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Rue Hautefeuille, N°10 vbs.
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FICHTE, OKEN ET HEGELA 193
Avoir connaissance de soi, c’est ce qui constitue une existence per- sonnelle, une personnalité ; Dieu est par conséquent la personnalité éternelle. |
Voilà bien un Être suprême, un Dieu en un mot, un Dieu sub- stance, personne éternelle. Et pourtant rien n’est plus trompeur que ces mots; car, au fond, il n’y a là que des mots, des notions sans réalité, des assertions sans preuves. On va voir ce qu'est la réa- lité, ce que sert les choses réelles de M. Oken. L'activité de la conscience, dit-il (et sous conscience il faut toujours entendre con- naissance de soi), se manifeste dans les idées; Dieu est par consé- quent occupé continuellement d'idées ; or, les idées sont les faits individuels de la conscience; et les faits sont des choses réelles. L'ensemble des choses réelles, c’est le monde; le monde se fait par conséquent avec les idées de l'Eternel.
Dieu est donc un être bien réel, mais sa réalité se compose de faits de conscience, d'idées, et de ces idées dont se compose auss; le monde : idées, monde , conscience , éternel, Dieu — c’est donc une et méme chose. On voit par quelle espèce d’escamotage M. Oken met dans la conscience, dans les faits et actes de la conscience, les individus, les idées, le monde et l'Éternel.
Suivons encore un instant ce philosophe. Voyons naître le monde. Il se fait , avons-nous dit, avec les idées de l'Éternel. Mais l’idée se manifeste par la parole. La création, c’est donc le parler de Dieu. Dieu PARLA, ET LE MONDE FUT. Ainsi que diffèrent penser et parler, ou l’idée et le langage, ainsi diffèrent aussi Dieu et le monde. Votre: monde à chacun de nous, on le dit souvent, ce sont nos pensées, nos idées ; on peut dire de méme que le monde réel, ce sont les idées: de Dieu ; c’est le jeu de ses pensées. En un mot, la parole est de- venue monde.
On le voit, Oken, tout en donnant aux mots un sens nouveau, emploie tantôt le langage de nos livres saints, tantôt celui de l’an- cienne philosophie. Mais il se joue ainsi des philosophes comme des livres saints de l'antiquité ; il se joue de tout. Tout ce que nous apercevons, dit-il, ce sont des paroles, des pensées de Dieu. Nous. mémes, nous ne sommes pas autre chose, nous sommes de ces paro- les, de ces pensées; maïs nous sommes par la même l’image de Dieu.
Cela est très beau, cela est d’une apparence toute biblique, la
HISTOIRE NATURELLE
DES
VÉGÉTAUX.
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PHANEROGAMES.
N°
HISTOIRE NATURELLE
DES
VÉGÉTAUX.
PHANÉROGAMES.
Par M. Évouarr SPACH î
AIDE-NATURALISTE BU MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE ; MEMBRE LE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES.
TOME CINQUIÈME.
OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES,
PARIS, LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET,
RUE HAUTEFEUILLE, N° 10 BIS.
Ju 14836.
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VÉGÉTAUX PHANÉROGAMES
DICOTYLÉDONES.
VEGETABILIA DICOTYLEDONE A.
DOUZIÈME CLASSE.
LES SUCCULENTES.
SUCCULENTÆ Partl.
CARACTÈRES.
Herbes, ou arbrisseaux (très-rarement arbres). Tiges etrameauxcylindriques où anguleux, quelquefois noueux avec arüculation.
Feuilles éparses ou opposées , simples (rarement com- posées), entières, ou palmaufides, ou pennatifides, très-souvent charnues. Stipules le plus souvent nulles.
Fleurs hermaphrodites (rarement polygames), régu- lières, terminales-solitaires, ou en cyme, ou en grappe, ou en panicule, ou en capitule.
Calice madhérent ou adhérent, persistant ( rarement non-persistant), 4-12-fide (le plus souvent 5-fide) ou denté; éstivation imbricative, ou quelquefois valvaire.
Disque adné au fond ou à la gorge du calice, ou au sommet de l’ovaire.
BOTANIQUE. PHAN. T. Y. 1 |
2 CLASSE DES SUCCULENTES.
Pétales insérés au disque (périgynes, ou épigynes, ou hypogynes), souvent en même nombre que les segments calicmaux et alternes avec ceux-ci, ou en nombre indéfini et plurisériés, quelquefois soudés en corolle tubuleuse ou rotacée , marcescents, où caducs (rarement nuls).
Etamines msérées au disque ou à la corolle, en même nombre que les pétales et imterpositives, ou en nombre double des pétales, ou en nombre indéfini. Filets le plus souvent libres. Anthères imcombantes, à 2 bourses longitudinalement déhiscentes (rarement à une seule bourse ).
Pistil : un seul ovaire uni-ou pluri-loculaire , ou bien plusieurs ovaires libres soit dès la base, soit vers leur sommet, ou cohérents seulement par leur angle interne. Ovules le plus souvent en nombre indéfini, attachés à l'angle interne des loges. Styles libres (très-rarement soudés), persistants.
Pericarpe : Étairion à follicules déhiscents par la suture antérieure (rarement par la suture postérieure), ou capsule septicide (rarement loculicide). Par excep- tion baie, ou drupe , ou carcérule.
Graines non-arillées, ou recouvertes d’un arille mem- braneux réticulé. Périsperme farineux ou charnu. Em- bryon rectiligne et axile (quelquefois minime apicilaire), ou bien périphérique et arqué, ou annulaire : radicule appointante; cot;lédons foliacés en germmation.
La classe des Succulentes (vulgairement plantes gras- ses) appartient en grande partie aux zones tempérées; les familles qui la constituent sont les Cunoniacées (parmi lesquelles nous rangeons les Hydrangéacées et les Philadelphées), les Saxifragées , les Crassulacées et les Ficoïdées.
EEE — SOIXANTE-SEPTIÈME FAMILLE.
LES CUNONIACEES. — CUNONIACEÆ.
. (Genera Saxifrasis affinia, Juss. Gen. —Cunoniaceæ R. Brown, Gen. Rem. in Klind. Voy. I, p. 548, et ejusdem Æscalloneæ in Frank]. Journ. p.766. — Bartl. Ord. Nat. p. 312. — Philadelpheæ et Saxt- fragacearum tibus I (Escallonieæ ), IL ( Cunonicæ), HI ( Bauereæ), et IV (Æydrangeæ) , De Cand. Prodr. vol. 4.)
Ce groupe, dont les caractères distinctifs sont loin d’être explorés, renferme une centaine d’espèces, en grande partie indigènes dans la zone équatoriale, ou dans les régions tempérées peu éloignées des tropiques. Une seule espèce ( le Seringat commun) habite l'Europe. Beaucoup de Cunoniacées se font remarquer par des fleurs élégantes, et plusieurs espèces se cultivent comme plantes d'agrément.
CARACTÈRES DE LA FAMILLE.
Arbres, ou arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux. Ra- meaux cylindriques ou anouleux.
Feuilles opposées, ou moins souvent alternes, impa- ripennées, ou-ternées, ou simples (dentelées ou den- tées) : pétiole commun souvent foliacé et articulé. Sti- pules nulles, ou grandes, caduques, interpétiolaires.
Fleurs hermaphrodites, régulières ( quelquefois irré- gulières et stériles à la circonférence des cymes), axil- laires et solitaires, ou disposées soit en grappe, soit en cyme, soit en capitule.
Calice madhérent ou plus ou moins adhérent : partie inadhérente persistante ou caduque, à 4-10 lobes val- vaires en préfloraison.
4 CLASSE DES SUCCULENTES.
Disque hypogyne, ou épigyne, ou périgyne, annu- laire.
Pétales en même nombre que les lobes du calice, in- terpositifs , insérés au disque, caducs ( par exception nuls ); estivation imbricative ou valvaire.
Étamines insérées au disque, en même nombre que les pétales et alternes avec ces derniers, ou bien en nombre soit double, soit multiple des pétales (10-40). Filets libres, infléchis en préfloraison. Anthères ovales ou orbiculaires, subbasifixes, à 2 bourses contiguës ou écartées , obtuses aux ? bouts, déhiscentes chacune an- térieurement par une fente longitudinale.
Pistil : Ovaire libre ou adhérent soit en tout, soit seu- lement par sa partie inférieure , 3-10-loculaire. Placen- taires axiles, bi- ou pluri-ovulés. Styles et stigmates (en même nombre que les loges de l’ovaire et alternes avec les cloisons) libres ou soudés, persistants.
Péricarpe 2-10- loculaire, capsulaire, ou carcérulaire, ou baccien; cloisons formées par le rentrement des bords des valves; placentaires adnés aux cloisons , sou- vent libres après la déhiscence.
Graines appendantes ou suspendues, le plus souvent minimes, quelquefois enveloppées dans un ample arille réticulé : funicule court ou nul. Périsperme charnu. Embryon axile, presque aussi long que le périsperme, rectiligne, ou subeurviligne : radicule contiguë au hile ; chalaze et raphé le plus souvent inapparenits.
Voici les tribus et genres qui composent la famille des Cunoniacées :
1° TRIBU. LES CUNONIÉES. — CUNONIEÆ De Cand.
( Cunoniaceæ veræ R. Brown. )
Feuilles opposées, stipulées, souvent composées. Pétales
FAMILLE DES CUNONTIACÉES. 5
4 ou 5 (par exception nuls), imbriqués en préfloruison. Ovaire libre ou adhérent , 2- ou 3- loculaire.
Codia Forst. — Callicoma Andr. (Calycomis R. Br.) — Dieterica Serimg. — Weinmannia Linn. — Felangera Cambess. — Cunonia Linn. — Ærnoldia Blum. — Ce- ralopetalum Smith.
II° TRIBU. LES BAUËRÉES. — BAUEREZÆ De Cand.
( Cunontacearum sect. R. Brown. )
Feuilles opposées, non-stipulées , sessiles, composées. Pétales 7-9, imbriqués en préfloraison. Ovaire semi- adhérent, biloculaire.
Pauera Andr.
II° TRIBU. LES PHILADELPHÉES. — PHILADELPHEÆ ( Don ) Lindl.
Feuilles opposées, non-stipulées, pétiolées, simples. Pétales 4 ou 5, imbriqués en préfloraison. Ovaire adhérent,
3-5- loculaire. Philadelphus Linn. — Deutzia. Thunb.
IVe TRIBU. LES HYDRANGÉES. — AYDRANGEÆ De Cand.
(exclusa Deutzia. )
Feuilles opposées , non-stipulées, simples. Pétales 5- 10, valvaires en préfloraison. Ovaire adhérent, 5-10- loculaire.
DecumariaLimn.—ÆydrangeaLinn.(Hortensia Lamk). — Sarcostyles Presl. — Cyaniis Reinw. — “damia Wal- lich. — ? Proussaisia Gaudich.
Ve TRIBU. LES ESCALLONIÉES. — £SCALLONIEÆ De Cand.
Feuilles alternes, non-stipulées, simples. Petales 5 ou 6,
6 CLASSE DES SUCCULENTES,
valvaires ou imbriques en préfloraison, Etamines en même nombre que les pétales. Ovaire 2-ou 3-loculaire, adhérent, ou semi-adheérent.
Escallonia Mutis. ( Stereoxylon Ruiz et Pav.) — Quintinia De Cand. fil. — Forgesia Commers. ( Deffor- gia Lamk.) — Ænopterus Labill.— Jtes Linn. (Diconan- gia Adans. ) — Cyrilla Linn.
1° TRIBU. LES CUNONIÉES. — CUNONIEÆ De Cand.
Feuilles opposées, stipulées , persistantes , composees ; sti- pules libres ou soudées, interpétiolaires. Pétales 4 ou 5 (par ue nuls), imbriqués en préfloraison. Éta- mines er nombre double des pétales (par exception en nombre muliple ). Ovaire 2- ou 5-loculaire, adhérent , ou seni-adhérent, ou libre. Styles libres ou soudes. Pé- ricarpe capsulaire. — Fleurs en panicule, ou en épi, ou en grappe, ou en capitule : pédoncules axillaires ou lernunaux .
Genre GALLICOMA. —— Callicoma Andr.
Calice 4- ou 5- parti; segments ovales-oblongs. Pétales nuls. Étamines 8 ou 40, insérées au fond du calice, très- saillantes. Filets subulés. Anthères ovales, versatiles. Ovaire adhérent par la base, velu, 2-loculaire : loges 2-ovulées. Sty- les 2, filiformes, pointus. (Péricarpe inconnu.)
L'espèce suivante constitue à elle seule ce genre:
CALLICOMA À FEUILLES DENTELÉES. — Callicoma serratifolia Andr. Bot. Rep. tab. 566. — Bot. Mag. tab. 1811. — Delaun. Herb. de l’Amat. tab. 200.
Arbrisseau. Feuilles simples, penninervées , lancéolées , grosse- ment dentelées, incanes en dessous. Stipules elliptiques. Pédon-
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 7
f
cules géminés, axillaires, plus longs que le pétiole. Fleurs petites, jaunâtres, sessiles , agrégées en capitules globuleux ac- compagnés d’un involucre commun 4-phylle, chacune entourée de 4-6-bractées membranacées : réceptacle velu.
Cette plante, originaire de la Nouvelle-Hollande, se cultive dans les collections de serre tempérée.
Genre WEINMANNIA. — YŸ/einmannia Linn.
Calice 4-parti, persistant. Pétales 4 ou D, sessiles , insérés au fond du calice. Étamines 8 ou 40, insérées entre le dis que et les pétales. Disque urcéolaire, hypogyne. Ovaire inadbérent, non-stipité, 2-loculaire; loges pauci - ovulées. Ovules bisériés. Capsule birostrée, biloculaire, bivalve. Graines subréniformes, minimes, souvent poilues.
Arbres ou arbrisseaux. Feuilles simples ou composées. Grappes axillaires ou terminales, solitaires. Fleurs petites, régulières, rougetres, ou jaunâtres.
Ce genre, en grande partie propre à;la région équato- riale de l'Amérique du Sud, renferme une trentaine d’es- pèces. On en cultive plasieurs comme plantes d'agrément, en serre chaude ou tempérée. En voici les plus notables:
a) Feuilles simples.
WEINMANNIA À GRAPPES. — Veinmannia racemosa Forst. Prodr.
Feuilles elliptiques ou elliptiques-obovales, dentelées, glabres de même que les grappes. Stipules irès-caduques. Grappes fort longues. Pédicelles filiformes.
Gette espèce est originaire de la Nouvelle-Zélande.
WEINMANNIA A FEUILLES OVALES. — Âeinmannia ovaia Cayan. Ic. 6, tab. 566.
Feuilles ovales-elliptiques ou ovales, pointues ou obtuses, cunéiformes à la base, crénelées. Stipules ques Grappes hérissées, aussi longues que les feuilles.
Arbre Ha d’environ 20 pieds. Feuilles longues de 2 pouces,
8 CLASSE DES SUCCULENTES.
larges de plus de 1 pouce. Pétiole brun, épaissi à la base, Stipules ovales. Fleurs brunätres. Cette espèce croît au Pérou.
b) Feuilles 5-foliolees.
WEINMANNIA TRIFOLIOLÉ, — Weinmannia trifoliata Thunb. Prodr. — Lamk. Ill. tab. 313, fig. 2.
Feuilles 3-foliolées : folioles elliptiques, dentelées, nerveuses, glabres : pétiole aptère. Panicules axillaires, composées. Pétales 3-fides , aussi longs que Le calice. Ovaire glabre.
Arbrisseau glabre. Pétioles très-longs. Fleurs petites, blan-
châtres. Cette espèce habite le Cap de Bonne-Espérance.
c) Feuilles impari-pennées.
WEINMANNIA HÉRISSÉ. — Weinmannia hirta Swartz, Prodr. Flor. Ind. Occid.
Feuilles à folioles ovales, obtuses, crénelées, hérissées en dessous de même que les pétioles et les grappes; entre-nœuds du pétiole commun obovales. Grappes un peu plus longues que les feuilles.
Arbrisseau. Grappes denses. Pédicelles fasciculés. Fleurs blan- châtres. Capsules petites, ovales-oblongues, longuement acu- minées.
WEINMANNIA GLABRE. — Weinmannia glabra Lion. fil. — Lamk. I. tab. 313, fig. x.
Feuilles à 11-15 folioles obovales, erénelées, glabres. Rameaux et pétioles pubescents. Entre-nœuds des pétioles obovales. Stipules aussi longues que les folioles. Grappes plus longues que les feuilles.
Arbrisseau. Grappes subterminales, solitaires, très-glabres, simples. Pédicelles courts, fasciculés. Fleurs blanchätres. Capsule ovale.
Cette espèce est indigène à la Jamaïque.
FAMILLE DES CUNONIACÉES, 9 Genre BÉLANGERA. — Belangera Cambess.
Calice 6-parti, réfléchi, caduc. Corolle nulle. Etamines plus longues que le pistil, en nombre indéterminé , insé- rées au fond du calice. Filets libres. Disque enveloppant la base de l'ovaire, plus ou moins adhérent, persistant; ovaire inadhérent, 2-loculaire ; loges pluri-ovulées. Styles 2, pres- que libres, divergents. Ovules ascendants, bisériés. Capsule birostrée, septicide - bivalve : valves bipartiles. Graines aplaties, glabres, ailées au sommet.
Arbres. Feuilles pétiolées, 3- ou 5- foliolées ; folioles ses- siles. Grappes simples, pédonculées, multiflores, axillaires.
Les Bélangera habitent le Brésil méridional. On en con- naît quatre espèces, dont les trois suivantes se font remar- quer par l’élégance de leur feuillage et de leur inflorescence.
BELANGERA GLABRE. — Belangera glabra Cambess. in Flor. Brasil. Merid. v. 2, tab. 115.
Feuilles à 3 folioles lancéolées-oblongues ou lancéolées- ob- ovales, pointues, dentées, glabres. Stipules oblongues, pointues, subfalciformes, caduques. Sépales lancéolés-linéaires, pointus, réfléchis. Capsule oblongue, slabre.
Arbre. Rameaux cylindriques, glabres. Jeunes pousses poilues. Folioles inégales : la termmale plus grande, longue de 2 à 4 pouces, large de 9 à 15 lignes. Pétiole commun long d’un pouce. Grappes longues de 3 à 5 pouces. Fleurs rapprochées, longues d’environ 5 lignes. Galice pubescent, de couleur orange.
BÉLANGÉRA GOTONNEUx. — Belangera tomentosa Camb. I. c. tab. 116.
Feuilles à 3 folioles lancéolées ou lancéolées-oblongues, acu- minées, dentelées, glabres en dessus, pubescentes-cotonneuses en dessous. Stipules oblongues, pointues, falciformes, pubérules. Sépales lancéolés-linéaires , pointns. Gapsule oblongué, coton- neuse.
Petit arbre tortueux , très-rameux. Rameaux cotonneux vers le sommet. Folioles inégales : l’intermédiaire plus grande , longue
10 CLASSE DES SUCCULENTES.
de 2 à 4 pouces, large de ro à 20 lignes; pétiole commun long de 6 à 15 lignes. Grappes läches, longues de 4 à 6 pouces. Fleurs blanchâtres , longues d’environ 5 lignes.
BÉLANGÉRA ÉLÉGANT. — Belangera speciosa Camb. 1. c. tab. 11%.
Feuilles ovales-oblongues , pointues, dentelées , glabres. Sti- pules persistantes , cultriformes , pointues. Sépales lincaires-lan- céolés , pointus.
Rameaux cylindriques, glabres. Folioles inégales : la termi- pale plus grande, longue d’environ 2 pouces, large de 1 pouce ; pétiole commun long de 12 à 15 lignes. Grappes lâches, longues de 3 à 4 pouces. Fleurs longues de ‘/: pouce. Calice couvert d’un duvet blanchâtre.
Genre CUNONIA. — Cunonia Linn.
Calice 5-parti : segments caducs. Pétales 5, obtus. Eta- mines 10. Filets planes, linéaires, alternes avec des glandu- les. Anthères orbiculaires. Ovaire inadhérent, 2-loculaire. Styles 2, libres, obtus. Capsule ovale, acuminée, poly- sperme, à 2 coques se séparant l’une de l’autre de la base au sommet. Graines comprimées , bordées d’une aile membra- neuse , attachées aux bords rentrants des coques.
Arbrisseaux. Feuilles opposées, impari-pennées, coriaces. Stipules grandes, ovales. Fleurs en grappe ou en panicule : pédoncules axillaires.
Outre l’espèce dont nous allons parler, ce genre en ren- ferme deux autres , indigènes aux îles de la Sonde.
Cunonra pu Cap. — Cunonia capensis Linn. — Lodd. Bot. Cab. tab. 826. — Bot. Reg. tab. 828. — Burm. Afr. tab. 206. — Pluck. Alm. tab. 191, fig. 4.
Arbre. Rameaux rougeâtres, noueux. Feuilles opposées, im- pari-pennées , longues de r pied ; folioles 5-7, opposces , lancéo- lées, ou lancéolées-elliptiques , dentées, très-glabres , pétiolulées,
ongues d'environ 2 pouces. Grappes opposées (naissant entre les
FAMILLE DES CUNONIACÉES, 41
pétioles et la stipule terminale), presque aussi longues que les feuilles, mulüflores , spiciformes. Fleurs petites, blanches, fas- ciculées. Pédicelles filiformes. Sépales ovales, beaucoup plus petits que la corolle. Pétales ovales-oblongs , étalés.
Cet arbre, originaire du cap de Bonne-Espérance, et remar- quable par l’élégance de son feuillage, est souvent cultivé dans les collections de serre tempérée.
Genre CÉRATOPÉTALE. — Ceraiopetalum Smith.
Tube calicinal turbiné, adhérent; limbe 5-parti, persis- tant : segments grands , oblongs, nerveux. Pétales 5, laci- niés, persistants. Étamines 10, marcescentes. Anthères sub- orbiculaires, pointues à la base. Ovaire biloculaire, 10- costé, polysperme, couronné par le limbe du calice étalé en étoile.
L’espece suivante constitue à elle seule ce genre :
CÉRATOPÉTALE GUMMIFÈRE. — Ceratopetalum gummiferum Smith, Nov. Holl. 1, p. O, tab. 3.
Arbrisseau glabre. Feuilles pétiolées , 3-foliolées ; folioles lan- céolées, dentelées, coriaces, réticulées. Fleurs petites, jaunes, disposées en panicules terminales. Pétales plus courts que le calice. -
Gette plante, indigène dans la Nouvelle-Hollande, se cultive quelquefois dans les collections de serre tempérée.
Il‘ TRIBU. LES BAUÉRÉES. — PAUËREÆ De Cand. Prodr,
Feuilles opposées, non-stipulees, sessiles , composées. Pe- tales T-9 , imbriqués en préfloraison. É‘tamines 50-60. Ovaire semi-adhérent, 2- ou 5-loculaire. Styles 2 ou 5, libres. Capsule 2- ou 3-loculaire. — Fleurs solitaires , axtillaires.
19 CLASSE DES SUCCULENTES.
Genre BAUËRA. — Bauera Andr.
Calice 7-9-parti, persistant : tube adhérent par la base; segments linéaires. Pétales 7-9. Étamines 50 à 60 , insérées au tube calicinal. Filets filiformes. Anthères ovales. Ovaire 2- ou 5-loculaire, adhérent par la base. Styles 2 ou 3, libres, longs, divergents. Stigmates subglobuleux. Capsule presque libre, 2- ou 5-loculaire, an peu renflée, 2-ou 5-valve, déhis- cente entre les styles. Graines attachées vers le milieu des loges, oblongues : raphé saillant, ponctué.
Arbuscules. Feuilles sessiles, 3-foliolées ; folioles oblon- gues, entières, ou dentées, simulant une feuille verticillée. Pédicelles solitaires, axillaires, un peu penchés. Corolle pourpre.
Ce genre, propre à la Nouvelle-Hollande, renferme qua- tre espèces dont les deux suivantes se cultivent fréquemment comme plantes d'ornement , en serre tempérée :
BaurRA Fausse GARANGE. — Bauera rubicides Andr. Bot. Rep. tab. 198. — Bot. Mag. tab. 715. — Vent. Malm. tab. 96. — Bauecra rubiæfolia Salish. Annal. Bot. 1, tab. 10.
Tige dressée. Folioles lancéolées-oblongues , pointues, re- courbées au sommet, dentelées. Pédoncules pubescents, plus longs que les feuilles. Gapsules poilues.
Tige haute d'environ 3 pieds, tèes-rameuse. Ramules feuil- lus, pubescents. Feuilles petites, pubescentes en dessous. Pé- tales obovales , réfléchis, d’un rose vif, longs de 2 à 3 lignes. Segments calicmaux dentelés au sommet.
Baurra NAIN. — Bauera humilis Sweet, Hort. Suburb. — Lodd. Bot. Cab. tab. 1197.
Tige diffuse. Folioles oblongues, crénelées. Pédicelles pubes- cents, un peu plus longs que les feuilles.
FAMILLE DES CUNONJACÉES. 43
II° TRIBU. LES PHILADELPHÉES. — PHILADEL- © PHEÆ (Don) Land.
Feuilles opposées, non-stipulées, simples, pétiolées, dente- lées, triplinervées. Pétales 4 ou 5 , imbriques en préflo- raison. Étamines en nombre double ou multiple des pé- tales (10-40). Disque épigyne. Ovaire 3- 5-locu- laire , adhérent; loges mulii-ovulées. Styles libres ou plus ou moins soudés. Stigmates allonges, comprimés (rarement soudés en un seul). Cupsule 3- 5-loculaire. Graines scobiformes, enveloppees dans un grand arille membraneux , réticulé. — Fleurs grandes , blanches, odorantes, axillaires et terminales ; pédoncules ordinai- rement 1-flores.
MM. Don, De Candolle et Lindley envisagent les PArladelphées comme famille distincte, en y comprenant le Decumarta, lequel, selon nous, offre des rapports beaucoup plus intimes avec les Æydrangea , tant par ie port et l’inflorescence, que par la préfloraison ésalement valvaire dans ces deux genres. Le Deutzta, au contraire, que M. De Candolle range dans sa tribu des Hydrangées , ne diffère des Philadelphus que par ses étamines en nombre déterminé et à filets tricuspidés. — M. de Jussieu classe les PAila- delphus à la suite des Myrtacées , et, suivant M. Bartling , ce genre consti- tuerait une section dans la famille des Onagraires.
Genre SERINGA®T. — Philadelplus Linn.
Tube calicinal turbiné, adhérent; limbe 4- ou 5-parti, persistant. Pétales 4 ou 5, obovales, multinervés, plus longs que les étamines : onglets très-courts. Étamines 20-20, bisériées : filets filiformes ; anthères suborbiculaires : con- nectif linéaire, obtus. Ovaire 4- ou 5-loculaire. Styles 4 ou 5, libres ou plus ou moins soudés, dressés. Stismates ordinai- rement libres. Capsule cortiquée, couronnée, lisse, 4- ou 5. loculaire, loculicide et 4- ou 5-valve, ou bien à la fois loculicide et septicide, 8- ou 10-valve. Graines très-nom-
144 à CLASSE DES SUCCULENTES.
breuses, imbriquées, scobiformes, enveloppées dans un arille membraneux, réticulé, prolongé en appendice fimbrié.
Arbrisseaux. Ramules anguleux , subarticulés. Épiderme des pousses de l’année précédente se détachant par plaques. Bourgeons petits, non-écailleux, renfermés pendant l'été dans la cavité de la base des pétioles. Feuilles grandes, mem- branacées, courtement pétiolées. Ramules florifères opposés, feuillés, 1-11-flores, naissant sur les pousses de l’année pré- cédente. Fleurs grandes, odorantes, pédicellées, tantôt so- litaires ou ternées, terminales, tantôt axillaires et termina- les, disposées en grappe feuillée, lâche, simple inférieure- ment, terminée en cymule triflore : pédoncules axillaires presque toujours solitaires. Bractéoles subulées. Pétales et filets blancs. Anthères jaunes.
Les Seringats où Philadelphus sont, comme l’on sait, des arbrisseaux d'agrément très-recherchés. Ils forment des buissons d’un aspect agréable, et leurs fleurs, qui s’épanouis- sent au commencement de l’été, répandent une odeur de Jasmin. Les espèces d'Amérique exhalent un parfum plus suave que celui du Seringai commun.
Les Seringats se multiplient de drageons, de boutures et de graines; ils prospèrent dans presque toute espèce de ter- rain ; leur végétation vigoureuse les rend très-propres à former des palissades et des clôtures vivantes.
Voici les espèces que renferme ce genre :
a) Fleurs en grappe; pédicelles inférieurs axillaires, ordinairement trés-écartés des supérieurs.
SERINGAT cOMMUN. — Philadelphus coronarius Linn. — Lamk. Ill. tab. 420. — Gærin. Fruct. tab. 35, fig. 2. — Schk. Handb. tab. 121. — Bot. Mag. tab. 391.
Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales-oblongues, dentelées, ou denticulées, acuminées, glabres en dessus, pubé- rules en dessous aux nervures. Grappes 5-ou 7-flores, subthyr- siformes. Lobes calicinaux acuminés. Styles libres presque dès leur base, plus courts que les étamines.
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 15
Buisson tres-touffu , haut de 6 à ro pieds. Ramules rougeâ- tres. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, larges de 8 à 12 lignes. Fleurs larges de 1 pouce.
Cette espèce, qui croit spontanément dans l’Europe australe et en Orient, est la plus commune dans les jardins. Le Seringat nain (Philadelphus nanus Mill.) en est une variété. L’on cul- tive aussi une variété à fleurs doubles ou semi-doubles, et une autre à feuilles panachces de jaune.
SERINGAT DE LEYHER. — Philadelphus Zeyheri Schrad. in De Cand. Prodr.
Feuilles ovales, acuminées, dentelées, poilues en dessous. Grappes pauciflores. Lobes calicinaux longuement acuminés. Styles soudés par la base.
Cette espèce passe pour originaire de l'Amérique septentrio- nale.
SERINGAT VERRUQUEUX.— Philadelphus verrucosus Schrad. in De Cand. Prodr. — Philadelphus grandiflorus Lindl. in Bot. Reg. tab. 570. — Wats. Dendr. Brit. tab. 46 ( non Willd. }
Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou elliptiques, acumi- nées, sinuolées-dentelées, ou denticulées, pubérules en dessous aux nervuies : poils glanduleux à la base. Lobes calicinaux acu- minés. Grappes courtes, 5-ou 7-flores, subihyrsiformes. Styles à peu près aussi longs que les étamines , soudés presque jusqu’au sommet.
Buisson ayant le port du Seringat commun. Ramules rougei- tres. Fleurs un peu plus grandes , légèrement odorantes.
Cette espèce , originaire de l’Amérique septentrionale , est com- mune dans les jardins.
SERINGAT MULTIFLORE.— Philadelphus floribundus Schrad. in De Cand. Prodr.
Feuilles ovales-elliptiques , longuement acuminées, dentelées, triplinervées, pubescentes en dessous. Grappes 5-ou 7-flores.
16 CLASSE DES SUCCULENTES.
Lobes calicinaux très-longuement acuminés. Styles soudés jus- qu’au-delà du milieu.
Cette espèce, dont on ignore la patrie, n’est pas rare dans les jardins.
SERINGAT A LARGES FEUILLES. — Philadelphus latifolius Schrad. in De Gand. Prodr. — Philadelphus pubescens Herb. de l’Amat. tab. 208.
Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales-oblongues, ou lancéolées-oblongues, acuminées, légèrement dentelées, ner- veases , pubescentes en dessous. Grappes 7-13-flores, très-lâches, feuillées presque jusqu’au sommet ; pédicelles plus courts que les pétioles. Galice pubescent : lobes acuminés. Styles courts , sou- dés jusqu’au-delà du milieu.
Buisson haut d’une douzaine de pieds. Écorce des vieux ra- mules grisätre ou blanchâtre. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, larges de 1 172 à 2 pouces : les florales supérieures lancéolées, étroites. Fleurs presque inodores , larges de 15 à 18 lignes,
Cette espèce, originaire de l'Amérique septentrionale, est pro- bablement la plus belle du genre; elle se recommande par l’a- bondance et la grandeur de ses fleurs , qui ne s’épanouissent qu'un mois plus tard que celles du Seringat commun.
b) Fleurs solitaires ou en cymules terminales.
SERINGAT GRANDIFLORE.—Philadelphus grandiflorus Wild. Enum. — Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. 44. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 8 (non Bot. Reg.) — Phi- ladelphus inodorus Hortul.
Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales-oblongues, acuminées, légèrement denticulées, pubescentes en dessous aux nervures. Gymes 3-5-flores. Calice glabre : lobes acuminés. Style indivisé, plus long que les étamines.
Arbute haut de 6 à 8 pieds. Ramules d’un brun de Châtaigne. Feuilles longues d’environ 3 pouces, sur 1 ‘/: à 2 pouces de large. Fleurs légèrement odorantes , larges d’environ 18 lignes.
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 47
Cette espèce, indigene aux États-Unis , n'est pas rare dans les jardins.
SERINGAT ÉLÉGANT. — Philadelphus speciosus Schrad. in De Card. Prodr.
Feuilles ovales, ou ovales-oblongues, ou ovales-elliptiques , longuement acuminées, sinuolées-dentées, légerement pubé- rules en dessous. Fleurs subsolitaires. Galice pubérule : lobes lon- guement acuminés. Styles soudés jusqu’au milieu. Stigmates sail- lants.
Tiges s’élevant jusqu’à 15 pieds. Ramules grèles, d’un brun de Châtaigne. Feuilles fortement dentées. Fleurs légèrement odo- rantes, larges de 18 à 20 lignes.
Cette espèce est assez rare dans Les jardins.
SERINGAT A FLEURS LACHES, — Philadelphus laxus Schrad. in De Cand. Prodr.
Feuilles ovales-elliptiques , dentées , pubescentes en dessous, longuement acuminées de mème que les lobes du calice. Styles soudés jusqu’au milieu. Stigmates non-saillants. — Arbrisseau peu élevé.
Cette espèce nous est inconnue.
SERINGAT HÉRISSÉ. — Philadelphus hirsutus Nuital. Gen. — Wais. Dendr. Brit. tab. 47. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 110. — Philadelphus gracilis Hortul.
Feuilles ovales, ou elliptiques, ou ovales-elliptiques, acumi- nées, sinuolées-denticulées, ou dentelées, nerveuses , fortement pubescentes aux 2 faces (les jeunes cotonneuses en dessous ). Ra- mules florifères tres-courts. Fleurs solitaires ou ternées. Calice strigueux : lobes acuminés. Styles et stismates soudés , non-sail- lants.
Tiges greles, effilées, peu rameuses, rougeätres, s’élevant jusqu'à 5 pieds. Feuilles des pousses stériles atteignant jusqu’à 3 pouces de long, sur 2 pouces de large. Fleurs odorantes , de la grandeur de celles du Seringat commun.
Cette espèce, découverte par Nuttail au T ennesséé, est assez
BOTANIQUE. PHAN,. T. Y. 2
18 CLASSE DES SUCCULENTES.
répandue dans les jardins. Elle fleurit plus tard que toutes ses congénères.
SErincar DE Lewis. — Philadelphus Leswisi Pursh, Flor. Amer. Scpt.
Feuilles ovales, pointues, presque entières , ciliées. Trois styles soudés jusque au-delà du milieu, aussi longs que les étamines. ;
Cette espèce croît à l’ouest des Rocheuses, dans les contrées arrosées par la rivière de Clark.
SERINGAT INODORE. — Philadelphus inodorus Einn. — Bot. Mag. tab. 1478.
Feuilles ovales, larges, acuminées, très-entières, subpenni- nervées. Styles soudés presque jusqu’au sommet:
Cette espèce, indigène en Caroline , ne nous est point connue.
Genre DEUTZIA. — Deutzia Thunb.
Tube calicinal turbiné , adhérent : limbe 5-parti. Pétales 5, lancéolés-oblongs , obtus , dressés. EÉtamines 10, insérées au disque : filets aplatis , larges, tricuspidés au sommet ; an- thères petites, didymes. Ovaire 5-5-loculaire , multiovulé. Styles 5-5, libres de même que les stigmates. Péricarpe char- tacé, ombiliqué, couronné par le disque et les styles, 3-&- loculaire, polysperme , déhiscent à la base.
Arbrisseaux. Feuilles non-persistantes, opposées, dente- lées; couvertes d’une pubescence étoilée. Fleurs en grappe. Corolle blanche. Anthères jaunes.
Ce penre, propre aux régions tempérées de l’Asie orien- tale, renferme trois espèces.
Deurzra scaBre. — Deutzia scabra Thunb. Flor. Jap. p. 10, et 185 ; tab. 24. — Lindl. in Bot. Reg. tab. 17918.
Feuilles ovales où ovales-oblongues, acuminées, dentelées , pubescentes aux 2 faces. Grappes coténneuses , un peu rameuses à la base. Fleurs ordinairement trigynes.
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 19
Rameaux grèles , un peu grimpans : écorce d’un brun châtain. Feuilles un peu scabres, longues de 2 à 3 pouces; dentelures trés-pointues; pétole court, cotonneux. Grappes dressées , mul- tiflores, un peu lâches, plus longues que les feuilles. Calice co-- tonneux , plus long que les pédicelles. Pétales longs de 6 à 7 li- gnes , pubescents. Étamines dressées , plus courtes que les pétales. Styles filiformes , presque aussi longs que les pétales.
Cet élégant arbrisseau , introduit tres-récemment dans le jar- din de la socicte horticulturale de Londres , croît dans les mon- tagnes du Japon, où les habitans le désignent sous le nom de Ui- sugi. Suivant M. Lindley, it résiste parfaitement aux hivers de l'Angleterre , et prospère dans tout sol favorable à la culture.
IV° TRIBU. LES HYDRANGÉES. — ZYDRANGEÆ De Cand. Prodr. (exclus. Deutzia. )
Feuilles opposées, non-stipulées, simples, dentelées, pétio- lées , ordinairement membranacées. Pétales 5-10, val- paires en préfloraison. Étamines en nombre double ou multiple des pétales (10-40). Ovaire 2-10-loculaire, plus ou moins adhérent. Disque épigyne. Styles et stig- mates libres ou soudés. Capsule (rarement baie) 2A10- loculaire. Graines réticulées ou enveloppees dans un arille membraneux. — Fleurs en cyme ou er panicule : celles de la circonférence de l'inflorescence (quelquefois presque toutes) souvent irrégulières, grandes, stériles.
- Genre DÉCUMARIA. — Decumaria Linn.
Calice turbiné, adhérent, 7-10-denté. Pétales 7-10, oblongs- obovales, obtus, beaucoup plus longs que les dents du calice. Etamines en nombre quadruple des pétales : 8 antépositives; les autres interpositives 5 à 3. Filets filiformes. Anthères pe- tites, suborbiculaires. Ovaire 7-10-loculaire. Styles soudés en un seul court, conique, épais. Stigmate pelté, disciforme,
20 : CLASSE DES SUCCULENTES.
à 7-10 rayons. Capsule semi-ovale, tronquée, adhérente, cou- ronnée par le style et par les dents calicinales, multicostée, 7-10-loculaire, polysperme, déhiscente entre les côtes. Grai- nes obliquement appendantes, imbriquées, scobiformes, an- guleuses, recouvertes d’un arille membraneux.
Sous-arbrisseaux. Feuilles grandes, coriaccs, dentelées. Fleurs petites, blanches, odorantes, toutes régulières, dispo- sées en cymes trichotomes terminales.
Ce genre, propre aux contrées chaudes de l'Amérique septentrionale, ne renferme que les deux espèces dont nous allons traiter : ces végétaux se cultivent comme arbustes d’a- grément, en pleine terre ; mais 1ls ne prospèrent qu’en terre de bruyère et produisent rarement des graines, sous le cli- mat de Paris.
DécumMARIA A TIGES DRESSÉES. — ÂÜecumaria Barbara Lion.
Tiges dressées. Feuilles ovales, ou oyales-elliptiques , acumi- nées, dentelées, arrondies ou cunéiformes à la base : pétiole presque velouté. é
Arbuste assez touffu , haut de 2 à 3 pieds. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, larges de 1 à 2 pouces, luisantes , presque persis- tantes , glabres excepté au pétiole. Cymes larges de 2 à 4 pouces, subfastigiées ou paniculées, dressées. Fleurs larges d’environ 3 lignes, d’un blanc jaunätre, très-odorantes. Dents calicinales petites, pointues, dressées. Étamines à peu près aussi longues que les pétales, 2 fois plus longues que le style. Capsule brune, luisante, de la grosseur d’un pois.
Cette espèce habite les États-Unis , au nord de la Caroline.
DÉGUMARIA SARMENTEUX. — Decumaria sarmentosa Bosc, in Mém. de la Soc. d’'Hist. Nat. de Paris, v. 1, tab. 13.
Tiges sarmenteuses. Feuilles obovales, ou lancéolées-ellipti- ques, ou lancéolées-oblongues , courtement acuminées, dentelées : pétiole glabre.
Tige radicante, grimpant à des hauteurs tres-considérables (en Caroline; dans les jardins des environs de Paris, elle ne prend
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 914
pas de développement considérable). Feuilles longues de 2 à 4 pouces , larges de 1 à 2 poness. Dents calicinales petites , poin- tues. ie : à peu près aussi longues que les pétales, 2 fois plus longues que le style. Capsule semblable à celle de l'espèce précédente.
Cette espèce croit en Géorgie et dans les deux Carolines; elle se plaît dans les terrains fertiles et humides.
Genre HYDRANGÉA. — Fydrangea Linn.
Calice adhérent, hémisphérique, 8-10-costé, 4-5-denté; dents petites, persistantes. Pétales # ou 5, quelquefois sou- dés par la base, beaucoup plus longs que les dents du ca- lice. Étamines 8-10 (rarement un plus grand nombre}, iné- gales, divariquées, plus longues que les pétales : filets fili- formes; anthères globuleuses. Ovaire 2-5- (ordinairement 2- ou 5-) loculaire. Styles libres , subulés, divariqués, per- sistants. Stigmates obtus , obliques. Capsule petite, couron- née par le style et les dents calicinales, 2-5-loculaire , déhis- cente entre les styles par des fentes transversales ; cloisons membraneuses, adnées aux placentaires. Graines imbriquées, ovoides , acuminées , réticulées.
Sous-arbrisseaux. Feuilles opposées (rarement alternes), dentelées , ou quelquefois lobées, grandes, ordinairement membranacées. Fleurs petites, blanches, ou roses, ou bleues, disposées en cymes corymbiformes, ou en panicules : les fleurs de la circonférence (ou quelquefois toutes, dans des variétés obtenues par la culture ) souvent difformes, stéri- les; pédoncules terminaux, ou axillaires et terminaux.
Ce genre renferme une vingtaine d’espèces , indigènes en Chine , au Japon , au Népaul, aux îles de la Sonde, et aux États - ES d'Amérique. Tous les Æydrangéa offrent un feuillage élégant et une inflorescence souvent magnifique. Plusieurs espèces sont très-recherchées en Europe, pour la décoration des jardins ; mais les Chinois surtout et les Japo- nais, au témoignage du docteur Siebold, en possèdent une foule de variétés dignes de l'attention des horticulteurs.
29 CLASSE DES SUCCULENTES.
Nous allons faire connaitre les espèces les plus remarqua- bles :
a.) Fleurs en cyme corymbiforme , sublrichotome : les 2 ou 4 pédoncules inférieurs partant chacun de l’aisselle d’une feuille ; pédicelles non-bractéolés. Feuilles dentelées ou deniées, non-lobées.
Hyprancéa HorrensrA. —Æydrangea Horiensia Sering. in De Cand. Prodr. — Siebeld, in Act. Nat. Cur. v. 12, p. 686. — Hydrangea hortensis Smith, Ie. Pict. 1, tab. 19, — Hor- tensia opuloides Lamk. Dict. — Duham. ed. nov. v. 3, tab. 24. — Hortensia speciosa Pers. Ench.
Feuilles opposées, ovales, ou ovales-elliptiques , acuminées, dentelées , très-glabres. Gymes denses. Fleurs ordinairement tou- tes difformes, 5-parties. Fleurs fertiles 2-ou 3-styles : lobes ca- : licinaux suborbiculaires, très-entiers.
Arbuste haut de 2 à 3 pieds, Tiges rameuses, épaisses , cylin- driques, dressées. Feuilles longues de 6 à 9 pouces , presque co- riaces, luisantes, d’un beau vert: pétiole court, épais. Fleurs rouges ou bleues.
Le Hortensia, aujourd’hui si commun, n’est introduit en Europe que depuis 1788. Le célèbre voyageur Commerson le fit connaitre en France et le dédia à madame Hortense Lèpeau. De temps immémorial cette belle plante se cultive dans Les jardins en Chine et au Japon; mais, suivant le docteur Siebold, elle n’est point indigène dans ces contrées. Les Chinois lui donnent le nom de Fun Dan Kiva, et les Japonais celui de Témarihana, ce qui, dans les deux langues , veut dire boule fleurie.
À Paris et dans ses environs, le Hortensia ne résiste guère en plein air aux hivers ; mais il prospère sans abri sur le littoral de toute la France, ainsi que dans le midi de l’Angleterre. Il aime une terre substantielle , et des arrosemens abondans pendant l'été. Ses fleurs sont toujours stériles, mais on le multiplie très-facile- ment soit de boutures, soit de marcottes. La varicté à fleurs bleues est le produit de certaises conditions du sol dans lequel elle végète; Sweet assure que la terre de bruyère seule suffit pour
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 23
l'obtenir; suivant d’autres, on arrive au même résultat avec un sol tourbeux imprégné d’alun, ou bien avec des cendres soit de tourbe, soit de bois de Sapin, mêlées à la terre. M. Poiteau dit que les fleurs du Hortensia deviennent bleues par la culture dans une terre ferrugineuse.
HyprANGÉA Azisaï. — Hydrangea Azisai Siebd. 1. c.
Feuilles opposées, ovales, acuminées, rétrécies à la base, cré- nelées, dentelées. Corolles des fleurs difformes 4-8-parties.
Arbrisseau haut de 2 à 3 pieds. Fleurs ordinairement bleuà- tres ou rarement blanches. Cymes très-amples.
Cette espèce, nommée en japonais Æzisaÿ, et en chinois Zu Hats Sen, est cultivée dans ces contrées aussi généralement que le Hortensia.
HypranGéa pu Japon. — 7/ydrangea japonica Siebd. LUE
Feuilles opposées, ovales-oblongues, acuminées, finement dentelées, tres-glabres. Cymes denses. Corolle des fleurs diffor- mes à 6-10 lanières ovales-rhomboïdales, inégales.
Cette espèce, qui varie aussi à fleurs roses et bleues, se cul- tive dans plusieurs provinces du Japon, sous le nom de Aaku- soo. Au dire des Japonais, elle croit spontanément dans le pays.
HyprANGEA DE Taunserc. — /ydrangea Thunbergü Siebd. 1. c. — Viburnum serratum Thunb. Prodr.
Feuilles opposées , oblongues , dentelées , entières vers la base, discolores. Cymes denses. Corolle des fleurs difformes à 4-8 la- mères obcordiformes.
Arbrisseau grimpant. Fleurs toujours d’un bleu tirant sur le lilas.
Get arbrisseau croît au Japon, dans les montagnes élevées de l’île de Sikok, où on le nomme vulgairement 4ncats Ja, c’est- à-dire Thé doux, parce que ses feuilles s’emploient en guise
de Thé.
HYDRANGÉA VERDATRE. — y drangea virens Siebd. ]. c.—
24 CLASSE DES SUCCULENTES.
Viburnum virens Thunb. Prodr. — Y’iburnum scandens Pers. Ench.
Feuilles ovales-oblongues, acuminées , dentelées vers le som- met, pubescentes en dessus. Cymes lâches. Corolle des fleurs difformes à 2 ou 3 lanières inégales.
Arbrisseau quelquefois grimpant , haut de 2 à 6 pieds. Fleurs blanches.
Cette espèce croît au Japon, sur les sommets des montagnes avec les Azalea , les Eurya et les Andromèdes; son nom vul- gaire est Jamotoosin.
HYDRANGÉA PANIGULÉ. — Mydrangea paniculata Siebd. lire:
Feuilles opposées ou ternées , elliptiques, acuminées , scabres, à dentelures glanduleuses. Gymes lâches, paniculiformes, subuni- latérales. Corolle des fleurs difformes à 3 ou 4 lamières ob- ovales.
Arbrisseau grimpant, haut d’environ 6 pieds. Fleurs blanches ou roses.
Cet arbrisseau croît dans les montagnes du Japon; on le nomme Tsurudémari, et en chinois Too Siu Kiun. On en cultive dans les jardins d'Oosaka une variéte à fleurs stériles tres-nombreuses et de couleur rose, appelée Jamadémari.
HYDRANGÉA INVOLUCRÉ. — Hydrangea involucrata Siebd. 1707
Feuilles opposées, ovales, acuminées, réticulées , hispides aux 2 faces, à dentelures glanduleuses. Cymes denses, involucrées. Corolle des fleurs difformes à 8 lanières suborbiculaires.
Sous-arbrisseau haut à peine de 1 pied. Cymes munies avant l'épanouissement de 2 ou 3 bractées caduques. Fleurs roses ou jaunâtres.
Cette espèce croît dans les montagnes du Japon. Dans les jar- dins d’Oosaka on en cultive, sous le nom de Ginbaisoo , une va- riété à fleurs roses. La variété à fleurs jaunâtres est appelée Aën- baisoo.
FAMILLE DES CUNONIACÉES, 95
HyDRANGÉA A FEUILLES ALTERNES. — #/ydrangea alterni- folia Siebd. I. c.
Feuilles alternes. Fleurs polyandres. Corolle des fleurs difformes à 2-6 lanières, dont 3 ovales, pointues.
Sous-arbrisseau, fleurissant en août et septembre, cultivé dans les jardins japonais.
HYDRANGÉA GIGANTESQUE. — y drangea altissima Wallich, Tent. Flor. Nepal. 2, tab. 50.
Feuilles ovales , acuminées, dentelées , presque glabres. Co- rymbes subfastigiés. Fleurs difformes peu nombreuses, à pédon- cules poilus. Boutons des fleurs fertiles obconiques.— Pétales des fleurs difformes obovales, très-obtus, très-entiers. Styles 2, épais.
Cette espèce habite les montagnes du Népaul.
HYDRANGÉA COTONNEUX. — Âydrangea vestita Wall. I. c. (l tab. 49.
Feuilles ovales-lancéolées, acuminées , finement dentelées, glabres en dessus, cotonneuses (de même que les ramules) en dessous. Corymbes amples , subfastigiés. Pédoncules velus. Fleurs stériles peu nombreuses , glabres. Boutons des fleurs fertiles sub- globuleux. — Pétales des fleurs difformes ovales ou obovales, acuminés, réticulés , très-entiers , ou denticulés.
Cette espèce habite les montagnes du Népaul.
HyYDRANGEA DIscOLORE. — /lydrangea nivea Michx. Flor. Amer. Bor. — Wats. Dendr. Brit. tab. 43. — Hydrangea ra- diata Willd. Spec. (non Smith.)
Feuilles ovales-elliptiques, ou elliptiques, ou elliptiques-ob- longues, acuminées , denticulées , arrondies ou subcordiformes à la base, glabres en dessus, cotonneuses-blanchätres en dessous. Gymes pubérules, subfastigiées, divariquées. Fleurs difformes 2-ou 4-pétales, peu nombreuses : pétales obovales, subacuminés, entiers. Boutons des fleurs fertiles subglobuleux.
Buisson s’élevant (en Amérique) à 6 ou 8 pieds. Feuilles lon- gues de 2 à 4 pouces, larges de 1 ‘|, à 2 ‘|, pouces, membrana- cées, couvertes en dessous d’un coton velonté, très-blanc; pétiole
26 CLASSE DES SUCCULENTES.
long de8 à 12 lignes, grêle. Cymes larges de 3 à 4 pouces. Fleurs stériles larges de 8 à 10 lignes. Fleurs fertiles tres-petites, serrées: pétales lancéolés. Styles 2, courts. Stigmates obtus, épais.
Cette espèce, qui croit dans les montagnes de la Géorgie et des deux Carolines, n’est pas rare dans les jardins.
HyprAnGEA commun. — //ydrangea arborescens Linn. — Bot. Mag. tab. 437. — Müil. Ic. tab. 251. — Schk. Handb. tab. 119. — Lamk. Il. tab. 350, fig. 1. — Fydrangea fru- tescens Mœnch. Meth.
— 4: À FEUILLES PRESQUE GLABRES. — //ydrangea arbo- rescens vulgaris Sering. in De Gand. Prodr. — Feuilles glabres excepté en dessous aux nervures.
— f:4A FEUILLES DiscoLOoRES. — }/ydrangea arborescens discolor Sering 1. ce. — Feuilles légèrement veloutées et blanchîtres en dessous.
Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou elliptiques, arrondies ou subcordiformes à la base, acuminées, grossement dentelées, glabres en dessus, plus ou moins pubérules ou velcutées en des- sous. Cymes pubérules, subfastigiées, divariquées. Fleurs dif- formes nulles ou peu nombreuses , à 2-4 pétales obovales, obtus, entiers. Boutons des fleurs fertiles subglobuleux.
Buisson atteignant ( en Amérique) 6 à 8 pieds de haut (sous- arbrisseau presque herbacé dans les jardins des environs de Paris). Feuiiles longues de 3 à 4 pouces, larges de 2 à 2 ‘|: pouces, tres-minces , d’un vert gai; petiole long de 4 à 18 lignes , grêle. Cymes larges de 3 à 4 pouces. Fleurs stériles (le plus souvent nulles ) larges de 4 à 6 lignes.
Cette espèce, indigène dans les montagnes des États-Unis, se cultive fréquemment comme plante d'ornement.
HYDRANGÉA À FEUILLES CORDIFORMES. — //ydrangea cordata Pursh , Flor. Amer. Sept. — Wats, Dendr. Brit. tab. 42. — Hydrangea vulgaris Michx, Flor. Amer. Bor.
Feuilles suborbiculaires, ou ovales-elliptiques, ou ovales, acuminées, grossement et inégalement dentelées, profondément
FAMILLE DES CUNONIACÉES,. 97
cordiformes à -a base, très-glabres aux 2 faces. Cymes pubérules, fastigiées , non-divariquées. Fleurs difformes peu nombreuses ou nulles. Boutons des fleurs fertiles subglobuleux.
Buisson s’élevant plus haut que le Æydrangéa commun (à peine ligneux à la base, dans les jardins des environs de Paris). Feuilles longues de 3}, à à pouces, larges de 3 */, à 4°], pouces, membranacées, d’un vert gai en dessus, pâles en dessous; pétiole long de 4 à 12 lignes. Cymes larges de 3 à 4 pouces. (Nous n'avons point observé de fleurs difformes.) Styles 2, épais, coniques.
b) Fleurs en panicule subthyrsiforme ou oblongue, dense, ires-ample , feuillée à la base ; pédoncules secondaires bi- partis ou bifides : chaque bifurcation terminée à son som- met par À ou 5 grandes fleurs difformes, stériles ; fleurs fertiles en cymules trichotomes , subsessiles , dichotoméaires et aliernes le long des bifurcations ; pédicelles accompagnés chacun d’une bractéole caduque, minime, subulée. Feuilles profondément sinuées-lobées (presque palmées ; les florales beaucoup plus petites , indivisées): lobes sinuolés-denticules.
HyYDRANGÉA à FEUILLES LOBÉES. — //ydrangea quercifolia Bartr. lun. ed. germ. p. 366, tab. 7. — Bot. Mag. tab. 975.
Feuilles subrhomboïdales, cunéiformes à la base, 5-lobées : les jeunes laineuses-subferrugineuses aux 2 faces; les adultes glabres en dessus, floconneuses en dessous ; lobes oblongs, ou triangulaires , acuminés , sinuoles-denticulés , souvent tricuspidés au sommet. Pétales des fleurs difformes suborbiculaires ou ob- ovales, tres-obtus, entiers.
Arbrisseau haut de 3 à 5 pieds. Jeunes pousses recouvertes d’un duvet ferrugineux très-épais. Feuilles membranacées , mais fermes , d’un vert foncé en dessus, pâles en dessous (nervures couvertes d’un duvet plus ou moins ferrugineux), longues de 4 à 7 pouces, sur autant de large, ou un peu moins larges que longues ; pétiole long de 1 à 2 pouces, lameux. Panicule laineuse , longue de ‘/, à 1 pied. Feuilles florales longues de 3 à 4 pouces, obovales où oblongues-ohovales, sinuolées - denticulées , tricus-
28 CLASSE DES SUCCULENTES,
pidées (rarement réduites à 2 bractées obovales, entières, beau- coup plus courtes que les pédoncules secondaires ). Fleurs stériles larges de 6 à 12 lignes, d’abord blanches , puis roses, marces- centes. Fleurs fertiles petites : pédicelles filiformes, un peu plus longs que les fleurs. Styles 2, courts, divergents. Stigmates glo- buleux , épais.
Cetie plante magnifique , origimaire de la Floride , supporte en pleine terre les hivers du nord de la France; mais elle n’y produit jamais de fruits. Le terreau de bruyère est indispensable à sa culture ; on la multiplie de marcottes.
Genre ADAMIA.— Ædamia Wallich.
Calice adhérent, 4-denticulé. Pétales 5. Etamines 10. Ovaire semi-supère. Styles 5. Stigmates claviformes, subbi- lobés. Baie couronnée par les dents du calice, subquinqué- loculaire, polysperme. Graines petites, pyriformes, striées.
L'espèce dont nous allons traiter constitue à elle seule le genre.
ADamrA À BAIES BLEUES. — Ædamia cyanea Wall. Tent. Flor. Nep. p. 46, tab. 36.— Hook. in Bot. Mag. tab. 3046.
Arbrisseau très-rameux, paniculé , haut de 3 à 4 pieds. Tige faible, couverte d’une écorce spongieuse, blanchôtre, slabre. Rameaux subtétragones, glabres. Ramules jeunes et feuilles pu- bescentes. Feuilles opposées, étalées, rapprochées , lancéolées, acuminées aux deux bouts, dentelées : dentelures pointues , incli- nées; pétiole long de 1 pouce. Panicule grande, corymbiforme, plus courte que la dernière paire de feuilles : ramifications op- posées , subtrichotomes. Bractées nulles. Fleurs très-nombreuses, d’un bleu tirant sur le rose. Dents calicinales petites, ovales, pointues, étalées. Pétales lancéolés, pointus, trinervés, étalés. Étamines de la Jongueur de la corolle. Filets subulés, bleuâtres. Anthères grandes, ovales. Baies globuleuses, glabres, d’un bleu vif, de la grosseur d’un pois.
Cet arbrisseau élégant, originaire du Népaul, où il porte le
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 20
nom de Bansouk , est cultivé depuis quelques années au Jardin
de Kew.
V° TRIBU. LES ESCALLONIÉES. — £CALLONIEÆ De Cand. Prodr.
Feuilles alternes, non-stipulées, simples, pétiolées, dente- lées. Pétales 5 (rarement 6), imbriqués ou valvaires en préfloraison. Etamines en même nombre que les pétales. Opaire plus ou moirs adhérent (rarement libre), 2- ou 3-loculaire. Style indivisé. Stigmate biparti, ou capitellé et 2- 5-lobé. Capsule 1- 5-loculaire, 2- ou S-valve, septicide, polvsperme ( par exception olisosperme ). — Fleurs blanches ou rouges, disposées en grappe , ou en panicule, ou en cyme corymbiforme.
Genre ESCALLONIA. — Æscallonia Mutis.
Calice turbiné, pentagone , adhérent, 5- (rarement 6-) denté, ou b-lobé. Pétales 5 (rarement 6) , spathulés, insérés à la gorge du calice : onglets larges, dressés ; lames étalées. Étamines 5 (rarement 6); anthères obtuses aux 2 bouts, bi- fides à la base. Disque épigyne. Ovaire 2- (rarement 5-) lo- culaire , adhérent presque jusqu’au sommet; ovules suspen- dus. Style indivisé, terminal. Stigmate entier, ou bilobé, ou biparti. Capsule polysperme, couronnée , nutante, sè- che, ou légèrement drupacée, incoiplétement 2- ou 5-lo- culaire, indéhiscente au sommet, bivalve de la base jusque vers le milieu. Graines minimes, suspendues, striées longi- tudinalement.
Arbres, ou arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux. Feuilles pen- ninervées, dentelées, coriaces, persistantes. Fleurs blanches, ou rouges, bractéolées, terminales, solitaires, ou disposées en cyme , ou en panicule.
30 CLASSE DES SUCCULENTES.
Les Escallonia méritent d’être cultivés à cause de la beau- té de leurs fleurs. On en connait trente-cinq espèces, toutes indigènes dans l'Amérique méridionale, soit équatoriale, soit extra-tropicale. Dans les contrées voisines de l’équateur, situées dans la partie occidentale de l'Amérique, les Escal- lonia croissent à la hauteur de 1,100 à 2,460 toises, et y con- stituent, d’après les observations de MM. de Humboldt et Bonpland , une région végétale particulière, avec les Chênes et les #Vintera. Au Chili et à la terre de Magellan, plusieurs espèces croissent au niveau même de la mer. Les espèces observées au Brésil par M. Aug. de Saint-Hilaire, habitent
aussi des régionsassezélevées pour que les produits coloniaux n'y réussissent plus.
Voici les espèces les plus notables :
EscaLLONIA A FLEURS ROUGES. — Escallonia rubra Pers. Ench.— Hook. in Bot. Mag. tab. 2890.— Stereoxylon rubrum Ruiz et Pay. Flor. Peruv. tab. 236, fig. b.
Presque glabre. Rameaux dressés : les jeunes couverts de poils glanduleux. Feuilles obovales-oblongues , acuminées, dentelées, ponctuées en dessous. Pédoncules 2-7-flores, bractéolés. Lobes calicinaux denticulés. Pétales spathulés.
Cette espèce, indigène dans les montagnes du Chili, se cultive dans les collections d’orangerie.
EscazLontA Nain. — Escallonia humilis Aug. Saint-Hil. Flor. Brasil. Merid. vol. 3, p. 87.
Feuilles courtement pétiolées, cunéiformes-ohovales, ou ob- longues-obovales, très-obtuses, courtement cuspidées , dentelées au sommet, médiocrement rugueuses, glabres. Panicule très- courte, simple. Galice parsemé de poils épars : denis allongées, lincaires , pointues , glanduleuses aux bords.
Sous-arbrisseau peu rameux , haut d’environ 2 pieds. Feuilles longues de 1 à 1 ‘/2 pouce, larges de 4 à 6 lignes , cartilagineuses aux bords. Calice rougeâtre. Corolle pourpre.
M. Aug. de Saint-Hilaire a trouvé cette espèce au Brésil , dans les hautes moutagnes de la province des Mines.
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 31
EscazLonrA FAUSSE AIRELLE. — Æscallonia vaccinioides Aug. Saint-Hil. L. c. p. 87.
Feuilles obovales-oblongues, cunéiformes à la base, mucronées, très-obtuses , denticulées, glabres, pontuées de noïr en dessous. Fleurs en grappe ou en panicule. Calice glabre : dents distantes, triangulaires , courtes, léyèrement glanduleuses aux bords. Cap- sule à peu près aussi longue que le style.
Grand arbrisseau rameux. Feuilles longues de 1 à 1 ‘/, pouce, larges de 3 à 5 lignes. Panicule courte, feuillée à la base. Fleurs longues de 2 à 3 lignes; pédicellés souvent 3-bractéolés. Calice libre presque jusqu’à son milieu. Pétales 2 fois plus longs que le calice, trèsobtus, glabres, blancs. Capsule subhémisphérique.
Cette espèce a été trouvée par M. Aug. de Saint-Hilaire au Brésil , dans la province des Mines.
EscarzLonrA Faux SpiRéa. — Escallonia spiræoides Aus. Saint-Hil. 1. c. p. 8#
Feuilles chovales, ou oblongues-obovales , subcunéiformes à la base, obtuses , dentelées au sommet, mucronées ; glabres , ponc- tuées en dessous. Panicule allongée, rameuse. Galice glabre : dents très-distantes, très-courtes, triangulaires, glanduleuses aux bords. Capsule obovale-globuleuse, plus longue que le style.
Feuilles écartées , longues de 15 à 20 lignes, sur 9 lignes de large. Panicule lâche, feuillée à la base. Fleurs longues de 9 à 3 ne Pétales glabres , blancs.
Cette espèce a élé trouvée par M. Aug. de Saint-Hilaire, au Brésil , dans la province de Rio- Grande.
EscarLonia DE SELLOw. — Escallonia Sellowiana Aug. Saint-Hil. L. c. p. 88. — Æscallonia resinosa var. Cham. et Schlecht. in Linnæa, v. 1, p. 545.
Feuilles cunéiformes-oblongues ; ou lancéolées , où presque linéaires, obtuses ou un peu pointues, doublement dentelées au sommet, glabres, ponctuées en dessous , non-visqueuses. Panicule
simple ou composée. Galice glabre : dents très-coùrtes, larges, non-glanduleuses.
99 CLASSE DES SUCCULENTES.
Ramules grèles, étalés. Feuilles longues d’enviren 18 lignes, sur O lignes de large. Panicules ou grappes très-courtes. Fleurs longues d'environ 4 lignes. Pétales glabres , blancs.
Cette espèce croît dans la république Cis-Platine.
EscaLLONIA RÉSINEUx. — Æscallonia resinosa Pers. Ench. — Stereoxylon resinosum Ruiz et Pav. Flor. Peruv. tab. 235.
Rameaux dressés. Ramules résineux. Feuilles oblongues-ob- ovales, peu rétrécies à la base, subsessiles, bordées de dents glanduleuses. Panicules pauciflores. Lobes calicinaux très-entiers. Pétales obovales-oblongs. Style persistant, à peine plus long que la capsule.
Gette espèce, tres-voisine de la precédente, croît dans les hautes Andes du Pérou ; on la possède dans les collections d’orangerie.
EsGALLONIA MULTIFLORE. — Escallonia floribunda Sellow, ex Chamiss. et Schlecht. in Linnæa, 1, p. 543. — Aug. Saint- Hil. L c. p. 89. — ÆEscallonia bifida Yink et Otto, Abbild. tab. 23. — Escallonia montevidensis De Cand. Prodr.
Feuilles, oblongues, cunéiformes à la base, obtuses, ou rétuses, dentelées , glabres. Panicules simples, subcorymbiformes. Calice olabre : dents glanduleuses aux bords ainsi que les bractées.
Arbrisseau haut de 8 à 10 pieds, grèle, très-rameux. Feuilles recouvrantes, longues d’environ 3 pouces, sur 9 lignes de large. Panicules longues de 1 à 4 pouces , lâches ou denses, feuillées à la base. Fleurs longues d’environ 5 lignes. Pétales blancs.
Cette espèce, qu’on cultive depuis plusieurs années dans les jardins , croît aux environs de Monié-Vidéo , et au Brésil méri- dional. Elle résiste en plein air aux hivers des environs de Paris,
et se recommande par son port élégant, ainsi que par la longue durée de sa floraison.
EscazLoNIA FARINEUx. — Escallonia farinosa Aug. Saint- Hil, Flor. Brasil. Merid. vol. 3, p. 90
Feuilles cunéiformes-obovales, obtuses, courtement mucronées, farineuses et ponctuées aux 2 faces. Panicules simples, très-courtes. Capsule subhémisphérique, incluse, plus longue que le style.
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 29
Tige frutescente. Rameaux et ramules farineux. Feuilles longues de r “2 à 2 ‘2 pouces, larges de 4 à 10 lignes. du
Cette espèce a été observée par M. Aug. de Saint-Hilaire au Brésil, dans la province de Saint-Paul.
EscazLonra piscocore. — Escallonia discolor Vent. Malm. tab. 54. |
Ramules légèrement pubescents. Feuilles cunéiformes-lancéo- lées, légèrement crénelées , discolores en dessous et poilues à la côte. Panicules muluflores. Galice pubérule. Pétales obovales. Style conique , très-court.
Cette espèce habite les Andes de la Nouvelle-Grenade.
EsCALLONIA GRISATRE. — Éscallonia canescens Aug. Sant- Hi. 1. c. tab. 181.
Feuilles oblongues-obovales, ou oblongues-elliptiques, obtuses, denticulées-spinelleuses au sommet, mucronées, cotonneuses-in- canes en dessous. Grappes denses, rameuses à la base. Calice cotonneux : denis allongées , subulées, non-glanduleuses. Capsule subovale.
Arbrisseau haut de 4 à 5 pieds, peu rameux. Feuilles longues de r ‘/ à 3 pouces, larges de r pouce. Grappes sessiles, dressées, denses. Fleurs courtement pédicellées, tribraciéolées, longues d’environ 3 lignes. Galice cotonneux. Pétales blancs.
Cette espèce a été trouvée par M. Aus. de Saint-Hilaire au Brésil, dans les montagnes des environs de la ville de Saint-Paul,
Genre ANOPTÈRE, — Anopterus Labill.
Tube calicinal turbiné , adhérent par la base; limbe à 6 lobes pointus, persistants, Pétales 6, insérés au calice. Kta- mines 6, plus courtes que les pétales. Style court. Stigmate bifide. Capsule oblongue, 1-loculaire, bivalve, déhiscente de haut en bas ; placentaires marginaux. Graines ovales,com- primées , ailées au sommet.
L'espèce suivante constitue à elle seule le genre :
BOTANIQUE, PHAN. T, y.
C1
d4 CLASSE DES SUCCULENTES.
ANOPTÈRE GLANDULEUX — Anopterus glandulosa Vabill. Nov. Holl. 1, tab 112.
Arbuscule tres-glabre. Feuilles alternes ou subopposées, ovales- oblongues, rétrécies aux 2 bouts, subsessiles, coriaces, bordées de dents calleuses. Grappes simples, terminales, solitaires, ou réunies 2 à 4. Fleurs blanches.
Cette plante , indigène à la terre de Diémen, se cultive dans les collections d’orangerie.
Genre ITÉA. — Jiea Linn.
Calice persistant, campanulé, 5-fide, inadhérent : segments lancéolés-subulés : sinus obtus. Pétales 5 , linéaires, dressés, insérés à la gorge du calice, valvaires en préfloraison. Eta- mines 5, plus courtes que les pétales ; filets capillaires; an- thères oblongues, bifides à la base. Ovaire oblong, 2-locu- laire. Style filiforme, court, indivisé. Stigmate bifide. Cap- sule biloculaire , comprimée , bisulquée, bivalve de bas en haut , polysperme. Graines bisériées, attachées aux bords rentrants des valves,
Arbrisseau. Feuilles membranacées , alternes. Fleurs pe- tites, en grappes simples terminales subsessiles et quelquefois feuillées à la base; pédicelles non-bractéolés.
L'espèce que nous allons décrire est la seule qu’on puisse rapporter avec certitude à ce genre.
Tréa DE ViRGniE. — Jiea virginica Tinn. — Lamk. Il. r, tab. 147, fig. 1. — Loisel. in Duham. ed. nov. v. 6, tab. 9. — L’hérit. Surp. 1, p. 138. — Wats. Dendr. Brit. tab. 12.
Buisson haut de 3 à 6 pieds. Branches grêles , verdâtres , effi- lées, flexibles. Ramules pubérules : les florifères courts, presque horizontaux, alternes-distiques. Feuilles oblongues, ou lancéolées- vblongues, ou lancéolées, courtement acuminées , finement den- ticulées , glabres et d’un vert gai en dessus, pâles et légèrement pubescentes en dessous , longues de 1 à 3 pouces, larges de 6 à 12 lignes; pétiole long de 2 à 5 lignes. Grappes solitaires, dressées, spiciformes, pubérules, assez denses, longues de 2
FAMILLE DES CUNONIACÉES. 55
à 4 pouces : pédicelles alternes, subhorizontaux, plus courts que les fleurs. Fleurs longues d’environ 3 lignes. Pétales puhescents en dessus, 3 fois plus longs que le calice. Ovaire pubescent.
Cet arbrisseau abonde dans les États-Unis, au bord des fossés et des ruisseaux , depuis la Géorgie jusqu’à la Pensylvanie; en Europe on le cultive fréquemment dans les jardins, en terre de bruyère ; il fleurit au commencement de l’été.
Genre CYRILLA. — Cyrilla Linn.
Calice petit, 5-parti, subturbiné, adhérent par la base. Pétales 5 , insérés au fond du calice, valvaires en préflorai- son. Étamines 5, plus courtes que les pétales : anthères bifides à la base. Style court, épais, renflé au milieu, com- primé et bifide au sommet. Stigmates obtus. Baie sèche, bi- loculaire : logesmonospermes. Graines suspendues à de courts funicules.
Feuilles alternes, coriaces, très-entières , courtement pé- tiolées.Grappes simples, spiciformes, aphylles,subverticillées au sommet des ramules de l’année précédente ; pédicelles dibractéolés. Fleurs petites, blanches.
L'espèce que nous allons décrire constitue à elle seule ce genre, classé par la plupart des auteurs parmi les Éricinées, mais ayant la plus grande affinité avec l’tea.
CyRILLA A GRAPPES. — Cyrilla racemiflora Linn. — Bot. Mag. tab. 2456. — Jacq. Ie. Rar. 1 , tab. 47. — Cyrilla caro- liniana Michx. Flor. Amer. Bor. — fiea Cyrilla Linn. Spec.
Buisson atteignant jusqu’à 15 pieds de haut. Rameaux et ra- mules verticillés. Ramules anguleux. Feuilles lancéolées-oblon- gues, ou spathulées, ou oblongues-obovales, obtuses, très-glabres, réticulées et d’un vert foncé en dessus, lisses et presque blan- châtres en dessous, longues de 1 ‘4 à 2 :/, pouces, larges de 10 lignes ; pétiole long de 3 à 4 lignes. Grappes grêles, pendantes, longues de 2 à 3 pouces. Pédicelles plus courts que les fleurs. Pétales 3 fois plus longs que le calice.
Cette espèce croît dans le midi des États-Unis , aux bords des
36 CLASSE DES SUCCULENTES.
étangs et des ruisseaux; elle fleurit en été; son port est trèes- élégant, mais on la voit rarement dans nos jardins, parce qu’elle ne résiste guère aux hivers du nord de la France.
« L’écorce extérieure de la base des troncs des vieux Cyrilla, » dit Elliot, est extrêmement légère et friable; elle absorbe » si bien l'humidité, qu’on peut s’en servir en guise d’Aga- » ric ou de toute autre substance styptique. Froissée entre les » mains, elle produit une sensation semblable à celle que fait » éprouver un liquide fortement astringent; c’est un fort bon » remède pour cicatriser les blessures et ulcères. »
SOIXANTE-HUITIÈME FAMILLE.
LES SAXIFRAGÉES. — SAXIFRAGEÆ.
( Saxifrageæ Juss. Gen. (excl. genn. quibusd. ) — Saxifrageæ R. Br. in Frankl. Narrat. p. 765. — Bartl. Ord. Nat. p. 311. — Saxifra- gacearum trib. 5 (Saxifrageæ) De Cand. Prodr. v. 4, p. 17. — Cfr. Francoaceæ Juss. fil. in Annal. des Scienc. Nat. série 2, v. 3.)
Les Saxifragees, en général peu importantes sous le rapport de l'utilité, offrent une foule de plantes d’a- grément que leur port nain et touffu, ainsi que l’ex- trême délicatesse de leurs fleurs, rendent précieuses aux amateurs. Les racines de quelques espèces sont plus ou moins astringentes.
On connaît environ deux cents espèces de cette fa- mille : la plupart font l’ornement de la Flore arctique, ou desrégionsalpines del’hémisphère septentrional,dont elles composent souvent presque à elles seules toute la végétation phanérogame. Les Saxifragées manquent dans les contrées chaudes de la zone équatoriale.
CARACTÈRES DE LA FAMILLE.
Herbes terrestres , le plus souvent vivaces. Tiges inar- ticulées, ordinairement cylindriques, souvent aphylles.
Feuilles éparses (rarement opposées), simples (rare- ment composées), très-entières , ou dentelées, ou cré- nelées, ou lobées, ou palmatiparties, ou pennatifides, sessiles, ou rétrécies en pétiole, non-stipulées (par ex- ception stüpulées), très -souvent plus ou moins char- nues.
Fleurs hermaphrodites, régulières (par exception ir- régulières ), blanches, ou moins souvent soit jaunes,
38 CLASSE DES SUCCULENTES.
soit rougeâtres , terminales, le plus souvent disposées en grappe simple ou composée, ou en panicule, ou en cyme.
Calice plus ou moins adhérent, ou inadhérent, 4- ou 5- lobé ou denté, persistant, ou marcescent ; éstiva- tion imbricative.
Disque adné au fond du calice ou au sommet de l’o- vaire.
Pétales (rarement nuls) insérés au disque, en même nombre que les segments calicinaux, Imterpositifs, cour- tément onguiculés, marcescents, ou caducs; éstivation imbricative, ou quelquefois valvaire.
Étamines imsérées au disque, en nombre double des segments calicinaux (rarement en nombre quadruple des segments calicinaux et alternativement stériles), ou moins souvent en même nombre que les segments ca- licimaux et insérées devant ces derniers (par exception en même nombre que les segments calicinaux et insérées deyant les pétales ), libres. Anthères suborbiculaires, ou ovales, à 2 bourses longitudinalement deshiscentes (par exception à une seule bourse ).
Pistil : Ovaire à 2 (rarement 3-5) coques libres au som- met, aautantdelogesqu’il y a de coques, ou moins souvent soit à loges incomplètes, soit à une seule loge ; placen- taires multiovulés, adnés aux bords infléchis des valves, axiles lorsque les loges sont complètes , pariétaux lors- que les loges sont mcomplètes. Styles 2-5 (le plus sou- vent 2), libres, persistants. Stigmates subglobuleux.
Péricarpe capsulaire, polysperme, 2- ou mois sou- vent 1- loculaire ( rarement 3-5- loculaire ), 2-5-cé- phale, septicide (coques déhiscentes au - dessous du sommet par la suture antérieure), ou rarement locu- licide.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES, 39
Graines en nombre indéfini, inarillées , souvent ré- ticulées, ou striées longitudimalement, ou rugueuses. Périsperme charnu. Embryon axile, rectiligne, court : radicule appointante.
La famile des Saxifragées se compose comme suit :
Ie TRIBU. LES SAXIFRAGÉES VRAIES. — SAXIFRAGEÆ VERÆ Nob.
Étamines en méme nombre que les sesments du calice, ou plus souvent en nombre double des segments du calice, toutes fertiles, de lonsueur égale. Styles ? (rarement 3-5), terminaux. Déhiscence septicide.
Saxifraga Linn. ( Leiogyne, Gymnopera et Micran- thes Don ; Roboons Haw. Diptera Bork.) — Zeptar- rhena R. Br. — Bergenia Mæœnch. ( Geryonia Schrank ; Megasea Haw.)—ChrysospleniumTourn.—Mitella Tourn. — Tellima R. Br. — Drummondia De Cand.— Tiarella Linn. — Astilbe Hamilt. — Moteia Decaisne. — Heu- chera Linn. — Donatia Forst.— Lepuropetalum Elliot. — V'ahlia Thunb.
II TRIBU. LES FRANCOACÉES. — FRANCOACEÆ Juss. fil.
Etamines en nombre quadruple (rarement quintuple ou sex- tuple) des segments calicinaux (16 -24), alternativement stériles : les stériles beaucoup plus courtes que les fer- tiles. Un seul style, très-court, infra-apicilaire. Déhis- cence loculicide.
Francoa Cavan. — Tetilla de Cand.
40 CLASSE DES SUCCULENTES.
T° TRIBU. LES SAXIFRAGÉES VRAIES. — SAXI- FRAGEÆ VERÆ Nob.
( Saxifragacearum trib. V ( Saxifiageæ ) De Cand. Prodr.
Calice inhadhérent ou plus ou moins adhérent, à 4 ou 5 divisions plus ou moins profondes. Étamines en méme nombre que les segments calicinaux , ou plus souvent en nombre double des segments calicinaux , toutes fertiles. Ovaire 1- loculaire ou plus souvent 2- loculaire (rare- ment 5-5-loculaire). Styles 2 (rarement 3-5), termi- naux. Stigmates capitellés ou obliquement tronques.
Capsule septicide.
Genre SAXIFRAGE. — Saxifraga Linn.
Calice semi-adhérent et 5-fide, ou inadhérent et 5-parti, persistant. Pétales 5, courtement onguiculés, ou sessiles, entiers, quelquefois inégaux. Etamines 10, insérées alterna- tivement devant les pétales et les segments du calice : filets claviformes ou subulés, capillaires; anthères cordiformes ou suborbiculaires. Disque hypogyne (lorsque l’ovaire est libre), ou périgyne, ou épigyne, annulaire, ou laminaire. Ovaire 2- loculaire, souvent dicéphale. Styles 2, d’abord dressés, di- vergents après l’anthèse. Stigmates capitellés ou oblique- ment tronqués. Capsule libre, ou semi-adhérente, dicéphale, ou biacuminée, 2-loculaire, déhiscente entre les 2 styles soit par une ouverture circulaire , soit plus ou moins profondé- ment par la suture antérieure des coques ; cloisons placenti- fères. Graines petites, très-nombreuses, ovales, ou oblon- gues, ponctuées, ou tuberculeuses.
Herbes annuelles ou vivaces, le plus souvent basses et touf- fues. Tiges florifères souvent aphylles. Feuilles alternes (ra- rement opposées), très-entières, ou dentées, ou crénelées, ou lobées, ou palmatifides, souvent un peu charnues ou coriaces.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 41
Fleurs solitaires-subterminales, ou plus souvent en panicule, blanches, ou jaunes, ou rougeûtres.
Ce genre renferme, à lui seul les trois-quarts des Saxifra- gées connues , car on en compte près de cent cinquante es- pèces. La plupart croissent dans les régions alpines et po- laires de l'hémisphère septentrional, et surtout dans l’ancien continent.
Nous ne pouvons décrire ici que les Saxifrages cul- tivées pour l'agrément; on les plante souvent en bor- dures, en glacis, ou sur les rochers artificiels; en géné- ral , elles aiment les expositions fraiches et humides; tou- tefois, plusieurs espèces ne s’iccommodent que des localités sèches et découvertes.
SECTION I.
Calice inadhérent. Capsule vésiculeuse, membranacée, fine- ment nerveuse, beaucoup plus grande que le calice. Péta- les onguiculés, non-calleux à la base, étroits.
A. Calice réfléchi. Filets des étamines élargis supérieurement, subulés aux 2 bouts. — Racine vivace, poussant un grand nombre de souches dressées ou ascendantes, garnies à leur. sommet d’une rosette de feuilles planes , persistantes, lon- guement pétiolées : péliole aplati. Tiges florifères grêles, aphy les, dressées. Fleurs blanches, disposées en panicule: ramifications éparses , distantes, munies à leur base d'une courie braclée. Bractéoles des pédicelles minimes.
a) Pétalesinégaux , parsemés en dessus de points scabres ;les 2 péta- les inférieurs plus grands, déclinés de méme que les styles; les 3 supérieurs plus petits, ascendants. — Racine stolonifère. Feuilles un peu épaisses mais non coriaces et sans rebord cartilagineux. Pa-
nicule t'ès-läche, composée de cymules pauciflores : pédicelles in- clinés avant l’anthèse.
SAXIFRAGE SARMENTEUSE. — Saxifraga sarmentosa Lin. fil. — Bot. Mag. tab. 92. — Saxifraga stolonifera Jacq. Ic.
49 CLASSE DES SUCCULENTES.
Rar. 1, tab. 80. — Saxifraga ligulata Murr. in Comm. Gætt. 1761, p. 26, tab. 1. — Lisularia sarmentosa Haw. Enum.
Racine stolonifere. Feuilles orbiculaires, ou cordiformes-orbi- culaires, ou subréniformes, inégalement crénelées ou sinuolées, légèrement poilues aux 2 faces; pétioles et hampes presque lai- neux. Pétales lancéolés : les 2 inférieurs 3 fois plus longs que les étamines.
Souches courtes, épaisses. Feuilles larges de 1 1/2 à 3 pouces, d’un vert sombre, souvent marbrées de rouge, parsemées de poils-courts , roïdes, apprimés , enflés. à la base : les jeunes vio- lettes en dessous ; pétioles longs de 3 à 4 pouces, engaïnants par la base, couverts (ainsi que la partie inférieure de la hampe ) de poils laineux de couleur roussâtre; crénelures larges, mucronulées. Hampe longue de 6 à 12 pouces (y compris la paricule ). Panicule pubérule, glanduleuse. Pédicelles filiformes , allongés.
Cette espèce est indigène en Chine et au Japon.
b) Fleurs régulières. Pétales pêuits , obovales, onguiculés, parsemes en dessus de points scabres rougedires , maculés de jaune à la base. Panicule pubescente-glanduleuse, très-läche, composée de cymes ir- régulières nutantes avant l’anthèse. Feuilles cortaces, cartilagi- neuses aux bords et offrant un point transparent au dessous du som- met de chaque dentelure ou crénelure; pétioles et partie inférieure de la hampe ordinairement hérissés de poils crépus , non-slanduleux. Racine non-stolonifère.
SAXIFRAGE A FEUILLES RÉNIFORMES.— Saxifraga Geum Linn. — Engl. Bot. tab. 1561. — Reichenb. Plant. Cnit. fig. 847 et 849. — Lapeyr. Flore des Pyren. tab. 24.
Feuilles réniformes ou réniformes-orbiculaires , rétuses, pro- fondément crénelées , parsemées aux 2 faces de poils courts; pé- tiole linéaire, hérissé, 3 à 4 fois plus long que la lame.
Souches assez épaisses, hautes de 3 à 4 pouces. Feuilles larges de ï à 1 ‘Ja pouce, ordinairement un peu moins longues que larges; crénelures très-obtuses où mucronulées ; pétiole étroit, long de 2'à 4 pouces. Hampes longues de 6 à 12 pouces (y com- pris la panicule ). Sépales oblongs , obtus, 2 fois plus courts que les pétales. Pétales blancs, à peine longs de 1 ligne.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 45
Cette espèce croit dans les endroits humides des Alpes et des Pyrénées , ainsi qu’en Irlande.
SaxrrrAGE nérissée.— Suxifraga hirsuta Linn.— Enel. Bot. tab. 2322. — Reichenb. Plant. Crit. fig. 842. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 23.— Saxifraga polita Link, Enum.— Reichenb. Plant, Crit. fig. 848 (var.) — Saxifraga elegans Mack. — Reichenb. I. c. fig. 846 ( var.) — Saxifraga dentata Link, Enum. (var. )
Feuilles elliptiques, ou elliptiques-obovales, ou suborbiculaires, cunéiformes ou arrondies ou légèrement cordiformes à la base, rétuses, ou tronquées, où pointues, profondément crénelées ou dentées, glabres aux 2 faces, ou parsemées de poils en dessous ; pétiole linéaire, hérissé, 2 à.3 fois plus long que la lame.
Souches longues de r à 2 pouces. Feuilles longues de 10 à 15 lignes, ordinairement moins longues que larges; crénelures arrondies ou triangulaires. Hampes longues de 1 pied et plus.
® Cymules 5-20-flores. Pédicelles filiformes , plus ou moins allongés.
Cette espèce croît dans les mêmes contrées que la précédente.
SAxIFRAGE Micnonnerre. — Saxifraga umbrosa Linn. — Engl. Bot. tab. 663. — Reichenb. Ic. Plant. Crit. fig. 841. — Mall. Ie. tab. 147, fig. 2.
Feuilles obovales, ou elliptiques-obovales, ou suborbiculaires, tronquées au sommet, rétuses, profondément crénelées ou dentées, slabres, décurrentes sur le pétiole; pétiole marginé, élargi au sommet, cilié, ordinairement plus court que la lame.
Espèce très-semblable à la précédente. Feuilles souvent mar- brées de violet en dessous.
Geite Saxifrage, qui habite les régions subalpines de presque toute l’Europe, est l’une des plus communes dans les jardins. Les noms vulgaires de Mignonette et Amourette sous lesquels elle est connue, s'appliquent également aux deux espèces précédentes.
SAXIFRAGE À FEUILLES GUNÉIRORMES. — Saxifraga cuneifolia Lainn. — Sturm, Deutsch. Flor. fase. 35, — Waldst. et Kit. Plant. Rar. Hung. tab. 44.
44 CLASSE DES SUCCULENTES.
Souches décombantes ou ascendantes. Feuilles spathulées , ou obovales , ou obovales-orbiculaires , cunéiformes à la base, sinuo- lées-crénelées, souvent tronquées au sommet , tres-glabres ; petiole plane, élargi au sommet , glabre, ordinairement plus long que la lame. Panicule tres-lâche : cymules pauciflores.
Plante plus petite dans toutes ses parties que les deux précé- dentes. Feuilles papilleuses en dessus , ordinairement rouges en dessous. Pédicelles presque capillaires.
Cette espèce croît dans les Alpes et les Pyrénées. Elle est fort touffue et se multiplie très-vite, ce qui la rend propre à ganir des glacis ou des rocailles. De même que les espèces précédentes, elle aime une exposition fraiche et ombragée.
c) Fleurs régulières. Pétales peus, lancéolés , ponctués de jaune a la base. Panicule lâche, composée de cymes muluflores , trichotomes , subpyramidales , non-penchées avant la floraison. Feuilles membra- nacées, non-Cartilagineuses aux bords, ponctuées au sommet de chaque dentelure.
SAXIFRAGE A FEUILLES SINUOLÉES. — Saxifraga erosa Pursh, Flor. Amer. Sept. — Aulaxis nuda et Aulaxis micranthifolia
Haw. Syn.
Feuilles lancéolées , sinuolées-dentelées, pubérules aux 2 faces ; pétiole marginé, aplati, ordinairement plus court que la lame. Capsule à 2 coques libres presque dès la base.
Souches courtes, feuillues, dressées. Feuilles longues de 3 à 6 pouces (y compris le pétiole ), d’un vert pâle. Hampe glan- duleuse, haute de 1 pied et plus. Fleurs petites, blanches.
Cette espèce est origimaire des États-Unis.
B. Calice non-réfléchi. Filets des étamines capillaires , non- dilaiés au sommet. — Racine vivace, non-stolonifere ; coliet non-allongé en souche. Feuilles non-persistantes, subcartilagineuses aux bords, submembranacées, planes, dentelées, ou crénelées : les radicales longuement pétiolées; les caulinaires peu nombreuses, très-écartées, à pétioles graduellement plus courts. Fleurs en panicule terminale, composée de cymules irrégulières.
FAMILLE DES SAXITRAGÉES. 45
SAXIFRAGE A FEUILLES RONDES. — Saxifraga rotundifolia Linn. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 26. — Bot. Mag. tab. 424. — Müull. Le. tab. 141, fig. 1. — Saxifraga repanda Sternb. Rev. Saxifr. tab. 5 (var.) — Miscopetalum rotundi- folium Haw. Syn.
Feuilles réniformes ou réniformes - orbiculaires, légèrement poilues en dessous : les radicales profondément crénelées ; les caulinaires incisées-dentées. Pétales lancéolés, ponctués, 2 fois plus longs que les segments calicinaux. Stigmates capitellés. Capsule 2-rostrée.
Tige dressée, paniculée au sommet, haute de 1 à 2 pieds, poilue inférieurement , pubescente et glanduleuse supérieurement. Feuilles d’un vert foncé en dessus, souvent rougeâtres en dessous, subcartilagineuses aux bords : Les le larges de 1 ‘/: à 2 pou- ces; pétiole long de 2 à 4 pouces. Panicule multiflore, lâche, feuillée à la base. Pédicelles filiformes, dibractéolés. Pétales longs de 4 lignes, larges de 1 ligne, blancs, ponctués de violet et de jaune.
Cette espece est commune dans les endroits ombragés des Alpes.
Section II.
Calice plus ou moins adhérent : limbe dressé ou étalé. Cap- sule presque recouverte par le calice. Pétales non-calleux à la base, larges, obtus.
À, Racine annuelle ou vivace; colletnon-développéen souches persistantes. Tiges fewillées. — Feuilles lobées, non-co- riaces : les radicales longuement pétiolées, en rosette ; les caulinaires distantes. Pédoncules pauciflores.
SAXIFRAGE A RACINE GRUMEUSE. — Savifraga granulata Linn. — Schk. Handb. tab. 110. — Flor. Dan. tab. ILE — Engl. Bot. tab. 500.
Tige dressée, paniculée supérieurement. Feuilles pubérules aux 2 faces : les radicales et les caulinaires inférieures réniformes, très-profondément crénelées ; les supérieures cunéiformes, pal-
46 CLASSE DES SUCCULENTES.
matifides. Pétales oblongs-obovales, 2 fois plus longs que le calice.
Racine fibreuse, vivace, entremélée de tubercules globuleux de la grosseur d’un Pois. Tige dressée, haute de ‘/: à 2 pieds, peu feuillée, parsemée de courts poils glanduleux. Feuilles radi- cales larges de 10 à 15 lignes : pétiole étroit, canaliculé, cunéi- forme au sommet , long d’environ 2 pouces ; feuilles caulinaires divisées en 3 ou 5 lobes pointus. Galice campanulé, 5-fide : seg- ments oblongs, obtus. Pétales presque dressés, blancs, 3-ou 5-nervés. ;
Cette espèce, connue sous les noms vulgaires de Perce-pierre, Casse-pierre, ou Rompt-pierre, est commune dans presque toute l'Europe, au bord des bois et sur les pelouses sèches. Les tuber- cules de sa racine, appellés grains ou semences de Saxifrage, passent pour apéritifs, diurétiques, et emmeénagogues. On cultive dans les parterres une variété de cette Saxifrage à fleurs doubles.
B. Racine vivace, poussant un gazon de souches persis- tantes. Feuilles des souches marcescentes, ou persistantes, ordinairement roselées.
a) Feuilles non-ponCtuées ni Coriaces , loutes Ou presque toutes palma- iifides : les inférieures longuement pétiolées ; pubescence composée de poils mous, articulés , ordinairement glandulifères.
1) Pétales onguiculés , presque dressés.
SaxirRAGE Faux GéRanium. — Saxifraga geranioides Linn. — Gouan. Ill. p. 28, tab. 18, fig. 2. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 43.
Feuilles des souches cordiformes-orbiculaires ou réniformes- orbiculaires, 5-ou 7-fides, peu nerveuses : lobes larges, oblongs- cunéiformes, subobtus, souvent trifides au sommet. Panicule subcorymbiforme, multiflore. Lobes calicinaux linéaires-lancéo- lés, pointus, dressés, plus longs que le tube, un peu plus courts que les styles. Pétales oblongs-ohovales, 3-nervés, 2 fois plus longs que les sépales.
Plante couverie d’une pubescence glandulifère et visqueuse.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 47
Feuilles inférieures larges de 6 à 8 lignes, marcescentes , décur- rentes sur le pétiole : pétiole plus ou moins élargi; feuilles cau- linaires cunéiformes , 3-ou 5-fides : lobes linéaires. Tiges flori- fères dressées , longues de 5 à 8 pouces. Pétales longs de 5 à 6 lignes, 2 fois plus longs que les étamines.
Cette espèce croit dans les Pyrénées.
SAXIFRAGE PÉDATIFIDE. — Saxifraga pedatifida Ehrh. — Engl. Bot. tab. 2278. — Saxifraga ladanifera Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 42. — Saxifraga fragilis Schrank, Hort. Mo- nac. tab. 02.
Cette Saxifrage , qui n’est peut-être qu’une variété de la précé- dente, en diffère par ses feuilles fortement nerveuses et à lobes linéaires , beaucoup plus allongés ; elle habite les Pyrénées , les Cévennes, et les Alpes d'Écosse.
SAXIFRAGE ASCENDANTE. — Saxifraga adscendens Vahl. — Saxifraga aquatica Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 28 et 29.— Sternb. Rev. Saxifr. tab. 10, fig. 2. — Suxifraga petræa Gouan, Il. tab. 16, fig. 3 (non Linn.)
Feuilles 3-ou 5-parties, suborbiculaires, décurrentes sur le pétiole, nerveuses : lobes incisés-dentés ou iifides , obtus, sub cunéiformes. Tiges floriferes ascendantes. Panicule lâche ou sub- corymbiforme. Segments calicinaux triangulaires-lancéolés, après l’anthèse plus courts que le tube. Pétales obovales, onguiculés, 2 à 3 fois plus longs que les pétales.
Plante couverte d’une courte pubescence glanduleuse et vis- queuse. Feuilles inférieures larges de 8 à 15 lignes : pétiole or- dinairement large de 1 à 2 lignes. Pétales blancs ou jaunätres,
longs de 3 à 4 lignes. Tige florifere ferme, haute de 8 à 15 pouces.
Cette espèce croît dans les Pyrénées.
SAXIFRAGE DU CAUCASE. — Saxifraga irrigua Marsch. Flor. Taur. Cauc.; Gent. Plant. Ross. 2, tab. 73. — Bot, Mag. tab. 2207.
Feuilles 3-ou ñ-parties , réniformes-orbiculaires, ou suborbi-
48 CLASSE DES SUCCULENTES.
culaires, décurrentes sur le pétiole : segments cunéiformes , 3-ou 5-fides : lobes 5-dentés ou incisés. Tige paniculée, dressée. Fleurs souvent éparses. Segments calicinaux linéaires-oblongs , obtus, mucronulés, dressés, 2 fois plus longs que le tube. Pétales oblongs-ohovales, onguiculés, 3-nervés, 2 fois plus longs que les sépales.
Plante plus ou moins velue, visqueuse supérieurement. Feuil- les inférieures larges de 1 à 2 pouces : pétiole large d'environ 1 ligne. Tiges florifères hautes d'environ 1 pied, ordinairement rameuses dès la base. Pétales blancs , longs de 4 à 5 lignes.
Cette espèce croît au Caucase, près des sources et des ruis- seaux.
SAXIFRAGE DU Prémonr. — Saxifraga pedemontana Allion. Flor. Pedemont. tab. 21, fig. 6. — Saxifraga cymosa Waldst. et Kit. Plant. Hungar. Rar. tab. 88.— Saxifraga heierophylla Sternb. Rev. Saxifr. tab. 20, fig. 1 et 2.
Feuilles 3-fides, cunéiformes , nerveuses : segments 2-ou 3-fi- des : lobes obtus. Tiges florifères presque nues, peu rameuses. Panicule subcorymbiforme. Segments calicinaux linéaires-lancéo- lés, pointus, 2 fois plus longs que le tube. Pétales oblongs- obovales , trinervés, onguiculés, 2 fois plus longs que les seg- ments calicinaux.
Plante couverte d’une pubescence visqueuse très-courte. Sou- ches fermes, très-touffues. Feuilles larges de 4 à 5 lignes, en ro- settes très-denses : pétiole plane, large de 2 lignes ou moins. Tiges floriferes grèles, hautes de 3 à 4 pouces. Pétales blancs, longs de 5 à 6 lignes.
Cette espèce croit dans les Alpes du midi de l’Europe.
2) Pétales sessiles , étalés.
SAXIFRAGE A FEUILLES PALMÉES. — Saxifraga palmata Smith, Engl. Bot. tab. 455. — Saxifraga cæspitosa Flor. Dan. tab. 71. — Saxifraga petræa Roth, Flor. Germ. (non Linn.) — Saxifraga decipiens Ehrh. Beitr. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 23. — Saxifraga uniflora Sternb. Rev. Saxifr. Suppl.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 49
tab. o (var). — Saxifraga hiria Smith, Engl. Bot. tab. 2291. ( var.)
Feuilles pubescentes, ou ciliées, ou presque glabres, cunéi- formes : celles des rosettes 5-0-fides ; celles des drageons et des tiges florifères 3-fides : segmenis linéaires ou linéaires-oblongs , obtus où mucronés; pétiole aplati, nerveux. Tiges simples ou rameuses , 3-0-flores au sommet. Segments calicinaux ovales ou elliptiques, obtus , ou mucronés. Pétales obovales ou elliptiques, 3-ou 5-nervés , 2 fois plus longs que les sépales.
Plante très-touffue, plus ou moins velue, ou presque glabre. Feuilles inférieures larges de 4 à 10 lignes: pétiole large de 1 /, à 2 lignes. Tiges hautes de 4 à 5 pouces, pauciflores ou en panicule très-lâche. Corolle blanche , large d’environ 6 lignes.
Cette espèce croit dans les montagnes d’une grande partie de
l’Europe.
SAX:FRAGE HYPNOÏDE. — Saxifraga hypnoides Linn. — Flor. dan. tab. 348. — Engl. Bot. tab. 454. — Lapeyr. Fiore des Pyrén. tab. 32. — Saxifraga platypetala Smith, Engl. Bot. tab. 2206. ( var.)
Feuilles glabres ou pubérules, cunéiformes , peu nerveuses : celles des rosettes 5-fides ; celles des drageons et des tiges flori- fères 3-fides ou indivisées : sesments lancéolés ou linéaires, étroits, subulés-cuspidés. Tiges simples ou paniculées, 2-9- flores. Pétales-elliptiques ou obovales, obtus, 2 fois plus longs que les sépales et les étamines. Sépales triangulaires ou ovales- triangulaires , cuspidés.
Plante presque glabre, ou pubérule et glanduleuse, très- touffue, poussant le plus souvent un très-erand nombre de dra- geons déjà avant la floraison, au sommet desquels se dévelon- pent, en automne, des rosettes de nouvelles feuilles d’abord recouvertes d’écailles membraneuses carénées. Feuilles des ro- seites larges de 4 à 6 lignes ; pétiole aplati, large de 1 ligne ou moins, peu nerveux. Corolle blanche, large de 4 à 5 lignes.
Cette espèce croit dans les Alpes-Maritimes , dans les Basses- Pyrénées , ainsi qu’en Angleterre et en Allemagne.
BOTANIQUE. PHAN. T. Ve 4
50 CLASSE DES SUCCULENTES.
SAXIFRAGE A FEUILLES DE BUGLE. — Saxifraga ajugifolia Linn. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 3r.
Souches grèles, décombantes. Feuilles cunéiformes , pubéru- les, presque innervées : celles des souches et des drageons 3-ou 5-fides : segrnents linéaires ou ovales, mucronulés ; celles des tiges floriferes souvent indivisées. Tiges florifères ascendantes, pauciflores. Sépales ovales, pointus, 2 fois plus courts que les pétales. Pétales obovales , 3-nervés , à peine plus longs que les étamines. .
Plante très-touffue, glabre ou légèrement pubérule et vis- queuse. Feuilles inférieures larges de 4 à 6 lignes : pétiole court, aplati. Tiges 2-5-flores, hautes de 2 à 4 pouces, axillaires sur les souches. Pétales blancs, longs de 2 lignes.
Cette espèce habite les Pyrénées.
SaxIFRAGE SILLONNÉE. — Saxifraga exarata Vill. Dauph. — Allion. Pedem. tab. 21, fig. 4. — Saxifraga intricata La- peyr. Flore des Pyrén. tab. 35 ( var.) — Suxifraga nervosa Lapeyr. 1. c. tab. 59. — Saxifraga pubescens De Gand. FI. Franc.
Feuilles pubérules ou fortement pubescentes , cunciformes, nerveuses: celles des rosettes 5-fides; celles des tiges floriferes et des drageons 5-fides ou rarement indivisées : segments linéai- res ou oblongs, obtus, mutiques. Tiges pauciflores ou panicu- lées, presque nues. Sépales oblongs, obtus. Pétales obovales, 3- nervés , 2 fois plus longs que les sépales.
Plante basse, très-touffue, le plus souvent couverte d’une courte pubescence glanduleuse. Feuilles plus ou moins pétiolées, plus ou moins serrées : les inférieures larges de 4 à 8 lignes. Ti- ges florifères grèles, hautes de 2 à 6 pouces. Pétales blancs ou jaunâtres , longs d’environ 2 lignes.
Cette Saxifrage croît dans les Pyrénées et les Alpes de l'Eu-
rope méridionale.
Saxirrace Fausse-Mousse. — Saxifraga muscoides Wulff. in Jacq. Misc. — Saxifraga cæspitosa Scopol. Garn. tab, 14.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 51
— Lapeyr. Flor. des Pyrén. tab. 34 et 35. — Saxifraga mos- chata Engl. Bot. tab. 2314. — Wulff. in Jacq. Misc. 2, tab. 27 fig. 21(var.) — Saxifraga airopurpurea Sternb. (var.)
Feuilles linéaires et indivisées, ou hnéaires-cunéiformes et trifides, non-sillonnées (celles des jeunes pousses toujours indi- visées ) : segments linéaires, obtus, mutiques. Tiges florifères 1-5-flores au sommet, presque nues. Sépales ovales, obtus. Pé- tales linéaires-obovales, de moitié plus longs que les sépales.
Plante basse, très-touffue, plus ou moins couverte d’une pu- bescence glanduleuse. Feuilles longues de 3 à 4 lignes, larges de :/, à 3 lignes, d’un vert gai, planes, non-sillonnées à l’état frais, presque innervées à l’état sec. Tiges florifères hautes de ‘/a à 5 pouces. Fieurs larges de 4 à 5 lignes. Pétales d’un jaune sale ou d’un violet noirâtre, à peine plus larges que les sépales.
Cette espèce croît dans les hautes Alpes de presque toute l’Eu- rope.
b) Feuilles non-ponctuées ni coriaces , toutes très-entières , rétrécies en pétiole; pubescence composée de poils mous, articulés, ordinuire- ment glanduliferes.
SAXIFRAGE Faux-SÉDoN. — Saxifraga sedoides Linn. — Jacq. Miscell. 2, tab. 271, fig. 2. — Stern. Rev. Saxifr. tab. 7, fig. 2, a, b. — Sturm, Deutschl. Flor. fase. 35, tab. 10. — Scop. Carn. tab. 15.
Feuilles lancéolées, pointues, mucronées, 3-nervées. Tiges florifères nues, 1-3-flores. Sépales ovales, pointus. Pétales ova- les, pointus, plus étroits et plus courts que les sépales.
Souches touffues, décombantes, allongées ; drageons ascendans ou dressés. Feuilles glabres ou légèrement pubérules, petites. Ti- ges longues de r à 2 pouces, grèles. Fleurs larges de 3 lignes. Spies et pétales étalés.
Cette espèce habite les hautes Alpes de l’Europe méridionale,
SAXIFRAGE A FEUILLES PLANES. — Sarifraga planifolia La- peyr. — Siernb. Rev. Saxifr. tab. 7, fig. 3. — Suxifraga mus- coides Allion. Flor. Pedem. tab. 6r 86, 2. — Sturm, Deutsch].
52 CLASSE DES SUCCULENTES.
Flor. fase. 40.—Surifraga tenera Sternb. Rev. Saxifr. tab. 0, fig. 4.
Feuilles linéaires-oblongues , ou oblongues-spathulées, obtu- ses, mutiques, trinervées. Tiges feuillues, 1-5 flores. Sépales ovales-oblongs. Pétales obovales, ou obovales-oblongs, rétus, pres- que 2 fois plus longs que le calice.
Plante basse , tres-touffue , couverte d’une pubescence slandu- leuse. Feuilles petites, d’un vert jaunâtre : les anciennes imbri- quées, grisètres. Tiges hautes de r à 2 pouces. Pétales longs de 2 lignes, divergents, jaunâtres , ou blanchâtres. |
Gette espèce croît dans les Alpes, au bord des neiges persis- tantes.
SaxIFRAGE FAU5sE Anprosace. — Suxifraga androsacea Linn. — Jacq. Austr. tab. 389. — Sturm, Deutschl. Flor. fasc. 33. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 11, fig. a. — Saxifraga pyrenaica Scopol. Carn. 1, tab. 16.
Feuilles lanceolées-spathulées on obovales , obtuses , nerveuses (queïquefois trideniées au sommet ). Tiges 2-5-flores, presque nues. Sépales ovales-oblongs, obtus. Pétales obovales, rétus, 2 fois plus longs que les sépales.
Souches trèes-courtes , touffues. Feuilles d’un vert gai, pubes- centes : celles des rosettes longues de 4 à 6 lignes. Tiges hautes de 1 à 4 pouces. Pétales longs de 2 lignes, blancs, connivents inférieurement, étalés au sommet.
Cette Saxifrage croit dans les hautes Alpes.
c) Feuilles très-entières ou dentelées, coriaces, perforées aux bords, recouvertes en dessus (ou seulement aux bords ) d’une peau crustacée qui se détache par plaques ; feuilles des souches imbriquées , rose- lées, beaucoup plus grandes que les caulinaires , bordées à la base de poils roides non-glandulifères ; pétiole nul ou confondu avec la lame ; feuilles caulinaires éparses, petites , ordinatrement distantes.
SAXIFRAGE PYRAMIDALE. — Saxifraga Cotyledon Lion. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 2.
Feuilles obovales-spathulées ou liguliformes, obtuses, dente -
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 53
lées; dentelures acérées, carülagineuses. Tige florifère presque dès ( base : panicule pyr LE feuillée, à ramules multiflo- res. Sépales linéaires-oblongs, mucronés, glanduleux. Pétales obovales, obtus, trinervés, distants, longuement onguiculés, 4. fois plus longs que les sépales.
Feuilles des roseites étalées, longues de 1 à 2 pouces, larges de 5 à 7 lignes, obtuses, ou mucronées, planes, charnues, ci- liolées à la base; feuilles caulinaires graduellement plus courtes : les supérieures ciliolées , non-dentelées. Tige (y compris la pa- nicule) haute de 1 pied, florifère presque dès la base. Rameaux de la panicule 5-20-flores, presque horizontaux; ramules 2-cu 3-flores, filiformes; bractéoles subulées. Segments calicinaux souvent rougeâtres. Pétales longs de 3 à 4 lignes, d’un blanc pur, quelquefois rougeûtres à la base. Anthères roses.
Gette espèce, l’une des plus élégantes du genre, croit dans les Alpes et les ne
SAXIFRAGE A LONGUES FEUILLES.— S4xifraga PxbeUr La-
peyr. Flore des Pyrén. tab. 11.
Feuilles crénelées, obtuses, lingulées, ou obovales -spathu- lées, ou oblongues-spathulées. Tige corymbifere au sommet ou paniculée, velue et glanduleuse de même que les pédoncules et calices : ramules 6-12-flores. Sépales elliptiques ou oblonss, obtus. Pétales oblongs-obovales , obtus, trinervés, contigus, ses- siles, 3 fois plus longs que les sépales.
Feuilles des rosettes longues de 3 à 6 pouces, larges de 4 à 5 lignes, ciliées à la base; feuilles caulinaires courtes, peu nom- breuses , ciliées, crénelées seulement au sommet. Tige dressée, haute de 1 à 3 pieds , quelquefois paniculée dès la base : ramules floriferes seulement au sommet. Pétales blancs, longs d’environ 3 lignes, souvent ponctués de rouge.
Cette espèce croit dans les Pyrénées.
SAXIFRAGE AïzooN. — Saxifraga Aizoon Jacq. Elor. Austr. tab. 438. — Siernb. Rev. Saxifr. tab. 3, fig. a, et b. Saxifraga recia Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 15. — Saxifraga
54 CLASSE DES SUCCULENTES.
intacta Wild. Hort. Berol. v. 2, tab. 75. — Saxifraga carti- laginea Sternb. 1. c. tab. 3, fig. c.
Feuilles obtuses, fnérent dentelces : celles des rosettes lin- gulées ou obovales - spathulces ; les caulinaires - obovales, ou oblongues-obovales, ou oblongues. Tige corymbifère, ou racémi- fère au sommet, ou paniculée : ramules 1-3-flores. Sépales ellip- tiques ou oblongs, tres-obtus. Pétales obovales, subsessiles, ob- tus, subtrinervés, subsessiles, contigus, ponctués, 2 fois plus longs que les sépales.
Feuilles des rosettes imbriquées ou étalées, longues de 4 à 15 Lignes , larges de 2 à 3 lignes, ciliées à la base, d’un vert glau- que. Tiges hautes de 4 à 15 pouces, grèles, deëséés, presque glabres ou couvertes d’une pubescence glanduleuse et visqueuse. Panicule pauciflore ou plus souvent multiflore. Pétales longs de 2 lignes, blancs, ponctués de jaune et de rouge.
Cette Saxifrage est commune dans presque toutes les monta- gnes de l’Europe.
SAXIFRAGE LINGULÉE. — Saxifraga lingulata Bellard. — Reichenb. Plant. Cnit. v. 10, Îc. — Saxifraga crustata Vest.—Saxifraga longifolia minor Siernb. Rev. Saxifr. tab. 1, fig. 6.
Feuilles très - entières : celles des rosettes linéaires - lingu- lées, ou linéaires-spathulces, ou spathulées-obovales ; les cauli- paires oblongues-chovales, ou linéaires-oblongues. Ramules r-5- flores , disposés en panicule allongée. Sépales oblongs, très-obtus. Pétales spathulés, obtus, subtrinervés, distants, 3 à 4 fois plus longs que les sépales.
Feuilles des rosettes longues de 6 à 18 lignes, larges de 1 à 2 lignes, ordinairement imbriquées. Tiges hautes de 6 à 12 pou- ces, dressées, grèles, glabres ou plus ou moins glanduleuses. Panicule oblongue ou corymbiforme, assez dense. Pétales blancs , non-ponctués, longs d'environ 2 lignes.
Cette Saxifrage croît dans les Aipes de l’Europe australe.
SAXIFRAGE CILIÉE. — Saxifraga mutata Lion. — Ja icq- Ic.
Rar. tab. 466. — Bot. Mag. tab. 351. — Hall. Hely. tab. 16.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 55
Feuilles cartilagineuses aux bords ou ciliées, obtuses : les radicales lingulées ou spathulées; les caulinaires cunéiformes spathulées ou oblongues. Panicule racémiforme , lâche, multi- flore : ramules 1-3-flores. Sépales ovales, obtus. Pétales lancéo- lés, ou lancéolés-linéaires , pointus, 2 fois plus longs que les sépales.
Rosettes ordinairement solitaires, non-persistantes. Feuilles des rosettes longues de 6 à 15 pouces, larges de 3 à 4 lignes , d’un vert foncé; feuilles caulinaires supérieures linéaires-oblongues, bordées de poils glanduhfères. Tige haute de 4 à 12 pouces, ferme, dressée, ou ascendante, feuillue, couverte (ainsi que les ra- mules et les calices) d’une forte pubescence ferrugineuse et glan- dulifère. Ramules florifères courts, disposés en grappe. Pétales longs de 3 lignes , plus étroits que les sépales, d’un jaune foncé.
Cette espèce croît dans les Alpes de l’Europe moyenne et de l'Europe australe , ainsi que dans les Pyrénées.
SAXIFRAGE INTERMÉDIAIRE, — Saxifraga media Gouan, TI. — Lamk. Il. tab. 2795, fig. 6. — Saxifraga calyciflora Lapeyr. Flor. des Pyren. tab. 12.
Feuilles très-entières, marginces, mucronées : celles des ro- settes spathulées ou linguiformes-spathulées, ciliées à la base; les caulinaires obovales où obovales-oblongues, glanduleuses. Tige pauciflore au sommet : ramules 1-ou 2-flores , en grappe ou en corymbe. Sépales oblongs , obtus. Pétales obovales, inclus.
Souches épaisses , longues de 1 à 2 pouces. Feuilles glauques, coriaces : celles des roseites imbriquées ou réfléchies, longues de 4 à 12 lignes, larges de 1 à 2 lignes. Tiges hautes de 1 à 4 pou- ces , fermes , dressées , fortement pubescentes et glanduleuses (de même que Les pédoncules et calices), 5-15-flores. Calice long de 1 ‘2 à 2 lignes. Pétales pourpres de même que les étamines.
Cette espèce tapisse les rochers calcaires des Pyrénées.
SAxXIFRAGE Faux Aréria. — Saxifraga aretioides Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 13.
Feuilles obtuses, cuspidées, carénées en dessus : celles des souches très-serrées , imbriquées , linéaires-linguliformes, margi-
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56 CLASSE DES SUCCULENTES.
nées. Tige 2-6-flore, glanduleuse, velue. Pétales obovales, cré- nelés, 3 ou 5-nervés, plus longs que les sépales.
* Souches cylindriques, touffues’, hautes d’environ 1 pouce. Feuilles glauques, épaisses: celles des souches ciliolées à la base; les caulinaires bordées de poils glandulifères. Tiges longues de 1 à 2 pouces. Fleurs en grappe. Galice pourpre : segments ovales, obtus. Pétales d’un jaune vif: nervures non-convergentes, Filets et stigmates pourpres. Anthères jaunes.
Cette Saxifrage croît sur les rochers calcaires, dans les Pyré- nées et les Alpes de l’Europe australe.
SAXIFRAGE GLAUQUE. — wSaxifraga cœæsia Linn. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 11, fig. 1, 2.— Jacq. Flor. Austr. tab. 374.— Lodd. Bot. Cab. tab. 421. — Saxifraga recurvifolia Lapeyr.
Feuilles linéaires-oblongues , subobtuses, ltrès-entières, cilio- lées inférieurement, convexes et carénées au dos, immarginées : celles des souches très - serrées, recourbées. Tige glabre ou parsemée de poils courts, 2-G-flore. Pétales obovales, 3-ou 5- nervés, 2 fois plus longs que les sépales.
Souches basses , touffues. Feuilles d’un glauque bleuâtre, lon- gues de 2 lignes, larges de */, ligne, perforées en dessus de 7 points contigus aux bords. Tige filiforme , haute de 1 à 3 pouces, mé- diocrement feuillée. Sépales ovales, obtus. Corolle infondibu- laire, large de 3 à 4 lignes : pétales blancs , verdâtres à la base. Anthères jaunes.
Cette espèce est commune dans les régions subalpines de l’Eu- rope moyenne et de l’Europe australe; elle croît de préférence sur les rochers calcaires.
d) Souches presque ligneuses, décombantes , très-rameuses : ramules ascendants, garnis de feuilles non-roselées , imbriquées , Carénées , coriaces, sessiles, opposées, décussées, ciliées inférieurement de poils roides, perforées au-dessous du sommet de 1 à 3 points d’abord recouverts d’une squamule crustacée non-persistante. Tiges nues ou médiocrement feuillées ( quelquefois réduites au pédoncule ) , pauci-
Jlores. — Fleurs pourpres.
SAXIFRAGE A FEUILLES OPPOSÉES. — Saxifraga oppositifolia Lion, Flor. Lapp. tab, 2, fig. 1. — Allion. Pedem. tab. 21,
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES, 57
fig. 3. — Engl. Bot. tab. 9. — Flor. Dan. tab. 34. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 16.
Feuilles obovales, ou ovales, ou oblongues, obtuses , épaissies au sommet , recourbées, trigones en dessous. Fleurs terminales, subsessiles , solitaires. Sépales ovales, obtus, ciliés, débordant le sommet de l’ovaire. Pétales oïlongs ou oblongs-obovales , plus longs que les sépales et les étamines.
Racine longue , noirâtre, ligneuse, Souches touffues, diffuses, longues de 2 à 6 pouces. Feuilles petites, d’un vert foncé. Ra- mules florifères longs au plus de 1 pouce. Pétales longs de 2 à 4 lignes, d’un rose vif ( bleuâtres après l’anthèse), obtus ou un peu pointus, -ou 7-nervés. Anthères de couleur orange. Capsule bicorne , semi-supère.
Gette espèce abonde dans les Alpes de toute l’Europe , au voi- sinage des neiges persistantes; c’est aussi l’une des plantes les plus communes dans les régions hyperboréennes des deux conti- nents.
SAxIFRAGE BIFLORE. — Saxifraga biflora Allion. Pedem, tab. 21, fig. 1. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 17.
Feuilles un peu lâches, cbovales, obtuses, ciliées, presque planes. Tiges 2-5-flores, raccourcies. Sépales ovales, obtus, dé- bordant le pisuil, bordés de poils glanduleux. Pétales lancéolés- oblongs, un peu plus courts que les étamines , plus longs que les sépales.
Plante semblable à la précédente par le port. Pétales roses (blanchâtres après l’anthèse), obtus ou pointus, 3-ou 5-nervés.
Cette espèce croît dans les mêmes localités que la précédente.
SAXIFRAGE RÉTUSE.— Satifraga retusa Gouan , Il. tab. 18, fig. 1. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 18. — Saxifraga im- bricata Lamk, Flor. Franc. \
Feuilles très-serrées , ovales, obtuses , trièdres au dos, recour- bées , ciliolées à la base, triperforées en dessus. Tiges 3-5-flores, allongées, presque nues. Sépales oblongs, obtus, glabres, dé- bordés par l'ovaire, Pétales lancéolés, pointus , plus courts que les étamines , plus longs que les sépales.
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58 CLASSE DES SUCCULENTES.
Souches ascendantes, très-touffues, courtes. Feuilles petites, très-épaisses, d’un vert glauque. Tiges longues de x à 2 pouces. Pétales roses ou violets, longs de 2 à 3 lignes.
Cette espèce croît dans les Pyrénées et dans les Alpes du Pié- mont. €) Feuilles éparses , raides , un peu charnues , sessiles, plus ou moins
ciliées de poils roides , munies au-dessous du sommet d’une petite
fossette glanduleuse non-recouverte par une écaille crustacée. Tiges fiorifères feuillues. Calice libre presque dès la base.
SAXIFRAGE A CILS ROIDES. — Saxifraga aspera Lin. — Jacq. Flor. Austr. App. tab. 31.— Sternb. Rev. Saxifr. tab. 8r. — Saxifraga bryoides Linn. — Jacq Misc. 2, tab. 5. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 8, fig. 2.
Souches dressées ou ascendantes. Feuilles lancéolées-linéaires, cuspidces, bordées de cils roides. Tiges filiformes, 3-5-flores. Seoments calicmaux lancéolés, pointus. Pétales obovales , obtus, 2 fois plus longs que les sépales.
Souches plus ou moins touffues, gemmiferes aux aisselles des feuilles. Feuilles d’un vert jaunâtre, luisantes , raides, canalicu- lées en dessus, convexes en dessous, trinervées : celles des ro- settes plus ou moins serrées , élargies à la base; les caulinaires lâches, linéaires. Tiges floriferes ascendanies ou dressées, hautes de 3 à 6 pouces. Fleurs pédonculées, larges de ‘/, pouce. Pétales
d’un blanc jaunâtre, 5-ou 7-nervés. Anthères de couleur orange.
Cette espèce croit sur les rochers des Alpes de l Europe moyenne et de l’Europe australe.
SAXIFRAGE AUTUMNALE. — Saxifraga aizoides Linn. — Flor. Dan. tab. 92. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 6, fig. 1. — Engl. Bot. tab. 30. — Saxifraga autumnalis Wild.
Souches et tiges ascendanies, feuillues. Feuilles linéaires ou linéaires-oblongues, mucronées, planes en dessus, convexes en dessous, bordées de cils roides. Panicule pauciflore, subcorym- biforme, Galice semi-adhérent : sépales ovales, obtus, presque étalés. Pétales linéaires-spathulés ou lancéolés, obtus , ou poin- tus, un peu plus longs que le calice. Capsule dicéphale.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 9.
Souches nombreuses, très-rameuses, plus ou moins allongées. Feuilles longues de 4 à 12 lignes, larges de *} à 1 ligne, recour- bées, ou étalces, plus où moins rapprochées , d’un vert foncé, un peu charnues. Tiges hautes de 3 à 6 pouces, 3-15-flores, pu- bescentes de même que les pedoncules et la base des calices. Fleurs inclinées ayant l’anthèse. Pétales d’un jaune citron ou orange , ou quelquefois rougeâtres. Filets jaunes. Anthères rou- geatres.
Getie espèce abonde dans les endroits humides des Alpes et des Pyrénées.
SEcTion Ii.
Calice inadhérent, réfléchi. Pétales sessiles, munis à leur base de deux callosités mucronulées. — Feuilles planes, alter- nes, très-entières, non coriaces ni charnues, 4-glanduleu- ses au sommet.
SAXIFRAGE A FLEURS JAUNES. — Saxifraga Hirculus Linn. — Eng. Bot. tab. 1009. — Flor. Dan. tab. 200. — Hall. Helv. tab. 8.
Souches décombantes, filiformes. Tiges dressées, feuillues , pauciflores. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires , subobtu- ses, ciliolées à la base : les inférieures rétrécies en pétiole velu aux bords; les supérieures sessiles. Sépales oblongs, obtus, ci- liés. Pétales lancéolés-eliiptiques, obtus, plus longs que les sé- pales.
Souches radicantes, persistantes de même que les feuilles qui Les garnissent. Tiges dressées, longues de 6 à 8 pouces, grèles, flexu- euses, laineuses au sommet. Fleurs larges de 8 à 10 lignes, très-ouvertes. Pétales d’un jaune vif, ponctuées en dessus de cou- leur orange. Étamines jaunes.
Cette espèce habite les tourbières du nord de l’Europe, ainsi que les Alpes et les Pyrénées.
Genre BERGÉNIA. — Bergenia Moœnch.
Calice madhérent, campanulé, 5-fide : lobes obtus, dres-
60 CLASSE DÉS SUCCULENTES.
sés, imbriqués par les bords. Pétales 5, onguiculés, ellipti- ques, imbriqués par les bords, étalés au sommet. Étamines 10, alternativement plus longues et plus courtes ; filets liné- aires; anthères suborbiculaires, très-petites. Disque périgyne, fovéolé. Ovaire dicéphale. Styles longs. Stigmates rénifor- mes. Capsule à 2 coques cohérentes seulement par la base.
Souches suffrutescentes. Feuilles amples, coriaces, per- sistantes, dentelées, ponctuées en dessous, toutes radicales : pétiole dilaté à la base en gaîne membraneuse. Hampes nues, multiflores. Fleurs roses ou blanches, grandes, dispo- sées en cyme terminale, aphylle, composée de grappes subu- nilatérales, nutantes, bifurquées ; pédicelles non-bractéolés.
Ce genre, propre à l’Asie tempérée, ne renferme.que les deux espèces que nous allons signaler, et qui se cultivent fréquemment comme plantes de parterre.
BERGENIA DE SIBÉRIE. — Bergenia sibirica Moœnch, Meth. — Saxifraga crassifolia Linn. — Bot. Mag. tab. 196. — He- gasea crassifolia , media , et cordifolia Haw. Syn.
Feuilles elliptiques, ou obovales, ou cordiformes-orbiculaires, obtuses, sinuolées-denticulées, ou crénelées, glabres.
Souche basse, épaisse. Feuilles longues de 3 à 6 pouces, d’un vert gai. luisantes. Hampes épaisses, dressées, hautes de 5 à 12 pouces. Fleurs subcampanulées. Pétales longs de 4 à 6 lignes, d’un rose vif, violets après l’anthèse, 3 à 4 fois plus longs que les lobes du calice. Étamines 2 fois plus courtes que les pétales : filets d’un rose pâle; anthères violettes. Styles à peine débordés par la corolle.
Cette espèce croît dans les montagnes de la Sibérie et sur les plateaux de l’Asie centrale. Elle fleurit dès le commencement du printemps. Ses feuilles sont fortement astringentes : les Kalmouks s’en servent en guise de Thé.
BERGÉNIA À FLEURS 8LANCHES. — Saxifraga ligulata Wal-
lich, in Asiat. Res. v. 13, p. 398, Ie. — Loddis. Bot. Cab.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 61
tab. 747. — Sweet, Brit. Flow. Gard. tab. 59.— Megasea ci- liata Haw. Syn.
Feuilles obovales, cordiformes à la base, dentées , ciliées : pé tiole fimbrié aux bords.
Plante semblable à la précédente par le port. Fleurs grandes, blanches, plus ou moins serrées.
Cette espèce croit dans l'Himalaya.
Genre DORINE. — Chrysosplenium Linn.
Calice semi-adhérent, presque plane, 4- ou 5-lobé : lobes obtus, inégaux. Disque plane, adhérent à l'ovaire. Pétales nuls. Étamines 8 ou 10 : filets courts, subulés, dressés; an- thères minimes, suborbiculaires. Styles 2. Capsule birostrée, 1-loculaire, bivalve du sommet jusqu’au milieu : valves bilo- bées. Graines nombreuses, luisantes, attachées au fond de la capsule.
Racines rampantes, vivaces. Feuilles alternes ou oppo- sées, un peu charnues, crénelées, pétiolées. Tiges subdicho- tomes, presque nues. Fleurs petites, jaunâtres , terminales, en cymules triflores, chacune accompagnée d’une grande bractée colorée, subsessile, conforme aux feuilles.
Ce genre, qui renferme cinq espèces, est propre aux con- trées froides ou tempérées de l'hémisphère septentrional. On attribue aux Dorines des qualités vulnéraires, apéritives et diurétiques ; mais ces plantes ne sont guère en usage dans la thérapeutique moderne.
Voici les deux espèces indigènes en Europe; elles abon-
dent dans les montagnes de toute la France, au bord des sources et des ruisseaux :
DoriNE 4 FEUILLES ALTERNES. — Chrysosplenium alternifo lium Linn. — Flor. Dan. tab. 366. — Engl. Bot. tab. 541 — Gærin. Fruct. tab. 44, fig. 7.
Feuilles profondément crénelées : les radicales réniformes-or-
biculaires, longuement pétiolées; les caulinaires alternes , semi : orbiculaires.
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62 CLASSE DES SUCCULENTES.
Tige triédre, dressée, haute de 3 à 6 pouces, poilue inférieu- rement. Feuilles d’un vert gai, parsemées de poils épars.
DorinE A FEUILLES OPPOSÉES. — Chrysosplenium oppositi- folium Linn. — Flor. Dan. tab, 365. — Engl. Bot. tab. 490.
Feuilles subsinuolées : les radicales suborbiculaires, échan- crées à la base; les caulinaires ovales-orbiculaires , opposées.
Plante plus petite que l’espèce précédente. Tiges procombantes et radicantes à la base, stoloniferes , tétragones. Feuilles presque glabres , d’un vert foncé.
Genre MITELLA. — Mitella Linn.
Calice campanulé, 5-fide, adhérent par la base. Pétales 5, laciniés ou fimbriés, plus longs que le calice, réfléchis. Éta- mines 10. Un seul style. Stigmates 2, peu apparents. Cap- sule 1-loculaire, bivalve au sommet, presque libre, poly- sperme. Graines luisantes, attachées au fond de la capsule.
Herbes vivaces. Racines rampantes. Feuilles indivisées ou lobées : les radicales longuement pétiolées ; les caulinaires (quelquefois nulles) opposées , subsessiles, Fleurs roses ou blanchâtres, petites, nutantes, disposées ‘en grappe termi- nale spiciforme : pédicelles courts, épars, non-bractéolés.
Ce genre, propre à l’ Amérique septentrionale , renferme cinq espèces; les deux suivantes se cultivent comme plan- tes d'agrément :
Mirecza piravire. — Mitella diphylla Linn. — Lamk. Il. tab. 355, fig. 1.— Gærtn. Fruct. 1, tab. 44, fig. 6. — Bot. Res. tab. 166.
Feuilles cordiformes, pointues , inégalement dentées, ou inci- sées-dentées, poilues aux nervures, subtrilobées. Tige nue infe- rieurement , diphylle. Pétales pennatipartis.
Feuilles molles, membranacces, d’un vert gai : les radicales longues de 6 à 18 lignes : pétiole long de 2 à 3 pouces, poilu; les caulinaires plus petites. Tige longue de 4 à 6 pouces, grèle.
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 63
Grappes multiflores , longues de 4 à 5 pouces. Fleurs blanchä-
tres. Capsule dicéphale. Gette espèce habite les États-Unis et le Canada.
MiTELLA A FEUILLES CORDIFORMES. — Müitella cordifolia Lamk. Dict.; Il. tab. 373, fig. 3.
Feuilles radicales cordiformes , subtrilobées, dentelées. Tige monophylle, squamifère inférieurement. Pétales fimbriés.
Cette espèce est originaire du Canada.
Genre TELLIMA. — Tellima KR. Br.
Calice campanulé, renflé, adhérent par la base; partie adhérente turbinée. Pétales 5, onguiculés, fimbriés, insé- rés entre les dents du calice. Étamines 10, petites, insérées un peu plus bas que les pétales. Ovaire adhérent par la base, Styles 2. Stigmates capitellés. Capsule 1-loculaire, bivalve, polysperme, adhérente par la base : placentaires pariétaux.
L'espèce suivante constitue à elle seule le genre :
TErrima À GRANDES FLEURS. — T'ellima grandiflora Lindl. in Bot. Reg. tab. 1176.
Herbe vivace. Souches courtes, feuillues. Feuilles membrana- cées, d’un vert gai, parsemées de poils épars : les radicales lon- guement pétiolées , cordiformes, ou cordiformes-orbiculaires, ob- tuses , incisées-crénelées, larges de 2 à 5 pouces : pétiole long de 4 à 6 pouces, hérissé de poils réfléchis, Tiges simples, dres- sées, pubescentes, hautes de 1 à 2 pieds, nues imférieurement, munies vers leur sommet de 2 ou de 3 feuilles courtement pétio- lées , cordiformes-orbiculaires, ou réniformes , 3-ou 5-lobées, in- cisées-crénélées. Grappe terminale, nue, multiflore, spiciforme : pédicelles penchés , ébractéolés , plus courts que les fleurs. Calice long d'environ 4 lignes, jaunâtre : dents triangulaires, obtuses ' dressées. Pétales petits, d’abord jaunes, puis d’un violet livide. Étamines plus courtes que les dents calicinales. Styles inclus.
Cette espèce, originaire du nord-ouest de l'Amérique, se cul- tive comme plante d’agrément.
64 CLASSE DES SUCCULENTES.
Genre DRUMMONDIA.— Drummondia De Cand.
Tube calicinal obconique , adhérent presque jusqu’au sommet; limbe à 5 lobes réfléchis, triangulaires, valvaires en éstivation. Pétales 5, réfléchis, pectinés, onguiculés. Éta- mines 5, insérées devant les onglets : filets très-courts. Styles 2, très-courts. Stigmates bilobés. Capsule 1-loculaire, bivalve au sommet, déhiscente avant la maturité des graines , poly- sperme : placentaires pariétaux.
L'espèce suivante constitue à elle seule le genre :
DeummonnrA Faux Mirezra. — Drummondia mitelloides De Cand. Prodr. — Mitella trifida Graham. — Mitella pen- tandra Hook. in Bot. Mag. tab. 2933.
Herbe vivace, scabre, poilue. Feuilles (toutes radicales) larges de 1 à 2 pouces, longuement pétiolées, d’un vert gai, cordi- formes, lobées, crénelées. Hampes longues de ‘/: pied. Pétales jaunes. |
Cette plante, trouvée par Douglas dans les Rocheuses , se cul- tive dans les jardins.
Genre TIARELLA. — Tiarella Linn.
Calice 5-parti, adhérent par la base : lobes obtus. Pétales 5, onguiculés, indivisés. Étamines 10, saillantes : filetssubu- lés; anthères suborbiculaires. Ovaire 2-loculaire. Styles 2. Capsule membranacée, 1-loculaire, adhérente par la base, déhiscente entre les styles : placentaires marginaux. Graines ovales , luisantes.
Herbes vivaces. Feuilles lorguement pétiolées, membra- nacées, ordinairement toutes radicales , simples, ou compo- sées. Hampes nues. Fleurs petites, blanches, disposées en grappe términale ébractéclée; pédicelles réfléchis après l’an- thèse.
Ce genre, propre à l’Asie tempérée et à l'Amérique sep- tentrionale, ne renferme que cinq espèces, dont voici la plus remarquable :
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 65
TiARELLA A FEUILLES CORDIFORMES. — ZJrarella cordifolia Linn. — Lawk. Il. tab. 93, fig. 1. — Bot. Mag. tab. 1580.
Feuilles cordiformes ou cordiformes-orbiculaires , lobées , den- telées : lobes et dentelures pointus. Hampes nues, plus longues que les feuilles. Pétales longuement onguiculés. |
Souche stolonifère. Feuilles larges de 1 à 2 pouces, pubes- centes; pétiole poilu, long de 2 à 4 pouces. Hampes grèles, dres- sées , hautes de 4 à G pouces. Grappes longues de 6 à-15 lignes : pédicelles plus longs que les fleurs.
Cette espèce, originaire des États-Unis , forme une plante touf- fue très-élégante , qui fleurit au printemps , et qu’on cultive sou- vent en bordure, dans les jardins.
Genre HOTÉIA. — Aoteia Decaisne.
Calice 5-parti, adhérent par la base : lobes dressés, obtus, imbriqués er préfloraison. Pétales 5, linéaires ou spathulés. Etamiues 10 : filets subulés; anthères suborbiculaires ou el- liptiques. Ovaire semi-adhérent ou presque libre , bilocu- laire : ovules nombreux, ascendants. Styles 2. Stigmates ob- tus. Capsule semi-adhérente , ou adhérente par la base, bi- loculaire , birostrée, bivalve au sommet; loges oligospermes par avortement. Graines scobiformes , enveloppées dans un arille réticulé, prolongé aux 2 bouts.
Herbes vivaces, ayaut le port des Spiréa. Feuilles grandes, biternées, ou triternées : folioles dentelées ; pétiole commun bistipulé à la base , ou nu. Fleurs petites, bractéolées, blan- ches , disposées en panicule feuillée à la base et composée de grappes spiciformes.
Voici les deux espèces qui constituent ce genre :
a) Feuilles biternées , non-stipulées,
HoT£ra DE GarouNe. — Tiarella biternata Vent. Malm. tab. 54. — Asulbe decandra Don, Prodr. Flor. Nepal .
Folioles cordiformes-ovales, obliques, incisées-lobées : pétiole @ on-poilu à la base. Pétales linéaires.
BOTANIQUE, PHAN. T, V. 5
66 CLASSE DES SUCCULENTES.
, Herbe vivace. Tige rameuse , anguleuse. Feuilles un peu scabres, obliques, incisées-lobées, dentées. Panicule feuillée à la base, biternée , divariquée : pédoncules pubescents. Segments Meaoue Aus Pétales beaucoup plus | jongs que le calice. Étamines aussi longues que les pétales.
Cette plante croît dans les montagnes du midi des États-Unis.
b) Feuilles triternées : pétiole bistipulé & la base, muni aux enire- ; nœuds d’une collerette de poils.
Horéia pu Jaron. — Aoteia japonica Decaisne, in Annales des Sciences Nat. ser. 2, vol. 2, p. 317; tab. 2.
Folioles lancéolées ou lancéolées-oblongues , pointues, dente- lées (les terminales plus grandes que les latérales). Pétales spa- thulés.
Herbe grèle, ayant le port du Spiræa Aruncus. Tige rameuse, cylindrique, feuiilue, dressée, glabre. Stipules lancéolées ou ovales, pointues, membranacées, presque scarieuses. Pétioles violets aux entrenœuds. Panicule irrégulièrement rameuse, pubé- rule, munie d’une feuille à sa base. Lobes calicinaux ovales, ohins. Pétales 2 fois plus longs que le calice.
Cette plante, que les Japonais cultivent pour l’ornement de leurs jardins, a été récemment introduite en Belgique par le doc- teur de Siebold.
Genre HEUCHÉRA. — Meuchera Linn,
Tube calicinal turbiné, adhérent; limbe campanulé, 5- fide : lobes dressés. Pétales 5, spathulés; petits. Étamines 5, saillantes, insérées devant les dents du calice : filets subulés; anthères petites, globuleuses. Styles 2, longs, subulés. Stig- mates petits, tronqués. Capsule semi-adhérente, 1-loculaire, 2-valve entre lesstyles, polysperme ; placentaires marginaux. Graines scabres ou rugueuses.
Herbes vivaces. Tiges nues ou peu feuillées. Feuilles cor- diformes, palmatinervées, lobées : les radicales longuement pétiolées; les caulinairessubsessiles, munies de stipules mem- braneuses adnées. Fleurs verdâtres ou blanches, petites, dis-
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 67
posées en panicule très-rameuse, composée de cymes dicho- tomes ; pédoncules et pédicelles bractéolés.
Ce genre, dont on connaît une douzaine d’espèces, appar- tient à l'Amérique et à l’Asie septentrionales. Voici les es- pèces qu’on cultive comme plantes d'agrément :
HeucuérA commun. — Heuchera àmericana Linn.
Feuilles radicales suborbiculaires, lobées, crénelées, cordi- formes à la base, pubescentes en dessous aux nervures. Tige et panicule nues , scabres, pubescentes , visqueuses.
Feuilles radicales larges de 2 à 5 pouces , un peu visqueuses, d’un vert gai : lobes peu profonds, obtus ; crénelures mucronées ; pétiole pubescent , grêle , long de 4 à 8 pouces. Tige cylindrique,
haute de 2 à 3 pieds. Fleurs verdâtres. Anthères d’un jaune orange.
Cette espèce est indigène aux États-Unis.
Heucnéra VELU. — Heuchera villosa Michx. Flor. Amer. Bor. pa j
Feuilles radicales 5-ou 7-angulaires, Fr uee net, inégalement crénelées, pointues, poilues aux bords et aux ner- vures. Pétioles et tiges hérissés de longs poils étalés. Panicule très-rameuse, feuillée; pédoncules presque glabres. Calices pubé- rules.
Feuilles radicales larges de 3 à 6 pouces, d’un vert gai, sou- vent marbrées de violet en dessus : lobes pointns ; pétioles longs de G pouces à r pied. Tige haute de 2 à 3 pieds, dressée, flori- fère dès sa moitié supérieure, garnie de feuilles 3-ou 5-lobées, beaucoup plus petites que les radicales. Fleurs plus petites que celles de l’espèce précédente : filets et pétales blancs ; anthères jaunes.
Cette espèce croît dans les montagnes du midi des États-Unis.
65 CLASSE DES SUCCULENTES.
\
TI‘ TRIBU. LES FRANCOACÉES. _ FRANCOACEÆ Juss. fil,
Calice inadhérent, 4-parii. Mae à insérées au fond du calice, en nombre quadruple (rarement en nombre quin- tuple ou sextuple ) des sépales, alternativement fertiles et stériles . les stériles beaucoup plus courtes que les fer-
tiles. Ovaire 4-loculaire , i-ceéphale : loges opposées aux sépales , biovulées : ovules bisériés. Un seul style, infra- apiciluire , très-court, épais. Stigmate A-lobé: lobes al- ternes avec les loges. Capsule 4-céphale , 4-valve , locu- licide. Embryon petit, apicilaire.
Genre FRANCOA. — Francoa Cavan.
Calice 4-parti, régulier. Pétales 4, égaux, insérés un peu au-dessus de la base du calice. ins 16 (rarement 20 ou 92) : 8 ou 10 fertiles, à filets subulés et à anthères oblongues; 8 ou 10 dépourvues d’anthères, très-courtes, presque den- tiformes ou subulés. Ovaire inadhérent, 1-loculaire ; ovules subhorizontaux. Style court, épais, infra-apicilaire. Stig- mate à 4 lobes épais, obtus. Capsule oblongue , membrana- cée , 4-céphale, polysperme, 4-loculaire , 4-valve. Graines scobiformes.
Herbes vivaces, à souche suffrutescente. Feuilles lyrées , presque toutes radicales; dents glandulifères au sommet. Tiges florifères simples ou paniculées, presque nues. Fleurs roses ou blanches, disposées en grappes terminales; pédi- celles courts, 1-bractéolés à la base.
Ce genre, propre au Chili, ne renferme que les trois es- pèces que nous allons décrire. Ces végétaux se font remar- quer par la beauté deleurs fleurs, et se cultivent comme plan- tes d'agrément, en orangerie.
FRANCOA À FEUILLES LYRÉES. — rancoa appendiculata
FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 69
Cavan. Ie. 6, tab. 596. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 151. — Hook. in Bot. Mag. tab. 3178. — Fran- coa sonchifolia Juss. fil. in Annales des Sciences. Nat. sér. 2, vA3, D: 1025; tab. n2:
Souche presque nulle. Tige subaphylle, peu rameuse. Feuilles lyrées, cotonneuses; lobes denticulés : les latéraux suborbicu- laires ; le terminal très-grand , ovale-orbiculaire, ou ovale-oblong, cordiforme à la base. Sépales lancéolés. Pétales obovales , spa- thulés. Filets stériles courts, dentiformes.
Souche haute de 3 à 4 pouces, polycéphale, charnue, feuillée. Feuilles radicales longues de 4 à 7 pouces, décurrentes sur le pétiole, subsessiles, visqueuses. Tiges simples, ou médiocrement rameuses à la base, roides, pubescentes, ou veloutées, hautes de 1 à 2 pieds, ordinairement solitaires au sommet d’une touffe de feuilles. Grappes denses , cotonneuses : les inférieures longues de 2 à 3 pouces; la terminale longue de 5 à 8 pouces. Pétales longs de 5 à 6 lignes, presque étalés, 2 à 3 fois plus longs que les sépales , penniveiriés, d’un rose vif, maculés de pourpre vers la base. Étamines fertiles aussi longues que le calice. Lobes du stigmate cunéiformes , échancrés. '
Cette espèce se recommande par son port élégant et ses grappes d’un beau rose, lesquelles se succèdent pendant toute la belle saison ; elle résiste en pleine terre aux hivers des environs de Paris et s’accommode de tout terrain.
FRANCOA A FEUILLES DE LAITERON. — Francoa sonchifolia Cavan. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 169. — Feuill. Peruv. 2, p. 742, tab. 31.
Souche suffrutescente, allongée. Feuilles pubescentes, ronci- nées ; lobes sinuolés-denticulés : les latéraux triangulaires , poin- tus ; le terminal ovale-oblong ou suborbiculaire , cordiforme à la base. Sépales ovales-lancéolés, pointus, presque aussi longs que les pétales. Pétales lancéolés-oblongs , obtus. Filets stériles subu- lés, 3 fois plus courts que les filets anthériferes.
Souche suffrutescente , rameuse , haute de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de 6 à 12 pouces, un peu coriaces ; pétiole largement
70 CLASSE DES SUCCULENTES:
ailé à la base. Tige presque nue, rameuse inférieurement, cylin- drique, veloutée; haute de r :}, à 2 pieds. Grappes denses, longues de 5 à 8 pouces. Calice cotonneux. Pétales d’un pourpre violet, maculés de blanc à la base, longs de 6 à 7 lignes. Éta- mines fertiles presque aussi longues que le calice. Lobes du stig- mate elliptiques , obtus.
Franco PANIQULÉ. — Francoaramosa Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 223.
Souche presque nulle. Feuilles pubescentes , lyrées : segments suborbiculaires , ou ovales-triangulaires, sinuolés. Tige presque nue, paniculée au sommet. Sépales ovales-lancéolés, pointus, 2 fois plus courts que les pétales, Pétales obovales-spathulés. Étamines stériles très-courtes , dentiformes.
Souche haute de 2 à 3 pouces. Feuilles longues de 3 à pouces, d’un vert pâle : pétiole ailé jusqu’à la base. Tige haute de 2 à 3 picds, dressée, cylindrique, pubescente à la base, presque glabre au sommet. Grappes longues de 3 à 4 pouces, lâches, rapprochées en panicules terminales : pédicelles tres-courts; brac- téoles linéaires , plus longues que les pédicelles, Galice lisse. Pé- tales blancs, obtus , longs de 5 à 6 lignes. Anthères d’un pourpre pâle. Lobes du stigmate suborbiculaires.
SOIXANTE-NEUVIÈME FAMILLE. LES CRASSULACÉES. — CRASSULACEÆ.
( Crassulaceæ De Cand. in Bullet. Philom. 1801 ; Flor. Franc. ed. 3, v. 4, p. 582; et Prodr. v. 3, p. 381. — Bartl. Ord. Nat. p. 509.—Sem- pervivæ Juss. Gen. — Succuleniæ Vent. Tabl.)
Cette famille renferme un grand nombre des végé- taux auxquels la consistance charnue de toutes les par- ties herbacées, a fait appliquer le nom vulgaire de plan- tes grasses, et qui, en général, offrent un aspect très- original.
Beaucoup de Crassulacées croissent dans le nord des deux continents; mais la plupart des espèces habitent les contrées voisines de la Méditerranée, ou les extré- mités australes de l’Afrique. Organisés de manière à puiser dans l'air presque toute leur nourriture , ces vé- gétaux savent braver les expositions les plus brûlantes et prospérer dans les terrains les plus ingrats.
Les sucs des Crassulacées sont en général ou insipides, ou légèrement acides ; mais quelques espèces offrent un principe très-âcre ; leur emploi est à peu près nul dans la thérapeutique moderne.
CARACTÈRES DE LA FAMILLE,
Herbes , ou sous-arbrisseaux. Tiges et rameaux cylin- driques , marticulés.
Feuilles éparses, ou rarement opposées, charnues, simples , ou très-rarement 3-foliolées , ou imparipen- nées. Stipules nulles. |
Fleurs régulières, hermaphrodites ( par exception dioïques par avortement), disposées en cyme, ou moins souvent en épi, ou rarement solitaires-axillaires.
7e CLASSE DES SUCCÜLENTES.
Calice inadhérent, persistant, plus ou moins profon- dément divisé en 3-12 (le plus souvent en 5 ) segments ( rarement dents) ordinairement Mine en PRIS raison.
Disque peu apparent, adné:au fond du calice.
Pétales insérés au fond du calice (par exception nuls), en même nombre que les segments de celui-ci et alter- nes avec eux, égaux, entiers, sessiles, quelquefois sou- dés en corolle rotacée’ou hypocratériforme ; éstivation imbricative.
Étamines soit en même nombre que les pétales et in- sérées au fond du calice, soit en nombre double des pé- tales : les interpositives adhérentes à la base des pétales. (Lorsque lespétales sont soudés, toutes les étamimes sont insérées à la base de la corolle.) Filets libres, glabres, subulés au sommet. Anthères cordiformes ou cordifor- mes-arrondies, basifixes, à 2 bourses contiguës, chacune déhiscente longitudinalement par une fente latérale.
Pistil : Ovaires en même nombre que les segments du calice, alternes avec ceux-ci, libres ou moins souvent soudés par leur bord antérieur ; axe central nul; placen- taires suturaux, multiovulés. Styles en même nombre que les ovaires, libres, courts, très-simples, persistants. Stigmates subglobuleux ou tronqués, petits. Une squa- mule nectarifère à la base de chaque ovaire.
Péricarpe à 3-12 follicules déhiscents par la suture antérieure, ou très-rarement par la suture postérieure, uniloculaires, polyspermes, libres, ou moins souvent soudés en capsule étoilée.
Graines horizontales, attachées aux Léna de la suture antérieure des follicules, inarillées, glabres. Périsperme mince. Embryon ons: radicule pointant vers le
hile.
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 73
Voici les genres dont se compose la famille des Cras- sulacées :
Tillæa Linn. — Pulliarda De Cand. — Dasystemon De Cand, — Septas Lin. — Crassula Linn. (Pomara Adans. Turgosea Haw.) — Globulea Haw. — Curtogyne Haw.— Grammanthes De Cand. ( Vauanthes Haw. ) — Rochea De Cand. (Larochea Pers. Kalosanthes Haw. Dietrichia Tratt.)— Xalanchoë Adans. (Calanchoë Pers. Vereia Andr. Verea Willd.) — Bryophyllum Salsb. (Physocalycium Vest.) — Cotyledon Linn. — Pistorinia De Cand. — Umbilicus De Cand. — Echeveria De Cand. — Sedum Linn. (Rhodiola Linn. Anacampseros Adans. Haw.) — Sempervivum Linn. (Monanthes Haw.) — Dia- morpha Nutt. — Penthorum Linn.
Genre SEPTAS. — Septas Linn.
Calice 5-9-parti, plus court que la corolle. Pétales 5-9. Etamines 5-9 : filets grêles, acuminés. Nectaire à 5-9 squamules suborbiculaires. Fédrne à 5-9 follicules poly- spermes.
Herbes. Racines composées de tubercules subglobuleux, garnis de fibrilles capillaires. Tiges simples, cylindriques. Feuilles opposées ou verticillées. Fleurs blanches, presque en ombelle.
Ce genre, propre au cap de Bonne-Espéränce, nerenferme que les deux espèces dont nous allons faire mention.
Sepras pu Car. — Septas capensis Linn. — Andr. Bot. Rep- tab. 08. — Septas globiflora Sims, Bot. Mag. tab. 1472.
Feuilles suborbiculaires , nent crénelées, rétrécies à la base : pétioles connés. Pétales ctalés.
Tige grêle, nue supérieurement. Ombelles simples ou com- posées , lîches, ou denses. Organes floraux en nombre 7-9-aire.
SEprAs À OMBELLES. — Septas UÜmbella Haw. Syn. — Cras- sula Umbella Jacq. Ie. Rar. tab. 352.
74 CLASSE DES SUCCULENTES.
Tige à une seule paire de feuilles connées en disque orbiculaire, crénelé, perfolié. Pétales réfléchis.
Feuilles rouges en dessous. Organes floraux en nombre quinaire ou sénaire.
* Cette espèce et la précédente se cultivent comme plantes d’agré- ment, en serre tempérée.
Genre GRASSULA. — Crassula (Linn.) Haw.
Calice 5-parti, beaucoup plus court que la corolle : sé- pales presque planes, Pétales 5, étalés. Étamines 5. Filets subulés. Nectaire à 5 écailles courtes, ovales. Péricarpe à 5 follicules polyspermes.
Arbrisseaux ou herbes. Feuilles très-entières où crénelées, opposées. Fleurs blanches ou quelquefois roses.
On connaît environ quatre-vingts espèces de Crassula, presque toutes indigènes au cap de Bonne-Espérance. Nous allons donner une description abrégée de celles qui se cul- tivent le plus souvent dans les collections de plantes grasses.
a) Tiges frutescentes’; feuilles plus ou moins targes , planes, lisses aux 2 faces ainst qu’aux bords.
CRASSULA ARBORESCENT. — Crassula arborescens Wild. — Crassula Cotyledon Gurt. Bot. Mag. tab. 384. — Jacq. Misc. Bot. 2, tab. ro.
Tige dressée, cylindrique. Feuilles opposées , suborbiculaires, mucronées , charnues, glauques, glabres, ponctuées en dessous. Fleurs (roses, assez grandes) en cymes trichotomes.
Crassuta Pourrier. — Crassula portulacacea Lamk. — De Cand. Plantes Grasses, tab. 79. — Crassula obliqua Aït. Hort. Kew.
Tige charnue , dressée. Feuilles opposées , obliques, pointues, non-connées, glabres, luisantes , ponctuées. Fleurs (roses) en cymeés trichotomes.
CRASSULA LAGTÉ. — Crassula lactea Ait. Hort. Kew. — De
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 75
Cand, Plant. Gr. tab. 37. — Smith, Exot. Bot. tab. 33, — Bot. Mag. tab. 1771. — Jacq. Hort. Schoœnbr. tab. 430.
Tige ligneuse, cylindrique, rameuse, tortueuse inférieurement. Feuilles ovales , rétrécies à la base, connées, ponctuées Le long des bords, glabres. Cymes multiflores ; paniculées. — Feuilles d’un vert gai. Fleurs blanches, étoilées.
b) Tiges frutescentes ; feuilles subulees.
CrassuLa RAMEUx. — Crassula ramosa Ait. Hort. Kew.
Tige frutescente, glabre, rameuse inférieurement. Feuilles planes en dessus, perfoliées, lisses , très-étalées. Cymes corym- biformes , pédonculées.
CRASSULA FRUTICULEUX, — Crassula fruticulosa Linn.
Tige frutescente où suffrutescente, lisse. Feuilles opposées, pointues, très-étalées, un peu recourbées. Pédoncules solitaires, presque en ombelle. — Fleurs petites , blanches, campanulées. Antheres pourpres.
CRASSULA TÉTRAGONE. — Crassula tetragona Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 10.
Tige dressée, frutescente, cylindrique. Feuilles opposées en croix , déprimées en dessus , subtétragones , étalées, réfléchies. Fleurs ( petites , blanches , presque urcéolées) en cyme fastigiée.
CRASSULA À FEUILLES POINTUES.— Crassula acutifolia Lamk. — De Cand. Plant. Gr. tab. 2.
Tigesuffrutescente, décombante, rameuse, cylindrique. Feuilles opposées, charnues, cylindriques, étalées, glabres, souvent réflé- chies. Fleurs blanches, en cyme peu fournie.
c) Tiges frutescentes; feuilles linéaires-lancéolées, parsemées de pa- pilles scabres.
CRASSULA SCAPRE. — Crassula scabra Linn, — Dill. Hort. Elth. tab. 09, fig. 117.
Tige suffrutescente, dressée, cylindrique, rameuse , scabre de bas en haut. Feuilles opposées, étalées, connées, pointues,
.
76 CLASSE DES SUCCULENTES.
scabres, ciliées. Fleurs (d’abord blanchâtres, puis rougeûtres , étoilées) en corymbe terminal.
d) Tige frutescente; feuilles larges, imbriquées. :
CRASSULA COLUMNAIRE. — Crassula columnaris Linn. — Burm. Afr. tab. O, fig." 2. I
Tige naine, simple, dressée. Feuiiles connées, suborbiculaires, glabres. Fleurs (blanches , petites , très-nombreuses ) en fascicule terminal , subglobuleux.
Crassuza Faux Lycopone.— Crassula lycopodioides Lamk. — Crassula imbricata Aït. Î
Tige fruticuleuse, rameuse. Feuilles recouvrantes, opposées en croix, ovales, pointues, imbriquées sur 4 rangs ; lisses. Fleurs axillaires, sessiles, bractéolées. Corolle minime, pourpre à la base.
Grassuza Fausse BRuYÈRE. — Crassula ericoides Haw. Ascendant, rameux. Feuilles ovales-oblongues , petites, planes,
recouvrantes, imbriquées sur 4 rangs. Fleurs en cyme ombelliforme (petites, blanches).
CRASSULA PULVÉRULENT, — Crassula vestita Linn. fil.
Feuilles connées, deltoïdes, obtuses, tres-entières, pulvéru- . lentes (blanchätres ), tres-rapprochées. Fleurs sessiles (jaunätres), terminales, en capitule. — Tige rameuse, haute de ‘/2 pied.
e) Tiges frutescentes ou herbacées; feuilles planes, assez larges, glabres, connées.
Crassuza PERroLIrÉ.— Crassula perfossa Lamk.— De Gand. PI. Gr. tab. 25. — Jacq. Hort. Schœnbr. tab. 439. — Crassula perfilata Scopol. Del. Insubr. 3, tab. 6.
Tige fruticuleuse, décombante , grêle, peu rameuse. Feuilles suborbiculaires, pointues, ponctuées en A Fleurs (blanches) en thyrse allongé composé de cymes opposées , pédonculées.
CRrASSULA MARGINÉ. — Crassula marginalis Aït. Hort. Kew. — Jacq. Hort. Schœnbr. 4, tab. 471.
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 7
Tige vivace, herbacée L glabre, transparente. Feuilles ovales- arrondies, mucronées, étalées, ponctuées le long des bords. Fleurs (blanchätres ) en ombelles corymbiformes. — Feuilles à rebord rougeätré ou blanchître. Pétales lancéolés. Y
CRASSULA TRANSPARENT. — Crassula pellucida Linn. — Dill. Hort. Elth. tab. 100, fig. 110.
Tige herbacée, flasque, rampante. Feuilles opposées, obovales, rétrécies à la base, bordées de glandules dentiformes. Cymes om- belhformes. |
f) Tiges ligneuses; feuilles planes , assez larges, pétiolées,
CRASSULA À FEUILLES CORDIFORMES. — Crassula cordata Ait. — De Cand. Plant. Gr. tab. 121. — Jacq. Hort. Schænbr. ta): 127.
Tige frutescente. Feuilles opposées, pétiolées, cordiformes, obtuses , très-entières , ponctuées , glabres. Fleurs (roses) en cymes paniculées.
CRASSULA A FEUILLES SPATHULÉES. — Crassula spathulata Thunb. Prodr. — De Cand. Plant. Gr. tab. 49. — Crassula cordata Lodd. Bot. Cab. tab. 359. — Crassula lucida Lamk.
Tige suffrutescente, décombante. Feuilles pétiolées, suborbicu- laires, crénelées, glabres, luisantes en dessus. Fleurs ( roses) en corymbes paniculés. Pétales pointus. j
2) Tiges suffrutescentes; feuilles deltoïdes, sessiles.
CRASSULA DELTOIiDE, — Crassula deltoidea Linn. fil.
Tige basse , dressée, rameuse. Feuilles connées, rapprochées, étalées, glabres, couvertes d’une poussière glauque. Corymbes subfastigiés , pauciflores.
h) Tiges herbacées, presque nues; feuilles presque toutes radicales. .
CRASSULA A FEUILLES LINGUIFORMES. — Crassula linguæfolia
Haw.
Tige simple, feuillée. Feuilles inférieures non-connées, oppo-
78 CLASSE DES SUCCULENTES.
sées, linguiformes, ciliées, pubescentes. Fleurs rapprochées, sessiles. — Tige haute de r.pied. Corolle d’un blanc verdâtre.
Crassuza cLié. — Crassula ciliata Linn. — Dull. Hort. Elth. tab. 98, fig. 116. — De Gand. Plant. Gr. tab, 7.
Tige suffrutescente, peu rameuse , cylindrique. Feuilles pres- que planes, non-connées , opposées , ia obtuses, Fleurs (petites, jaunâtres ) en ab terminal. — Feuilles bordées de cils blancs souvent ous
CRASSULA A PETITS CORYMBES. — rassula corymbulosa Link et Otto, Plant. Select. tab. 16.
Tige dressée, suffrutescente. Feuilles opposées, non-connées, lancéolées , convexes en dessous , papilleuses aux bords. Corymbes axillaires. Pétales (blancs) lancéolés , dressés , aussi longs que les étamines.
CRASSULA RAMULIFLORE. — Crassula ramuli iflora Link et Otto , Plant. Select. tab. 17 ie
Te suffrutescente, garnie de poils dirigés de haut en bas. Feuilles opposées , presque connées , obovales, pointues, ciliées. Ramules axillaires pauciflores, Pétales (blancs) lancéolés, dressés, étalés au sommet.
CrassuzA 4 THyrse. — Crassula turrita Thunb. Flor. Cap.
— Jacq. Hort. Schœnbr. 1, tab. 52.
. Feuilles radicales opposées , connées, imbriquées sur 4 rangs, ovales-oblongues , pointues, velues, ciliées. Tige presque nue. Fleurs ( roses ou blanches ) verticillées, en thyrses. — dise simple, haute d'environ 1 pied.
i) Herbes vivaces, à hampes presque nues. F'euilles radicales roselées, F Î q planes. Fleurs petites , glomérulées.
Crassuza orpicuLatREe. — Crassula orbicularis Lin. — Di. Hort. Elth. tab. 100, fig. 118. — De Cand. Plant. Gr. tab. 43.
Feuilles radicales oblongues, obtuses, planes, ciliées de poils roides. Souche stolonifère. Hampe presque nue. Glomérules flo-
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 79
raux opposés , pédonculés. — Herbe haute de 4 à 5 pouces. Pétales d’un blanc verdâtre, roses au sommet, Stigmates pourpres.
Genre GLOBULEA. — Globulea Haw.
Calice 5-parti. Pétales 5, dressés, chacun muni au som- met d’une glandule globuleuse, cireuse. Étamines 5, plus courtes que les pétales. Nectaire à 5 écailles courtes, larges, obtuses. Péricarpe à 5 follicules polyspermes.
Herbes vivaces, quelquefois suffrutescentes. Feuilles pla- nes, subcultriformes : les caulinaires peu nombreuses ; les radicales agrégées, opposées : Les paires presque spiralées au bas des tiges. Fleurs petites, d’un jaune pâle, en corymbe très-dense.
Ce genre, dont on connait seize espèces, appartient aussi au cap de Bonne-Espérance. Voici les G/obulea qu’on cul- tive dans les collections de plantes grasses :
a) Feuilles cunéiformes-obovales , cultriformes ; tiges suffrutescentes.
GLoëuLéA cucrriroRmE. — Globulea cultrata Haw. Syn. — Crassula cultrata Linn. — Düill. Hort: Elth. tab. 07, fig. 114. — Bot. Mag. tab. 1940.
Tige dressée, Feuilles elliptiques-obovales , un peu pointues, obliques, connées , luisantes. |
GLoBULÉA PouRPRE-NOIR. — Globulea atropurpurea Haw. Feuilles obliquement cunéiformes-oboyales , d’un pr ourpre noï- râtre. Hampe tres-longue, paniculée.#
b) Feuilles liguliformes , obtuses, convexes, en dessous, imbriquées sur { rangs, presque toutes radicales, touffues; tiges très-Courtes ou herbacées ; hampes florifères nues.
GLoBuLÉA LiNGuIFORME. —— Globulea Lingua Haw. Syn.
… Feuilles allongées , semi-lancéolées , ventrues, ciliées de mème
que les calices , non-ponctuées. Hampe paniculée.
GLOBULÉA A FEUILLES DE JouBaArgEe. — Globulea obvallata Haw. Syn. — Crassula obvallaia Lion, — De Cand, Plant. Gr. tab. Gr.
80 CLASSE DES SUCCULENTES.
Feuilles opposées, connées, sublancéolées, ciliées de. poils roides. Panicule allongée, composée de cymes denses , pédon- culées. AAC
_GLoBuLÉA GrisATRE. — Globulea canescens Haw. Syn.
Feuilles toutes radicales, imbriquées, décussées, ciliées, sub- lancéolées-cultriformes , pubescentes-incanes.
c) Feuilles linéaires, sillonnées, cylindriques ou semi-cylindriques s tiges gazonnantes ; hampes nues.
GLOBULÉA NUDIGAULE. — Globulea, nudicaulis Haw. — Crassula nudicaulis Linn. — Dill. Hort. Elth. tab, 0. fig. 115. — De Cand. Plant. Gr. tab. 133.
Feuilles radicales roselées, touffues, semi-cylindriques , subu - lées, pointues, subpubescentes. Hampes presque nues. Fleurs en. capitules terminaux subverticillés.
GLOBULÉA SILLONNÉ. — Globulea sulcata Haw.
Feuilles courbées en dedans, subulées, semi-cylindriques, luisantes, profondément canaliculées.
d) Feuilles liguliformes , retrécies au sommet, convexes en-dessous, imbriquées sur K rangs , touffues ; tiges herbacées ; hampes feuillées.
GLOBULÉA PONGTUE. — Globulea impressa Haw. in Phil. Mog. Ë
Acaule. Feuilles liguliformes-lancéolées, vertes , parsemées de forts points enfoncés.
GLOBULÉA PANICULE. — Globulea paniculata Haw. 1. ce.
Feuilles liguliformes, acuminées, vertes, parsemées de trés- petits points enfoncés, ciliées de ii roides. Panicule à rameaux ÿ spiciformes.
e) Feuilles subulées, charnues, presque planes en-dessus ; tiges suf- Jrutescentes, rameuses ; fleurs terminales, en cymes denses subca- pitellées.
GzoBuLéa Faux MésemeryANTuE. — Globulea mesembryan- themoides Haw. in Phil. Mag.
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 81 Tige suffrutescente , très-rameuse , dressce, Feuilles , rameaux, ramules et calices hispides. !
GzosuLéA INCANE. — Globulea subincana Haw. 1. c.
Tige dressée ou décombante, suffrutescente. Feuilles semi- cylindriques , pointues , étalées , courbées en dedans , pubescentes- incanes de même que les ramules.
Genre CURTOGYNE. — Curtogyne Haw.
Calice 5-parti,. beaucoup plus court que la corolle. Péta- les 5, soudés par la base. Étamines 5. Nectaire à 5 écailles courtes. Styles longs, sublatéraux. Péricarpe à 5 follicules cylindriques, gibbeux au sommet, polyspermes.
Sous-arbrisseaux. Feuilles opposées, planes, un peu char- nues, bordées de cils cartilagineux. Fleurs blanches, en cyme
ombelliforme. Ce genre ne renferme que les deux espèces suivantes :
CuRTOGYNE DÉJETE. — Curtogyne dejecta De Cand. Prodr. — Crassula dejecta Jacq. Hort. Schænbr. tab. 4923. |
Tige débile, très-rameuse. Feuilles ovales-oblongues, ou ovales- linguiformes , étalées : les supérieures ondulées.
CurtoGynE oNDuLÉ. — Curtogyre undulata Haw. Syn. — Lodd. Bot. Cab. tab. 584. .
Tige dichotome, très-rameuse. Feuilles ovales, ou ovales- elliptiques, ondulées, bordées de crénelures cartilagineuses.
Cette espèce ainsi que la précédente, se cultive dans les collec- tions de plantes grasses ; l’une et l’autre croissent au cap de Bonne-Espérance.
Genre GRAMMANTHE. — Grarnmanthes De Cand.
Calice campanulé, 5-fide, dressé. Corolle hypocratérifor- me : tube aussi long que le calice ; limbe à 5 ou 6 segments elliptiques-oblongs, étalés. Étamines 5 ou 6, insérées au tube de la corolle, incluses. Nectaire nul. Péricarpe à 5 folli- cules,
BOTANIQUE, PHAN, T. Y: 6
82 CLASSE DES SUCCULENTES.
Herbes annuelles. Feuilles opposées, écartées, planes, sessiles. Fleurs jaunes, eu cyme corymbiforme.
Ce genre appartient au cap de Bonne-Espérance et ren- ferme trois espèces, dont la suivante se cultive comme plante d'agrément:
GRAMMANTRE A FLEURS DE CHLORA. — Grammanthes chlo- rœflora De Gand. Prodr. — Vauanthes chloræflora Haw. Revis. — Crassula dichotoma Lann.
Tige menue, dichotome supérieurement , haute de 4 à6 pouces. Feuilles oblongues ou ovales-oblongues , un peu charnues. Pédon- cules 1-flores. Segments de la corolle marqués à leur base d’une tache pourpre en forme de V renversé.
Genre ROCHEA. — Rochea De Cand.
Calice 5-lobé. Corolle hypocratériforme : tube diviser limbe à 5 segments étalés. Étamines 5. ecrire à 5 FA dules. Péricarpe à 5 follicules polyspermes.
Sous-arbrisseaux charnus. Feuilles opposées, subconnées, très-entières. Fleurs rouges, ou jaunes, ou blanches, dispo- sées en Cyme.
On connaît environ douze espèces de Rochca, toutes indi- gènes au cap de Bonne-Espérance; elles sont très-recher- chées par les amateurs de plantes grasses, à cause de l’élé- gance de leurs fleurs; voici les espèces les plus notables :
a) Tube de la corolle à peu près aussi long que le limbe, ou plus court ; étamines peu saïllantes ; tiges presque simples ; feuilles connées par la base, charnues, blanchäires ; cymes corymbiformes; bractées peu nombreuses. ( LaroGHEA Ha. ) ,
RocnéA A FEUILLES FALCIFORMES. — Rochea falcaita De Gand. Plant. Gr. tab. 103. — Zarocheu falcata Haw. Syn. — Crassula falcata Wild. — Bot. Mag. tab. 2035. — Crassula obliqua Andr. Bot. Rep. tab. 414 (excel. syn.)
Feuilles épaisses » glauques , oblongues, obtuses , courbées en faux, Fleurs écarlates, Tiges dressées, hautes de 2 à 3 pieds,
FAMILLE DES CRASSULACÉES. ‘1, 84
Roca PERFOLIÉ. — Larochea perfoliata Haw. 1. ce. — Crassula perfoliata Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 13 (var. flor. alb.) — Mall. Ie. tab. 108.
Feuilles connées , glauques , lanceolées, acumunces , subcana- liculées en dessus, convexes en dessous. — Tiges faibles, hautes de 1 pied. Fleurs écarlates ou blanches:
RocHÉA À FLEURS ELANCHES. — Rochea albiflora De Gand. Prodr. — Crassula albiflora Sims, Bot. Mag. tab. 2391.
Feuilles non-connées , ovales, acuminées, étalées, cartilagi- neuses aux bords et ciliées de pails roides.
Le b) Tube de La corolle cylindracé, 2 à 3 fois plus long que le limbe ; étamines incluses; feuilles cartilagineuses aux bords et ciliées de
poils roides ; cymes ombelliformes ou capitellées; fleurs bractéolées. .( KarosanTHEs Haw. )
RocnÉA ÉCARLATE. — Rochea coccinea De Gand. Plant. Gr. tab. 1.— Crassula coccinea Xinn. — Bot. Mag. tab. 495. — Kalosanthes coccinea Haw.— Dietrichia coccinea Tratt. Thes.
tab. 19.
Feuilles ovales-oblongues , pointues , engaînantes et connées par la base.
Tige frutescente, cylindrique, peu rameuse, haüte de 2 à8 pieds. Feuilles très-rapprochées, presque imbriquées. Fleurs grandes, écarlates , ou quelquefois roses, ou blanches.
RocHEA vERSICOLORE. — Rochea versicolor De Cand. Prodr. — Crassula versicolor Bot. Reg. tab. 320.
Feuilles oblongues-lancéolées , pointues, engaïnantes et connées par la base. Fleurs en cyme subcapitellée: Corolle grande : tube
blanc, plus long que le calice; segments du limbe elliptiques , blancs au milieu , pourpres aux bords.
Rocuéa oporanT. — Rochea odoratissima De Cand. Prodr. — Crassula odoratissima Andr. Bot. Rep. tab. 26. — Jacq. Hort. Schœnbr. tab, 434. — Kalosanthes odoratissima et Æ. bicolor Haw.
84 CLASSE DES SUCCULENTES,
Feuilles linéaires-lancéolées , acuminées , amplexicaules , con- nées. Cymes subcapitellées. Fleurs jaunes , ou panachées de jaune et d’écarlate. Segments de la corolle oblongs, pointus.
Les fleurs de cette espèce ont une odeur semblable à celle de la Tubéreuse.
Rocu£A À FLEURS DE Jasmin. — Rochea jasminea De Cand. Prodr. — Kalosanthes jasminea Haw. — Crassula jasminea Sims, Bot. Mag. tab. 2178. — Lodd. Bot. Cab. tab. 1040. .
Tige suffrutescente, décombante. Feuilles oblongues , sessiles, obtuses. Capitules pauciflores. Fleurs inodores, de la forme de celles du Jasmin, blanches : tube de. la corolle presque 3 fois plus long que le calice.
Genre KALANCHOË. — Xalanchoë Adans.
Calice à 4 sépales pointus , écartés. Corolle hypocratéri- forme : tube cylindracé ; limbe Z-parti, étalé. Étamines 8, adnées au fond du tube de la corolle. Nectaire à 4 écailles linéaires. Styles filiformes. Péricarpe à 4 follicules.
Sous-arbrisseaux charnus. Feuilles opposées, irrégulière- ment laciniées, ou ovales et dentées, charnues. Fleurs jau- nes, ou rougeâtres, ou blanchâtres, disposées en panicules.
On trouve des Kalanchoë en Afrique, ainsi que dans l'Arabie, dans l’Inde et dans la Chine; ce genre renferme neuf espèces , dont les suivantes se cultivent dans les collec- tions de plantes grasses : ÿ
KALANGHOÉ SPATHULE. — ÆAalanchoë spathulata De Cand. Plant. Gr. tab. G5.— Cotyledon hybrida Desfont. Hort. Par.
Feuilles obovales-spathulées, crénelées , glabres : les inférieures obtuses ; les supérieures pointues. Fleurs jaunes, en cyme lâche paniculée.
Cette espèce est originaire de la Chine.
KaranonoË D'Écypte. — Aalanchoë ægyptiaca De Cand. Plant: Gr. tab. 64. — Cotyledon nudicaulis Vahl, Symb.
Feuilles obovales-spathulées, crénelées , glabres : les inférieures
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 85
obtuses, subconcaves ; les supérieures pointues. Fleurs d’un jaune orange , disposées en cyme paniculée assez dense.
KALANGHOË A FLEURS POINTUES. — Âalanchoë acutiflora De Cand. Prodr. — ereia acutiflora Andr. Bot. Rep. tab. 560.
Feuilles lancéolées-oblongues , crénelées. Fleurs blanchâtres, en cyme paniculée. Segmenits de la corolle pointus.
Cette espèce habite l'Inde.
KALANCHOÉ GRÉNELE. — Kalanchoë crenata Haw. Syn. — Vereia crenata Andr. Bot. Rep. tab. 21. — Cotyledon crenata Vent, Malm. tab. 49. — Sims, Bot. Mag. tab. 1436.
Feuilles ovales, ou oblongues, ou sublancéolées, crénelées, ou doublement crénelées, glabres. Fleurs jaunes , en cyme paniculée à rameaux longs et dressés.
Cette espèce croît en Afrique , aux environs de Sierra-Léone.
KALANCHOË LAGINIE. — Kalanchoë laciniata De Cand. Plant. Gr. tab. 100.— Rumph. Amb. v. 5, tab. 05.
Feuilles irrégulièrement pennatiparties : : segments suboblongs , pointus, grossement dentés, ou entiers. Fleurs |; JEMRe, en cyme paniculce.
Ceste espèce croit à Java, aux No et à l’Ile de France.
Genre BRYOPHYLLE. — Bryophytlum Salisb.
‘Galice renflé, 4-fide ; lobes valvaires. Corolle hypocraté- riforme : tube long , cylindracé, tétragone à la base ; limbe à 4 segments ovales-triangulaires, pointus. Étamines 8, ad- nées à la base du tube de la corolle, Nectaire à 4 glandules oblongues. Péricarpe à 4 follicules polyspermes.
Feuilles opposées, pétiolées, charnues, ordinairement im- paripennées, 5- ou 5-foliolées, quelquefois 1-foliolées. Fleurs d’un jaune tirant sur le rouge, disposées en cymes panicu- lées terminales.
L’espèce suivante constitue à elle seule le genre :
BrroPuyile À GR GALIUE.— Pryophyllum calycinum Sas
30 CLASSÉ DES SUCCULENTES.
lisb. Parad. — Sims, Bot. Mag. tab. 1409. — Herb. de l’A- mat. v. 5, Ic. — Cotyledon pinnata Liamk. Dict. Sous-arbrisseau charnu, dressé, rameux, glabre, haut de 2 à 3 pieds. Folioles inégales , ovales , crénelées. Fleurs pendantes. Calice grand, semblable à celui du Silene inflata. Geïte plante, indigène aux Moluques et à l'Ile de France, se cultive dans les collections de plantes grasses.
Genre COTYLET. — Coiyledon (Linn.) De Cand.
Calice 5-parti , beaucoup plus court que le tube de la co- rolle. Corolle monopétale : tube ovale-cylindracé; limbe à 5 lobes réfléchis ou révolutés, obtus. Étamines 40, insérées au fond du tube de la corolle, saillantes, ou presque incluses. Nectaire à écailles ovales. Styles subulés. Péricarpe à à 5 fol- licules polyspermes.
Arbrisseaux charnus. Feuilles le plus souvent éparses. Fleurs pourpres ou d’un jaune orange, disposées en pani- cules lâches.
Ce genre, qui renferme une trentaine d'espèces, est pro- pre au cap de Bonne-Espérance ; nous allons faire mention des Cotylets qui se cultivent dans les collections de plantes grasses.
à) Feuilles opposées.
Cory cer orBicuLaIRE. — Cotyledon orbiculata Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 96. — Bot. Mag. tab. 321.— Cotyledon orbiculata, ovata , oblonga , elata, ét ramosa Haw. Syn. — Herb. de l’Amat. v. 1, Le.
Feuilles suborbiculaires , où ohovales-orbiculaires, ou obova- les, ou ovales-spathulées ,-où oblongues , obtuses , acuminées, elauques , farineuses , bordéés d’une ligne rouge.
Tige épaisse, dressée, plus ou moins rameuse, haute de 2 à 3 pieds. Fleurs grandes, pendantes, rougeätres. Segments de la corolle révolutés.
Corvzer écLaranr. — Cotyledon coruscans Haw. Suppl.
FAMILLE DES CRASSULAGÉES. 57
— Sims, Bot. Mag. tab. 2601. — Loddig. Bot. Cab. tab. 1030.
Feuilles décussées agrégées, cunéiformes-oblongues, canalicu-
lées, épaissies aux bords, apiculées, farimeuses. Fleurs de couleur orange, pendantes, disposées en panicule ombelliforme.
= CortyLer pApiLLAIRE. — Cotyledon papillaris Lin. fil. — Cotyledon decussata Sims , Bot. Mag. tab. 2518. — Lindl. in Bot. Reg. tab. 915. |
Feuilles opposées , charnues, ovales, cylindriques , glabres, pointues, dressées. Fleurs glabres, subpaniculées. Souche décom- bante, pubescente. -— Corolle rouge : tube pentagone ; segments oblongs, pointus, réfléchis.
b) Feuilles alternes, anarcesçentes.
CoTYLET À FLEURS COURBÉES. — Cotyledon curviflora Sims, Bot. Mag. tab. 2044. Feuilles semi-cylindriques, glabres. Fleurs (longues de 1 pouce) ; ‘É d’un jaune lavé de rouge, nutantes, en panicule.
CoTYLEr TUBERCULEUxX. — Cotyledon tuberculosa Lamk.
Dict. — De Gand. Plant. Gr. tab. 86.
Feuilles subcylindriques, linéaires-oblongues, pointues. Fleurs (longues de plus de 1 pouce) subpaniculées, dressées. Pédoncules et calices pubescents. Corolle d’un jaune orange: limbe étalé, non-réfléchi.
CoryLer FAscIGULAIRE. — Cotyledon fascicularis Ait. Hort. Kew. — Cotyledon tardiflorum Bonpl. Nav. tab. 37.
Souche épaisse, rameuse. Feuilles cunéiformes , obtuses , pla- nes, charnues , fasciculées au sommet des ramules. Fleurs pani- culées, pendantes. Tube de la corolle court, verdâtre, pentagone ; Jimbe rougeâtre, révoluté.
c) Feuilles éparses, persistantes.
CoTYLET HÉMISPHÉRIQUE. — Cotyledon hemisphærica Lino. — Dill. Hort. Elth. 2, tab. 95, fig. 111, — De Cand, Plant, Gr. tab. 87.
66 CLASSE DES SUCCULENTES.
Feuilles cvales-orhiculaires, charnues , ‘ponctuées , glabres. Fleurs en épi allongé, dressées. Corolle petite : tube verdâtre ; limbe étalé, d’un blanc lavé de rouge:
Genre OMBILIC. — Umbilicus De Cand.
Calice 5-parti. Corolle campanulée, 5-fide : segments ovales, pointus, dressés, à peu près aussi longs que le tube. EÉtamines 10, insérées à la corolle. Nectaire à 5 écailles ob- tuses. Styles subulés. Péricarpe à 5 follicules polyspermes ; rétrécis au sommet.
Herbes vivaces ou annuelles. Racine souvent tubéreuse. Feuilles roselées ou alternes, très-entières, ou dentées. Fleurs blanchâtres ou jaunes, disposées en grappe.
Ce genre se compose de douze espèces réparties entre lEu rope australe , l'Orient et la Sibérie.
Omærrrc COMMUN. — Umbilicus pendulinus De Gand. Plant. Gr. tab. 156. — Coiyledon Umbiüicus Linn. — Evgl. Bot. tab. 325. — Blackw. Herb. tab. 263.
Feuilles inférieures pétiolées, concaves . peltcee, suborbictlai- res, sinuées-crénelées. Bractées entières. Fleurs ctalées ou pen- dantes, tubuleuses.
Racine tubéreuse, charnue, ‘garnie de fibres tibia, Tige haute de :], pied à 1 pied, nes dressée , glabre , ra- meuse supérieurement ou simple, presque nue. Feuilles un peu charnues. Grappes terminales, spiciformes , denses. Fleurs d’un jaune pâle. Bractées linéaires-lancéolées.
Cette plante abonde dans l’ouest et dans ie midi de la France, où on la connaît sous les noms vulgaires de Grand Cotylédon, Nombril, Écuelle commune, et Escude ; elle croît sur les vieux murs et sur les rochers; la médecine populaire en fait un remède rafraïchissant et détersii.
Omsinic saune. — Umbilicus erectus De Gand. FI. Franç. — Cotyledon luteum Smith , Engl. Bot. tab. 1592, — Cotyle- don lusitanica Lamk, Dict:
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 89
Feuilles inférieures pétiolées, peltées, suborbiculaires, profon- dément dentées. Bractées dentées. Fleurs dressées.
Racine tubéreuse, rampante. Tige haute de 1 pied et plus, dressée, ordinairement rameuse. Grappes denses, terminales. Bractées ovales. Fleurs d’un jaune assez vif.
_Gette espèce, indigène en Angleterre et en Portugal, mérite d’être cultivée dans les parterres.
Genre ÉCHÉVÉRIA, — Echeveria De Cand.
Calice 5-parti. Segments dressés, foliacés. Corolle campa- nulée, profondément 5-fide; sepments dressés, épais; trigo- nes à la base, pointus. Étamnines 10, soudées avec la base des pétales et plus courts que ceux-ci. Nectaire à 5 écailles cour- tes. Style subulé. Péricarpe à 5 follicules polyspermes.
Sous-arbrisseaux charnus. Feuilles alternes ou roselées , trés-entières, innervées. Fleurs écarlates ou jaunes, sessiles, disposées en cyme ou en épi.
Ce genre, qui appartient au Mexique, renferme quatre es- pèces, dont voici les plus notables :
ÉCHÉVÉRIA ÉCARLATE. — Echeveria coccinea De Gand. Prodr. — Cotyledon coccinea Cav. Îc. 2, tab. 170. — Lodd. Bot. Cab. tab. 830.
Feuilles éparses , cunéiformes-obovaies, pointues, charnues. Fleurs en épi terminal allongé. Corolle jaunâtre en dessus, écar- Jate en dessous, plus courte que le calice.
Souche tres-basse, cpaisse; rameaux pubescents ainsi que le reste de la plante, longs d'environ 2 pieds. Feuilles d’un vert brun. Bractées linéaires, pointues, rabattues. Segments calicinaux linéaires.
ÉcuEvéniA GAzoNNANT. — Echeveria cæspitosa De Cand. Prodr. — Coiyledon cæspitosa Haw. Misc. — Sedum Cotyle- don Jacq. fil. Ecl. 1, tab. 17.
Feuilles roselées, suboppesées, linguiformes, charnues, glau-
90 CLASSE DES SUCCULENTES,
ques. Fleurs en panicule corymbiforme. Bractées subsagittiformes. Corolle j is Gette espèce est originaire de la Californie.
Genre SÉDUM. — Sedum Linn.
Calice profondément 5 5-fide (quelquefois 440- -fide). Péta- les 5 (quelquefois 4-10). ordinairement étalés. Étamines en nombre double des pétales : filets élargis à la base, subulés au sommet; anthères suborbiculaires. Nectaire à 5 squamu- les entières ou échancrées. Péricarpe à 5 (quelquefois 6- 10) follicuies polyspermes, acuminés par les styles.
Herbes vivaces (quelquefois suffrutescentes) ou annuelles. Souches souvent munies de ramules stériles recouverts de feuilies imbriquées. Feuilles alternes ou rarement opposées, charnues, cylindriques ou planes, entières ou dentées. Fleurs jaunes, ou blanches, ou pourpres, ou roses, ou bleues, dis- posées en cyme bouille
Ce genre renferme environ quatre-vingts espèces, la plu- part indigènes dans la zone tempérée de l’ancien continent. Plusieurs Sedum sont précieux comme plantes d'agrément, parce que, indépendamment de l’élégance de leur port, ils offrent l’avantage de végéter avec YIEUEUE dans les sols les plus arides , et se prêtent à merveille à la décoration des ro- cailles. À
Voici les espèces qui méritent d’être signalées :
À. Plantes multicaules. Feuilles planes : celles des ramules stériles souvent rapprochées, mais non imbriauées.
a) Fleurs Jaunes.
Sépum Aïzoon. — Sedum Aizoon Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 101.
Tiges dressées, anguleuses , frutescentes à la base. Feuilles éparses , sessiles, lancéolées, subobtuses, dentelées. Cyme corym- biforme, feuillée, 5-6-radiée : cymules planes, tres-denses. Seg- ments calicinaux ovales-triangulaires , longuement cuspidés. Pé-
FAMILLE DES CRASSULACÉES. M
tales ovales-lancéolés , mucronés, un peu plus longs que les éta- mines. Capsule étoilée : follicules courtement mucronés.
Tiges simples, hautes d'environ 1 pied , glabres ainsi que toute la plante. Feuilles vertes , longues d'environ 2 pouces. Fleurs sessiles ou subsessiles, petites, d’un jaune vif.
Cette espèce, indigène en Sibérie, se cultive souvent dans les parterres. à
SéDuM ayBriDe.— Sedum hybriäum Wild. — Murr. Comm. Gaœtt, v. 6, tab. 5. — Sedum aliaicum Besser.
Feuilles eparses, subsessiles, subconcaves, obovales-spathulées, ou cunélformes, tres-obtuses , grossement dentées : celles des ra- meaux stériles rapprochées. Tiges ascendantes, radicantes à la base. Cymes paniculées , subdichotomes. Segments calicinaux oblongs, obtus. Pétales lancéolés-oblongs, mucronés, un peu plus longs que les étamines. Follicules libres presque dès la base, su- bulés au sommet, d’abord un peu divergents, connivents au sommet après la déhiscence.
Plante très-touffue, glabre dans toutes ses parties. Tiges bas- ses, poussant inférieurement un grand nombre de ramules stéri- les feuillus. Feuilles d’un vert foncé et un peu luisintes en des- sus, longues de 12 à 18 lignes : dents obtuses. Fleurs petites, ses- siles, d’un jaune de Citron. Bractées spathulées , ordinairement entières.
Cette espèce, qui croît en Sibérie, mérite aussi d’être cultivée comme plante d'agrément.
. b) Fleurs blanches, ou roses, ou pourpres.
SÉDUM A FEUILLES OPPOSÉES. — Sedum oppositifolium Sims, Bot. Mag. tab. 1807. — Ænacampseros ciliaris Haw. Syn.
Tiges pubescentes, ascendantes, très-rameuses, radicantes à la base. Feuilles cunéiformes-obovales eu obovales-spathulées, cré- nelées au sommet , ciliolées, subsessiles : les inférieures opposées; les supérieures éparses. Cymes 3-7-radiées, dichotomes, subfasti- giées, feuillées à la base. Seoments calicinaux oblongs, obtus. Pe- tales oblongs-lancéolés, subobtus, mutiques, presque dressés, un
92 CLASSE DES SUCCULENTES,
peu plus longs que les étamines. Follicules presque libres, diver- gents, subulés au sommet.
Plante très-touffue. Tiges floriferes rameuses, longues d’envi- ron 8 pouces ; rameaux stériles courts, tres-feuillus. Feuilles d’un vert glauque , longues d’environ 8 lignes. Pétales longs de 4 li- gnes, d’un blanc lavé de rose. Anthères rouges avant l’anthèse.
Cette espèce, originaire du Caucase, n’est pas rare dans les jar- dins.
SÉDUM A FLEURS ROSES. — Sedum spurium Marsch. Bieb. Flor. Taur. Caue. — Sims, Bot. Mag. tab. 2370.
Tiges pubescentes, ascendantes, très-rameuses, radicantes à la base. Feuilles cunéiformes - obovales , ou obovales-spathulées , profondément crénelées, ciliolces , subsessiles, opposées. Cymes 3-7-radiées, dichotomes, subfastigiées , feuillées à la base. Seg- ments calicinaux oblongs, obtus. Pétales linéaires-lancéolés, fine- ment mucronés, presque dressés , de moitié plus longs que les étamines. Follicules presque libres, divergents, subulés au somme:.
Plante tres-semblable à la précédente par le port. Feuilles d’un vert gai, Corolle longue de 6 lignes, d’un rose vif ainsi que les filets ; anthères rouges avant l’anthése.
Cette espèce, l’une des plus élégantes du genre, est également indigène au Caucase.
SÉDUM A FEUILLES DE Peurcixr. — Sedum populifolium Lin. — Bot. Mag. tab. 211. — Pall, It. v. 5, App. tab. O, fig. 2. — De Cand. Plant. Gr. tab. 110.
Tigés dressées:, glabres, frutescentes à la base. Feuilles pétio- lées, éparses, glabres, ovales, ou ovales-triangulaires, subcordi- formes à la base, pointues, inégalement incisées-dentées. Cyme ir- régulière, subpaniculée. Pétales ovales-lancéolés.
Tiges fermes, presque cylindriques, touffues, hautes d’environ 1 pied, rameuses au sommet. Feuilles longues de r à 2 pouces, d’un vert gai: dents triangulaires ou oblongues, subobtuses, très- inégales. Fleurs petites, blanches , très-nombreuses. Anthères rouges.
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 93
Cette espèce, qui se cultive quelquefois comme plante de par- terre, est originaire de Sibérie.
SÉDUM A LARGES FEUILLES.— Sedum latifolium Bertol. Amœn. Ital. — Sedum Ann maximum Linn. — Clus. Hist. 2, p. 66, fig. 2.
Tiges glabres, dressées. Feuilles oblongues, ou elliptiques- oblongues, ou ovales-oblongues , obtuses , sinuolées -dentelées , cordiformes à la base , sessiles, subamplexicaules : les inférieu- res verticillées-ternées ou,quaternées; les supérieures épar- ses. Panicule subpyramidale, feuillée, composée de cymes irrégu- lières très-denses. Segments he ovales-lancéolés, pointus. Pétales ovales-lancéolés, cuculliformes au sommet, mucronés, un peu plus courts que les étamines.
Tiges fermes, cylindriques, simples, hautes de 2 pieds et plus. Feuilles RAM longues de 1 ‘/; à 2 ‘/ pouces, d’un vert foncé tirant quelquefois sur le violet. Fleurs petites , d’un jaune verdâtre, pédicellées , très-serrées. Pétales étalés. Anthères d’un jaune tirant sur le brun. Follicules libres, dressés , diver- gents et subulés au sommet.
Cette espèce habite les mêmes contrées que la suivante, avec laquelle elle est confondue sous les mêmes noms vulgaires.
Sépum Orpin. — Sedun: Telephium Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 92. — Engl. Bot. tab. 1519. — Ænacampseros vulgaris, A. purpurea, A. albicans, et À. triphylla Haw. Syn.
Tiges glabres, dressées. Feuilles éparses, ou verticillées-ter- nées, ou opposées, lancéolécs, ou lancéolées-oblongues, ou oblon- gues-lancéolées , ou obovales, obtuses ou pointues, inégalement dentelées, ou dentées, ou crénelées, entières vers leur base : les inférieures rétrécies à la base ; les supérieures arrondies à la base, sessiles, non-amplexicaules. Panicule subpyramidale , feuillée , composée de cymes irrégulières très-denses. Segments calicinaux oblongs-lancéolés , pointus. Pétales recourhés en dehors, ovales- lancéolés, acuminés, planes et mutiques au sommet, à peu près aussi longs que les étamines.
94 CLASSE DÉS SUCCULENTES.
Plante semblable à la précédente par le port , mais-ordinaire- ment plus petite dans toutes ses parties. Feuilles luisantes, d’un vert glauque ou ürant sur le rouge. Fleurs petites, tresnom- breuses , pourpres, ou blanches. Galice beaucoup plus petit que la corolle. .
Gette espèce et la précédente croissent dans les endroits secs et pierreux de presque toute l’Europe. L’une et l'autre sont connues en France sous les noms vulgaires d’Orpin, Reprise, Grassetie, Herbe aux charpentiers, ete. Leurs racines et leurs feuilles jouissent, parmi le peuple, d’une grande réputation comme remède rafraichissant et vulnéraire ; mais leur emploi est à peu près nul en thérapeutique ; autrefois elles entroient dans la composition de l’onguent dit Populeum. Yes deux espèces méri- tent d’être cultivées dans les parterres.
Sépuu Rnonioze.— Sedum Rhodiola De Cand. Flor. Franc. — Rhodiola rosea Linn. — Engl. Bot. tab. 508. — De Cand. Plant. Gr. tab. 143.
Tiges simples, dressées. Feuilles éparses, sessiles, non-amplexi- caules, glauques, glabres, oblongues, ou oblongues-lancéolées, ou lancéolées-obovales, acuminces, dentelces. Cyme nue ou feuillée, corymbilorme , tres-dense, Fleurs dioïques par avortement, pé- dicellées, 4-pétales. Follicules dressés, apiculés.
Racine multicaule, subtubéreuse. Tiges hautes de 6 à 18 pou- ces, fermes, cylindriques, feuillées, dépourvues de ramules sté- riles. Feuilles longues d'environ 1 -pouce, peu charnues. Fleurs petites, nombreuses, d’un jaune verdâtre. Étainines des fleurs mâles à filets capillaires, plus longs que les pétales.
Cette espèce , semblable par le port au Sédum Orpin, croît dans les Alpes de l’Europe centrale: Ses racmes ont une odeur de Rose assez prononcée.
Sépum D'Éwers. — Sedum Eswversi Ledeb. Ic. Plant. Alt. tab. 58.
Tiges ascendantes, rameuses, radicantes et suffrutescentes à la base. Feuilles opposées-croisées, étalées, sessiles, glabres, glau- ques, sinuolées , très-obtuses, ponctuées en dessus , papilleuses en
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 95
dessous : les inférieures elliptiques ou obovales ; les supérieures ovales-orbiculaires où suborbiculaires | cordiformes à la base. Cyme feuillée à la base, subcorymbiforme. Segments calicinaux linéaires. Pétales lancéolés , pointus, un peu plus longs que les étamines. Follicules dressés.
Tiges très-touffues, longues d'environ ‘/ pied, glabres comme toute la plante, poussant inférieurement un grand nombre de ra- meaux stériles. Feuilles épaisses, concaves ; les plus grandes at- teignant environ 1 pouce de large; celles des ramules stériles très-rapprochées, beaucoup plus longues que Les entrenœuds ; côte médiane inapparente. Fleurs pédiceilées, de couleur pourpre.
Cette espèce élégante croït dans la Sibérie méridionale.
Sépum Anacamrséros. — Sedum Anacampseros Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 33. — Bot. Mag. tab. 119. — Ana- campseros sempervirens Haw. Syn.
Tiges radicantes à la base, ascendantes, rameuses inférieure- ment. Feuilles elliptiques-obovales ou spathulées-obovales , très- obtuses, très-entières, submarginées, glauques, sessiles, éparses , prolongées postérieurement au-delà de leur base : celles des ra- mules stériles très-rapprochées, rétrécies à la base; les supé- rieures des tiges floriferes subcordiformes à la base, semi-amplexi- caules. Cyme terminale, très-dense, ombelliforme, irrégulière, feuillée. Segments calicinaux hnéaires-lancéolés, pointus. Pétales planes, ovales-lancéolés, subobtus, mutiques, à peu près aussi longs que les étamines. Follicules courts, libres, dressés, api- culés,
Tiges hautes de 6 à 10 pouces, glabres comme toute la plante, poussant inférieurement un grand nombre de rameaux stériles , procombants, recouverts de feuilles persistantes. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, assez épaisses : celles des rameaux stériles per- sistantes. Fleurs petites : pédicelles d’un pourpre violet.
Cette espèce, qui habite les Alpes de l’Europe australe, se cul- tive dans les jardins, à cause’ de l'élégance de son feuillage.
B. Herbes vivaces, à souches radicantes poussant un grand nombre de ramules stériles recouverts de feuilles persis-
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tantes et le plus souvent imbriquées sur plusieurs rangs. Feuilles cylindriques ou semi-cylindriques, très-épaisses.
a) Fleurs blanches, pédicellées; eymes irrégulières, paniculees; feuilles sessiles, adnées par tous les points de leur base et non-prolongées postérieurement.
SÉDUM À FLEURS BLANGUES. — Sedum album Linn. — Flor. Dan. tab. 66. — De Cand. Plant. Gr. tab. 22. — Engl. Bot. tab. 1578. — Sedum teretifolium Lamk.
Tiges florifères ascendantes ; ramules stériles radicants. Feuilles éparses, presque étalées, glabres, subcylindriques, planes en des- sus, linéaires-oblongues, obtuses. Segments calicinaux elliptiques, obtus, Pétales planes, étalés , oblongs , obtus, mutiques, 3 fois plus longs que Le calice, un peu plus longs que les étamines. Fol- licules libres, connivents, subulés au sommet.
Tiges floriferes hautes de 4 à 10 pouces, grêles, rougeâtres, glabres comme toute la plante; ramules stériles courts, touffus, garnis de feuilles très-rapprochées mais le plus souvent étalées. Feuilles succulentes, très-obtuses, longues d'environ 6 lignes. Cy- mes à 3 ou 4 rayons écartés, irrégulièrement dichotomes. Corolle petite, d’un blanc pur. Anthères d’un pourpre violet.
Cette plante abonde dans presque toute l'Europe, sur les ro- chers, les toits, les vieux murs, et en général dans les endroits arides et pierreux; on la connaît en France sous les noms vul- gaires de Petite Joubarbe, Vermiculaire et Tripe Madame. Ses feuilles, qui sont lésèrement acidules, se mangent en salade dans quelques contrées, et le peuple les emploie comme remède rafraichissant.
SéDum À FEUILLES épaisses. — Sedum dasyphyllum Linn. — Jacq. Hort. Vindob. tab. 153. — Engl. Bot. tab. 656. — De Cand. Plant. Gr. tab. 03.
Tiges florifères ascendantes, filiformes, pubescentes et glandu- leuses vers le haut; ramules stériles procombants. Feuilles sub- opposées, glauques, pubérules, elliptiques, ou ovales-elliptiques, ou ovales-globuleuses, obtuses : celles des tiges florifères très-
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écartées; celles des ramules stériles imbriquées. Segments calici- naux LA apiculés. Pétales elliptiques, obtus, 3 fois plus longs que le calice. Follicules libres, dressés, subulés au sommet.
Ramules stériles formant un gazon le très-serré. Tiges flori- fères hautes de 2 à 3 pouces. l'euilles longues de r à 2 lignes, très -épaisses. Cyme à 2-4 rayons racémiformes. Fleurs très-peti- tes, subunilatérales. Pétales blanes, à côte médiane pourpre. An- thères d’un pourpre noirâtre.
Cette plante mignonne croit sur les rochers, dans les Alpes de l’Europe australe et de l’Europe moyenne. Ses petites feuilles presque globuleuses, qui forment un tapis d’un vert glauque, ainsi que ses nombreuses fleurs lavées de blanc et de rose, pro duisent un effet très-agrcale. |
b) Fleurs jaunes; cymes simples ou dichotomes et ombelliformes; Jeuilles sessiles , adnées seulement par Le milieu de leur base et pro- longées postérieurement en un petit appendice; celles des ramules stériles imbriquées sur 6 on 5 rangs sptralés; celles des tiges flori- Jères éparses.
SéDum ACRE. — Sedum acre Linn. — Fior. Dan. tab. 1457.
— Schk. Handb. tab. 125. — Engl. Bot. tab. 839. — De Cand.
Plant. Gr. tab. 117.
Tiges florifères et ramules stériles dressés. Feuilles ovales, ob. tuses, convexes en dessous, presque planes en dessus. Cyme à 2 ou 3 rayons simples , divergents, subfastigiés. Fleurs subsessi- les, subunilatérales. Segments calicinaux ovales , obtus. Pétales lancéolés, mucronés, étalés, 2 fois plus longs que le calice. Cap- sule étoilée : follicules finement mucronés.
Tiges florifères hautes de 3 à 4 pouces, glabres de même que toute la plante; ramules stériles formant un gazon touffu, d’un vert gai. Feuilles à peine longues de plus de 1 ligne, souvent ponctuées de rouge. Rameaux de la cyme 3-5-flores, feuillés. Fleurs peutes, d’un jaune de Citron.
Cette plante, nommée vulgairement Poivre de muraille , Vermiculaire brélante, où Pain d’oiseau, abonde dans les. endroits arides et pierreux de presque toute Europe. Elle à yne saveur âcre très-prononcée. Le suc des tiges et des feuilles
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ési un drastiqué violent dont on ne fait guère usage en théra- péütique; mais plusieurs médecins célèbres ont recommandé la décoction du Sédum dcré, à petites doses, dans de la bière, comme un excellent antiscorbutique.
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Sépum A FEUILLES RÉFLÉCUIES. — Sedum reflexum Linn. — Flor. Dan. tab. 1818. — De Cand. Plant. Gr. tab. 113. — Engl. Bot. tab. 605. — Sedum rupestre De Cand. Plant. Gr. tab. 116. — Sedum glaucum ÆEngl. Bot. tab. 2477.
Feuilles semi-cylindriques , mucronées : celles des tiges flori- fères linéaires-lancéolées, souvent recourbées; celles des ramules stériles linéaires-subulées. Cyme dense, ombelliforme, à 5-7 rayons bifurqués. Fleurs courtement pédicellées. Segments calici- naux triangulaires, pointus. Pétales divergents, concaves, lancéo- lés, subobtus, 2 fois plus longs que le calice, un peu plus longs que les étamines. Follicules libres, dressés, subulés au sommet.
Tiges florifères glabres de même que toute la plante, cylin- driques, ascendantes, fermes, souvent rougeâtres, hautes de 6 à 12 pouces. Ramules stériles dressés, plus où moins touffus, re- couverts de feuilles plus ou moins rapprochées. Feuilles glau- ques ou d’un vert gai, longues de 4 à 8 lignes, larges de}: de hgne à 1 ligne, plus ou moins planes en dessus. Cyme multiflore, feuillée. Pétales longs d’environ 4 lignes, d’un jaune vif.
Cette espèce est commune dans presque toute l'Europe; on l'éemploie quelquefois à border les parterres.
SéDuM Des ROoCHERS. — Sedum rupestre Smith, Flor. Brit. — Engl. Bot. tab. 190. — Dill. Hort. Rlth. tab. 256.
Ceite espèce diffère de la précédente par ses fleurs plus grandes à segments calicinaux elli ptiques, obtus, et par ses pétales oblongs, obtus , très-concaves , étalés horizontalement; son feuillage est d’un glauque fortement bleuätre.
Ce Sédum croît en France et en Angleterre ; il se cultive aussi éômme plante de bordure,
SÉDUM ÉLANCÉ. — Sedum altissimum Poir. — De -Cand.
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Plant. Gr. tab. 40. — Lea sSediforme Jacq. Hort. Vindob, tab. 81.
Feuilles semi-cylindriques, oblongues- pre ; pointues, mu- cronées, glauques. Cyme dense, ombelliforme , à 3-5 rameaux bifurqués. Fleurs subsessiles , ordinairement RACE LIRE calicinaux elliptiques où ovales, acuiminés: Pétales spathulés, cuculliformes, obtus, étalés horizontalement, 5 fois plus longs que le calice, un peu plus courts qne les étamines. Follicules li- bres , dressés , subulés au sommet.
Plante ayant le même port que les deux précédentes, mais beau- coup plus forte dans toutes ses parties. Tiges florifères ascendan- tes, hautes de 12 à 18 pouces. Feuilles caulinaires attergnant jus- qu’à 15 lignes de long, sur 4 lignes de large, et près de 2 lignes d'épaisseur à leur base. Cyme atteignant 3 pouces de diamétre. Pé- tales d’un jaune irès-pâle , longs de 3 à 4 lignes. Follicules au nombre de 8 à 10 dans chaque fleur, longs ice lignes.
Cette espèce, indigène dans l’Europe australe, se cultive comme plante d’agrément.
SÉDUM A PÉTALES DRESSES. — Seduim anopetalum Dé Cand,
FL. Franc. Suppl.
Feuilles cylindracées, pointues, miucronulées, glauques. Cyme dense, ombelliforme, à 3-5 rayons bifurqués, pauciflores. Fleurs subpédicellées. Segments calicinaux linéaires-lancéolés, pointus. Pétales lancéolés, acuminés, dressés. Follicules libres, dressés, subulés au sommet.
Plante semblable par le port au Sedum reflexum. Tiges flori- féres hautes de 4 à 6 pouces. Feuilles d’un glauque forteété bleuâtre , très-serrées sur les ramules. Fleurs d’un jaune pâle.
Cette espèce croît dans le midi de la France.
Genre JOUBARBE. — Sempervivum Linn.
Calice 6-20-parti, ou cupuliforme et denté. Pétales en même nombre que les segments calicinaux, quelquefois sou- dés par la base. Étamines en nombre able des pétales (fi- lets soudés inférieurement avec la base des pétales lorsque
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ceux-ci cohèrent entre eux.) Squamales nectariferes entières, ou échancrées, ou dentées. Follicu'es en même nombre que les pétales, libres, disposés en rond,
Sous -arbrisseaux charnus, ou herbes le plus souvent sto- lonifères: stolons grêles, munis à leur sommet d’une rosette de feuilles imbriquées, laquelle finit par s’enraciner. Feuilles très-charnues, entières, souvent ciliées, éparses et sessiles sur les tiges ou rameaux florifères, imbriquées en rosette au som- met des souches. Inflorescence paniculée ou cymeuse, Fleurs jaunes, ou blanchâtres , ou d’un pourpre violet.
Ce genre renferme environ trente espèces, la plupart in- digènes dans les Canaries et à Madère; six espèces croissent en Europe, sur les rochers des montagnes. Les Joubarbes africaines, caractérisées par un port très-original, se culti- vent enserre tempérée, et plusieurs d’entre elles sont com- rmunes dans toutes les collections de plantes grasses. Les es- pèces d'Europe forment d’épais gazons de rosettes fort élé- gantes; on en garnit les rocailles artificielles, les vieux murs ou autres localités arides.
Voici les espèces les plus remarquables du genre :
SECTION I. Tige ou souche non-stolonifère, ordinairement frutescente. Fleurs jaunes, ou rarement blanches. Pétales libres.
JoUBARBE TORTUEUSE. — Sempervivuin toriuosum Ait. Hort. Kew. — Bot. Mag. tab. 206. — De Cand. Plant. Gr. tab. 156.
Tiges frutescentes , dressées , rarïeuses , subdichotomes , tor- iueuses. Feuilles vbovales-spathulées, éparses, convexes en des- sous, velues, Cymes paniculées, subdichotomes. Calice 7-ou 8- parti. Pétales lancéolés, cuspidés , 2 fois plus longs que les éta- mines. Squamules hypogynes minimes, fimbriées.
Plante assez touffue, haute d’environ ‘/, pied. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, larges de 2 à 4 lignes. Cyme à rameaux bifur- qués : pédicelles plus longs que le calice, disposés en grappes li-
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ches, unilatérales, subbractéolées. Fleurs jaunes, de la gran- deur de celles du Sédumn àcre. Cette espèce est indigène aux Canaries.
Jousarse VELUE. — Sempervivum villosum. Haw. 5yn. — Bot. Reg. tab. 1553.
Tiges frutescentes, rameuses, subdichotomes, tortueuses. Feuil- les presque imbriquées, elliptiques ou obovales, subcylindriques, gibbeuses en dessous, pubescentes. Cymes subcorymbiformes. Ca- lice 7-ou 8-fide : segments oblongs, pointus. Pétales lanccolés, cuspidés, étalés, 2 fois plus longs que les étamines. Squamules hypogynes minimes, fimbriolées.
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Plante touffue, haute de ‘> pied à 1 pied. Feuilles longues au plus de 4 lignes, épaisses de 1 à 2 lignes, succulentes , d’un vert jaunûtre ou rougeatre, roselées au sommet des ramules non-flori- feres. Fleurs jaunes, de la grandeur de celles du Sédum àäcre.
Gette espèce habite les Canaries.
JOUBARSE VISQUEUSE. — Sempervivum glutinosum Ait. Hort. Kew. — Jacq. Hort. Schœnbr. 4, tab. 464. — Bot. Mag. tab. 1963. — Bot. Reg. tab. 278.
Tige frutescente, rameuse. Feuilles visqueuses { de même que les rameaux et calices), charnues, courtement acuminées, bordées de cils cartilagineux apprimés : celles des rosettes et du bas des rameaux floriferes obovales - spathulées; les supérieures ovales ou elliptiques, subconcaves; les florales cysmbiformes. Panicule lâche, composée de «ymes bifurquées, nues, longuement pédon- culées. Calice hémisphérique, à 10 dents obtuses. Pétales éialés ou réfléchis, oblongs, chtus, mucronulés, à peu près aussi longs que les étamines. Squamules hypogynes minimes, tronquées, ou échancrées.
Tige haute de 2 à 3 pieds. Ramcaux fioriferes toriueux, longs de 1 à 2 pieds. Feuilles d’un vert gai: celles des rosettes RL d’environ 2 pouces ; celles des rameaux florifères diminuant gra- duellement vers Ie haut; celles de La panicule longues de ra 2li- gnes. Rameaux de la panicale longs de à à 3 pouces, presque
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étalés. Pédicelles disposés en grappe unilatérale; bractéoles mini- mes, caduques. Fleurs d’un jaune vif, larges de 6 à7 lignes. { Geïte espèce croît aux Canaries.
JOUBARBE ARBORESGENTE. — Sermpervioum arboreum De Gand. Plant. Gr. tab. 195 et 125*. — Bot. Reg. tab. 00.
Tige rameuse, arborescente. Feuilles cunéiformes- -spathulées, ciliées de poils mous, mucronulées, étalées et roselées au sommet des rameaux. Panicule subthyrsiforme ; composée de cymes nues Hifurquées. Calice 10-ou 12-fide : segments pointus. Pétales li- néaires-lancéolés, pointus.
Tige quelquefois de la grosseur du bras, cylindrique, charnue, haute de 2 à 4 pieds, divisée au sommet en plusieurs rameaux. Feuilles charnues, succulentes, verdâtres. Panicule ample. Pédi- celles en grappe unilatérale; bractéoles petites, cafurues- Fleurs d’un jaune vif, larges de près de 1 pouce.
Cette belle Slt croit en Portugal, er Barbarie, dans l’Archi- pel et en Orieni.
Jousarse rayrsiFLore. — Sempervivum urbicum Lindl. in
Bot. Reg. tab. 1741. (an Horn?)
Tige frutescente. Feuilles ciliées de poils cartilagineux : celles des roseties obovales-spathulées , mucronées. Fleurs glabres, en thyrse pyramidal, très-ample. Galice hémisphérique , 10-12- denté. Pétales lancéolés, 2 fois plus longs que les ctamines. Squamules hypogynes larges, ironquées, un peu échancrées.
Feuilles d’un vert foncé : celles des rosettes longues d’environ 2 ponces. Thyrse long de près de 1 pied, sur environ 8 pouces de large à la base. Fieurs d’un jaune vif, larges d'environ 8 lignes.
Cette espèce, sans contredit l’une des plus élégantes du genre, a été trouvée à Ténériffe par MM. Webb et Berthelot.
JOUBARBE 4 ROSETTES PLANES, — Sempervivum tabulæforme Haw. Suppl. — Lodd. Bot. Cab, tab. 1398.
Souche simple, caulescente, frutescente. Feuilles spathulées- cunéiformes, mucronées, longuement ciliées, glabres aux 2 faces, étalées en rosctte plane et disciforme. Panicule assez dense,
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 1035
composée de cymes bifurquées. Galice 10-parti : segments linéai- res, pointus. Pétales linéares-lancéolés, très-pointus, pubescents et visqueux de même que le calice, étalés, un peu plus longs que les étamines. Squamules hypogynes linéaires-spathulées, recour- bées au sommet.
Souche haute d’environ 1 pied, charnue, nue inférieure- ment, garnie au sommet d’une rosette de feuilles étalées, d’un demi-pied de diamétre. Feuilles rougeâtres ou d’un vert pâle, longues d’environ 3 pouces , bordées de longs poils blancs. Ra- meaux florifères longs d’environ 1 pied. Pédicelles plus longs que le calice, disposés en grappe unilatérale. Pétales d’un jaune ver- dâtre, longs d'environ 3 lignes.
Cette espèce, très- AA EX par ses larges rosettes planes, est originaire de Madère. c
Jousarse DES Canaries. — Sempervioum canariense Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 141.
Souche courte, frutescente. Feuilles pubescentes-incanes, mucro- nées : Les radicales roselées, obovales-spathulées ; celles de la tige florifere éparses, ovales. Pañicule Si neue ee Pétales Q ou 10, linéaires.
Feuilles radicales grandes, nombreuses, formant une rosette de 7 à 10 pouces de diamétre. Panicule ample , à rameaux étalés. Fleurs blanchâtres.
Cette espèce se cultive fréquemment dans Les collections , mais elle fleurit très-rarement.
JoUBARSE DE Smirn. — SEA Smithii Sims, Bot. Mag. tab. 1080.
Tige frutescente , dressée, hispide. Feuilles éparses, obovales, acuminées, concayes, submaculées. Panicule composée de grappes unilatérales. Pétales 19, ovales-oblongs, étalés. Glandules hypo- gynes nulles. Fleurs subsessiles, d’un jaune pâle.
Cette espèce croit aux Canaries.
Section Il.
Souche courte, charnue, stolonifère, couverte de feuilles linguiformes , persistantes, imbriquées en rosette.hémi-
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sphérique ou subglobuleuse, produisant au bout d’un cer- tain nombre d’années une seule tige florifère qui périt, de même que la racine, après la fructification. Stolons grêles (naissant soit vers la base de la souche, soit aux ais- selles de la rosette )}, munis à leur sommet d’une petite rosette qui s’enracine dans le voisinage de la plante-mère, d’où résulte un gazon très-touffu de rosettes plus ou moins grosses. Racine des vieilles rosettes composée de fibres charnues pivotantes. Inflorescence cymeuse ou paniculée, composée de grappes unilatérales, recourbées, rarement bifides; pédicelles très-courts, naissant sur la partie anté- rieure des pédoncules; bractées petites, éparses sur la partie postérieure des pédoncules. Pétales et filets (rou- getres ou d’un pourpre violet) soudés par la base, ou par exception libres. Calice, corolle et pistil couverts d’une pubescence glandulifère.
A. Pélales étales en roue. Follicules un peu arqués, diver- gents au sommet, rangés en rond de manière à laisser au milieu une cavité circulaire,
a) Pétales et étamines libres.
JOUSARBE COMMUNE. — Sempervioum tectorum Lmn.— Flor. Dan. tab. 6or. — Engl. Bot. tab. 1320. — Blackw. Herb."tab, 366. — De Cand. Plant. Gr. tab. 104.
Ferulles glabres aux 2 faces, ciliées, cbtuses, mucronées : cel- les des rosettes oblongues-obovales; celles de la tige oblongues. Cyme subpaniculée. Calice profondément 9-12-fide (rarement 5- ou 6-fde ). Pétales lancéolés, acuminés, 2 fois plus longs que les segments du calice. Squamules minimes, adnées.
Feuilles d’un vert gai , luisantes, rougeätres vers leur sommet : celles des roseites adultes longues d’environ 2 pouces, étalées. Tige haute de + pied à 1 ‘/. pied, épaisse, cylindrique, rougeâtre, garnie de longs poils glandulifères, feuillue, quelquefois panicu- lée au sommet; ramules florifères divergents ou étalés, subter- minaux. Galice d’un rouge verdâtre. Pétales d’un rouge pâle,
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FAMILLE DES CRASSULACÉES. 105
parsemés d’une foule de points linéaires, d’un pourpre foncé. Étamines de moitié plus courtes que les pétales : filets roses; an- thères violettes avant l’anthèse. { Dans la plante cultivée, les éta- mines se transforment très sou:cnt en ovaires.)
La Joubarbe commune, nommée vulgairement Grande Jou- barbe, croît spontanément sur les rochers des Alpes ; on la ren- contre très-fréquemment dans les campagnes, plantée sur les toits ou les vieux murs. Ses feuilles sont legerement acides et jouissent de propriétés rafraichissantes ; les médecins d’autrefois en prescrivaient le suc dans les fièvres inflammatoires, la dyssen- terie, l’esquinancie et autres maladies ; on aitribue aussi aux feuil- les fraîches, écrasées et triturées avec du beurre frais, des qualités très-efficaces contre les brülures ; enfin beaucoup de personnes ont coutume d'appliquer une feuiile de Joubarbe sur les cors.
b) Pétales et filets des étamines soudés par la base.
JOUBARBE DES MONTAGNES. — Sempervivum montanum Linn. — Jacq. Flor. Austr. tab. 41. — De Cand. Plant. Gr. tab. 105.
Feuilles oblongues-liguliformes, courtement acuminées, mucro- nées, ciliées : celles des rosettes glabres aux 2 faces; celles de la tige puberules aux 2 faces. Rosettes subglobuleuses. Cyme subtri- radiée. Calice profondément ro-14- (le plus souvent r12-° fide. Pétales linéaires ou linéaires-lancéolés, acuminés, 5 fois plus longs que le calice. Squamules minimes, tronquées.
Tige haute de 3 à 6 pouces, ordinairement rougeñtre, hérisseée de poils glanduleux. Feuilles vertes ou rougeâtres, 3 à 4 fois plus petites que celles de la Joubarbe commune. Pétales longs d’en- viron 4 lignes, d’un rose vif, avec une ligne pourpie au milieu. Filets pourpres, de moitié plus courts que les étamines. Anthères jaunes. ù
Gette espèce croît sur les rochers des Alpes.
JOUBARBE ARANÉEUSE. — Sempervivum arachnoideum Lin. — De Cand. Plant. Gr. tab. 106.
Feuilles des rosettes ovales ou oblonoues, courtement acumi- nees, mueronces, ciliées de poils roides , laineuses au sommet.
106 CLASSE DES SUCCULENTES.
Cyme subtriradiée. Calice profondément 9-12-fide. Pétales lan- céolés ou lancéolés-oblongs, acuminés, 3 fois plus longs que le calice. Squamules hypogynes oblongues, obtuses.
Plante semblable à la précédente par le port. Jeunes rosettes globuleuses : poils des barbes de la sommité des feuilles entre- croisés, rayonnants, d’un blanc brillant. Tige haute de 4 à 6 pou- ces, rougeûtre, couverte d’une pubescence glanduleuse. . Pétales roses, avec une ligne médiane pourpre. Étamines 2 fois plus courtes que la corolle : filets pourpres; anthères violettes avant l’anthèse. |
Cette espece habite les Ales de l’Europe méridionale.
B. Pétales dressés, connivents en cloche, blanchätres, soudés par la base.
JOUBARBE HÉRISSÉE. — Sempervioum hirtum Linn. — Jacq. Flor. Austr. tab. 19. — De Cand. Plant. Gr. tab. jo — Al- lion. Pedem. tab. 65, fig. x.
Feuilles des rosettes lancéolées-oblongues, pointues, ciliées , glabres aux 2 faces ; feuilles caulinaires cordiformes-ovales, acu- minées, ciliées, courtement hérissées aux 2 faces. Cyme 4-ou. 5- radiée. Calice G-fide. Pétales linéaires-lancéolés, subtridentés au sommet, fimbriés aux bords, 2 fois plus longs que le calice. SG arinies hypogynes tronquées.
Rosettes subglobuleuses , stolonifères aux aisselles, Feuilles glauques, maculces de brun vers leur sommet. Tige baute de 4 à 8 pouces, feuillue, d’un vert tirant sur le blanc, fortement pubes- cente et visqueuse. Pétales longs de 8 lignes, d’un blanc verdâtre, 2 fois plus longs que les étamines.
Cette espèce croît sur les rochers des Alpes.
JoUBARSE sOBOLIFÈRE. — Sempervivum soboliferum Sims,
Bot. Mag. tab. 1457.
Feuilles toutes glabres aux 2 faces, ciliées : celles des rosettes cunéiformes-oblongues, pointues ; les caulinaires inférieures oblon- gues, acuminées ; Les supérieures ovales. Galice 6-fide. Pétales fim- briés, pointus.
FAMILLE DES CRASSULACÉES. 107
Plante semblable à l'espèce précédente par le port. Rosettes globuleuses, stolonifères aux aisselles. Feuilles glauques. Seg- ments calicinaux glabres excepté aux bords.
Cette espèce habite les Alpes.
SOIXANTE-DIXIÈME FAMILLE.
LES FICOIDÉES. — FICOIDEÆ.
( Ficoideæ Juss. Gen. — De Cand. Prodr. v 3, p. 415. — Bartl. Ord. Nat. p. 308.)
De même que les Crassulacées, les Ficoidees sont des plantes charnues, remarquables par un feuillage à for- mes bizarres, et parées le plus souvent d’une inflores- cence très-brillante, Les feuilles de plusieurs espèces se mangent en guise d” Épinards : d’autres contiennent banane de bear bee salines.
La famille appartient presque en totalité à la zone tempérée ; elle domine surtout dans la flore de l’extré- mité australe de l'Afrique : car plus des quatre cinquiè- mes des espèces connues naissent dans les environs du cap de Bonne-Espérance.
CARACTÈRES DE LA FAMILLE.
Herbes, ou sous-arbrisseaux. Tige et rameaux le plus souvent noueux avec articulation.
Feuilles opposées, ou rarement éparses, charnues, simples, très-rarement incisées, planes, ou plus souvent soit prismatiques, soit cylindracées. Stipules nulles.
Calice plus ou moins adhérent, ou moins souvent in- adhérent, charnu, persistant (coloré en dedans lors- que les fleurs sont apétales), plus ou moins profondé- ment fendu en 4-8 (ordinairement 5) segments égaux ou inégaux ; éstivation quinconciale ou subvalvaire.
Pétales (quelquefois nuls) en nombre indéfini, pluri- sériés , insérés à la gorge du calice, non-persistants, quelquefois soudés par la base.
FAMILLE DES FICOIDÉES. 109
Etamines insérées à la gorge du calice, plurisériées , en nombre indéterminé, ou en nombre multiple des seg- ments calicinaux. Filets libres, subulés, souvent conni- vents. Anthères elliptiques ou oblongues, incombantes ou subincombantes, à 2 bourses contiguës, longitudina- lement déhiscentes.
Pistil : Ovaire adhérent ou rarement inadhérent, plu- riloculaire (loges en même nombre que les segments ca- licinaux et opposées à ceux-ci ; rarement en plus grand nombre que les segments calicinaux); ovules en nombre indéfini, attachés à l’angle interne des loges. Styles en même nombre que les loges de l'ovaire, courts, libres. Stigmates simples.
Péricarpe: Capsulé adhérente inférieurement ou mad- hérente, 5- ou pluri-loculaire , étoilée et déhiscente au sommet par les sutures antérieures, ou rarement déhis- cente soit circulairement , soit par des sutures longitu- dinales postérieures. (Quelquefois le péricarpe est dru- pacé. )
Graines en nombre indéfini (rarement solitaires par avortement), inarillées, attachées à l’angle interne des loges moyennant des funicules plus ou moins allongés. Périsperme farineux, central. Embryon périphérique , curviligne (spiralé par exception); radicule pointant vers le hile.
La famille est constituée par les genres suivants :
Mesembryanthemum Linn. (Hymenogyne Haw.) —Te- tragonia Linn.— Aizoon Linn. (Veslingia Fabr.) — Se- suvium Linn. — Trianthema Sauv. (Zaleya Burm. Roca- ma Forsk. Papularia Forsk. ) — Miltus Lour. — Glinus Linn. (Rolofa Adans. Plenckia Rafin. } — Orygia Forsk.
À l'exemple de M. Bartling, nous plaçons dans les Tamariscinées les genres Reaumuria et Nitraria.
410 CLASSE DES SUCCULENTES. RTE, 2 } Lys A 14 AE LR ‘Hi lii Ant Genre FICOÏDE. — Mesembry anthemum Linn.
Tube calicinal adhérent ; limbe subcampanulé, à 2-8 (or- dinairement 5) segments soudés par la base, inégaux, le plus souvent foliiformes. Pétales 1-sériés ou plus souvent plu- risériés, en nombre indéfini, linéaires, soudés par la base. Éta- inines plurisériées, en nombre indéfini. Ovaire adhérent ou semi-adlérent, 4-20- (le plus souvent 5-) loculaire. Styles en même nombre que les loges de l'ovaire. Capsule 5- ou pluri- loculaire, adhérente inférieurement, étoilée et déhiscente au sommet , polysperme. Embryon arqué, périphérique.
Sôus-arbrisseaux ou moins souvent herbes. Feuilles nla- nes, ou cylindriques, ou prismatiques, charnues, succulen- tes, le plus souvent opposées. Fleurs blanches, ou jaunes, ou roses , ou pourpres, ou violettes, terminales (soit subso- litaires, soit en cyme dichotome ou trichotome), méridien- nes, ou rarement vespertines. té
MM. le Prince de Salm-Dyck et Haworth, dont les savan- tes recherches ont eu pour objet spécial l’étude des plantes grasses, portent le nombre des Ficoides jusqu’à plus de trois cents, toutes indigènes au cap de Bonne-Espérance , à l’ex- ception de trois espèces de la Flore Méditerranéenne, et de six autres de l’Australasie.
Les fleurs des Ficoïdes , en général très-belles, très-abon- dantes et de longue durée, ne s’épanouissent qu'au grand soleil, vers Pheure de midi; elles se referment le soir; le nom de Mesembryanthemum, qui signifie fleur de midi, fait allusion à ce phénomène. Les capsules de ces plantes , quel- quefois semblables à une petite figue, sont hygrométriques : leurs valvés s’écartent lorsque Vair ést chargé d’humidité, et elles se resserrent dans un atmosphère sec.
Une foule de Ficoïdes se cultivent comme plantes d’agré- ment; beaucoup d’entre elles se conservent sans peine du- rant l'hiver, en bâche, ou même dans une chambre; pourvu qui elles se trouvent à l’abri d’un froid 1 fiGruieRs et surtout qu’on les tienne séches, :
FAMILLE DES FICOIDÉÉS. 111
- Voici les espèces que l’on rencontre le plus souvent dans les collections de plantes grasses :
SecTioN IL. ( Acaulia Haw. )
Tige nulle ou très-courte. Racine vivace. Feuilles de formes diverses, mais non cylindriques.
À. Feuilles opposées , très-obtuses , d’abord connées en globe, puis se séparant irrégulièrement au Sommet, engaïnantes, marcescentes. Fleurs solitaires, sessiles. Pétales soudés en tube. Calice 4-ou 5-fide. Stigmates 4 ou 5. — (SpuæRoIDEA Salm-Dyck. — Minima et SpuæroibEA Haw.)
Frcoïpe NAINE.— Mesembryanthemum minimum Haw. Obs. — Bot. Mag. tab. 1376.
Obconique, glauque, lisse, immaculé. Fleur longuement tubu- leuse.( tube grêle, long de ‘/2 pouce : limbe pourpre). Ovaire inclus. — Toute la plante à peine de la grosseur d’une Fève.
Ficoïpe opcorpIFormE.— Mesembryanthemum obcordellum Haw. Mise. — Bot. Mag. tab. 1647.
Obconique, glauque, marbré. Fleur petite, sessile, blanchätre. Ovaire inclus.
B. Subacaules. Feuilles 4-6, opposées en croix, très-entières, obtuses, planes en dessus, convexes en dessous. Fleurs subsessiles , solitaires. Calice 4-6-fide. Styles 4-6. —(Su- QuapriFoLiA Salm-Dyck. — Semiovara et Oerusa Haw.)
Frcoïpe ocropayrze. — Mesembryanthemum octophyllum
Haw. Rev. — Mesembryanihemum testiculare : £, Sims, Bot. Mag. tab. 1573.
Feuilles ovales-oblongues, blanchâtres , lisses, presque dres-
sées. Calice G-fide, 2-bractéolé. — Fleur jaune, large de 8 à 10 lignes. Ficoïne oBruse. — Mesembryanthemum obtusum Haw.
Misc.
112 CLASSE DES SUCCULENTES.
Feuilles inégales, semi-cylindriques, acinaciformes, obtuses. Fleur subsessile, dibractéolée. Calice à 6 lobes. Corolle pourpre, longue d'environ 1 pouce.
C. Souches très-courtes, moniliformes, aphylles à l’état adulte. La première paire de feuilles connée jusqu’au sommet, non-persistante; celles de la seconde paire allon- gées, soudées par la base, marcescentes. Calice 4-6-fide, couvert ( ainsi que les feuilles) de papilles cristallines. Styles T cu S. — (Monirirormia Haw. et Salm-Dyck. )
Ficoïne monitirorMe. — esembryanthemum moniliforme Haw.
Feuilles primordiales connées en globe ; feuilles supérieures semi-cylindriques , subulées , très-longues, un peu recourhées. Calice 4-fide. Pétales blancs. Styles 7.
Ficoïpe pisrrorme. — Mesembryanthemum pisiforme Haw. Misc.
Feuilles cristallines : les primordiales connées en globule pisi- forme ; les supérieures semi-cylindriques. Souche naine, très-ra- meuse.
D. Acaules. Feuilles triédres , épaissies ou gibbeuses au som- met, le plus souvent ciliées de poils roides, non-papilleuses. Fleurs jaunes, s’épanouissant après midi. Calice 4-ou 5-
fide. Stigmates 4 ou 5. (Raxcenrra Haw. Syn. — Rinvcenria CILIATA Salm-Dyck. )
FicoïLE RINGENTE. — JMesembryanthemum felinum Haw. — Mesembryanthemum ringens : 6, Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 158.
Acaule, glauque. Feuilles longuement ciliées, ponctuées au sommet et munies d’une carène cartilagineuse. Fleur sessile, jaune. Styles 5, filiformes, aussi longs que les étamines.
Ficoïpe TIGRÉE.— Mesembry anthemum tigrinum Haw. Obs. — Bot. Reg. tab. 280.
FAMILLE DES FICOIDÉES 413
Acaule, non-glauque. Feuilles amplexicaules, cordiformes- ovales, étalées, marbrées de blanc, longuement ciliées, munies au sommet d'une carène cartilagineuse. Fleur sessile, jaune. Styles 4, filiformes , aussi longs que les étamines.
Frcoïne CANINE.— Mesembryanthemum caninum Haw. Obs. — De Gand. Plant. Gr. tab. 95. — Dill. Hort. Elth. fig. 231.
— Mesembryanthemum ringens + Linn.
Subacaule. Feuilles glauques, triédres-carénées , subclavifor- mes, dentées vers leur sommet. Pédoncules plus longs que Ja feuille. — Fleurs d’un jaune orange.
E. Acaules ou subacaules. Feuilles 4 ou 6, presque dressees, connées, semi-cylindriques, rétrécies à la base , subcaré- nées et subdenticulées au sommet. Fleurs solitaires, pédon- culees, jaunes. Calice 4-5-fide. Stigmates 3-12. (RosrrATA Haw. Salm-Dyck. )
FrcoiDE BLANCHATRE. — Mesembryanthemum albidum Linn.
— Dill. Hort. Elth. fig. 232. — Bot. Mag. tab. 184.
Acaule, lisse, blanchâtre. Feuilles subulées, triédres, obtuses, apiculées, semi-cylindriques à la base, très-entières. Fleurs grandes , jaunes, odorantes. Stigmates tr.
Frcoipe DENTICULEE. — Mesembryanthemum denticulatum
Haw. Obs.
Feuilles très-glauques ou incanes , subulées-triédres , compri- mées , munies au sommet d’une crête derticulée. Hampe 2-brac-
téolée, 1-flore. Styles 15. — Fleurs d’un jaune pâle, larges de 3 pouces.
F.Acaules ou subacaules. Feuilles plus ou moins linguiformes, planes en dessus, convexes en dessous, molles, luisantes. Fleurs sessiles ou pédonculées , grandes , solitaires. Calice ordinairement À-fide (rarement 5-fide). Pétales luisants, jaunes, assez larges. Styles 8 ou 10. Capsule à 8 ou 10 loges. (Linauirormia Haw. — Salm-Dyck.
ROFANIQUE, PHAN, T. ,
ca
114 CLASSE DES SUCCULENTES.
a) Feuilles exactement distiques.
Ficoïne o8uiQuE. — Mesembryanthemum scalpratum Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. qe — Mesembryanthemum obliquum Wild.
Acaule. Feuilles très-obliques, très-larges, inéquilatérales, gibbeuses en dessus à la base. Fleur sessile.
Ficoïine ODORANTE. — Mesembryanthemum fragrans Salm- Dyck. Obs. — Link et Otto, Ie. Sel. tab. 43.
Subacaule. Feuilles épaisses : l’une convexe, obtuse au som- met; l’autre fortement carénée. Fleur subpédonculée (odorante, large de 3 pouces). Calice 5-fide.
FicoinE CULTRIFORME. — Mesembryanthemum cultratum Salm-Dyck. Obs.
Feuilles exactement linguiformes , tranchantes aux bords et au sommet. Pédoncule comprimé, un peu plus long que la fleur. Calice 5-fide. — Feuilles longues de 3 à 4 pouces. Pétales d’un jaune vif, rougeûtres en anne
FiGOÏDE A LONGUES FEUILLES. — Mesembryanthemum lon- gum Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. 227. — De Cand. Plant. Gr. tab. 71. — £: Mesembryanthemum depressum Sims, Bot. Mag. tab. 1866.
Acaule. Feuilles allongées, linguiformes , luisantes , très-vertes. Fleurs pédonculées ou subsessiles.
Ficoïne iveuirormE. — Mesembryanthemum linguæforme Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. 226.
Acaule. Feuilles imégalement linguiformes , épaisses , vêxes; quelquefois carénées. Fleur subsessile, 4-fide.
FicoïpE À LARGES FEUILLES. — Mesembryanthemum latum Haw. Obs. — Dull. Hort. Elth. fig. 225.
Acaule. Feuilles linguiformes, vertes, épaisses , obtuses, sou- vent obliques et canaliculées, Fleur subsessile, Galice /-fide. Capsule grosse, conique,
FAMILLE DES FICOIDÉES. 4145
b) Feuilles opposées en croix,
Ficoïne DE Sarm. — Mesembr yanthemum Salmit Haw. Suppl. — Link et Otto, Ic. Sel. tab. 44. ÿ} ;
Subacaule. Feuilles décnssées , semi-cylindriques , rétrécies à la base, pointues au sommet, ou subobtuses. Fleur sessile, 4-fide, grande. Capsule semi-incluse.
Frcoïpe DIFFORME. — Mesembryanthemum difforme Linn.
— Dill. Hort. Elth. fig. 242.
Subacaule. Feuilles obliquement décussées , allongées, semi- cylindriques , obliques, obscurément 1-ou 2-dentées au sommet, Fleurs subsessiles , 4-fides, très-grandes, d’abord jaunes, puis d’un jaune orange. Styles 8. — Tiges adultes décombantes, longues de 2 à 3 pouces.
Frcoïne BIDENTÉE. — Mesembryanthemum bidentatum Haw. Syn. — Dill. Hort. Elth. fig. 241.
Acaule. Feuilles semi-cylindriques , épaisses, molles, obliques et difformes au sommet, munies vers leur milieu de 2 dents char- nues subopposées. Fleurs grandes, courtement pédonculées. Pé- tales jaunes, fimbriés au sommet. Capsule un peu déprimée.
G. Acuaules ou courtement caulescentes. Feuilles décussees, munies d'un angle caréné gibbeux. Fleurs jaunes. Calice b-fide. Stigmates 5. Capsule 5-loculaire. (DorarrirormiaA Salm-Dyck.)
Frcoïne porApriroRME. — Mesembryanthemum dolabri- forme Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 237. — De Cand. Plant. Gr. tab. 6. — Bot. Mag. tab. 32.
Caulescente, dressée. Feuilles glauques , ponctuées , dolabri- formes , déprimées à la base , comprimées au sommet, obtuses , subéchancrées. Fleurs subsessiles, vespertines. Styles filiformes, plus longs que les étamines.
H. Subacaules. Feuilles connees dans une grande partie de leur longueur, difformes, grosses, inégales : l’une courte,
116 ELASSE DES SUCCULENTES,
gibbeuse; l’autre oblique, plus longue. Fleurs sessiles ou courtement pédicellées, rougedtres , petites. Calice 6-fide. Styles 6.(Girzosa et Appreviara Haw. — INÆQUALIFOLIA cigsosA Salm-Dyck. )
Frcoïne emreuse. — Wesembryanthemum gibbosum Haw. Obs.
Subacaule. Feuilles étalées, ovales, semi-cylindriques , quel- quefois carénées au sommet. Pédoncule court, ancipité. Galice à 6 lobes inégaux. Styles très-courts.
I. Subacaules. Feuilles nombreuses, subcylindriques, ponc- tuées. Fleurs courtement pédonculées, d’un blanc sale. Calice 5-fide. Siyles 8. (Cazamirormra Haw. )
Ficoïne cazamrorME.— Mesembryanihemum calamiforme Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 228. — De Cand. PI. Gr.
tab. 5.
Feuilles subulées , ponctuées, planes en dessus , un peu glau- ques. Fleur subsessile.
J. Acaules ou caulescentes. Feuilles subcylindracées , ponc- tuées. Fleurs pédonculées, d’un rouge vif. Calice 4-fide. Styles 12. (TererrozrA Haw.)
Ficoïne cYLINDRACÉE. — Mesembryanthemum cylindricum Haw. Obs.
Subacaule. Feuilles cylindracées-triédres, un peu glauques. Pédoncule dibractéolé , comprimé à la base. — Tige adulte haute de 2 pouces : rameaux touflus.
FICOÏDE A FEUILLES CYLINDRIQUES. — Mesembryanthemum teretifolium Haw. Syn.
Caulescente. Feuilles cylindriques , verdâtres. Pédoncule sub- cylindrique, dibractéolé, Rameaux procombants, longs de'/, pied.
K. Æcaules ou caulescentes. Feuilles triédres, dentées au sommet aux angles. Fleurs solitaires , pédicellées. Calice
FAMILLE DES FICOIDÉES. AR
5-fide. Pétales pourpres au milieu , blancs aux bords. Cap- sule 5-loculaire. Styles filiformes , trés-nombreux. (Berri- nirLorA Haw. Rev.)
Frcoïpe À FLEURS DE PAQUERETTE. — Wesembryanthemum bellidiflorum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 233.
Souche courte, suffrutescente. Feuilles triédres, comprimées, subacinaciformes , denticulées au sommet. Pédicelle court.
Ficoïne sueuLEE. — Mesembryanthemum subulatum Mill. Dict. — Mesembryanthemum bellidiflorum simplex De Cand. Plant. Gr. tab. 41.
Souche ramuleuse. Feuilles triédres-subulées, denticulées au sommet, un peu glauques.
Section Il. CEPHALOPHYLLA Haw. Rev.
Tiges suffrutescentes, décombantes. Feuilles longues, agré- gées presque en capitule, triédres, ou subcylindracées. Fleurs pédonculées, jaunes. Calice 5-fide. Styles 10-20. Ovaire déprimé.
A. Souche rameuse, fortement renflée aux articulations. Feuilles non-papilleuses. (Garamironmra prosrrara Salm-
Dyck.)
FICOÏDE À FEUILLES LORIFORMES. — Mesembryanthemum loreum Haw. Syn.
Tige adulte subeylindrique. Feuilles semi-cylindriques, triédres, recourbées , un peu glauques.
FicoïE nÉrÉROPuYLLE. — Mesembryanthemum diversifo- lium Haw. Syÿn. — Dill. Hort. Elih. fig. 250,
Tige adulte robuste, anguleuse , rougeûtre. Feuilles tres-lon- gues, triédres, semi-cylindtiques, un peu recourbées, vertes.
Ficoïbe corNIcuLÉ£. — Mesembryanthemum corniculatun
Haw. — Dill. Hoit. Elth. fig. 254. — De Cand. Plant, Gr. tab. 105,
118 CLASSE DES SUCCULENTES.
Tiges étalées, anguleuses : nœuds distants. Feuilles semi-cylin- driques , triédres , tres-longues, courbées en dedans, glauques. Pédoncules grèles, aussi longs que les feuilles.
Ficoïne rricoLosE.—Mesembryanthemum tricolorum Haw. Obs.
Tiges procombantes : ramules distants. Feuilles cylindriques, pointues , vertes. Pétales d’un jaune päle vers le haut, d’un pourpre foncé à la base. Anthères rousses. Styles verdätres.
{
B. Souche dressée, presque simple. Feuilles alternes, très- longues, triédres, ou semi-cylindriques, non-ponctuées ni papilleuses. Rameaux florifères subverticillés, décombants. Pédoncules bractéolés à la base. Fleurs grandes. Pétales ciliés à la base, (Capirrata Haw. — Salm-Dyck.)
FICOÏDE A FEUILLES PUGIONIFORMES. — Mesembryanthemum pugioniforme Linn. — Dil. Hort. Elth. fig. 269. — De Gand. Plant. Gr. tab. 80.
Souche suffrutescente. Rameaux cylindriques. Feuilles glau- ques, triédres. Pétales plus courts que le calice. Stigmates 15, étalés. — Feuilles longues de près de 1 pied.
FICOÏDE A FEUILLES CAPITELLÉES. — Mesembryanthemum capitatum Haw. Misc. — Bot. Reg. tab. 494.
Souche suffrutescente. Feuilles triédres, un peu glauques. Pétales aussi longs que le calice. Stigmates 16, dressés. — Feuilles longues de 6 à 7 pouces.
Ficoïne ALLONGÉE. — Mesembryanthemum elongatum Haw. Obs. — Bot. Reg. tab. 493. — De Cand. PI. Gr. tab. 72.
Souche débile, flexueuse. Feuilies semi-cylindriques où sub- trigones , canaliculées. Racine grosse, tubéreuse. Styles 12-19.
Section II, REPTANTIA Havw.
L'iges suffrutescentes, décombantes, rampantes. Rameaux anguleux. Feuilles opposées, connées à la base, triédres. Fleurs rougeâtres. Stigmates 5-20.
FAMILLE DES FICOIDÉES. 1149
A. Tiges decombantes. Rameaux radicants, sarmenteux. Feuilles ponctuées , finement dentelees. Pédoncules Le plus souvent ternés, dibraciéolés. Calice 5-fide. Stigmates 5. (SarmenrosA Haw. — Salm-Dyck.)
Ficoïpe GÉMINIFLORE#— Mesembryanthemum geminiflorum Haw. Rev. — Mesembryanihemum geminatum Jacq. Fragm. tab. 5o. i
Feuilles régulièrement triédres, oncinées , scabres. Pédoncules géminés ou ternés. — Feuilles longues de 12 à 15 lignes. Fleurs larges de ‘/, pouce.
Frcoïne saRmMENTEUSE. — Mesembryanthemum sarmentosum Haw. Syn.
Feuilles agrégées , triédres , comprimées , scabres aux bords, vertes. Pédoncules claviformes.
Gette espèce habite la Nouvelle-Hollande.
B. Tiges suffrutescentes , naines, rampantes de même que les rameaux : articulations radicantes. Feuilles lisses aux bords, souvent agrégees. Calice 5-fide. Stigmates 5. (Hu- miLLIMA Haw. — RepranrtiA Salm-Dyck.)
Fraoïne rAMPpANTE. — Mesembryanthemum reptans Ait. Hort. Kew.
Tige filiforme. Feuilles très-rapprochées, pointues , glauques , scabres , penctuées.
FicoïpE À FEUILLES ÉPAIsses. — Wesembryanthemum crassi- folium Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 257.
Tige semi-cylindriqne. Feuilles non-ponctuées, lisses , très- vertes, semi-cylindriques à la base. Pédoncule comprimé (long de 1 à 2 pouces).
FiCOÏDE AUSTRALE. — Mesembryanthemum australe Aït. Hort. Kew. — Mesembryanthemum demissum Willd. Enum.
Tige semi-cylindrique. Feuilles non-ponctuées, lisses, glauques, courbées en dedans. Pédoncules ancipités. Stigmates subulés,
120 CLASSE DES SUCCULENTES.
Cette espèce est indigène dans la Nouvelle-Hollande.
C. Tiges suffrutescentes, fortes, souvent décombantes. Ra- meaux anguleux, décombants. Feuilles opposées, épaisses, trièdres , acinaciformes , connées par la base. Fleurs soli- laires , terminales, très-grandes. Styles 6-10. Fruit charnu. (AciacirormiA Salm- Dyck. )
Ficoïne comesriszr. — ÂMWesembryanthemum edule Lim. — Dill. Hort. Elth. tab. 272.
Rameaux étalés : angles non-dentés. Feuilles non-ponctuées, canaliculées , rétrécies aux 2 bouts, à faces égales. Calice 5-fide. Fleur grande , jaune. Capsule 8-loculaire.
Les Hottentots mangent les fruits de cette Ficoïde.
FrcoïpE ACINACGIFORME. — Âesembryanthemum acinaci- forme Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 270 et 271. — Andr. Bot, Rep. tab. 508. — Salisb. Parad. Lond. tab. go.
Tiges tres-longues. Feuilles comprimées-triédres , ondulées et scabres aux bords. Fleurs très-grandes, rougeâtres. Styles 12-17.
Ficoïpe LacÉRÉE. — Mesembryanthemum lacerum Salm- Dyck, Obs. — Mesembryanthemum acinaciforme De Cand. Plant. Gr. tab. 80.
Tige dressée. Rameaux étalés, ancipités. Feuilles triédres, sub- comprimées, glauques , ponctuées : caréne fimbriolée. Styles 10, tres-courts, connivents. Fleurs grandes , roses.
Secrion IV. PERFOLIATA Haw.
Fruticules le plus souvent dressés. Feuilles opposées-per- foliées, le plus souvent triédres vers leur sommet, onci- nées. Fleurs blanches, ou roses, ou rouges. Calice 5-fide, Stigmates 5.
A. Feuilles triédres, comprimées, dressées : angle de la caréne prolongé. Fleurs solitaires, courtement pédoncu- lées, rougedtres. Pétales très-étroits. (Forricara Salm-
Dyck. )
(| FAMILLE DES FICOIDÉES. 421
FicoïpE À PÉTALES IMBRIQUÉS. — Mesembryanthemum in- claudens Haw. Sÿn. — Andr. Bot. Rep. tab. 384. — Bot. Mag. tab. 1663.
Feuilles subdeltoïdes, lisses , très-vertes : caréne gibbeuse, crénelée. Pétales intérieurs très-courts, imbriqués.
B. Tige dressée. Rameaux durs ; entrenœuds recouverts de gaînes obconiques formées par la base des feuilles. Feuilles pointues , subiriédres au sommet. Ramules florifères axil- laires , 1-flores. Fleurs rougedtres , de grandeur médiocre. (Uwcinara Haw. — PerroriarA Salm-Dyck. )
Ficoïpe PERFOLIÉE. — ÂMesembryanihemum perfoliatum Mill. — Dill. Hort. Elth. fig. 240.
Feuilles triédres, dures, d’un glauque blanchätre, ponctuées , oncinées au sommet : caréne 3-dentée en dessous.
Ficoïpe ONGINÉE. — Mesembry anthemum uncinatum Mill. Dict. — De Gand. Plant. Gr. tab. 54.
Feuilles triédres , verdâtres, ponctuées , munies au-dessous du sommet de 2 dents spinescentes.
C. Tige dressée. Rameaux durs. Feuilles le plus souvent glauques. Fleurs paniculées, nombreuses. Pédoncules bractéolés. (PanrcuLaTA Haw. — Salm-Dyck. )
Ficoïne rEuictus. — Mesembry anthemum foliosun Haw. Misc.
Tige irès-rameuse. Feuilles rapprochées, lisses, obtuses, mucronulées : gaines éparses au sommet. Pétales rougeûtres.
Ficoïne À omveres. — Mesembryanthemum umbellatum Linn. — Dill. Hort. Elth. tab. 208, fig. 266. Feuilles distantes, subcylindriques, ponctuées, scabres, un
peu glauques, grêles , oncinulées au sommet : gaines renflées au sommet. Fleurs blanches.
Ficoïpe À BRACTÉES imBRIQUÉES. — Mesembryanthemum im- bricatum Haw. Syn.
122 CLASSE DES SUCCULENTES.
Tige et rameaux dressés, subtétragones. Feuilles distantes, un peu ponctuées , lisses, glauques, triédres-subcomprimées. Une turbiné. Corolle blanche.
Ficoïne murrircore. — Mesembryanthemum multiflorum Haw. Obs. — Pluck. Phyt. tab. 117, fig. 1.
Tige et rameaux dressés. Feuilles distantes, glauques, lisses, ponctuées, triédres, subcomprimées. Calice cylindracé. Bractées imbriquées. Corolle blanche.
Frcoïpe pÉricaTE. — Mesembryanthemum tenellum Haw. Obs.
Tiges Gressées, touffues. Rameaux filiformes , décombanis. Feuilles presque Le k ns scabres aux bords. Fleurs blanches.
SEcrion V. TRIQUETRA Haw. :
Sous-arbrisseaux. Feuilles opposées, non-connées , plus ou moins triédres. Fleurs le plus souvent solitaires, termina- les. Calice 5-fide. Stigmates 5.
À. Tiges rameuses, dressées. Feuilles épaisses, deltoides, spinelleuses aux angles. Fleurs nombreuses, agregées, petites, roses, odorantes. ( DerordeA Salm-Dyck. )
Ficoïpe GAULESGENTE. — Mesembryanthemum caulescens Mill. — Dill. Hort. Elth. fig. 243 et 244.
Feuilles très-rapprochées , glauques, denticulées aux bords : caréne entière.
Frcoïne neLroine. —Mesembryanthemum deltoideum Mill. — De Cand. Plant. Grass. tab. 53.
_ Feuilles rapprochées, très-glauques, dentées aux angles. Caréne des bractées et lobes calicinaux entiers.
Ficoïpe spINELLEUSE, — Mesembryanthemum muricatum
Haw. Obs, — Dill. Hort. Elth. fig. 246.
,
FAMILLÉ DES FICOIDÉES. 129
Feuilles rapprochées , un peu glauques, spinelleuses aux bords ainsi que les segments calicinaux et les bractées.
B. Rameaux dressés ou divariqués. Feuilles comprimees- triédres ; falciformes , glauques , souvent ponctuées. Fleurs carnées ou d’un rose pâle, pédonculées. (Farcara Haw.)
a) Fleurs agrégées, rougedtres.
Ficoïne ÉLANCÉE. — Mesembryanthemum maximum Haw.
— Andr. Bot. Rep. tab. 358.
Tige ligneuse, dressée, touffue. Feuilles grandes, rappro- chées , courbées en demi-lune , très-glauques, obtuses, ponctuées, semi-amplexicaules. Pédoncules dibractéolés. Fleurs petites, rou- geatres.
Ficoïpe sEMI-LUNÉE.—Mesembryanthemum lunatum Willd. Enum.
Tige ligneuse, dressée, Rameaux touffus. Feuilles petites, très- rapprochées , non-ponctuées, un peu connées , fortement courbées en demi-lune. Fleurs roses.
FicoïDE A FEUILLES FALCIFORMES. — Mesembryanihemum falcatum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 275 et 276.
Tige ligneuse , dressée. Rameaux nombreux , paniculés, fili- formes. Feuilles petites, non-connées, falciformes , légèrement glauques. Fleurs petites ; rouges , odorantes.
Ficoïpe EFrILÉE, — Mesembryanthemum virgatum Haw. Syn.
Tige suffrutescente , débile. Rameaux écartés, effilés. Feuilles distantes, miélres-comprimée ; pointues , légèrement glauques , ponctuées.
b) Fleurs solitaires , d’un rose pâle. FICOÏDE À FEUILLES \COURBÉES. — Mesembryanthemum in-
curvoum Haw. Misc. — Mesembryanthemum ere Jacq. FRERES tab, 53, fig. 2.
124 CLASSE DES SUCCULENTYES.
Tige suffrutescente, dressée. Rameaux grêles, étalés, feuillus, Feuilles acinaciformes , tres-glauques , rétrécies aux 2 bouts.
C. Tiges suffrutescentes, naines, irès-rameuses : ramules divariqués, courts, décombants. Feuilles minimes, con- nées, trièdres, mucronées, trés-rapprochées, marcescentes. Fleurs petites, solitaires , rougedtres. (MicropayrrA Salm-
Dyck. — Haw.)
FicoipE À PETITES FEUILLES. — Mesembryanthemum mi- crophyllum Haw. Obs. ' Tige décombante , très-ramuleuse. Feuilles acuminées, sub:
aristées, vertes , ponctuées , pustuleuses en dessus à la base. Fleurs solitaires , courtement pédonculees.
Ficoïne MIGNONNE. — Mesembryanthemum pulchellum Haw. Misc. — Willd. Enum.
Tiges décombantes. Feuilles subcymbiformes , incanes , ponc- tuées , ciliées aux angles et à la caréne, oncinulées au sommet.
D. Tiges ligneuses. Rameaux étalés, filiformes. Feuilles plus ou moins triédres, subcomprimées , ponctuees, scabres, souvent courbées en dedans. Fleurs pédonculees, rouged-
tres, de grandeur médiocre ( Scagrina Haw, — Scasra Salm. )
a) Etamines conniventes.
Frcoïpe scAgre, — Mesembryantkemumn scabrum Linn. —
Dill. Hort. Elth. fig. 25r.
Feuilles vertes, verruqueuses, très-scabres , rectilignes. Lobes calicinaux ovales-acuminés. Pétales crénelés au sommet.
Frcoïne versicoLonEe. — Mesembryanthemum versicoior Haw. Misc.
Feuilles lésèrement glauques, verruqueuses, très -scabres. Segments calicinaux ovales, acumines. Pétales subbidentés au sommet (d’un blanc brillant lorsque la corolle est épanoute , pen-
FAMILLE DES FICOIDÉES. 495
dant le jour ; pourpres lorsque la corolle sst fermée , nendant le matin et le soir. )
Ficoïne RÉFLÉGRIE. — Mesembryanthemum retroflerum Haw. Misc.
Tige suffrutescente. Rameaux décombants. Fewlles tres-glau- ques , scabres. Segments calicinaux réfléchis. Pétales distants.
b) Étamines divergentes.
Ficoïpe MULTIFLORE. — Mesembryanthemum polyanthum Haw. Sya.
Rameaux touffus , étalés. Feuilles petites, glauques, triédres , scabres. Fleurs très-nombreuses , en panicule. Pétales imbriqués.
Ficoïne POLYPEYLLE. — Mesembryanthemum polrphyllum Haw. Rev.
Rameaux touffus , décombants, assurgents. Feuilles ag9lomé- rées, arquées, subclaviformes-triédres, poncinées., un peu scabres,
glauques.
Ficoïpe À FLEURS VIOLETTES. — ÂMesembryanthemum vio- laceum De Cand. Plant. Gr. tab. 84. — Mesembryanthemum puniceum Jacq. Hort. Schænbr. tab. 442?
Tige ligneuse, dressée. Feuilles triédres-semi-cylindriques , ponctuées, scabres. Pédoncules 1-flores. Segments calicimaux étales.
Ficoïne A PÉTALES ÉCHANCRES. — Mesembryanihemum emarginatum Lann. — Dill. Hort. Ekh. fs. 250.
Feuilles triédres , scabres , glauques. Pédoncules 3-bractéolés. Pétales profondément échancrés.
E. Tiges dressées, ligneuses. Ramules tres - comprimés. Feuilles non-connées , trièdres , oncinées au sommet, plus ou moins scabres. Fleurs solitaires, rougeätres, épanouies à toute heure, accompagnées de 2 & Z grandes bractées
126 CLASSE DES SUCCULENTES.
ovales, carénées, embrassant les sépales. Pétales intérieurs fibrilliformes. (Bracreara Salm-Dyck. — Haw. )
Frcoïpe BRACTÉOLÉE. — Mesembryanthemum bracteatum Ait. Hort. Kew.
Ramules rougeâtres. Feuilles vertes, triédres. Fleurs à 4 brac- tées. Pétales rouges , blancs à la base.
Frcoïnr ANGiPpiTÉe. — Mesembryanthemum anceps Haw. Syn. :
Ramules subincanes, ancipités. Feuilles acinaciformes , sub- membranacées aux bords , ponctuées.
FicoïipE RAYONNANTE. — Mesembryanthemum radiatum Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. 249.
Rameaux subagrégés , incanes. Feuilles légèrement glauques, oncinées.
Frcoïne comprimé. — Mesembryanthemum compressum Haw. Obs.
Ramules tres-comprimés. Feuilles légèrement glauques, très- scabres ; à 3 faces égales. Bractées pointues.
F. Tiges ligneuses. Rameaux rapprochés, ascendants. Feuilles opposées , subconnées , rapprochées , entiéres , pointues , triédres , lisses aux angles. Fleurs solitaires ou ternées, pédonculées , grandes , méridiennes , rouges, ou d’un rose pâle. (ConrErTA Haw. — Salm-Dyck.)
Ficoïpe supeRe. — WMesembryanthemum formosum Haw. Syn.
Tiges suffrutescentes, basses. Rameaux florifères subdécom- bants, allongés. Feuilles longues, vertes, luisantes , triédres. Fleurs terminales , ternées , d’un rouge vif.
Ficoïne MAGNIFIQUE. — Mesembryanthemum spectabile
Haw. Obs. — Bot. Mag. tab. 306. — De Gand, Plant. Gr, tab, 153.
FAMILLE DES FICOIDÉES. 197
Rameaux floriferes ascendants ou dressés. Feuilles triédres À » A olauques, rapprochées de même que les ramules. Fleurs rouges, de 2 pouces de diamétre.
FicoïDE A GALIGE TURPINÉ. — Mesembryanthemum turbi- natum Jacq. Hort. Vindob. tab. 476.
Tige ramense, diffuse. Feuilles longues , glauques, pointues , triédres. Fleurs longuement pédonculées, rouges.
Frcoïne cnARMANTE.— Mesembryanthemum blandum Haw.
Suppl. — Bot. Reg. tab. 532. — Loddig. Bot. Cab. tab. 590.
Rameaux comprimés, ascendants. Feuilles comprimées-triédres, étroites, pointues, lisses. Pédoncules plus longs que les bractces. Fleurs d’abord blanches , plus tard pourpres ou roses.
G. Tige frutescente ou suffrutescente. Rameaux dressés, souvent opposés en croix. Feuilles petites, non-connées , triédres , renflées , obtuses, cymbiformes. Fleurs rouges, ou roses, ou jaunes, solitaires. (Cxmerrormra Salm-Dyck.
— Haw.)
Frcoïne more. — Mesembryanthemum molle Haw. Syn.
Rameaux ancipités, décombants. Feuilles étalées, subincanes, ponctuées aux bords. Fleurs petites , rougeätres , terminales.
FicoiDE À FEUILLES CYMBIFORMES, — Mesembryanthemum cymbifolium Haw.
Rameaux ancipités, incanes. Feuilles trigones, cymbiformes, ponctuées.
H. Tiges suffrutescentes, dressées de même que les rameaux. Feuilles non-connées , ponctuées , trigones ou triédres , longues , glauques. Fleurs jaunes ou de couleur orange, grandes , méridiennes, solitaires. Styles épais. ( AurEA Haw. — ÆqQuicareraria Salm-Dyck. )
Frcoïne cLaAuquE. — Mesembryanthemum glaucum Linn.
— Dill, Hort, Elth. fig. 248. — De Cand, Plant. Gr, tab, 146.
428 €LASSE DES SUCCULENTES,
Feuilles triédres, fortement comprimées , glauques, un peu scabres. Lobes calicinaux ovales-cordiformes. Pétales d’un jaune de soufre. Stigmates jaunes.
Ficoïpe À FLEURS ORANGES. — Meésembryanthemum auran-
tiacum Haw. Syn. — Mesembryanthemum aurantium Willd. Enum.
Feuilles trigones, subcomprimées, tres-glauques. Bractées semi- cylindriques. Segments calicinaux ovales-oblones.
Frcoïpe 3AUNE-vIF. — Mesermbryanthemum aureum Lainn. — Bot. Mag. tab. 262. — De Cand. Plant. Gr. tab. 11.
Feuilles subeylindriques, subconnées, étalées, pointues, ponc-
tuées. Corolle large de 2 pouces , d’un jaune orange. Styles pour- pres.
Section VI. TERETIUSCULA Haw.
Sous-arbrisseaux. Feuilles subcylindracées, non-papilleuses, rarement connées. Calice 5-fide. Stigmates 5.
A, Tiges dressées. Ramules courts. Feuilles rapprochees , con- nées, cylindracées, obtuses , molles, non-ponctuées , COu- vertes d’une poussière glauque. Fleurs jaunes ou oranges. Calice 5-fide. Stigmates 5. Capsule petite.
Ficoïne VERRUCULEUSE. — Mesembryanthemum verrucula- tum Linn. — Dill. Hort. Eltb. fig. 259. — De Cand. Plant. Gr. tab, 36.
Feuilles très-rapprochées , très-glauques, submucronées, plus
longues que les entrenœuds. Fleurs jaunes, petites, subméridiennes, presque en ombelle.
FICoïDE À FLEURS SAFRANÉES. — Mesembryanthemum cro- ceum Jacq. Fragm. tab. 11, fig. 2.
Feuilles semi-cylindriques , subobtuses, plus courtes que les entrenœuds. Segments calicinaux un peu inégaux. Pétales obtus
FAMIIILÆ DES FICOIDÉES. 129
B. Rameaux grêles. Feuilles non-connées, sublriédres ou subcomprimées. Fleurs jaunes ou écarlates, malinales, solitaires, pédonculées. (TenvirLorA Salm-Dyck. — Haw.)
Frocine ÉCARLATE. — Mesembryanthemum coccineum Haw. Obs. — De Cand. Plant. Gr. tab. 83. — Lodd. Bot. Cab. tab. 1033.
Feuilles subcylindracées-triédres, obtuses, un peu glauques. Pédonculés lisses à la base. Segments calicinaux obtus, presque égaux. Pétales rouges aux 2 faces.
Ficoïpe #1coLoRE. — Mesembryanthemum bicolorum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 258.
Feuilles subtriédres , pointues , vertes. Pédoncules scabres de mème que les calices. Segments calicinaux inégaux. Pétales jaunes en dessus, rouges en dessous. Styles plus courts que les filets.
FicoïDE A FEUILLES MENUES. — Mesembryanthemum tenui- folium Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 236. — De Cand. Plant. Gr. tab. 82.
Feuilles semi-cylindriques, subcomprimées, subulées, vertes,
giabres, plus lengucs que les entre-nœuds. Pédoncules longs, nus. Pétales d’un: jaune tirant sur le rouge.
C. Tiges suffrutescentes. Feuilles subeylindriques, subulées, souvent arquées, oncinées au sommet. Fleurs solitaires, diurnes, petites, rougedtres. Pétales souvent blanchätres à la base, ou striés. (Anunca Salm-Dyck. — Haw.)
Ficoïne À FEUILLES SPINIFORMES. — Mesembryanthemum spiniforme Haw. Obs.
Feuilles cylindracées, subulées, spiniformes, dressées, recour- bées au sommet. Pédoncules et carène des bractées scabres.
FIGOÏDE A FEUILLES FLEXUEUSES, — Mesembryanthemum flexifolium Haw. Suppl.
Ramules filiformes , comprimés, flexueux, décombants, touf- fus, Feuilles trièdres-subulées, flexueuses, oncinées.
150 CLASSR DES SUCCULENTES.
D. Tiges suffrutescentes , lisses, dressées. Rameaux nom- breux, opposés en croix , d’un brun de Châtaigne. Feuilles subcylindracces, subulées, longues, glauques. Fleurs gran- des, rouges. ( HaworratanA De Cand. Prodr. = Rupee
S Lo Dyck. )
Ficoïne sTIPULAIRE. — Mesembryanthemum stipulaceum Lion. — Dill. Hort. Elth. fg. 267 et 268. _ Feuilles courbées, slauques, ponctuées, marginées à la base, souvent fasciculées aux aisselles. Corolle large de 2 pouces, d’un rouge vif, plus pâle en dessous.
Frcoïne 11s$E. — Mesembryanthemum læve Haw. — Ait. Hort. Kew. Feuilles cylindracées, obtuses, arquées, très-glauques, lisses. l E. Tige ligneuse, dressée. Rameaux roides : les floriféres sou- * vent spinescents. Feuilles cylindriques-triédres, non-con- nées. Fleurs rougeätres. (Spinosa Salm-Dyck. — Haw.)
Frcoïpe ÉPINEUSE. — Mesembryanthemum spinosum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 265.
Rameaux dichotomes, spinescents après la floraison.
Ficoïne MUCRONIFÈRE. — WMesembryanthemum mucronife- rum Haw. — Mesembryanthemum pulverulentum Willd.