quand il lui plaira, et de rentrer dans la jouissance du local en question. Collection de chartes, n° CXXXI. — Original sur parchemin,
muni du sceau de la ville de St-Trond et de ceux des treize
métiers.
1569, lundi, 9 mai. — Les seigneurs et la ville font publier que toutes les bières doubles brassées dans la ville pour la re- vente devront, comme les bières bourgeoises, être tirées à vingt ou vingt-deux aimes. — L'accise payable par les brasseurs, pour la fabrication de ces bières, entre les mains des receveurs de la ville, sera de dix sous par aime. A chaque brassin de ces bières doubles, le brasseur et sa famille seront tenus de prêter serment sur tous les points que les seigneurs et la ville leurs proposeront.
Op maendach, den IX van meije, heeren ende stadt zyn eens ende verdragen, dat allen dobbel bieren die nu voertaen ten coep bennen deser stadt zulien gebrauwen werden, sullen gebrauwen werden op die gelengden van den borger bieren lanck wesende XX of XXII amen; des zulien die briers gehouden wesen te betaelen in handen van den rentmeester, van elcker aemen X stuvers brabants. Des sullen die brie- ders met allen hunnen huysgesinne, van bieren te bieren, telcke reijse als sy zulien dese dobbele bieren brauwen, ten versuecke van heeren ende stadt hun expurgeren, op allen alsulcken puncten ende articulen als hon van denselven sal voergehalden werden. V. Maendachboech A, P> 32 v°.
1569, lundi, 23 mai. — Les bourgmestres et la ville, - voyant que la présence des étrangers qui sont venus s'établir dans la
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rille et dans la franchise, sans acheter les droits de la bour- . poisie, a constitué un grand danger pendant les troubles re- faits, - ordonnent a) que tous les étrangers qui n'ont pas été idmis à la bourgeoisie se présenteront devant les écoutôtes, les échevins, les bourgmestres et le conseil, dans la quinzaine qui sai?ra la publication de cette keure, pour y faire connaître, en personne et sous serment, les motifs pour lesquels ils ont quitté leor résidence antérieure ; pour y déclarer que leur arrivée à St-Trond n'a pas été motivée par des forfaits commis ailleurs et pour y faire profession de la foi catholique et romaine ; - et b) que ces mêmes étrangers, s'ils veulent continuer à rtoder à St-Trond, devront acquérir les droits de bourgeoisie tas l'un des treize métiers. Ceux qui n'obtempéreront pas à ces rires, seront à jamais bannis de la ville et de la franchise. -Us défendent à tous bourgeois et bourgeoises de louer ou de wdre des maisons ou des chambres aux étrangers en question, fi ceux-ci ne prouvent préalablement qu'ils ont satisfait aux «alitions prescrites plus haut ; et ceux qui auraient déjà fait jarëlles locations devront, en déans de la quinzaine qui suivra k publication des présentes, faire connaître aux bourgmestres et aux écoutôtes les noms et prénoms de leurs locataires.
Ûp maendach, den XXlIIen meije, anno XV0 LXIX, alsoe sich vêle *ta ende vlecken, bij experientie onlancxs gebleken, in groote be- Ufeijt, turbatien ende periculen gevonden hebben overmits die me- *fe van vreempdelinghen en bug teiinghen aldaer metter woeninghen fttereert ende toegelaeten, sonder dat sij totten eedt der borgerschap «ftûglien ende toegelaeten sijn geweest; ende omdan aldusdanige pe- ôHen te scbauwen ende te ontgaen, soe sijn heeren ende stadt eens •*• hebben verdragen tôt conservatie, behoedenisse ende gerustheijt ter stadt ende der gemeijnten dat allen vreempdelinghen ende buij- tfnghen die totter borgerscap noch nijet ont&nghen en sijn, bennen ter stadt en haerder vryheyt woenende, sullen bennen verthien dae- $a* naeder publicatien van desen, gehalden sijn haer persoenlijck te Ffcemeren voer scholteten, scepenen, burgemeesteren ende raet deser "Wt, ende hun verclaeren, onder eedt, die oersaeken waer duer dat sjj ton ?an hunder ierster woensteden vertrocken hebben in dièse stadt •4e haerder vrijheyt metter woeninghen; dat zulcxs nijet en is ter ftosen van eenighe vileijnighe quade feijten ende stuecken ; ende dat sij *ck vast beleyden ons ait catholycxe, roemische geloeve ende religie. T* anderen, soe sullen oeck allen buijtelinghen ende vreempdelinghen, ■etter habitatien ende woeninghen, hun bennen deser stadt ende haer- ** vryheit onderhalden, gehalden wesen die porterschappe te coepen wt eenen ambacht, ende hun voerts reguleren nae vuijtwijsen der pre- ifegien bij beijde onse heeren ons verleent, op die pêne, die in eenighe *ui desen gebreckelijck hervonden sal werden, eeuwelyck gebannen te ^ yujjt deser stadt ende allen haerder vrjjheijt, sonder daer van eenen Raisâe te verwachten. — Item, dat van nu voertaen egheen borgher,
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man iiocfa vrouwe, offt ingeseten deser stadt ende haerer vrijheijt, aldus- danige bauteUngen oft vreempdeljnghen hunne huijsseren oft canieren bennen deser stadt ende haerer vrijheijt gelegen sijnde, om daer binnen tp woenen, en sullen moegen verhueren, noch vercoepen, ten sy voer $11 dat aidusdanighe buijten ende vreempden persoenen sullen schijn gedaen hebben, dat sy desen yoergaende kuer voer scbolteten, burge- meesteren, scepenen ende raet voldaen hebben; op te verbueren, soe meniohwerfven alsmen dit sal weten te geschieden, bij aidusdanighe vercoepere oft verhuerdere, die pêne van sess golt gulden, ende dat alsoe deck als herkant sal woerden, heeren ende stadt, scepenen mitten in- bringer elcken het derdedeel, ende hiervan sal alleman iûbrenger sijn. (En marge on lit) : ende die gheene die eenighe cameren oft huijsseren alreede verhuert heb.ben, dat zij die huerlinghen binnen XIIII daighen bu naeme ende toenaeme aen scholteten ende borghemeesteren zullen overgeven, op pêne als yoer.
V. Maendackboeck A, P> 33 v°.
1569, 2 octobre. — Gaspar Knubben succède à Lambert de Herckenrode coijime échevin de l'abbé et prête serment. V. Boech der Eede, p. 24.
1569, lundi, 10 octobre. — Les seigneurs et la ville ordonnent à tous les bourgeois et habitants de la ville de recevoir le thaler Philippe à raison de trente-six sous de Brabant. Quiconque refuse de le prendre à ce taux encourra une amende d'un thaler; le tiers de cette amende sera aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque.
V. Maendachboeck A, f6 35 v°.
1570, 3 janvier. — Les bourgmestres, jurés et conseil char- gent Etienne Ouldemont de la conservation, de l'entretien et du nettoyage de la petite artillerie, c'est-à-dire des arquebuses de petit et de grand calibre. Il devra faire en sorte que, quand la ville en aura besoin, l'état de ces armes ne laisse rien à désirer. — Son salaire annuel de ce chef sera de douze florins de Rhin, cours de Brabant, et quand la ville distribuera à ses agents leur uniforme, Guldemont en recevra un également.
Burghemeesteren, gheswoeren ende raedt deser stadt Sintruijden, op desen tweeden januarij a0 1570, zijqi overcomei* met meester Steven Ouldemont, spoermaker, zoe dat die selve sal wesen meester ende be- waerder over der stadt cleijnen gheschutte, als baecken ende dobbele baecken. eade die selffve wel ioffelijcken ende alsoe dat behoert ende betaempt oieffenen, suijveren, ruymen ende cuyschen ende in sulckeji goteden state onderhouden sal; zoe dat die selve aityt ter stadt noot ende dienste wel verdich zyn, ende in tijden van goode, oft soie quj^ne (dat God verhoeden wille), die selve baecken endç dobbele baecken met
^hv
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tarder altiilerge vuegen ende te werck stellen ende dirigeren in handon m denghenen dijen die selve best dienen su lien, ende in desen doien il dat een trouwe ende goiet geschutbewàerder off attillerijemeester Wioert ende schuldich is van doiene, sunderlingen desen stocken voer- sereven aentreffende. Ende in recompense van desen zullen die voerseyde targhemeesteren, gheswoeren ende raedt den selve meester Steven voer- scrcven, vuijt der stadt ontfangen jaerlijcx doien gheven ende betalen bij fer stadt rentmeesteren tweUF rinsgulden brabants ; beghinnende desen tast terstont na datum van deser. Ende zoe wanneer die stadt haer fieoaers eleeden sal, soe sal die selve magister Steven oijck mede zijn deedingbe hebben als andere dienaeren. Ende dit al tôt onser révoca- tion, alsoe wij aen allen onsen dienaeren plegen ende ghewoenlijck zijn tedœne. (V. Documentboech A, p. 72.)
1570, lundi, 20 février. — Les seigneurs et la ville font pu- ïer que désormais les boulangers ne pourront plus mélanger h froment et du seigle, niais qu'ils devront envoyer chaque grain séparément au moulin. Toute contravention à cette keure sera punie de confiscation de la marchandise et d'une amende fan florin Carolus, le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le Sers aux échevins et au dénonciateur.
Opmaendach, XX februarij, anno XVe LXXl«^, heeren ende stadt ifû eens ende verdragen, dat egeen bekkers van nu voertaen egheen Wre ende coren onder een mangelen en zullen, dan sullen terffve en- fcttren, eick besundere ter muelen doen, op verbuertenisse van den lAen guede, ende eenen Carolus gulden, soe dickmaels alsulcxs sal âHooden werden, heeren ende stadt, scepenen mitten inbringer elcken àrtedeel. (V. Maendachboech A, $> 35 v°.)
i570, lundi, 6 mars. — Lies mêmes renouvellent la keure publiée le 14 juin 1563, sur la circulation sans lumière et la fer- meture des débits de boissons après dix heures du soir (v. p. 26). V. Maendachboech A, fl> 12.
1570, 9 avril. — Élections communales. Sont élus bourgmes- tres, Herman Putmans et Adam van Vorssen ; conseillers, Jean frerimpte, Gaspar Knubben, Guillaume van Hinnisdael, Jérôme *mi Jtieck, Guillaume Timmermants, Jean Strauven, Jean Colent Gilles van der Maesen, Henri Morren, Jean Stynen, Sébastien Menten et Thomas van den Putte ; conservateurs ou gardes-clefs te archives, comslueteldragcrs, Henri Morren, Sébastien Menten «t Thomas van den Putte.
V. Judiâael Maendachboech At p. 2.
1570, lundi, 5 juin. — Les seigneurs et la ville ordonnent IJfci conformément à l'ancien usage, tous les bouchers de la ^ et de la franchise demeurant au dehors, se rendront en tome m. 5
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ville, le vendredi avant la S. Jean-Baptiste, à l'endroit ordinaire de la halle aux viandes, pour y assister, avec ceux qui habitent la ville et la franchise, au tirage au sort des places qu'ils, occu- peront à la halle susdite. Ceux qui feront défaut à cette réunion ou qui ne payeront pas le prix de location de leur étal, seront privés de toute place pendant le courant de l'année.
Op maendach, den Vden juny, heeren ende stadt zyn eens ende heb- ben verdraghen, dat allen vleeschouweren van deser stadt ende vrijheit buyten der sel ver ende haerder vrijheit woenende, sullen hun goets tijts, op vrijdach voer Sint Jan laten venden bennen der stadt van Sintruyden int vleeschuijs, op den aider gewoenelijcker piaetse, om met hunne an- dere mede ambachtsgesellen sien te hercavelen van de vleescbbancken ende plaetsen naeder aider usantien; op die pêne die welcke hun nijet en presenteren ende hun banck hueringhe nijet en betalen ende hier bennen ghebreckelyck hervonden sullen worden voer dit jaer ende voerts altijt soe meijninghe reijse zulcxs gebueren sal, gepriveert te werden van sijnder plaets ende bancken.
V. Maendachboeck A, f> 36.
1570, 16 juin. — Les mêmes renouvellent la keure publiée le 18 mars 1532, sur l'achat de bétail (v. t. II, p. 399). V. Y Residwum, P 124 v°, n° 1.
1670, Juin. — Les bourgmestres et le conseil nomment ex- perts-jurés du pain Gaspar Knubben, Bonaventure van den Putte, Etienne van den Loye et Henri Coemants; experts de la brasserie, Léon Buntinx et Joachim van Heer, et experts du poisson, Jean van den Spiegel et Jean van den Laeck.
Y. Judiciael Maendachboeck A, p. 13.
1570, lundi, 31 juillet. — Les seigneurs et la ville renouvellent la keure du 25 août 1567, sur la maladie contagieuse (v. p. 50). V. Maendachboeck A, f> 26 v°.
1570, lundi, 21 août. — Les mômes nomment maîtres de foire, foermeesters, Jean Zuerinckx, Léon Buntinx, Sébastien Menten, Joachim van Heer et Jérôme van Jueck.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 28.
1570, 8 octobre. — Sébastien Menten succède à' Henri Menten comme échevin de l'abbé et prête serment. V. Boeck der Eede, p. 24.
1570, 30 octobre. — Les bourgmestres et le conseil décrètent que pour tous les procès qui leur seront soumis, les deux parties,
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tat la partie demanderesse que la partie défenderesse, dépose- ront cinq sous pour frais de greffe ; après les débats, la partie qui gagne le procès reprendra l'argent qu'elle a déposé. V. Judiciael Maendachboeck A, p. 52.
1570, lundi, 27 novembre. — Les bourgmestres et le conseil désignent Jean van Jueck comme député de la ville au Tribunal des XXII, pour l'année 1571.
V. Judiciael Maendachboek A, p. 58.
1570, lundi, 4 décembre. — Les seigneurs et la ville fixent à S sous de Brabant le cours de tous les nouveaux thalers mon- «yés et battus d'après l'ordonnance de l'Empire. — Les anciens talers battus en Allemagne vaudront 31 sous de Brabant; — «x de Thorn, de Horn, de Nimègue, de Reckheim, de Vianden, il comte van den Berghe, de Battembourg, de Gronsfelt, de Campen, de Deventer et de Zwolle auront cours à 30 sous ; — ewx sur lesquels se trouve monnayée la valeur de 34 sous et de 36 sous conserveront leur ancien taux ; — le thaler Philippe randra 36 sous. — Quiconque ne se conformera pas à cette or- donnance encourra, à chaque contravention, une peine de voyage àSMosse-sur-Mer, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, fetters aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une per- wm quelconque.
V. Maendachboeck A, f> 34 v°.
1570, lundi, 18 décembre. — Les bourgmestres et le conseil «donnent de donner aux Récollets leur bière des Quatre-Temps, conformément à l'ancien usage.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 63.
1571, lundi, 15 janvier. — Les mêmes décident que doréna- vant les échevins n'auront plus que six florins de Brabant pour taire dépenses et vin du jour des élections.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 70.
1571, 20 février. — Les doyens des treize métiers, sauf celui te tailleurs qui n'a pas été présent aux délibérations, décident Remprunter 500 florins pour le payement des contributions de empire. Les bourgmestres et le conseil chargent le receveur wmmunal de s'occuper de cette affaire.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 86.
Mme date. — Les bourgmestres, jurés, conseil et treize mé- fera de St-Trond, pour le motif énoncé dans l'acte précédent,
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om rnercklicken nootzaecken ende den grooten exorbitanten lasten ivitle daer die stadt mede belast is, ende sonderlinghen tôt betalin- ghe van den rijckscher contributien die welcke ons onverhoets ende subitelijck overcomen te betalen, empruntent à Catherine Bauwens, veuve de Jean Bloinmen, un capital de 500 florins de Brabant, pour lequel ils lui souscrivent une rente rédimible de trente florins, payable le 20 février de chaque année.
Collection de chartes, n° CXXXII. — Original sur parchemin,
muni des sceaux de la ville et des treize métiers, tous en cire
verte.
1571, 12 mars. — Henri Damen consent à ce que la ville, au lieu de 12 florins, ne lui paye plus que 10 florins 16 sous de rente viagère du capital de 180 florins qu'il lui a prêté par acte du 11 janvier 1569, mais le capital d'amortissement reste fixé à 180 florins (v. p. 59).
V. collection de chartes, au dos du n° CXXX.
1571, 29 avril. — Élections communales. Sont élus bourgmes- tres, Jean van der Pauwen et Bernard van der Borcht; conseil- lers, Herman Putmans, Adam van Vorssen, Guillaume Sgroets, Guillaume van Oeyenbrugghen, Renier Veulemans, Joachim van Heer, Jean Tackoens, Pierre Mynschen, Jaques Lintermans, Paul Nyekellaerts, Jean Peeters et Pierre Vleminx, parmi lesquels les deux premiers sont désignés comme strijtmeesters, Joachim van Heer, Renier Veulemans et Jean Tackoens garde-clefs des archives. — Furent élus doyens des métiers, maître Arnold Clingermans des maréchaux, Gangulphe Blommen des pelletiers, Jean Hollants des boulangers, Henri Morren des brasseurs, Jean Stynen des bouchers, Jean Lycops des drapiers, Jaques van Sint Jans des merciers, Henri Corthuysen des guédeurs et teinturiers, Jean Martens des tanneurs, Guillaume van Aelst des cordonniers, Guillaume Pulinx des ma- çons, André van der Heyen des charpentiers et Jean Ghysen3 des
tailleurs.
V. Judiclael Maendachboech A, p. 112.
1571, lundi, 7 mai. — Les bourgmestres et le conseil or- donnent de distribuer à chaque arquebusier une livre et demi de poudre, c'est-à-dire la même quantité que l'année précédente. V. Judiciael Maendachboech A, p. 117.
1571, juin. — Les mêmes nomment experts de la brasserie Jean van den Spiegel et Jaques Latermans(?) ; experts du poisson, l'échevin Léon Buntinx et Guillaume, fils de George Tayen; ex- perts du pain, Joachim van Heer, Jean Peeters et Jean Strauven. V. Judiciaet Maendachboech A, p. 131.
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1571, lundi, 23 juin. — Les seigneurs et la ville renouvellent [la keure portée au sujet du ruisseau, le 29 octobre 1453 (v. t. If Pp. 402). Les écouté tes, bourgmestres, échevins, jurés et conseil F nomment Barthélémy Baltis, François van Vuecht, Henri Morren, [jaques Loutermans, Gisbert van den Borcht, Thomas Blommen [et Jean Momboers pour veiller à la stricte observation de la dite 1 keure,
V. Maendachboeck A, f> 37 v°.
1571, lundi, 30 juillet. — Les mêmes défendent à toute per- [jwroe de la ville et de la franchise d'amener, de faire amener, laisser déposer en sa demeure ou de recevoir des marchan- des ou objets quelconques, provenant de localités où sévit la |peete. En cas de contravention à cette keure, la marchandise confisquée et le délinquant encourra, en outre, une peine voyage en Chypre, le tiers au profit des seigneurs, le tiers à i Tille, le tiers aux échevins et au dénonciateur. — Ils défendent ri, tant aux hôteliers qu'aux bourgeois de la ville et de la nchise, de loger des personnes venant de localités atteintes la contagion ; une peine de voyage en Chypre, dont le tiers seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au [dénonciateur, sera applicable en cas de contravention. — Ils Itkmnent à tous les habitants de la ville de faire évacuer tout Éer, bois ou immondices quelconques qui se trouveraient de- Iwrt leur propriété et de curer les rigoles; la peine applicable |tt cas de contravention sera d'un voyage à St-Jaques en Galice, \ tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins tau dénonciateur; de plus, le bois, fumier, etc., seront confis- au profit des mômes, à moins qu'ils ne se trouvent devant porte de personnes occupées à bâtir. — Ils comminent la ême peine de voyage à St-Jaques en Galice, contre tout chirur- ou barbier qui déversera du sang ailleurs qu'au Vissegat. I— Enfin, pour assurer la propreté des eaux du ruisseau, ils pnouvellent l'ordonnance du 29 octobre 1453 (v. t. I, p. 402) et «minent contre les délinquants une peine de voyage à Saint- Jaques en Galice; ils défendent d'y jeter des ordures de latrines, |Hes animaux morts, des intestins de moutons, des peaux de bôtes- Ikornes ou d'autres immondices, et font republier le dernier Ipoint de la keure du 31 octobre 1519 (v. t. II, p. 332). — Seront |*iénonciateur8 des contraventions à ces divers points, les forestiers des deux seigneurs, les agents de la ville, les experts commis ou |à commettre à cette fin et toute autre personne quelconque.
N. B. — Les textes sont conformes à ceux des ordonnances Intérieures sur le môme sujet.
V. Maendachboeck A, P 37 v<\
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1571, lundi, 20 août. — Les mêmes nomment maîtres de foire Jean Zuerinckx, Jean Peeters, Gaspar Knubben, Henri Sgroets et Jérôme van Jueck.
V. Judtciael Maendachboech A, p. 170.
Même date. — Les mêmes renouvellent, pour rester en vigueur jusqu'à la fête de S. Pierre-ès-Liens (1 août 1572), les deux pre- miers points de la keure publiée le 4 juin 1565 contre l'accapa- rement de grains (v. p. 37).
V. Maendachboech A, P> 20 v°.
1571, lundi, 10 octobre. — Les mêmes, ayant appris que Henri Hoefnagels, son épouse et Martin Herotten se sont rendus dans des localités atteintes de la contagion, leur ordonnent de quitter la ville avant le coucher du soleil et de ne point y rentrer pen- dant un terme de six semaines. Cette ordonnance s'applique en général à toute autre personne qui est allée ou qui se rendra dans des endroits où la mortalité contagieuse s'est déclarée. — Quiconque prendra pareille personne en logement, encourra, outre la peine que l'autorité voudra lui infliger, une amende de dix florins Carolus, le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur. V. Maendachboech A, f> 38 v°.
1671, lundi, 23 octobre. — Les mêmes font publier que dé- sormais tous les débitants de vin pourront encaver du vin de Rhin de deux prix différents, et qu'ils pourront le vendre con- formément à l'ordonnance et aux prix fixés par les seigneurs et la ville. Toutefois il est strictement défendu de mélanger l'une qualité avec l'autre. — Les débitants de ces vins, ainsi que tout le personnel de leur maison, seront obligés, si on les y requière, de jurer tous les points que l'autorité voudra leur faire décla- rer, - sous peine de dix florins d'or. Cette amende sera pour un tiers aux seigneurs, pour un tiers à la ville, pour un tiers aux échevins et au dénonciateur qui pourra être une personne quelconque,
Op maendach, den XXIII octobris, anno XVe LXXI, heeren ende stadt zyn eens ende verdragen, dat allen wyn taverniers van nu vort aen sullen moeghen tweederhande prysse van renschen wynen bennen htmnen kelderen leggen ende den selven vuyt tappen ende leveren nae- der ordinantien ende het gesedt van heeren ende stadt, naeder aiden hercomen ; met deser condition dat nijemanden en sal gheorlofft noch loegelaeten woerden eeniche wynen deen onder dandere te mengelen ofte velschen. Sullen oeck ten versueck van heeren ende stadt altyt allen wijntaverniers, met allen hunnen huijsgesinne, hun moeten met eede expurgeren, op allen puncten die den selven desen aentreffende
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rao den voerseijden heeren ende stadt gehalden sullen werden ; ende dat op ysne thien golt gulden ; (ende hiervan sal allen man inbringer njn) heeren ende stadt, scepenen mitten inbringer, elcken het derdedeel. V. Maendachboech A,P>42 v°.
1571, lundi, 3 décembre. — Les mêmes interdisent de vendre désormais au marché des boyaux ou du sang; la vente de ces articles ne pourra plus se faire qu'à domicile. En outre, depuis la S. Jaques jusqu'à la Noël, on ne pourra plus frotter de sang les agneaux qui tettent encore leur mère. Toute contravention à cette keure sera punie d'une amende de^ deux florins monnaie courante; le tiers de cette amende sera aux seigneurs, le tiers à la Tille, le tiers aux experts du poisson, qui seront dénonciateurs te délits.
Op maendach, den III decembris, heeren ende stadt zijn eens ende Wben verdraegen, dat nyemant van nu voertaen op den merckt eeni- gbe rouwe dermen oft bloet vercoepen en sal, dan alleenlijck dient be- trefft bennen hunnen huijse, moegen alsulckx doen. Ende desgelyxs dat Dûen voertaen, van Sint Jacops dach tôt kersmisse toe, die soecklammers BQet en sal moeghen met bloet bestrycken, op te verbueren, soe decke ode meenichwerve alsulcxs geschiede, twee gulden current, heeren, itadt ende den inbringere elcken het derdedeel ; ende hier van sullen le geswoeren van den vischmerckt inbringers sgn. V. Maendachboech A, f° 40.
1571, 27 décembre. — Les treize métiers procèdent à l'élec- fion des membres de la gilde des drapiers. Les maréchaux Mmment Jean van der Loye, les pelletiers Vranck van Lechy, te boulangers Balthazar van Anroye, les brasseurs Gisbert van for Borch, les bouchers Hubert Lèys, les drapiers Jean Baerts, te merciers Guillaume van Vucht, les guédeurs et teinturiers Thierry de Herckenrode, les tanneurs Gérard Preuveneers, les cordonniers Gérard van Bruxken, les maçons Nicolas Rovery, te charpentiers Daniel Catuyvelen et les tailleurs Lambert van
Léon Buntinx, le vieux, et Arnold Zuerinckx, le jeune, sont te receveurs communaux.
V. JvMciael Maendachboech A, p. 186.
1W2, 23 janvier. — Les écoutétes, bourgmestres, échevins «t conseil décident à l'unanimité que les bourgmestres actuelle- ment en charge et ceux de l'année précédente offriront à Chris- tophe de Blocquerie une somme de 3500 florins de Brabant, à ttre de dommages pour la captivité et les pertes qu'il a subies, • 1563, de la part de Guillaume, prince d'Orange. V. Judiciael Maendachboech A, p. 192.
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1572, lundi, 3 mars. — Les bourgmestres et le conseil font distribuer aux Récollets leur bière annuelle des Quatre-Temps. V. Judictael Maendachboeck A, p. 200.
1572* 29 mars. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les treize métiers, pour procurer la somme de 3500 florins dont il s'agit dans l'acte du 23 janvier précédent, - vuijt merckelijcken nootsaecken ende exorbitanien lasten wille, die wélcke die stadt voerscreven in deese nu lestleden trouble (des God erbermen vrille) gheleden heeft, ende merckelijcken vuijt goeden respecte van mil- der goetwillicheijt ende benevolentien ons ende onsen medeborghe- ren eertijden bij onsen ee)%werdighen heer, heeren Christophero van der Blockqueryen, bij Gods ghehingen prelaet ende abdt des moensters van Sinlruijden, onsen grontheer ende sijnen convenie bewesen, ende (alsoe wij des wel vertrouwende) in tijde van noode alnoch te bewijsene; ende specialijck en gratieusselijch met goeder affectieny nae onsen crancken vermoeghen ende cleynder macht le subleveren ende te helpen supporteren die groote, exorbitante, ver- derfflelijcke lasten bij den selven voerghenoempden onsen eerwer- dighen heere ende zijnen convenie, in ende nae der voerseijder troublen, bij invasie ende ghewalt van den prince van Oraengien met zijnen volcke, soe in zijnder eerwerdicheijt enormen rant- soene als anderssins gehadt ende gheleden, ende deur meer andere merckelijcke pregnante redenen, om meerder schaden te verhue- den, - empruntent à Mathieu Dass, prêtre à Meeuwen et receveur de l'abbé de St-Trond, un capital de 600 florins de Rhin, cours de Brabant, pour lequel ils lui souscrivent une rente rédimible de trente-six florins, payable par moitié le 1 octobre et par moitié le 1 avril de chaque année.
Collection de chartes, n° CXXXIII. — Original sur parchemin,
muni des sceaux de la ville et des treize métiers, tous en cire
verte.
Môme date. — Les mêmes, pour le même motif, empruntent à Adam van Vorssen un capital de 1000 florins, pour lequel ils souscrivent une rente rédimible de soixante florins payable aux mêmes termes que celle qui fut créée par l'acte précédent. V. Documentboech B, p. 73.
1572, 20 avril. — Élections communales. — Bourgmestres : Herman Putmans et Guillaume van Oeyenbrugghen ; — strijt- meesters : Jean van der Pauwen et Bernard van der Borcht ; — conseillers : Jean van den Puet, Sébastien Menten, George van der Maesen, Guillaume Timmermans, Henri Morren, Jean Strauven, Jean van den Laeck, Henri Anthoens, Thomas van den Puet et
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Eustache van der Borch ; — porte-clefe des archives ou cotnp- slueteldraegers : Bernard van der Borch, Jean van den Laeck et Sébastien Menten ; — doyens des métiers : Pierre Ryven pour les maréchaux, Corneil Dandris pour les pelletiers, Gérard Wanten pour les boulangers, Pierre Mynschen pour les brasseurs, Renier Veiilemans pour les bouchers, Guillaume Pansaerts pour les dra- piers, George van Myelen pour les merciers, George van Jueck pour les teinturiers, Arnold Blommen pour les tanneurs, André van Oyeteren pour les cordonniers, Guillaume Tayen, fils de George, pour les maçons, Jean Bancx pour les charpentiers et Jaques Schaetsen pour les tailleurs.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 208.
1572, lundi, 21 avril. — Les bourgmestres et le conseil ac- cordent un subside aux Frères Cellites pour les frais de réunion de leur Chapitre; il leur sera donné un veau, un mouton et une demi-aime de vin de Rhin.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 210.
1572, lundi, 16 juin. — Les seigneurs et la ville fixent le cours des mites nouvellement monnayées dans le pays, à un sou les vingt -quatre. Les émettre ou les recevoir à un taux plus élevé sera puni d'un voyage à St-Jaques en Galice, le tiers aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénon- ciateur qui pourra être une personne quelconque. V. Maendachboeck A, P 41 v°.
1572, 23 juin. — Les bourgmestres et le conseil nomment experts de la bière Léon Buntinx et Joachim van Heer, — ex- perts du poisson, Jean van den Spiegel et N. N., — experts du pain, Henri Morren, Sébastien Menten et Jean Knapen. V. Judiciael Maendachboeck A, p. 218.
1572, 25 août. — Les mêmes nomment maîtres de foire Jean van den Spiegel, Léon Buntinx, Gaspar Knubben, Jean van den Laeck et Bonaventure van den Puet.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 234.
1672, 1 septembre. — Les écoutêtes, bourgmestres, échevins et conseil décident d'offrir au prince d'Orange, au nom de la ville, deux aimes et demi de vin, trois aimes de bière et huit mesures de pain de froment.
V. Judiciael Maendachboeck A, p. 234.
1572, lundi, 20 octobre. — Les bourgmestres et le conseil, - pour témoigner leur reconnaissance au seigneur de Duras, de ce
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que, comme capitaine d'une compagnie de troupes, il a préservé la ville, - décident de lui offrir, au nom de la ville, deux plats en argent d'une valeur de cinquante florins de Brabant. V. JvMciael Maendachboeck A, p. 246.
1672, lundi, 27 octobre. — Les seigneurs et la ville, vu la cherté exorbitante du sel, ordonnent à tous les négociants ven- dant cet article, de déclarer sous serment aux écoutêtes et aux bourgmestres le prix de revient de leur provision. Et comme personne ne peut se passer de sel, ils comminent une peine de dix florins d'or; contre tout vendeur qui, dans la quinzaine qui suivra la publication des présentes, prendra un bénéfice trop considérable sur cet article. — Si les négociants, à cause de cette décision, refusaient de faire commande de sel, alors tout bourgeois indistinctement pourra en faire commande lui-même pendant le délai précité, et, après ce délai, revendre ce qui lui restera de sa commande, sans pouvoir être poursuivi de ce chef par le métier des merciers.
Op maendach, den XXVII octobris, anno XVe LXXIL, heeren ende • uit zyn eens ende hebben verdraghen, dat, aengemerct die groete dierte van den soute, ende die burgeren, ingesetenen ende naebueren groetelyck beswaert werden, sal alleman ende persoen sout vercoepende ghehalden wesen, hem onder eet, voer die scoiteten ende burgemees- teren, hun te devoleren den prys van hunnen incoepe, alwaer by mae- telijck gewen den selven gheordineert ende ghestatueert, soe dat die borgers metten goeden naebueren nyet te exorbitant duer coepinge des souts, dwelck nyemant ontberen en kan, belast en worden; ende dat op die pêne van thien golt gulden, soe decke ende menichmael sulcxs geschieden mochte, duerende den tijt van XV daghen ; ende ingeval die sont vercoepers lieten provisie te doen in manieren voerscreven sullen allen burgers sonder eenich misgrijp soudt moegen incoepen duerende den tijt voerscreven ; ende des hun, den tijt voergeruert verstreeken sijnde, overen mochte, sullen oeck moeghen naeden termijn vercoepen, sonder aen het ambacht yet te verboeren. V. Maendachboeck A, t° 41 v°.
1572, lundi, 10 novembre. — Les mêmes, pour le même motif, publient que tout le monde, jusqu'à nouvel ordre, est autorisé à chercher du sel à l'étranger et à le vendre dans la ville et dans la franchise.
Op maendach, X novembris, heeren ende stadt zyn eens ende ver-
i en, dat, aengemerct den groeten benauden dieren tyt duer gebreck
van sout, dat allen man ende persoenen sullen moeghen buyten sout
halen ende tôt hunder discretien vercoepen, sonder aen het cremers
ambacht yet te verbueren offt te coepen, ende dat tôt revocatie.
V. Maendachboeck A, f? 42.
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1572, 23 décembre. — Élection de la gilde des drapiers pour Tannée 1573. — Sont nommés : Charles le Potier (der potbechere) pour les maréchaux, Philippe Bolgryns pour les pelletiers, Jean Hollants pour les boulangers, Henri Pyls pour les brasseurs, Oonrard Veulemans, fils de Gilles, pour les bouchers, Guillaume Tayen pour les drapiers, François van Bree pour les merciers, Guillaume van Stapel pour les teinturiers, Pierre Vleminx pour les tanneurs, Joachim van Heer pour les cordonniers, Jean Gœvaerts, fils de Jean, pour les maçons, Jean van den Creeft pour les charpentiers et Arnold Uytenbroeck pour les tailleurs.
V. JvMciael Maendachboeeh A, p. 254.
1573, lundi, 12 janvier. — Les seigneurs et la ville publient «rtaines dispositions sur le commerce du sel : 1° il est défendu atout bourgeois, habitant de la ville et étranger, de vendre, dans la ville ou dans la franchise, du sel de mauvaise qualité ou qui n'a pas été soumis au contrôle des deux experts-jurés ou de l'un deux ; — 2° Aucun bourgeois, à moins d'avoir été reçu dans le métier des merciers, ne pourra vendre du sel autrement que par sac ou par demi-sac ; — 3° Les merciers qui habitent û ville ne pourront exposer du sel en vente que devant la porte te leur maison; les étrangers toutefois pourront vendre du sel •marché, mais seulement les jours de marché franc, après con- 44e de leur marchandise et à la place qui leur sera désignée; ~* Toute contravention à l'un de ces points sera punie d'un toyage à St-Jaques en Galice, le tiers au profit des seigneurs, fe tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, den XII january 1573, heeren ende stadt zijn eens ©de hebben verdraghen, dat van nu voertaen egheen portera, ingeseten oftbuijtenman, egheen gevels oft ongetuijchlijck sait bennen deser stadt ende haerder vrijheijt velen noch vercoepen en sal, noch oeck voertaen gheen sait vercoepen, ten sali voerall van den twee gheswoeren oft van eenen van dijen ghevisiteert woerden ende gekuert. Ende gheen burgers tie het cremer ambacht nijet en hebben en sullen voertaen gheen sout voegben vercoepen dan met sacken ende halff sacken ; ende voertaen tllen ingeseten ambachts luijden en sullen het sait nergerens anders ooegen voerts doen om te vercoepen dan voer hun doere ende huys ; sollen nyet te men allen vreemdelinghen hun sait moeghen vercoepen op ?rqe merckt daeghen (ten eynde als sal gekuerj zijn) ende in die veke nyet, loss ende tôt revocatie ; ende dat op een plaatse bennen den merckt, die hun aldaer sal gedesigneert worden ; op die pêne, die contrarie des voerscreven is dede, die pêne te verbueren eenen wech Sint Jacops, heeren, stadt, scepenen mitten inbringere elcken dat der-
V. Maendachboech A, P 21.
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1573, 5 avril. — Élections communales.. — Sont élus bourg- mestres, George van der Maesen et Adam van Vorssen ; stryt- meesters, Jérôme van Jueck et Jean Goevaerts; conseillers, Jean Zuerinx, Léon Buntinx, maître Arnold Hues, Pierre Minsen, André Swaertsen, Guillaume Tayen, maître Guillaume Piccaerts, Bonaventure van den Putte, Herman Putmans et Guillaume van Oyenbrugghen ; — garde-clefs des archives, Jean Zuerinx, maître Guillaume Piccaerts et Bonaventure van den Put. — Les doyens des métiers élus dans cette journée furent maître Arnold Clinger- mans pour les maréchaux, Vranck van Lechy pour les pelletiers, Barthélémy Baltis pour les boulangers, Jean Wanten pour les brasseurs, Jean Steynen pour les bouchers, Mathieu Custermans pour les drapiers, Jaques van Sint Jans pour les merciers, Thierry van Herckenroye pour les teinturiers, Jean Maris, remplacé dans la suite par Gérard Prueveners, pour les tanneurs, Chrétien van der Locht pour les cordonniers, Henri Tsgroets pour les maçons, Daniel Catuy velen pour les charpentiers et François van Vuecht, fils de Wauthier, pour les tailleurs.
V. JucUciael Maendachboech A, p. 280.
1573, 22 juin. — Les bourgmestres et conseil nomment ex- perts-jurés du pain Henri Coemans, Bonaventure van den Putte, Jean Strauven et Guillaume van Oyenbrugge ; experts du poisson, Léon Buntinx et Herman Putmans ; experts de la brasserie, maître Guillaume Piccaerts et Jean van den Spiegel. V. JucUciael Maendachboech A, p. 304.
1573, 24 août. — Les mêmes nomment maîtres de foire Jean van de Venne, Jean Zuerinx, Joachim van Heer, Sébastien Menten et Jean van den Steynenhuys.
V. Judiciaelt Maendachboech A, p. 318.
1573, lundi, 19 octobre. — Les seigneurs et la ville complètent l'ordonnance sur le commerce du sel, portée le 12 janvier précé- dent : 1° Il est défendu à tout bourgeois, habitant de la ville et étranger de vendre ou d'exposer en vente, dans la ville ou dans la franchise, du sel autre que de première qualité, pur et bien raffiné ; — 2° Il est défendu d'exposer en vente du sel qui n'a pas été soumis au contrôle des deux experts ou de l'un d'eux; de décharger des tonneaux ou de délier des sacs qui en renferment, avant d'avoir passé par ce contrôle; — 3° Aucun bourgeois, à moins d'être reçu dans le métier des merciers, ne pourra vendre du sel autrement que par sac, demi -sac ou mesure; — 4° les merciers habitant la ville ne pourront exposer du sel en vente que devant la porte de leur maison, ou au marché sur un étal ;
~ n -
-5° Les experts auront le droit de défère/ le serment à toute fersonne quelle qu'elle soit, sur toutes questions quelconques concernant le trafic de cet article de commerce. — Toute contra- ration à l'un des points de ce règlement entraînera une peine 4e voyage à St-Jaques, dont le tiers aux seigneurs, le tiers à la fille, le tiers aux échevins et au dénonciateur. — Le texte de cette ordonnance étant à peu de chose près le même que de celle du 12 janvier précédent, nous ne l'avons plus reproduit. V. Maendachboeck A, f> 43 v°.
1578, lundi, 16 novembre. — Les mêmes, - vu que l'on con- state journellement que les marchands et débitants de vins vont acheter leurs marchandises près du Rhin et au delà de la Meuse, tons des localités où l'on employé des mesures tout à fait dif- tentes de celles de St-Trond et où les tonneaux sont rouan* ife d'une toute autre manière que dans cette ville; que môme souvent la marque de la véritable jauge disparaît des fûts et «t remplacée par une marque fausse et indiquant une capacité «oindre; que les vins sont déclarés et les accises payées d'après cette fausse marque, au grand détriment et préjudice de la ville et du percepteur des accises, - considérant qu'il importe que la mesure de la ville serve de base au payement des droits d'accises, «donnent que dorénavant tous les marchands et débitants de vin, |fels qu'ils soient, hommes ou femmes, mariés ou non mariés, Aetant en ville ou important de l'étranger, déclareront leurs aarchandises au percepteur de l'accise immédiatement après les Avoir achetés ou importés ; le percepteur fera le mesurage des firts en mesure de St-Trond et fera payer les droits en con- séquence. Le marchand ou débitant qui, au mépris de cette ordonnance, emmagasinera ou encavera des vins, sans que le percepteur ait constaté la mesure, verra confisquer sa marchan- dise et encourra, en outre, une amende de deux florins d'or, à Aaque contravention ; le tiers de cette amende sera au profit des seigneurs, le vtiers à la ville, le tiers aux échevins et au dé- nonciateur qui pourra être une personne quelconque. — Tous les marchands et débitants de vin pourront mettre dans une môme cave des vins de Rhin de deux prix différents; mais ils ne pour- ront les vendre, ni les débiter en détail, sans avoir déclaré au percepteur des accises et fait crier publiquement les prix des qualités qu'ils auront mises en perce; ils ne pourront modifier ces prix, les hausser ni les baisser, sans consentement des sei- gneurs et de la ville ; ils devront enfin afficher ces prix sur la porte de leur magasin ou débit. Toute contravention à ce second point sera punie d'une amende de trois florins d'or, à partager comme ci-dessus. — Aucun bourgeois ni habitant de la ville ou
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de la franchise, ne pourra tenir, ni faire tenir, un dépôt de vins hors de la franchise, dans un rayon d'un mille de la ville; il ne pourra pas non plus charrier ni faire charrier, porter ni faire porter des vins hors ville, en gros ni en détail, par grandes ni par petites mesures, pour les y consommer sans er\ payer l'ac- cise; en cas de contravention, la peine fixée au premier point de la présente keure sera applicable. — Aucun bourgeois ni habitant dé la ville et de la franchise ne pourra permettre que des personnes exemptes du payement des accises encavent chez lui des vins ou d'autres boissons sujettes aux accises et les y vendent ou consomment ensuite sans en payer les droits; les privilèges et les droits dont les bourgeois ont joui jusqu'ici con- tinueront cependant à être respectés. Quiconque consentirait à laisser faire chez lui des encavements de ce genre encourra une peine de voyage à St-Jaques de Compostelle, à partager comme ci-dessus, et sera, en outre, astreint au payement intégral du droit d'accise. — Si un débitant ou tavernier en vin veut expor- ter du vin ou en vendre pour l'exportation, par quantités d'au moins une demi-aime ou plus, il pourra tirer ce vin du tonneau qui est en perce ou d'une autre pièce encore pleine; il payera de ce chef un droit d'accises d'un thaler ou trente sous de Brabant par charge, mais il sera toujours obligé d'en faire déclaration au percepteur des accises. En cas de contravention, la peine stipulée au point précédent sera applicable. — A la requête du percepteur ou des percepteurs des accises les taverniers en vin, de même que tout le personnel de leur établissement, seront obli- gés de prêter serment qu'ils n'ont point transgressé la présente ordonnance.
Op maendach, den XVI novembris, want by experientie daegeiycxs merckelijcken woert bevonden als dat die coepluijden oflt tappers van den wynen, hunne wynen haelende op den Rijn offt over Maese, in di- verse vlecken daermen is useerende diversche ende verscheyde maeten, roijinghen ende ritsingen, die welcke royingen zeer sijn contrarierende deser stadt maeten; jae oeck somtijts well bevonden is dat die recht- verdighe roijinghen werden vuijtgehouwen ende met andere mindere gesingeerde roijinghen op die vaeten gerits ; ende alsdan die wynen in der stadt brengende hebben die wynen op alsulcke valsche royinghen den acsijseren gekondicht, dwelck ail tôt noch toe is gescliiet tôt groete schade, achterdeel ende verHes van der stadt ende den acsysers; ende wànt dan allen wynen behoeren naeder stadt maeten veracsijst te wer- den; - heeren ende stadt dit inconvénient considererende ende aenmer- ckende, zyns eens ende hebben verdragen dat van nu vortaen allen wyn vercoepers ofll tappers, tsy man oflt vrouwe, gehauwt oft ongehaudt, hun wynen hier inder stadt coepende oft van buyten inbreDgende, die gecoechte oft ingebrachte wynen terstont den accijsere sullen moeten kundigen, om by den accijsere die wyn stuecken naeder stadt maeten
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te laten meten oft roijen ende alsoe die quantiteyt der wynen, naeder stadt maeten opteekenen ende veraccysen; ende oflft saecke waere dat eenich w?:n vercoepere offt tappere als voerscreven is des ter contrarien dede, ende sijnen wijnen bennen zîjn huijse offt kelder dede, sonder die wynen oft wijn stueken van den accysere ierst gemeten oft des van der maeten bij den accijsere vereenicbt te zyne, sullen verbueren die seUve wyn ende twee goit gulden, soe dickmael ende menichmael als geschiet heeren, stadt, scepenen mitten inbringere elcken bet derdedeei, ende hiervan sal alleman inbringer zijn. — Sullen oeck allen coepluyden ende tappers van wynen wel moegen twee prysen van censche wynen in eenen kelder leggen offt doen leggen, behalven nocbtans dat sij die wijnen nijet en sullen moegen tappen nocb vercoepen, sij en bebben eerst die prijsen van den wijnen die sij opgesteken hebben den accysere doen kundigen ende doen uijtroepen; ende die prijsen nijet veranderen, bij hon selffven, sonder beeren ende stadt op nocb aff te setten ; ende den prys van sulcken wijnen op die dueren teekenen ; op té verbueren, zoe dickmael ende menichmael als geschiet, drije goltgulden, heeren ende stadt, scepenen mitten inbringere elcken het derdendeel, ende hier van sal alleman inbrenger syn. — En sullen oeck gheen borghers, offt in- gesetenen bennen deser stadt offt haerder vryheyt residerende egheen stapel van wijnen buijten der stadt vryheyt, noch bennen den cirkel van eender mijlen int ronde, moeghen houden noch doen houden, noch egheen wijnen vuijter stadt vueren noch doen vueren, draeghen noch doen dragen, om aldaer die wijnen, in prejudicie van der stadt accijsen te vertieren, int gros, met cleynen oft met groeten maeten, op te ver- bueren, alsoe dickmael ende menichmael als geschiede, twee golt gulden, beeren ende stadt, etc. — Soe en sullen oeck egheen borghers offt in- geseten deser stadt oft haerder vryheyt, in fraude oflt preinditie van der stadt accijsen, bennen sijnen huijse oft keldere moegen in leggen, doen oft laeten inleggen, met eenighe gevrijde persoenen, eenige wijnen oft anderen dranck staende ter accijsen, om soodaenighe wijnen offt dranck bennen hunnen huijsseren laeten te tappen offt te drencken ; in desen attyt gepreserveert den borgers hun aide privilegien en gerechticheyt van alts tôt noch toe gheobserveert ; op te verbueren die ghene die zulcxs als voerscreven is bennen hunnen huijse consenteren offt toela- ten, eenen wech Sint Jacops in Compostellen ende daertoe noch die voile accijse te betaelen, heeren ende stadt, scepenen mitten inbringere elcken dat derdedeei, ende hiervan sal alleman inbrenger zijn. — Item, . soe is noch geordonneert dat soe wanneer een wijn tappere of wijn tavernier wyn vuytvueren, offt anders vercoepen wilt om buyten te vueren, tôt eender halffver aemen toe ende daer overe, den selven wijn «al der voerscreven wyn tavernier moeghen tappen vuy ten vate daer den craen in steckt oft vuy t eenen anderen vollen stuecke, ende daervan àen accysere betaelen voeders gelanck een daelder oft dertich stuyver brabants voer den daelder; met conditie dat men soedaenighen wijn tiQet en sal moegen vuijtvueren sonder voeral den accysere te kundi- gben; op die pêne te verbueren, die contrarie des voerscreven is dede, eenen wech Sint Jacops in Compostellen, heeren ende stadt, scepenen metten inbrengere, elcken het derdedeei, ende hiervan sal alleman in-
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brenger z\jn. — Item, is oeck verdragen dat allen wijn taverniers met bennen huysgesinne, ten versuecke van den accgsere oft accijseren hun altijt sullen moeten expurgeren dat sij dese ordonnantien oft eenighe van dien niet te buijten gegaen en sijn ende nijet en hebben overtreden. V. Maendachàoeck A, f> 44 v°.
1573, 27 décembre. — Nomination de la gilde des drapiers pour Tannée 1574. Sont élus : Jean Tackoen pour les maréchaux, Nicolas Blommen pour les pelletiers, Nicolas Uytenbroeck pour les boulangers, Henri Morren pour les brasseurs, Gilles van der Maesen, fils de Guillaume, pour les bouchers, Ameil van den Rouckout pour les drapiers, Philippe Hollants pour les merciers, Henri Corthuysen pour les teinturiers, Arnold Putmans pour les tanneurs, Jean van der Gheten pour les cordonniers, Guillaume van Weseren pour les maçons, Jean van den Stenenhuys pour les charpentiers et Jean Grevers pour les tailleurs. — Sont nommés receveurs communaux : Léon Buntinx, l'aîné, et Jean Zuerincx, le jeune.
V. Judiciael Maendachboech A, p. 353.
1574, lundi, 29 mars. — Les seigneurs et la ville font publier que dorénavant tout bourgeois et habitant de la ville et de la franchise, quand il sera invité à monter la garde, sera obligé de faire son service en personne, soit à la maison communale, soit sur les tours ou aux portes de la ville, et aussi bien le jour que la nuit ; en cas de force majeure seulement et pour motifs plausibles, il pourra se faire remplacer par un bourgeois capa- ble. De plus, chacun devra faire la garde au poste auquel il sera désigné, soit à la maison communale, soit sur les tours, et à portes ouvertes. Enfin chaque poste devra placer une sentinelle, qui sera remplacée par une autre d'heure en heure. Toute con- travention à cette ordonnance sera punie d'une amende de trois florins de Rhin, monnaie courante ; le tiers de cette amende sera aux seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, den XXIX marty, anno 1574, heeren ende stadt zyn . eens ende hebben verdraeghen dat van nu voertaen allen borgeren ende ingesetenen deser stadt ende haerder vryheit, als zij ter wachten sullen gebeden woerden, sullen gehaldea wesen in hunnen eyghenen properen persone op der stadt huys, opder setffVer stadt toerens ende poorten, by daeghe ende by naohte te waecken, tensij sij wettelycke ende noetsaeckelrjcke heeren noede inbrengen ende alsdan suUen sij eenen bequaemen borgere in hunne plaetee moegen s&ellen. Eenyeder sal oeck op sijn designeerde plaetse, t$y opt stad£hug&, op die toerens, met ope- nen dueren waeken, ende vuyt stellen «ne schilwachl vuijt elcker ghe- designeerder wachten van uren tôt uren, ende alsoe allen uren eenen
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àûderen stelien; op die pêne, die hier bennen fautelycken hervonden sal vorden, soe decke ende menichmaei als geschiet, te verbueren drije rensgolden current, heeren ende stadt, scepenen mitten inbrengere el- càen dat derdedeel. (V. Maendachboech A, f*> 46 v°.)
1574, lundi, 24 mai. — Les mêmes, -' vu les cas de maladie contagieuse constatés à l'hôpital de Saint-Trond; vu aussi que l'épidémie a éclaté dans la ferme-colombier de l'écuyer Charles Tan Ryckel sise au hameau de St-Jean ; vu enfin qu'Anne Hoes- mâekers, sa sœur Catherine et l'enfant de cette dernière, tout ai fréquentant cette ferme, se présentent journellement parmi le public, - bannissent de la ville et de la franchise, pour un terme de six semaines, les trois personnes susdites, sous peine, si elles se présentent dans la ville ou dans la franchise pendant le terme de leur bannissement, d'être châtiées publiquement et battues de verges.
Op maendach, den XXIIII maij, anno voerscreven, overmits der fae- ■en van der haestiger sieckheijt die ail wijle (Godt erberms) is bennen te gasthuijsse allhier ; oeck aengemerct dat net duijfhuijs van joncker Cterl van Ryckel, gelegen Sint Jans, oeck geinfecteert is van der selff- ?«r contagieuser sieckten ; ende aengesien dat Anna Hoesmaekers met tarder sustere Lijn Hosmaeker met haeren kende int voerscreven duijfhuijs vuijt ende en loepen, ende daer en boven daegelijcxs onder het gemeyn volck loepen, bannen daerom tegenwordelyck vinjt deser stadt ende haerder vrijheijt, eenen termijn van sess weken, die voersede twee vrouwen persoenen metten kende ; op die pêne, by soe verre die îoerscreven twee persoonen, oft eenich van dien, bennen desen termijn tan sess weken, bennen deser stadt oflt haerder vryheyt coemen, op <Be pêne van openbaeriyck gecorrigeert ende gegeesselt te worden. V. Maendachboech A, P 46 v°.
1574, lundi, 20 septembre. — Les mêmes - vu que la peste rëgne aux environs de St-Trond - bannissent pour trois mois de hi ville et de la franchise a) tous les étrangers venant de maisons on d'endroits atteints de la contagion; b) tous ceux qui sont atteints du mal et o) tous ceux de St-Trond qui se sont rendus <m se rendront dans des maisons ou endroits infectés, pour y garder, visiter, saigner ou curer des malades. Ils menacent de proscription perpétuelle ceux qui contreviendront à cet ordre. — Bs défendent d'introduire, de mettre en dépôt ou de vendre, à BMTrond ou dans la franchise, des objets quelconques provenant de maisons ou d'endroits infectés, tels que des lits, des habits ûeufe ou vieux, des plumes de lit ou d'autres objets mobiliers. En cas de contravention, ces objets seront confisqués et le dé- faillant encourra, en outre, une peine de voyage en Chypre. — Tout le monde sera admis comme dénonciateur des contraven- tion à cette keufe.
tome ni. 6
T*l
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Op maendach, den XX septembris, overmits der groeter faemen van der infectien der haestiger sieckheijt der pesten, daer allwijl allhier ontrent gheinficieert is, syn heeren ende stadt eens ende verdraeghen ende bannen teghenwoerdelijck vuijt deser stadt ende haerder vrg- heijt, drie lichten lanck, allen die ghene die vuijt eenigher huijseren oit plaetsen van buyten coemen die ail wijie gheinfecteert zijn, ende allen die ghene die daer van besmet zijn oft naemaels besmet noch mochten woerden; oeck allen den ghenen die ail wyle vuijt deser stadt van Sintruijden gegaen zyn ende hier naemaels noch vuijtgaen mochten, om alsulcke patienten te visiteren, te laeten, te hoeden, te cureren, op die pêne, elck van hun te verbueren, indien dat soedanighe persoenen ben- nen den dry lichten bennen deser stadt "offt haerder vrijheit coemen» eeuwelyck vuyt deser stadt ende haerder vrijheyt gebannen te zyne; ende hiervan sal alleman inbrenger zijn. — Item, dat nijemant van bennen deser stadt offt haerder vryheijt, oft van buijten, hem sal ver- voerderen egheenderhande waere offt goet, als bedden, nieuwe offt aide cleederen, lynwaet, pluymen ende voorts aile nieuwe ende aiden huijs- raet offt waere, hoedanighe die seive zijn, daer ail wijle van der pes- tilentien sterfft offt naemaels noch sterffven mochte, in deser stadt te brengen, te herberghen offt te vercoepene; op te verbueren, die con- trarie des voerscreven is dede ende soe menichwerven als geschiede, tgoet ende eenen wech int Cijpers, heeren, stadt, scepenen mitten in- brengere elcken het derdendeel; ende hiervan sali allen man inbringer zijn. (V. Maendachboech A, f> 47.)
Même date. — Les mômes, apprenant que Marcel Verjannen alias Gebours a fréquenté des endroits atteints de la contagion, le bannissent de la ville et de la franchise ponr trois mois, et lui ordonnent de partir immédiatement après la publication du présent édit.
V. Maendachboech A, fl> 47 v°.
1575, lundi, 21 mars. — Les mêmes, - vu que la peste a régné dans plusieurs localités des environs pendant Tété de l'année précédente et qu'elle y sévit encore, - prennent, pour cette année, des mesures au sujet du marché aux jambons qu'on a l'habitude de tenir à Saint-Trond la veille du jour de Pâques. Aucun lard étranger, fumé ou non -fumé, ni aucune viande étrangère ne pourront être importés dans la ville ou dans la franchise, sous peine de confiscation et d'un voyage à St-Jaques eh Galice, dont le tiers au profit des seigneurs, le tiers à la ville, le tiers aux échevins et au dénonciateur.
Op maendach, den XXI martij, anno 1575, heeren ende stadt hebben verdragen, overmits der infectien van der pesten, daert (Godts erberms) in sommige omliggende vlecken ende orden dese voerleden soemere gheinficieert is geweest ende noch is, dat men op Faesavont naestco- mende, voer dit jaer alleen, egheen buijten geruect offt ongeruect speck,
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fleesch oft anders, bennen deser stadt ende haerder vryheyt inbrengen en sali, doen ofll laten inbrengen, om tselve alhier onder die burgeren te yercoepen, op die pêne, die daer inné fautelycken sali hervonden worden, te verbueren het vleesch ende eenen wech Sint Jacops, heeren, stadt, scepenen metten inbringere, elcken terdedeel. V. Maendachboech A, f> 48 v°.
1575, 9 avril. — Les mômes renouvellent le second point de J'ordonnance du lundi, 20 septembre 1574, au sujet de la peste (v. p. 81).
V. Maendachboech A, P> 47 v°.
1575, 16 juin. — Guillaume Tayen succède à Gaspar Knub- ben comme échevin de l'abbé ; il prêta serment le 2 septembre suivant. — Jean Ghys succède, comme échevin de l'abbé, à Sé- bastien Menten, décédé le 13 mai précédent.
V. Boech der Eede, p. 24.
1576, 14 juillet. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les treize métiers de St-Trond remboursent à François Steynen cent florins sur le capital de deux cents florins emprunté par acte du 7 décembre 1568 (v. p. 58).
V. au dos de la charte n° CXXIX.
1575, lundi, 18 juillet. — Les seigneurs et la ville renou- vellent le premier point de l'ordonnance du 20 septembre 1574, au sujet de la peste (v. p. 81).
V. Maendachboech A, f> 47.
1575, lundi, 31 août. — Les mêmes fixent à quinze ruijters le salaire que les boulangers pourront exiger des bourgeois pour la cuisson d'une mesure de seigle. Y. Maendachboech A, P 49.
1575, 23 octobre. — Les bourgmestres, jurés, conseil et les treize métiers de Saint-Trond, pour subvenir au payement des charges occasionnées par les dernières guerres, - om merckelij- cken nooisaechen ende eœorbitanten lasten wille, die welche die tiadt in desen lestleden trouble (des Godt erbermen taille) gehadt ende geleden heefl, ende merckelijcken anderen respecten der stadt profijt specterende, ende omme meer anderen lasten ende schade te verhueden, - empruntent à Jean Witten, chancelier de l'évêque de Liège, un capital de 1000 florins de Brabant, pour lequel ils lui souscrivent une rente annuelle rédimible de cinquante florins, payable en deux termes, la moitié au 1 avril, l'autre moitié au
l octobre*