AOC OUR DEEE EEE NOTES AUS QUE x qu X Uvra n à A ox à NW ae À , L AA) ON! ! LA [Yet ot NL Kate \i : à os ” (UUMUX : ts AUD EN “+ ! » An, À « t . 0 Mr LASER ee: \ MAC UNE NY | ù Hu v! PA LAN EE : [MAR TEA LH ANNE A ‘ UUL in ji RONA RENCONTRE AE LAN NE EC À a ie di XL ARC TA TE PAROLE EUR CHAT NUE AR LP QU T PDU . is qe Hu cu : $ nt Q » VX dy ». ot UT ÿ Ru) x A, l fe (7 dt jar a W Et Fuite . nt L ou M int \ RAR 1 ( uv. DT NER A AE s QC 1 CANEX te ane An L / ny [e , (} pp tn | An \f de ’ 1 { n LE (HA nn j M4 4 Re tt qu ta ne SRE HI l 4 #6, 1: ’ 48 4t L } sn ÿ . ’ ( CAVE AU CC EE ! gi}4 à \ A4 04 os 1} . Au 4 MY a. ROUES : . »e ANCROET ve tre , “… r si “y * hr. GRANT NRAXRAL À s 91 Kenneth K. Mackenzie Collection " CNET TE dl [ET | À 1 SSSS : ‘FORMANT, < abee les tiges de cel uiét x Ë PUUL, LUN LOURS COMPLET D'HISTOIRE NATURELLE, ï SR SE EE ES | Le | PARIS a A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, Rue Hautefeuille, N°10 vbs. _ ee. > : ï POURRAT Frères, ue des lets Augustns N°5, FICHTE, OKEN ET HEGELA 193 Avoir connaissance de soi, c’est ce qui constitue une existence per- sonnelle, une personnalité ; Dieu est par conséquent la personnalité éternelle. | Voilà bien un Être suprême, un Dieu en un mot, un Dieu sub- stance, personne éternelle. Et pourtant rien n’est plus trompeur que ces mots; car, au fond, il n’y a là que des mots, des notions sans réalité, des assertions sans preuves. On va voir ce qu'est la réa- lité, ce que sert les choses réelles de M. Oken. L'activité de la conscience, dit-il (et sous conscience il faut toujours entendre con- naissance de soi), se manifeste dans les idées; Dieu est par consé- quent occupé continuellement d'idées ; or, les idées sont les faits individuels de la conscience; et les faits sont des choses réelles. L'ensemble des choses réelles, c’est le monde; le monde se fait par conséquent avec les idées de l'Eternel. Dieu est donc un être bien réel, mais sa réalité se compose de faits de conscience, d'idées, et de ces idées dont se compose auss; le monde : idées, monde , conscience , éternel, Dieu — c’est donc une et méme chose. On voit par quelle espèce d’escamotage M. Oken met dans la conscience, dans les faits et actes de la conscience, les individus, les idées, le monde et l'Éternel. Suivons encore un instant ce philosophe. Voyons naître le monde. Il se fait , avons-nous dit, avec les idées de l'Éternel. Mais l’idée se manifeste par la parole. La création, c’est donc le parler de Dieu. Dieu PARLA, ET LE MONDE FUT. Ainsi que diffèrent penser et parler, ou l’idée et le langage, ainsi diffèrent aussi Dieu et le monde. Votre: monde à chacun de nous, on le dit souvent, ce sont nos pensées, nos idées ; on peut dire de méme que le monde réel, ce sont les idées: de Dieu ; c’est le jeu de ses pensées. En un mot, la parole est de- venue monde. On le voit, Oken, tout en donnant aux mots un sens nouveau, emploie tantôt le langage de nos livres saints, tantôt celui de l’an- cienne philosophie. Mais il se joue ainsi des philosophes comme des livres saints de l'antiquité ; il se joue de tout. Tout ce que nous apercevons, dit-il, ce sont des paroles, des pensées de Dieu. Nous. mémes, nous ne sommes pas autre chose, nous sommes de ces paro- les, de ces pensées; maïs nous sommes par la même l’image de Dieu. Cela est très beau, cela est d’une apparence toute biblique, la HISTOIRE NATURELLE DES VÉGÉTAUX. cena PHANEROGAMES. N° HISTOIRE NATURELLE DES VÉGÉTAUX. PHANÉROGAMES. Par M. Évouarr SPACH î AIDE-NATURALISTE BU MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE ; MEMBRE LE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES. TOME CINQUIÈME. OUVRAGE ACCOMPAGNÉ DE PLANCHES, PARIS, LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, RUE HAUTEFEUILLE, N° 10 BIS. Ju 14836. York, 1ne mA LIVIaiY - f New Released tro Horticultural Society O 19 LCA 7 + SIN TE si sb FA D 7 1 \ A + — LS Le Bequest uf Keuuesth K. Mackenzie October 11934 = VÉGÉTAUX PHANÉROGAMES DICOTYLÉDONES. VEGETABILIA DICOTYLEDONE A. DOUZIÈME CLASSE. LES SUCCULENTES. SUCCULENTÆ Partl. CARACTÈRES. Herbes, ou arbrisseaux (très-rarement arbres). Tiges etrameauxcylindriques où anguleux, quelquefois noueux avec arüculation. Feuilles éparses ou opposées , simples (rarement com- posées), entières, ou palmaufides, ou pennatifides, très-souvent charnues. Stipules le plus souvent nulles. Fleurs hermaphrodites (rarement polygames), régu- lières, terminales-solitaires, ou en cyme, ou en grappe, ou en panicule, ou en capitule. Calice madhérent ou adhérent, persistant ( rarement non-persistant), 4-12-fide (le plus souvent 5-fide) ou denté; éstivation imbricative, ou quelquefois valvaire. Disque adné au fond ou à la gorge du calice, ou au sommet de l’ovaire. BOTANIQUE. PHAN. T. Y. 1 | 2 CLASSE DES SUCCULENTES. Pétales insérés au disque (périgynes, ou épigynes, ou hypogynes), souvent en même nombre que les segments calicmaux et alternes avec ceux-ci, ou en nombre indéfini et plurisériés, quelquefois soudés en corolle tubuleuse ou rotacée , marcescents, où caducs (rarement nuls). Etamines msérées au disque ou à la corolle, en même nombre que les pétales et imterpositives, ou en nombre double des pétales, ou en nombre indéfini. Filets le plus souvent libres. Anthères imcombantes, à 2 bourses longitudinalement déhiscentes (rarement à une seule bourse ). Pistil : un seul ovaire uni-ou pluri-loculaire , ou bien plusieurs ovaires libres soit dès la base, soit vers leur sommet, ou cohérents seulement par leur angle interne. Ovules le plus souvent en nombre indéfini, attachés à l'angle interne des loges. Styles libres (très-rarement soudés), persistants. Pericarpe : Étairion à follicules déhiscents par la suture antérieure (rarement par la suture postérieure), ou capsule septicide (rarement loculicide). Par excep- tion baie, ou drupe , ou carcérule. Graines non-arillées, ou recouvertes d’un arille mem- braneux réticulé. Périsperme farineux ou charnu. Em- bryon rectiligne et axile (quelquefois minime apicilaire), ou bien périphérique et arqué, ou annulaire : radicule appointante; cot;lédons foliacés en germmation. La classe des Succulentes (vulgairement plantes gras- ses) appartient en grande partie aux zones tempérées; les familles qui la constituent sont les Cunoniacées (parmi lesquelles nous rangeons les Hydrangéacées et les Philadelphées), les Saxifragées , les Crassulacées et les Ficoïdées. EEE — SOIXANTE-SEPTIÈME FAMILLE. LES CUNONIACEES. — CUNONIACEÆ. . (Genera Saxifrasis affinia, Juss. Gen. —Cunoniaceæ R. Brown, Gen. Rem. in Klind. Voy. I, p. 548, et ejusdem Æscalloneæ in Frank]. Journ. p.766. — Bartl. Ord. Nat. p. 312. — Philadelpheæ et Saxt- fragacearum tibus I (Escallonieæ ), IL ( Cunonicæ), HI ( Bauereæ), et IV (Æydrangeæ) , De Cand. Prodr. vol. 4.) Ce groupe, dont les caractères distinctifs sont loin d’être explorés, renferme une centaine d’espèces, en grande partie indigènes dans la zone équatoriale, ou dans les régions tempérées peu éloignées des tropiques. Une seule espèce ( le Seringat commun) habite l'Europe. Beaucoup de Cunoniacées se font remarquer par des fleurs élégantes, et plusieurs espèces se cultivent comme plantes d'agrément. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Arbres, ou arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux. Ra- meaux cylindriques ou anouleux. Feuilles opposées, ou moins souvent alternes, impa- ripennées, ou-ternées, ou simples (dentelées ou den- tées) : pétiole commun souvent foliacé et articulé. Sti- pules nulles, ou grandes, caduques, interpétiolaires. Fleurs hermaphrodites, régulières ( quelquefois irré- gulières et stériles à la circonférence des cymes), axil- laires et solitaires, ou disposées soit en grappe, soit en cyme, soit en capitule. Calice madhérent ou plus ou moins adhérent : partie inadhérente persistante ou caduque, à 4-10 lobes val- vaires en préfloraison. 4 CLASSE DES SUCCULENTES. Disque hypogyne, ou épigyne, ou périgyne, annu- laire. Pétales en même nombre que les lobes du calice, in- terpositifs , insérés au disque, caducs ( par exception nuls ); estivation imbricative ou valvaire. Étamines insérées au disque, en même nombre que les pétales et alternes avec ces derniers, ou bien en nombre soit double, soit multiple des pétales (10-40). Filets libres, infléchis en préfloraison. Anthères ovales ou orbiculaires, subbasifixes, à 2 bourses contiguës ou écartées , obtuses aux ? bouts, déhiscentes chacune an- térieurement par une fente longitudinale. Pistil : Ovaire libre ou adhérent soit en tout, soit seu- lement par sa partie inférieure , 3-10-loculaire. Placen- taires axiles, bi- ou pluri-ovulés. Styles et stigmates (en même nombre que les loges de l’ovaire et alternes avec les cloisons) libres ou soudés, persistants. Péricarpe 2-10- loculaire, capsulaire, ou carcérulaire, ou baccien; cloisons formées par le rentrement des bords des valves; placentaires adnés aux cloisons , sou- vent libres après la déhiscence. Graines appendantes ou suspendues, le plus souvent minimes, quelquefois enveloppées dans un ample arille réticulé : funicule court ou nul. Périsperme charnu. Embryon axile, presque aussi long que le périsperme, rectiligne, ou subeurviligne : radicule contiguë au hile ; chalaze et raphé le plus souvent inapparenits. Voici les tribus et genres qui composent la famille des Cunoniacées : 1° TRIBU. LES CUNONIÉES. — CUNONIEÆ De Cand. ( Cunoniaceæ veræ R. Brown. ) Feuilles opposées, stipulées, souvent composées. Pétales FAMILLE DES CUNONTIACÉES. 5 4 ou 5 (par exception nuls), imbriqués en préfloruison. Ovaire libre ou adhérent , 2- ou 3- loculaire. Codia Forst. — Callicoma Andr. (Calycomis R. Br.) — Dieterica Serimg. — Weinmannia Linn. — Felangera Cambess. — Cunonia Linn. — Ærnoldia Blum. — Ce- ralopetalum Smith. II° TRIBU. LES BAUËRÉES. — BAUEREZÆ De Cand. ( Cunontacearum sect. R. Brown. ) Feuilles opposées, non-stipulées , sessiles, composées. Pétales 7-9, imbriqués en préfloraison. Ovaire semi- adhérent, biloculaire. Pauera Andr. II° TRIBU. LES PHILADELPHÉES. — PHILADELPHEÆ ( Don ) Lindl. Feuilles opposées, non-stipulées, pétiolées, simples. Pétales 4 ou 5, imbriqués en préfloraison. Ovaire adhérent, 3-5- loculaire. Philadelphus Linn. — Deutzia. Thunb. IVe TRIBU. LES HYDRANGÉES. — AYDRANGEÆ De Cand. (exclusa Deutzia. ) Feuilles opposées , non-stipulées, simples. Pétales 5- 10, valvaires en préfloraison. Ovaire adhérent, 5-10- loculaire. DecumariaLimn.—ÆydrangeaLinn.(Hortensia Lamk). — Sarcostyles Presl. — Cyaniis Reinw. — “damia Wal- lich. — ? Proussaisia Gaudich. Ve TRIBU. LES ESCALLONIÉES. — £SCALLONIEÆ De Cand. Feuilles alternes, non-stipulées, simples. Petales 5 ou 6, 6 CLASSE DES SUCCULENTES, valvaires ou imbriques en préfloraison, Etamines en même nombre que les pétales. Ovaire 2-ou 3-loculaire, adhérent, ou semi-adheérent. Escallonia Mutis. ( Stereoxylon Ruiz et Pav.) — Quintinia De Cand. fil. — Forgesia Commers. ( Deffor- gia Lamk.) — Ænopterus Labill.— Jtes Linn. (Diconan- gia Adans. ) — Cyrilla Linn. 1° TRIBU. LES CUNONIÉES. — CUNONIEÆ De Cand. Feuilles opposées, stipulées , persistantes , composees ; sti- pules libres ou soudées, interpétiolaires. Pétales 4 ou 5 (par ue nuls), imbriqués en préfloraison. Éta- mines er nombre double des pétales (par exception en nombre muliple ). Ovaire 2- ou 5-loculaire, adhérent , ou seni-adhérent, ou libre. Styles libres ou soudes. Pé- ricarpe capsulaire. — Fleurs en panicule, ou en épi, ou en grappe, ou en capitule : pédoncules axillaires ou lernunaux . Genre GALLICOMA. —— Callicoma Andr. Calice 4- ou 5- parti; segments ovales-oblongs. Pétales nuls. Étamines 8 ou 40, insérées au fond du calice, très- saillantes. Filets subulés. Anthères ovales, versatiles. Ovaire adhérent par la base, velu, 2-loculaire : loges 2-ovulées. Sty- les 2, filiformes, pointus. (Péricarpe inconnu.) L'espèce suivante constitue à elle seule ce genre: CALLICOMA À FEUILLES DENTELÉES. — Callicoma serratifolia Andr. Bot. Rep. tab. 566. — Bot. Mag. tab. 1811. — Delaun. Herb. de l’Amat. tab. 200. Arbrisseau. Feuilles simples, penninervées , lancéolées , grosse- ment dentelées, incanes en dessous. Stipules elliptiques. Pédon- FAMILLE DES CUNONIACÉES. 7 f cules géminés, axillaires, plus longs que le pétiole. Fleurs petites, jaunâtres, sessiles , agrégées en capitules globuleux ac- compagnés d’un involucre commun 4-phylle, chacune entourée de 4-6-bractées membranacées : réceptacle velu. Cette plante, originaire de la Nouvelle-Hollande, se cultive dans les collections de serre tempérée. Genre WEINMANNIA. — YŸ/einmannia Linn. Calice 4-parti, persistant. Pétales 4 ou D, sessiles , insérés au fond du calice. Étamines 8 ou 40, insérées entre le dis que et les pétales. Disque urcéolaire, hypogyne. Ovaire inadbérent, non-stipité, 2-loculaire; loges pauci - ovulées. Ovules bisériés. Capsule birostrée, biloculaire, bivalve. Graines subréniformes, minimes, souvent poilues. Arbres ou arbrisseaux. Feuilles simples ou composées. Grappes axillaires ou terminales, solitaires. Fleurs petites, régulières, rougetres, ou jaunâtres. Ce genre, en grande partie propre à;la région équato- riale de l'Amérique du Sud, renferme une trentaine d’es- pèces. On en cultive plasieurs comme plantes d'agrément, en serre chaude ou tempérée. En voici les plus notables: a) Feuilles simples. WEINMANNIA À GRAPPES. — Veinmannia racemosa Forst. Prodr. Feuilles elliptiques ou elliptiques-obovales, dentelées, glabres de même que les grappes. Stipules irès-caduques. Grappes fort longues. Pédicelles filiformes. Gette espèce est originaire de la Nouvelle-Zélande. WEINMANNIA A FEUILLES OVALES. — Âeinmannia ovaia Cayan. Ic. 6, tab. 566. Feuilles ovales-elliptiques ou ovales, pointues ou obtuses, cunéiformes à la base, crénelées. Stipules ques Grappes hérissées, aussi longues que les feuilles. Arbre Ha d’environ 20 pieds. Feuilles longues de 2 pouces, 8 CLASSE DES SUCCULENTES. larges de plus de 1 pouce. Pétiole brun, épaissi à la base, Stipules ovales. Fleurs brunätres. Cette espèce croît au Pérou. b) Feuilles 5-foliolees. WEINMANNIA TRIFOLIOLÉ, — Weinmannia trifoliata Thunb. Prodr. — Lamk. Ill. tab. 313, fig. 2. Feuilles 3-foliolées : folioles elliptiques, dentelées, nerveuses, glabres : pétiole aptère. Panicules axillaires, composées. Pétales 3-fides , aussi longs que Le calice. Ovaire glabre. Arbrisseau glabre. Pétioles très-longs. Fleurs petites, blan- châtres. Cette espèce habite le Cap de Bonne-Espérance. c) Feuilles impari-pennées. WEINMANNIA HÉRISSÉ. — Weinmannia hirta Swartz, Prodr. Flor. Ind. Occid. Feuilles à folioles ovales, obtuses, crénelées, hérissées en dessous de même que les pétioles et les grappes; entre-nœuds du pétiole commun obovales. Grappes un peu plus longues que les feuilles. Arbrisseau. Grappes denses. Pédicelles fasciculés. Fleurs blan- châtres. Capsules petites, ovales-oblongues, longuement acu- minées. WEINMANNIA GLABRE. — Weinmannia glabra Lion. fil. — Lamk. I. tab. 313, fig. x. Feuilles à 11-15 folioles obovales, erénelées, glabres. Rameaux et pétioles pubescents. Entre-nœuds des pétioles obovales. Stipules aussi longues que les folioles. Grappes plus longues que les feuilles. Arbrisseau. Grappes subterminales, solitaires, très-glabres, simples. Pédicelles courts, fasciculés. Fleurs blanchätres. Capsule ovale. Cette espèce est indigène à la Jamaïque. FAMILLE DES CUNONIACÉES, 9 Genre BÉLANGERA. — Belangera Cambess. Calice 6-parti, réfléchi, caduc. Corolle nulle. Etamines plus longues que le pistil, en nombre indéterminé , insé- rées au fond du calice. Filets libres. Disque enveloppant la base de l'ovaire, plus ou moins adhérent, persistant; ovaire inadhérent, 2-loculaire ; loges pluri-ovulées. Styles 2, pres- que libres, divergents. Ovules ascendants, bisériés. Capsule birostrée, septicide - bivalve : valves bipartiles. Graines aplaties, glabres, ailées au sommet. Arbres. Feuilles pétiolées, 3- ou 5- foliolées ; folioles ses- siles. Grappes simples, pédonculées, multiflores, axillaires. Les Bélangera habitent le Brésil méridional. On en con- naît quatre espèces, dont les trois suivantes se font remar- quer par l’élégance de leur feuillage et de leur inflorescence. BELANGERA GLABRE. — Belangera glabra Cambess. in Flor. Brasil. Merid. v. 2, tab. 115. Feuilles à 3 folioles lancéolées-oblongues ou lancéolées- ob- ovales, pointues, dentées, glabres. Stipules oblongues, pointues, subfalciformes, caduques. Sépales lancéolés-linéaires, pointus, réfléchis. Capsule oblongue, slabre. Arbre. Rameaux cylindriques, glabres. Jeunes pousses poilues. Folioles inégales : la termmale plus grande, longue de 2 à 4 pouces, large de 9 à 15 lignes. Pétiole commun long d’un pouce. Grappes longues de 3 à 5 pouces. Fleurs rapprochées, longues d’environ 5 lignes. Galice pubescent, de couleur orange. BÉLANGÉRA GOTONNEUx. — Belangera tomentosa Camb. I. c. tab. 116. Feuilles à 3 folioles lancéolées ou lancéolées-oblongues, acu- minées, dentelées, glabres en dessus, pubescentes-cotonneuses en dessous. Stipules oblongues, pointues, falciformes, pubérules. Sépales lancéolés-linéaires , pointns. Gapsule oblongué, coton- neuse. Petit arbre tortueux , très-rameux. Rameaux cotonneux vers le sommet. Folioles inégales : l’intermédiaire plus grande , longue 10 CLASSE DES SUCCULENTES. de 2 à 4 pouces, large de ro à 20 lignes; pétiole commun long de 6 à 15 lignes. Grappes läches, longues de 4 à 6 pouces. Fleurs blanchâtres , longues d’environ 5 lignes. BÉLANGÉRA ÉLÉGANT. — Belangera speciosa Camb. 1. c. tab. 11%. Feuilles ovales-oblongues , pointues, dentelées , glabres. Sti- pules persistantes , cultriformes , pointues. Sépales lincaires-lan- céolés , pointus. Rameaux cylindriques, glabres. Folioles inégales : la termi- pale plus grande, longue d’environ 2 pouces, large de 1 pouce ; pétiole commun long de 12 à 15 lignes. Grappes lâches, longues de 3 à 4 pouces. Fleurs longues de ‘/: pouce. Calice couvert d’un duvet blanchâtre. Genre CUNONIA. — Cunonia Linn. Calice 5-parti : segments caducs. Pétales 5, obtus. Eta- mines 10. Filets planes, linéaires, alternes avec des glandu- les. Anthères orbiculaires. Ovaire inadhérent, 2-loculaire. Styles 2, libres, obtus. Capsule ovale, acuminée, poly- sperme, à 2 coques se séparant l’une de l’autre de la base au sommet. Graines comprimées , bordées d’une aile membra- neuse , attachées aux bords rentrants des coques. Arbrisseaux. Feuilles opposées, impari-pennées, coriaces. Stipules grandes, ovales. Fleurs en grappe ou en panicule : pédoncules axillaires. Outre l’espèce dont nous allons parler, ce genre en ren- ferme deux autres , indigènes aux îles de la Sonde. Cunonra pu Cap. — Cunonia capensis Linn. — Lodd. Bot. Cab. tab. 826. — Bot. Reg. tab. 828. — Burm. Afr. tab. 206. — Pluck. Alm. tab. 191, fig. 4. Arbre. Rameaux rougeâtres, noueux. Feuilles opposées, im- pari-pennées , longues de r pied ; folioles 5-7, opposces , lancéo- lées, ou lancéolées-elliptiques , dentées, très-glabres , pétiolulées, ongues d'environ 2 pouces. Grappes opposées (naissant entre les FAMILLE DES CUNONIACÉES, 41 pétioles et la stipule terminale), presque aussi longues que les feuilles, mulüflores , spiciformes. Fleurs petites, blanches, fas- ciculées. Pédicelles filiformes. Sépales ovales, beaucoup plus petits que la corolle. Pétales ovales-oblongs , étalés. Cet arbre, originaire du cap de Bonne-Espérance, et remar- quable par l’élégance de son feuillage, est souvent cultivé dans les collections de serre tempérée. Genre CÉRATOPÉTALE. — Ceraiopetalum Smith. Tube calicinal turbiné, adhérent; limbe 5-parti, persis- tant : segments grands , oblongs, nerveux. Pétales 5, laci- niés, persistants. Étamines 10, marcescentes. Anthères sub- orbiculaires, pointues à la base. Ovaire biloculaire, 10- costé, polysperme, couronné par le limbe du calice étalé en étoile. L’espece suivante constitue à elle seule ce genre : CÉRATOPÉTALE GUMMIFÈRE. — Ceratopetalum gummiferum Smith, Nov. Holl. 1, p. O, tab. 3. Arbrisseau glabre. Feuilles pétiolées , 3-foliolées ; folioles lan- céolées, dentelées, coriaces, réticulées. Fleurs petites, jaunes, disposées en panicules terminales. Pétales plus courts que le calice. - Gette plante, indigène dans la Nouvelle-Hollande, se cultive quelquefois dans les collections de serre tempérée. Il‘ TRIBU. LES BAUÉRÉES. — PAUËREÆ De Cand. Prodr, Feuilles opposées, non-stipulees, sessiles , composées. Pe- tales T-9 , imbriqués en préfloraison. É‘tamines 50-60. Ovaire semi-adhérent, 2- ou 5-loculaire. Styles 2 ou 5, libres. Capsule 2- ou 3-loculaire. — Fleurs solitaires , axtillaires. 19 CLASSE DES SUCCULENTES. Genre BAUËRA. — Bauera Andr. Calice 7-9-parti, persistant : tube adhérent par la base; segments linéaires. Pétales 7-9. Étamines 50 à 60 , insérées au tube calicinal. Filets filiformes. Anthères ovales. Ovaire 2- ou 5-loculaire, adhérent par la base. Styles 2 ou 3, libres, longs, divergents. Stigmates subglobuleux. Capsule presque libre, 2- ou 5-loculaire, an peu renflée, 2-ou 5-valve, déhis- cente entre les styles. Graines attachées vers le milieu des loges, oblongues : raphé saillant, ponctué. Arbuscules. Feuilles sessiles, 3-foliolées ; folioles oblon- gues, entières, ou dentées, simulant une feuille verticillée. Pédicelles solitaires, axillaires, un peu penchés. Corolle pourpre. Ce genre, propre à la Nouvelle-Hollande, renferme qua- tre espèces dont les deux suivantes se cultivent fréquemment comme plantes d'ornement , en serre tempérée : BaurRA Fausse GARANGE. — Bauera rubicides Andr. Bot. Rep. tab. 198. — Bot. Mag. tab. 715. — Vent. Malm. tab. 96. — Bauecra rubiæfolia Salish. Annal. Bot. 1, tab. 10. Tige dressée. Folioles lancéolées-oblongues , pointues, re- courbées au sommet, dentelées. Pédoncules pubescents, plus longs que les feuilles. Gapsules poilues. Tige haute d'environ 3 pieds, tèes-rameuse. Ramules feuil- lus, pubescents. Feuilles petites, pubescentes en dessous. Pé- tales obovales , réfléchis, d’un rose vif, longs de 2 à 3 lignes. Segments calicmaux dentelés au sommet. Baurra NAIN. — Bauera humilis Sweet, Hort. Suburb. — Lodd. Bot. Cab. tab. 1197. Tige diffuse. Folioles oblongues, crénelées. Pédicelles pubes- cents, un peu plus longs que les feuilles. FAMILLE DES CUNONJACÉES. 43 II° TRIBU. LES PHILADELPHÉES. — PHILADEL- © PHEÆ (Don) Land. Feuilles opposées, non-stipulées, simples, pétiolées, dente- lées, triplinervées. Pétales 4 ou 5 , imbriques en préflo- raison. Étamines en nombre double ou multiple des pé- tales (10-40). Disque épigyne. Ovaire 3- 5-locu- laire , adhérent; loges mulii-ovulées. Styles libres ou plus ou moins soudés. Stigmates allonges, comprimés (rarement soudés en un seul). Cupsule 3- 5-loculaire. Graines scobiformes, enveloppees dans un grand arille membraneux , réticulé. — Fleurs grandes , blanches, odorantes, axillaires et terminales ; pédoncules ordinai- rement 1-flores. MM. Don, De Candolle et Lindley envisagent les PArladelphées comme famille distincte, en y comprenant le Decumarta, lequel, selon nous, offre des rapports beaucoup plus intimes avec les Æydrangea , tant par ie port et l’inflorescence, que par la préfloraison ésalement valvaire dans ces deux genres. Le Deutzta, au contraire, que M. De Candolle range dans sa tribu des Hydrangées , ne diffère des Philadelphus que par ses étamines en nombre déterminé et à filets tricuspidés. — M. de Jussieu classe les PAila- delphus à la suite des Myrtacées , et, suivant M. Bartling , ce genre consti- tuerait une section dans la famille des Onagraires. Genre SERINGA®T. — Philadelplus Linn. Tube calicinal turbiné, adhérent; limbe 4- ou 5-parti, persistant. Pétales 4 ou 5, obovales, multinervés, plus longs que les étamines : onglets très-courts. Étamines 20-20, bisériées : filets filiformes ; anthères suborbiculaires : con- nectif linéaire, obtus. Ovaire 4- ou 5-loculaire. Styles 4 ou 5, libres ou plus ou moins soudés, dressés. Stismates ordinai- rement libres. Capsule cortiquée, couronnée, lisse, 4- ou 5. loculaire, loculicide et 4- ou 5-valve, ou bien à la fois loculicide et septicide, 8- ou 10-valve. Graines très-nom- 144 à CLASSE DES SUCCULENTES. breuses, imbriquées, scobiformes, enveloppées dans un arille membraneux, réticulé, prolongé en appendice fimbrié. Arbrisseaux. Ramules anguleux , subarticulés. Épiderme des pousses de l’année précédente se détachant par plaques. Bourgeons petits, non-écailleux, renfermés pendant l'été dans la cavité de la base des pétioles. Feuilles grandes, mem- branacées, courtement pétiolées. Ramules florifères opposés, feuillés, 1-11-flores, naissant sur les pousses de l’année pré- cédente. Fleurs grandes, odorantes, pédicellées, tantôt so- litaires ou ternées, terminales, tantôt axillaires et termina- les, disposées en grappe feuillée, lâche, simple inférieure- ment, terminée en cymule triflore : pédoncules axillaires presque toujours solitaires. Bractéoles subulées. Pétales et filets blancs. Anthères jaunes. Les Seringats où Philadelphus sont, comme l’on sait, des arbrisseaux d'agrément très-recherchés. Ils forment des buissons d’un aspect agréable, et leurs fleurs, qui s’épanouis- sent au commencement de l’été, répandent une odeur de Jasmin. Les espèces d'Amérique exhalent un parfum plus suave que celui du Seringai commun. Les Seringats se multiplient de drageons, de boutures et de graines; ils prospèrent dans presque toute espèce de ter- rain ; leur végétation vigoureuse les rend très-propres à former des palissades et des clôtures vivantes. Voici les espèces que renferme ce genre : a) Fleurs en grappe; pédicelles inférieurs axillaires, ordinairement trés-écartés des supérieurs. SERINGAT cOMMUN. — Philadelphus coronarius Linn. — Lamk. Ill. tab. 420. — Gærin. Fruct. tab. 35, fig. 2. — Schk. Handb. tab. 121. — Bot. Mag. tab. 391. Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales-oblongues, dentelées, ou denticulées, acuminées, glabres en dessus, pubé- rules en dessous aux nervures. Grappes 5-ou 7-flores, subthyr- siformes. Lobes calicinaux acuminés. Styles libres presque dès leur base, plus courts que les étamines. FAMILLE DES CUNONIACÉES. 15 Buisson tres-touffu , haut de 6 à ro pieds. Ramules rougeâ- tres. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, larges de 8 à 12 lignes. Fleurs larges de 1 pouce. Cette espèce, qui croit spontanément dans l’Europe australe et en Orient, est la plus commune dans les jardins. Le Seringat nain (Philadelphus nanus Mill.) en est une variété. L’on cul- tive aussi une variété à fleurs doubles ou semi-doubles, et une autre à feuilles panachces de jaune. SERINGAT DE LEYHER. — Philadelphus Zeyheri Schrad. in De Cand. Prodr. Feuilles ovales, acuminées, dentelées, poilues en dessous. Grappes pauciflores. Lobes calicinaux longuement acuminés. Styles soudés par la base. Cette espèce passe pour originaire de l'Amérique septentrio- nale. SERINGAT VERRUQUEUX.— Philadelphus verrucosus Schrad. in De Cand. Prodr. — Philadelphus grandiflorus Lindl. in Bot. Reg. tab. 570. — Wats. Dendr. Brit. tab. 46 ( non Willd. } Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou elliptiques, acumi- nées, sinuolées-dentelées, ou denticulées, pubérules en dessous aux nervuies : poils glanduleux à la base. Lobes calicinaux acu- minés. Grappes courtes, 5-ou 7-flores, subihyrsiformes. Styles à peu près aussi longs que les étamines , soudés presque jusqu’au sommet. Buisson ayant le port du Seringat commun. Ramules rougei- tres. Fleurs un peu plus grandes , légèrement odorantes. Cette espèce , originaire de l’Amérique septentrionale , est com- mune dans les jardins. SERINGAT MULTIFLORE.— Philadelphus floribundus Schrad. in De Cand. Prodr. Feuilles ovales-elliptiques , longuement acuminées, dentelées, triplinervées, pubescentes en dessous. Grappes 5-ou 7-flores. 16 CLASSE DES SUCCULENTES. Lobes calicinaux très-longuement acuminés. Styles soudés jus- qu’au-delà du milieu. Cette espèce, dont on ignore la patrie, n’est pas rare dans les jardins. SERINGAT A LARGES FEUILLES. — Philadelphus latifolius Schrad. in De Gand. Prodr. — Philadelphus pubescens Herb. de l’Amat. tab. 208. Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales-oblongues, ou lancéolées-oblongues, acuminées, légèrement dentelées, ner- veases , pubescentes en dessous. Grappes 7-13-flores, très-lâches, feuillées presque jusqu’au sommet ; pédicelles plus courts que les pétioles. Galice pubescent : lobes acuminés. Styles courts , sou- dés jusqu’au-delà du milieu. Buisson haut d’une douzaine de pieds. Écorce des vieux ra- mules grisätre ou blanchâtre. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, larges de 1 172 à 2 pouces : les florales supérieures lancéolées, étroites. Fleurs presque inodores , larges de 15 à 18 lignes, Cette espèce, originaire de l'Amérique septentrionale, est pro- bablement la plus belle du genre; elle se recommande par l’a- bondance et la grandeur de ses fleurs , qui ne s’épanouissent qu'un mois plus tard que celles du Seringat commun. b) Fleurs solitaires ou en cymules terminales. SERINGAT GRANDIFLORE.—Philadelphus grandiflorus Wild. Enum. — Guimp. et Hayn. Fremd. Holz. tab. 44. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 8 (non Bot. Reg.) — Phi- ladelphus inodorus Hortul. Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales-oblongues, acuminées, légèrement denticulées, pubescentes en dessous aux nervures. Gymes 3-5-flores. Calice glabre : lobes acuminés. Style indivisé, plus long que les étamines. Arbute haut de 6 à 8 pieds. Ramules d’un brun de Châtaigne. Feuilles longues d’environ 3 pouces, sur 1 ‘/: à 2 pouces de large. Fleurs légèrement odorantes , larges d’environ 18 lignes. FAMILLE DES CUNONIACÉES. 47 Cette espèce, indigene aux États-Unis , n'est pas rare dans les jardins. SERINGAT ÉLÉGANT. — Philadelphus speciosus Schrad. in De Card. Prodr. Feuilles ovales, ou ovales-oblongues, ou ovales-elliptiques , longuement acuminées, sinuolées-dentées, légerement pubé- rules en dessous. Fleurs subsolitaires. Galice pubérule : lobes lon- guement acuminés. Styles soudés jusqu’au milieu. Stigmates sail- lants. Tiges s’élevant jusqu’à 15 pieds. Ramules grèles, d’un brun de Châtaigne. Feuilles fortement dentées. Fleurs légèrement odo- rantes, larges de 18 à 20 lignes. Cette espèce est assez rare dans Les jardins. SERINGAT A FLEURS LACHES, — Philadelphus laxus Schrad. in De Cand. Prodr. Feuilles ovales-elliptiques , dentées , pubescentes en dessous, longuement acuminées de mème que les lobes du calice. Styles soudés jusqu’au milieu. Stigmates non-saillants. — Arbrisseau peu élevé. Cette espèce nous est inconnue. SERINGAT HÉRISSÉ. — Philadelphus hirsutus Nuital. Gen. — Wais. Dendr. Brit. tab. 47. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 110. — Philadelphus gracilis Hortul. Feuilles ovales, ou elliptiques, ou ovales-elliptiques, acumi- nées, sinuolées-denticulées, ou dentelées, nerveuses , fortement pubescentes aux 2 faces (les jeunes cotonneuses en dessous ). Ra- mules florifères tres-courts. Fleurs solitaires ou ternées. Calice strigueux : lobes acuminés. Styles et stismates soudés , non-sail- lants. Tiges greles, effilées, peu rameuses, rougeätres, s’élevant jusqu'à 5 pieds. Feuilles des pousses stériles atteignant jusqu’à 3 pouces de long, sur 2 pouces de large. Fleurs odorantes , de la grandeur de celles du Seringat commun. Cette espèce, découverte par Nuttail au T ennesséé, est assez BOTANIQUE. PHAN,. T. Y. 2 18 CLASSE DES SUCCULENTES. répandue dans les jardins. Elle fleurit plus tard que toutes ses congénères. SErincar DE Lewis. — Philadelphus Leswisi Pursh, Flor. Amer. Scpt. Feuilles ovales, pointues, presque entières , ciliées. Trois styles soudés jusque au-delà du milieu, aussi longs que les étamines. ; Cette espèce croît à l’ouest des Rocheuses, dans les contrées arrosées par la rivière de Clark. SERINGAT INODORE. — Philadelphus inodorus Einn. — Bot. Mag. tab. 1478. Feuilles ovales, larges, acuminées, très-entières, subpenni- nervées. Styles soudés presque jusqu’au sommet: Cette espèce, indigène en Caroline , ne nous est point connue. Genre DEUTZIA. — Deutzia Thunb. Tube calicinal turbiné , adhérent : limbe 5-parti. Pétales 5, lancéolés-oblongs , obtus , dressés. EÉtamines 10, insérées au disque : filets aplatis , larges, tricuspidés au sommet ; an- thères petites, didymes. Ovaire 5-5-loculaire , multiovulé. Styles 5-5, libres de même que les stigmates. Péricarpe char- tacé, ombiliqué, couronné par le disque et les styles, 3-&- loculaire, polysperme , déhiscent à la base. Arbrisseaux. Feuilles non-persistantes, opposées, dente- lées; couvertes d’une pubescence étoilée. Fleurs en grappe. Corolle blanche. Anthères jaunes. Ce penre, propre aux régions tempérées de l’Asie orien- tale, renferme trois espèces. Deurzra scaBre. — Deutzia scabra Thunb. Flor. Jap. p. 10, et 185 ; tab. 24. — Lindl. in Bot. Reg. tab. 17918. Feuilles ovales où ovales-oblongues, acuminées, dentelées , pubescentes aux 2 faces. Grappes coténneuses , un peu rameuses à la base. Fleurs ordinairement trigynes. FAMILLE DES CUNONIACÉES. 19 Rameaux grèles , un peu grimpans : écorce d’un brun châtain. Feuilles un peu scabres, longues de 2 à 3 pouces; dentelures trés-pointues; pétole court, cotonneux. Grappes dressées , mul- tiflores, un peu lâches, plus longues que les feuilles. Calice co-- tonneux , plus long que les pédicelles. Pétales longs de 6 à 7 li- gnes , pubescents. Étamines dressées , plus courtes que les pétales. Styles filiformes , presque aussi longs que les pétales. Cet élégant arbrisseau , introduit tres-récemment dans le jar- din de la socicte horticulturale de Londres , croît dans les mon- tagnes du Japon, où les habitans le désignent sous le nom de Ui- sugi. Suivant M. Lindley, it résiste parfaitement aux hivers de l'Angleterre , et prospère dans tout sol favorable à la culture. IV° TRIBU. LES HYDRANGÉES. — ZYDRANGEÆ De Cand. Prodr. (exclus. Deutzia. ) Feuilles opposées, non-stipulées, simples, dentelées, pétio- lées , ordinairement membranacées. Pétales 5-10, val- paires en préfloraison. Étamines en nombre double ou multiple des pétales (10-40). Ovaire 2-10-loculaire, plus ou moins adhérent. Disque épigyne. Styles et stig- mates libres ou soudés. Capsule (rarement baie) 2A10- loculaire. Graines réticulées ou enveloppees dans un arille membraneux. — Fleurs en cyme ou er panicule : celles de la circonférence de l'inflorescence (quelquefois presque toutes) souvent irrégulières, grandes, stériles. - Genre DÉCUMARIA. — Decumaria Linn. Calice turbiné, adhérent, 7-10-denté. Pétales 7-10, oblongs- obovales, obtus, beaucoup plus longs que les dents du calice. Etamines en nombre quadruple des pétales : 8 antépositives; les autres interpositives 5 à 3. Filets filiformes. Anthères pe- tites, suborbiculaires. Ovaire 7-10-loculaire. Styles soudés en un seul court, conique, épais. Stigmate pelté, disciforme, 20 : CLASSE DES SUCCULENTES. à 7-10 rayons. Capsule semi-ovale, tronquée, adhérente, cou- ronnée par le style et par les dents calicinales, multicostée, 7-10-loculaire, polysperme, déhiscente entre les côtes. Grai- nes obliquement appendantes, imbriquées, scobiformes, an- guleuses, recouvertes d’un arille membraneux. Sous-arbrisseaux. Feuilles grandes, coriaccs, dentelées. Fleurs petites, blanches, odorantes, toutes régulières, dispo- sées en cymes trichotomes terminales. Ce genre, propre aux contrées chaudes de l'Amérique septentrionale, ne renferme que les deux espèces dont nous allons traiter : ces végétaux se cultivent comme arbustes d’a- grément, en pleine terre ; mais 1ls ne prospèrent qu’en terre de bruyère et produisent rarement des graines, sous le cli- mat de Paris. DécumMARIA A TIGES DRESSÉES. — ÂÜecumaria Barbara Lion. Tiges dressées. Feuilles ovales, ou oyales-elliptiques , acumi- nées, dentelées, arrondies ou cunéiformes à la base : pétiole presque velouté. é Arbuste assez touffu , haut de 2 à 3 pieds. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, larges de 1 à 2 pouces, luisantes , presque persis- tantes , glabres excepté au pétiole. Cymes larges de 2 à 4 pouces, subfastigiées ou paniculées, dressées. Fleurs larges d’environ 3 lignes, d’un blanc jaunätre, très-odorantes. Dents calicinales petites, pointues, dressées. Étamines à peu près aussi longues que les pétales, 2 fois plus longues que le style. Capsule brune, luisante, de la grosseur d’un pois. Cette espèce habite les États-Unis , au nord de la Caroline. DÉGUMARIA SARMENTEUX. — Decumaria sarmentosa Bosc, in Mém. de la Soc. d’'Hist. Nat. de Paris, v. 1, tab. 13. Tiges sarmenteuses. Feuilles obovales, ou lancéolées-ellipti- ques, ou lancéolées-oblongues , courtement acuminées, dentelées : pétiole glabre. Tige radicante, grimpant à des hauteurs tres-considérables (en Caroline; dans les jardins des environs de Paris, elle ne prend FAMILLE DES CUNONIACÉES. 914 pas de développement considérable). Feuilles longues de 2 à 4 pouces , larges de 1 à 2 poness. Dents calicinales petites , poin- tues. ie : à peu près aussi longues que les pétales, 2 fois plus longues que le style. Capsule semblable à celle de l'espèce précédente. Cette espèce croit en Géorgie et dans les deux Carolines; elle se plaît dans les terrains fertiles et humides. Genre HYDRANGÉA. — Fydrangea Linn. Calice adhérent, hémisphérique, 8-10-costé, 4-5-denté; dents petites, persistantes. Pétales # ou 5, quelquefois sou- dés par la base, beaucoup plus longs que les dents du ca- lice. Étamines 8-10 (rarement un plus grand nombre}, iné- gales, divariquées, plus longues que les pétales : filets fili- formes; anthères globuleuses. Ovaire 2-5- (ordinairement 2- ou 5-) loculaire. Styles libres , subulés, divariqués, per- sistants. Stigmates obtus , obliques. Capsule petite, couron- née par le style et les dents calicinales, 2-5-loculaire , déhis- cente entre les styles par des fentes transversales ; cloisons membraneuses, adnées aux placentaires. Graines imbriquées, ovoides , acuminées , réticulées. Sous-arbrisseaux. Feuilles opposées (rarement alternes), dentelées , ou quelquefois lobées, grandes, ordinairement membranacées. Fleurs petites, blanches, ou roses, ou bleues, disposées en cymes corymbiformes, ou en panicules : les fleurs de la circonférence (ou quelquefois toutes, dans des variétés obtenues par la culture ) souvent difformes, stéri- les; pédoncules terminaux, ou axillaires et terminaux. Ce genre renferme une vingtaine d’espèces , indigènes en Chine , au Japon , au Népaul, aux îles de la Sonde, et aux États - ES d'Amérique. Tous les Æydrangéa offrent un feuillage élégant et une inflorescence souvent magnifique. Plusieurs espèces sont très-recherchées en Europe, pour la décoration des jardins ; mais les Chinois surtout et les Japo- nais, au témoignage du docteur Siebold, en possèdent une foule de variétés dignes de l'attention des horticulteurs. 29 CLASSE DES SUCCULENTES. Nous allons faire connaitre les espèces les plus remarqua- bles : a.) Fleurs en cyme corymbiforme , sublrichotome : les 2 ou 4 pédoncules inférieurs partant chacun de l’aisselle d’une feuille ; pédicelles non-bractéolés. Feuilles dentelées ou deniées, non-lobées. Hyprancéa HorrensrA. —Æydrangea Horiensia Sering. in De Cand. Prodr. — Siebeld, in Act. Nat. Cur. v. 12, p. 686. — Hydrangea hortensis Smith, Ie. Pict. 1, tab. 19, — Hor- tensia opuloides Lamk. Dict. — Duham. ed. nov. v. 3, tab. 24. — Hortensia speciosa Pers. Ench. Feuilles opposées, ovales, ou ovales-elliptiques , acuminées, dentelées , très-glabres. Gymes denses. Fleurs ordinairement tou- tes difformes, 5-parties. Fleurs fertiles 2-ou 3-styles : lobes ca- : licinaux suborbiculaires, très-entiers. Arbuste haut de 2 à 3 pieds, Tiges rameuses, épaisses , cylin- driques, dressées. Feuilles longues de 6 à 9 pouces , presque co- riaces, luisantes, d’un beau vert: pétiole court, épais. Fleurs rouges ou bleues. Le Hortensia, aujourd’hui si commun, n’est introduit en Europe que depuis 1788. Le célèbre voyageur Commerson le fit connaitre en France et le dédia à madame Hortense Lèpeau. De temps immémorial cette belle plante se cultive dans Les jardins en Chine et au Japon; mais, suivant le docteur Siebold, elle n’est point indigène dans ces contrées. Les Chinois lui donnent le nom de Fun Dan Kiva, et les Japonais celui de Témarihana, ce qui, dans les deux langues , veut dire boule fleurie. À Paris et dans ses environs, le Hortensia ne résiste guère en plein air aux hivers ; mais il prospère sans abri sur le littoral de toute la France, ainsi que dans le midi de l’Angleterre. Il aime une terre substantielle , et des arrosemens abondans pendant l'été. Ses fleurs sont toujours stériles, mais on le multiplie très-facile- ment soit de boutures, soit de marcottes. La varicté à fleurs bleues est le produit de certaises conditions du sol dans lequel elle végète; Sweet assure que la terre de bruyère seule suffit pour FAMILLE DES CUNONIACÉES. 23 l'obtenir; suivant d’autres, on arrive au même résultat avec un sol tourbeux imprégné d’alun, ou bien avec des cendres soit de tourbe, soit de bois de Sapin, mêlées à la terre. M. Poiteau dit que les fleurs du Hortensia deviennent bleues par la culture dans une terre ferrugineuse. HyprANGÉA Azisaï. — Hydrangea Azisai Siebd. 1. c. Feuilles opposées, ovales, acuminées, rétrécies à la base, cré- nelées, dentelées. Corolles des fleurs difformes 4-8-parties. Arbrisseau haut de 2 à 3 pieds. Fleurs ordinairement bleuà- tres ou rarement blanches. Cymes très-amples. Cette espèce, nommée en japonais Æzisaÿ, et en chinois Zu Hats Sen, est cultivée dans ces contrées aussi généralement que le Hortensia. HypranGéa pu Japon. — 7/ydrangea japonica Siebd. LUE Feuilles opposées, ovales-oblongues, acuminées, finement dentelées, tres-glabres. Cymes denses. Corolle des fleurs diffor- mes à 6-10 lanières ovales-rhomboïdales, inégales. Cette espèce, qui varie aussi à fleurs roses et bleues, se cul- tive dans plusieurs provinces du Japon, sous le nom de Aaku- soo. Au dire des Japonais, elle croit spontanément dans le pays. HyprANGEA DE Taunserc. — /ydrangea Thunbergü Siebd. 1. c. — Viburnum serratum Thunb. Prodr. Feuilles opposées , oblongues , dentelées , entières vers la base, discolores. Cymes denses. Corolle des fleurs difformes à 4-8 la- mères obcordiformes. Arbrisseau grimpant. Fleurs toujours d’un bleu tirant sur le lilas. Get arbrisseau croît au Japon, dans les montagnes élevées de l’île de Sikok, où on le nomme vulgairement 4ncats Ja, c’est- à-dire Thé doux, parce que ses feuilles s’emploient en guise de Thé. HYDRANGÉA VERDATRE. — y drangea virens Siebd. ]. c.— 24 CLASSE DES SUCCULENTES. Viburnum virens Thunb. Prodr. — Y’iburnum scandens Pers. Ench. Feuilles ovales-oblongues, acuminées , dentelées vers le som- met, pubescentes en dessus. Cymes lâches. Corolle des fleurs difformes à 2 ou 3 lanières inégales. Arbrisseau quelquefois grimpant , haut de 2 à 6 pieds. Fleurs blanches. Cette espèce croît au Japon, sur les sommets des montagnes avec les Azalea , les Eurya et les Andromèdes; son nom vul- gaire est Jamotoosin. HYDRANGÉA PANIGULÉ. — Mydrangea paniculata Siebd. lire: Feuilles opposées ou ternées , elliptiques, acuminées , scabres, à dentelures glanduleuses. Gymes lâches, paniculiformes, subuni- latérales. Corolle des fleurs difformes à 3 ou 4 lamières ob- ovales. Arbrisseau grimpant, haut d’environ 6 pieds. Fleurs blanches ou roses. Cet arbrisseau croît dans les montagnes du Japon; on le nomme Tsurudémari, et en chinois Too Siu Kiun. On en cultive dans les jardins d'Oosaka une variéte à fleurs stériles tres-nombreuses et de couleur rose, appelée Jamadémari. HYDRANGÉA INVOLUCRÉ. — Hydrangea involucrata Siebd. 1707 Feuilles opposées, ovales, acuminées, réticulées , hispides aux 2 faces, à dentelures glanduleuses. Cymes denses, involucrées. Corolle des fleurs difformes à 8 lanières suborbiculaires. Sous-arbrisseau haut à peine de 1 pied. Cymes munies avant l'épanouissement de 2 ou 3 bractées caduques. Fleurs roses ou jaunâtres. Cette espèce croît dans les montagnes du Japon. Dans les jar- dins d’Oosaka on en cultive, sous le nom de Ginbaisoo , une va- riété à fleurs roses. La variété à fleurs jaunâtres est appelée Aën- baisoo. FAMILLE DES CUNONIACÉES, 95 HyDRANGÉA A FEUILLES ALTERNES. — #/ydrangea alterni- folia Siebd. I. c. Feuilles alternes. Fleurs polyandres. Corolle des fleurs difformes à 2-6 lanières, dont 3 ovales, pointues. Sous-arbrisseau, fleurissant en août et septembre, cultivé dans les jardins japonais. HYDRANGÉA GIGANTESQUE. — y drangea altissima Wallich, Tent. Flor. Nepal. 2, tab. 50. Feuilles ovales , acuminées, dentelées , presque glabres. Co- rymbes subfastigiés. Fleurs difformes peu nombreuses, à pédon- cules poilus. Boutons des fleurs fertiles obconiques.— Pétales des fleurs difformes obovales, très-obtus, très-entiers. Styles 2, épais. Cette espèce habite les montagnes du Népaul. HYDRANGÉA COTONNEUX. — Âydrangea vestita Wall. I. c. (l tab. 49. Feuilles ovales-lancéolées, acuminées , finement dentelées, glabres en dessus, cotonneuses (de même que les ramules) en dessous. Corymbes amples , subfastigiés. Pédoncules velus. Fleurs stériles peu nombreuses , glabres. Boutons des fleurs fertiles sub- globuleux. — Pétales des fleurs difformes ovales ou obovales, acuminés, réticulés , très-entiers , ou denticulés. Cette espèce habite les montagnes du Népaul. HyYDRANGEA DIscOLORE. — /lydrangea nivea Michx. Flor. Amer. Bor. — Wats. Dendr. Brit. tab. 43. — Hydrangea ra- diata Willd. Spec. (non Smith.) Feuilles ovales-elliptiques, ou elliptiques, ou elliptiques-ob- longues, acuminées , denticulées , arrondies ou subcordiformes à la base, glabres en dessus, cotonneuses-blanchätres en dessous. Gymes pubérules, subfastigiées, divariquées. Fleurs difformes 2-ou 4-pétales, peu nombreuses : pétales obovales, subacuminés, entiers. Boutons des fleurs fertiles subglobuleux. Buisson s’élevant (en Amérique) à 6 ou 8 pieds. Feuilles lon- gues de 2 à 4 pouces, larges de 1 ‘|, à 2 ‘|, pouces, membrana- cées, couvertes en dessous d’un coton velonté, très-blanc; pétiole 26 CLASSE DES SUCCULENTES. long de8 à 12 lignes, grêle. Cymes larges de 3 à 4 pouces. Fleurs stériles larges de 8 à 10 lignes. Fleurs fertiles tres-petites, serrées: pétales lancéolés. Styles 2, courts. Stigmates obtus, épais. Cette espèce, qui croit dans les montagnes de la Géorgie et des deux Carolines, n’est pas rare dans les jardins. HyprAnGEA commun. — //ydrangea arborescens Linn. — Bot. Mag. tab. 437. — Müil. Ic. tab. 251. — Schk. Handb. tab. 119. — Lamk. Il. tab. 350, fig. 1. — Fydrangea fru- tescens Mœnch. Meth. — 4: À FEUILLES PRESQUE GLABRES. — //ydrangea arbo- rescens vulgaris Sering. in De Gand. Prodr. — Feuilles glabres excepté en dessous aux nervures. — f:4A FEUILLES DiscoLOoRES. — }/ydrangea arborescens discolor Sering 1. ce. — Feuilles légèrement veloutées et blanchîtres en dessous. Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou elliptiques, arrondies ou subcordiformes à la base, acuminées, grossement dentelées, glabres en dessus, plus ou moins pubérules ou velcutées en des- sous. Cymes pubérules, subfastigiées, divariquées. Fleurs dif- formes nulles ou peu nombreuses , à 2-4 pétales obovales, obtus, entiers. Boutons des fleurs fertiles subglobuleux. Buisson atteignant ( en Amérique) 6 à 8 pieds de haut (sous- arbrisseau presque herbacé dans les jardins des environs de Paris). Feuiiles longues de 3 à 4 pouces, larges de 2 à 2 ‘|: pouces, tres-minces , d’un vert gai; petiole long de 4 à 18 lignes , grêle. Cymes larges de 3 à 4 pouces. Fleurs stériles (le plus souvent nulles ) larges de 4 à 6 lignes. Cette espèce, indigène dans les montagnes des États-Unis, se cultive fréquemment comme plante d'ornement. HYDRANGÉA À FEUILLES CORDIFORMES. — //ydrangea cordata Pursh , Flor. Amer. Sept. — Wats, Dendr. Brit. tab. 42. — Hydrangea vulgaris Michx, Flor. Amer. Bor. Feuilles suborbiculaires, ou ovales-elliptiques, ou ovales, acuminées, grossement et inégalement dentelées, profondément FAMILLE DES CUNONIACÉES,. 97 cordiformes à -a base, très-glabres aux 2 faces. Cymes pubérules, fastigiées , non-divariquées. Fleurs difformes peu nombreuses ou nulles. Boutons des fleurs fertiles subglobuleux. Buisson s’élevant plus haut que le Æydrangéa commun (à peine ligneux à la base, dans les jardins des environs de Paris). Feuilles longues de 3}, à à pouces, larges de 3 */, à 4°], pouces, membranacées, d’un vert gai en dessus, pâles en dessous; pétiole long de 4 à 12 lignes. Cymes larges de 3 à 4 pouces. (Nous n'avons point observé de fleurs difformes.) Styles 2, épais, coniques. b) Fleurs en panicule subthyrsiforme ou oblongue, dense, ires-ample , feuillée à la base ; pédoncules secondaires bi- partis ou bifides : chaque bifurcation terminée à son som- met par À ou 5 grandes fleurs difformes, stériles ; fleurs fertiles en cymules trichotomes , subsessiles , dichotoméaires et aliernes le long des bifurcations ; pédicelles accompagnés chacun d’une bractéole caduque, minime, subulée. Feuilles profondément sinuées-lobées (presque palmées ; les florales beaucoup plus petites , indivisées): lobes sinuolés-denticules. HyYDRANGÉA à FEUILLES LOBÉES. — //ydrangea quercifolia Bartr. lun. ed. germ. p. 366, tab. 7. — Bot. Mag. tab. 975. Feuilles subrhomboïdales, cunéiformes à la base, 5-lobées : les jeunes laineuses-subferrugineuses aux 2 faces; les adultes glabres en dessus, floconneuses en dessous ; lobes oblongs, ou triangulaires , acuminés , sinuoles-denticulés , souvent tricuspidés au sommet. Pétales des fleurs difformes suborbiculaires ou ob- ovales, tres-obtus, entiers. Arbrisseau haut de 3 à 5 pieds. Jeunes pousses recouvertes d’un duvet ferrugineux très-épais. Feuilles membranacées , mais fermes , d’un vert foncé en dessus, pâles en dessous (nervures couvertes d’un duvet plus ou moins ferrugineux), longues de 4 à 7 pouces, sur autant de large, ou un peu moins larges que longues ; pétiole long de 1 à 2 pouces, lameux. Panicule laineuse , longue de ‘/, à 1 pied. Feuilles florales longues de 3 à 4 pouces, obovales où oblongues-ohovales, sinuolées - denticulées , tricus- 28 CLASSE DES SUCCULENTES, pidées (rarement réduites à 2 bractées obovales, entières, beau- coup plus courtes que les pédoncules secondaires ). Fleurs stériles larges de 6 à 12 lignes, d’abord blanches , puis roses, marces- centes. Fleurs fertiles petites : pédicelles filiformes, un peu plus longs que les fleurs. Styles 2, courts, divergents. Stigmates glo- buleux , épais. Cetie plante magnifique , origimaire de la Floride , supporte en pleine terre les hivers du nord de la France; mais elle n’y produit jamais de fruits. Le terreau de bruyère est indispensable à sa culture ; on la multiplie de marcottes. Genre ADAMIA.— Ædamia Wallich. Calice adhérent, 4-denticulé. Pétales 5. Etamines 10. Ovaire semi-supère. Styles 5. Stigmates claviformes, subbi- lobés. Baie couronnée par les dents du calice, subquinqué- loculaire, polysperme. Graines petites, pyriformes, striées. L'espèce dont nous allons traiter constitue à elle seule le genre. ADamrA À BAIES BLEUES. — Ædamia cyanea Wall. Tent. Flor. Nep. p. 46, tab. 36.— Hook. in Bot. Mag. tab. 3046. Arbrisseau très-rameux, paniculé , haut de 3 à 4 pieds. Tige faible, couverte d’une écorce spongieuse, blanchôtre, slabre. Rameaux subtétragones, glabres. Ramules jeunes et feuilles pu- bescentes. Feuilles opposées, étalées, rapprochées , lancéolées, acuminées aux deux bouts, dentelées : dentelures pointues , incli- nées; pétiole long de 1 pouce. Panicule grande, corymbiforme, plus courte que la dernière paire de feuilles : ramifications op- posées , subtrichotomes. Bractées nulles. Fleurs très-nombreuses, d’un bleu tirant sur le rose. Dents calicinales petites, ovales, pointues, étalées. Pétales lancéolés, pointus, trinervés, étalés. Étamines de la Jongueur de la corolle. Filets subulés, bleuâtres. Anthères grandes, ovales. Baies globuleuses, glabres, d’un bleu vif, de la grosseur d’un pois. Cet arbrisseau élégant, originaire du Népaul, où il porte le FAMILLE DES CUNONIACÉES. 20 nom de Bansouk , est cultivé depuis quelques années au Jardin de Kew. V° TRIBU. LES ESCALLONIÉES. — £CALLONIEÆ De Cand. Prodr. Feuilles alternes, non-stipulées, simples, pétiolées, dente- lées. Pétales 5 (rarement 6), imbriqués ou valvaires en préfloraison. Etamines en même nombre que les pétales. Opaire plus ou moirs adhérent (rarement libre), 2- ou 3-loculaire. Style indivisé. Stigmate biparti, ou capitellé et 2- 5-lobé. Capsule 1- 5-loculaire, 2- ou S-valve, septicide, polvsperme ( par exception olisosperme ). — Fleurs blanches ou rouges, disposées en grappe , ou en panicule, ou en cyme corymbiforme. Genre ESCALLONIA. — Æscallonia Mutis. Calice turbiné, pentagone , adhérent, 5- (rarement 6-) denté, ou b-lobé. Pétales 5 (rarement 6) , spathulés, insérés à la gorge du calice : onglets larges, dressés ; lames étalées. Étamines 5 (rarement 6); anthères obtuses aux 2 bouts, bi- fides à la base. Disque épigyne. Ovaire 2- (rarement 5-) lo- culaire , adhérent presque jusqu’au sommet; ovules suspen- dus. Style indivisé, terminal. Stigmate entier, ou bilobé, ou biparti. Capsule polysperme, couronnée , nutante, sè- che, ou légèrement drupacée, incoiplétement 2- ou 5-lo- culaire, indéhiscente au sommet, bivalve de la base jusque vers le milieu. Graines minimes, suspendues, striées longi- tudinalement. Arbres, ou arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux. Feuilles pen- ninervées, dentelées, coriaces, persistantes. Fleurs blanches, ou rouges, bractéolées, terminales, solitaires, ou disposées en cyme , ou en panicule. 30 CLASSE DES SUCCULENTES. Les Escallonia méritent d’être cultivés à cause de la beau- té de leurs fleurs. On en connait trente-cinq espèces, toutes indigènes dans l'Amérique méridionale, soit équatoriale, soit extra-tropicale. Dans les contrées voisines de l’équateur, situées dans la partie occidentale de l'Amérique, les Escal- lonia croissent à la hauteur de 1,100 à 2,460 toises, et y con- stituent, d’après les observations de MM. de Humboldt et Bonpland , une région végétale particulière, avec les Chênes et les #Vintera. Au Chili et à la terre de Magellan, plusieurs espèces croissent au niveau même de la mer. Les espèces observées au Brésil par M. Aug. de Saint-Hilaire, habitent aussi des régionsassezélevées pour que les produits coloniaux n'y réussissent plus. Voici les espèces les plus notables : EscaLLONIA A FLEURS ROUGES. — Escallonia rubra Pers. Ench.— Hook. in Bot. Mag. tab. 2890.— Stereoxylon rubrum Ruiz et Pay. Flor. Peruv. tab. 236, fig. b. Presque glabre. Rameaux dressés : les jeunes couverts de poils glanduleux. Feuilles obovales-oblongues , acuminées, dentelées, ponctuées en dessous. Pédoncules 2-7-flores, bractéolés. Lobes calicinaux denticulés. Pétales spathulés. Cette espèce, indigène dans les montagnes du Chili, se cultive dans les collections d’orangerie. EscazLontA Nain. — Escallonia humilis Aug. Saint-Hil. Flor. Brasil. Merid. vol. 3, p. 87. Feuilles courtement pétiolées, cunéiformes-ohovales, ou ob- longues-obovales, très-obtuses, courtement cuspidées , dentelées au sommet, médiocrement rugueuses, glabres. Panicule très- courte, simple. Galice parsemé de poils épars : denis allongées, lincaires , pointues , glanduleuses aux bords. Sous-arbrisseau peu rameux , haut d’environ 2 pieds. Feuilles longues de 1 à 1 ‘/2 pouce, larges de 4 à 6 lignes , cartilagineuses aux bords. Calice rougeâtre. Corolle pourpre. M. Aug. de Saint-Hilaire a trouvé cette espèce au Brésil , dans les hautes moutagnes de la province des Mines. FAMILLE DES CUNONIACÉES. 31 EscazLonrA FAUSSE AIRELLE. — Æscallonia vaccinioides Aug. Saint-Hil. L. c. p. 87. Feuilles obovales-oblongues, cunéiformes à la base, mucronées, très-obtuses , denticulées, glabres, pontuées de noïr en dessous. Fleurs en grappe ou en panicule. Calice glabre : dents distantes, triangulaires , courtes, léyèrement glanduleuses aux bords. Cap- sule à peu près aussi longue que le style. Grand arbrisseau rameux. Feuilles longues de 1 à 1 ‘/, pouce, larges de 3 à 5 lignes. Panicule courte, feuillée à la base. Fleurs longues de 2 à 3 lignes; pédicellés souvent 3-bractéolés. Calice libre presque jusqu’à son milieu. Pétales 2 fois plus longs que le calice, trèsobtus, glabres, blancs. Capsule subhémisphérique. Cette espèce a été trouvée par M. Aug. de Saint-Hilaire au Brésil , dans la province des Mines. EscarzLonrA Faux SpiRéa. — Escallonia spiræoides Aus. Saint-Hil. 1. c. p. 8# Feuilles chovales, ou oblongues-obovales , subcunéiformes à la base, obtuses , dentelées au sommet, mucronées ; glabres , ponc- tuées en dessous. Panicule allongée, rameuse. Galice glabre : dents très-distantes, très-courtes, triangulaires, glanduleuses aux bords. Capsule obovale-globuleuse, plus longue que le style. Feuilles écartées , longues de 15 à 20 lignes, sur 9 lignes de large. Panicule lâche, feuillée à la base. Fleurs longues de 9 à 3 ne Pétales glabres , blancs. Cette espèce a élé trouvée par M. Aug. de Saint-Hilaire, au Brésil , dans la province de Rio- Grande. EscarLonia DE SELLOw. — Escallonia Sellowiana Aug. Saint-Hil. L. c. p. 88. — Æscallonia resinosa var. Cham. et Schlecht. in Linnæa, v. 1, p. 545. Feuilles cunéiformes-oblongues ; ou lancéolées , où presque linéaires, obtuses ou un peu pointues, doublement dentelées au sommet, glabres, ponctuées en dessous , non-visqueuses. Panicule simple ou composée. Galice glabre : dents très-coùrtes, larges, non-glanduleuses. 99 CLASSE DES SUCCULENTES. Ramules grèles, étalés. Feuilles longues d’enviren 18 lignes, sur O lignes de large. Panicules ou grappes très-courtes. Fleurs longues d'environ 4 lignes. Pétales glabres , blancs. Cette espèce croît dans la république Cis-Platine. EscaLLONIA RÉSINEUx. — Æscallonia resinosa Pers. Ench. — Stereoxylon resinosum Ruiz et Pav. Flor. Peruv. tab. 235. Rameaux dressés. Ramules résineux. Feuilles oblongues-ob- ovales, peu rétrécies à la base, subsessiles, bordées de dents glanduleuses. Panicules pauciflores. Lobes calicinaux très-entiers. Pétales obovales-oblongs. Style persistant, à peine plus long que la capsule. Gette espèce, tres-voisine de la precédente, croît dans les hautes Andes du Pérou ; on la possède dans les collections d’orangerie. EsGALLONIA MULTIFLORE. — Escallonia floribunda Sellow, ex Chamiss. et Schlecht. in Linnæa, 1, p. 543. — Aug. Saint- Hil. L c. p. 89. — ÆEscallonia bifida Yink et Otto, Abbild. tab. 23. — Escallonia montevidensis De Cand. Prodr. Feuilles, oblongues, cunéiformes à la base, obtuses, ou rétuses, dentelées , glabres. Panicules simples, subcorymbiformes. Calice olabre : dents glanduleuses aux bords ainsi que les bractées. Arbrisseau haut de 8 à 10 pieds, grèle, très-rameux. Feuilles recouvrantes, longues d’environ 3 pouces, sur 9 lignes de large. Panicules longues de 1 à 4 pouces , lâches ou denses, feuillées à la base. Fleurs longues d’environ 5 lignes. Pétales blancs. Cette espèce, qu’on cultive depuis plusieurs années dans les jardins , croît aux environs de Monié-Vidéo , et au Brésil méri- dional. Elle résiste en plein air aux hivers des environs de Paris, et se recommande par son port élégant, ainsi que par la longue durée de sa floraison. EscazLoNIA FARINEUx. — Escallonia farinosa Aug. Saint- Hil, Flor. Brasil. Merid. vol. 3, p. 90 Feuilles cunéiformes-obovales, obtuses, courtement mucronées, farineuses et ponctuées aux 2 faces. Panicules simples, très-courtes. Capsule subhémisphérique, incluse, plus longue que le style. FAMILLE DES CUNONIACÉES. 29 Tige frutescente. Rameaux et ramules farineux. Feuilles longues de r “2 à 2 ‘2 pouces, larges de 4 à 10 lignes. du Cette espèce a été observée par M. Aug. de Saint-Hilaire au Brésil, dans la province de Saint-Paul. EscazLonra piscocore. — Escallonia discolor Vent. Malm. tab. 54. | Ramules légèrement pubescents. Feuilles cunéiformes-lancéo- lées, légèrement crénelées , discolores en dessous et poilues à la côte. Panicules muluflores. Galice pubérule. Pétales obovales. Style conique , très-court. Cette espèce habite les Andes de la Nouvelle-Grenade. EsCALLONIA GRISATRE. — Éscallonia canescens Aug. Sant- Hi. 1. c. tab. 181. Feuilles oblongues-obovales, ou oblongues-elliptiques, obtuses, denticulées-spinelleuses au sommet, mucronées, cotonneuses-in- canes en dessous. Grappes denses, rameuses à la base. Calice cotonneux : denis allongées , subulées, non-glanduleuses. Capsule subovale. Arbrisseau haut de 4 à 5 pieds, peu rameux. Feuilles longues de r ‘/ à 3 pouces, larges de r pouce. Grappes sessiles, dressées, denses. Fleurs courtement pédicellées, tribraciéolées, longues d’environ 3 lignes. Galice cotonneux. Pétales blancs. Cette espèce a été trouvée par M. Aus. de Saint-Hilaire au Brésil, dans les montagnes des environs de la ville de Saint-Paul, Genre ANOPTÈRE, — Anopterus Labill. Tube calicinal turbiné , adhérent par la base; limbe à 6 lobes pointus, persistants, Pétales 6, insérés au calice. Kta- mines 6, plus courtes que les pétales. Style court. Stigmate bifide. Capsule oblongue, 1-loculaire, bivalve, déhiscente de haut en bas ; placentaires marginaux. Graines ovales,com- primées , ailées au sommet. L'espèce suivante constitue à elle seule le genre : BOTANIQUE, PHAN. T, y. C1 d4 CLASSE DES SUCCULENTES. ANOPTÈRE GLANDULEUX — Anopterus glandulosa Vabill. Nov. Holl. 1, tab 112. Arbuscule tres-glabre. Feuilles alternes ou subopposées, ovales- oblongues, rétrécies aux 2 bouts, subsessiles, coriaces, bordées de dents calleuses. Grappes simples, terminales, solitaires, ou réunies 2 à 4. Fleurs blanches. Cette plante , indigène à la terre de Diémen, se cultive dans les collections d’orangerie. Genre ITÉA. — Jiea Linn. Calice persistant, campanulé, 5-fide, inadhérent : segments lancéolés-subulés : sinus obtus. Pétales 5 , linéaires, dressés, insérés à la gorge du calice, valvaires en préfloraison. Eta- mines 5, plus courtes que les pétales ; filets capillaires; an- thères oblongues, bifides à la base. Ovaire oblong, 2-locu- laire. Style filiforme, court, indivisé. Stigmate bifide. Cap- sule biloculaire , comprimée , bisulquée, bivalve de bas en haut , polysperme. Graines bisériées, attachées aux bords rentrants des valves, Arbrisseau. Feuilles membranacées , alternes. Fleurs pe- tites, en grappes simples terminales subsessiles et quelquefois feuillées à la base; pédicelles non-bractéolés. L'espèce que nous allons décrire est la seule qu’on puisse rapporter avec certitude à ce genre. Tréa DE ViRGniE. — Jiea virginica Tinn. — Lamk. Il. r, tab. 147, fig. 1. — Loisel. in Duham. ed. nov. v. 6, tab. 9. — L’hérit. Surp. 1, p. 138. — Wats. Dendr. Brit. tab. 12. Buisson haut de 3 à 6 pieds. Branches grêles , verdâtres , effi- lées, flexibles. Ramules pubérules : les florifères courts, presque horizontaux, alternes-distiques. Feuilles oblongues, ou lancéolées- vblongues, ou lancéolées, courtement acuminées , finement den- ticulées , glabres et d’un vert gai en dessus, pâles et légèrement pubescentes en dessous , longues de 1 à 3 pouces, larges de 6 à 12 lignes; pétiole long de 2 à 5 lignes. Grappes solitaires, dressées, spiciformes, pubérules, assez denses, longues de 2 FAMILLE DES CUNONIACÉES. 55 à 4 pouces : pédicelles alternes, subhorizontaux, plus courts que les fleurs. Fleurs longues d’environ 3 lignes. Pétales puhescents en dessus, 3 fois plus longs que le calice. Ovaire pubescent. Cet arbrisseau abonde dans les États-Unis, au bord des fossés et des ruisseaux , depuis la Géorgie jusqu’à la Pensylvanie; en Europe on le cultive fréquemment dans les jardins, en terre de bruyère ; il fleurit au commencement de l’été. Genre CYRILLA. — Cyrilla Linn. Calice petit, 5-parti, subturbiné, adhérent par la base. Pétales 5 , insérés au fond du calice, valvaires en préflorai- son. Étamines 5, plus courtes que les pétales : anthères bifides à la base. Style court, épais, renflé au milieu, com- primé et bifide au sommet. Stigmates obtus. Baie sèche, bi- loculaire : logesmonospermes. Graines suspendues à de courts funicules. Feuilles alternes, coriaces, très-entières , courtement pé- tiolées.Grappes simples, spiciformes, aphylles,subverticillées au sommet des ramules de l’année précédente ; pédicelles dibractéolés. Fleurs petites, blanches. L'espèce que nous allons décrire constitue à elle seule ce genre, classé par la plupart des auteurs parmi les Éricinées, mais ayant la plus grande affinité avec l’tea. CyRILLA A GRAPPES. — Cyrilla racemiflora Linn. — Bot. Mag. tab. 2456. — Jacq. Ie. Rar. 1 , tab. 47. — Cyrilla caro- liniana Michx. Flor. Amer. Bor. — fiea Cyrilla Linn. Spec. Buisson atteignant jusqu’à 15 pieds de haut. Rameaux et ra- mules verticillés. Ramules anguleux. Feuilles lancéolées-oblon- gues, ou spathulées, ou oblongues-obovales, obtuses, très-glabres, réticulées et d’un vert foncé en dessus, lisses et presque blan- châtres en dessous, longues de 1 ‘4 à 2 :/, pouces, larges de 10 lignes ; pétiole long de 3 à 4 lignes. Grappes grêles, pendantes, longues de 2 à 3 pouces. Pédicelles plus courts que les fleurs. Pétales 3 fois plus longs que le calice. Cette espèce croît dans le midi des États-Unis , aux bords des 36 CLASSE DES SUCCULENTES. étangs et des ruisseaux; elle fleurit en été; son port est trèes- élégant, mais on la voit rarement dans nos jardins, parce qu’elle ne résiste guère aux hivers du nord de la France. « L’écorce extérieure de la base des troncs des vieux Cyrilla, » dit Elliot, est extrêmement légère et friable; elle absorbe » si bien l'humidité, qu’on peut s’en servir en guise d’Aga- » ric ou de toute autre substance styptique. Froissée entre les » mains, elle produit une sensation semblable à celle que fait » éprouver un liquide fortement astringent; c’est un fort bon » remède pour cicatriser les blessures et ulcères. » SOIXANTE-HUITIÈME FAMILLE. LES SAXIFRAGÉES. — SAXIFRAGEÆ. ( Saxifrageæ Juss. Gen. (excl. genn. quibusd. ) — Saxifrageæ R. Br. in Frankl. Narrat. p. 765. — Bartl. Ord. Nat. p. 311. — Saxifra- gacearum trib. 5 (Saxifrageæ) De Cand. Prodr. v. 4, p. 17. — Cfr. Francoaceæ Juss. fil. in Annal. des Scienc. Nat. série 2, v. 3.) Les Saxifragees, en général peu importantes sous le rapport de l'utilité, offrent une foule de plantes d’a- grément que leur port nain et touffu, ainsi que l’ex- trême délicatesse de leurs fleurs, rendent précieuses aux amateurs. Les racines de quelques espèces sont plus ou moins astringentes. On connaît environ deux cents espèces de cette fa- mille : la plupart font l’ornement de la Flore arctique, ou desrégionsalpines del’hémisphère septentrional,dont elles composent souvent presque à elles seules toute la végétation phanérogame. Les Saxifragées manquent dans les contrées chaudes de la zone équatoriale. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes terrestres , le plus souvent vivaces. Tiges inar- ticulées, ordinairement cylindriques, souvent aphylles. Feuilles éparses (rarement opposées), simples (rare- ment composées), très-entières , ou dentelées, ou cré- nelées, ou lobées, ou palmatiparties, ou pennatifides, sessiles, ou rétrécies en pétiole, non-stipulées (par ex- ception stüpulées), très -souvent plus ou moins char- nues. Fleurs hermaphrodites, régulières (par exception ir- régulières ), blanches, ou moins souvent soit jaunes, 38 CLASSE DES SUCCULENTES. soit rougeâtres , terminales, le plus souvent disposées en grappe simple ou composée, ou en panicule, ou en cyme. Calice plus ou moins adhérent, ou inadhérent, 4- ou 5- lobé ou denté, persistant, ou marcescent ; éstiva- tion imbricative. Disque adné au fond du calice ou au sommet de l’o- vaire. Pétales (rarement nuls) insérés au disque, en même nombre que les segments calicinaux, Imterpositifs, cour- tément onguiculés, marcescents, ou caducs; éstivation imbricative, ou quelquefois valvaire. Étamines imsérées au disque, en nombre double des segments calicinaux (rarement en nombre quadruple des segments calicinaux et alternativement stériles), ou moins souvent en même nombre que les segments ca- licimaux et insérées devant ces derniers (par exception en même nombre que les segments calicinaux et insérées deyant les pétales ), libres. Anthères suborbiculaires, ou ovales, à 2 bourses longitudinalement deshiscentes (par exception à une seule bourse ). Pistil : Ovaire à 2 (rarement 3-5) coques libres au som- met, aautantdelogesqu’il y a de coques, ou moins souvent soit à loges incomplètes, soit à une seule loge ; placen- taires multiovulés, adnés aux bords infléchis des valves, axiles lorsque les loges sont complètes , pariétaux lors- que les loges sont mcomplètes. Styles 2-5 (le plus sou- vent 2), libres, persistants. Stigmates subglobuleux. Péricarpe capsulaire, polysperme, 2- ou mois sou- vent 1- loculaire ( rarement 3-5- loculaire ), 2-5-cé- phale, septicide (coques déhiscentes au - dessous du sommet par la suture antérieure), ou rarement locu- licide. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES, 39 Graines en nombre indéfini, inarillées , souvent ré- ticulées, ou striées longitudimalement, ou rugueuses. Périsperme charnu. Embryon axile, rectiligne, court : radicule appointante. La famile des Saxifragées se compose comme suit : Ie TRIBU. LES SAXIFRAGÉES VRAIES. — SAXIFRAGEÆ VERÆ Nob. Étamines en méme nombre que les sesments du calice, ou plus souvent en nombre double des segments du calice, toutes fertiles, de lonsueur égale. Styles ? (rarement 3-5), terminaux. Déhiscence septicide. Saxifraga Linn. ( Leiogyne, Gymnopera et Micran- thes Don ; Roboons Haw. Diptera Bork.) — Zeptar- rhena R. Br. — Bergenia Mæœnch. ( Geryonia Schrank ; Megasea Haw.)—ChrysospleniumTourn.—Mitella Tourn. — Tellima R. Br. — Drummondia De Cand.— Tiarella Linn. — Astilbe Hamilt. — Moteia Decaisne. — Heu- chera Linn. — Donatia Forst.— Lepuropetalum Elliot. — V'ahlia Thunb. II TRIBU. LES FRANCOACÉES. — FRANCOACEÆ Juss. fil. Etamines en nombre quadruple (rarement quintuple ou sex- tuple) des segments calicinaux (16 -24), alternativement stériles : les stériles beaucoup plus courtes que les fer- tiles. Un seul style, très-court, infra-apicilaire. Déhis- cence loculicide. Francoa Cavan. — Tetilla de Cand. 40 CLASSE DES SUCCULENTES. T° TRIBU. LES SAXIFRAGÉES VRAIES. — SAXI- FRAGEÆ VERÆ Nob. ( Saxifragacearum trib. V ( Saxifiageæ ) De Cand. Prodr. Calice inhadhérent ou plus ou moins adhérent, à 4 ou 5 divisions plus ou moins profondes. Étamines en méme nombre que les segments calicinaux , ou plus souvent en nombre double des segments calicinaux , toutes fertiles. Ovaire 1- loculaire ou plus souvent 2- loculaire (rare- ment 5-5-loculaire). Styles 2 (rarement 3-5), termi- naux. Stigmates capitellés ou obliquement tronques. Capsule septicide. Genre SAXIFRAGE. — Saxifraga Linn. Calice semi-adhérent et 5-fide, ou inadhérent et 5-parti, persistant. Pétales 5, courtement onguiculés, ou sessiles, entiers, quelquefois inégaux. Etamines 10, insérées alterna- tivement devant les pétales et les segments du calice : filets claviformes ou subulés, capillaires; anthères cordiformes ou suborbiculaires. Disque hypogyne (lorsque l’ovaire est libre), ou périgyne, ou épigyne, annulaire, ou laminaire. Ovaire 2- loculaire, souvent dicéphale. Styles 2, d’abord dressés, di- vergents après l’anthèse. Stigmates capitellés ou oblique- ment tronqués. Capsule libre, ou semi-adhérente, dicéphale, ou biacuminée, 2-loculaire, déhiscente entre les 2 styles soit par une ouverture circulaire , soit plus ou moins profondé- ment par la suture antérieure des coques ; cloisons placenti- fères. Graines petites, très-nombreuses, ovales, ou oblon- gues, ponctuées, ou tuberculeuses. Herbes annuelles ou vivaces, le plus souvent basses et touf- fues. Tiges florifères souvent aphylles. Feuilles alternes (ra- rement opposées), très-entières, ou dentées, ou crénelées, ou lobées, ou palmatifides, souvent un peu charnues ou coriaces. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 41 Fleurs solitaires-subterminales, ou plus souvent en panicule, blanches, ou jaunes, ou rougeûtres. Ce genre renferme, à lui seul les trois-quarts des Saxifra- gées connues , car on en compte près de cent cinquante es- pèces. La plupart croissent dans les régions alpines et po- laires de l'hémisphère septentrional, et surtout dans l’ancien continent. Nous ne pouvons décrire ici que les Saxifrages cul- tivées pour l'agrément; on les plante souvent en bor- dures, en glacis, ou sur les rochers artificiels; en géné- ral , elles aiment les expositions fraiches et humides; tou- tefois, plusieurs espèces ne s’iccommodent que des localités sèches et découvertes. SECTION I. Calice inadhérent. Capsule vésiculeuse, membranacée, fine- ment nerveuse, beaucoup plus grande que le calice. Péta- les onguiculés, non-calleux à la base, étroits. A. Calice réfléchi. Filets des étamines élargis supérieurement, subulés aux 2 bouts. — Racine vivace, poussant un grand nombre de souches dressées ou ascendantes, garnies à leur. sommet d’une rosette de feuilles planes , persistantes, lon- guement pétiolées : péliole aplati. Tiges florifères grêles, aphy les, dressées. Fleurs blanches, disposées en panicule: ramifications éparses , distantes, munies à leur base d'une courie braclée. Bractéoles des pédicelles minimes. a) Pétalesinégaux , parsemés en dessus de points scabres ;les 2 péta- les inférieurs plus grands, déclinés de méme que les styles; les 3 supérieurs plus petits, ascendants. — Racine stolonifère. Feuilles un peu épaisses mais non coriaces et sans rebord cartilagineux. Pa- nicule t'ès-läche, composée de cymules pauciflores : pédicelles in- clinés avant l’anthèse. SAXIFRAGE SARMENTEUSE. — Saxifraga sarmentosa Lin. fil. — Bot. Mag. tab. 92. — Saxifraga stolonifera Jacq. Ic. 49 CLASSE DES SUCCULENTES. Rar. 1, tab. 80. — Saxifraga ligulata Murr. in Comm. Gætt. 1761, p. 26, tab. 1. — Lisularia sarmentosa Haw. Enum. Racine stolonifere. Feuilles orbiculaires, ou cordiformes-orbi- culaires, ou subréniformes, inégalement crénelées ou sinuolées, légèrement poilues aux 2 faces; pétioles et hampes presque lai- neux. Pétales lancéolés : les 2 inférieurs 3 fois plus longs que les étamines. Souches courtes, épaisses. Feuilles larges de 1 1/2 à 3 pouces, d’un vert sombre, souvent marbrées de rouge, parsemées de poils-courts , roïdes, apprimés , enflés. à la base : les jeunes vio- lettes en dessous ; pétioles longs de 3 à 4 pouces, engaïnants par la base, couverts (ainsi que la partie inférieure de la hampe ) de poils laineux de couleur roussâtre; crénelures larges, mucronulées. Hampe longue de 6 à 12 pouces (y compris la paricule ). Panicule pubérule, glanduleuse. Pédicelles filiformes , allongés. Cette espèce est indigène en Chine et au Japon. b) Fleurs régulières. Pétales pêuits , obovales, onguiculés, parsemes en dessus de points scabres rougedires , maculés de jaune à la base. Panicule pubescente-glanduleuse, très-läche, composée de cymes ir- régulières nutantes avant l’anthèse. Feuilles cortaces, cartilagi- neuses aux bords et offrant un point transparent au dessous du som- met de chaque dentelure ou crénelure; pétioles et partie inférieure de la hampe ordinairement hérissés de poils crépus , non-slanduleux. Racine non-stolonifère. SAXIFRAGE A FEUILLES RÉNIFORMES.— Saxifraga Geum Linn. — Engl. Bot. tab. 1561. — Reichenb. Plant. Cnit. fig. 847 et 849. — Lapeyr. Flore des Pyren. tab. 24. Feuilles réniformes ou réniformes-orbiculaires , rétuses, pro- fondément crénelées , parsemées aux 2 faces de poils courts; pé- tiole linéaire, hérissé, 3 à 4 fois plus long que la lame. Souches assez épaisses, hautes de 3 à 4 pouces. Feuilles larges de ï à 1 ‘Ja pouce, ordinairement un peu moins longues que larges; crénelures très-obtuses où mucronulées ; pétiole étroit, long de 2'à 4 pouces. Hampes longues de 6 à 12 pouces (y com- pris la panicule ). Sépales oblongs , obtus, 2 fois plus courts que les pétales. Pétales blancs, à peine longs de 1 ligne. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 45 Cette espèce croit dans les endroits humides des Alpes et des Pyrénées , ainsi qu’en Irlande. SaxrrrAGE nérissée.— Suxifraga hirsuta Linn.— Enel. Bot. tab. 2322. — Reichenb. Plant. Crit. fig. 842. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 23.— Saxifraga polita Link, Enum.— Reichenb. Plant, Crit. fig. 848 (var.) — Saxifraga elegans Mack. — Reichenb. I. c. fig. 846 ( var.) — Saxifraga dentata Link, Enum. (var. ) Feuilles elliptiques, ou elliptiques-obovales, ou suborbiculaires, cunéiformes ou arrondies ou légèrement cordiformes à la base, rétuses, ou tronquées, où pointues, profondément crénelées ou dentées, glabres aux 2 faces, ou parsemées de poils en dessous ; pétiole linéaire, hérissé, 2 à.3 fois plus long que la lame. Souches longues de r à 2 pouces. Feuilles longues de 10 à 15 lignes, ordinairement moins longues que larges; crénelures arrondies ou triangulaires. Hampes longues de 1 pied et plus. ® Cymules 5-20-flores. Pédicelles filiformes , plus ou moins allongés. Cette espèce croît dans les mêmes contrées que la précédente. SAxIFRAGE Micnonnerre. — Saxifraga umbrosa Linn. — Engl. Bot. tab. 663. — Reichenb. Ic. Plant. Crit. fig. 841. — Mall. Ie. tab. 147, fig. 2. Feuilles obovales, ou elliptiques-obovales, ou suborbiculaires, tronquées au sommet, rétuses, profondément crénelées ou dentées, slabres, décurrentes sur le pétiole; pétiole marginé, élargi au sommet, cilié, ordinairement plus court que la lame. Espèce très-semblable à la précédente. Feuilles souvent mar- brées de violet en dessous. Geite Saxifrage, qui habite les régions subalpines de presque toute l’Europe, est l’une des plus communes dans les jardins. Les noms vulgaires de Mignonette et Amourette sous lesquels elle est connue, s'appliquent également aux deux espèces précédentes. SAXIFRAGE À FEUILLES GUNÉIRORMES. — Saxifraga cuneifolia Lainn. — Sturm, Deutsch. Flor. fase. 35, — Waldst. et Kit. Plant. Rar. Hung. tab. 44. 44 CLASSE DES SUCCULENTES. Souches décombantes ou ascendantes. Feuilles spathulées , ou obovales , ou obovales-orbiculaires , cunéiformes à la base, sinuo- lées-crénelées, souvent tronquées au sommet , tres-glabres ; petiole plane, élargi au sommet , glabre, ordinairement plus long que la lame. Panicule tres-lâche : cymules pauciflores. Plante plus petite dans toutes ses parties que les deux précé- dentes. Feuilles papilleuses en dessus , ordinairement rouges en dessous. Pédicelles presque capillaires. Cette espèce croît dans les Alpes et les Pyrénées. Elle est fort touffue et se multiplie très-vite, ce qui la rend propre à ganir des glacis ou des rocailles. De même que les espèces précédentes, elle aime une exposition fraiche et ombragée. c) Fleurs régulières. Pétales peus, lancéolés , ponctués de jaune a la base. Panicule lâche, composée de cymes muluflores , trichotomes , subpyramidales , non-penchées avant la floraison. Feuilles membra- nacées, non-Cartilagineuses aux bords, ponctuées au sommet de chaque dentelure. SAXIFRAGE A FEUILLES SINUOLÉES. — Saxifraga erosa Pursh, Flor. Amer. Sept. — Aulaxis nuda et Aulaxis micranthifolia Haw. Syn. Feuilles lancéolées , sinuolées-dentelées, pubérules aux 2 faces ; pétiole marginé, aplati, ordinairement plus court que la lame. Capsule à 2 coques libres presque dès la base. Souches courtes, feuillues, dressées. Feuilles longues de 3 à 6 pouces (y compris le pétiole ), d’un vert pâle. Hampe glan- duleuse, haute de 1 pied et plus. Fleurs petites, blanches. Cette espèce est origimaire des États-Unis. B. Calice non-réfléchi. Filets des étamines capillaires , non- dilaiés au sommet. — Racine vivace, non-stolonifere ; coliet non-allongé en souche. Feuilles non-persistantes, subcartilagineuses aux bords, submembranacées, planes, dentelées, ou crénelées : les radicales longuement pétiolées; les caulinaires peu nombreuses, très-écartées, à pétioles graduellement plus courts. Fleurs en panicule terminale, composée de cymules irrégulières. FAMILLE DES SAXITRAGÉES. 45 SAXIFRAGE A FEUILLES RONDES. — Saxifraga rotundifolia Linn. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 26. — Bot. Mag. tab. 424. — Müull. Le. tab. 141, fig. 1. — Saxifraga repanda Sternb. Rev. Saxifr. tab. 5 (var.) — Miscopetalum rotundi- folium Haw. Syn. Feuilles réniformes ou réniformes - orbiculaires, légèrement poilues en dessous : les radicales profondément crénelées ; les caulinaires incisées-dentées. Pétales lancéolés, ponctués, 2 fois plus longs que les segments calicinaux. Stigmates capitellés. Capsule 2-rostrée. Tige dressée, paniculée au sommet, haute de 1 à 2 pieds, poilue inférieurement , pubescente et glanduleuse supérieurement. Feuilles d’un vert foncé en dessus, souvent rougeâtres en dessous, subcartilagineuses aux bords : Les le larges de 1 ‘/: à 2 pou- ces; pétiole long de 2 à 4 pouces. Panicule multiflore, lâche, feuillée à la base. Pédicelles filiformes, dibractéolés. Pétales longs de 4 lignes, larges de 1 ligne, blancs, ponctués de violet et de jaune. Cette espece est commune dans les endroits ombragés des Alpes. Section II. Calice plus ou moins adhérent : limbe dressé ou étalé. Cap- sule presque recouverte par le calice. Pétales non-calleux à la base, larges, obtus. À, Racine annuelle ou vivace; colletnon-développéen souches persistantes. Tiges fewillées. — Feuilles lobées, non-co- riaces : les radicales longuement pétiolées, en rosette ; les caulinaires distantes. Pédoncules pauciflores. SAXIFRAGE A RACINE GRUMEUSE. — Savifraga granulata Linn. — Schk. Handb. tab. 110. — Flor. Dan. tab. ILE — Engl. Bot. tab. 500. Tige dressée, paniculée supérieurement. Feuilles pubérules aux 2 faces : les radicales et les caulinaires inférieures réniformes, très-profondément crénelées ; les supérieures cunéiformes, pal- 46 CLASSE DES SUCCULENTES. matifides. Pétales oblongs-obovales, 2 fois plus longs que le calice. Racine fibreuse, vivace, entremélée de tubercules globuleux de la grosseur d’un Pois. Tige dressée, haute de ‘/: à 2 pieds, peu feuillée, parsemée de courts poils glanduleux. Feuilles radi- cales larges de 10 à 15 lignes : pétiole étroit, canaliculé, cunéi- forme au sommet , long d’environ 2 pouces ; feuilles caulinaires divisées en 3 ou 5 lobes pointus. Galice campanulé, 5-fide : seg- ments oblongs, obtus. Pétales presque dressés, blancs, 3-ou 5-nervés. ; Cette espèce, connue sous les noms vulgaires de Perce-pierre, Casse-pierre, ou Rompt-pierre, est commune dans presque toute l'Europe, au bord des bois et sur les pelouses sèches. Les tuber- cules de sa racine, appellés grains ou semences de Saxifrage, passent pour apéritifs, diurétiques, et emmeénagogues. On cultive dans les parterres une variété de cette Saxifrage à fleurs doubles. B. Racine vivace, poussant un gazon de souches persis- tantes. Feuilles des souches marcescentes, ou persistantes, ordinairement roselées. a) Feuilles non-ponCtuées ni Coriaces , loutes Ou presque toutes palma- iifides : les inférieures longuement pétiolées ; pubescence composée de poils mous, articulés , ordinairement glandulifères. 1) Pétales onguiculés , presque dressés. SaxirRAGE Faux GéRanium. — Saxifraga geranioides Linn. — Gouan. Ill. p. 28, tab. 18, fig. 2. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 43. Feuilles des souches cordiformes-orbiculaires ou réniformes- orbiculaires, 5-ou 7-fides, peu nerveuses : lobes larges, oblongs- cunéiformes, subobtus, souvent trifides au sommet. Panicule subcorymbiforme, multiflore. Lobes calicinaux linéaires-lancéo- lés, pointus, dressés, plus longs que le tube, un peu plus courts que les styles. Pétales oblongs-ohovales, 3-nervés, 2 fois plus longs que les sépales. Plante couverie d’une pubescence glandulifère et visqueuse. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 47 Feuilles inférieures larges de 6 à 8 lignes, marcescentes , décur- rentes sur le pétiole : pétiole plus ou moins élargi; feuilles cau- linaires cunéiformes , 3-ou 5-fides : lobes linéaires. Tiges flori- fères dressées , longues de 5 à 8 pouces. Pétales longs de 5 à 6 lignes, 2 fois plus longs que les étamines. Cette espèce croit dans les Pyrénées. SAXIFRAGE PÉDATIFIDE. — Saxifraga pedatifida Ehrh. — Engl. Bot. tab. 2278. — Saxifraga ladanifera Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 42. — Saxifraga fragilis Schrank, Hort. Mo- nac. tab. 02. Cette Saxifrage , qui n’est peut-être qu’une variété de la précé- dente, en diffère par ses feuilles fortement nerveuses et à lobes linéaires , beaucoup plus allongés ; elle habite les Pyrénées , les Cévennes, et les Alpes d'Écosse. SAXIFRAGE ASCENDANTE. — Saxifraga adscendens Vahl. — Saxifraga aquatica Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 28 et 29.— Sternb. Rev. Saxifr. tab. 10, fig. 2. — Suxifraga petræa Gouan, Il. tab. 16, fig. 3 (non Linn.) Feuilles 3-ou 5-parties, suborbiculaires, décurrentes sur le pétiole, nerveuses : lobes incisés-dentés ou iifides , obtus, sub cunéiformes. Tiges floriferes ascendantes. Panicule lâche ou sub- corymbiforme. Segments calicinaux triangulaires-lancéolés, après l’anthèse plus courts que le tube. Pétales obovales, onguiculés, 2 à 3 fois plus longs que les pétales. Plante couverte d’une courte pubescence glanduleuse et vis- queuse. Feuilles inférieures larges de 8 à 15 lignes : pétiole or- dinairement large de 1 à 2 lignes. Pétales blancs ou jaunätres, longs de 3 à 4 lignes. Tige florifere ferme, haute de 8 à 15 pouces. Cette espèce croît dans les Pyrénées. SAXIFRAGE DU CAUCASE. — Saxifraga irrigua Marsch. Flor. Taur. Cauc.; Gent. Plant. Ross. 2, tab. 73. — Bot, Mag. tab. 2207. Feuilles 3-ou ñ-parties , réniformes-orbiculaires, ou suborbi- 48 CLASSE DES SUCCULENTES. culaires, décurrentes sur le pétiole : segments cunéiformes , 3-ou 5-fides : lobes 5-dentés ou incisés. Tige paniculée, dressée. Fleurs souvent éparses. Segments calicinaux linéaires-oblongs , obtus, mucronulés, dressés, 2 fois plus longs que le tube. Pétales oblongs-ohovales, onguiculés, 3-nervés, 2 fois plus longs que les sépales. Plante plus ou moins velue, visqueuse supérieurement. Feuil- les inférieures larges de 1 à 2 pouces : pétiole large d'environ 1 ligne. Tiges florifères hautes d'environ 1 pied, ordinairement rameuses dès la base. Pétales blancs , longs de 4 à 5 lignes. Cette espèce croît au Caucase, près des sources et des ruis- seaux. SAXIFRAGE DU Prémonr. — Saxifraga pedemontana Allion. Flor. Pedemont. tab. 21, fig. 6. — Saxifraga cymosa Waldst. et Kit. Plant. Hungar. Rar. tab. 88.— Saxifraga heierophylla Sternb. Rev. Saxifr. tab. 20, fig. 1 et 2. Feuilles 3-fides, cunéiformes , nerveuses : segments 2-ou 3-fi- des : lobes obtus. Tiges florifères presque nues, peu rameuses. Panicule subcorymbiforme. Segments calicinaux linéaires-lancéo- lés, pointus, 2 fois plus longs que le tube. Pétales oblongs- obovales , trinervés, onguiculés, 2 fois plus longs que les seg- ments calicinaux. Plante couverte d’une pubescence visqueuse très-courte. Sou- ches fermes, très-touffues. Feuilles larges de 4 à 5 lignes, en ro- settes très-denses : pétiole plane, large de 2 lignes ou moins. Tiges floriferes grèles, hautes de 3 à 4 pouces. Pétales blancs, longs de 5 à 6 lignes. Cette espèce croit dans les Alpes du midi de l’Europe. 2) Pétales sessiles , étalés. SAXIFRAGE A FEUILLES PALMÉES. — Saxifraga palmata Smith, Engl. Bot. tab. 455. — Saxifraga cæspitosa Flor. Dan. tab. 71. — Saxifraga petræa Roth, Flor. Germ. (non Linn.) — Saxifraga decipiens Ehrh. Beitr. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 23. — Saxifraga uniflora Sternb. Rev. Saxifr. Suppl. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 49 tab. o (var). — Saxifraga hiria Smith, Engl. Bot. tab. 2291. ( var.) Feuilles pubescentes, ou ciliées, ou presque glabres, cunéi- formes : celles des rosettes 5-0-fides ; celles des drageons et des tiges florifères 3-fides : segmenis linéaires ou linéaires-oblongs , obtus où mucronés; pétiole aplati, nerveux. Tiges simples ou rameuses , 3-0-flores au sommet. Segments calicinaux ovales ou elliptiques, obtus , ou mucronés. Pétales obovales ou elliptiques, 3-ou 5-nervés , 2 fois plus longs que les sépales. Plante très-touffue, plus ou moins velue, ou presque glabre. Feuilles inférieures larges de 4 à 10 lignes: pétiole large de 1 /, à 2 lignes. Tiges hautes de 4 à 5 pouces, pauciflores ou en panicule très-lâche. Corolle blanche , large d’environ 6 lignes. Cette espèce croit dans les montagnes d’une grande partie de l’Europe. SAX:FRAGE HYPNOÏDE. — Saxifraga hypnoides Linn. — Flor. dan. tab. 348. — Engl. Bot. tab. 454. — Lapeyr. Fiore des Pyrén. tab. 32. — Saxifraga platypetala Smith, Engl. Bot. tab. 2206. ( var.) Feuilles glabres ou pubérules, cunéiformes , peu nerveuses : celles des rosettes 5-fides ; celles des drageons et des tiges flori- fères 3-fides ou indivisées : sesments lancéolés ou linéaires, étroits, subulés-cuspidés. Tiges simples ou paniculées, 2-9- flores. Pétales-elliptiques ou obovales, obtus, 2 fois plus longs que les sépales et les étamines. Sépales triangulaires ou ovales- triangulaires , cuspidés. Plante presque glabre, ou pubérule et glanduleuse, très- touffue, poussant le plus souvent un très-erand nombre de dra- geons déjà avant la floraison, au sommet desquels se dévelon- pent, en automne, des rosettes de nouvelles feuilles d’abord recouvertes d’écailles membraneuses carénées. Feuilles des ro- seites larges de 4 à 6 lignes ; pétiole aplati, large de 1 ligne ou moins, peu nerveux. Corolle blanche, large de 4 à 5 lignes. Cette espèce croit dans les Alpes-Maritimes , dans les Basses- Pyrénées , ainsi qu’en Angleterre et en Allemagne. BOTANIQUE. PHAN. T. Ve 4 50 CLASSE DES SUCCULENTES. SAXIFRAGE A FEUILLES DE BUGLE. — Saxifraga ajugifolia Linn. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 3r. Souches grèles, décombantes. Feuilles cunéiformes , pubéru- les, presque innervées : celles des souches et des drageons 3-ou 5-fides : segrnents linéaires ou ovales, mucronulés ; celles des tiges floriferes souvent indivisées. Tiges florifères ascendantes, pauciflores. Sépales ovales, pointus, 2 fois plus courts que les pétales. Pétales obovales , 3-nervés , à peine plus longs que les étamines. . Plante très-touffue, glabre ou légèrement pubérule et vis- queuse. Feuilles inférieures larges de 4 à 6 lignes : pétiole court, aplati. Tiges 2-5-flores, hautes de 2 à 4 pouces, axillaires sur les souches. Pétales blancs, longs de 2 lignes. Cette espèce habite les Pyrénées. SaxIFRAGE SILLONNÉE. — Saxifraga exarata Vill. Dauph. — Allion. Pedem. tab. 21, fig. 4. — Saxifraga intricata La- peyr. Flore des Pyrén. tab. 35 ( var.) — Suxifraga nervosa Lapeyr. 1. c. tab. 59. — Saxifraga pubescens De Gand. FI. Franc. Feuilles pubérules ou fortement pubescentes , cunciformes, nerveuses: celles des rosettes 5-fides; celles des tiges floriferes et des drageons 5-fides ou rarement indivisées : segments linéai- res ou oblongs, obtus, mutiques. Tiges pauciflores ou panicu- lées, presque nues. Sépales oblongs, obtus. Pétales obovales, 3- nervés , 2 fois plus longs que les sépales. Plante basse, très-touffue, le plus souvent couverte d’une courte pubescence glanduleuse. Feuilles plus ou moins pétiolées, plus ou moins serrées : les inférieures larges de 4 à 8 lignes. Ti- ges florifères grèles, hautes de 2 à 6 pouces. Pétales blancs ou jaunâtres , longs d’environ 2 lignes. Cette Saxifrage croît dans les Pyrénées et les Alpes de l'Eu- rope méridionale. Saxirrace Fausse-Mousse. — Saxifraga muscoides Wulff. in Jacq. Misc. — Saxifraga cæspitosa Scopol. Garn. tab, 14. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 51 — Lapeyr. Flor. des Pyrén. tab. 34 et 35. — Saxifraga mos- chata Engl. Bot. tab. 2314. — Wulff. in Jacq. Misc. 2, tab. 27 fig. 21(var.) — Saxifraga airopurpurea Sternb. (var.) Feuilles linéaires et indivisées, ou hnéaires-cunéiformes et trifides, non-sillonnées (celles des jeunes pousses toujours indi- visées ) : segments linéaires, obtus, mutiques. Tiges florifères 1-5-flores au sommet, presque nues. Sépales ovales, obtus. Pé- tales linéaires-obovales, de moitié plus longs que les sépales. Plante basse, très-touffue, plus ou moins couverte d’une pu- bescence glanduleuse. Feuilles longues de 3 à 4 lignes, larges de :/, à 3 lignes, d’un vert gai, planes, non-sillonnées à l’état frais, presque innervées à l’état sec. Tiges florifères hautes de ‘/a à 5 pouces. Fieurs larges de 4 à 5 lignes. Pétales d’un jaune sale ou d’un violet noirâtre, à peine plus larges que les sépales. Cette espèce croît dans les hautes Alpes de presque toute l’Eu- rope. b) Feuilles non-ponctuées ni coriaces , toutes très-entières , rétrécies en pétiole; pubescence composée de poils mous, articulés, ordinuire- ment glanduliferes. SAXIFRAGE Faux-SÉDoN. — Saxifraga sedoides Linn. — Jacq. Miscell. 2, tab. 271, fig. 2. — Stern. Rev. Saxifr. tab. 7, fig. 2, a, b. — Sturm, Deutschl. Flor. fase. 35, tab. 10. — Scop. Carn. tab. 15. Feuilles lancéolées, pointues, mucronées, 3-nervées. Tiges florifères nues, 1-3-flores. Sépales ovales, pointus. Pétales ova- les, pointus, plus étroits et plus courts que les sépales. Souches touffues, décombantes, allongées ; drageons ascendans ou dressés. Feuilles glabres ou légèrement pubérules, petites. Ti- ges longues de r à 2 pouces, grèles. Fleurs larges de 3 lignes. Spies et pétales étalés. Cette espèce habite les hautes Alpes de l’Europe méridionale, SAXIFRAGE A FEUILLES PLANES. — Sarifraga planifolia La- peyr. — Siernb. Rev. Saxifr. tab. 7, fig. 3. — Suxifraga mus- coides Allion. Flor. Pedem. tab. 6r 86, 2. — Sturm, Deutsch]. 52 CLASSE DES SUCCULENTES. Flor. fase. 40.—Surifraga tenera Sternb. Rev. Saxifr. tab. 0, fig. 4. Feuilles linéaires-oblongues , ou oblongues-spathulées, obtu- ses, mutiques, trinervées. Tiges feuillues, 1-5 flores. Sépales ovales-oblongs. Pétales obovales, ou obovales-oblongs, rétus, pres- que 2 fois plus longs que le calice. Plante basse , tres-touffue , couverte d’une pubescence slandu- leuse. Feuilles petites, d’un vert jaunâtre : les anciennes imbri- quées, grisètres. Tiges hautes de r à 2 pouces. Pétales longs de 2 lignes, divergents, jaunâtres , ou blanchâtres. | Gette espèce croît dans les Alpes, au bord des neiges persis- tantes. SaxIFRAGE FAU5sE Anprosace. — Suxifraga androsacea Linn. — Jacq. Austr. tab. 389. — Sturm, Deutschl. Flor. fasc. 33. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 11, fig. a. — Saxifraga pyrenaica Scopol. Carn. 1, tab. 16. Feuilles lanceolées-spathulées on obovales , obtuses , nerveuses (queïquefois trideniées au sommet ). Tiges 2-5-flores, presque nues. Sépales ovales-oblongs, obtus. Pétales obovales, rétus, 2 fois plus longs que les sépales. Souches trèes-courtes , touffues. Feuilles d’un vert gai, pubes- centes : celles des rosettes longues de 4 à 6 lignes. Tiges hautes de 1 à 4 pouces. Pétales longs de 2 lignes, blancs, connivents inférieurement, étalés au sommet. Cette Saxifrage croit dans les hautes Alpes. c) Feuilles très-entières ou dentelées, coriaces, perforées aux bords, recouvertes en dessus (ou seulement aux bords ) d’une peau crustacée qui se détache par plaques ; feuilles des souches imbriquées , rose- lées, beaucoup plus grandes que les caulinaires , bordées à la base de poils roides non-glandulifères ; pétiole nul ou confondu avec la lame ; feuilles caulinaires éparses, petites , ordinatrement distantes. SAXIFRAGE PYRAMIDALE. — Saxifraga Cotyledon Lion. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 2. Feuilles obovales-spathulées ou liguliformes, obtuses, dente - FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 53 lées; dentelures acérées, carülagineuses. Tige florifère presque dès ( base : panicule pyr LE feuillée, à ramules multiflo- res. Sépales linéaires-oblongs, mucronés, glanduleux. Pétales obovales, obtus, trinervés, distants, longuement onguiculés, 4. fois plus longs que les sépales. Feuilles des roseites étalées, longues de 1 à 2 pouces, larges de 5 à 7 lignes, obtuses, ou mucronées, planes, charnues, ci- liolées à la base; feuilles caulinaires graduellement plus courtes : les supérieures ciliolées , non-dentelées. Tige (y compris la pa- nicule) haute de 1 pied, florifère presque dès la base. Rameaux de la panicule 5-20-flores, presque horizontaux; ramules 2-cu 3-flores, filiformes; bractéoles subulées. Segments calicinaux souvent rougeâtres. Pétales longs de 3 à 4 lignes, d’un blanc pur, quelquefois rougeûtres à la base. Anthères roses. Gette espèce, l’une des plus élégantes du genre, croit dans les Alpes et les ne SAXIFRAGE A LONGUES FEUILLES.— S4xifraga PxbeUr La- peyr. Flore des Pyrén. tab. 11. Feuilles crénelées, obtuses, lingulées, ou obovales -spathu- lées, ou oblongues-spathulées. Tige corymbifere au sommet ou paniculée, velue et glanduleuse de même que les pédoncules et calices : ramules 6-12-flores. Sépales elliptiques ou oblonss, obtus. Pétales oblongs-obovales , obtus, trinervés, contigus, ses- siles, 3 fois plus longs que les sépales. Feuilles des rosettes longues de 3 à 6 pouces, larges de 4 à 5 lignes, ciliées à la base; feuilles caulinaires courtes, peu nom- breuses , ciliées, crénelées seulement au sommet. Tige dressée, haute de 1 à 3 pieds , quelquefois paniculée dès la base : ramules floriferes seulement au sommet. Pétales blancs, longs d’environ 3 lignes, souvent ponctués de rouge. Cette espèce croit dans les Pyrénées. SAXIFRAGE AïzooN. — Saxifraga Aizoon Jacq. Elor. Austr. tab. 438. — Siernb. Rev. Saxifr. tab. 3, fig. a, et b. Saxifraga recia Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 15. — Saxifraga 54 CLASSE DES SUCCULENTES. intacta Wild. Hort. Berol. v. 2, tab. 75. — Saxifraga carti- laginea Sternb. 1. c. tab. 3, fig. c. Feuilles obtuses, fnérent dentelces : celles des rosettes lin- gulées ou obovales - spathulces ; les caulinaires - obovales, ou oblongues-obovales, ou oblongues. Tige corymbifère, ou racémi- fère au sommet, ou paniculée : ramules 1-3-flores. Sépales ellip- tiques ou oblongs, tres-obtus. Pétales obovales, subsessiles, ob- tus, subtrinervés, subsessiles, contigus, ponctués, 2 fois plus longs que les sépales. Feuilles des rosettes imbriquées ou étalées, longues de 4 à 15 Lignes , larges de 2 à 3 lignes, ciliées à la base, d’un vert glau- que. Tiges hautes de 4 à 15 pouces, grèles, deëséés, presque glabres ou couvertes d’une pubescence glanduleuse et visqueuse. Panicule pauciflore ou plus souvent multiflore. Pétales longs de 2 lignes, blancs, ponctués de jaune et de rouge. Cette Saxifrage est commune dans presque toutes les monta- gnes de l’Europe. SAXIFRAGE LINGULÉE. — Saxifraga lingulata Bellard. — Reichenb. Plant. Cnit. v. 10, Îc. — Saxifraga crustata Vest.—Saxifraga longifolia minor Siernb. Rev. Saxifr. tab. 1, fig. 6. Feuilles très - entières : celles des rosettes linéaires - lingu- lées, ou linéaires-spathulces, ou spathulées-obovales ; les cauli- paires oblongues-chovales, ou linéaires-oblongues. Ramules r-5- flores , disposés en panicule allongée. Sépales oblongs, très-obtus. Pétales spathulés, obtus, subtrinervés, distants, 3 à 4 fois plus longs que les sépales. Feuilles des rosettes longues de 6 à 18 lignes, larges de 1 à 2 lignes, ordinairement imbriquées. Tiges hautes de 6 à 12 pou- ces, dressées, grèles, glabres ou plus ou moins glanduleuses. Panicule oblongue ou corymbiforme, assez dense. Pétales blancs , non-ponctués, longs d'environ 2 lignes. Cette Saxifrage croît dans les Aipes de l’Europe australe. SAXIFRAGE CILIÉE. — Saxifraga mutata Lion. — Ja icq- Ic. Rar. tab. 466. — Bot. Mag. tab. 351. — Hall. Hely. tab. 16. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 55 Feuilles cartilagineuses aux bords ou ciliées, obtuses : les radicales lingulées ou spathulées; les caulinaires cunéiformes spathulées ou oblongues. Panicule racémiforme , lâche, multi- flore : ramules 1-3-flores. Sépales ovales, obtus. Pétales lancéo- lés, ou lancéolés-linéaires , pointus, 2 fois plus longs que les sépales. Rosettes ordinairement solitaires, non-persistantes. Feuilles des rosettes longues de 6 à 15 pouces, larges de 3 à 4 lignes , d’un vert foncé; feuilles caulinaires supérieures linéaires-oblongues, bordées de poils glanduhfères. Tige haute de 4 à 12 pouces, ferme, dressée, ou ascendante, feuillue, couverte (ainsi que les ra- mules et les calices) d’une forte pubescence ferrugineuse et glan- dulifère. Ramules florifères courts, disposés en grappe. Pétales longs de 3 lignes , plus étroits que les sépales, d’un jaune foncé. Cette espèce croît dans les Alpes de l’Europe moyenne et de l'Europe australe , ainsi que dans les Pyrénées. SAXIFRAGE INTERMÉDIAIRE, — Saxifraga media Gouan, TI. — Lamk. Il. tab. 2795, fig. 6. — Saxifraga calyciflora Lapeyr. Flor. des Pyren. tab. 12. Feuilles très-entières, marginces, mucronées : celles des ro- settes spathulées ou linguiformes-spathulées, ciliées à la base; les caulinaires obovales où obovales-oblongues, glanduleuses. Tige pauciflore au sommet : ramules 1-ou 2-flores , en grappe ou en corymbe. Sépales oblongs , obtus. Pétales obovales, inclus. Souches épaisses , longues de 1 à 2 pouces. Feuilles glauques, coriaces : celles des roseites imbriquées ou réfléchies, longues de 4 à 12 lignes, larges de 1 à 2 lignes. Tiges hautes de 1 à 4 pou- ces , fermes , dressées , fortement pubescentes et glanduleuses (de même que Les pédoncules et calices), 5-15-flores. Calice long de 1 ‘2 à 2 lignes. Pétales pourpres de même que les étamines. Cette espèce tapisse les rochers calcaires des Pyrénées. SAxXIFRAGE Faux Aréria. — Saxifraga aretioides Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 13. Feuilles obtuses, cuspidées, carénées en dessus : celles des souches très-serrées , imbriquées , linéaires-linguliformes, margi- x 56 CLASSE DES SUCCULENTES. nées. Tige 2-6-flore, glanduleuse, velue. Pétales obovales, cré- nelés, 3 ou 5-nervés, plus longs que les sépales. * Souches cylindriques, touffues’, hautes d’environ 1 pouce. Feuilles glauques, épaisses: celles des souches ciliolées à la base; les caulinaires bordées de poils glandulifères. Tiges longues de 1 à 2 pouces. Fleurs en grappe. Galice pourpre : segments ovales, obtus. Pétales d’un jaune vif: nervures non-convergentes, Filets et stigmates pourpres. Anthères jaunes. Cette Saxifrage croît sur les rochers calcaires, dans les Pyré- nées et les Alpes de l’Europe australe. SAXIFRAGE GLAUQUE. — wSaxifraga cœæsia Linn. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 11, fig. 1, 2.— Jacq. Flor. Austr. tab. 374.— Lodd. Bot. Cab. tab. 421. — Saxifraga recurvifolia Lapeyr. Feuilles linéaires-oblongues , subobtuses, ltrès-entières, cilio- lées inférieurement, convexes et carénées au dos, immarginées : celles des souches très - serrées, recourbées. Tige glabre ou parsemée de poils courts, 2-G-flore. Pétales obovales, 3-ou 5- nervés, 2 fois plus longs que les sépales. Souches basses , touffues. Feuilles d’un glauque bleuâtre, lon- gues de 2 lignes, larges de */, ligne, perforées en dessus de 7 points contigus aux bords. Tige filiforme , haute de 1 à 3 pouces, mé- diocrement feuillée. Sépales ovales, obtus. Corolle infondibu- laire, large de 3 à 4 lignes : pétales blancs , verdâtres à la base. Anthères jaunes. Cette espèce est commune dans les régions subalpines de l’Eu- rope moyenne et de l’Europe australe; elle croît de préférence sur les rochers calcaires. d) Souches presque ligneuses, décombantes , très-rameuses : ramules ascendants, garnis de feuilles non-roselées , imbriquées , Carénées , coriaces, sessiles, opposées, décussées, ciliées inférieurement de poils roides, perforées au-dessous du sommet de 1 à 3 points d’abord recouverts d’une squamule crustacée non-persistante. Tiges nues ou médiocrement feuillées ( quelquefois réduites au pédoncule ) , pauci- Jlores. — Fleurs pourpres. SAXIFRAGE A FEUILLES OPPOSÉES. — Saxifraga oppositifolia Lion, Flor. Lapp. tab, 2, fig. 1. — Allion. Pedem. tab. 21, FAMILLE DES SAXIFRAGÉES, 57 fig. 3. — Engl. Bot. tab. 9. — Flor. Dan. tab. 34. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 16. Feuilles obovales, ou ovales, ou oblongues, obtuses , épaissies au sommet , recourbées, trigones en dessous. Fleurs terminales, subsessiles , solitaires. Sépales ovales, obtus, ciliés, débordant le sommet de l’ovaire. Pétales oïlongs ou oblongs-obovales , plus longs que les sépales et les étamines. Racine longue , noirâtre, ligneuse, Souches touffues, diffuses, longues de 2 à 6 pouces. Feuilles petites, d’un vert foncé. Ra- mules florifères longs au plus de 1 pouce. Pétales longs de 2 à 4 lignes, d’un rose vif ( bleuâtres après l’anthèse), obtus ou un peu pointus, -ou 7-nervés. Anthères de couleur orange. Capsule bicorne , semi-supère. Gette espèce abonde dans les Alpes de toute l’Europe , au voi- sinage des neiges persistantes; c’est aussi l’une des plantes les plus communes dans les régions hyperboréennes des deux conti- nents. SAxIFRAGE BIFLORE. — Saxifraga biflora Allion. Pedem, tab. 21, fig. 1. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 17. Feuilles un peu lâches, cbovales, obtuses, ciliées, presque planes. Tiges 2-5-flores, raccourcies. Sépales ovales, obtus, dé- bordant le pisuil, bordés de poils glanduleux. Pétales lancéolés- oblongs, un peu plus courts que les étamines , plus longs que les sépales. Plante semblable à la précédente par le port. Pétales roses (blanchâtres après l’anthèse), obtus ou pointus, 3-ou 5-nervés. Cette espèce croît dans les mêmes localités que la précédente. SAXIFRAGE RÉTUSE.— Satifraga retusa Gouan , Il. tab. 18, fig. 1. — Lapeyr. Flore des Pyrén. tab. 18. — Saxifraga im- bricata Lamk, Flor. Franc. \ Feuilles très-serrées , ovales, obtuses , trièdres au dos, recour- bées , ciliolées à la base, triperforées en dessus. Tiges 3-5-flores, allongées, presque nues. Sépales oblongs, obtus, glabres, dé- bordés par l'ovaire, Pétales lancéolés, pointus , plus courts que les étamines , plus longs que les sépales. D “ 58 CLASSE DES SUCCULENTES. Souches ascendantes, très-touffues, courtes. Feuilles petites, très-épaisses, d’un vert glauque. Tiges longues de x à 2 pouces. Pétales roses ou violets, longs de 2 à 3 lignes. Cette espèce croît dans les Pyrénées et dans les Alpes du Pié- mont. €) Feuilles éparses , raides , un peu charnues , sessiles, plus ou moins ciliées de poils roides , munies au-dessous du sommet d’une petite fossette glanduleuse non-recouverte par une écaille crustacée. Tiges fiorifères feuillues. Calice libre presque dès la base. SAXIFRAGE A CILS ROIDES. — Saxifraga aspera Lin. — Jacq. Flor. Austr. App. tab. 31.— Sternb. Rev. Saxifr. tab. 8r. — Saxifraga bryoides Linn. — Jacq Misc. 2, tab. 5. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 8, fig. 2. Souches dressées ou ascendantes. Feuilles lancéolées-linéaires, cuspidces, bordées de cils roides. Tiges filiformes, 3-5-flores. Seoments calicmaux lancéolés, pointus. Pétales obovales , obtus, 2 fois plus longs que les sépales. Souches plus ou moins touffues, gemmiferes aux aisselles des feuilles. Feuilles d’un vert jaunâtre, luisantes , raides, canalicu- lées en dessus, convexes en dessous, trinervées : celles des ro- settes plus ou moins serrées , élargies à la base; les caulinaires lâches, linéaires. Tiges floriferes ascendanies ou dressées, hautes de 3 à 6 pouces. Fleurs pédonculées, larges de ‘/, pouce. Pétales d’un blanc jaunâtre, 5-ou 7-nervés. Anthères de couleur orange. Cette espèce croit sur les rochers des Alpes de l Europe moyenne et de l’Europe australe. SAXIFRAGE AUTUMNALE. — Saxifraga aizoides Linn. — Flor. Dan. tab. 92. — Sternb. Rev. Saxifr. tab. 6, fig. 1. — Engl. Bot. tab. 30. — Saxifraga autumnalis Wild. Souches et tiges ascendanies, feuillues. Feuilles linéaires ou linéaires-oblongues, mucronées, planes en dessus, convexes en dessous, bordées de cils roides. Panicule pauciflore, subcorym- biforme, Galice semi-adhérent : sépales ovales, obtus, presque étalés. Pétales linéaires-spathulés ou lancéolés, obtus , ou poin- tus, un peu plus longs que le calice. Capsule dicéphale. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 9. Souches nombreuses, très-rameuses, plus ou moins allongées. Feuilles longues de 4 à 12 lignes, larges de *} à 1 ligne, recour- bées, ou étalces, plus où moins rapprochées , d’un vert foncé, un peu charnues. Tiges hautes de 3 à 6 pouces, 3-15-flores, pu- bescentes de même que les pedoncules et la base des calices. Fleurs inclinées ayant l’anthèse. Pétales d’un jaune citron ou orange , ou quelquefois rougeâtres. Filets jaunes. Anthères rou- geatres. Getie espèce abonde dans les endroits humides des Alpes et des Pyrénées. SEcTion Ii. Calice inadhérent, réfléchi. Pétales sessiles, munis à leur base de deux callosités mucronulées. — Feuilles planes, alter- nes, très-entières, non coriaces ni charnues, 4-glanduleu- ses au sommet. SAXIFRAGE A FLEURS JAUNES. — Saxifraga Hirculus Linn. — Eng. Bot. tab. 1009. — Flor. Dan. tab. 200. — Hall. Helv. tab. 8. Souches décombantes, filiformes. Tiges dressées, feuillues , pauciflores. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires , subobtu- ses, ciliolées à la base : les inférieures rétrécies en pétiole velu aux bords; les supérieures sessiles. Sépales oblongs, obtus, ci- liés. Pétales lancéolés-eliiptiques, obtus, plus longs que les sé- pales. Souches radicantes, persistantes de même que les feuilles qui Les garnissent. Tiges dressées, longues de 6 à 8 pouces, grèles, flexu- euses, laineuses au sommet. Fleurs larges de 8 à 10 lignes, très-ouvertes. Pétales d’un jaune vif, ponctuées en dessus de cou- leur orange. Étamines jaunes. Cette espèce habite les tourbières du nord de l’Europe, ainsi que les Alpes et les Pyrénées. Genre BERGÉNIA. — Bergenia Moœnch. Calice madhérent, campanulé, 5-fide : lobes obtus, dres- 60 CLASSE DÉS SUCCULENTES. sés, imbriqués par les bords. Pétales 5, onguiculés, ellipti- ques, imbriqués par les bords, étalés au sommet. Étamines 10, alternativement plus longues et plus courtes ; filets liné- aires; anthères suborbiculaires, très-petites. Disque périgyne, fovéolé. Ovaire dicéphale. Styles longs. Stigmates rénifor- mes. Capsule à 2 coques cohérentes seulement par la base. Souches suffrutescentes. Feuilles amples, coriaces, per- sistantes, dentelées, ponctuées en dessous, toutes radicales : pétiole dilaté à la base en gaîne membraneuse. Hampes nues, multiflores. Fleurs roses ou blanches, grandes, dispo- sées en cyme terminale, aphylle, composée de grappes subu- nilatérales, nutantes, bifurquées ; pédicelles non-bractéolés. Ce genre, propre à l’Asie tempérée, ne renferme.que les deux espèces que nous allons signaler, et qui se cultivent fréquemment comme plantes de parterre. BERGENIA DE SIBÉRIE. — Bergenia sibirica Moœnch, Meth. — Saxifraga crassifolia Linn. — Bot. Mag. tab. 196. — He- gasea crassifolia , media , et cordifolia Haw. Syn. Feuilles elliptiques, ou obovales, ou cordiformes-orbiculaires, obtuses, sinuolées-denticulées, ou crénelées, glabres. Souche basse, épaisse. Feuilles longues de 3 à 6 pouces, d’un vert gai. luisantes. Hampes épaisses, dressées, hautes de 5 à 12 pouces. Fleurs subcampanulées. Pétales longs de 4 à 6 lignes, d’un rose vif, violets après l’anthèse, 3 à 4 fois plus longs que les lobes du calice. Étamines 2 fois plus courtes que les pétales : filets d’un rose pâle; anthères violettes. Styles à peine débordés par la corolle. Cette espèce croît dans les montagnes de la Sibérie et sur les plateaux de l’Asie centrale. Elle fleurit dès le commencement du printemps. Ses feuilles sont fortement astringentes : les Kalmouks s’en servent en guise de Thé. BERGÉNIA À FLEURS 8LANCHES. — Saxifraga ligulata Wal- lich, in Asiat. Res. v. 13, p. 398, Ie. — Loddis. Bot. Cab. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 61 tab. 747. — Sweet, Brit. Flow. Gard. tab. 59.— Megasea ci- liata Haw. Syn. Feuilles obovales, cordiformes à la base, dentées , ciliées : pé tiole fimbrié aux bords. Plante semblable à la précédente par le port. Fleurs grandes, blanches, plus ou moins serrées. Cette espèce croit dans l'Himalaya. Genre DORINE. — Chrysosplenium Linn. Calice semi-adhérent, presque plane, 4- ou 5-lobé : lobes obtus, inégaux. Disque plane, adhérent à l'ovaire. Pétales nuls. Étamines 8 ou 10 : filets courts, subulés, dressés; an- thères minimes, suborbiculaires. Styles 2. Capsule birostrée, 1-loculaire, bivalve du sommet jusqu’au milieu : valves bilo- bées. Graines nombreuses, luisantes, attachées au fond de la capsule. Racines rampantes, vivaces. Feuilles alternes ou oppo- sées, un peu charnues, crénelées, pétiolées. Tiges subdicho- tomes, presque nues. Fleurs petites, jaunâtres , terminales, en cymules triflores, chacune accompagnée d’une grande bractée colorée, subsessile, conforme aux feuilles. Ce genre, qui renferme cinq espèces, est propre aux con- trées froides ou tempérées de l'hémisphère septentrional. On attribue aux Dorines des qualités vulnéraires, apéritives et diurétiques ; mais ces plantes ne sont guère en usage dans la thérapeutique moderne. Voici les deux espèces indigènes en Europe; elles abon- dent dans les montagnes de toute la France, au bord des sources et des ruisseaux : DoriNE 4 FEUILLES ALTERNES. — Chrysosplenium alternifo lium Linn. — Flor. Dan. tab. 366. — Engl. Bot. tab. 541 — Gærin. Fruct. tab. 44, fig. 7. Feuilles profondément crénelées : les radicales réniformes-or- biculaires, longuement pétiolées; les caulinaires alternes , semi : orbiculaires. # 62 CLASSE DES SUCCULENTES. Tige triédre, dressée, haute de 3 à 6 pouces, poilue inférieu- rement. Feuilles d’un vert gai, parsemées de poils épars. DorinE A FEUILLES OPPOSÉES. — Chrysosplenium oppositi- folium Linn. — Flor. Dan. tab, 365. — Engl. Bot. tab. 490. Feuilles subsinuolées : les radicales suborbiculaires, échan- crées à la base; les caulinaires ovales-orbiculaires , opposées. Plante plus petite que l’espèce précédente. Tiges procombantes et radicantes à la base, stoloniferes , tétragones. Feuilles presque glabres , d’un vert foncé. Genre MITELLA. — Mitella Linn. Calice campanulé, 5-fide, adhérent par la base. Pétales 5, laciniés ou fimbriés, plus longs que le calice, réfléchis. Éta- mines 10. Un seul style. Stigmates 2, peu apparents. Cap- sule 1-loculaire, bivalve au sommet, presque libre, poly- sperme. Graines luisantes, attachées au fond de la capsule. Herbes vivaces. Racines rampantes. Feuilles indivisées ou lobées : les radicales longuement pétiolées ; les caulinaires (quelquefois nulles) opposées , subsessiles, Fleurs roses ou blanchâtres, petites, nutantes, disposées ‘en grappe termi- nale spiciforme : pédicelles courts, épars, non-bractéolés. Ce genre, propre à l’ Amérique septentrionale , renferme cinq espèces; les deux suivantes se cultivent comme plan- tes d'agrément : Mirecza piravire. — Mitella diphylla Linn. — Lamk. Il. tab. 355, fig. 1.— Gærtn. Fruct. 1, tab. 44, fig. 6. — Bot. Res. tab. 166. Feuilles cordiformes, pointues , inégalement dentées, ou inci- sées-dentées, poilues aux nervures, subtrilobées. Tige nue infe- rieurement , diphylle. Pétales pennatipartis. Feuilles molles, membranacces, d’un vert gai : les radicales longues de 6 à 18 lignes : pétiole long de 2 à 3 pouces, poilu; les caulinaires plus petites. Tige longue de 4 à 6 pouces, grèle. FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 63 Grappes multiflores , longues de 4 à 5 pouces. Fleurs blanchä- tres. Capsule dicéphale. Gette espèce habite les États-Unis et le Canada. MiTELLA A FEUILLES CORDIFORMES. — Müitella cordifolia Lamk. Dict.; Il. tab. 373, fig. 3. Feuilles radicales cordiformes , subtrilobées, dentelées. Tige monophylle, squamifère inférieurement. Pétales fimbriés. Cette espèce est originaire du Canada. Genre TELLIMA. — Tellima KR. Br. Calice campanulé, renflé, adhérent par la base; partie adhérente turbinée. Pétales 5, onguiculés, fimbriés, insé- rés entre les dents du calice. Étamines 10, petites, insérées un peu plus bas que les pétales. Ovaire adhérent par la base, Styles 2. Stigmates capitellés. Capsule 1-loculaire, bivalve, polysperme, adhérente par la base : placentaires pariétaux. L'espèce suivante constitue à elle seule le genre : TErrima À GRANDES FLEURS. — T'ellima grandiflora Lindl. in Bot. Reg. tab. 1176. Herbe vivace. Souches courtes, feuillues. Feuilles membrana- cées, d’un vert gai, parsemées de poils épars : les radicales lon- guement pétiolées , cordiformes, ou cordiformes-orbiculaires, ob- tuses , incisées-crénelées, larges de 2 à 5 pouces : pétiole long de 4 à 6 pouces, hérissé de poils réfléchis, Tiges simples, dres- sées, pubescentes, hautes de 1 à 2 pieds, nues imférieurement, munies vers leur sommet de 2 ou de 3 feuilles courtement pétio- lées , cordiformes-orbiculaires, ou réniformes , 3-ou 5-lobées, in- cisées-crénélées. Grappe terminale, nue, multiflore, spiciforme : pédicelles penchés , ébractéolés , plus courts que les fleurs. Calice long d'environ 4 lignes, jaunâtre : dents triangulaires, obtuses ' dressées. Pétales petits, d’abord jaunes, puis d’un violet livide. Étamines plus courtes que les dents calicinales. Styles inclus. Cette espèce, originaire du nord-ouest de l'Amérique, se cul- tive comme plante d’agrément. 64 CLASSE DES SUCCULENTES. Genre DRUMMONDIA.— Drummondia De Cand. Tube calicinal obconique , adhérent presque jusqu’au sommet; limbe à 5 lobes réfléchis, triangulaires, valvaires en éstivation. Pétales 5, réfléchis, pectinés, onguiculés. Éta- mines 5, insérées devant les onglets : filets très-courts. Styles 2, très-courts. Stigmates bilobés. Capsule 1-loculaire, bivalve au sommet, déhiscente avant la maturité des graines , poly- sperme : placentaires pariétaux. L'espèce suivante constitue à elle seule le genre : DeummonnrA Faux Mirezra. — Drummondia mitelloides De Cand. Prodr. — Mitella trifida Graham. — Mitella pen- tandra Hook. in Bot. Mag. tab. 2933. Herbe vivace, scabre, poilue. Feuilles (toutes radicales) larges de 1 à 2 pouces, longuement pétiolées, d’un vert gai, cordi- formes, lobées, crénelées. Hampes longues de ‘/: pied. Pétales jaunes. | Cette plante, trouvée par Douglas dans les Rocheuses , se cul- tive dans les jardins. Genre TIARELLA. — Tiarella Linn. Calice 5-parti, adhérent par la base : lobes obtus. Pétales 5, onguiculés, indivisés. Étamines 10, saillantes : filetssubu- lés; anthères suborbiculaires. Ovaire 2-loculaire. Styles 2. Capsule membranacée, 1-loculaire, adhérente par la base, déhiscente entre les styles : placentaires marginaux. Graines ovales , luisantes. Herbes vivaces. Feuilles lorguement pétiolées, membra- nacées, ordinairement toutes radicales , simples, ou compo- sées. Hampes nues. Fleurs petites, blanches, disposées en grappe términale ébractéclée; pédicelles réfléchis après l’an- thèse. Ce genre, propre à l’Asie tempérée et à l'Amérique sep- tentrionale, ne renferme que cinq espèces, dont voici la plus remarquable : FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 65 TiARELLA A FEUILLES CORDIFORMES. — ZJrarella cordifolia Linn. — Lawk. Il. tab. 93, fig. 1. — Bot. Mag. tab. 1580. Feuilles cordiformes ou cordiformes-orbiculaires , lobées , den- telées : lobes et dentelures pointus. Hampes nues, plus longues que les feuilles. Pétales longuement onguiculés. | Souche stolonifère. Feuilles larges de 1 à 2 pouces, pubes- centes; pétiole poilu, long de 2 à 4 pouces. Hampes grèles, dres- sées , hautes de 4 à G pouces. Grappes longues de 6 à-15 lignes : pédicelles plus longs que les fleurs. Cette espèce, originaire des États-Unis , forme une plante touf- fue très-élégante , qui fleurit au printemps , et qu’on cultive sou- vent en bordure, dans les jardins. Genre HOTÉIA. — Aoteia Decaisne. Calice 5-parti, adhérent par la base : lobes dressés, obtus, imbriqués er préfloraison. Pétales 5, linéaires ou spathulés. Etamiues 10 : filets subulés; anthères suborbiculaires ou el- liptiques. Ovaire semi-adhérent ou presque libre , bilocu- laire : ovules nombreux, ascendants. Styles 2. Stigmates ob- tus. Capsule semi-adhérente , ou adhérente par la base, bi- loculaire , birostrée, bivalve au sommet; loges oligospermes par avortement. Graines scobiformes , enveloppées dans un arille réticulé, prolongé aux 2 bouts. Herbes vivaces, ayaut le port des Spiréa. Feuilles grandes, biternées, ou triternées : folioles dentelées ; pétiole commun bistipulé à la base , ou nu. Fleurs petites, bractéolées, blan- ches , disposées en panicule feuillée à la base et composée de grappes spiciformes. Voici les deux espèces qui constituent ce genre : a) Feuilles biternées , non-stipulées, HoT£ra DE GarouNe. — Tiarella biternata Vent. Malm. tab. 54. — Asulbe decandra Don, Prodr. Flor. Nepal . Folioles cordiformes-ovales, obliques, incisées-lobées : pétiole @ on-poilu à la base. Pétales linéaires. BOTANIQUE, PHAN. T, V. 5 66 CLASSE DES SUCCULENTES. , Herbe vivace. Tige rameuse , anguleuse. Feuilles un peu scabres, obliques, incisées-lobées, dentées. Panicule feuillée à la base, biternée , divariquée : pédoncules pubescents. Segments Meaoue Aus Pétales beaucoup plus | jongs que le calice. Étamines aussi longues que les pétales. Cette plante croît dans les montagnes du midi des États-Unis. b) Feuilles triternées : pétiole bistipulé & la base, muni aux enire- ; nœuds d’une collerette de poils. Horéia pu Jaron. — Aoteia japonica Decaisne, in Annales des Sciences Nat. ser. 2, vol. 2, p. 317; tab. 2. Folioles lancéolées ou lancéolées-oblongues , pointues, dente- lées (les terminales plus grandes que les latérales). Pétales spa- thulés. Herbe grèle, ayant le port du Spiræa Aruncus. Tige rameuse, cylindrique, feuiilue, dressée, glabre. Stipules lancéolées ou ovales, pointues, membranacées, presque scarieuses. Pétioles violets aux entrenœuds. Panicule irrégulièrement rameuse, pubé- rule, munie d’une feuille à sa base. Lobes calicinaux ovales, ohins. Pétales 2 fois plus longs que le calice. Cette plante, que les Japonais cultivent pour l’ornement de leurs jardins, a été récemment introduite en Belgique par le doc- teur de Siebold. Genre HEUCHÉRA. — Meuchera Linn, Tube calicinal turbiné, adhérent; limbe campanulé, 5- fide : lobes dressés. Pétales 5, spathulés; petits. Étamines 5, saillantes, insérées devant les dents du calice : filets subulés; anthères petites, globuleuses. Styles 2, longs, subulés. Stig- mates petits, tronqués. Capsule semi-adhérente, 1-loculaire, 2-valve entre lesstyles, polysperme ; placentaires marginaux. Graines scabres ou rugueuses. Herbes vivaces. Tiges nues ou peu feuillées. Feuilles cor- diformes, palmatinervées, lobées : les radicales longuement pétiolées; les caulinairessubsessiles, munies de stipules mem- braneuses adnées. Fleurs verdâtres ou blanches, petites, dis- FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 67 posées en panicule très-rameuse, composée de cymes dicho- tomes ; pédoncules et pédicelles bractéolés. Ce genre, dont on connaît une douzaine d’espèces, appar- tient à l'Amérique et à l’Asie septentrionales. Voici les es- pèces qu’on cultive comme plantes d'agrément : HeucuérA commun. — Heuchera àmericana Linn. Feuilles radicales suborbiculaires, lobées, crénelées, cordi- formes à la base, pubescentes en dessous aux nervures. Tige et panicule nues , scabres, pubescentes , visqueuses. Feuilles radicales larges de 2 à 5 pouces , un peu visqueuses, d’un vert gai : lobes peu profonds, obtus ; crénelures mucronées ; pétiole pubescent , grêle , long de 4 à 8 pouces. Tige cylindrique, haute de 2 à 3 pieds. Fleurs verdâtres. Anthères d’un jaune orange. Cette espèce est indigène aux États-Unis. Heucnéra VELU. — Heuchera villosa Michx. Flor. Amer. Bor. pa j Feuilles radicales 5-ou 7-angulaires, Fr uee net, inégalement crénelées, pointues, poilues aux bords et aux ner- vures. Pétioles et tiges hérissés de longs poils étalés. Panicule très-rameuse, feuillée; pédoncules presque glabres. Calices pubé- rules. Feuilles radicales larges de 3 à 6 pouces, d’un vert gai, sou- vent marbrées de violet en dessus : lobes pointns ; pétioles longs de G pouces à r pied. Tige haute de 2 à 3 pieds, dressée, flori- fère dès sa moitié supérieure, garnie de feuilles 3-ou 5-lobées, beaucoup plus petites que les radicales. Fleurs plus petites que celles de l’espèce précédente : filets et pétales blancs ; anthères jaunes. Cette espèce croît dans les montagnes du midi des États-Unis. 65 CLASSE DES SUCCULENTES. \ TI‘ TRIBU. LES FRANCOACÉES. _ FRANCOACEÆ Juss. fil, Calice inadhérent, 4-parii. Mae à insérées au fond du calice, en nombre quadruple (rarement en nombre quin- tuple ou sextuple ) des sépales, alternativement fertiles et stériles . les stériles beaucoup plus courtes que les fer- tiles. Ovaire 4-loculaire , i-ceéphale : loges opposées aux sépales , biovulées : ovules bisériés. Un seul style, infra- apiciluire , très-court, épais. Stigmate A-lobé: lobes al- ternes avec les loges. Capsule 4-céphale , 4-valve , locu- licide. Embryon petit, apicilaire. Genre FRANCOA. — Francoa Cavan. Calice 4-parti, régulier. Pétales 4, égaux, insérés un peu au-dessus de la base du calice. ins 16 (rarement 20 ou 92) : 8 ou 10 fertiles, à filets subulés et à anthères oblongues; 8 ou 10 dépourvues d’anthères, très-courtes, presque den- tiformes ou subulés. Ovaire inadhérent, 1-loculaire ; ovules subhorizontaux. Style court, épais, infra-apicilaire. Stig- mate à 4 lobes épais, obtus. Capsule oblongue , membrana- cée , 4-céphale, polysperme, 4-loculaire , 4-valve. Graines scobiformes. Herbes vivaces, à souche suffrutescente. Feuilles lyrées , presque toutes radicales; dents glandulifères au sommet. Tiges florifères simples ou paniculées, presque nues. Fleurs roses ou blanches, disposées en grappes terminales; pédi- celles courts, 1-bractéolés à la base. Ce genre, propre au Chili, ne renferme que les trois es- pèces que nous allons décrire. Ces végétaux se font remar- quer par la beauté deleurs fleurs, et se cultivent comme plan- tes d'agrément, en orangerie. FRANCOA À FEUILLES LYRÉES. — rancoa appendiculata FAMILLE DES SAXIFRAGÉES. 69 Cavan. Ie. 6, tab. 596. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 151. — Hook. in Bot. Mag. tab. 3178. — Fran- coa sonchifolia Juss. fil. in Annales des Sciences. Nat. sér. 2, vA3, D: 1025; tab. n2: Souche presque nulle. Tige subaphylle, peu rameuse. Feuilles lyrées, cotonneuses; lobes denticulés : les latéraux suborbicu- laires ; le terminal très-grand , ovale-orbiculaire, ou ovale-oblong, cordiforme à la base. Sépales lancéolés. Pétales obovales , spa- thulés. Filets stériles courts, dentiformes. Souche haute de 3 à 4 pouces, polycéphale, charnue, feuillée. Feuilles radicales longues de 4 à 7 pouces, décurrentes sur le pétiole, subsessiles, visqueuses. Tiges simples, ou médiocrement rameuses à la base, roides, pubescentes, ou veloutées, hautes de 1 à 2 pieds, ordinairement solitaires au sommet d’une touffe de feuilles. Grappes denses , cotonneuses : les inférieures longues de 2 à 3 pouces; la terminale longue de 5 à 8 pouces. Pétales longs de 5 à 6 lignes, presque étalés, 2 à 3 fois plus longs que les sépales , penniveiriés, d’un rose vif, maculés de pourpre vers la base. Étamines fertiles aussi longues que le calice. Lobes du stigmate cunéiformes , échancrés. ' Cette espèce se recommande par son port élégant et ses grappes d’un beau rose, lesquelles se succèdent pendant toute la belle saison ; elle résiste en pleine terre aux hivers des environs de Paris et s’accommode de tout terrain. FRANCOA A FEUILLES DE LAITERON. — Francoa sonchifolia Cavan. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 169. — Feuill. Peruv. 2, p. 742, tab. 31. Souche suffrutescente, allongée. Feuilles pubescentes, ronci- nées ; lobes sinuolés-denticulés : les latéraux triangulaires , poin- tus ; le terminal ovale-oblong ou suborbiculaire , cordiforme à la base. Sépales ovales-lancéolés, pointus, presque aussi longs que les pétales. Pétales lancéolés-oblongs , obtus. Filets stériles subu- lés, 3 fois plus courts que les filets anthériferes. Souche suffrutescente , rameuse , haute de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de 6 à 12 pouces, un peu coriaces ; pétiole largement 70 CLASSE DES SUCCULENTES: ailé à la base. Tige presque nue, rameuse inférieurement, cylin- drique, veloutée; haute de r :}, à 2 pieds. Grappes denses, longues de 5 à 8 pouces. Calice cotonneux. Pétales d’un pourpre violet, maculés de blanc à la base, longs de 6 à 7 lignes. Éta- mines fertiles presque aussi longues que le calice. Lobes du stig- mate elliptiques , obtus. Franco PANIQULÉ. — Francoaramosa Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 223. Souche presque nulle. Feuilles pubescentes , lyrées : segments suborbiculaires , ou ovales-triangulaires, sinuolés. Tige presque nue, paniculée au sommet. Sépales ovales-lancéolés, pointus, 2 fois plus courts que les pétales, Pétales obovales-spathulés. Étamines stériles très-courtes , dentiformes. Souche haute de 2 à 3 pouces. Feuilles longues de 3 à pouces, d’un vert pâle : pétiole ailé jusqu’à la base. Tige haute de 2 à 3 picds, dressée, cylindrique, pubescente à la base, presque glabre au sommet. Grappes longues de 3 à 4 pouces, lâches, rapprochées en panicules terminales : pédicelles tres-courts; brac- téoles linéaires , plus longues que les pédicelles, Galice lisse. Pé- tales blancs, obtus , longs de 5 à 6 lignes. Anthères d’un pourpre pâle. Lobes du stigmate suborbiculaires. SOIXANTE-NEUVIÈME FAMILLE. LES CRASSULACÉES. — CRASSULACEÆ. ( Crassulaceæ De Cand. in Bullet. Philom. 1801 ; Flor. Franc. ed. 3, v. 4, p. 582; et Prodr. v. 3, p. 381. — Bartl. Ord. Nat. p. 509.—Sem- pervivæ Juss. Gen. — Succuleniæ Vent. Tabl.) Cette famille renferme un grand nombre des végé- taux auxquels la consistance charnue de toutes les par- ties herbacées, a fait appliquer le nom vulgaire de plan- tes grasses, et qui, en général, offrent un aspect très- original. Beaucoup de Crassulacées croissent dans le nord des deux continents; mais la plupart des espèces habitent les contrées voisines de la Méditerranée, ou les extré- mités australes de l’Afrique. Organisés de manière à puiser dans l'air presque toute leur nourriture , ces vé- gétaux savent braver les expositions les plus brûlantes et prospérer dans les terrains les plus ingrats. Les sucs des Crassulacées sont en général ou insipides, ou légèrement acides ; mais quelques espèces offrent un principe très-âcre ; leur emploi est à peu près nul dans la thérapeutique moderne. CARACTÈRES DE LA FAMILLE, Herbes , ou sous-arbrisseaux. Tiges et rameaux cylin- driques , marticulés. Feuilles éparses, ou rarement opposées, charnues, simples , ou très-rarement 3-foliolées , ou imparipen- nées. Stipules nulles. | Fleurs régulières, hermaphrodites ( par exception dioïques par avortement), disposées en cyme, ou moins souvent en épi, ou rarement solitaires-axillaires. 7e CLASSE DES SUCCÜLENTES. Calice inadhérent, persistant, plus ou moins profon- dément divisé en 3-12 (le plus souvent en 5 ) segments ( rarement dents) ordinairement Mine en PRIS raison. Disque peu apparent, adné:au fond du calice. Pétales insérés au fond du calice (par exception nuls), en même nombre que les segments de celui-ci et alter- nes avec eux, égaux, entiers, sessiles, quelquefois sou- dés en corolle rotacée’ou hypocratériforme ; éstivation imbricative. Étamines soit en même nombre que les pétales et in- sérées au fond du calice, soit en nombre double des pé- tales : les interpositives adhérentes à la base des pétales. (Lorsque lespétales sont soudés, toutes les étamimes sont insérées à la base de la corolle.) Filets libres, glabres, subulés au sommet. Anthères cordiformes ou cordifor- mes-arrondies, basifixes, à 2 bourses contiguës, chacune déhiscente longitudinalement par une fente latérale. Pistil : Ovaires en même nombre que les segments du calice, alternes avec ceux-ci, libres ou moins souvent soudés par leur bord antérieur ; axe central nul; placen- taires suturaux, multiovulés. Styles en même nombre que les ovaires, libres, courts, très-simples, persistants. Stigmates subglobuleux ou tronqués, petits. Une squa- mule nectarifère à la base de chaque ovaire. Péricarpe à 3-12 follicules déhiscents par la suture antérieure, ou très-rarement par la suture postérieure, uniloculaires, polyspermes, libres, ou moins souvent soudés en capsule étoilée. Graines horizontales, attachées aux Léna de la suture antérieure des follicules, inarillées, glabres. Périsperme mince. Embryon ons: radicule pointant vers le hile. FAMILLE DES CRASSULACÉES. 73 Voici les genres dont se compose la famille des Cras- sulacées : Tillæa Linn. — Pulliarda De Cand. — Dasystemon De Cand, — Septas Lin. — Crassula Linn. (Pomara Adans. Turgosea Haw.) — Globulea Haw. — Curtogyne Haw.— Grammanthes De Cand. ( Vauanthes Haw. ) — Rochea De Cand. (Larochea Pers. Kalosanthes Haw. Dietrichia Tratt.)— Xalanchoë Adans. (Calanchoë Pers. Vereia Andr. Verea Willd.) — Bryophyllum Salsb. (Physocalycium Vest.) — Cotyledon Linn. — Pistorinia De Cand. — Umbilicus De Cand. — Echeveria De Cand. — Sedum Linn. (Rhodiola Linn. Anacampseros Adans. Haw.) — Sempervivum Linn. (Monanthes Haw.) — Dia- morpha Nutt. — Penthorum Linn. Genre SEPTAS. — Septas Linn. Calice 5-9-parti, plus court que la corolle. Pétales 5-9. Etamines 5-9 : filets grêles, acuminés. Nectaire à 5-9 squamules suborbiculaires. Fédrne à 5-9 follicules poly- spermes. Herbes. Racines composées de tubercules subglobuleux, garnis de fibrilles capillaires. Tiges simples, cylindriques. Feuilles opposées ou verticillées. Fleurs blanches, presque en ombelle. Ce genre, propre au cap de Bonne-Espéränce, nerenferme que les deux espèces dont nous allons faire mention. Sepras pu Car. — Septas capensis Linn. — Andr. Bot. Rep- tab. 08. — Septas globiflora Sims, Bot. Mag. tab. 1472. Feuilles suborbiculaires , nent crénelées, rétrécies à la base : pétioles connés. Pétales ctalés. Tige grêle, nue supérieurement. Ombelles simples ou com- posées , lîches, ou denses. Organes floraux en nombre 7-9-aire. SEprAs À OMBELLES. — Septas UÜmbella Haw. Syn. — Cras- sula Umbella Jacq. Ie. Rar. tab. 352. 74 CLASSE DES SUCCULENTES. Tige à une seule paire de feuilles connées en disque orbiculaire, crénelé, perfolié. Pétales réfléchis. Feuilles rouges en dessous. Organes floraux en nombre quinaire ou sénaire. * Cette espèce et la précédente se cultivent comme plantes d’agré- ment, en serre tempérée. Genre GRASSULA. — Crassula (Linn.) Haw. Calice 5-parti, beaucoup plus court que la corolle : sé- pales presque planes, Pétales 5, étalés. Étamines 5. Filets subulés. Nectaire à 5 écailles courtes, ovales. Péricarpe à 5 follicules polyspermes. Arbrisseaux ou herbes. Feuilles très-entières où crénelées, opposées. Fleurs blanches ou quelquefois roses. On connaît environ quatre-vingts espèces de Crassula, presque toutes indigènes au cap de Bonne-Espérance. Nous allons donner une description abrégée de celles qui se cul- tivent le plus souvent dans les collections de plantes grasses. a) Tiges frutescentes’; feuilles plus ou moins targes , planes, lisses aux 2 faces ainst qu’aux bords. CRASSULA ARBORESCENT. — Crassula arborescens Wild. — Crassula Cotyledon Gurt. Bot. Mag. tab. 384. — Jacq. Misc. Bot. 2, tab. ro. Tige dressée, cylindrique. Feuilles opposées , suborbiculaires, mucronées , charnues, glauques, glabres, ponctuées en dessous. Fleurs (roses, assez grandes) en cymes trichotomes. Crassuta Pourrier. — Crassula portulacacea Lamk. — De Cand. Plantes Grasses, tab. 79. — Crassula obliqua Aït. Hort. Kew. Tige charnue , dressée. Feuilles opposées , obliques, pointues, non-connées, glabres, luisantes , ponctuées. Fleurs (roses) en cymeés trichotomes. CRASSULA LAGTÉ. — Crassula lactea Ait. Hort. Kew. — De FAMILLE DES CRASSULACÉES. 75 Cand, Plant. Gr. tab. 37. — Smith, Exot. Bot. tab. 33, — Bot. Mag. tab. 1771. — Jacq. Hort. Schoœnbr. tab. 430. Tige ligneuse, cylindrique, rameuse, tortueuse inférieurement. Feuilles ovales , rétrécies à la base, connées, ponctuées Le long des bords, glabres. Cymes multiflores ; paniculées. — Feuilles d’un vert gai. Fleurs blanches, étoilées. b) Tiges frutescentes ; feuilles subulees. CrassuLa RAMEUx. — Crassula ramosa Ait. Hort. Kew. Tige frutescente, glabre, rameuse inférieurement. Feuilles planes en dessus, perfoliées, lisses , très-étalées. Cymes corym- biformes , pédonculées. CRASSULA FRUTICULEUX, — Crassula fruticulosa Linn. Tige frutescente où suffrutescente, lisse. Feuilles opposées, pointues, très-étalées, un peu recourbées. Pédoncules solitaires, presque en ombelle. — Fleurs petites , blanches, campanulées. Antheres pourpres. CRASSULA TÉTRAGONE. — Crassula tetragona Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 10. Tige dressée, frutescente, cylindrique. Feuilles opposées en croix , déprimées en dessus , subtétragones , étalées, réfléchies. Fleurs ( petites , blanches , presque urcéolées) en cyme fastigiée. CRASSULA À FEUILLES POINTUES.— Crassula acutifolia Lamk. — De Cand. Plant. Gr. tab. 2. Tigesuffrutescente, décombante, rameuse, cylindrique. Feuilles opposées, charnues, cylindriques, étalées, glabres, souvent réflé- chies. Fleurs blanches, en cyme peu fournie. c) Tiges frutescentes; feuilles linéaires-lancéolées, parsemées de pa- pilles scabres. CRASSULA SCAPRE. — Crassula scabra Linn, — Dill. Hort. Elth. tab. 09, fig. 117. Tige suffrutescente, dressée, cylindrique, rameuse , scabre de bas en haut. Feuilles opposées, étalées, connées, pointues, . 76 CLASSE DES SUCCULENTES. scabres, ciliées. Fleurs (d’abord blanchâtres, puis rougeûtres , étoilées) en corymbe terminal. d) Tige frutescente; feuilles larges, imbriquées. : CRASSULA COLUMNAIRE. — Crassula columnaris Linn. — Burm. Afr. tab. O, fig." 2. I Tige naine, simple, dressée. Feuiiles connées, suborbiculaires, glabres. Fleurs (blanches , petites , très-nombreuses ) en fascicule terminal , subglobuleux. Crassuza Faux Lycopone.— Crassula lycopodioides Lamk. — Crassula imbricata Aït. Î Tige fruticuleuse, rameuse. Feuilles recouvrantes, opposées en croix, ovales, pointues, imbriquées sur 4 rangs ; lisses. Fleurs axillaires, sessiles, bractéolées. Corolle minime, pourpre à la base. Grassuza Fausse BRuYÈRE. — Crassula ericoides Haw. Ascendant, rameux. Feuilles ovales-oblongues , petites, planes, recouvrantes, imbriquées sur 4 rangs. Fleurs en cyme ombelliforme (petites, blanches). CRASSULA PULVÉRULENT, — Crassula vestita Linn. fil. Feuilles connées, deltoïdes, obtuses, tres-entières, pulvéru- . lentes (blanchätres ), tres-rapprochées. Fleurs sessiles (jaunätres), terminales, en capitule. — Tige rameuse, haute de ‘/2 pied. e) Tiges frutescentes ou herbacées; feuilles planes, assez larges, glabres, connées. Crassuza PERroLIrÉ.— Crassula perfossa Lamk.— De Gand. PI. Gr. tab. 25. — Jacq. Hort. Schœnbr. tab. 439. — Crassula perfilata Scopol. Del. Insubr. 3, tab. 6. Tige fruticuleuse, décombante , grêle, peu rameuse. Feuilles suborbiculaires, pointues, ponctuées en A Fleurs (blanches) en thyrse allongé composé de cymes opposées , pédonculées. CRrASSULA MARGINÉ. — Crassula marginalis Aït. Hort. Kew. — Jacq. Hort. Schœnbr. 4, tab. 471. FAMILLE DES CRASSULACÉES. 7 Tige vivace, herbacée L glabre, transparente. Feuilles ovales- arrondies, mucronées, étalées, ponctuées le long des bords. Fleurs (blanchätres ) en ombelles corymbiformes. — Feuilles à rebord rougeätré ou blanchître. Pétales lancéolés. Y CRASSULA TRANSPARENT. — Crassula pellucida Linn. — Dill. Hort. Elth. tab. 100, fig. 110. Tige herbacée, flasque, rampante. Feuilles opposées, obovales, rétrécies à la base, bordées de glandules dentiformes. Cymes om- belhformes. | f) Tiges ligneuses; feuilles planes , assez larges, pétiolées, CRASSULA À FEUILLES CORDIFORMES. — Crassula cordata Ait. — De Cand. Plant. Gr. tab. 121. — Jacq. Hort. Schænbr. ta): 127. Tige frutescente. Feuilles opposées, pétiolées, cordiformes, obtuses , très-entières , ponctuées , glabres. Fleurs (roses) en cymes paniculées. CRASSULA A FEUILLES SPATHULÉES. — Crassula spathulata Thunb. Prodr. — De Cand. Plant. Gr. tab. 49. — Crassula cordata Lodd. Bot. Cab. tab. 359. — Crassula lucida Lamk. Tige suffrutescente, décombante. Feuilles pétiolées, suborbicu- laires, crénelées, glabres, luisantes en dessus. Fleurs ( roses) en corymbes paniculés. Pétales pointus. j 2) Tiges suffrutescentes; feuilles deltoïdes, sessiles. CRASSULA DELTOIiDE, — Crassula deltoidea Linn. fil. Tige basse , dressée, rameuse. Feuilles connées, rapprochées, étalées, glabres, couvertes d’une poussière glauque. Corymbes subfastigiés , pauciflores. h) Tiges herbacées, presque nues; feuilles presque toutes radicales. . CRASSULA A FEUILLES LINGUIFORMES. — Crassula linguæfolia Haw. Tige simple, feuillée. Feuilles inférieures non-connées, oppo- 78 CLASSE DES SUCCULENTES. sées, linguiformes, ciliées, pubescentes. Fleurs rapprochées, sessiles. — Tige haute de r.pied. Corolle d’un blanc verdâtre. Crassuza cLié. — Crassula ciliata Linn. — Dull. Hort. Elth. tab. 98, fig. 116. — De Gand. Plant. Gr. tab, 7. Tige suffrutescente, peu rameuse , cylindrique. Feuilles pres- que planes, non-connées , opposées , ia obtuses, Fleurs (petites, jaunâtres ) en ab terminal. — Feuilles bordées de cils blancs souvent ous CRASSULA A PETITS CORYMBES. — rassula corymbulosa Link et Otto, Plant. Select. tab. 16. Tige dressée, suffrutescente. Feuilles opposées, non-connées, lancéolées , convexes en dessous , papilleuses aux bords. Corymbes axillaires. Pétales (blancs) lancéolés , dressés , aussi longs que les étamines. CRASSULA RAMULIFLORE. — Crassula ramuli iflora Link et Otto , Plant. Select. tab. 17 ie Te suffrutescente, garnie de poils dirigés de haut en bas. Feuilles opposées , presque connées , obovales, pointues, ciliées. Ramules axillaires pauciflores, Pétales (blancs) lancéolés, dressés, étalés au sommet. CrassuzA 4 THyrse. — Crassula turrita Thunb. Flor. Cap. — Jacq. Hort. Schœnbr. 1, tab. 52. . Feuilles radicales opposées , connées, imbriquées sur 4 rangs, ovales-oblongues , pointues, velues, ciliées. Tige presque nue. Fleurs ( roses ou blanches ) verticillées, en thyrses. — dise simple, haute d'environ 1 pied. i) Herbes vivaces, à hampes presque nues. F'euilles radicales roselées, F Î q planes. Fleurs petites , glomérulées. Crassuza orpicuLatREe. — Crassula orbicularis Lin. — Di. Hort. Elth. tab. 100, fig. 118. — De Cand. Plant. Gr. tab. 43. Feuilles radicales oblongues, obtuses, planes, ciliées de poils roides. Souche stolonifère. Hampe presque nue. Glomérules flo- FAMILLE DES CRASSULACÉES. 79 raux opposés , pédonculés. — Herbe haute de 4 à 5 pouces. Pétales d’un blanc verdâtre, roses au sommet, Stigmates pourpres. Genre GLOBULEA. — Globulea Haw. Calice 5-parti. Pétales 5, dressés, chacun muni au som- met d’une glandule globuleuse, cireuse. Étamines 5, plus courtes que les pétales. Nectaire à 5 écailles courtes, larges, obtuses. Péricarpe à 5 follicules polyspermes. Herbes vivaces, quelquefois suffrutescentes. Feuilles pla- nes, subcultriformes : les caulinaires peu nombreuses ; les radicales agrégées, opposées : Les paires presque spiralées au bas des tiges. Fleurs petites, d’un jaune pâle, en corymbe très-dense. Ce genre, dont on connait seize espèces, appartient aussi au cap de Bonne-Espérance. Voici les G/obulea qu’on cul- tive dans les collections de plantes grasses : a) Feuilles cunéiformes-obovales , cultriformes ; tiges suffrutescentes. GLoëuLéA cucrriroRmE. — Globulea cultrata Haw. Syn. — Crassula cultrata Linn. — Düill. Hort: Elth. tab. 07, fig. 114. — Bot. Mag. tab. 1940. Tige dressée, Feuilles elliptiques-obovales , un peu pointues, obliques, connées , luisantes. | GLoBULÉA PouRPRE-NOIR. — Globulea atropurpurea Haw. Feuilles obliquement cunéiformes-oboyales , d’un pr ourpre noï- râtre. Hampe tres-longue, paniculée.# b) Feuilles liguliformes , obtuses, convexes, en dessous, imbriquées sur { rangs, presque toutes radicales, touffues; tiges très-Courtes ou herbacées ; hampes florifères nues. GLoBuLÉA LiNGuIFORME. —— Globulea Lingua Haw. Syn. … Feuilles allongées , semi-lancéolées , ventrues, ciliées de mème que les calices , non-ponctuées. Hampe paniculée. GLOBULÉA A FEUILLES DE JouBaArgEe. — Globulea obvallata Haw. Syn. — Crassula obvallaia Lion, — De Cand, Plant. Gr. tab. Gr. 80 CLASSE DES SUCCULENTES. Feuilles opposées, connées, sublancéolées, ciliées de. poils roides. Panicule allongée, composée de cymes denses , pédon- culées. AAC _GLoBuLÉA GrisATRE. — Globulea canescens Haw. Syn. Feuilles toutes radicales, imbriquées, décussées, ciliées, sub- lancéolées-cultriformes , pubescentes-incanes. c) Feuilles linéaires, sillonnées, cylindriques ou semi-cylindriques s tiges gazonnantes ; hampes nues. GLOBULÉA NUDIGAULE. — Globulea, nudicaulis Haw. — Crassula nudicaulis Linn. — Dill. Hort. Elth. tab, 0. fig. 115. — De Cand. Plant. Gr. tab. 133. Feuilles radicales roselées, touffues, semi-cylindriques , subu - lées, pointues, subpubescentes. Hampes presque nues. Fleurs en. capitules terminaux subverticillés. GLOBULÉA SILLONNÉ. — Globulea sulcata Haw. Feuilles courbées en dedans, subulées, semi-cylindriques, luisantes, profondément canaliculées. d) Feuilles liguliformes , retrécies au sommet, convexes en-dessous, imbriquées sur K rangs , touffues ; tiges herbacées ; hampes feuillées. GLOBULÉA PONGTUE. — Globulea impressa Haw. in Phil. Mog. Ë Acaule. Feuilles liguliformes-lancéolées, vertes , parsemées de forts points enfoncés. GLOBULÉA PANICULE. — Globulea paniculata Haw. 1. ce. Feuilles liguliformes, acuminées, vertes, parsemées de trés- petits points enfoncés, ciliées de ii roides. Panicule à rameaux ÿ spiciformes. e) Feuilles subulées, charnues, presque planes en-dessus ; tiges suf- Jrutescentes, rameuses ; fleurs terminales, en cymes denses subca- pitellées. GzoBuLéa Faux MésemeryANTuE. — Globulea mesembryan- themoides Haw. in Phil. Mag. FAMILLE DES CRASSULACÉES. 81 Tige suffrutescente , très-rameuse , dressce, Feuilles , rameaux, ramules et calices hispides. ! GzosuLéA INCANE. — Globulea subincana Haw. 1. c. Tige dressée ou décombante, suffrutescente. Feuilles semi- cylindriques , pointues , étalées , courbées en dedans , pubescentes- incanes de même que les ramules. Genre CURTOGYNE. — Curtogyne Haw. Calice 5-parti,. beaucoup plus court que la corolle. Péta- les 5, soudés par la base. Étamines 5. Nectaire à 5 écailles courtes. Styles longs, sublatéraux. Péricarpe à 5 follicules cylindriques, gibbeux au sommet, polyspermes. Sous-arbrisseaux. Feuilles opposées, planes, un peu char- nues, bordées de cils cartilagineux. Fleurs blanches, en cyme ombelliforme. Ce genre ne renferme que les deux espèces suivantes : CuRTOGYNE DÉJETE. — Curtogyne dejecta De Cand. Prodr. — Crassula dejecta Jacq. Hort. Schænbr. tab. 4923. | Tige débile, très-rameuse. Feuilles ovales-oblongues, ou ovales- linguiformes , étalées : les supérieures ondulées. CurtoGynE oNDuLÉ. — Curtogyre undulata Haw. Syn. — Lodd. Bot. Cab. tab. 584. . Tige dichotome, très-rameuse. Feuilles ovales, ou ovales- elliptiques, ondulées, bordées de crénelures cartilagineuses. Cette espèce ainsi que la précédente, se cultive dans les collec- tions de plantes grasses ; l’une et l’autre croissent au cap de Bonne-Espérance. Genre GRAMMANTHE. — Grarnmanthes De Cand. Calice campanulé, 5-fide, dressé. Corolle hypocratérifor- me : tube aussi long que le calice ; limbe à 5 ou 6 segments elliptiques-oblongs, étalés. Étamines 5 ou 6, insérées au tube de la corolle, incluses. Nectaire nul. Péricarpe à 5 folli- cules, BOTANIQUE, PHAN, T. Y: 6 82 CLASSE DES SUCCULENTES. Herbes annuelles. Feuilles opposées, écartées, planes, sessiles. Fleurs jaunes, eu cyme corymbiforme. Ce genre appartient au cap de Bonne-Espérance et ren- ferme trois espèces, dont la suivante se cultive comme plante d'agrément: GRAMMANTRE A FLEURS DE CHLORA. — Grammanthes chlo- rœflora De Gand. Prodr. — Vauanthes chloræflora Haw. Revis. — Crassula dichotoma Lann. Tige menue, dichotome supérieurement , haute de 4 à6 pouces. Feuilles oblongues ou ovales-oblongues , un peu charnues. Pédon- cules 1-flores. Segments de la corolle marqués à leur base d’une tache pourpre en forme de V renversé. Genre ROCHEA. — Rochea De Cand. Calice 5-lobé. Corolle hypocratériforme : tube diviser limbe à 5 segments étalés. Étamines 5. ecrire à 5 FA dules. Péricarpe à 5 follicules polyspermes. Sous-arbrisseaux charnus. Feuilles opposées, subconnées, très-entières. Fleurs rouges, ou jaunes, ou blanches, dispo- sées en Cyme. On connaît environ douze espèces de Rochca, toutes indi- gènes au cap de Bonne-Espérance; elles sont très-recher- chées par les amateurs de plantes grasses, à cause de l’élé- gance de leurs fleurs; voici les espèces les plus notables : a) Tube de la corolle à peu près aussi long que le limbe, ou plus court ; étamines peu saïllantes ; tiges presque simples ; feuilles connées par la base, charnues, blanchäires ; cymes corymbiformes; bractées peu nombreuses. ( LaroGHEA Ha. ) , RocnéA A FEUILLES FALCIFORMES. — Rochea falcaita De Gand. Plant. Gr. tab. 103. — Zarocheu falcata Haw. Syn. — Crassula falcata Wild. — Bot. Mag. tab. 2035. — Crassula obliqua Andr. Bot. Rep. tab. 414 (excel. syn.) Feuilles épaisses » glauques , oblongues, obtuses , courbées en faux, Fleurs écarlates, Tiges dressées, hautes de 2 à 3 pieds, FAMILLE DES CRASSULACÉES. ‘1, 84 Roca PERFOLIÉ. — Larochea perfoliata Haw. 1. ce. — Crassula perfoliata Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 13 (var. flor. alb.) — Mall. Ie. tab. 108. Feuilles connées , glauques , lanceolées, acumunces , subcana- liculées en dessus, convexes en dessous. — Tiges faibles, hautes de 1 pied. Fleurs écarlates ou blanches: RocHÉA À FLEURS ELANCHES. — Rochea albiflora De Gand. Prodr. — Crassula albiflora Sims, Bot. Mag. tab. 2391. Feuilles non-connées , ovales, acuminées, étalées, cartilagi- neuses aux bords et ciliées de pails roides. Le b) Tube de La corolle cylindracé, 2 à 3 fois plus long que le limbe ; étamines incluses; feuilles cartilagineuses aux bords et ciliées de poils roides ; cymes ombelliformes ou capitellées; fleurs bractéolées. .( KarosanTHEs Haw. ) RocnÉA ÉCARLATE. — Rochea coccinea De Gand. Plant. Gr. tab. 1.— Crassula coccinea Xinn. — Bot. Mag. tab. 495. — Kalosanthes coccinea Haw.— Dietrichia coccinea Tratt. Thes. tab. 19. Feuilles ovales-oblongues , pointues , engaînantes et connées par la base. Tige frutescente, cylindrique, peu rameuse, haüte de 2 à8 pieds. Feuilles très-rapprochées, presque imbriquées. Fleurs grandes, écarlates , ou quelquefois roses, ou blanches. RocHEA vERSICOLORE. — Rochea versicolor De Cand. Prodr. — Crassula versicolor Bot. Reg. tab. 320. Feuilles oblongues-lancéolées , pointues, engaïnantes et connées par la base. Fleurs en cyme subcapitellée: Corolle grande : tube blanc, plus long que le calice; segments du limbe elliptiques , blancs au milieu , pourpres aux bords. Rocuéa oporanT. — Rochea odoratissima De Cand. Prodr. — Crassula odoratissima Andr. Bot. Rep. tab. 26. — Jacq. Hort. Schœnbr. tab, 434. — Kalosanthes odoratissima et Æ. bicolor Haw. 84 CLASSE DES SUCCULENTES, Feuilles linéaires-lancéolées , acuminées , amplexicaules , con- nées. Cymes subcapitellées. Fleurs jaunes , ou panachées de jaune et d’écarlate. Segments de la corolle oblongs, pointus. Les fleurs de cette espèce ont une odeur semblable à celle de la Tubéreuse. Rocu£A À FLEURS DE Jasmin. — Rochea jasminea De Cand. Prodr. — Kalosanthes jasminea Haw. — Crassula jasminea Sims, Bot. Mag. tab. 2178. — Lodd. Bot. Cab. tab. 1040. . Tige suffrutescente, décombante. Feuilles oblongues , sessiles, obtuses. Capitules pauciflores. Fleurs inodores, de la forme de celles du Jasmin, blanches : tube de. la corolle presque 3 fois plus long que le calice. Genre KALANCHOË. — Xalanchoë Adans. Calice à 4 sépales pointus , écartés. Corolle hypocratéri- forme : tube cylindracé ; limbe Z-parti, étalé. Étamines 8, adnées au fond du tube de la corolle. Nectaire à 4 écailles linéaires. Styles filiformes. Péricarpe à 4 follicules. Sous-arbrisseaux charnus. Feuilles opposées, irrégulière- ment laciniées, ou ovales et dentées, charnues. Fleurs jau- nes, ou rougeâtres, ou blanchâtres, disposées en panicules. On trouve des Kalanchoë en Afrique, ainsi que dans l'Arabie, dans l’Inde et dans la Chine; ce genre renferme neuf espèces , dont les suivantes se cultivent dans les collec- tions de plantes grasses : ÿ KALANGHOÉ SPATHULE. — ÆAalanchoë spathulata De Cand. Plant. Gr. tab. G5.— Cotyledon hybrida Desfont. Hort. Par. Feuilles obovales-spathulées, crénelées , glabres : les inférieures obtuses ; les supérieures pointues. Fleurs jaunes, en cyme lâche paniculée. Cette espèce est originaire de la Chine. KaranonoË D'Écypte. — Aalanchoë ægyptiaca De Cand. Plant: Gr. tab. 64. — Cotyledon nudicaulis Vahl, Symb. Feuilles obovales-spathulées, crénelées , glabres : les inférieures FAMILLE DES CRASSULACÉES. 85 obtuses, subconcaves ; les supérieures pointues. Fleurs d’un jaune orange , disposées en cyme paniculée assez dense. KALANGHOË A FLEURS POINTUES. — Âalanchoë acutiflora De Cand. Prodr. — ereia acutiflora Andr. Bot. Rep. tab. 560. Feuilles lancéolées-oblongues , crénelées. Fleurs blanchâtres, en cyme paniculée. Segmenits de la corolle pointus. Cette espèce habite l'Inde. KALANCHOÉ GRÉNELE. — Kalanchoë crenata Haw. Syn. — Vereia crenata Andr. Bot. Rep. tab. 21. — Cotyledon crenata Vent, Malm. tab. 49. — Sims, Bot. Mag. tab. 1436. Feuilles ovales, ou oblongues, ou sublancéolées, crénelées, ou doublement crénelées, glabres. Fleurs jaunes , en cyme paniculée à rameaux longs et dressés. Cette espèce croît en Afrique , aux environs de Sierra-Léone. KALANCHOË LAGINIE. — Kalanchoë laciniata De Cand. Plant. Gr. tab. 100.— Rumph. Amb. v. 5, tab. 05. Feuilles irrégulièrement pennatiparties : : segments suboblongs , pointus, grossement dentés, ou entiers. Fleurs |; JEMRe, en cyme paniculce. Ceste espèce croit à Java, aux No et à l’Ile de France. Genre BRYOPHYLLE. — Bryophytlum Salisb. ‘Galice renflé, 4-fide ; lobes valvaires. Corolle hypocraté- riforme : tube long , cylindracé, tétragone à la base ; limbe à 4 segments ovales-triangulaires, pointus. Étamines 8, ad- nées à la base du tube de la corolle, Nectaire à 4 glandules oblongues. Péricarpe à 4 follicules polyspermes. Feuilles opposées, pétiolées, charnues, ordinairement im- paripennées, 5- ou 5-foliolées, quelquefois 1-foliolées. Fleurs d’un jaune tirant sur le rouge, disposées en cymes panicu- lées terminales. L’espèce suivante constitue à elle seule le genre : BrroPuyile À GR GALIUE.— Pryophyllum calycinum Sas 30 CLASSÉ DES SUCCULENTES. lisb. Parad. — Sims, Bot. Mag. tab. 1409. — Herb. de l’A- mat. v. 5, Ic. — Cotyledon pinnata Liamk. Dict. Sous-arbrisseau charnu, dressé, rameux, glabre, haut de 2 à 3 pieds. Folioles inégales , ovales , crénelées. Fleurs pendantes. Calice grand, semblable à celui du Silene inflata. Geïte plante, indigène aux Moluques et à l'Ile de France, se cultive dans les collections de plantes grasses. Genre COTYLET. — Coiyledon (Linn.) De Cand. Calice 5-parti , beaucoup plus court que le tube de la co- rolle. Corolle monopétale : tube ovale-cylindracé; limbe à 5 lobes réfléchis ou révolutés, obtus. Étamines 40, insérées au fond du tube de la corolle, saillantes, ou presque incluses. Nectaire à écailles ovales. Styles subulés. Péricarpe à à 5 fol- licules polyspermes. Arbrisseaux charnus. Feuilles le plus souvent éparses. Fleurs pourpres ou d’un jaune orange, disposées en pani- cules lâches. Ce genre, qui renferme une trentaine d'espèces, est pro- pre au cap de Bonne-Espérance ; nous allons faire mention des Cotylets qui se cultivent dans les collections de plantes grasses. à) Feuilles opposées. Cory cer orBicuLaIRE. — Cotyledon orbiculata Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 96. — Bot. Mag. tab. 321.— Cotyledon orbiculata, ovata , oblonga , elata, ét ramosa Haw. Syn. — Herb. de l’Amat. v. 1, Le. Feuilles suborbiculaires , où ohovales-orbiculaires, ou obova- les, ou ovales-spathulées ,-où oblongues , obtuses , acuminées, elauques , farineuses , bordéés d’une ligne rouge. Tige épaisse, dressée, plus ou moins rameuse, haute de 2 à 3 pieds. Fleurs grandes, pendantes, rougeätres. Segments de la corolle révolutés. Corvzer écLaranr. — Cotyledon coruscans Haw. Suppl. FAMILLE DES CRASSULAGÉES. 57 — Sims, Bot. Mag. tab. 2601. — Loddig. Bot. Cab. tab. 1030. Feuilles décussées agrégées, cunéiformes-oblongues, canalicu- lées, épaissies aux bords, apiculées, farimeuses. Fleurs de couleur orange, pendantes, disposées en panicule ombelliforme. = CortyLer pApiLLAIRE. — Cotyledon papillaris Lin. fil. — Cotyledon decussata Sims , Bot. Mag. tab. 2518. — Lindl. in Bot. Reg. tab. 915. | Feuilles opposées , charnues, ovales, cylindriques , glabres, pointues, dressées. Fleurs glabres, subpaniculées. Souche décom- bante, pubescente. -— Corolle rouge : tube pentagone ; segments oblongs, pointus, réfléchis. b) Feuilles alternes, anarcesçentes. CoTYLET À FLEURS COURBÉES. — Cotyledon curviflora Sims, Bot. Mag. tab. 2044. Feuilles semi-cylindriques, glabres. Fleurs (longues de 1 pouce) ; ‘É d’un jaune lavé de rouge, nutantes, en panicule. CoTYLEr TUBERCULEUxX. — Cotyledon tuberculosa Lamk. Dict. — De Gand. Plant. Gr. tab. 86. Feuilles subcylindriques, linéaires-oblongues, pointues. Fleurs (longues de plus de 1 pouce) subpaniculées, dressées. Pédoncules et calices pubescents. Corolle d’un jaune orange: limbe étalé, non-réfléchi. CoryLer FAscIGULAIRE. — Cotyledon fascicularis Ait. Hort. Kew. — Cotyledon tardiflorum Bonpl. Nav. tab. 37. Souche épaisse, rameuse. Feuilles cunéiformes , obtuses , pla- nes, charnues , fasciculées au sommet des ramules. Fleurs pani- culées, pendantes. Tube de la corolle court, verdâtre, pentagone ; Jimbe rougeâtre, révoluté. c) Feuilles éparses, persistantes. CoTYLET HÉMISPHÉRIQUE. — Cotyledon hemisphærica Lino. — Dill. Hort. Elth. 2, tab. 95, fig. 111, — De Cand, Plant, Gr. tab. 87. 66 CLASSE DES SUCCULENTES. Feuilles cvales-orhiculaires, charnues , ‘ponctuées , glabres. Fleurs en épi allongé, dressées. Corolle petite : tube verdâtre ; limbe étalé, d’un blanc lavé de rouge: Genre OMBILIC. — Umbilicus De Cand. Calice 5-parti. Corolle campanulée, 5-fide : segments ovales, pointus, dressés, à peu près aussi longs que le tube. EÉtamines 10, insérées à la corolle. Nectaire à 5 écailles ob- tuses. Styles subulés. Péricarpe à 5 follicules polyspermes ; rétrécis au sommet. Herbes vivaces ou annuelles. Racine souvent tubéreuse. Feuilles roselées ou alternes, très-entières, ou dentées. Fleurs blanchâtres ou jaunes, disposées en grappe. Ce genre se compose de douze espèces réparties entre lEu rope australe , l'Orient et la Sibérie. Omærrrc COMMUN. — Umbilicus pendulinus De Gand. Plant. Gr. tab. 156. — Coiyledon Umbiüicus Linn. — Evgl. Bot. tab. 325. — Blackw. Herb. tab. 263. Feuilles inférieures pétiolées, concaves . peltcee, suborbictlai- res, sinuées-crénelées. Bractées entières. Fleurs ctalées ou pen- dantes, tubuleuses. Racine tubéreuse, charnue, ‘garnie de fibres tibia, Tige haute de :], pied à 1 pied, nes dressée , glabre , ra- meuse supérieurement ou simple, presque nue. Feuilles un peu charnues. Grappes terminales, spiciformes , denses. Fleurs d’un jaune pâle. Bractées linéaires-lancéolées. Cette plante abonde dans l’ouest et dans ie midi de la France, où on la connaît sous les noms vulgaires de Grand Cotylédon, Nombril, Écuelle commune, et Escude ; elle croît sur les vieux murs et sur les rochers; la médecine populaire en fait un remède rafraïchissant et détersii. Omsinic saune. — Umbilicus erectus De Gand. FI. Franç. — Cotyledon luteum Smith , Engl. Bot. tab. 1592, — Cotyle- don lusitanica Lamk, Dict: FAMILLE DES CRASSULACÉES. 89 Feuilles inférieures pétiolées, peltées, suborbiculaires, profon- dément dentées. Bractées dentées. Fleurs dressées. Racine tubéreuse, rampante. Tige haute de 1 pied et plus, dressée, ordinairement rameuse. Grappes denses, terminales. Bractées ovales. Fleurs d’un jaune assez vif. _Gette espèce, indigène en Angleterre et en Portugal, mérite d’être cultivée dans les parterres. Genre ÉCHÉVÉRIA, — Echeveria De Cand. Calice 5-parti. Segments dressés, foliacés. Corolle campa- nulée, profondément 5-fide; sepments dressés, épais; trigo- nes à la base, pointus. Étamnines 10, soudées avec la base des pétales et plus courts que ceux-ci. Nectaire à 5 écailles cour- tes. Style subulé. Péricarpe à 5 follicules polyspermes. Sous-arbrisseaux charnus. Feuilles alternes ou roselées , trés-entières, innervées. Fleurs écarlates ou jaunes, sessiles, disposées en cyme ou en épi. Ce genre, qui appartient au Mexique, renferme quatre es- pèces, dont voici les plus notables : ÉCHÉVÉRIA ÉCARLATE. — Echeveria coccinea De Gand. Prodr. — Cotyledon coccinea Cav. Îc. 2, tab. 170. — Lodd. Bot. Cab. tab. 830. Feuilles éparses , cunéiformes-obovaies, pointues, charnues. Fleurs en épi terminal allongé. Corolle jaunâtre en dessus, écar- Jate en dessous, plus courte que le calice. Souche tres-basse, cpaisse; rameaux pubescents ainsi que le reste de la plante, longs d'environ 2 pieds. Feuilles d’un vert brun. Bractées linéaires, pointues, rabattues. Segments calicinaux linéaires. ÉcuEvéniA GAzoNNANT. — Echeveria cæspitosa De Cand. Prodr. — Coiyledon cæspitosa Haw. Misc. — Sedum Cotyle- don Jacq. fil. Ecl. 1, tab. 17. Feuilles roselées, suboppesées, linguiformes, charnues, glau- 90 CLASSE DES SUCCULENTES, ques. Fleurs en panicule corymbiforme. Bractées subsagittiformes. Corolle j is Gette espèce est originaire de la Californie. Genre SÉDUM. — Sedum Linn. Calice profondément 5 5-fide (quelquefois 440- -fide). Péta- les 5 (quelquefois 4-10). ordinairement étalés. Étamines en nombre double des pétales : filets élargis à la base, subulés au sommet; anthères suborbiculaires. Nectaire à 5 squamu- les entières ou échancrées. Péricarpe à 5 (quelquefois 6- 10) follicuies polyspermes, acuminés par les styles. Herbes vivaces (quelquefois suffrutescentes) ou annuelles. Souches souvent munies de ramules stériles recouverts de feuilies imbriquées. Feuilles alternes ou rarement opposées, charnues, cylindriques ou planes, entières ou dentées. Fleurs jaunes, ou blanches, ou pourpres, ou roses, ou bleues, dis- posées en cyme bouille Ce genre renferme environ quatre-vingts espèces, la plu- part indigènes dans la zone tempérée de l’ancien continent. Plusieurs Sedum sont précieux comme plantes d'agrément, parce que, indépendamment de l’élégance de leur port, ils offrent l’avantage de végéter avec YIEUEUE dans les sols les plus arides , et se prêtent à merveille à la décoration des ro- cailles. À Voici les espèces qui méritent d’être signalées : À. Plantes multicaules. Feuilles planes : celles des ramules stériles souvent rapprochées, mais non imbriauées. a) Fleurs Jaunes. Sépum Aïzoon. — Sedum Aizoon Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 101. Tiges dressées, anguleuses , frutescentes à la base. Feuilles éparses , sessiles, lancéolées, subobtuses, dentelées. Cyme corym- biforme, feuillée, 5-6-radiée : cymules planes, tres-denses. Seg- ments calicinaux ovales-triangulaires , longuement cuspidés. Pé- FAMILLE DES CRASSULACÉES. M tales ovales-lancéolés , mucronés, un peu plus longs que les éta- mines. Capsule étoilée : follicules courtement mucronés. Tiges simples, hautes d'environ 1 pied , glabres ainsi que toute la plante. Feuilles vertes , longues d'environ 2 pouces. Fleurs sessiles ou subsessiles, petites, d’un jaune vif. Cette espèce, indigène en Sibérie, se cultive souvent dans les parterres. à SéDuM ayBriDe.— Sedum hybriäum Wild. — Murr. Comm. Gaœtt, v. 6, tab. 5. — Sedum aliaicum Besser. Feuilles eparses, subsessiles, subconcaves, obovales-spathulées, ou cunélformes, tres-obtuses , grossement dentées : celles des ra- meaux stériles rapprochées. Tiges ascendantes, radicantes à la base. Cymes paniculées , subdichotomes. Segments calicinaux oblongs, obtus. Pétales lancéolés-oblongs, mucronés, un peu plus longs que les étamines. Follicules libres presque dès la base, su- bulés au sommet, d’abord un peu divergents, connivents au sommet après la déhiscence. Plante très-touffue, glabre dans toutes ses parties. Tiges bas- ses, poussant inférieurement un grand nombre de ramules stéri- les feuillus. Feuilles d’un vert foncé et un peu luisintes en des- sus, longues de 12 à 18 lignes : dents obtuses. Fleurs petites, ses- siles, d’un jaune de Citron. Bractées spathulées , ordinairement entières. Cette espèce, qui croît en Sibérie, mérite aussi d’être cultivée comme plante d'agrément. . b) Fleurs blanches, ou roses, ou pourpres. SÉDUM A FEUILLES OPPOSÉES. — Sedum oppositifolium Sims, Bot. Mag. tab. 1807. — Ænacampseros ciliaris Haw. Syn. Tiges pubescentes, ascendantes, très-rameuses, radicantes à la base. Feuilles cunéiformes-obovales eu obovales-spathulées, cré- nelées au sommet , ciliolées, subsessiles : les inférieures opposées; les supérieures éparses. Cymes 3-7-radiées, dichotomes, subfasti- giées, feuillées à la base. Seoments calicinaux oblongs, obtus. Pe- tales oblongs-lancéolés, subobtus, mutiques, presque dressés, un 92 CLASSE DES SUCCULENTES, peu plus longs que les étamines. Follicules presque libres, diver- gents, subulés au sommet. Plante très-touffue. Tiges floriferes rameuses, longues d’envi- ron 8 pouces ; rameaux stériles courts, tres-feuillus. Feuilles d’un vert glauque , longues d’environ 8 lignes. Pétales longs de 4 li- gnes, d’un blanc lavé de rose. Anthères rouges avant l’anthèse. Cette espèce, originaire du Caucase, n’est pas rare dans les jar- dins. SÉDUM A FLEURS ROSES. — Sedum spurium Marsch. Bieb. Flor. Taur. Caue. — Sims, Bot. Mag. tab. 2370. Tiges pubescentes, ascendantes, très-rameuses, radicantes à la base. Feuilles cunéiformes - obovales , ou obovales-spathulées , profondément crénelées, ciliolces , subsessiles, opposées. Cymes 3-7-radiées, dichotomes, subfastigiées , feuillées à la base. Seg- ments calicinaux oblongs, obtus. Pétales linéaires-lancéolés, fine- ment mucronés, presque dressés , de moitié plus longs que les étamines. Follicules presque libres, divergents, subulés au somme:. Plante tres-semblable à la précédente par le port. Feuilles d’un vert gai, Corolle longue de 6 lignes, d’un rose vif ainsi que les filets ; anthères rouges avant l’anthése. Cette espèce, l’une des plus élégantes du genre, est également indigène au Caucase. SÉDUM A FEUILLES DE Peurcixr. — Sedum populifolium Lin. — Bot. Mag. tab. 211. — Pall, It. v. 5, App. tab. O, fig. 2. — De Cand. Plant. Gr. tab. 110. Tigés dressées:, glabres, frutescentes à la base. Feuilles pétio- lées, éparses, glabres, ovales, ou ovales-triangulaires, subcordi- formes à la base, pointues, inégalement incisées-dentées. Cyme ir- régulière, subpaniculée. Pétales ovales-lancéolés. Tiges fermes, presque cylindriques, touffues, hautes d’environ 1 pied, rameuses au sommet. Feuilles longues de r à 2 pouces, d’un vert gai: dents triangulaires ou oblongues, subobtuses, très- inégales. Fleurs petites, blanches , très-nombreuses. Anthères rouges. FAMILLE DES CRASSULACÉES. 93 Cette espèce, qui se cultive quelquefois comme plante de par- terre, est originaire de Sibérie. SÉDUM A LARGES FEUILLES.— Sedum latifolium Bertol. Amœn. Ital. — Sedum Ann maximum Linn. — Clus. Hist. 2, p. 66, fig. 2. Tiges glabres, dressées. Feuilles oblongues, ou elliptiques- oblongues, ou ovales-oblongues , obtuses , sinuolées -dentelées , cordiformes à la base , sessiles, subamplexicaules : les inférieu- res verticillées-ternées ou,quaternées; les supérieures épar- ses. Panicule subpyramidale, feuillée, composée de cymes irrégu- lières très-denses. Segments he ovales-lancéolés, pointus. Pétales ovales-lancéolés, cuculliformes au sommet, mucronés, un peu plus courts que les étamines. Tiges fermes, cylindriques, simples, hautes de 2 pieds et plus. Feuilles RAM longues de 1 ‘/; à 2 ‘/ pouces, d’un vert foncé tirant quelquefois sur le violet. Fleurs petites , d’un jaune verdâtre, pédicellées , très-serrées. Pétales étalés. Anthères d’un jaune tirant sur le brun. Follicules libres, dressés , diver- gents et subulés au sommet. Cette espèce habite les mêmes contrées que la suivante, avec laquelle elle est confondue sous les mêmes noms vulgaires. Sépum Orpin. — Sedun: Telephium Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 92. — Engl. Bot. tab. 1519. — Ænacampseros vulgaris, A. purpurea, A. albicans, et À. triphylla Haw. Syn. Tiges glabres, dressées. Feuilles éparses, ou verticillées-ter- nées, ou opposées, lancéolécs, ou lancéolées-oblongues, ou oblon- gues-lancéolées , ou obovales, obtuses ou pointues, inégalement dentelées, ou dentées, ou crénelées, entières vers leur base : les inférieures rétrécies à la base ; les supérieures arrondies à la base, sessiles, non-amplexicaules. Panicule subpyramidale , feuillée , composée de cymes irrégulières très-denses. Segments calicinaux oblongs-lancéolés , pointus. Pétales recourhés en dehors, ovales- lancéolés, acuminés, planes et mutiques au sommet, à peu près aussi longs que les étamines. 94 CLASSE DÉS SUCCULENTES. Plante semblable à la précédente par le port , mais-ordinaire- ment plus petite dans toutes ses parties. Feuilles luisantes, d’un vert glauque ou ürant sur le rouge. Fleurs petites, tresnom- breuses , pourpres, ou blanches. Galice beaucoup plus petit que la corolle. . Gette espèce et la précédente croissent dans les endroits secs et pierreux de presque toute l’Europe. L’une et l'autre sont connues en France sous les noms vulgaires d’Orpin, Reprise, Grassetie, Herbe aux charpentiers, ete. Leurs racines et leurs feuilles jouissent, parmi le peuple, d’une grande réputation comme remède rafraichissant et vulnéraire ; mais leur emploi est à peu près nul en thérapeutique ; autrefois elles entroient dans la composition de l’onguent dit Populeum. Yes deux espèces méri- tent d’être cultivées dans les parterres. Sépuu Rnonioze.— Sedum Rhodiola De Cand. Flor. Franc. — Rhodiola rosea Linn. — Engl. Bot. tab. 508. — De Cand. Plant. Gr. tab. 143. Tiges simples, dressées. Feuilles éparses, sessiles, non-amplexi- caules, glauques, glabres, oblongues, ou oblongues-lancéolées, ou lancéolées-obovales, acuminces, dentelces. Cyme nue ou feuillée, corymbilorme , tres-dense, Fleurs dioïques par avortement, pé- dicellées, 4-pétales. Follicules dressés, apiculés. Racine multicaule, subtubéreuse. Tiges hautes de 6 à 18 pou- ces, fermes, cylindriques, feuillées, dépourvues de ramules sté- riles. Feuilles longues d'environ 1 -pouce, peu charnues. Fleurs petites, nombreuses, d’un jaune verdâtre. Étainines des fleurs mâles à filets capillaires, plus longs que les pétales. Cette espèce , semblable par le port au Sédum Orpin, croît dans les Alpes de l’Europe centrale: Ses racmes ont une odeur de Rose assez prononcée. Sépum D'Éwers. — Sedum Eswversi Ledeb. Ic. Plant. Alt. tab. 58. Tiges ascendantes, rameuses, radicantes et suffrutescentes à la base. Feuilles opposées-croisées, étalées, sessiles, glabres, glau- ques, sinuolées , très-obtuses, ponctuées en dessus , papilleuses en FAMILLE DES CRASSULACÉES. 95 dessous : les inférieures elliptiques ou obovales ; les supérieures ovales-orbiculaires où suborbiculaires | cordiformes à la base. Cyme feuillée à la base, subcorymbiforme. Segments calicinaux linéaires. Pétales lancéolés , pointus, un peu plus longs que les étamines. Follicules dressés. Tiges très-touffues, longues d'environ ‘/ pied, glabres comme toute la plante, poussant inférieurement un grand nombre de ra- meaux stériles. Feuilles épaisses, concaves ; les plus grandes at- teignant environ 1 pouce de large; celles des ramules stériles très-rapprochées, beaucoup plus longues que Les entrenœuds ; côte médiane inapparente. Fleurs pédiceilées, de couleur pourpre. Cette espèce élégante croït dans la Sibérie méridionale. Sépum Anacamrséros. — Sedum Anacampseros Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 33. — Bot. Mag. tab. 119. — Ana- campseros sempervirens Haw. Syn. Tiges radicantes à la base, ascendantes, rameuses inférieure- ment. Feuilles elliptiques-obovales ou spathulées-obovales , très- obtuses, très-entières, submarginées, glauques, sessiles, éparses , prolongées postérieurement au-delà de leur base : celles des ra- mules stériles très-rapprochées, rétrécies à la base; les supé- rieures des tiges floriferes subcordiformes à la base, semi-amplexi- caules. Cyme terminale, très-dense, ombelliforme, irrégulière, feuillée. Segments calicinaux hnéaires-lancéolés, pointus. Pétales planes, ovales-lancéolés, subobtus, mutiques, à peu près aussi longs que les étamines. Follicules courts, libres, dressés, api- culés, Tiges hautes de 6 à 10 pouces, glabres comme toute la plante, poussant inférieurement un grand nombre de rameaux stériles , procombants, recouverts de feuilles persistantes. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, assez épaisses : celles des rameaux stériles per- sistantes. Fleurs petites : pédicelles d’un pourpre violet. Cette espèce, qui habite les Alpes de l’Europe australe, se cul- tive dans les jardins, à cause’ de l'élégance de son feuillage. B. Herbes vivaces, à souches radicantes poussant un grand nombre de ramules stériles recouverts de feuilles persis- 96 CLASSE DES SUCCULENTES. tantes et le plus souvent imbriquées sur plusieurs rangs. Feuilles cylindriques ou semi-cylindriques, très-épaisses. a) Fleurs blanches, pédicellées; eymes irrégulières, paniculees; feuilles sessiles, adnées par tous les points de leur base et non-prolongées postérieurement. SÉDUM À FLEURS BLANGUES. — Sedum album Linn. — Flor. Dan. tab. 66. — De Cand. Plant. Gr. tab. 22. — Engl. Bot. tab. 1578. — Sedum teretifolium Lamk. Tiges florifères ascendantes ; ramules stériles radicants. Feuilles éparses, presque étalées, glabres, subcylindriques, planes en des- sus, linéaires-oblongues, obtuses. Segments calicinaux elliptiques, obtus, Pétales planes, étalés , oblongs , obtus, mutiques, 3 fois plus longs que Le calice, un peu plus longs que les étamines. Fol- licules libres, connivents, subulés au sommet. Tiges floriferes hautes de 4 à 10 pouces, grêles, rougeâtres, glabres comme toute la plante; ramules stériles courts, touffus, garnis de feuilles très-rapprochées mais le plus souvent étalées. Feuilles succulentes, très-obtuses, longues d'environ 6 lignes. Cy- mes à 3 ou 4 rayons écartés, irrégulièrement dichotomes. Corolle petite, d’un blanc pur. Anthères d’un pourpre violet. Cette plante abonde dans presque toute l'Europe, sur les ro- chers, les toits, les vieux murs, et en général dans les endroits arides et pierreux; on la connaît en France sous les noms vul- gaires de Petite Joubarbe, Vermiculaire et Tripe Madame. Ses feuilles, qui sont lésèrement acidules, se mangent en salade dans quelques contrées, et le peuple les emploie comme remède rafraichissant. SéDum À FEUILLES épaisses. — Sedum dasyphyllum Linn. — Jacq. Hort. Vindob. tab. 153. — Engl. Bot. tab. 656. — De Cand. Plant. Gr. tab. 03. Tiges florifères ascendantes, filiformes, pubescentes et glandu- leuses vers le haut; ramules stériles procombants. Feuilles sub- opposées, glauques, pubérules, elliptiques, ou ovales-elliptiques, ou ovales-globuleuses, obtuses : celles des tiges florifères très- FAMILLE DES CRASSULACÉES. | 97 écartées; celles des ramules stériles imbriquées. Segments calici- naux LA apiculés. Pétales elliptiques, obtus, 3 fois plus longs que le calice. Follicules libres, dressés, subulés au sommet. Ramules stériles formant un gazon le très-serré. Tiges flori- fères hautes de 2 à 3 pouces. l'euilles longues de r à 2 lignes, très -épaisses. Cyme à 2-4 rayons racémiformes. Fleurs très-peti- tes, subunilatérales. Pétales blanes, à côte médiane pourpre. An- thères d’un pourpre noirâtre. Cette plante mignonne croit sur les rochers, dans les Alpes de l’Europe australe et de l’Europe moyenne. Ses petites feuilles presque globuleuses, qui forment un tapis d’un vert glauque, ainsi que ses nombreuses fleurs lavées de blanc et de rose, pro duisent un effet très-agrcale. | b) Fleurs jaunes; cymes simples ou dichotomes et ombelliformes; Jeuilles sessiles , adnées seulement par Le milieu de leur base et pro- longées postérieurement en un petit appendice; celles des ramules stériles imbriquées sur 6 on 5 rangs sptralés; celles des tiges flori- Jères éparses. SéDum ACRE. — Sedum acre Linn. — Fior. Dan. tab. 1457. — Schk. Handb. tab. 125. — Engl. Bot. tab. 839. — De Cand. Plant. Gr. tab. 117. Tiges florifères et ramules stériles dressés. Feuilles ovales, ob. tuses, convexes en dessous, presque planes en dessus. Cyme à 2 ou 3 rayons simples , divergents, subfastigiés. Fleurs subsessi- les, subunilatérales. Segments calicinaux ovales , obtus. Pétales lancéolés, mucronés, étalés, 2 fois plus longs que le calice. Cap- sule étoilée : follicules finement mucronés. Tiges florifères hautes de 3 à 4 pouces, glabres de même que toute la plante; ramules stériles formant un gazon touffu, d’un vert gai. Feuilles à peine longues de plus de 1 ligne, souvent ponctuées de rouge. Rameaux de la cyme 3-5-flores, feuillés. Fleurs peutes, d’un jaune de Citron. Cette plante, nommée vulgairement Poivre de muraille , Vermiculaire brélante, où Pain d’oiseau, abonde dans les. endroits arides et pierreux de presque toute Europe. Elle à yne saveur âcre très-prononcée. Le suc des tiges et des feuilles BOTANIQUE. PHAN. T. V. 7 98 CLASSE DES SUCCULENTES- ési un drastiqué violent dont on ne fait guère usage en théra- péütique; mais plusieurs médecins célèbres ont recommandé la décoction du Sédum dcré, à petites doses, dans de la bière, comme un excellent antiscorbutique. À 54 Sépum A FEUILLES RÉFLÉCUIES. — Sedum reflexum Linn. — Flor. Dan. tab. 1818. — De Cand. Plant. Gr. tab. 113. — Engl. Bot. tab. 605. — Sedum rupestre De Cand. Plant. Gr. tab. 116. — Sedum glaucum ÆEngl. Bot. tab. 2477. Feuilles semi-cylindriques , mucronées : celles des tiges flori- fères linéaires-lancéolées, souvent recourbées; celles des ramules stériles linéaires-subulées. Cyme dense, ombelliforme, à 5-7 rayons bifurqués. Fleurs courtement pédicellées. Segments calici- naux triangulaires, pointus. Pétales divergents, concaves, lancéo- lés, subobtus, 2 fois plus longs que le calice, un peu plus longs que les étamines. Follicules libres, dressés, subulés au sommet. Tiges florifères glabres de même que toute la plante, cylin- driques, ascendantes, fermes, souvent rougeâtres, hautes de 6 à 12 pouces. Ramules stériles dressés, plus où moins touffus, re- couverts de feuilles plus ou moins rapprochées. Feuilles glau- ques ou d’un vert gai, longues de 4 à 8 lignes, larges de}: de hgne à 1 ligne, plus ou moins planes en dessus. Cyme multiflore, feuillée. Pétales longs d’environ 4 lignes, d’un jaune vif. Cette espèce est commune dans presque toute l'Europe; on l'éemploie quelquefois à border les parterres. SéDuM Des ROoCHERS. — Sedum rupestre Smith, Flor. Brit. — Engl. Bot. tab. 190. — Dill. Hort. Rlth. tab. 256. Ceite espèce diffère de la précédente par ses fleurs plus grandes à segments calicinaux elli ptiques, obtus, et par ses pétales oblongs, obtus , très-concaves , étalés horizontalement; son feuillage est d’un glauque fortement bleuätre. Ce Sédum croît en France et en Angleterre ; il se cultive aussi éômme plante de bordure, SÉDUM ÉLANCÉ. — Sedum altissimum Poir. — De -Cand. FAMILLE DES CRASSULACÉES. 99 Plant. Gr. tab. 40. — Lea sSediforme Jacq. Hort. Vindob, tab. 81. Feuilles semi-cylindriques, oblongues- pre ; pointues, mu- cronées, glauques. Cyme dense, ombelliforme , à 3-5 rameaux bifurqués. Fleurs subsessiles , ordinairement RACE LIRE calicinaux elliptiques où ovales, acuiminés: Pétales spathulés, cuculliformes, obtus, étalés horizontalement, 5 fois plus longs que le calice, un peu plus courts qne les étamines. Follicules li- bres , dressés , subulés au sommet. Plante ayant le même port que les deux précédentes, mais beau- coup plus forte dans toutes ses parties. Tiges florifères ascendan- tes, hautes de 12 à 18 pouces. Feuilles caulinaires attergnant jus- qu’à 15 lignes de long, sur 4 lignes de large, et près de 2 lignes d'épaisseur à leur base. Cyme atteignant 3 pouces de diamétre. Pé- tales d’un jaune irès-pâle , longs de 3 à 4 lignes. Follicules au nombre de 8 à 10 dans chaque fleur, longs ice lignes. Cette espèce, indigène dans l’Europe australe, se cultive comme plante d’agrément. SÉDUM A PÉTALES DRESSES. — Seduim anopetalum Dé Cand, FL. Franc. Suppl. Feuilles cylindracées, pointues, miucronulées, glauques. Cyme dense, ombelliforme, à 3-5 rayons bifurqués, pauciflores. Fleurs subpédicellées. Segments calicinaux linéaires-lancéolés, pointus. Pétales lancéolés, acuminés, dressés. Follicules libres, dressés, subulés au sommet. Plante semblable par le port au Sedum reflexum. Tiges flori- féres hautes de 4 à 6 pouces. Feuilles d’un glauque forteété bleuâtre , très-serrées sur les ramules. Fleurs d’un jaune pâle. Cette espèce croît dans le midi de la France. Genre JOUBARBE. — Sempervivum Linn. Calice 6-20-parti, ou cupuliforme et denté. Pétales en même nombre que les segments calicinaux, quelquefois sou- dés par la base. Étamines en nombre able des pétales (fi- lets soudés inférieurement avec la base des pétales lorsque 400 CLASSE DES SUCCULENTES. ceux-ci cohèrent entre eux.) Squamales nectariferes entières, ou échancrées, ou dentées. Follicu'es en même nombre que les pétales, libres, disposés en rond, Sous -arbrisseaux charnus, ou herbes le plus souvent sto- lonifères: stolons grêles, munis à leur sommet d’une rosette de feuilles imbriquées, laquelle finit par s’enraciner. Feuilles très-charnues, entières, souvent ciliées, éparses et sessiles sur les tiges ou rameaux florifères, imbriquées en rosette au som- met des souches. Inflorescence paniculée ou cymeuse, Fleurs jaunes, ou blanchâtres , ou d’un pourpre violet. Ce genre renferme environ trente espèces, la plupart in- digènes dans les Canaries et à Madère; six espèces croissent en Europe, sur les rochers des montagnes. Les Joubarbes africaines, caractérisées par un port très-original, se culti- vent enserre tempérée, et plusieurs d’entre elles sont com- rmunes dans toutes les collections de plantes grasses. Les es- pèces d'Europe forment d’épais gazons de rosettes fort élé- gantes; on en garnit les rocailles artificielles, les vieux murs ou autres localités arides. Voici les espèces les plus remarquables du genre : SECTION I. Tige ou souche non-stolonifère, ordinairement frutescente. Fleurs jaunes, ou rarement blanches. Pétales libres. JoUBARBE TORTUEUSE. — Sempervivuin toriuosum Ait. Hort. Kew. — Bot. Mag. tab. 206. — De Cand. Plant. Gr. tab. 156. Tiges frutescentes , dressées , rarïeuses , subdichotomes , tor- iueuses. Feuilles vbovales-spathulées, éparses, convexes en des- sous, velues, Cymes paniculées, subdichotomes. Calice 7-ou 8- parti. Pétales lancéolés, cuspidés , 2 fois plus longs que les éta- mines. Squamules hypogynes minimes, fimbriées. Plante assez touffue, haute d’environ ‘/, pied. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, larges de 2 à 4 lignes. Cyme à rameaux bifur- qués : pédicelles plus longs que le calice, disposés en grappes li- FAMILLE DES CRASSULACÉES. 101 ches, unilatérales, subbractéolées. Fleurs jaunes, de la gran- deur de celles du Sédumn àcre. Cette espèce est indigène aux Canaries. Jousarse VELUE. — Sempervivum villosum. Haw. 5yn. — Bot. Reg. tab. 1553. Tiges frutescentes, rameuses, subdichotomes, tortueuses. Feuil- les presque imbriquées, elliptiques ou obovales, subcylindriques, gibbeuses en dessous, pubescentes. Cymes subcorymbiformes. Ca- lice 7-ou 8-fide : segments oblongs, pointus. Pétales lanccolés, cuspidés, étalés, 2 fois plus longs que les étamines. Squamules hypogynes minimes, fimbriolées. YPOSY ? EL | Plante touffue, haute de ‘> pied à 1 pied. Feuilles longues au plus de 4 lignes, épaisses de 1 à 2 lignes, succulentes , d’un vert jaunûtre ou rougeatre, roselées au sommet des ramules non-flori- feres. Fleurs jaunes, de la grandeur de celles du Sédum àäcre. Gette espèce habite les Canaries. JOUBARSE VISQUEUSE. — Sempervivum glutinosum Ait. Hort. Kew. — Jacq. Hort. Schœnbr. 4, tab. 464. — Bot. Mag. tab. 1963. — Bot. Reg. tab. 278. Tige frutescente, rameuse. Feuilles visqueuses { de même que les rameaux et calices), charnues, courtement acuminées, bordées de cils cartilagineux apprimés : celles des rosettes et du bas des rameaux floriferes obovales - spathulées; les supérieures ovales ou elliptiques, subconcaves; les florales cysmbiformes. Panicule lâche, composée de «ymes bifurquées, nues, longuement pédon- culées. Calice hémisphérique, à 10 dents obtuses. Pétales éialés ou réfléchis, oblongs, chtus, mucronulés, à peu près aussi longs que les étamines. Squamules hypogynes minimes, tronquées, ou échancrées. Tige haute de 2 à 3 pieds. Ramcaux fioriferes toriueux, longs de 1 à 2 pieds. Feuilles d’un vert gai: celles des rosettes RL d’environ 2 pouces ; celles des rameaux florifères diminuant gra- duellement vers Ie haut; celles de La panicule longues de ra 2li- gnes. Rameaux de la panicale longs de à à 3 pouces, presque 102 CLASSE DES SUCCULENTES. étalés. Pédicelles disposés en grappe unilatérale; bractéoles mini- mes, caduques. Fleurs d’un jaune vif, larges de 6 à7 lignes. { Geïte espèce croît aux Canaries. JOUBARBE ARBORESGENTE. — Sermpervioum arboreum De Gand. Plant. Gr. tab. 195 et 125*. — Bot. Reg. tab. 00. Tige rameuse, arborescente. Feuilles cunéiformes- -spathulées, ciliées de poils mous, mucronulées, étalées et roselées au sommet des rameaux. Panicule subthyrsiforme ; composée de cymes nues Hifurquées. Calice 10-ou 12-fide : segments pointus. Pétales li- néaires-lancéolés, pointus. Tige quelquefois de la grosseur du bras, cylindrique, charnue, haute de 2 à 4 pieds, divisée au sommet en plusieurs rameaux. Feuilles charnues, succulentes, verdâtres. Panicule ample. Pédi- celles en grappe unilatérale; bractéoles petites, cafurues- Fleurs d’un jaune vif, larges de près de 1 pouce. Cette belle Slt croit en Portugal, er Barbarie, dans l’Archi- pel et en Orieni. Jousarse rayrsiFLore. — Sempervivum urbicum Lindl. in Bot. Reg. tab. 1741. (an Horn?) Tige frutescente. Feuilles ciliées de poils cartilagineux : celles des roseties obovales-spathulées , mucronées. Fleurs glabres, en thyrse pyramidal, très-ample. Galice hémisphérique , 10-12- denté. Pétales lancéolés, 2 fois plus longs que les ctamines. Squamules hypogynes larges, ironquées, un peu échancrées. Feuilles d’un vert foncé : celles des rosettes longues d’environ 2 ponces. Thyrse long de près de 1 pied, sur environ 8 pouces de large à la base. Fieurs d’un jaune vif, larges d'environ 8 lignes. Cette espèce, sans contredit l’une des plus élégantes du genre, a été trouvée à Ténériffe par MM. Webb et Berthelot. JOUBARBE 4 ROSETTES PLANES, — Sempervivum tabulæforme Haw. Suppl. — Lodd. Bot. Cab, tab. 1398. Souche simple, caulescente, frutescente. Feuilles spathulées- cunéiformes, mucronées, longuement ciliées, glabres aux 2 faces, étalées en rosctte plane et disciforme. Panicule assez dense, FAMILLE DES CRASSULACÉES. 1035 composée de cymes bifurquées. Galice 10-parti : segments linéai- res, pointus. Pétales linéares-lancéolés, très-pointus, pubescents et visqueux de même que le calice, étalés, un peu plus longs que les étamines. Squamules hypogynes linéaires-spathulées, recour- bées au sommet. Souche haute d’environ 1 pied, charnue, nue inférieure- ment, garnie au sommet d’une rosette de feuilles étalées, d’un demi-pied de diamétre. Feuilles rougeâtres ou d’un vert pâle, longues d’environ 3 pouces , bordées de longs poils blancs. Ra- meaux florifères longs d’environ 1 pied. Pédicelles plus longs que le calice, disposés en grappe unilatérale. Pétales d’un jaune ver- dâtre, longs d'environ 3 lignes. Cette espèce, très- AA EX par ses larges rosettes planes, est originaire de Madère. c Jousarse DES Canaries. — Sempervioum canariense Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 141. Souche courte, frutescente. Feuilles pubescentes-incanes, mucro- nées : Les radicales roselées, obovales-spathulées ; celles de la tige florifere éparses, ovales. Pañicule Si neue ee Pétales Q ou 10, linéaires. Feuilles radicales grandes, nombreuses, formant une rosette de 7 à 10 pouces de diamétre. Panicule ample , à rameaux étalés. Fleurs blanchâtres. Cette espèce se cultive fréquemment dans Les collections , mais elle fleurit très-rarement. JoUBARSE DE Smirn. — SEA Smithii Sims, Bot. Mag. tab. 1080. Tige frutescente , dressée, hispide. Feuilles éparses, obovales, acuminées, concayes, submaculées. Panicule composée de grappes unilatérales. Pétales 19, ovales-oblongs, étalés. Glandules hypo- gynes nulles. Fleurs subsessiles, d’un jaune pâle. Cette espèce croit aux Canaries. Section Il. Souche courte, charnue, stolonifère, couverte de feuilles linguiformes , persistantes, imbriquées en rosette.hémi- 404 CLASSE DES SUCCULENTES. sphérique ou subglobuleuse, produisant au bout d’un cer- tain nombre d’années une seule tige florifère qui périt, de même que la racine, après la fructification. Stolons grêles (naissant soit vers la base de la souche, soit aux ais- selles de la rosette )}, munis à leur sommet d’une petite rosette qui s’enracine dans le voisinage de la plante-mère, d’où résulte un gazon très-touffu de rosettes plus ou moins grosses. Racine des vieilles rosettes composée de fibres charnues pivotantes. Inflorescence cymeuse ou paniculée, composée de grappes unilatérales, recourbées, rarement bifides; pédicelles très-courts, naissant sur la partie anté- rieure des pédoncules; bractées petites, éparses sur la partie postérieure des pédoncules. Pétales et filets (rou- getres ou d’un pourpre violet) soudés par la base, ou par exception libres. Calice, corolle et pistil couverts d’une pubescence glandulifère. A. Pélales étales en roue. Follicules un peu arqués, diver- gents au sommet, rangés en rond de manière à laisser au milieu une cavité circulaire, a) Pétales et étamines libres. JOUSARBE COMMUNE. — Sempervioum tectorum Lmn.— Flor. Dan. tab. 6or. — Engl. Bot. tab. 1320. — Blackw. Herb."tab, 366. — De Cand. Plant. Gr. tab. 104. Ferulles glabres aux 2 faces, ciliées, cbtuses, mucronées : cel- les des rosettes oblongues-obovales; celles de la tige oblongues. Cyme subpaniculée. Calice profondément 9-12-fide (rarement 5- ou 6-fde ). Pétales lancéolés, acuminés, 2 fois plus longs que les segments du calice. Squamules minimes, adnées. Feuilles d’un vert gai , luisantes, rougeätres vers leur sommet : celles des roseites adultes longues d’environ 2 pouces, étalées. Tige haute de + pied à 1 ‘/. pied, épaisse, cylindrique, rougeâtre, garnie de longs poils glandulifères, feuillue, quelquefois panicu- lée au sommet; ramules florifères divergents ou étalés, subter- minaux. Galice d’un rouge verdâtre. Pétales d’un rouge pâle, # FAMILLE DES CRASSULACÉES. 105 parsemés d’une foule de points linéaires, d’un pourpre foncé. Étamines de moitié plus courtes que les pétales : filets roses; an- thères violettes avant l’anthèse. { Dans la plante cultivée, les éta- mines se transforment très sou:cnt en ovaires.) La Joubarbe commune, nommée vulgairement Grande Jou- barbe, croît spontanément sur les rochers des Alpes ; on la ren- contre très-fréquemment dans les campagnes, plantée sur les toits ou les vieux murs. Ses feuilles sont legerement acides et jouissent de propriétés rafraichissantes ; les médecins d’autrefois en prescrivaient le suc dans les fièvres inflammatoires, la dyssen- terie, l’esquinancie et autres maladies ; on aitribue aussi aux feuil- les fraîches, écrasées et triturées avec du beurre frais, des qualités très-efficaces contre les brülures ; enfin beaucoup de personnes ont coutume d'appliquer une feuiile de Joubarbe sur les cors. b) Pétales et filets des étamines soudés par la base. JOUBARBE DES MONTAGNES. — Sempervivum montanum Linn. — Jacq. Flor. Austr. tab. 41. — De Cand. Plant. Gr. tab. 105. Feuilles oblongues-liguliformes, courtement acuminées, mucro- nées, ciliées : celles des rosettes glabres aux 2 faces; celles de la tige puberules aux 2 faces. Rosettes subglobuleuses. Cyme subtri- radiée. Calice profondément ro-14- (le plus souvent r12-° fide. Pétales linéaires ou linéaires-lancéolés, acuminés, 5 fois plus longs que le calice. Squamules minimes, tronquées. Tige haute de 3 à 6 pouces, ordinairement rougeñtre, hérisseée de poils glanduleux. Feuilles vertes ou rougeâtres, 3 à 4 fois plus petites que celles de la Joubarbe commune. Pétales longs d’en- viron 4 lignes, d’un rose vif, avec une ligne pourpie au milieu. Filets pourpres, de moitié plus courts que les étamines. Anthères jaunes. ù Gette espèce croît sur les rochers des Alpes. JOUBARBE ARANÉEUSE. — Sempervivum arachnoideum Lin. — De Cand. Plant. Gr. tab. 106. Feuilles des rosettes ovales ou oblonoues, courtement acumi- nees, mueronces, ciliées de poils roides , laineuses au sommet. 106 CLASSE DES SUCCULENTES. Cyme subtriradiée. Calice profondément 9-12-fide. Pétales lan- céolés ou lancéolés-oblongs, acuminés, 3 fois plus longs que le calice. Squamules hypogynes oblongues, obtuses. Plante semblable à la précédente par le port. Jeunes rosettes globuleuses : poils des barbes de la sommité des feuilles entre- croisés, rayonnants, d’un blanc brillant. Tige haute de 4 à 6 pou- ces, rougeûtre, couverte d’une pubescence glanduleuse. . Pétales roses, avec une ligne médiane pourpre. Étamines 2 fois plus courtes que la corolle : filets pourpres; anthères violettes avant l’anthèse. | Cette espece habite les Ales de l’Europe méridionale. B. Pétales dressés, connivents en cloche, blanchätres, soudés par la base. JOUBARBE HÉRISSÉE. — Sempervioum hirtum Linn. — Jacq. Flor. Austr. tab. 19. — De Cand. Plant. Gr. tab. jo — Al- lion. Pedem. tab. 65, fig. x. Feuilles des rosettes lancéolées-oblongues, pointues, ciliées , glabres aux 2 faces ; feuilles caulinaires cordiformes-ovales, acu- minées, ciliées, courtement hérissées aux 2 faces. Cyme 4-ou. 5- radiée. Calice G-fide. Pétales linéaires-lancéolés, subtridentés au sommet, fimbriés aux bords, 2 fois plus longs que le calice. SG arinies hypogynes tronquées. Rosettes subglobuleuses , stolonifères aux aisselles, Feuilles glauques, maculces de brun vers leur sommet. Tige baute de 4 à 8 pouces, feuillue, d’un vert tirant sur le blanc, fortement pubes- cente et visqueuse. Pétales longs de 8 lignes, d’un blanc verdâtre, 2 fois plus longs que les étamines. Cette espèce croît sur les rochers des Alpes. JoUBARSE sOBOLIFÈRE. — Sempervivum soboliferum Sims, Bot. Mag. tab. 1457. Feuilles toutes glabres aux 2 faces, ciliées : celles des rosettes cunéiformes-oblongues, pointues ; les caulinaires inférieures oblon- gues, acuminées ; Les supérieures ovales. Galice 6-fide. Pétales fim- briés, pointus. FAMILLE DES CRASSULACÉES. 107 Plante semblable à l'espèce précédente par le port. Rosettes globuleuses, stolonifères aux aisselles. Feuilles glauques. Seg- ments calicinaux glabres excepté aux bords. Cette espèce habite les Alpes. SOIXANTE-DIXIÈME FAMILLE. LES FICOIDÉES. — FICOIDEÆ. ( Ficoideæ Juss. Gen. — De Cand. Prodr. v 3, p. 415. — Bartl. Ord. Nat. p. 308.) De même que les Crassulacées, les Ficoidees sont des plantes charnues, remarquables par un feuillage à for- mes bizarres, et parées le plus souvent d’une inflores- cence très-brillante, Les feuilles de plusieurs espèces se mangent en guise d” Épinards : d’autres contiennent banane de bear bee salines. La famille appartient presque en totalité à la zone tempérée ; elle domine surtout dans la flore de l’extré- mité australe de l'Afrique : car plus des quatre cinquiè- mes des espèces connues naissent dans les environs du cap de Bonne-Espérance. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes, ou sous-arbrisseaux. Tige et rameaux le plus souvent noueux avec articulation. Feuilles opposées, ou rarement éparses, charnues, simples, très-rarement incisées, planes, ou plus souvent soit prismatiques, soit cylindracées. Stipules nulles. Calice plus ou moins adhérent, ou moins souvent in- adhérent, charnu, persistant (coloré en dedans lors- que les fleurs sont apétales), plus ou moins profondé- ment fendu en 4-8 (ordinairement 5) segments égaux ou inégaux ; éstivation quinconciale ou subvalvaire. Pétales (quelquefois nuls) en nombre indéfini, pluri- sériés , insérés à la gorge du calice, non-persistants, quelquefois soudés par la base. FAMILLE DES FICOIDÉES. 109 Etamines insérées à la gorge du calice, plurisériées , en nombre indéterminé, ou en nombre multiple des seg- ments calicinaux. Filets libres, subulés, souvent conni- vents. Anthères elliptiques ou oblongues, incombantes ou subincombantes, à 2 bourses contiguës, longitudina- lement déhiscentes. Pistil : Ovaire adhérent ou rarement inadhérent, plu- riloculaire (loges en même nombre que les segments ca- licinaux et opposées à ceux-ci ; rarement en plus grand nombre que les segments calicinaux); ovules en nombre indéfini, attachés à l’angle interne des loges. Styles en même nombre que les loges de l'ovaire, courts, libres. Stigmates simples. Péricarpe: Capsulé adhérente inférieurement ou mad- hérente, 5- ou pluri-loculaire , étoilée et déhiscente au sommet par les sutures antérieures, ou rarement déhis- cente soit circulairement , soit par des sutures longitu- dinales postérieures. (Quelquefois le péricarpe est dru- pacé. ) Graines en nombre indéfini (rarement solitaires par avortement), inarillées, attachées à l’angle interne des loges moyennant des funicules plus ou moins allongés. Périsperme farineux, central. Embryon périphérique , curviligne (spiralé par exception); radicule pointant vers le hile. La famille est constituée par les genres suivants : Mesembryanthemum Linn. (Hymenogyne Haw.) —Te- tragonia Linn.— Aizoon Linn. (Veslingia Fabr.) — Se- suvium Linn. — Trianthema Sauv. (Zaleya Burm. Roca- ma Forsk. Papularia Forsk. ) — Miltus Lour. — Glinus Linn. (Rolofa Adans. Plenckia Rafin. } — Orygia Forsk. À l'exemple de M. Bartling, nous plaçons dans les Tamariscinées les genres Reaumuria et Nitraria. 410 CLASSE DES SUCCULENTES. RTE, 2 } Lys A 14 AE LR ‘Hi lii Ant Genre FICOÏDE. — Mesembry anthemum Linn. Tube calicinal adhérent ; limbe subcampanulé, à 2-8 (or- dinairement 5) segments soudés par la base, inégaux, le plus souvent foliiformes. Pétales 1-sériés ou plus souvent plu- risériés, en nombre indéfini, linéaires, soudés par la base. Éta- inines plurisériées, en nombre indéfini. Ovaire adhérent ou semi-adlérent, 4-20- (le plus souvent 5-) loculaire. Styles en même nombre que les loges de l'ovaire. Capsule 5- ou pluri- loculaire, adhérente inférieurement, étoilée et déhiscente au sommet , polysperme. Embryon arqué, périphérique. Sôus-arbrisseaux ou moins souvent herbes. Feuilles nla- nes, ou cylindriques, ou prismatiques, charnues, succulen- tes, le plus souvent opposées. Fleurs blanches, ou jaunes, ou roses , ou pourpres, ou violettes, terminales (soit subso- litaires, soit en cyme dichotome ou trichotome), méridien- nes, ou rarement vespertines. té MM. le Prince de Salm-Dyck et Haworth, dont les savan- tes recherches ont eu pour objet spécial l’étude des plantes grasses, portent le nombre des Ficoides jusqu’à plus de trois cents, toutes indigènes au cap de Bonne-Espérance , à l’ex- ception de trois espèces de la Flore Méditerranéenne, et de six autres de l’Australasie. Les fleurs des Ficoïdes , en général très-belles, très-abon- dantes et de longue durée, ne s’épanouissent qu'au grand soleil, vers Pheure de midi; elles se referment le soir; le nom de Mesembryanthemum, qui signifie fleur de midi, fait allusion à ce phénomène. Les capsules de ces plantes , quel- quefois semblables à une petite figue, sont hygrométriques : leurs valvés s’écartent lorsque Vair ést chargé d’humidité, et elles se resserrent dans un atmosphère sec. Une foule de Ficoïdes se cultivent comme plantes d’agré- ment; beaucoup d’entre elles se conservent sans peine du- rant l'hiver, en bâche, ou même dans une chambre; pourvu qui elles se trouvent à l’abri d’un froid 1 fiGruieRs et surtout qu’on les tienne séches, : FAMILLE DES FICOIDÉÉS. 111 - Voici les espèces que l’on rencontre le plus souvent dans les collections de plantes grasses : SecTioN IL. ( Acaulia Haw. ) Tige nulle ou très-courte. Racine vivace. Feuilles de formes diverses, mais non cylindriques. À. Feuilles opposées , très-obtuses , d’abord connées en globe, puis se séparant irrégulièrement au Sommet, engaïnantes, marcescentes. Fleurs solitaires, sessiles. Pétales soudés en tube. Calice 4-ou 5-fide. Stigmates 4 ou 5. — (SpuæRoIDEA Salm-Dyck. — Minima et SpuæroibEA Haw.) Frcoïpe NAINE.— Mesembryanthemum minimum Haw. Obs. — Bot. Mag. tab. 1376. Obconique, glauque, lisse, immaculé. Fleur longuement tubu- leuse.( tube grêle, long de ‘/2 pouce : limbe pourpre). Ovaire inclus. — Toute la plante à peine de la grosseur d’une Fève. Ficoïpe opcorpIFormE.— Mesembryanthemum obcordellum Haw. Mise. — Bot. Mag. tab. 1647. Obconique, glauque, marbré. Fleur petite, sessile, blanchätre. Ovaire inclus. B. Subacaules. Feuilles 4-6, opposées en croix, très-entières, obtuses, planes en dessus, convexes en dessous. Fleurs subsessiles , solitaires. Calice 4-6-fide. Styles 4-6. —(Su- QuapriFoLiA Salm-Dyck. — Semiovara et Oerusa Haw.) Frcoïpe ocropayrze. — Mesembryanthemum octophyllum Haw. Rev. — Mesembryanihemum testiculare : £, Sims, Bot. Mag. tab. 1573. Feuilles ovales-oblongues, blanchâtres , lisses, presque dres- sées. Calice G-fide, 2-bractéolé. — Fleur jaune, large de 8 à 10 lignes. Ficoïne oBruse. — Mesembryanthemum obtusum Haw. Misc. 112 CLASSE DES SUCCULENTES. Feuilles inégales, semi-cylindriques, acinaciformes, obtuses. Fleur subsessile, dibractéolée. Calice à 6 lobes. Corolle pourpre, longue d'environ 1 pouce. C. Souches très-courtes, moniliformes, aphylles à l’état adulte. La première paire de feuilles connée jusqu’au sommet, non-persistante; celles de la seconde paire allon- gées, soudées par la base, marcescentes. Calice 4-6-fide, couvert ( ainsi que les feuilles) de papilles cristallines. Styles T cu S. — (Monirirormia Haw. et Salm-Dyck. ) Ficoïne monitirorMe. — esembryanthemum moniliforme Haw. Feuilles primordiales connées en globe ; feuilles supérieures semi-cylindriques , subulées , très-longues, un peu recourhées. Calice 4-fide. Pétales blancs. Styles 7. Ficoïpe pisrrorme. — Mesembryanthemum pisiforme Haw. Misc. Feuilles cristallines : les primordiales connées en globule pisi- forme ; les supérieures semi-cylindriques. Souche naine, très-ra- meuse. D. Acaules. Feuilles triédres , épaissies ou gibbeuses au som- met, le plus souvent ciliées de poils roides, non-papilleuses. Fleurs jaunes, s’épanouissant après midi. Calice 4-ou 5- fide. Stigmates 4 ou 5. (Raxcenrra Haw. Syn. — Rinvcenria CILIATA Salm-Dyck. ) FicoïLE RINGENTE. — JMesembryanthemum felinum Haw. — Mesembryanthemum ringens : 6, Linn. — De Cand. Plant. Gr. tab. 158. Acaule, glauque. Feuilles longuement ciliées, ponctuées au sommet et munies d’une carène cartilagineuse. Fleur sessile, jaune. Styles 5, filiformes, aussi longs que les étamines. Ficoïpe TIGRÉE.— Mesembry anthemum tigrinum Haw. Obs. — Bot. Reg. tab. 280. FAMILLE DES FICOIDÉES 413 Acaule, non-glauque. Feuilles amplexicaules, cordiformes- ovales, étalées, marbrées de blanc, longuement ciliées, munies au sommet d'une carène cartilagineuse. Fleur sessile, jaune. Styles 4, filiformes , aussi longs que les étamines. Frcoïne CANINE.— Mesembryanthemum caninum Haw. Obs. — De Gand. Plant. Gr. tab. 95. — Dill. Hort. Elth. fig. 231. — Mesembryanthemum ringens + Linn. Subacaule. Feuilles glauques, triédres-carénées , subclavifor- mes, dentées vers leur sommet. Pédoncules plus longs que Ja feuille. — Fleurs d’un jaune orange. E. Acaules ou subacaules. Feuilles 4 ou 6, presque dressees, connées, semi-cylindriques, rétrécies à la base , subcaré- nées et subdenticulées au sommet. Fleurs solitaires, pédon- culees, jaunes. Calice 4-5-fide. Stigmates 3-12. (RosrrATA Haw. Salm-Dyck. ) FrcoiDE BLANCHATRE. — Mesembryanthemum albidum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 232. — Bot. Mag. tab. 184. Acaule, lisse, blanchâtre. Feuilles subulées, triédres, obtuses, apiculées, semi-cylindriques à la base, très-entières. Fleurs grandes , jaunes, odorantes. Stigmates tr. Frcoipe DENTICULEE. — Mesembryanthemum denticulatum Haw. Obs. Feuilles très-glauques ou incanes , subulées-triédres , compri- mées , munies au sommet d’une crête derticulée. Hampe 2-brac- téolée, 1-flore. Styles 15. — Fleurs d’un jaune pâle, larges de 3 pouces. F.Acaules ou subacaules. Feuilles plus ou moins linguiformes, planes en dessus, convexes en dessous, molles, luisantes. Fleurs sessiles ou pédonculées , grandes , solitaires. Calice ordinairement À-fide (rarement 5-fide). Pétales luisants, jaunes, assez larges. Styles 8 ou 10. Capsule à 8 ou 10 loges. (Linauirormia Haw. — Salm-Dyck. ROFANIQUE, PHAN, T. , ca 114 CLASSE DES SUCCULENTES. a) Feuilles exactement distiques. Ficoïne o8uiQuE. — Mesembryanthemum scalpratum Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. qe — Mesembryanthemum obliquum Wild. Acaule. Feuilles très-obliques, très-larges, inéquilatérales, gibbeuses en dessus à la base. Fleur sessile. Ficoïine ODORANTE. — Mesembryanthemum fragrans Salm- Dyck. Obs. — Link et Otto, Ie. Sel. tab. 43. Subacaule. Feuilles épaisses : l’une convexe, obtuse au som- met; l’autre fortement carénée. Fleur subpédonculée (odorante, large de 3 pouces). Calice 5-fide. FicoinE CULTRIFORME. — Mesembryanthemum cultratum Salm-Dyck. Obs. Feuilles exactement linguiformes , tranchantes aux bords et au sommet. Pédoncule comprimé, un peu plus long que la fleur. Calice 5-fide. — Feuilles longues de 3 à 4 pouces. Pétales d’un jaune vif, rougeûtres en anne FiGOÏDE A LONGUES FEUILLES. — Mesembryanthemum lon- gum Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. 227. — De Cand. Plant. Gr. tab. 71. — £: Mesembryanthemum depressum Sims, Bot. Mag. tab. 1866. Acaule. Feuilles allongées, linguiformes , luisantes , très-vertes. Fleurs pédonculées ou subsessiles. Ficoïne iveuirormE. — Mesembryanthemum linguæforme Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. 226. Acaule. Feuilles imégalement linguiformes , épaisses , vêxes; quelquefois carénées. Fleur subsessile, 4-fide. FicoïpE À LARGES FEUILLES. — Mesembryanthemum latum Haw. Obs. — Dull. Hort. Elth. fig. 225. Acaule. Feuilles linguiformes, vertes, épaisses , obtuses, sou- vent obliques et canaliculées, Fleur subsessile, Galice /-fide. Capsule grosse, conique, FAMILLE DES FICOIDÉES. 4145 b) Feuilles opposées en croix, Ficoïne DE Sarm. — Mesembr yanthemum Salmit Haw. Suppl. — Link et Otto, Ic. Sel. tab. 44. ÿ} ; Subacaule. Feuilles décnssées , semi-cylindriques , rétrécies à la base, pointues au sommet, ou subobtuses. Fleur sessile, 4-fide, grande. Capsule semi-incluse. Frcoïpe DIFFORME. — Mesembryanthemum difforme Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 242. Subacaule. Feuilles obliquement décussées , allongées, semi- cylindriques , obliques, obscurément 1-ou 2-dentées au sommet, Fleurs subsessiles , 4-fides, très-grandes, d’abord jaunes, puis d’un jaune orange. Styles 8. — Tiges adultes décombantes, longues de 2 à 3 pouces. Frcoïne BIDENTÉE. — Mesembryanthemum bidentatum Haw. Syn. — Dill. Hort. Elth. fig. 241. Acaule. Feuilles semi-cylindriques , épaisses, molles, obliques et difformes au sommet, munies vers leur milieu de 2 dents char- nues subopposées. Fleurs grandes, courtement pédonculées. Pé- tales jaunes, fimbriés au sommet. Capsule un peu déprimée. G. Acuaules ou courtement caulescentes. Feuilles décussees, munies d'un angle caréné gibbeux. Fleurs jaunes. Calice b-fide. Stigmates 5. Capsule 5-loculaire. (DorarrirormiaA Salm-Dyck.) Frcoïne porApriroRME. — Mesembryanthemum dolabri- forme Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 237. — De Cand. Plant. Gr. tab. 6. — Bot. Mag. tab. 32. Caulescente, dressée. Feuilles glauques , ponctuées , dolabri- formes , déprimées à la base , comprimées au sommet, obtuses , subéchancrées. Fleurs subsessiles, vespertines. Styles filiformes, plus longs que les étamines. H. Subacaules. Feuilles connees dans une grande partie de leur longueur, difformes, grosses, inégales : l’une courte, 116 ELASSE DES SUCCULENTES, gibbeuse; l’autre oblique, plus longue. Fleurs sessiles ou courtement pédicellées, rougedtres , petites. Calice 6-fide. Styles 6.(Girzosa et Appreviara Haw. — INÆQUALIFOLIA cigsosA Salm-Dyck. ) Frcoïne emreuse. — Wesembryanthemum gibbosum Haw. Obs. Subacaule. Feuilles étalées, ovales, semi-cylindriques , quel- quefois carénées au sommet. Pédoncule court, ancipité. Galice à 6 lobes inégaux. Styles très-courts. I. Subacaules. Feuilles nombreuses, subcylindriques, ponc- tuées. Fleurs courtement pédonculées, d’un blanc sale. Calice 5-fide. Siyles 8. (Cazamirormra Haw. ) Ficoïne cazamrorME.— Mesembryanihemum calamiforme Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 228. — De Cand. PI. Gr. tab. 5. Feuilles subulées , ponctuées, planes en dessus , un peu glau- ques. Fleur subsessile. J. Acaules ou caulescentes. Feuilles subcylindracées , ponc- tuées. Fleurs pédonculées, d’un rouge vif. Calice 4-fide. Styles 12. (TererrozrA Haw.) Ficoïne cYLINDRACÉE. — Mesembryanthemum cylindricum Haw. Obs. Subacaule. Feuilles cylindracées-triédres, un peu glauques. Pédoncule dibractéolé , comprimé à la base. — Tige adulte haute de 2 pouces : rameaux touflus. FICOÏDE A FEUILLES CYLINDRIQUES. — Mesembryanthemum teretifolium Haw. Syn. Caulescente. Feuilles cylindriques , verdâtres. Pédoncule sub- cylindrique, dibractéolé, Rameaux procombants, longs de'/, pied. K. Æcaules ou caulescentes. Feuilles triédres, dentées au sommet aux angles. Fleurs solitaires , pédicellées. Calice FAMILLE DES FICOIDÉES. AR 5-fide. Pétales pourpres au milieu , blancs aux bords. Cap- sule 5-loculaire. Styles filiformes , trés-nombreux. (Berri- nirLorA Haw. Rev.) Frcoïpe À FLEURS DE PAQUERETTE. — Wesembryanthemum bellidiflorum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 233. Souche courte, suffrutescente. Feuilles triédres, comprimées, subacinaciformes , denticulées au sommet. Pédicelle court. Ficoïne sueuLEE. — Mesembryanthemum subulatum Mill. Dict. — Mesembryanthemum bellidiflorum simplex De Cand. Plant. Gr. tab. 41. Souche ramuleuse. Feuilles triédres-subulées, denticulées au sommet, un peu glauques. Section Il. CEPHALOPHYLLA Haw. Rev. Tiges suffrutescentes, décombantes. Feuilles longues, agré- gées presque en capitule, triédres, ou subcylindracées. Fleurs pédonculées, jaunes. Calice 5-fide. Styles 10-20. Ovaire déprimé. A. Souche rameuse, fortement renflée aux articulations. Feuilles non-papilleuses. (Garamironmra prosrrara Salm- Dyck.) FICOÏDE À FEUILLES LORIFORMES. — Mesembryanthemum loreum Haw. Syn. Tige adulte subeylindrique. Feuilles semi-cylindriques, triédres, recourbées , un peu glauques. FicoïE nÉrÉROPuYLLE. — Mesembryanthemum diversifo- lium Haw. Syÿn. — Dill. Hort. Elih. fig. 250, Tige adulte robuste, anguleuse , rougeûtre. Feuilles tres-lon- gues, triédres, semi-cylindtiques, un peu recourbées, vertes. Ficoïbe corNIcuLÉ£. — Mesembryanthemum corniculatun Haw. — Dill. Hoit. Elth. fig. 254. — De Cand. Plant, Gr. tab. 105, 118 CLASSE DES SUCCULENTES. Tiges étalées, anguleuses : nœuds distants. Feuilles semi-cylin- driques , triédres , tres-longues, courbées en dedans, glauques. Pédoncules grèles, aussi longs que les feuilles. Ficoïne rricoLosE.—Mesembryanthemum tricolorum Haw. Obs. Tiges procombantes : ramules distants. Feuilles cylindriques, pointues , vertes. Pétales d’un jaune päle vers le haut, d’un pourpre foncé à la base. Anthères rousses. Styles verdätres. { B. Souche dressée, presque simple. Feuilles alternes, très- longues, triédres, ou semi-cylindriques, non-ponctuées ni papilleuses. Rameaux florifères subverticillés, décombants. Pédoncules bractéolés à la base. Fleurs grandes. Pétales ciliés à la base, (Capirrata Haw. — Salm-Dyck.) FICOÏDE A FEUILLES PUGIONIFORMES. — Mesembryanthemum pugioniforme Linn. — Dil. Hort. Elth. fig. 269. — De Gand. Plant. Gr. tab. 80. Souche suffrutescente. Rameaux cylindriques. Feuilles glau- ques, triédres. Pétales plus courts que le calice. Stigmates 15, étalés. — Feuilles longues de près de 1 pied. FICOÏDE A FEUILLES CAPITELLÉES. — Mesembryanthemum capitatum Haw. Misc. — Bot. Reg. tab. 494. Souche suffrutescente. Feuilles triédres, un peu glauques. Pétales aussi longs que le calice. Stigmates 16, dressés. — Feuilles longues de 6 à 7 pouces. Ficoïne ALLONGÉE. — Mesembryanthemum elongatum Haw. Obs. — Bot. Reg. tab. 493. — De Cand. PI. Gr. tab. 72. Souche débile, flexueuse. Feuilies semi-cylindriques où sub- trigones , canaliculées. Racine grosse, tubéreuse. Styles 12-19. Section II, REPTANTIA Havw. L'iges suffrutescentes, décombantes, rampantes. Rameaux anguleux. Feuilles opposées, connées à la base, triédres. Fleurs rougeâtres. Stigmates 5-20. FAMILLE DES FICOIDÉES. 1149 A. Tiges decombantes. Rameaux radicants, sarmenteux. Feuilles ponctuées , finement dentelees. Pédoncules Le plus souvent ternés, dibraciéolés. Calice 5-fide. Stigmates 5. (SarmenrosA Haw. — Salm-Dyck.) Ficoïpe GÉMINIFLORE#— Mesembryanthemum geminiflorum Haw. Rev. — Mesembryanihemum geminatum Jacq. Fragm. tab. 5o. i Feuilles régulièrement triédres, oncinées , scabres. Pédoncules géminés ou ternés. — Feuilles longues de 12 à 15 lignes. Fleurs larges de ‘/, pouce. Frcoïne saRmMENTEUSE. — Mesembryanthemum sarmentosum Haw. Syn. Feuilles agrégées , triédres , comprimées , scabres aux bords, vertes. Pédoncules claviformes. Gette espèce habite la Nouvelle-Hollande. B. Tiges suffrutescentes , naines, rampantes de même que les rameaux : articulations radicantes. Feuilles lisses aux bords, souvent agrégees. Calice 5-fide. Stigmates 5. (Hu- miLLIMA Haw. — RepranrtiA Salm-Dyck.) Fraoïne rAMPpANTE. — Mesembryanthemum reptans Ait. Hort. Kew. Tige filiforme. Feuilles très-rapprochées, pointues , glauques , scabres , penctuées. FicoïpE À FEUILLES ÉPAIsses. — Wesembryanthemum crassi- folium Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 257. Tige semi-cylindriqne. Feuilles non-ponctuées, lisses , très- vertes, semi-cylindriques à la base. Pédoncule comprimé (long de 1 à 2 pouces). FiCOÏDE AUSTRALE. — Mesembryanthemum australe Aït. Hort. Kew. — Mesembryanthemum demissum Willd. Enum. Tige semi-cylindrique. Feuilles non-ponctuées, lisses, glauques, courbées en dedans. Pédoncules ancipités. Stigmates subulés, 120 CLASSE DES SUCCULENTES. Cette espèce est indigène dans la Nouvelle-Hollande. C. Tiges suffrutescentes, fortes, souvent décombantes. Ra- meaux anguleux, décombants. Feuilles opposées, épaisses, trièdres , acinaciformes , connées par la base. Fleurs soli- laires , terminales, très-grandes. Styles 6-10. Fruit charnu. (AciacirormiA Salm- Dyck. ) Ficoïne comesriszr. — ÂMWesembryanthemum edule Lim. — Dill. Hort. Elth. tab. 272. Rameaux étalés : angles non-dentés. Feuilles non-ponctuées, canaliculées , rétrécies aux 2 bouts, à faces égales. Calice 5-fide. Fleur grande , jaune. Capsule 8-loculaire. Les Hottentots mangent les fruits de cette Ficoïde. FrcoïpE ACINACGIFORME. — Âesembryanthemum acinaci- forme Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 270 et 271. — Andr. Bot, Rep. tab. 508. — Salisb. Parad. Lond. tab. go. Tiges tres-longues. Feuilles comprimées-triédres , ondulées et scabres aux bords. Fleurs très-grandes, rougeâtres. Styles 12-17. Ficoïpe LacÉRÉE. — Mesembryanthemum lacerum Salm- Dyck, Obs. — Mesembryanthemum acinaciforme De Cand. Plant. Gr. tab. 80. Tige dressée. Rameaux étalés, ancipités. Feuilles triédres, sub- comprimées, glauques , ponctuées : caréne fimbriolée. Styles 10, tres-courts, connivents. Fleurs grandes , roses. Secrion IV. PERFOLIATA Haw. Fruticules le plus souvent dressés. Feuilles opposées-per- foliées, le plus souvent triédres vers leur sommet, onci- nées. Fleurs blanches, ou roses, ou rouges. Calice 5-fide, Stigmates 5. A. Feuilles triédres, comprimées, dressées : angle de la caréne prolongé. Fleurs solitaires, courtement pédoncu- lées, rougedtres. Pétales très-étroits. (Forricara Salm- Dyck. ) (| FAMILLE DES FICOIDÉES. 421 FicoïpE À PÉTALES IMBRIQUÉS. — Mesembryanthemum in- claudens Haw. Sÿn. — Andr. Bot. Rep. tab. 384. — Bot. Mag. tab. 1663. Feuilles subdeltoïdes, lisses , très-vertes : caréne gibbeuse, crénelée. Pétales intérieurs très-courts, imbriqués. B. Tige dressée. Rameaux durs ; entrenœuds recouverts de gaînes obconiques formées par la base des feuilles. Feuilles pointues , subiriédres au sommet. Ramules florifères axil- laires , 1-flores. Fleurs rougedtres , de grandeur médiocre. (Uwcinara Haw. — PerroriarA Salm-Dyck. ) Ficoïpe PERFOLIÉE. — ÂMesembryanihemum perfoliatum Mill. — Dill. Hort. Elth. fig. 240. Feuilles triédres, dures, d’un glauque blanchätre, ponctuées , oncinées au sommet : caréne 3-dentée en dessous. Ficoïpe ONGINÉE. — Mesembry anthemum uncinatum Mill. Dict. — De Gand. Plant. Gr. tab. 54. Feuilles triédres , verdâtres, ponctuées , munies au-dessous du sommet de 2 dents spinescentes. C. Tige dressée. Rameaux durs. Feuilles le plus souvent glauques. Fleurs paniculées, nombreuses. Pédoncules bractéolés. (PanrcuLaTA Haw. — Salm-Dyck. ) Ficoïne rEuictus. — Mesembry anthemum foliosun Haw. Misc. Tige irès-rameuse. Feuilles rapprochées, lisses, obtuses, mucronulées : gaines éparses au sommet. Pétales rougeûtres. Ficoïne À omveres. — Mesembryanthemum umbellatum Linn. — Dill. Hort. Elth. tab. 208, fig. 266. Feuilles distantes, subcylindriques, ponctuées, scabres, un peu glauques, grêles , oncinulées au sommet : gaines renflées au sommet. Fleurs blanches. Ficoïpe À BRACTÉES imBRIQUÉES. — Mesembryanthemum im- bricatum Haw. Syn. 122 CLASSE DES SUCCULENTES. Tige et rameaux dressés, subtétragones. Feuilles distantes, un peu ponctuées , lisses, glauques, triédres-subcomprimées. Une turbiné. Corolle blanche. Ficoïne murrircore. — Mesembryanthemum multiflorum Haw. Obs. — Pluck. Phyt. tab. 117, fig. 1. Tige et rameaux dressés. Feuilles distantes, glauques, lisses, ponctuées, triédres, subcomprimées. Calice cylindracé. Bractées imbriquées. Corolle blanche. Frcoïpe pÉricaTE. — Mesembryanthemum tenellum Haw. Obs. Tiges Gressées, touffues. Rameaux filiformes , décombanis. Feuilles presque Le k ns scabres aux bords. Fleurs blanches. SEcrion V. TRIQUETRA Haw. : Sous-arbrisseaux. Feuilles opposées, non-connées , plus ou moins triédres. Fleurs le plus souvent solitaires, termina- les. Calice 5-fide. Stigmates 5. À. Tiges rameuses, dressées. Feuilles épaisses, deltoides, spinelleuses aux angles. Fleurs nombreuses, agregées, petites, roses, odorantes. ( DerordeA Salm-Dyck. ) Ficoïpe GAULESGENTE. — Mesembryanthemum caulescens Mill. — Dill. Hort. Elth. fig. 243 et 244. Feuilles très-rapprochées , glauques, denticulées aux bords : caréne entière. Frcoïne neLroine. —Mesembryanthemum deltoideum Mill. — De Cand. Plant. Grass. tab. 53. _ Feuilles rapprochées, très-glauques, dentées aux angles. Caréne des bractées et lobes calicinaux entiers. Ficoïpe spINELLEUSE, — Mesembryanthemum muricatum Haw. Obs, — Dill. Hort. Elth. fig. 246. , FAMILLÉ DES FICOIDÉES. 129 Feuilles rapprochées , un peu glauques, spinelleuses aux bords ainsi que les segments calicinaux et les bractées. B. Rameaux dressés ou divariqués. Feuilles comprimees- triédres ; falciformes , glauques , souvent ponctuées. Fleurs carnées ou d’un rose pâle, pédonculées. (Farcara Haw.) a) Fleurs agrégées, rougedtres. Ficoïne ÉLANCÉE. — Mesembryanthemum maximum Haw. — Andr. Bot. Rep. tab. 358. Tige ligneuse, dressée, touffue. Feuilles grandes, rappro- chées , courbées en demi-lune , très-glauques, obtuses, ponctuées, semi-amplexicaules. Pédoncules dibractéolés. Fleurs petites, rou- geatres. Ficoïpe sEMI-LUNÉE.—Mesembryanthemum lunatum Willd. Enum. Tige ligneuse, dressée, Rameaux touffus. Feuilles petites, très- rapprochées , non-ponctuées, un peu connées , fortement courbées en demi-lune. Fleurs roses. FicoïDE A FEUILLES FALCIFORMES. — Mesembryanihemum falcatum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 275 et 276. Tige ligneuse , dressée. Rameaux nombreux , paniculés, fili- formes. Feuilles petites, non-connées, falciformes , légèrement glauques. Fleurs petites ; rouges , odorantes. Ficoïpe EFrILÉE, — Mesembryanthemum virgatum Haw. Syn. Tige suffrutescente , débile. Rameaux écartés, effilés. Feuilles distantes, miélres-comprimée ; pointues , légèrement glauques , ponctuées. b) Fleurs solitaires , d’un rose pâle. FICOÏDE À FEUILLES \COURBÉES. — Mesembryanthemum in- curvoum Haw. Misc. — Mesembryanthemum ere Jacq. FRERES tab, 53, fig. 2. 124 CLASSE DES SUCCULENTYES. Tige suffrutescente, dressée. Rameaux grêles, étalés, feuillus, Feuilles acinaciformes , tres-glauques , rétrécies aux 2 bouts. C. Tiges suffrutescentes, naines, irès-rameuses : ramules divariqués, courts, décombants. Feuilles minimes, con- nées, trièdres, mucronées, trés-rapprochées, marcescentes. Fleurs petites, solitaires , rougedtres. (MicropayrrA Salm- Dyck. — Haw.) FicoipE À PETITES FEUILLES. — Mesembryanthemum mi- crophyllum Haw. Obs. ' Tige décombante , très-ramuleuse. Feuilles acuminées, sub: aristées, vertes , ponctuées , pustuleuses en dessus à la base. Fleurs solitaires , courtement pédonculees. Ficoïne MIGNONNE. — Mesembryanthemum pulchellum Haw. Misc. — Willd. Enum. Tiges décombantes. Feuilles subcymbiformes , incanes , ponc- tuées , ciliées aux angles et à la caréne, oncinulées au sommet. D. Tiges ligneuses. Rameaux étalés, filiformes. Feuilles plus ou moins triédres, subcomprimées , ponctuees, scabres, souvent courbées en dedans. Fleurs pédonculees, rouged- tres, de grandeur médiocre ( Scagrina Haw, — Scasra Salm. ) a) Etamines conniventes. Frcoïpe scAgre, — Mesembryantkemumn scabrum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 25r. Feuilles vertes, verruqueuses, très-scabres , rectilignes. Lobes calicinaux ovales-acuminés. Pétales crénelés au sommet. Frcoïne versicoLonEe. — Mesembryanthemum versicoior Haw. Misc. Feuilles lésèrement glauques, verruqueuses, très -scabres. Segments calicinaux ovales, acumines. Pétales subbidentés au sommet (d’un blanc brillant lorsque la corolle est épanoute , pen- FAMILLE DES FICOIDÉES. 495 dant le jour ; pourpres lorsque la corolle sst fermée , nendant le matin et le soir. ) Ficoïne RÉFLÉGRIE. — Mesembryanthemum retroflerum Haw. Misc. Tige suffrutescente. Rameaux décombants. Fewlles tres-glau- ques , scabres. Segments calicinaux réfléchis. Pétales distants. b) Étamines divergentes. Ficoïpe MULTIFLORE. — Mesembryanthemum polyanthum Haw. Sya. Rameaux touffus , étalés. Feuilles petites, glauques, triédres , scabres. Fleurs très-nombreuses , en panicule. Pétales imbriqués. Ficoïne POLYPEYLLE. — Mesembryanthemum polrphyllum Haw. Rev. Rameaux touffus , décombants, assurgents. Feuilles ag9lomé- rées, arquées, subclaviformes-triédres, poncinées., un peu scabres, glauques. Ficoïpe À FLEURS VIOLETTES. — ÂMesembryanthemum vio- laceum De Cand. Plant. Gr. tab. 84. — Mesembryanthemum puniceum Jacq. Hort. Schænbr. tab. 442? Tige ligneuse, dressée. Feuilles triédres-semi-cylindriques , ponctuées, scabres. Pédoncules 1-flores. Segments calicimaux étales. Ficoïne A PÉTALES ÉCHANCRES. — Mesembryanihemum emarginatum Lann. — Dill. Hort. Ekh. fs. 250. Feuilles triédres , scabres , glauques. Pédoncules 3-bractéolés. Pétales profondément échancrés. E. Tiges dressées, ligneuses. Ramules tres - comprimés. Feuilles non-connées , trièdres , oncinées au sommet, plus ou moins scabres. Fleurs solitaires, rougeätres, épanouies à toute heure, accompagnées de 2 & Z grandes bractées 126 CLASSE DES SUCCULENTES. ovales, carénées, embrassant les sépales. Pétales intérieurs fibrilliformes. (Bracreara Salm-Dyck. — Haw. ) Frcoïpe BRACTÉOLÉE. — Mesembryanthemum bracteatum Ait. Hort. Kew. Ramules rougeâtres. Feuilles vertes, triédres. Fleurs à 4 brac- tées. Pétales rouges , blancs à la base. Frcoïnr ANGiPpiTÉe. — Mesembryanthemum anceps Haw. Syn. : Ramules subincanes, ancipités. Feuilles acinaciformes , sub- membranacées aux bords , ponctuées. FicoïipE RAYONNANTE. — Mesembryanthemum radiatum Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. 249. Rameaux subagrégés , incanes. Feuilles légèrement glauques, oncinées. Frcoïne comprimé. — Mesembryanthemum compressum Haw. Obs. Ramules tres-comprimés. Feuilles légèrement glauques, très- scabres ; à 3 faces égales. Bractées pointues. F. Tiges ligneuses. Rameaux rapprochés, ascendants. Feuilles opposées , subconnées , rapprochées , entiéres , pointues , triédres , lisses aux angles. Fleurs solitaires ou ternées, pédonculées , grandes , méridiennes , rouges, ou d’un rose pâle. (ConrErTA Haw. — Salm-Dyck.) Ficoïpe supeRe. — WMesembryanthemum formosum Haw. Syn. Tiges suffrutescentes, basses. Rameaux florifères subdécom- bants, allongés. Feuilles longues, vertes, luisantes , triédres. Fleurs terminales , ternées , d’un rouge vif. Ficoïne MAGNIFIQUE. — Mesembryanthemum spectabile Haw. Obs. — Bot. Mag. tab. 306. — De Gand, Plant. Gr, tab, 153. FAMILLE DES FICOIDÉES. 197 Rameaux floriferes ascendants ou dressés. Feuilles triédres À » A olauques, rapprochées de même que les ramules. Fleurs rouges, de 2 pouces de diamétre. FicoïDE A GALIGE TURPINÉ. — Mesembryanthemum turbi- natum Jacq. Hort. Vindob. tab. 476. Tige ramense, diffuse. Feuilles longues , glauques, pointues , triédres. Fleurs longuement pédonculées, rouges. Frcoïne cnARMANTE.— Mesembryanthemum blandum Haw. Suppl. — Bot. Reg. tab. 532. — Loddig. Bot. Cab. tab. 590. Rameaux comprimés, ascendants. Feuilles comprimées-triédres, étroites, pointues, lisses. Pédoncules plus longs que les bractces. Fleurs d’abord blanches , plus tard pourpres ou roses. G. Tige frutescente ou suffrutescente. Rameaux dressés, souvent opposés en croix. Feuilles petites, non-connées , triédres , renflées , obtuses, cymbiformes. Fleurs rouges, ou roses, ou jaunes, solitaires. (Cxmerrormra Salm-Dyck. — Haw.) Frcoïne more. — Mesembryanthemum molle Haw. Syn. Rameaux ancipités, décombants. Feuilles étalées, subincanes, ponctuées aux bords. Fleurs petites , rougeätres , terminales. FicoiDE À FEUILLES CYMBIFORMES, — Mesembryanthemum cymbifolium Haw. Rameaux ancipités, incanes. Feuilles trigones, cymbiformes, ponctuées. H. Tiges suffrutescentes, dressées de même que les rameaux. Feuilles non-connées , ponctuées , trigones ou triédres , longues , glauques. Fleurs jaunes ou de couleur orange, grandes , méridiennes, solitaires. Styles épais. ( AurEA Haw. — ÆqQuicareraria Salm-Dyck. ) Frcoïne cLaAuquE. — Mesembryanthemum glaucum Linn. — Dill, Hort, Elth. fig. 248. — De Cand, Plant. Gr, tab, 146. 428 €LASSE DES SUCCULENTES, Feuilles triédres, fortement comprimées , glauques, un peu scabres. Lobes calicinaux ovales-cordiformes. Pétales d’un jaune de soufre. Stigmates jaunes. Ficoïpe À FLEURS ORANGES. — Meésembryanthemum auran- tiacum Haw. Syn. — Mesembryanthemum aurantium Willd. Enum. Feuilles trigones, subcomprimées, tres-glauques. Bractées semi- cylindriques. Segments calicinaux ovales-oblones. Frcoïpe 3AUNE-vIF. — Mesermbryanthemum aureum Lainn. — Bot. Mag. tab. 262. — De Cand. Plant. Gr. tab. 11. Feuilles subeylindriques, subconnées, étalées, pointues, ponc- tuées. Corolle large de 2 pouces , d’un jaune orange. Styles pour- pres. Section VI. TERETIUSCULA Haw. Sous-arbrisseaux. Feuilles subcylindracées, non-papilleuses, rarement connées. Calice 5-fide. Stigmates 5. A, Tiges dressées. Ramules courts. Feuilles rapprochees , con- nées, cylindracées, obtuses , molles, non-ponctuées , COu- vertes d’une poussière glauque. Fleurs jaunes ou oranges. Calice 5-fide. Stigmates 5. Capsule petite. Ficoïne VERRUCULEUSE. — Mesembryanthemum verrucula- tum Linn. — Dill. Hort. Eltb. fig. 259. — De Cand. Plant. Gr. tab, 36. Feuilles très-rapprochées , très-glauques, submucronées, plus longues que les entrenœuds. Fleurs jaunes, petites, subméridiennes, presque en ombelle. FICoïDE À FLEURS SAFRANÉES. — Mesembryanthemum cro- ceum Jacq. Fragm. tab. 11, fig. 2. Feuilles semi-cylindriques , subobtuses, plus courtes que les entrenœuds. Segments calicinaux un peu inégaux. Pétales obtus FAMIIILÆ DES FICOIDÉES. 129 B. Rameaux grêles. Feuilles non-connées, sublriédres ou subcomprimées. Fleurs jaunes ou écarlates, malinales, solitaires, pédonculées. (TenvirLorA Salm-Dyck. — Haw.) Frocine ÉCARLATE. — Mesembryanthemum coccineum Haw. Obs. — De Cand. Plant. Gr. tab. 83. — Lodd. Bot. Cab. tab. 1033. Feuilles subcylindracées-triédres, obtuses, un peu glauques. Pédonculés lisses à la base. Segments calicinaux obtus, presque égaux. Pétales rouges aux 2 faces. Ficoïpe #1coLoRE. — Mesembryanthemum bicolorum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 258. Feuilles subtriédres , pointues , vertes. Pédoncules scabres de mème que les calices. Segments calicinaux inégaux. Pétales jaunes en dessus, rouges en dessous. Styles plus courts que les filets. FicoïDE A FEUILLES MENUES. — Mesembryanthemum tenui- folium Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 236. — De Cand. Plant. Gr. tab. 82. Feuilles semi-cylindriques, subcomprimées, subulées, vertes, giabres, plus lengucs que les entre-nœuds. Pédoncules longs, nus. Pétales d’un: jaune tirant sur le rouge. C. Tiges suffrutescentes. Feuilles subeylindriques, subulées, souvent arquées, oncinées au sommet. Fleurs solitaires, diurnes, petites, rougedtres. Pétales souvent blanchätres à la base, ou striés. (Anunca Salm-Dyck. — Haw.) Ficoïne À FEUILLES SPINIFORMES. — Mesembryanthemum spiniforme Haw. Obs. Feuilles cylindracées, subulées, spiniformes, dressées, recour- bées au sommet. Pédoncules et carène des bractées scabres. FIGOÏDE A FEUILLES FLEXUEUSES, — Mesembryanthemum flexifolium Haw. Suppl. Ramules filiformes , comprimés, flexueux, décombants, touf- fus, Feuilles trièdres-subulées, flexueuses, oncinées. 150 CLASSR DES SUCCULENTES. D. Tiges suffrutescentes , lisses, dressées. Rameaux nom- breux, opposés en croix , d’un brun de Châtaigne. Feuilles subcylindracces, subulées, longues, glauques. Fleurs gran- des, rouges. ( HaworratanA De Cand. Prodr. = Rupee S Lo Dyck. ) Ficoïne sTIPULAIRE. — Mesembryanthemum stipulaceum Lion. — Dill. Hort. Elth. fg. 267 et 268. _ Feuilles courbées, slauques, ponctuées, marginées à la base, souvent fasciculées aux aisselles. Corolle large de 2 pouces, d’un rouge vif, plus pâle en dessous. Frcoïne 11s$E. — Mesembryanthemum læve Haw. — Ait. Hort. Kew. Feuilles cylindracées, obtuses, arquées, très-glauques, lisses. l E. Tige ligneuse, dressée. Rameaux roides : les floriféres sou- * vent spinescents. Feuilles cylindriques-triédres, non-con- nées. Fleurs rougeätres. (Spinosa Salm-Dyck. — Haw.) Frcoïpe ÉPINEUSE. — Mesembryanthemum spinosum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 265. Rameaux dichotomes, spinescents après la floraison. Ficoïne MUCRONIFÈRE. — WMesembryanthemum mucronife- rum Haw. — Mesembryanthemum pulverulentum Willd. Enum. Feuilles un peu glauques, étalées, ponctuées, mucronées. Pé- doncules spinescents après la floraison. Fleurs ternées. Section VII. PAPILLOSA De Cand. Arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux, ou herbes. Feuilles oppo- sées, ou rarement alternes, non-connées, subcylindriques, plus ou moins parsemées de papilles luisantes. Calice 4- 6-fide. Stigmates 4-6. FAMILLE DES FICOIDÉES. 131 » À. Tiges suffrutescentes , rameuses. Feuilles subcylindri- ques, papilleuses, épaissies au sommet et barbues de 5 soies étoilées. Fleurs carnées ou rarement blanches, méridien- nes. Calice 5-8-fide : chaque segment muni en dedans, à sa base, d’une glandule rougeätre. Stigmates 5-8. (ER Salm-Dyck. — Barsirorra Havv.) Ficoïne BarBuE.— Mesembryanthemum barbatum Haw. — Bot. Mag. tab. 70. — Dill. Hort. Elth. fig. 234. — De Cand. Plant. Gr. tab. 8 — Mesembryanthemum stelligerum Haw. Syn. (non in Phil. Mag.) Ramules procombants. Feuilles un peu écartées, étalées : soïes 5-ou 6-radiées. Galice glabre à la base, à 5 lobes presque égaux. FicoïnE STELLIFÉRE. — ÂMesembryanthemum stelligerum Haw. in Phil. Mag. (non Syn. ) Rameaux longs, procombants. Feuilles distantes, presque dres- sées, b-radiées au sommet, Galice glabre à la base, à 5 lobes très-Inégaux. Frcoïne INTONSE. — Wesembryanthemum intonsum Haw. in Phil. Mag. Ramules étalés, hispides. Feuilles sub-10- radiées au sommet. Calice barbu à la Us Ficoïne ÉTOILÉE. — Mesembryanthemum stellatum Mili. Dict.— De Cand. Plant. Gr. tab. 29.— Dill. Hort. Elth. fig. 235. — Mesembryanthemum barbatum Lin. Ramules courts, épais. Feuilles touffues, incanes, tres-scabres, multiradiées au sommet, ciliées à la base. Pédoncules hérissés. ë 5 sr , 5 AdQ Calice 6-6-fide, hérissé à la base. Ficoïnr Tourrur. — Mesembryanthemum densum Haw. Obs. — Bot. Mag. tab. 1220. Très-touffue. Fetulles semi-cylindriques, scabres, multiradiées au sommet, subciliées à la base, verdâtres. Galice 6-fide, très-hé- rissé de même que les pédoncules, Fleurs pourpres, assez grandes, 432 CLASSE DE5 SUCCULENTES. B. Tige suffrutescente, courte, très-rameuse. Feuilles subcy- lindriques, non-connées, hispides de même que les ramu- les. Calice a 5 lobes foliiformes. Corolle blanche ou d’un jaune pale. Stigmales 5. (Ecmwnara Salm-Dyck. — Haw.) Frcoïpe ÉCHiNÉE. — Mesembryanthemum echinatum Aït. Hort. Kew. — De Cand. Plant. Gr. tab. 24. Feuilles ovales-oblongues , subtriédres , gibbeuses , échinées. Lobes calicinaux mégaux. Tige dressée. Fricoïpe STRUMEUSE. — ÂMesembryanthemum strumosum Haw. Rew. An Tige décombante. Feuilles cylindracées, déprimées, fortement hispides. Lobes du calice presque égaux. C. Tiges suffrutescentes, touffues. Rameaux hérissés de soies roides. Feuilles cylindracées, non-conneées. Pédoncules hispides. Fleurs rougedtres, ou roses, ou blanches, mati- nales, de grandeur médiocre. Calice 5-fide. Stigmates 5. (Hispipa De Cand. Prodr. — Hispicazzra Haw. — Salm- Dyck. ) Frcoïpr TUBERCULEUSE. — Mesembryanthemum tubercula- tum De Cand. in Pers. Syn. — Mesembryanthemum hispidifo- lium Haw. Syn. Tige décombante, très-rameuse : rameaux ascendants. Feuilles cylindriques , pointues, molles. Rameaux , pédoncules et calices hispides. Calice campanulé à la base. Étamines à peine plus lon- gues que les styles. Pétales pourpres en dessus, roses en des- sous. Ficoïpe À PÉTALES sTRi£s. — Mesembryanthemum stria- tum Haw. Obs. — Dill. Hort. Elth. fig. 281. — De Cand. Plant. Gr. tab. 139. | Tige dressée. Feuilles semi-cylindriques, subulées. Calices lai- neux. Pétales d’un blanc tirant sur le rose, ou blancs : côte mé- diane pourpre ou rouge. FAMILLE DES FICOIDÉES. 135 Ficoïne LUISANTE. — Mesembryanthemum candens Haw. Rev. Rameaux longs, débiles, procombants. Feuilles cylindracées, obtuses, courbées en dedans , couvertes de papilles cristallines subincanes, l Ficoïpe PusÉRULE. — Mesembryanthemum hirtellum Haw. Obs. Tige dressée : rameaux touffus. Feuilles cylindriques, très-ob- tuses, couvertes de papilles cristallines. Galice turbiné, papilleux , poilu. Étamines aussi longues que les styles. Corolle grande, rougetre, blanche à la base. Ficoïpe mispine. — Mesembryanthemum hispidum Lin. — Di. Hort. Elth. fig. 278. — De Gand. Plant. Gr. tab. 66. Feuilles cylindriques, très-obtuses , vertes. Galices coniques, glabres, papilleux. Étamines plus longues que les styles. Fleurs d’un pourpre vif. ] D. Tiges ligneuses, à peine longues de ‘|, pied. Rameaux fili- formes, scabres. Feuilles non-connées, écartées, subcylin- driques, couvertes de papilles cristallines. Fleurs rouget- tres ou oranges, matinales. Calice 5-fide. Styles 5. ( Asve- RICAULIA Salm-Dyck. — Haw. ) a) Fleurs rougedtres. Ficoïne PuLvÉRULENTE. — Mesembryanthemum pulveru- lentum Haw. Obs. Tige dressée. Rameaux touffus, Feuilles cylindriques-riédres, obtuses, ponctuées, pulvérulentes, scabres. Galice 6-fide. FICOÏDE À COURTES FEUILLES. — Mesembryanthemum brevi- folium Ait. Hort. Kew. — Mesembryanthemum eriserifolium Jacq. Hort. Vindob. tab. 477. Rameaux diffus, filiformes. Feuilles cylindracées, obtuses, étalées. 454 CLASSE DES SUCCULENTES. Frcoïne oscique. — Mesembryanthemum obliquum Haw, fev. (non Willd. ) — Bot. Reg. tab. 863. Tige dressée. Rameaux filiformes , scabres, durs, presque dressés. Feuilles distantes, cylindracées, obtuses, petites. Étami- nes conniventes. — Fleurs larges de 9 à ro lignes. LL 2 .b) Fleurs jaunes ou oranges. FicoïDE À FLEURS JAUNES. — Mesembryanthemum flavum Haw. Rev. du s Tige presque dressée. Rameaux très-grêles, scabres. Feuilles subcylindriques, rétrécies aux 2 bouts, curvilignes. Lobes calici- aux obtus, presque égaux. Corolle large de ‘/: pouce , d’un jaune vif en dessus, rougeâtre en dessous. Filets des étamines blancs. Ficoïpe 8rILLANTE. — Mesembryanthemum micans Lin. = Dill. Hort. Elth. fig. 283. — Bot. Mag. tab. 448. — De Cand. Plant. Gr. tab. 158. Tige dressée. Ramules scabres. Feuilles semi-cylindriques, sub- obiuses, recourbées. Lobes calicinaux et pétales pointus. Fleurs larges de 18 lignes, d’un jaune orange ; filets stériles noirätres. Ficoïpe ÉLÉGANTE. — Mesembryanthemum speciosum Haw. Obs. | Tige dressée. Ramules scabres. Feuilles semi-cylindriques , subulées au sommet, courbées en dedans. Lobes calicinaux et pé- tales obtus. Corolle subinfondibuliforme, d’un pourpre noirâtre, verdâtre à la base. E. Tiges suffrutescentes, dressees. Feuiiles subcylindracées, papilleuses. Fleurs en cyme trichotome. Calice 4-ou b-fide. Stigmates 4 ou 5. (TricoromaA Haw. — Tusrrosa Salm.) Ficdine ruséreuse. — Mesembryanthemum tuberosum Lion. — Dill. Hort. Elth. fig. 264, — De Cand. Plant. Gr. tab. 78. Feuilles comprimées, subtriédres, recourbées au sommet. Ra- FAMILLE DES FICOIDÉES. 135 cine tubéreuse, tres-grosse. Pédoncules souvent spinescents. Fleurs petites, carnées. F. Tige suffrutescente, souvent renflée à la base ; rameaux charnus, papilleux, souvent spinelleux. Feuilles cylindra- cées, papilleuses, subcanaliculées. Fleurs d’un brun roux, ou d’un rouge verdätre. Calice 5-fide.wStigmates 5. (Sri- NuurErA Haw. Rev. — : Salm-Dyck. ) Frcoïpe À FLEURS VERDATRES. — Mesembryanthemum viri- diflorum Ait. Hort. Kew. — Bot. Mag. tab. 326. — De Cand. Plant. Gr. tab. 159. — Jacq. Fragm. tab. 52, fig. 2. --Rameaux diffus, noduleux. Feuilles semi-cylindriques , poi- lues. Fleurs pédonculées. Calice hérisse. Pétales tres-étroits, ver- dâtres. Frcoïpe À FLEURS GRÊLES. — Mesembryanthemum tenuiflo- rum Jacq. Fragm. tab. 32, fig. 2. Tiges diffuses, débiles, incanes. Feuilles semi-cylindriques , obtuses, canaliculées , étalées , cristallines. Fleurs solitaires ou géminées, terminales , re pédonculées. Pétales linéaires- filiformes, d’un rouge livide. FicoiDE À FEUILLES LUISANTES. — Mesembryanthemum. ni- tidum Haw. Obs.— Mesembryanthemum brachiatum De Cand. Plant. Gr. tab. 120. Tige dressée. Rameaux diffus, grèles, noueux. Eenilles semi- cylindriques, cristallines. Fleurs terminales, subternces. G. Sous-arbrisseaux gréles ; défoliés & la base : rameaux longs. Racines charnues. Feuilles non-connées, caduques, cylindriques, glauques, distantes ; non-ponctuees. Fleurs le plus souvent ternées, terminales, vespertines. Calice tur- biné, 4-fide. Corolle blanche en dessus, rose ou d’un jaune péle en dessous. Styles 4. ( NocriFLoRA Haw. — Salm- Dyck.) 4356 CLASSE DES SUCCULENTES. FICoÏDE NOGTIFLORE. — Mesembryanthemum noctiflorum Dill. Hort. Ekh. fig. 269 et 263: — De Cand. Plant. Gr. tab. 10. Rameaux dressés, blanchâtres. Feuilles semi-cylindriques. Cyme trichotome. Fleurs blanches en dessus, pourpres ou jaunà- tres en dessous. FicoïDE À PÉDONCULES CLAVIYFORMES. — one muüm clavatum Jacq. Hort. Schænbr. tab. 108. Feuilles subcylindriques, horizontales. Pédoncules claviformes, agrégés en cyme. Fleurs blanches ou d’un jaune pâle. H. Tiges frutescentes, dressées. Feuilles opposées, non-con- nées, papilleuses, semi-cylindriques. Fleurs sessiles dans les dichotomies des ramules, solitaires, jaundtres, diurnes. Calice 4-fide. Stigmates 4. ( GenicurrrcLona De Cand. Prodr. ) Frcoïne GenicurirLorEe. — Mesembryanthemum geniculi- florum Lion. — Dill. Hort. Elth. fig. 261. — De Cand. Plant. Gr. tab. 17. Tige dressée. Pétales d’un jaune pâle. I. Tiges suffrutescentes, rameuses, dressées. Feuilles oppo- sées, non-connées, Subcylindracées : les jeunes souvent sil- lonnées en dessus. plus ou moins cristallines. Fleurs de grandeur médiocre, solitaires ou rarement ternées, blun- ches, matinales. Calice à 4-6 lobes souvent foliiformes. Stigmates 4-6. (SrrenpenTiA De Cand. Prodr.) FrcoïnE 8RILLANTE. — Wesembryanthemum splendens Lin. — Dill. Hort. Elth. fig. 260. — De Gand. Plant. Gr. tab. 35. Tiges très-rameuses. Feuilles rapprochées, semi-cylindriques, obtuses , étalées, un peu recourbées, non-ponctuées, peu papil- leuses. Fleurs solitaires. Lobes calicinaux 5, digitiformes. Fleurs blanches, brillantes, de grandeur médiocre. FICOÏDE FASTIGIÉE. — Mesembryanthemum fastigialumHaw . (non Thunb. ) FAMILLE DES FICOIDÉES, 137 Tiges grèles, deécombantes. E cuilles rapprochées, flexueuses , semi-cylindriques, un peu glaiques. Lobes calicinaux égaux : 3 membraneux aux bords. Corolle brunâtre en dessus, blanchâtre en dessous. Ficoïne 4 LONG sryLE, — Mesembryanthemun longistylum De Cand. Plant. Gr. tab. 147. — Mesembryanthemum pallens Jacq. Hort. Schœnbr. 3, tab. 279 (non Aït.) Tige suffrutescente. Rameaux allongés. Feuilles linéaires-fili- formes , subcarénées, pointues, légerement papilleuses. Pédon- cules 1-flores. Calice 5-fide : 2 ou 3 des lobes membraneux aux bords. Styles 5, plus longs que les étamines. — Fleurs larges de ‘|, pouce, d’un rose päle, ou pourpres. J. Tiges suffrutescentes ou herbacées ; rameaux grêéles, verts. Feuilles opposées, non-connées, petites, linéaires-subulees, marcescentes, ou caduques. Fleurs blanches ou rougeätres, petites, pédonculées. Calice 4-fide. Styles À. (Juncea Haw. — ArricuzarTa Salm-Dyck.) Frcoïpe soNGIFoRME. — Mesembryanthemum junceum Haw. Misc. Tige très-rameuse. Rameaux filiformes, articulés. Feuilles su- bulées, semi-cylindriques, pointues, distantes. Pédoncules termi- naux, dichotomes. Segments calicinaux très-inégaux. Styles un peu plus longs que les étamines. Ficoïpe À periTes FLEURS. — Mesembryanthemum micran- thum Haw. Syn. — Mesembryanthemum parviflorum Jacq. Hort. Schœnbr. 3, tab. 278. Tige suffrutescente, faible, très-rameuse. Feuilles linéaires, ca- rénées, non-ponctuées. Pédoncules 1-flores. Galice 4-fide; lobes Inégaux : 2 très-courts ; 2 très-longs. Pétales blancs, plus courts que le calice. FicoÏpE À RACINE NAPIFORME. — Mesembryanthemum ra- paceum Jacq. Fragm. tab. 52, fig. 1. 138 CLASSE DES SUCCULENTES. . Racine tubéreuse. Tige herbacée, subarticulée. Feuilles cylin- driques, obtuses , ponctuées , tres-étalées. Pédoncules r-flores. Ségments calicinaux filiformes. Styles 5, étalés. — Fleurs blan- ches, larges d’environ 10 lignes, Section VIII. PLANIFOLIA Havr. ï Le ; Herbes ou sous-arbrisseaux. Feuilles planes, papilleuses. A, Herbes annuelles, subacaules. Feuilles linéaires ou cu- néiformes, très-entiéres, opposées, subradicales. Pedoncules 4-flores. Fleurs diurnes. Lobes calicinaux 5, inégaux. Pé- lales 1-ou 2-sériés. Filets stériles nuls. Stigmates 5. (Saa- posA De Cand. Prodr. — Limpina Haw.) FiGOÏDE À FEUILLES GUNEIFORMES. — Wesembryanthemum cuneifolium Jacq. 1e. Rar. 3, tab. 488.— De Cand. Plant. Gr. tab. 134. — Mesembryanthemum limpidum Ait. Hort. Kew. Tige courte, rameuse dès la base. Feuilles opposées , cunéi- formes, obtuses, scabres, papilleuses. Fleurs pédonculées. Seg- ments calicinaux 5, inégaux : les plus grands oblongs, resserrés au milieu. — Pétales pourpres. Styles dressés. Frcoïpe FLAMBOYANTE. — MWesembryanthemum pyropæum Haw. Suppl. — Mesembryanthemum tricolor Willd. Hort. Berol. tab. 22. — Bot. Mag. tab. 2144 (non Haw.) Subacaule. Feuilles linéaires, élargies au sommet, obtuses, sca- bres, papilleuses. Fleurs pédonculées. Lobes calicinaux 5, oblongs : lun d’eux tres-long. Pétales d’un pourpre tirant sur le vert, blanchâtres à la base ( ou bien soit roses, soit blancs, dans des variétés ). Antheres noires. B. Racine annuelle ou bisannuelle. Tiges herbacées. Feuilles planes , foriement papilleuses de méme que les rameaux. Calice 5-fide. Styles 5. (Piarypay1zza Haw. Rew.) Ficoïne Gzaciazr, — Mesembryanthemum crystallinum / FAMILLE DES FICOIDÉES. 139 Linn. — Dil. Hort. Ehh. fig. 22. — De Cand. Plant. Grass. tab. 126. Tiges et rameaux procombants ou diffus. Feuilles ovales, al- ternes, amplexicaules , ondulées. Fleurs axillaires, subsessiles, blanches. Cette espèce, connue sous le nom vulgaire de Glaciale, est re- marquable par les grosses papilles cristallines dont toutes ses parties sont recouvertes, et qui lui donnent une apparence glacée. Elle croît au cap de Bonne-Espérance, aux Canaries et en Grèce. On la cultive aussi comme plante d'agrément. C. Tiges suffrutescentes, diffuses, ou procombantes, cylin- driques. Feuilles planes, opposées, peu ou point papilleu- ses, amplexicaules, subcarénées. Tube calicinal subpyri- orme ; limbe à Lou 5 lobes inégaux. Styles 4 ou 5. (Expawsa De Cand. Prodr..) | Ficoïpe ÉrALÉE.—Mesembryanthemum expansum Linn.— Dill. Horth. Elth. fig. 223. — Mesembryanthemum tortuosum De Cand. Plant. Gr. tab. 94 (excel. Syn.) Feuilles opposées et alternes, distantes , presque planes, ova- les-lancéolées, non-ponctuées. Corolle grande, d’un jaune pâle. Ficoïne rorrueuse.— Mesembryanthemum tortuosum Linn. — Dill. Hort. Elth. fig. 222. Tige divariquée, procombante, tortueuse. Feuilles presque planes, ovales-oblongues, légèrement papilleuses, rapprochées, connées. Lobes calicinaux très-Inégaux. Ficoïne pALE. — Mesembryanthemum pallens Aït. Hort. Kew. — Mesembryanthemum expansum De Cand. Plant. Gr. tab. 47. Tiges diffuses. Feuilles amplexicaules, non-connées, glauques, oblongues-lancéolées, concaves, obtuses , carénées , légèrement papilleuses. Lobes calicinaux 5, ovales-oblongs. Corolle blanche, un peu plus longue que le calice. FrGOÏDE À TIGE ÉPAISSE, —— Mesembryanthemum crassicaule Haw. in Phil. Mag. 440 CLASSE DES SUCCULENTES. Souche tres-courte, épaisse. Rameaux étalés. Feuilles rappro- chées, planes, liguliformes, acuminées, glabres, courbées en de- dans. Pédoncules 4-6-bractéolés. Lobes calicinaux 5 : l’un plus court que les. 4 autres. Styles très-courts. Fleurs matinales, d’un jaune pale. D. Racine annuelle. Tige herbacée, cylindrique, rameuse. Feuilles lancéolées ou spathulées , légèrement papilleuses, planes, réirécies à la base, opposées, non-connées. Pédon- cules axillaires, trés-longs. Fleurs jaunes, grandes, diur- nés. Calice anguleux à la base, à 5 lobes allongés. Ovaire déprime. Styles 10-20, quelquefois connés. (HELxANTHOIDEA De Cand. Prodr. — PomeripranaA et Hymenocyne Haw.) Ficoïpe POMÉRIDIENNE. — Mesembryanthemum pomeridia- num Lion. — Jacq. Ie. Rar. tab. 489. — Bot. Mag. tab. 540. —5©: Mesembryanthemum glabrum Haw. Rev. — Andr. Bot. Rep: tab. 57. Feuilles lancéolées, lisses, ciliées. Tiges, pédoncules et calices hérissés de poils courts. Pétales plus courts que le calice. Sty- les 12. Ficoïpe FLasQUuE. — Wesembryanthemum flaccidum Jacq. Fort. Vindob. tab. 455. Feilles lancéolées, pointues, planes, glabres, très-entières. Pédoncules r-flores, glabres, presque dressés, tres-longs. Pétales linéaires, pointus aux 2 bouts. Styles 5. Frcoïne DE Canpoize. — Mesembryanthemum Candollii Haw. Rev. — Mesembryanthemum helianthoides De Gand. Plant. Gr. tab. 135. Feuilles lancéolées , pointues, planes, un peu ciliées. Pédon- cules très-longs, hérissés. Lobes calicinaux acuminés, plus longs que les pétales. Stigmates 16-20. FAMILLE DES FICOIDÉES. 141 Genre TÉTRAGONIA. — Tetragonia Linn. Calice 4-fide, ou rarement 5-fide : segments colorés en dessus ; tube adhérent, muni de 4 à 8 cornes. Pétales nuls. Étamines en nombre déterminé ou en nombre indéterminé. Ovaire 3-8-loculaire. Styles 3-8, très-courts. Noix osseuse, indéhiscente , ailée, ou cornue, 5-8-loculaire. Graines soli- taires dans chaque loge. Herbes ousous-arbrisseaux. Feuilles alternes, planes, char- nues, indivisées, souvent très-entières. Fleurs pédicellées ou sessiles , axillaires. * Outre l’espèce dont nous allons parler, ce genre en ren- ferme une dixaine d’autres, la plupart indigènes au cap de Bonne-Espérance. TÉTRAGONTA ÉTALE. — T'etragonia expansa Aït. Hort. Kew. — Murr. Comm. Gœtt. 1583, tab. 5. — De Cand. Plant. Gr. tab. 114. — Tetragonia cornuta Gærtn. Fruct. 2, tab. 179, fig. 3. — Tetragonia halimifolia Forst. Prodr. — Roth, Abh. tab. 8. — Demidowia tetragonoides Pall. Hort. Demidow. tab. 1. Herbe annuelle ou bisannuelle, flasque, succulenté, glebre. Tiges diffuses, très-rameuses , longues de 2 à 3 pieds. Feuilles pétiolées, subrhomboïdales vers la base, ovales, on ovales- lancéolées, ou triangulaires, subobtuses, subsinuolées, un peu glauques, longues de 2 à 4 pouces. Fleurs courtement pédicellées ou M diles, verdâtres, dressées, beaucoup plus courtes que le pétiole. Dnines: insérées entre les lobes calicinaux par fascicules de 4 ou 5. Noix anguleuse, brunâtre, tronquée , subturbinée , longue de 4 à 5 lignes, 6-8-sperme, munie au sommet de 4 ou 6 cornes subulées, divergentes. Cette plante, indigène dans la Nouvelle-Zélande, se cultive de- puis use dizaine d'années dans beaucoup de potagers, sous le nom d'Épinard de la Nouvelle-Zélande. Ses feuilles et ses jeunes pousses, accommodées à la manière des Épinards, ont absolu- ment le goût de ceux-ci. « L'avantage particulier de la Tétragone, 1492 CLASSE DES SUCCULENTES. ’ * à é ? £ » dit M. Poiteau, est que plus il fait chaud, plus elle produit: » tandis qu’en été l’Épinard monte si vite que l’on en peut quel- » quefois à peine obtenir une cueillette. — On peut la semer avec » succès en place, à la fin d’avril , en terre douce, terreautée, es- » pacée de 2 pieds en tous sens, 3 ou 4 graines par touffe, pour » ne laisser ensuite que le pied le mieux venant; mais il faut si » peu de plant pour garnir le terrain, qu’il est encore plus com- » mode de l’élever, soit sur couche, soit sur un bon ados recou- » vert de terreau. On sème en ce cas ou en petits pois, ou » en plein terreau, en espaçant les graines de 4 à 5 pouces, » de façon à pouvoir relever la plante en motte; et à la fin d’a- » yril ou au commencement de mai, on met ceux-ti en place, à » 2 pieds de distance. » TREIZIÈME CLASSE. LES CARYOPHYLLINÉES. CART OPH FLLINEÆ Bartl. CARACTÈRES. Herbes, ou sous-arbrisseaux, ou rarement arbrisseaux. Sucs aqueux. Tiges et rameaux cylindriques ou angu- leux , souvent noueux avec articulation. Feuilles opposées ou éparses, simples, souvent très- entières , quelquefois irrégulièrement dentées ou inci- sées. À Fleurs hermaphrodites (par exception unisexuelles), régulières , assez souvent apétales ; inflorescence très- variée, le plus souvent dichotome ou trichotome. Calice à 2-5 sépales libres ou plus ou moins soudés, persistants (rarement non-persistants), alternativement imbriqués en préfloraison. . Réceptacle confondu avec le fond du calice, ou plus ou moins apparent, quelquefois prolongé en gynophore. Disque adné au réceptacle ou au fond du calice, quel- quefois inapparent. Pétales ( nuls dans beaucoup de genres) en même nombre que les sépales, interpositifs, périgynes, ou hy- pogynes, égaux, onguiculés, ou quelquefois subsessiles, souvent bifides. Étamines périgynes ou hypogynes, en même nombre que les sépales et insérées dévant ceux-ci (très-rarement en même nombre que les sépales et alternes avec ceux- 144 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. ci), ou en nombre double des sépales, ou rarement soit en nombre moindre, soit en nombre indéfini. Filets li- bres, ou monadelphes. Anthères dressées ou incomban- tes, à 2 bourses connées ou disjointes, lonsitudinale- ment déhiscentes. Pistil : Ovaire inadhérent (rarement semi-adhérent ), 1-5-loculaire (très-souvent 4-loculaire). Ovules en nom- bre indéfini ou en nombre défini, attachés soit à un pla- centaire central libre, soit au fond des loges. Style i in- divisé ou nul. Stigmates 2-5 , le plus souvent sessiles, linéaires, pilou au sommet ou à la face antérieure : chacun communiquant avec les ovules par un fil délié prolongé jusqu’au placentaire ou jusqu’au fond de la loge. Î 4 Péricarpe capsulaire, ou carcérulaire, ou pyxidien (rarement charnu ou osseux), monosperme , ou oligo- sperme, ou polysperme. Graines attachées au fond de la loge (toujours lors- qu’elles sont en nombre déterminé; très-rarement lors- qu’elles sont en nombre mdéfini), ouà un placentaire central libre et hérissé d’un grand nombre de funicules filiformes persistants. Test crustacé, souvent chagriné ou tuberculeux. Hile échancré, marginal. Périsperme farineux , ou rarement soit charnu, soit réduit à ‘une pellicule. Embryon arqué, ou annulaire, ou spiralé, pé- riphérique (par exception intraire et subrectiligne , ou replié ) : radicule appointante; cotylédons linéaires ou oblongs, entiers, foliacés en germination. Cette classe, très-riche en espèces, prédomine, sur- tout dans les zones tempérées. Les familles qui en font partie sont les Silénées, les Alsinées, les Portulacées, les Paronychiées , les Scléranthées, les Phytolaccées, les Amarantacées et les Chénopodées. FI, DC" ——_—_—_——— —_—— ——— ———"——"———————— SOIXANTE-ONZIÈME FAMILLE. LES SILÉNÉES. — SILENEÆ. (Sileneæ Bartl. Ord. Nat. p. 305. — Caryophyllearum sect. v et vi, Juss. Gen. — Caryophy llearum trib. I ( Sileneæ ), De Cand. Prodr. vol. 4, p. 351.) Lés Silénées constituent l’une dés familles les plus pré- dominantes dans la flore de l'Europe et dans celle de l'Asie extra-tropicale ; elles abondent surtout dans les contrées voisines de la Méditerranée et de la Caspienne; mais elles sont peu nombreuses dans l’hémisphère aus- tral, et, s’il s’en rencontre quelques-unes dans la zone équatoriale, c’est sur des plateaux très-élevés au-dessus du niveau de la mer. En général, les Silénées ne sont douées d’aucune qua- lité soit utile, soit nuisible ; mais elles offrent aux ama- teurs de fleurs un ample choix de plantes d’ornement ; certaines espèces, considérées comme fourrages, méri- tent de fixer l’attention des agronomes. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes, ou sous-arbrisseaux, ou rarement arbrisseaux.. Tiges et rameaux noueux avec articulation, c nee ou quelquefois tétragones. Feuilles opposées , connées à la base, simples , très- entières (par exception bordées de dents spiniformes). Stipules nulles. Fleurs régulières, hermaphrodites (rarement polyga- mes), terminales, disposées en cymes ou en panicules dichotomes, ou fasciculées, ou glomérulées, ou subso- litaires. BOTANIQUE. PHAN, T, Y. 146 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Calice 5-fide ou 5-denté, persistant , accrescent; ésti- vation subimbricative. . Receptacle développé en gynophore stipitiforme ou raccourci. | É Petales 5, insérés autour du sommet du récepta- cle, marcescents, le plus souvent longuement ongui- clés : onglets ares. lames étalées en rosace ou re- courbées, souvent biappendiculées à la base, bifides, ou bilobées,. ou bidentées, ou laciniées, rarement en- tières, souvent involutées FN Vanthèse ; éstivation convolutive. , Etamines 10 ; 5 insérées à la base des onglets; les 5 autres interpositives ( rarement les 5 étamines antéposi- tives manquent). Filets fihformes ou subulés, souvent alternativement plus longs et plus courts, quelquefois monadelphes à la base. Antheres ovales, ou chlongues, ou suborbiculaires , incombantes, à 2 bourses longitu- dinalement déhiscentes. ÿ Pistil : Ovaire inmadhérent, 1-5-loculaire, muluovulé (par exception pauci-ovulé). Ovules horizontaux, pres- que toujoursattachés à un placentaire central. Stigmates 2-5, filiformes, très-longs, papilleux au sommet ou à la face antérieure, divergents où arqués après l’anthèse. Styles-nuls. | Péricarpe : Capsule coriace ou chartacée ( par excep- tion baie séche , ou pyxidé), 1-5-loculaire, polysperme (par exception mono- ou QHBQÉPETRE déhiscente au sommet, ou du sommet jusqu’au milieu : valves en même nombre que les stigmates ou en nombre double. des stigmates. Graines attachées à un placentaire bal (par excep- ton au fond de la capsule ), réniformes-orbiculaires et tuberculeuses , ou moins souvent lisses et comprimées. FAMILLE DES SILÉNÉES, 447 Périsperme farineux. Embryon périphérique, curvili- gne, ou quelquefois subrectiligne : radicule allongée, dirigée vers le hile; cotylédons (quelquefois au nombre de 3) foliacés. La famille des Silénées renferme les genres suivants : Dianthus Linn. — Tunica Scopol. — Felezia Lin. — Saponaria Linn. ( Vaccaria Dod. ) — Zychnis Linn. (Agrostemma Linn. Githago Desfont. ) — Zychnanthus Gmel. (Scribæa Flor. Wetter.) — Cucubalus Linn. — Silene Linn: — Gypsophila Linn. (Rokejeka Forsk. — Banfya Baumg. — Heterochrou Bange.— Drypis Linn. Genre OEILLET .— Dianthus Linn. Calice tubuleux, 5-denté, muni à sa base de 2 à 20 brac- tées squamiformes, opposées, imbriquées. Pétales à : onglets planes, presque linéaires, munis en dessus d’une lamelle lon- gitudinale creusée en gouttière; lames inappendiculées, souvent barbues à la base, ordinairement fimbriées, ou cré- nelées, ou incisées, ou dentées. Gynophore court, colum- naire. Étamines 10, saillantes, plus courtes que les pétales. Stigmates 2. Capsule subcylindrique, 1-loculaire, 5-valve au sommet, polysperme. Graines comprimées , apiculées , pel- tées, concaves et carénées antérieurement, convexes posté- rieurement : embryon subrectiligne. Herbes vivaces, ou rarement sous-arbrisseaux. Feuilles souvent linéaires-triédres : les radicales fasciculées.Fieurs en panicule, ou en corymbe, ou en capitule, ou subsolitaires. Pétales blancs, ou roses, ou pourpres, souvent discolores. Ce genre renferme plus de cent espèces, la plupart indi- gènes en Europe ou dans l'Asie tempérée; nous allons en dé- crire celles qui se cultivent comme plantes d'agrément. A. Fleurs fasciculées, ou en corymbe dense, ou en capitule. Pétales dentés ou crenelés au sommet, a) Tige ligneuse ou suffrutescente , très-rameuse. Rameaux florifères dichotomes au sommet; rameaux stériles courts , feutllus. Feuilles 148 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. charnues , persistantes, courtement engafnantes , innervées ; planes en-dessus , Convexes et carénées en-dessous, glabres, lisses aux bords , glauqués. Bractées 8-20, imbriquées sur 4 rangs. Fleurs sub- sessiles, fasciculées : les fascicules- terminaux rapprochés en cyme. OErxzer ArBrisseau. — Dianthus arboreus Linn. — Sibth. et Smith, Flor. Græc: tab. 406. — Loddig. Bot. Cab. tab. 450. — Reichenb. Ic. Plant. Crit. tab. 541. Tige ligneuse. Feuilles subcylindriques, linéaires, subobtuses, glaucescentes, arquées. Fascicules 3-8-flores. Bractées orbiculaires ou ovales-orbiculaires, courtement mucronées, apprimées, pubes- centes aux bords, 3 à 5 fois plus courtes que le calice. Lame des pétales rhomboïdale , incisée-deniée , barbue à la base; onglets presque 2 fois plus longs que le calice. Arbrisseau haut de 5 à-4 pieds. Ramules florifères 1 ou 2 fois bifurqués au sommet. Feuilles longues de 8 à 12 lignes, épaisses de :/, ligne à 1 ligne. Calice long de 10 à 12 lignes. Corolle rose, large de 1 pouce. OEizer FRUTESCENT.— Dianthus fruticosus Linn. — Tourn. Itin. 1, p. 183, tab. 9. — Reichenb. Ie. Plant. Crit. tab 541. Tige ligneuse. Feuilles lancéolées, ou lancéolées - linéaires, pointues, un peu glauques. Fascicules 3-7-flores , denses, rap- prochés en corymbe. Bractées 16-20, 4 à 5 fois plus courtes que le calice, toutes apprimées , aristées : les inférieures oblongues ; les supérieures elliptiques, pubescentes aux bords. Lame des pé- tales cunéiforme-obovale, incisée-dentée, pubescente à la base; onglets un peu plus longs que le calice. | Sous-arbrisseau haut de 2 à 3 pieds, très-ramenx : rameaux florifères dichotomes au sommet. Feuilles longues d'environ 2 pou- ces, larges de ‘/> à 2 lignes. Corymbes subterminaux. Galice long de 1 pouce : dents triangulaires-lancéolées , très-pointues. Lame des pétales rose, large de 6 à 7 lignes ; onglets jaunes au sommet. Fleurs légèrement odorantes. Cette espèce et la précédente sont originaires de Gandie; on les cultive dans les collections d’orangerie. û - OEizLer DE nocer.—Dianthus rupicola Bivon. — Dianthus Bisignani Tenor. Flor. Napol. tab. 30. FAMILLE DES SILÉNÉES. 149 Tiges ascendantes ou diffuses, suffrutescentes à la base. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, très-glauques, pointues, rétré- cies à la base. Fascicules 3-7-flores. Bractées 16-20, aristées, 2 à 4 fois plus courtes que le calice : les extérieures lancéolées , re- courbées ; Les intérieures apprimées, elliptiques, scarieuses, ciliées aux bords. Lame des pétales rhomboïdale-cblongue , incisée-den- tée, barbue à la base; onglets de moitié plus longs qne le ca- lice. Sous-arbrisseau touffu , diffus, ou -étalé : rameaux floriferes dressés, dichotomes au sommet; tiges longues de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de 1 à 2 pouces, larges de 1 à 3 lignes, très- glauques. Galice long de 12 à 15 lignes. Corolle longue de 15 à 18 lignes, rose. Cette espèce, indigène en Sicile et dans l'Italie australe, me- rite d’être cultivée comme plante d’agrément. b) Tiges herbacées. Bractées 2 ou 4. OErczer DE PoËTE. — Dianthus barbatus Linn. — Bot. Mag. tab. 207. — 6 : Dianthus latifolius De Cand. — Sweet, Brit. Flow. Gard. tab. 2. Feuilles lancéolées, pointues. planes, scabres aux bords, rétre- cies en pétiole court. Fleurs en fascicules subterminaux, rappro- chés en corymbe. Bractées herbacées , ovales, longuement cuspi- dées, subulées au sommet, plus longues que le calice. Feuilles florales linéaires-lancéolées, arquées en dehors. Lame des pétales veloutée, barbue, cunéiforme, tronquée, dentée. Racine polycéphale. Tiges cylindriques , simples , dressces , hautes de 1 à 2 pieds. Feuilles caulinaires longues de 2 à 3 pou- ces , larges de 5 à 15 lignes..Calice souvent d’un pourpre noirà- tre. Corolle d’un pourpre plus ou moins foncé; onglets ordinaire- ment un peu plus courts que le calice. Cette espèce, vulgairement nommée OEillet de poète, Jalou- sie, Eillet Bouquet, etc., croît dans les montagnes de l'Europe méridionale. On en cultive des variétés roses, blanches, pana- chées, et doubles. . Œnrver muzrircors. — Dianthus floriburdus Spach, ined, 150 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Tige dressée, rameuse. Feuilles subtrinervées, acuminées, cilio- lées et scabres aux bords : les inférieures spathulées-lancéolées ; les supérieures lancéolées, rétrécies à la base. Fascicules sub- terminaux, triflores, agrégés en corymbe. Braciées elliptiques ou oblongues, cuspidées, membraneuses, un peu plus courtes que le calice. Lame des pétales cunéiforme-cbovale, incisée-dentée , presque imberbe ; onglets plus longs que le calice. Herbe bisannuelle, haute de 6 à 12 pouces, très-glabre. Tige ferme , feuillue, dressée, subeylindrique, ordinairement rameuse dès la base. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, larges de 5 à 10 li- gnes, molles, d’un vert gai, munies de chaque côté de la côte d’une nervure filiforme. Corymbes multiflores, denses. Feuilles florales linéaires-lancéolées, dressées. Corolle large de 9 à 10 li- gnes; lame d’un pourpre vif en dessus et marbrée à la base de taches ferrugineuses, presque violette en dessous. Cette espèce se cultive souvent dans les parterres , comme va- riété de l’OEillet de Chine. OEtLLET À FLEURS AGRÉGEES. — Dianthus aggregatus Poir. Encycl. Suppl. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser, 2, tab. 166.- Tige dressée. Feuilles lancéolées, pointues , nerveuses, ciliées de poils scabres. Fascicules subterminaux , agrégés en corymbe. Bractées ovales, membraneuses, cuspidées, subulées au sommet, plus longues que le calice. Lame des pétales cunéiforme-obova- le, incisée-dentée, légèrement barbue à la base ; onglets plus longs que le calice. ” Herbe vivace, suffrutescente à la base , ayant le port de V OEil- let de poète. Tiges un peu scabres. Feuilles d’un vert foncé : les radicales lancéolées-oblongues. Corymbes denses, multiflores. Corolle large de 1 pouce, ou plus, d’un pourpre vif et pas de taches us foncées. Cette espèce; dont on D l’origine, se cultive comme plante d'ornement. OErrrer cApirezLé, — Dianthus capitatus Pallas. = Rei- thenb, Plant. Crit, v. 6, fig. 936. — Dianthus glaücophyllus FAMILLE DES SILÉNÉES. 454 Horn. Hort. Hafn. — Dianthus Balbisii Sering. in De Cand. Prodr. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 23. Glauque. Tiges roides, peu rameuses. Feuilles subtrinervées, très-pointues , bre aux bords : les radicales sublinéaires : ; les caulinaires linéaires-lancéolées. Fleurs agrégées en capitule. Brac- iées oblongues ou oblongues-lancéolées, membraneuses aux bords, échancrées, cuspidées, presque aussi longues que le calice : ap- pendices subulés au sommet, étalés. Pétales cunéiformes , inci- seés-dentés. Tiges hautes de 1 à 3 pieds, suffrutescentes à la base, subté- tragones, quelquefois bifurquées au sommet. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, larges de 1 à 3 lignes. Corolle large de 1 pouce, d’un rose vif, marquée d’une bande pourpre. Cette espèce , mdigène dans l’Europe australe, mérite d’être cultivée dans les parterres. Des e DES CHARTREUX. He Carthusianorum Lion. — Fior. Dan. tab. 1604. — Flor Græc. tab. 302. Feuilles linéaires, pointues, scabres aux bords : les radicales subcanaliculées ; les caulinaires planes, longuement engaïnantes, Tiges simples. Fleurs en capitule. Bractées scarieuses , obovales, échancrées , cuspidées, plus courtes que le calice. Lame des péta- les cunéiforme, sinuée-dentée. Racine polycéphale. Tiges hautes de */; pied à 2 pieds, sim- ples, cylindriques , striées, dressées, nues au sommet. Feuilles d’un vert gai ou un peu.glauques, glabres , larges de :}, à 3 li- gnes. Capitules 3-10-flores. Bractées brunes. Calice d’un pour- pre noirâtre vers le haut, verdätre à la base : dents lancéolées, pointues. Corolle large d'environ 9 lignes, d’un rouge de car- un vif. Anthères bleues. Cette espèce orne les prairies séches etles pelouses, dans pres- que toute l’Europe. L’on peut en faire de fort jolies bordures de parterre. 452 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. B. Fleurs subsolitaires ou en panicule. Pétales incisés-dentés, ou créneles, ou entiers. 3 OErLLET DE CuinE. — Dianthus chinensis Linn. — Mill. Ie. tab. 81, fig. 2. — Bot. Mag. tab. 28. Très-glabre, un peu glauque. Tige subdichotome ou panicü- lée, dressée; rameaux subfastigiés. Feuilles lisses, pointues, sub- trinervées, courtement engaînantes : les caulinaires lancéolées- spathulées ou lancéolées ; les florales linéaires. Fleurs solitaires ou géminées. Bractées ovales ou ovales-elliptiques, membraneuses aux bords, cuspidées , à peu près aussi longues que le-calice : Pie étalés ou recourbés, scabres aux bords. Lame des pé- tales cunéiforme-obovale, incisée-dentée, barbue. Herbe annuelle ou bisannuelle ( probablement vivace dans son pays natal), haute de 6 à 12 pouces. Tige ferme, obscurément tétragone, rameuse dès la base : rameaux 1 ou 2 fois bifurqués ; ramules florifères tétragones , scabres aux angles. Feuilles lon- gues de 2 à 3 pouces, larges de 2 à 6 lignes. Calice long de 7 à 9 lignes : dents lancéolées, acuminées. Corolle large de r pouce et plus, presque inodore : lame des pétales panachée en dessus de blanc et de plusieurs nuances de pourpre ou de violet, blanche ou jaunâtre en dessous ; onglets plus longs que le calice. Cette espèce, originaire de Chine, est, comme l’onsait, très- recherchée pour l’ornement des parterres. Ses fleurs, le plus souvent doubles et de couleurs très-variées, se succèdent depuis le mois de juin jusqu’à la fin de l'automne. Dans un terrain sec et garantie des fortes gelées, la plante devient ligneuse à sa base et dure deux ou trois ans. OEnrer ne Scuraner. — Dianthus Schraderi Reichenb. Hort. Bot. tab. 35. — Dianthus pulchellus Schrad. Hort. Gatt. (non Pers.) Tiges flexueuses, procombantes, multiflores. Feuilles lancéo- lées (les inférieures subspathulées , les florales sublinéaires) , scabres aux bords, vertes. Fleurs dichotoméaires subsessiles. FAMILLE DES SILÉNÉES. 455 Bractées lineaires-lancéolées, un peu plus longues que le calice, Lame des pétales arrondie, dentelée, glabre. : Tige paniculée , subdichotome. Fleurs subsolitaires. Calice renflé au milieu, long de 1 rouce : dents pointues, colorées. Pé- tales d’un pourpre vif en dessus, roses en dessous. Cette espèce passe pour originaire d'Orient ; elle se distingue par sa corolle d’un pourpre très-intense. OErzzer Areuscuze. — Dianthus arbuscula Lind]. in Bot. Res. tab. 1086. Glabre. Tige suffrutescente. Feuilles lancéolées. Fleurs pani- culées , solitaires. Bractées 4, ovales-arrondies, dressées, 3 fois plus courtes que le calice. Pétales dentés. Tige décombante, longue d’environ 2 pieds. Ramules rougeà- tres. Feuilles 1-nervées, d’un vert sombre. Calice glauque, ovale, à dents cotonneuses aux bords. Fleurs (ordinairement pleines) de 2 pouces de diamétre, d’un pourpre vif. Cet OEillet , originaire de la Chine, n’est introduit que depuis peu sur le continent. Ses fleurs , tres-abondantes , se succèdent de juillet jusqu’en octobre, et font de cette espèce une acquisi- tion précieuse pour les horticulteurs. OEizLer piscoLore. — Dianthus discolor Sims, Bot. Mag. tab. 1162. — Dianthus montanus Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc.. Tige décombante ou ascendante , suffrutescente , rameuse ; ra- Meaux dressés, multiflores , dichotomes au sommet. Feuilles li- néaires ou linéaires-lancéolées, pointues, scabres aux bords, cour- tement engaînantes. Fascicules sub-3-flores , rapprochés en co- rymbe lâche. Bractées elliptiques ou oblongues, cuspidées : les extérieures presque aussi longues que le calice. Lame des pétales cunéiforme, incisée-dentée an sommet, barbue à la base ; onglets aussi longs que le calice. Herbe assez touffue, haute de 1 à 2 pieds. Rameaux pubé- rules à la base, cylindriques. Feuilles d’un vert glauque, un peu carénées au dos , plus longues que les entrenœuds, larges d’envi- ron 2 lignes. Galice cylindrique , long de 6 à 8 lignes, Fleurs 154 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. odorantes. Corolle large de 12 à 15 lignes : lames d’un rose plus ou moins vif en dessus et marbrées de pourpre à la base ; jaunä tres ou carnées en dessous, Cette espèce, originaire du Caucase, mérite d’être cultivée 2. les parterres ; sa floraison est plus, ace que celle de l OEillet de poëte. OErc er pes Arpes. — Dianthus alpinus Linn.—Jacq. Flor. Austr. tab. 52.,— Andr. Bot. Rep. tab. 482. — Bot. Mag. tab. 1205. Tiges r-flores. Feuilles ST obtuses, 1-ner- vées, rétrécies à la base. Bractées lancéolées, aristées : arête li- néaire-subulée, herbacée, à peu près aussi longue que le calice. Pétales incisés-dentés : onglets aussi longs que le calice. Racine polycéphale. Souches touffues , décombantes , plus ou moins allongées. Feuilles d’un. vert gai, un peu luisantes , pres- que lisses aux bords. Tiges dressées ou ascendantes , hautes de » à 3 pouces. Fleurs inodores. Corolle large de 1 à 1 '/, pouce, d’un rose vif en dessus, blanchâtre en dessous, panachée de pour- pre, barbue à la gorge. Galice long de 1/, pouce : dents pointues À pubescentes aux bords. : Cette espèce croit dans les Alpes de j'Europe centrale. Son port touffu, sa stature naine et sa floraison précoce la _ tres-propre à former des bordures de parterre. OErvrer perroïne. — Dianthus deltoides Linn. — Engjl. Bot. tab. 61. — Flor. Dan. tab, 577. — Reichenb. Plant. Crit. 6, fig. 717 et 748.— B: Dianthus glaucus Lino. Tiges ascendantes, pubérules, un peu scabres, 2-6-flores. Feuilles linéaires-lancéolées , rétrécies à la base : les inférieures obtuses. Bractées 2, clipriquese aristées, plus courtes que le ca- lice. Pétales obovales , incisés-dentés. Racine polycéphale. Tiges formant un gazon jiches les stériles longues de 2 à 6 pouces ; Vès florifères grêles, longues d’environ 1 pied, paniculées au sommet. Feuilles glauques ou d’un vert mai, 3-nervées, courtement engaïnantes. Calice long de 6 à 8 h- pres, souvent brundire ou rougeñtre, Eame des pétales rose ou FAMILLE DES SILÉNÉES. 155 d’un carmin vif, barbue, marquée à la base d’un anneau pour- pre : onglets un peu plus courts que le calice. Cette espèce est assez commune sur les pelouses séches, dans presque toute l’Europe. OEILLET À LONGUES TIGES. — Dianthus longicaulis Tenor. Cat. Hort. Neopol. 1819. — Reichenb. Hort. Bot. tab. 56. Tiges longues, paniculées. Feuilles linéaires, allongées, lâches, glauques, ciliées à la base. Bractées 6, apprimées : Le 2 inté- rieures échancrées, mucronées. Pétales imbriqués par les bords, dentelés ou entiers, glabres. Tiges touffues, ligneuses à la base : les floriferes longues de 1 ‘/: 2 cd: Fleurs semblables à celles de l’OEïllet commun. Ca- he long de 1 pouce et plus, renflé à la base et au sommet. Pé- tales roses. Cette espèce croît aux environs de Naples. Ses fleurs, tres- odorantes , se succèdent depuis le mois de juillet jusqu’en au- tomne. OËrLLET SYLVESTRE. — Dianthus sylvestris Wulff. — Jacq. Ic. Rar. tab. 82.— Dianthus virgineus Jacq. Flor. Austr. App. tab. 15. Tiges r-ou pluri-flores. Feuilles linéaires, pointues, scabres aux bords. Fleurs solitaires. Bractées apprimées, ovales-arrondies, tronquées , mucronées , 4 fois plus courtes que le calice. Pétales obovales, incisés-dentés, imberbes. Souches feuillues, courtes, formant un gazon serré. Tiges gré- les, dressées, cylindriques, hautes de */: à 2 pieds. Feuilles étroi- tes, canaliculées , d’un vert gai, ou quelquefois glauques, roïdes, longues de 1 à 4 pouces. Fleurs inodores, terminales. Galice long de 10 à 12 lignes. Corolle d’un rose plus ou moins vif, quelque- fois pourpre , immaculée. Cette espèce croit sur les rochers des Alpes. OExxrer DES FLEURISrES. — Dianthus Caryophyllus Tann. — Engl. Bot. tab. 214. — Bot. Mag. tab. 30. Tiges multiflores, paniculées, Feuilles linéaires, pointues , 456 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. glauques, canaliculées , lisses. Fleurs solitaires. Bractées appri- mées, subrhomboïdales, mucronées, 4 fois plus courtes que le ca- lice. Pétales obovales, incisés-dentés, imberbes. Tiges stériles décombantes, radicantes, touffues. Tiges flori- fères hautes de 1 à 2 pieds, subdichotomes au sommet. Fleurs trés-odorantes, roses. Gette espèce, nommée plus spécialement OEillet, ou OEillet Giroflée, croît spontanément dans le midi de l’Europe. L’arôme délicieux que répandent ses fleurs, joint à leurs couleurs variées à l'infini par la culture, en ont fait, depuis plusieurs siècles, lune des plantes d’agrément les pl's recherchées. L’infusion des pétales d'OEillet passe pour sudorifique et toni- que. Les parfumeurs font aussi entrer ces fleurs dans plusieurs préparations. OErcrer GLAUQUuE. — Dianthus cœæsius. Smith, Engl. Bot. tab. 62. — Dill. Hort. Elth. tab. 208, fig. 385. — Dianthus glaucus Huds. Angl. — Dianthus virgineus f, Linn. — Dian- thus cæspitosus Poir. Enc. Tiges subuniflores. Feuilles lincaires, obtuses , canaliculces , glauqnes, scabres aux bords. Bractées apprimées, ovales, obtu- ses, acuminées , ou courtement aristées, 4 fois plus courtes que le calice. Pétales obovales, incisés-dentés, barbus. Tiges stériles procombantes, radicantes, très-rameuses, formant un gazon touffu. Tiges floriferes dressées, hautes de 3 à 6 pou- ces. Feuilles longues d'environ 1 pouce. Fleurs très-odorantes. Calice long de 6 à 8 lignes, souvent d’un pourpre brunätre. Lame des pétales d’un rose vif, profondément dentée; poils pour- pres. ; * Cette espèce n’est pas rare dans les montagnes de l’Europe. On en cultive assez souvent une variété à fleurs doubles, nommée vul- gairement OEillet de mai. OEizLEr BicOLORE. — Dianthus bicolor Marsch. Bieb. Flor. Taur. Gauc. — Reichenb. Hort. Bot. tab. 25. — Dianthus cin- namomeus Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 400. Tiges ascendantes, touffues. Rameaux uniflores, Bractées éta- FAMILLE DES SILÉNÉES. 457 lées, acuminées : les extérieures arrondies au sommet; les inté- rieures tronquées. Galice conique. Lame des UE dires, tronquée, crénelée. Tiges hautes d’environ 1 pied, un péu hérissées à la base. Feuilles linéaires subulées, roides, scabres aux bords. Fleurs plus petites que celles de l’OEüllet glauque. Pétales blancs en dessus, d’un pourpre livide en dessous. Get OEüllet, remarquable par ses pétales discolores, croît en Grèce, en Crimée, dans l’Archipel et dans l’Asie mineure. B. Pétales fimbriés, ou palmatifides , ou pennatifides. a) Tiges herbacées. Fleurs solitaires ou éparses. : OErzrer Micnarnise. — Dianthus plumarius Linn. — Dianthus horiensis Schrad. — Dianthus moschatus Desfont. Cat. Hort. Par. — Dianthus serotinus Waldst. et Kit. Plant. Hung. Rar. tab. 1972 (var.) Tiges 2-5-flores. Feuilles linéaires-subulées, ou linéaires-lan- céolées, glauques, scabres aux bords. Fleurs subsolitaires. Brac- tées ovales-arrondies , acuminées, 4 fois plus courtes que le calice. Lame des pétales palmati-multifide, arquée en arrière. Tiges non-florifères décombantes, radicantes, très-rameuses, formant un gazon fort touffu. Tiges florifères hautes de G à 12 pouces. Fleurs très-odorantes. Galice long de 10-14 lignes. Lame des pétales rose, ou carnée, ou blanche, barbue, ou im- berbe, marquée au-dessus de la base d’un demi-cercle ou d’un triangle pourpre, divisée jusqu’au milieu ou plus profondément en Janières étroites, pointues souvent 2-ou 3-fides. Cette espèce, connuc sous le nom vulgaire de Mignardise, croît en Autriche eten Hongrie ; c’est, comme personne n’ignore, l’une des plantes les plus recherchées pour les bordures de parterre. L’on estime surtout une variété à fleurs blanches ct très-pleines (Dianthus moschatus Desfont. ) OErzLer pes sages. — Dianthus arenarius Lion. — Rei- chenb. Ie. Plant. Crit. tab. 136, fig. 259. — Bot. Mag. tab. 2038. Tiges subuniflores. Feuilles linéaires-subulées, non-glauques, 458 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. scabres aux bords. Bractées ovales, obtuses, mucronées, 4 fois plus courtes que le calice. Lame des sr penaissniiee, arquée en arrière. be) Tigés ron-florifères décombantes, radicantes, très-rameuses, formant un gazon touffu. Tiges floriferes hautes d’environ*6 pou- ces. Feuilles d’un vert gai. Fleurs odorantes comme celles de la Mignardise. Lame des pétales laciniée très-profondément, barbue à la base de poils blanchâtres ou pourpres et marquée d’une tache verdätre. Cette espèce, qu’on cultive aussi dans les din sous le nom de Mignardise , est indigène dans le nord de l’Europe. OEizrer citioLé. — Dianthus serrulatus Desfont. — Dian- thus gallicus Pers. Syn. — De Cand. Ic. Rar. Gall. tab. 41, — Dianthus arenarius De Cand. Flor. Franc. (non Linn.) Tiges 1-7-flores. Feuilles courtes , glauques, linéaires-lancéo- lées, subobtuses , nerveuses, très-scabres aux bords. Bractées ovales ou ovales-arrondies, acuminées, 4 fois plus courtes que le calice. Lame des pétales palmati-multfde, barbue. Plante touffue, ayant le même port que les deux espèces précé- dentes. Feuilles. nu de 4 à 8 lignes. Corolle semblable à NERIE de la Mignardise. OEILLET À FEUILLES RECOURBÉES. — Dianihus Squarrosus Marsch. Bieb. Ceni. 1 , tab. 33. Tiges pauciflores ou multiflores, décombantes , ou ascendantes. Feuilles roïdes, recourbées, glauques, subulées, mucronées, cana- liculées ,scabres aux bords. Bractées ovales ou Mars arrondies, mu- cronées, 4 à 6 fois plus courtes que le calice. Pétales cunéiformes- oblongs , palmatifides , imberbes : lanières filiformes , subbifides. Tiges stériles grêles, procombantes, formant un. gazon. lâche. Ti iges floriferes Eee aber de 6 à 12 pouces, subdichotomes au sommet, Feuilles très-ctroites, longues de 2 à 7 lignes. Fleurs odorantes. Calice long de 10 à 12 lignes, conique-cylindracé. Pétales blancs , longs de 6 à 7 lignes. Cette espèce, rès-distincte par son feuillage élégant et semblable à celui de certains Arenaria, est indigène en Crimée, FAMILLE DES SILÉNÉES. 159 OËrLrer FIMBRIÉ, — Dianthus fimbriatus Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. — Dianthus orientalis Sims, Bot. Mag. tab. 1009. Tiges 1- ou pluri-flores, dressées. Feuilleslincaires, imucronées, canaliculées, nerveuses, roides, scabres aux bords. Bractées sca- rieuses, oblongues, ou ol uts che , acuminées, Inucronées, 4 à 5 fois plus courtes que le calice. Pétales cunéiformes-oblongs, pennätipartis , imberbes, recourbés : lanières subbifides. Stigmates très-longs. 1. stériles courtes, très- -feuillues, dressées, agrégées en ga- zon serré. Li iges florifères grèles , hautes de 6 à 12 pouces, tantôt 1-ou 2-flores, tantôt RARES à pluriflores. Feuilles d’un vert foncé y pire de 6 à 15 lignés, à peine larges de ‘} ligne. Calice long de 1 pouce, très-aminci vers le sommet. Pétales d’un rose vif. Cette espèce croit dans la Géorgie et dans la Perse. OErcrer superge. — Dianthus superbus Linn. — Flor. Dan. tab: 578. — Bot. Mag. tab. 297. — Jacq. Obs. x, tab. 25, Tiges peu nombreuses, ordinairement subdichotomes au som- met, multiflores , ascendantes. Feuilles lancéolées ou lancéolées- linéaires , un peu scabres aux bords : les inférieures subobtuses ; les supérieures pointues. Bractées elliptiques ou ovales, mucro- nées, 3 à 4 fois plus courtes que le calice. Pétales oblongs-cunéi- formes , arqués en arrière, pengati-mulüfides , légèrement barbus. acine ligneuse, poussant un petit nombre de tiges tant stériles que florifères et formant un gazon lâche peu étendu. Tiges flori- fères hautes de 1 à 2 pieds, cylindriques, fermes. Feuilles d’un vert gai, 3-ou 5-nervées , presque planes , larges de 2 a 4 lignes. Fleurs subsolitaires , disposées en corymbe lichés 3:19 Son. Calice long de 1 pouce. Pétales longs de r ‘}, à 2 pouces : onglets blancs ; très-saillants ; lames carnées ou roses, munies à leur base de quelques poils pourpres très-courts et marquées d’une tache jaunätre, partagées dans toute leur longueur en lanières étroites, 2-ou 3-fides. #; Cette espèce, l’une des plus élégantes du genre, croît dans les 160 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. prairies humides de presque toute l'Europe. Ses fleurs , qui ex- halent un parfum plus suave que celles de la Mignardise ou de V OEillet des fleuristes , se développent en juillet et en août. Cul- tivé dans les jardins, l’OEïillet superbe ne prospère guère qu’à l’ombre et en terre de bruyère. OEazzer DE Monrreccier. — Dianthus monspessulanus Linn. — Dianthus erubescens Trevir. in Jahrb. der Gewæchsk. tab. r. Tiges touffues, ascendantes, ordinairement subdichotomes, 3-ou pluri-flores. Pauilles linéaires - lancéolées , très- pointues , presque lisses aux bords. Bractées elliptiques, ou oblongues, ou ovales-oblongues, cnspidées, 1 à 2 fois plus courtes que le calice : appendices subulés. Pétales cunéiformes > barbus , palmati-multi- fides. Plante semblable par le port à l’espèce précédente, mais plus touffue. Feuilles plus longues , plus étroites. Tiges rarement 1-ou 2-flores, souvent multiflores. Fleurs en corymhe lâche ou en panicule. Lame des pétales rose ou blanchätre, laciniée seulement à son contour supérieur. | Cette espèce croit dans les prairies des montagnes de l’Europe méridionale. b) Tiges suffrutescentes. Fleurs subfasciculées. . OErrzer pu Ligan. — Dianthus libanotis Labill. Decad. Plant. Syr. 1, tab. 5. — Bot. Reg. tab. 1548. ? Tige dressée, rameuse, subdichotome. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, très-pointues , lisses aux bords, glauques, charnues. Fascicules 2-5-flores : les terminaux en corymbe lâche. Bractées 6, elliptiques ou oblongues, cuspidées, 1 à 2 fois plus courtes que le calice : appendices lancéolés-subulés, piquants, étalés ou recourbés, Lame des pétales cunéiforme , barbue, pal-, mati-multifide. Tige ferme, rameuse dès la base, haute de 2 à 3 pieds. Loue adicalee tfques , lancéolées-spathulées ; feuilles caulinaires sou- vent recourhées. Calice long de 1 ‘/; pouce, Lame des pétales large FAMILLE DES SILÉNÉES, 161 de :}, pouce, blanche, ponctuée de violet à la base et barbue de poils blancs assez denses, divisée presque tout autour en lanières filiformes , souvent 3-ou 5-fides. Cette belle plante, déjà découverte au Liban par M. de Labil. lardière, se cultive depuis quelques années dans les collections d’orangerie. Genre SAPONAIRE. — Saponaria Linn. Calice non-bractéolé, tubuleux (plus tard moulé sur le fruit), accrescent, cylindrique, ou pentagone, ou pentaédre, 5-denté: Gynophore très-court. Pétales 5, brusquement ré- trécis en onglet : lames bidentées ou bicuspidées à la base, ou inappendiculées ; onglets aussi longs que le calice ou plus longs, linéaires, carénés en dessus. Étamines 10. Stigmates 2. Capsule 1-loculaire, polysperme, 4-valve au sommet. Grai- nes globuleuses ou réniformes-orbiculaires. Herbes annuelles ou vivaces. Tiges souvent dichotomes. Fleurs solitaires, ou éparses, ou rapprochées soit en thyrse, soit en cyme, soit en panicule. Corolle rose, ou pourpre, ou blanche. Ce genre, propre à la zone tempérée de l’ancien conti- nent, renferme une vingtaine d’espèces, dont voici les plus remarquables : À. Calice glabre, renflé, blanc, dressé pendant et après la Jloraison, à 5 crêtes saillantes, carenées , wertes. Pétales … inappendiculés. Graines globuleuses , chagrinées. — Herbe annuelle. Fleurs dichotoméaires et terminales , solitaires , longuement pédonculées, disposées en panicule très-läche, Jeuillée, divariquée. SAPONAIRE VACCAIRE. — Saponaria Vaccaria Linn. — Bot. Mag. tab. 2290. — Blackw. Herb. tab. 113. — Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 380. — Vaccaria parviflora Mœnch: Racine grêle, fusiforme, unicaule. Tige haute de 1 pied, grêle, dichotome vers le sommet, dressée, cylindrique , luisante, glabre ‘ BOTANIQUE. PHAN. T. V. 41 162 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. de même que toute la plante. Feuilles sessiles , connées à la base, glauques , oblongues ou oblongues-lancéolées : les inférieures ob- tuses; les supérieures pointues. Pédicelles grêles, plus longs que le calice. Calice long d'environ 1 pouce, d’abord cylindracé, puis pyramidal, enfin subglobuleux lors de la maturité du fruit : dents courtes , acuminées, membraneuses aux bords. Lame des pétales rose, 2 fois plus courte que le calice, obovale, dentelée au som- met; onglets aussi longs que le calice. Capsule ovale, obtuse. Graines noirâtres, assez grosses. Gette plante, très-distincte par la forme élégante de son calice, est commune dans les moissons. Le nom de ’accaire lui vient, dit-on , de ce que les bestiaux en sont très-friands. B. Calice non-anguleux , ordinairement velu. Petales biap- pendicules à la base. Graines réniformes-orbiculaires , tu- berculeuses, a) Pédicelles dressés pendant et après la floraison. Fleurs en panicule terminale subcorymbiforme, assez dense, feuillée à la base, com- posée de cymules simples ou 2 fois bifurquées , 3-9-flores. SAPONAIRE OFFICINALE. — Saponaria officinalis Linn. — Flor. Dan. tab. 543. — Engl. Bot. tab. 1060. — Schk. Handb. tab. 121. E Souche rampante, vivace. Tiges hautes de 1 ‘/: à 2 pieds, ascendanies , fermes, cylindriques, feuillues, ramulifères aux aisselles inférieures. Feuilles longues de 2 à 5 pouces, larges de ‘l pouce à 2 pouces, d’un vert.gai aux 2 faces, lancéolées:, elliptiques ou lancéolées-oblongues, subobtuses, mucronulées, 3-ou 5-nervées, glabres ou pubérules, un peu scabres aux bords, rétrécies en pétiole court. Pédoncules courts, dibractéolés au sommet; pédicelles beaucoup plus courts que le calice : les laté- raux dibractéolés au milieu ; les dichotoméaires non-bractéolés. Fleurs très-odorantes. Calice long d'environ 1 pouce, verdâtre ou rougeâtre, d’abord cylindracé , puis renflé au milieu : dents ovales, acuminées. Onglets des pétales d’un quart plus longs que le calice ; lames oblongues-obovales, échancrées, plus courtes que les onglets, d’abord carnées, puis roses : appendices courts; FAMILLE DES SILÉNÉES. 1463 subulés, divergents, presque dressés. Capsule ovale -oblongue. La Saponaire officinale , nommée vulgairement Savonnière, Savonaire et Herbe à foulon, abonde dans la plus grande partie de l’Europe , au bord des champs, des bois et des rivières. Toutes ses parties sont amères et jouissent de propriétés apérnitives, dépuratives et sudorifiques. Sa décoction dans l’eau donre une lessive qui peut remplacer , en quelque sorte , le savon; le peuple l’emploie souvent à cet usage, dans beaucoup de contrées , et sur- tout dans le Nord. Les fleurs de la Saponaire officinale sont très-élégantes et exhalent un parfum délicieux; aussi cultive-t-on souvent cette plante dans les jardins : sa variété à fleurs doubles est très-com- mune. b) Pédicelles fructifères défléchis ou rabattus. Fleurs en panicule di- chotome , divariquée , ou corymbiforme , feutllée. SAPONAIRE A FEUILLES DE Basic. — Saponaria ocymoides Linn. — Jacq. Flor. Austr. Append. tab. 23. — Cavan. lc 2, tab. 134. — Bot. Mag. tab. 154. Racine vivace, subfusiforme, rameuse, quelquefois de la gros- seur du petit doigt. Tiges nombreuses, débiles, procombantes, rameuses , un peu ligneuses, Rameaux grêles , dichotomes , ascen- dants, plus ou moins hérissés de poils souvent visqueux. Feuilles d’un vert gai, ciliées, rétrécies en pétiole : Les inférieures obovales ou oblongues-obovales , spathulées, obtuses ; les supérieures lan- céolées ou ovales-lancéolées. Fleurs dichotoméaires et terminales, plus ou moins rapprochées, quelquefois en cyme. Pedicelles fili- formes, hérissés, visqueux, souvent plus longs que le calice. Galice long de 4 lignes, hérissé, visqueux , d’abord cylindracé, puis claviforme. Lame des pétales rose, obovale, échancrée, ou arrondie : appendices dressés , subulés, courts ; onglets plus longs que le calice. Capsule ovale- -oblongue. Cette espèce est commune dans les endroits pierreux et om=# bragés des Alpes. Elle mérite d’être cultivée en glacis ou sur les Tee artificielles, 164 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Genre LYCHNIS.— Zychnis (Linn.) De Cand. Calice tubuleux (plus tard moulé sur le fruit), accrescent, 5-denté ; 10-costé. Gynophore long ou raccourci. Pétales 5, brusquement rétrécis en onglet aplati ou concave, non-caré- né, large, sublinéaire, à peu près aussi long que le calice ou plus long ; lames appendiculées à la base, ou rarement inap- pendiculées. Étamines 10. Stigniates 5. Capsule 5-loculaire ou 1-loculaire, 10-valve au sommet, polysperme. Graines réniformes-orbiculaires, tuberculeuses. Herbes annuelles ou vivaces. Fleurs éparses ou plus ou moins agrégées. Corolle blanche, ou rose, ou pourpre, ou écarlate. Ce genre, qui renferme les Lychnis et les Agrostemma de Linné, se compose d’une vingtaine d’espèces, en général re- marquables par l’élégance de leurs fleurs. SECTION I. Calice claviforme, ou rarement cylindracé, membraneux, à 10 côtes égales. Gynophore plus ou moins RS On- glets linéaires-spathulés. A. Capsule 5-loculaire. a) Pétales indivisés, biappendiculés. Lycanis visqueux. — Lychnis Viscariu Linn.— Engl. Bot. tab. 788. — Flor. Dan. tab. r032. Tiges simples, presque nues, visqueuses au-dessous des arti- culations. Feuilles acuminées, ciliées à la base : les radicales lancéolées-spathulees ; les caulinaires lanccolées-linéaires , longue- ment engainantes. Fleurs en-panicule racémiforme , interrompue. Gynophore aussi long que l'ovaire , de moitié moins long que la capsule. Racine dure, rameuse, polycéphale. Tiges dressces, grêles, hautes de 1 ‘/2 à ? pieds, souvent d’un pourpre noirâtre. Feutiles d’un vert gai, avec la pointe pourprée : les radicales atteignant FAMILLE DES SILÉNÉES. 165 jusqu’à 5 pouces de long, sur 2 à 3 lignes seulement de large. Panicule composée de cymules 3-7-flores. Calice long de ‘/> pouce, ordinairement rougeâtre , à 10 côtes égales, pubescentes : dents ovales, pointues. Pctales d’un rose plus on moins vif, ou rare- ment blancs : onglets aussi longs que le calice; lames obovales, échancrées : appendices dentelés. Capsule oblongue. Cette espèce, nommée vulgairement OEïllet de Janséniste, croît dans les prairies séches. Ses variétés à fleurs doubles soit blanches, soit roses , se cultivent dans les parterres. b) Pétales bifides , calleux à la base. Lycanis nes Azpes. — Lychnis alpina Linn. — Hall. Heiv. tab. 17, fig. 4. — Engl. Bot. tab. 2254. — Flor. Dan. tab. 65. Tige simple, glabre, non-visqueuse. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, pointues, glabres, légèrement ciliées à la base. Fleurs subterminales, le plus souvent agrégées en cyme ou en capitule. Capsule ovale, plus longue que le gynophore. Plante vivace, haute de 2 à 4 pouces. Racine polycéphale. Feuilles radicales tres-touffues. Fleurs roses, deux fois plus petites que celles de l'espèce précédente; pédoncules le plus souvent 3-flores et très-courts. Calice subcampanulé : dents obtuses , mem- braneuses aux bords. Cette espèce, qui habite les Alpes les plus élevées et les régions arctiques de l’Europe, forme des gazons très-élégants, propres à garnir les rocailles. : B. Capsule 1-loculaire. a) Herbes vivaces. Tiges simples ou peu rameuses. Fleurs agrégées ou J'asciculées , terminales ( quelquefois il nat aux aisselles des feuilles # . . supérieures des ramules secondaires 1-ou pluri-flores. ) Lycuxis GRaNDiFLORE. — Lychnis grandiflora Jacq. Ic. Rar. tab. 84. — Delaun. Herb. de J'Amat. vol. 1, tab. 25. — Lychnis coronata Thunb. Flor. Japon. — Bot. Mag. tab. 293. — Loddig. Bot. Cab. tab. 1433. Tiges géniculées, glabres (ainsi que toute la plante), diffuses, un peu comprimées. Feuilles ovales, acuminées , courtement pé- 166 GLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. tiolées, scabres aux bords. Fleurs axillaires et terminales , soli- taires ou ternces, subsessiles. Lame des pétales cunéiforme, in- cisée-dlentée au sommet, biappendiculée à la base : appendices squamiformes, gibbeux antérieurement, dentés au sommet ; onglets de moitié plus longs que le calice, canaliculés en étre Gr claviforme, plus long que le gynophore. Tiges suffrutescentes à la base, longues de 1 à 2 pieds, forte- ment gibbeuses et flexueuses aux articulations. Feuilles d’un vert gai, lisses, fermes , innervées, longues de 2 à 3 pouces, larges de :}, à 1 ‘}, pouce; les terminales lancéolées , à peu près aussi longues que les fleurs. Galice verdâtre , long de 1 pouce. Lame des pétales écarlate , large de 8 à 10 lignes. Cette espèce, indigène en Chine et au Japon, se cultive fréquem- ment comme plante d'agrément, en orangerie. Au témoignage de M. Sweet, elle résiste en pleine terre aux hivers de l'Angleterre. Lycanis ÉCLATANT. — Lychnis fulgens Fisch. — Bot. Mag. tab. 2104. — Reichenb. Icon. Exot. tab. 5. — Bot. Reg. tab. 479. Tige dressée, rameuse, velue. Feuilles ovales-lancéolées, ou oblongues-lancéolées, pointues, subsessiles, presque glabres, ciliolées, un peu scabres. Pédicelles terminaux, ternés, sub- fastigiés. Calice laineux : dents triangulaires-lancéolées , pointues. Lame des pétales profondément bifide, 1-dentée de chaque côté : lanières divergentes, chlongues, crénelées au sommet; dents su- bulées ; appendices basilaires géminés,, horizontaux, squamifor- mes, bidentés au sommet; onglets un peu plus longs que le tube caca Ovaire bbeonidie presque aussi long que le gynophore. Tiges touffues fermes, hautes de 2 à 3 aies Feuilles d'un vert gal, innervées , molles, longues de 3 à 6 pouces, larges de 2 pouces. Gale long de ‘/: pouce. Pédicelles latéraux plus te que le calice, dibractéolés au milieu. Corolle d’un écarlate brillant : lames Loue de 9 à 10 lignes, larges de 7 à 8 lignes. Cette espèce, originaire de la Sibérie, mérite la préférence sur toutes ses congénères, par la beauté de ses fleurs ; mais elle ne prospère guère qu’en terre de bruyère. A ki FAMILLE DES SILÉNÉES. 167 MITIFE TA117 Lycanis Croix DE JÉRUSALEM. — sf chnis chalcedonica Linn. — Bot. Mag. tab. 257. Tiges simples, poilues , dressées. Feuilles oblongues ou oblon- gues-lancéolées, pointues , sessiles , subamplexicaules, pubérules et scabres aux 2 faces, ciliées. Fascicules terminaux, multiflores, denses, subdichotomes. Calice poilu. Lame des pétales obcordi- forme, 1-dentée de chaque côté, biappendiculée: appendices courts , horizontaux, parallèles , cylindriques, entiers ;, onglets aussi longs que le calice, canaliculés en dessus. nine tie forme , lus long que le A Tiges fermes, touffues, hautes de 2 à 3 pieds. Feuilles d’un vert gai, assez molles, innervées, longues de 2 à 4 pouces, larges de 10 à 20 lignes. Fieurs en cyme subhémisphérique. Galice long de 6 à 8 lignes, d’un vert clair : dents triangulaires-lancéolees , pointues, membraneuses aux bords. Lame des pétales longue de 4 à 5 lignes, d’un écarlate vif (rose ou blanche dans des varié- tés de jardin). Cette espèce , à laquelle la forme de sa corolle a fait donner les noms de Croix de Jérusalem et de Croix de Malte, est origi- naire de Sibérie; elle se cultive tres-fréquemment comme plante de parterre. Ses variétés doubles gelent assez facilement, et exi- gent un terrain frais. Lxcunis Freur pe Jupirer. — Lychnis Flos-Jovis Lamk, — Agrostemma Flos-Jovis Linn. — Bot. Mag. tab. 308. Tige Angle ou bifurquée au sommet , ascendante, cotonneuse (ainsi que toutes les parties herbacées de la DE Feuilles courtement acuminées , très-pointues : les radicales et les cauli- naires “inférieures Ré lées dthales: lestsupérieures lancéo- lées ou ‘oblongues-lancéolées. Fleurs dichotoméaires ct en fasci: cules terminaux, courtement pédicellées; quelquefois agrégées en corymbe. Galice membranacé : dents lancéolées-subulées. Lame des pétales obcordiforme , profondément bilobée; appendices ba- silaires subulés, recourbés. Capsule oblongue-cylindracée, à à 5 fois plus longue que le gynophore, à 5 dents recourbées. Plante recouverte d’un duvet laineux plus ou moins serré, CrA 168 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. blanchätre. Tiges fermes, hautes de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de 2 à 4 pouces. Calice long de 7 lignes, laineux, d’abord cylin- dracé. Corolle pourpre, large de 8 à 9 lignes : onglets aussi longs que le calice. Ovaire obovale, aussi long que le gynophor e. Cap- sule plus longue que le calice. Gette espèce, assez semblable par son port au Lychnis corona- ria , croit dans les Alpes de Provence , de Savoie et d'Italie ; elle se cultive aussi comme plante d'agrément. Ses feuilles, appliquées sur des plaies, peuvent tenir lieu de charpie. b) Herbes annuelles. Tiges paniculées, dichotomes. Fleurs termira- Les , solitaires , longuement pédonculées. Lycanis Rose pu Cie. — Lychnis Cœli-Rosa Desrouss. in Lamk. Encycl. — Æ4grostemma Cœli-Rosa Linn.—Bot. Mag. tab. 205. Feuilles glauques, scabres aux bords : les inférieures et les ra- dicales linéaires-spathulées, obtuses; les supérieures sessiles, li- néaires-lancéolées, pointues. Dents calicinales subulées, presque étalées. Lame des pétales obovale, bilobée : appendices solitaires, dressés , arqués en arrière, linéaires , bifides au sommet : onglets canaliculés antérieurement, aussi longs que le tube du calice. Ovaire cylindracé, 3 fois plus court que le gynophore. Capsule ovale-conique, pointue, presque aussi longue que le gynophore. Racine grêle, rameuse. Tige longue de 1 à 2 pieds, ordinai- ment rameuse dès la base ; rameaux grêles, plus ou moins bifur- qués , divariqués, ou divergents , ou diffus. Feuilles longues de : à 3 pouces, larges de 1 à 3 lignes, molles, innervées, carénées en dessous. Pédoncules filiformes , nus, ou dibractéolés au milieu , longs de 1 à 4 pouces. Galice long de 10 à r2 lignes : côtes très- saillantes, contiguës, carénées, vertes : vallécules blancs. Corolle d’un rose vif (quelquefois blanche), large de près de 1 pouce. Cette espèce, originaire d'Orient , se cultive souvent dans les parierres. + FAMILLE DES SILÉNÉES. 169 SECTION If. Calice campanulé ou ovoïde. Gynophore raccourci où nul. Onglets linéañrt5, ou linéaires-spathulés, À. Dents calicinales courtes. Lame des pétales appendiculee à la base. a) Calice membraneux. Lame des pétales palmatifide ou profondément 2-lobée ; appendices squamiformes , dentés, dressés. Lycanis Fzeur DE Coucou. — Zychnis Flos-cuculi Linn. — Flor. Dan. tab. 590. — Engl. Bot. tab. 573. — Zychnis laciniata Lamk. Tiges dressées ou ascendantes, striées, pubérules , simples. Feuilles subobtuses, glabres : les radicales et les caulingires infé- rieures lancéolées-spathulées, ciliées et rétrécies à la base ; les su- périeures lancéolées-oblongues ou linéaires-lancéolées , sessiles. Panicule allongée ou cymeuse, dichotome, feuillée inférieurement. Calice glabre, campanulé, à 10 côtes égales : dents triangulaires, acuminées. Lame des pétales palmati-quadrifide : lanières li- néaires. Racine vivace, fibreuse, oligo-ou mono-céphale. Tiges fermes, hautes de 1 ‘/, à 2 pieds. Feuilles molles, d’un vert gai : les radi- cales roselées, longues de 3 à 4 pouces. Pédicelles terminaux et dichotoméaires. Calice long de 3 à 4 lignes, presque scarieux , blanchâtre : côtes rougeâtres. Pétales roses, ou carnés, ou blancs : onglets aussi longs que le calice; appendices lancéolés-subulés. Cette espèce est très-commune dans les prairies humides ; on en cultive, dans les jardins, une variété à fleurs doubles. Lycanis vespERtINE. — Lychnis vespertina Sibth. — Lych- nis dioica Linn. — Flor. Dan. tab. 592. — Eng]. Bot. tab. 1580. Tigesascendantes, incomplètement dichotomes, géniculées, ve- lues. Feuilles pubescentes , pointues : les radicales lancéolées ; les caulinaires lancéolées -elliptiques, ou oblongues-lancéolées, sessiles. Panicule dichotome, feuillée : pédicelles terminaux sub- ternés. Fleurs dioiques. Lame des pétales semi-bifide. Calice 470 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. ( des fleurs femelles ) ovale-conique, 10-nervé , 10-costé. Cap- sule ovale-conique, à 10 dents presque dressées. Racine bisannuelle. Tiges fermes, hautes de 2 à 3 pieds. Feuil- les longues de 2 à 4 pouces , molles , subtrinervées , d’un vert foncé : les supérieures visqueuses. Fleurs vespertines, odorantes, un peu penchées. Calices velus, plus longs que les pédicelles : ceux des fleurs mâles subclaviformes,10-costés. Corolle blanche : lobes ovales, obtus ; onglets Pole au sommet, plus longs que le calice ; appendices FA Cette espèce, nommée vulgairement Robinet, Jacée des jar- diniers et Compagnon blanc, croit sur le bord des champs et des fossés. Sa variété à fleurs doubles ( ordinairement roses ) se cultive fréquemment dans les jardins. à Lremis DES 8015. — Lychnis sylvesiris Hopp. Gent. — £ych- nis diurna Sibth. Oxon. — Lychnis dioica rubra Smith, Engl. Bot. tab. 1570. Tige dressée, velue, dichotome au sommet. Feuilles velues : les radicales et les caulinaires inférieures pétiolées, lancéolées, poin - tues; les supérieures ovales, ou ovales-lancéolées , acuminées , non-visqueuses. Panicule dichotome , feuillée : pédicelles termi- naux subternés. Fleurs dioiques. Lame des pétales obcordiforme, 1-dentée de chaque côté. Calice ( des fleurs femelles ) ovoïde, à 10 côtes, alternativement plus saillantes. Capsule ovale, àro dents recourbées. Tiges hautes de r à 2 pieds. Feuilles longues de 2 à 4 pouces, molles , d’un vert foncé. Fleurs diurnes, inodores, dressées. Ga- lices fortement velus : ceux des fleurs mâles subclaviformes. Lame des pétales rose, longue d'environ 5 lignes, sur autant de large : lobes arrondis, un peu crénelés ; en Lices bidentés ; À onglets plus longs que le calice, bicuspidés au sommet. Gette espèce habite les bois et les prairies humides des monta- gnes; on la cultive aussi dans les jardins, sous les mêmes noms que la précédente. FAMILLE DES SILÉNÉES. 171 / f b) Calice épars, à 10 côtes, alternativement beaucoup plus saillantes : lame des pétales indivisée, échancrée ; appendices basilatres subulés, connivents. Lycunis CoqueLourpe. — Lychnis coronaria Lamk. — Bot. Mag. tab. 24. — Barrel. Ice. 1006. — Herb. de l’Amat. \ 4 7; Ic. Tiges dressées, cotonneuses ( ainsi que toute la plante ), cylin- driques, dichotomes vers leur sommet. Feuilles oblongues ou lan- céolées-oblongues, mucronées : les radicales et les caulinaires in- férieures rétrécies en pétiole. Fleurs dichotoméaires et termina- les, solitaires , longuement pédonculées , disposées en panicule trés-lâche. Capsule ovale-conique , à 5 dents presque dressées. Herbe vivace, multicaule. Tiges fermes , hautes de 1 ‘}, à 2 pieds, couvertes (ainsi que toutes les autres parties herbacées de La plante ) d’un feutre blanchâtre tres-épais. Feuilles longues de 2 à 4 pouces. Pédoncules divergents , longs de 1 à 3 pouces. Calice long de ‘/, pouce, d’abord presque tubuleux, plus tard camparulé ou obovale : dents lancéolées-subulées. Corolle large de 1 pouce et plus : onglets linéaires, planes , aussi longs que le calice ; lames obovales , subéchancrées, subsinuolées , trinervees , rt de couleur pourpre, ou are ou carnée. Cette espèce, si commune dans les jardins et nommée vulgai- rement Coquelourde, Passe-Fleur , ou OEillet de Dieu, croit dans l’Europe méridionale; on en possède des variétés à fleurs doubles. B. Segmentis calicinaux foliacés, plus longs que le tube et débordant la corolle. Lame des pétales inappendiculee. LYcanis Nizze, — £ychnis Githago Lamk. Dict. — 4gro- stemma Githago Linn. — Engl. Bot. tab. 741. — Flor. Dan. tab. 576. — Schk. Handb. tab. 194. Tige dressée , irrégulièrement dichotome, poilue. Feuilles li- néaires-lancéolées, pointues , soyeuses, cilices à la base. Fleurs dichotoméaires et Ness sohtaires, fonguentent pédonculées. Pétales cugéiformes , tronques. 179 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Racine annuelle, fibreuse. Tige haute de 1 :}, à 3 pieds, peu rameuse , incanc de même que les feuilles , les pédoncules et Les calices. Pédoncules dressés, 1-flores, longs de 3 à 6 pouces. Feuilles longues de 2 à 5 pouces. Tube calicinal long de ‘/: pouce, subcorice, campanulé, blanchätre, à ro côtes carénées, vertes , égales ; segments lancéolés-linéaires , pointus , atteignant jusqu’à 18 lignes de long lors de la maturité des fruits. Lame des pétales d’un pourpre violet, ou blanchätre, longue de près de 1 pouce. Capsule ovale, s’ouvrant en 5 dents. Gette plante, nommée vulgairement Wielle (à cause de la res- semblance de ses graines avec celles de la Niclle cultivée) et ŒŒuillet de Dieu, abonde dans les moissons où ses jolies fleurs offrent un coup d’œil très-agréable; mais le cultivateur la re- garde avec raison comme une herbe pernicieuse au terrain, à cause de la profusion avec laquelle elle se multiplie ; d’ailleurs ses graines, difficites à séparer de celles des Céréales, com- muniquent à la farine une couleur noirâtre. Genre LYCHNANTUE. — Lychnanthus Gmel. Calice campanulé, renflé, semi-5-fide. Gynophore très- court. Pétales 5, très-écartés : lame réfléchie en dehors, bi- fide, biappendiculée au-dessus de la base ; onglets linéaires, pianes, étroits. Etamines 10. Stigmates 3. Baie séche, globu- Icuse, 1-loculaire, polysperme. Graines réniformes, chagri- nées. Le genre ne renferme que l’espèce suivante : LYCHNANTHE GRIMPANT. — ychnanthus scandens Gmel. Flor. Badens. — Cucubalus bacciferus Linn. — Engl. Bot. tab. 1577. — Lamk. IL. tab. 377. Herbe vivace. Tige longue de 2 à 4 pieds, très-rameuse, dé- combante, ou grimpante, subcylindrique, couverte ( ainsi que les rameaux, les pédoncules et les calices ) de poils très-courts ré- trorses ; rameaux floriferes brachiés, géniculés, paniculés; ra- mules axillaires et terminaux, 1-5-flores, souvent bifurqués au sommet. Feuilles ovales ou ovales-lancéolées, courtement acumi- FAMILLE DES SILÉNÉES. 475 nées, rétrécies en pétiole court, molles, veineuses, d’un vert gai, plus ou moins pubescentes, scabres aux bords, longues de 4 lignes à 2 pouces, larges de 2 à 18 lignes. Fleurs axillaires et termina- les, ou dichotoméaires et terminales, courtement pédonculées, inclinées, pendantes. Pédoncules 1-ou 2-bractéolés soit au mi- lieu, soit vers leur sommet. Calice long de ‘Z pouce, d’un vert tirant sur le jaune , très-évasé, r0-nervé : segments ovales- triangulaires, où ovales-oblongs , subobtus. Pétales d’un blanc verdâtre, longs de 8 lignes : onglets 2 fois plus courts que le ca- lice ; lame cunéiforme-oblongue , à 2 lobes divergents, pointus, plus ou moins dentés ; appendices adnés, fimbriés au sommet. Baie noirâtre, luisante, de la grosseur d’une petite Cerise. Gette plante croît dans les haies et les buissons; mais elle n’est pas-commune. Miller assure que ses fruits sont très-vénéneux. . Genre CUCUBALE. — Cucubalus Linn. Calice ovoide ou campanulé , vésiculeux , membraneux, strié, b-denté. Gynophore court. Pétales 5 : lame palmati- fide ou bipartie, inappendiculée à la base ou munie d’appen- dices minimes ; onglets planes ou concaves, spathulés. Éta- mines 10. Stigmates 5. Capsule ovale, ou subglobuleuse, ou conique, polysperme , 1-loculaire, ou incomplétement 5-lo- culaire , s’ouvrant au sommet en 6 dents. Graines rénifor- mes-orbiculaires, concentriquement tuberculeuses ou muri- quées. Herbes vivaces ou rarement annuelles. Fleurs blanches ou roses, penchées, subsolitaires, ou disposées en panicule. Ce genre, que la forme du calice, jointe à la brièveté du gynophore, fait distinguer facilement des Silènes, renferme une dixaine d’espèces, dont voici les plus remarquables : SECTION I. Pétales fimbriés, palmatifides / insensiblement rétrécis en onglet plane. Capsule 2 à 5 fois plus courte que le calice, subglobuleuse. a) Feuilles verticillées-quaternées. Lame des pétales profondément 4-fide, inuppendiculée. Panicule allongée ou subpyramidale, feuil- 474 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. lée, lâche, composée inférieurement de grappes subverticillées, et vers Le sommet de cymules trifiores ; pédicelles ordinairement plus courts que le calice. Cucu8aLE ÉTOILE. — Cucubalus stellatus Linn. — Silene stellata Aït. Hort. Kew. — Bot. Mag. tab. 1107. — Viscaria stellata Reichenb.. Hort. Bot. tab. 27. _ Tiges dressées, peu rameuses ou simples , pubescentes ( de même que toutes les autres parties herbacées de la plante). Feuil- les lancéolées ou oblongues-lancéolées, acuminées, ondulées, sub- trinervées : les inférieures rétrécies en pétiole court. Calice cam- panulé, rétréci à la base. Pétales cunéiformes : segments laci- Diés. * Racine vivace. Tiges grèles , fermes , hautes de 2 à 3 pieds, souvent rougeûtres. Feuilles longues de 1 à 3 pouces, larges de 4 à 2 lignes, molles, d’un vert foncé. Galice long d'environ 5 li- gnes, d’un vert tirant sur le jaune. Corolle blanche, élégamment fimbriée, large de 7 à 8 lignes. Cette espèce, indigène dans l’Amérique septentrionale, mérite d’être cultivée comme plante d'ornement. b) Feuilles opposées. Lame des pétales palmati-multifide , munie vers son sommet de 2 bosses bidentées. Panicule dichoiome, divariquée, subfastigiée : pédicelles dichotoméaires et 1ernunaux , solitaires, 1 à 3 fois plus longs que le calice. CucusaLe Fimerié. — Cucubalus fimbriatus Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. — Silene fimbriata Sims, Bot. Mag. tab. go. Tiges strices, dressées, dichotomes au sommet, pubescentes ( de même que toutes les parties herbacées de la plante). Feuilles ovales ou oveles-lancéolées , acuminées , veineuses , rétrécies en pétiole court. Galice camparulé, ventru. Pétales cunéiformes : segments laciniés. Racine vivace. Tiges fermes, obscurément 4-sones, hautes de 3 à 4 pieds. Feuilles longues de 2 à 4 pouces, larges de 1 à > pouces, molles, d’un vert clair, fortement veineuses en des- sous. Panicule ample, multiflore. Galice gros, long de ‘/> pouce: dents triangulaires, pointues. Corolle blanche, large de 1 pouce : lame des pétales fendue jusqu’au milieu en lanières laciniées. FAMILLE DES SILÉNÉES. 475 Cette plante élégante, indigène en Sicile, à l’île de Candie et au Caucase, est Dés "propre à décorer les EE parterres. Sa flo- raison a lieu en mai et en Juin. c) Lame des pétales munie d’un appendice bipartr. CucuraLe LacINTÉ. —Cucubalus lacerus Marsch. Bieb, Flor. Taur. Cauc. — Sims, Bot. Mag. tab. 2255. Hispide. Feuilles ovales-lancéolées, longuement petiolées, on- dulées. Calice gros, ventru. Pétales laciniés. Étamines alternes déflechies. Cette espèce croît dans les Alpes du Caucase. SEcrion Ii. Lame des pétales bipartie, munie à sa base de deux appen- dices squamiformes ou calleux; onglets concaves, caré- nés, très-élargis au sommet. Capsule conique ou ovale- conique, presque aussi longue qué le calice ou un peu plus longue. a) Fleurs en panicule. CueuBaLE A FEUILLES D'Orpin. — Cucubalus fabarius Linn. — Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 415. — Silene fabaria Ait. Hort. Kewv. Tige dressée, suffratescente à la base, bifurquée au sommet. Feuilles charnues, glauques, glabres, subdenticulées aux bords : les infér'eures obovales-spathulées , obtuses , courtement acumi- nées; les supérieures lancéolces-oblongues , pointues. Panicule très-lâche, incoumplètement dichotome, nue : ramules courts , al- ternes, 3-7-flores ; pédicelles dichotoméaires et terminaux. Cap- sule ovale-conique, plus longue que le calice. Tiges hautes de 1 à 2 pieds , fermes , striées , feuillues infé- rieurement; rameaux aphylles , peu nombreux. Feuilles longues de 1 ‘/, à 2 ‘l: pouces. Panicule ordinairement plus longue que la tige. Calice long de 4 lignes. Corolle petite, d’un Llane sale. Cette espèce, indigène dans l’Europe centrale, se cultive dans les collections d’orangerie. 476 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Cucusaze BÉHEN. — Cucubalus Behen Linn. — Silene inflata Smith, Engl. Bot. tab. 164. — Bull. Herb. tab. 32r. — Flor. Dan. tab. 914. — Tenor. Flor. Napol. tab. 39 ( var. angustifolia ). Tiges ascendantes, ou décombantes, ou dressées. Feuilles ova- les, ou elliptiques, ou oblongues, ou lancéolces, ou linéaires-lan- céolées, ou ovales-lancéolées, glauques ou vertes, glabres ou pu- bescentes, acuminées ou pointues. Panicule subfastigiée , feuillée à la base : pédicelles dichotoméaires et terminaux. Calice vésicu- leux, réticulé, ovale, ou ovale-glubuleux. Lane des pétales bi- calleuse à la base. Capsule ovale-globuleuse , aussi longue que le calice. Plante très-variable quant au port, ainsi que dans la forme des feuilles. Racine vivace, longue, forte, rameuse, multicaule. Tiges longues de ‘/; à 2 pieds, ordinairement rameuses dès la base. Feuilles longues de 1 à 4 pouces, larges de 1 à 12 lignes : les inférieures rétrécics en pétiole; les supérieures tantôt rétrécies , tantôt arrondies à la base. Panicule multiflore ou pauciflore (dans quelques variétés, les fleurs sont solitaires ou gémunées à l’extré- mité des rameaux ). Fleurs polygames-dioiques (les unes herma- phrodites ; les autres mâles par avortement ). Calice verdâtre ou blanchôtre, membraneux, réticulé de veines violettes ou vertes. Corolle d’un blanc de lait ou quelquefois légèrement lavée de rose : lobes des pétales cunéiformes-obovales ; onglets aussi longs que le calice. Étamines très-saillantes , déclinées après l’anthèse. Ovaire luisant, d'un brun de Châtaigne. Cette plante, nommée vulgaireiwent Béhen, abonde sur les pelouses, les prairies sèches , au bord des champs, sur les plages marines et jusqu'aux sommités des Aïpes. Elle est un excellent fourrage pour les bestiaux et les moutons ; aussi la cultive-t-on en grand à cet effet dans plusieurs contrées d'Allemagne. Ses jeunes pousses peuvent se manger en guise d’Asperges. CUGUBALE MARITIME. — Silene maritima With. Engl. Bot. tab. 957. — Silene uniflora Roth, Cat. (non Lamk.)— Silene maritima z et y De Cand. Flor. Franc. FAMILLE DES SILÉNÉES. 477 Tiges 1-ou pauci-flores, décombantes. Feuilles lancéolées , ou lancéolées-spathulées, ou lancéolées-obovales, subobtuses , caré- nées, glauques , un peu charnues, denticulées aux bords. Galice campanulé , rétréci à la base. Lame des pétales biappendiculée à la base. Racine longue, épaisse, vivace, multicaule. Tiges très-touffues, grèles, étalées, longues de ‘/2 pied à 1 pied. Feuilles longues de 4 à 8 lignes, larges de 1 à 4 lignes. Fleurs sembables à celles de l'espèce précédente. Gette espèce, qui croit sur les côtes de l’Europe méridionale, a un port très-élégant et mérite d’être cultivée, surtout pour gar- nir des glacis ou des rocailles. $ SECTION III. Lame des pétales indivisée, échancrée, biappendiculée. Cap- sule 2 fois plus longue que le calice. CucurALE NAIN. — Cucubalus acaulis Spach. — Silene acaulis Linn. — Allion. Pedem. tab. 70, fig. 1. — Flor. Dan. tab. 21. — Loddig. Bot. Cab. tab. 568. — Engl. Bot. tab. 1081. 7 Tiges touffues , très-courtes , uniflores , glabres de même que les pédoncules et les calicès. Feuilles recourbées ou étalées, im- briquées, linéaires-subulées, carénées, obtuses, ou pointues , ci- liées à la base: Lame des pétales obovale, échancrée : appendices minimes , squamiformes. Fleurs polygames-dioïques. Racine vivace , épaisse, poussant un grand nombre de tiges naines, lesquelles forment un gazon semblable à celui de certaines mousses. Feuilles d’un vert gai, marcestentes, recouvrantes, ro- selées au sommet des tiges, longues de 2 à 6 lignes. Fleurs sub- sessiles ou portées sur un pédoncule qui atteint quelquefois 6 à 8 lignes de long, terminales-solitaires, dressées. Galice long d’en- viron 3 lignes , campanulé ou subturbiné , 10-nerve , ordinaire- ment rougeâtre. Lame des pétales d’un rose vif, ou quelquefois blanche; onglets un peu plus courts que le calice. Étamines très-saillantes dans les fleurs mâles ou hermaphrodites, abortives dans les fleurs femelles. BOTANIQUE. PHAN. T. V. 12 1478 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Ceite plante mignonne orne les rochers des hautes Alpes de toute l’Europe. Genre SILÉNE. — Sz/ene Linn. Calice claviforme, ou turbiné, ou rarement cylindracé, 5- denté, 10-nervé, ou 10-costé, souvent renflé vers le sommet. Gynophore plus ou moins allongé. Pétales 5, souvent bifi- des ou bilobés, ordinairement biappendiculés à la base; on- glets cunéiformes ou spathulés, aussi longs que le calice ou plus longs. Étamines 40. Stigmates 5. Capsule polysperme, 4-loculaire, s’ouvrant au sommet en 6 dents. Graines réni-- formes-orbiculaires, chagrinées, ou muriquées, où rarement comprimées et ciliolées. Herbes annuelles, ou bisannuelles , ou vivaces; rarement sous-arbrisseaux. Fleurs roses, ou blanches, ou pourpres, le plus souvent disposées en panicule. Ce genre renferme environ deux cents espèces dont nous allons décrire les plus remarquables. à Secrion I. Fleurs en panicule subpyramidale ou allongée : ramules axil- laires, opposés, dichotomes , ordinairement 5- ou pluri- flores. ” À. Panicule allongée. Pédoncules et pédicelles dressés. a) Calice obconique , peu renflé, strié, Panicule à ramules pauciflores. SrLÈèNE ROYAL. — Silene regia Sims, Bot. Mag. tab. 1724. Pubescent, visqueux. Feuilles lancéolées ou oblongues-lancéo- lées, pointues. Lame des pétales lancéolée, pointue, bicuspidée à la base, Étarrines et stigmates très-saillants. \ Tiges hautes de r à 2 pieds. Panicule feuillée. Calice long de. 1 pouce. Corolle écarlate, large de plus de 2 pouces. Étamines presque 2 fois plus longues que le calice. Cette superbe plante a été découverte par Nutiall sur les bords du Missouri, F FAMILLE DES SILÉNÉES. . 179 SILÈNE DE PENSYLVANIE. — Silene pensylvanica Michx. — Bot. Reg. tab. 247. — Silene incarnata Loddig. Bot. Cab. tab. 41. Tiges rameuses ; pubescentes, visqueuses , souvent décombantes. Feuilles ciliées , lancéolées : les radicales longuement pétiolées ; les cauliniaires sessiles ou subsessiles. Panicules courtes, feuillées. Dents calicinales oblongues, obtuses. Lame des pétales cunéifor- me , crénelée , biappendiculée à la base. Racine vivace. Tiges longues de 6 à 12 pouces. Feuilles molles, d’un vert gai : les radicales longues d'environ 3 pouces. Calice long de :}, pouce. Corolle large.de 1 ponce, d’un rose päle, ou blanche. Étamines saillantes. Cette espèce croit aux États-Unis. b) Calice' claviforme, vésiculeux, semi-diaphane, à 10 côtes herba- cées , Carénées. SILENE visQueux. — Silene viscosa Pers. Syn. — Tournef. Voyage, v. 2, tab. 361. — Flor. Dan, tab. 1209. — Cucubalus viscosus Linn. | c Tige simple, dressée, visqueuse et pubescente de même qué toute la plante. Feuilles ondulées, pointues : les radicales lancéo- lées-spathulées; les caulinaires oblongues-lancéolées ou ovales- lancéolées, subamplexicaules. Panicule dense : ramules courts, 3-n-flores. Galice cylindracé, renflé au milieu : dents obtuses, Pétalés bilobés, inappendiculés. Étamines très-saillantes , décli- nées. Racine bisannuelle. Tige haute de 1 ‘/: à 2 pieds, ferme, striée. Feuilles d’un vert paie, molles : les radicales longues de 3 à 6 pouces, sur 3 à 4 lignes de large; les caulinaires longues de 2 à 3 pouces. Panicule longue de 6 à ro pouces. Galice membra- neux , long de 6 lignes. Pétales blancs : onglets plus longs que le calice ; lames’ longues de 6 lignes : lobes obovales, subcrénelés. Étamines et styles 2 fois plus longs que le calice. Cette espèce croit dans une grande partie de l’Europe, mais sans être commune, Elle mérite une place dans les parterres. 480 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. SixÈNE pu Caucase. — Silene caspica Pers. Syn. — Reï- chenb. Plant. Crit. fig. 425. Tiges suffrutescentes à la base, ascendantes, presque coton- neuses ainsi que les pédoncules et les feuilles. Feuilles lancéolées-. spathulées : les inférieures courtement acuminées ; les supérieures subobtuses ; les florales linéaires-oblongues. Panicule lâche : ra muies subiriflores. Calices pubérules, beaucoup plus longs que les pédicelles : dents triangulaires, très-obtuses. Pétales bilobés, appendiculés. Capsule ovale-conique ; presque aussi longue que le gynophore. Tiges ordinairement simples; longues d’environ 1 pied, pres- que ligneuses à la base; entrenœuds rapprochés , plus courts que les feuilles. Feuilles un peu charnues , d’un vert clair, longues de 1 à 2 pouces. Panicule longue de 4 à 8 pouces. Galice long de 10 lignes. Corolle rose, large de près de 1 pouce. Cette espècé, indigène au Caucase, se cultive comme plante d'ornement. SILÈNE SUFFRUTESCENT. — Wilene fruticosa Linn. — Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 428. : Tiges suffrutescentes et rameuses à la base ; rameaux ascendants, glabres. Feuilles un peu charnues, acuminées, très-pointues, glabres aux 2 faces, ciliées et scabres aux ne les inférieures des pathuleés ou obovales-spathulées ; les supérieures lan- céolées ou lancéolées-linéaires ; les florales linéaires - lancéolées. Panicule lâche : ramules 2-0-flores. Calices velus , plus longs que les pédicelles : dents triangulaires-lancéolées, pointues. Lame des pétales bilobée , 2 - appendiculée. Capsule ovale-conique, aussi longue que le gynophore. Racine multicaule. Tiges poussant un grand nombre de ra- meaux longs d'environ 1 pied. Feuilles longues de 1 à 5 pouces, d’un vert gai. Panicule tantôt pauciflore et éslel tantôt multi- flore et plus ou moins rameuse. Calice long de 8 à 10 lignes, couvert ainsi que les pédoncules et les pédicelles de poils mous, rétrorses , assez courts. Corolle large de -8 lignes : lames d’un FAMILLE DES SILÉNÉES. 181 rose vif, oblongues-obovales, à 2 lobes courts, arrondis ; ap- pendices petits, presque adnés. Cette espèce, indigène dans l’Europe australe, se cultive comme plante d'ornement ; elle demande une exposition chaude et un terrain sec. SILÈNE À FEUILLES DE Gypsopmine. — Silene Gypsophila Desfont. Hort. Par. — Silene ramosissima Pers. Tiges décombantes ou ascendantes , très-rameuses; rameaux dressés, pubérules. Feuilles linéaires-lancéolées , pointues, pubé- rulés et scabres aux bords. Panicule assez dense : ramules courts, 3-9-flores. Calices fortement pubescents , beaucouv plus longs que les pédicelles : dents triangulaires-lancéolées , pointues. Lame des pétales cunéiforme-oblongue, bilobée au sommet, biappendiculée à la base. Gynophore velouté, presque aussi long que la capsule. Capsule oblongue-conique. Plante vivace, trés-touffue, haute de 6 à 15 pouces. Feuilles longues de 1 à 3 pouces, larges de 1 à 2 '/, lignes, d’un vert foncé ou tirant sur le gris, tantôt glabres aux 2 faces, tantôt pu- bérules et un peu scabres. Cymules denses , subfastigiées. Galice long de 6 lignes. Corolle large de ‘/, pouce , d’un blanc tirant sur le jaune : lame à 2 lobes courts, obtus; appendices très- petits. Cette plante, indigène au Caucase, mérite d’être cultivée dans les parterres. Ses fleurs , très-abondantes, paraissent en juillet. SILÈNE A FEUILLES DE SPARGOUTE. — Silene spergulifolia Marsch. Bieb. Flor. Taur Gauc. Suppl. — Cucubalus spergu- hfolius Desfont. Coroll. tab. 55. Tiges diffuses , tres-rameuses : rameaux florifères ascendants. Feuilles lancéolées-linéaires ou linéaires-subulées , acuminées, scabres , pubérules. Panicule pauaiflore , très-lâche : ramules sub- uniflores. Calices pubescents , beaucoup plus longs que les pédi- celles. Lame des pétales bilobée au sommet, biappendiculée à la base. Capsule ovale-conique , plus longue que le gynophore. Herbe vivace, touffue. Rameaux floriferes longs de 4 à 8 pou- ces ; tiges stériles longues jusqu’à 1 pied, feuillues. Feuilles lon- gues de 3 à 8 lignes, larges au plus de 1 ligne. Galice long de 4 152 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. à 5 lignes. Corolle petite : lames blanches en dessus, livides en dessous. di Cette espèce, qui croît au Caucase et dans les montagnes de V’Asie mineure ,‘se fait aussi remarquer par son port élégant. SILÈNE coucué. — Silene supina Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. — Reichenb.. Plant. Crit. IV, fig. 504. — Bot. Mag. tab. 1097. Tiges ascendantes , très-rameuses , pubérules (ainsi que toute la plante). Feuilles linéaires-lancéolées ou linéaires-subulées, pointues. Panicules lâches ; multiflores ; ramules subtriflores : les inférieurs alternes. Calices très-longs, pubérules , visqueux : dents pointues. Lame des pétales bilobée au sommet , biappendiculée à la base. Capsule oblongue-conique, de moitié plus courte que le gynophore. Herbe vivace. Tiges touffues, presque dichotomes, longues d'environ 1 pied. Feuilles longues de 6 à 15 lignes, larges au plus de r ligne, subincanes. Calice grêle, long de près de 1 poute. Corolle large de ‘/: pouce : lame blanche en dessus, d’un jaune livide en dessous; lobes obtus. Cette espèce, indigène au Caucase, se cultive dans les parterres. Elle fleurit en juin. c) Calice claviforme, peu renflé, non-diaphane, à 16 nervures peu apparentes. SILÈNE A LONGUES FLEURS. — Silene longiflora Ehrh. — Wald. et Kit. Plant. Rar. Hung. tab. 8. Feuilles glabres : les inférieures linéaires-spathulées, ou lan- céolées-spathulées, acuminées; les supérieures linéaires ou li- néaires-lancéolées , pointues. Panicule lâche, très-longue : ramules 3-5-flores. Lame des pétales cunéiforme, profondément bifide, biappendiculée. Capsule oblongue-conique, un peu plus courte que le gynophore. Herbe vivace. Tiges ordinairement touffues , simples ou peu rameuses, dresseées , grêles, cylindriques, glabres comme toute la plante, hañtes de 1 à 3 pieds. Feuilles d'un vert foncé, aasex FAMILLE DES SILÉNÉES. 133 fermes : les inférieures et les radicales atteignant jusqu’à 7 pouces de long, sur 2 à 4 lignes de large. Gahice long de 1 pouce, d’un blanc verdätre. Corolle large de près de 1 pouce : lames blanches en dessus, plus ou moins livides en dessous; lobes oblongs , obtus, divergents; appendices lancéolés, pointus. Cette espèce , remarquable par la longueur de ses calices, croît . en Hongrie et dans la Russie méridionale. B. Panicule allongée , interrompue: ramules multiflores : les inférieurs brachiés; les supérieurstrès-courtsoupresquenuls; pédicelles agrégés , penchés pendant la floraison. ( Quelque- fois tous les ramules de la panicule sont très-courts.) . SIRÈNE ÉLANGÉ. — Silene gigantea Linn. — Sibth. et Sinith, Flor. Græc. tab. 432. Tige suffrutescente à la base, simple ou rameuse , pubescente (de même que toute la plante), visqueuse au sommet. Feuilles obovales-spathulées , courtement acuminées, ciliées. Paricule sub- aphylle, verticillée. Galice claviforme , à côtes saillantes. Pétales bipartis, inappendiculés. Capsule ovale, un peu plus longue que le gynophore. Plante haute de 3 à 4 pieds. Feuilles un peu épaisses, longues de 1 à 2 pouces, larges de 4 à 15 lignes. Panicules atteignant jusqu’à 1 /, pied de De rarmules très-écartés; feuilles florales courtes , linéaires. Calice_ long de 5 lignes , opaque, blanchätre : côtes vertes. Corolle petite, d’un vert livide : lobes linéaires-ob- longs, obtus. Cette espèce, remarquable par sa longue panicule interrompue et par ses fleurs de couleur verte, croit dans l’Europe méridio- pale. C. Panicule läche, subpyramidale : ramules dichotomes , 9-7-flores ; pédicelles allongés , subfastigies: — Calice cla- -viforme, membraneux , ATEN ; à A0 côtes herba- CR + : 184 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. a) Panitule dressée : fleurs horizontales pendant l’anthése ; lame des pétales bicalleuse à La base. SILENE D'Îrazie. — Silene italica Tinn. — Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 4209. — Reichenb. Plant. Cnit. fig. 465. Pubescent ou subincane. Feuilles acuminées ou pointues, ciliées : les inférieures lancéolées-spathulées ; les supérieures lan- céolées ou lancéolées-linéaires. Panicule visqueuse. Dents calici-: pales triangulaires , pointues. Lame des pétales cunéiforme, pro- fondément bilobée, bicalleuse à la base. Capsule ovale-conique, un peu plus courte que le gynophore. | Herbe vivace, touffue , haute de 1 à 2 pieds. Tiges simples ou rameuses, cylindriques, dressées , ou un peu ascendantes. Feuilles vertes ou incanes, molles : les inférieures longues de 2 à 3 pouces ; les florales sublinéaires, petites. Calice long d’envi- ron 8 lignes, souvent blanchätre. Corolle large de 8 lignes : lames blanches, réticulées en dessous de veines violettes, ou verdätres, ou livides ; onglets plus longs que le calice. Gette plante, commune dans toute l’Europe méridionale, mérite d’être cultivée dans les parterres. Ses fleurs , très-nombreuses et légérement odorantes, paraissent au mois de mai. SILÈNE NÉMORAL. — Silene nemoralis Waldst. et Kit. Plant. Rar. Hung. tab. 240. — Reichenb. Plant. Crit. fig. 416. Cette espèce diffère de la précédente par ses feuilles inférieures obovales-spathulées et plus fortement ciliées à la base, ainsi que par sa panicule plus dense et plus raccourcie. Elle habite égale- ment l’Europe australe. b) Panicule dressée : fleurs érigées pendant l’anthèse; lame des pétales biappendiculée à la base. SILÈNE pArADOxAL. — Silene paradoxa Linn. — Jacq. Hort. Vindob. tab. 84. — Reichenb. Plant. Crit. fig. 415. Feuilles glabres aux 2 faces, pubérules aux bords : les infé- rieures lancéolées-spathulées , acuminées ; les supérieures sub- linéaires, pointues. Panicule visqueuse. Dents calicinales trian- gulaires-lancéolées, pointues. Lame des pétales obovale, bilohce « FAMILLE DES SILÉNÉES. 155 au sommet. Capsule ovale-conique, un peu plus longue que le gynophore. Herbe vivace , touffue. Tiges simples ou rameuses , dressées , hautes de 1 à 2 pieds. Feuilles d’un vert gai, un peu charnues les radicales longues de 2 à 4 pouces (y compris le pétiole), larges de 4 à 8 lignes, rétrécies en long pétiole cilié à la base; les cau- linaires longues d'environ 2 pouces, sur 1 à 3 lignes de large. Calice long de près de 1 pouce, blanchâtre : nervures d’un vert tirant sur le violet. Corolle large de 1 pouce : lames blanches en dessus, jaunes ou livides en dessous; lobes obius; appendices basilaires pointus. Cette espèce croit dans l’Europe méridionale et se cultive quel- quefois dans les jardins. c) Panicule nutante pendant la floraison : ramules divariqués ; fleurs pendantes ; lame des pétales biappendiculée à la base. SILÈNE NUTANT. — Silene nutans Linn. — Klor. Dan. tab. 242. — Schk. Handb. tab. 122 — Engl. Bot. tab. LU — Silene infracta Wald. et Kit. Plant. Hung. Rar. tab. 213. Reichenb. Plant. ,Crit. fig. 427. Pubescent ou glabre. Feuilles necalces ou lancéolées-obovales, acuminées , cilices à la base : les radicales longuement pétiolees. Panicule visqueuse. Dents calicinales triangulaires , pointues. Lame des pétales profondément partagée en 2 lanières linéaires. Capsule ovale-conique, plus longue que le gynophore. Herbe vivace, touffue. Tiges hautes de 1 ‘/: à 2 pieds, dressées ou ascendantes, grêles, cylindriques. Feuilles d’un vert gai ou subincanes , molles : les inférieurés longues d’environ 2 pouces, sur 6 lignes de large. Galice long de 4 à 5 lignes, blanchâtre : nervures vertes ou violettes. Lame des pétales réfléchie, blanche, longue d'environ 4 lignes ; onglets un peu plus longs que le hr Cette plante élégante est commune dans pr esque toute l’Europe, sur Les pelouses séches. Sa corolle s ’épanouit le soir, et , peu après le lever du soleil, elle se referme en se roulant en dedans. SILÈNE LIVIDE. — Silene livida Willd, Enum. — Reichenb. Plant. Crit. fig. 417. 186 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Ge Sue indigène dans l’Europe méridionale, peut-être n'est qu’une variété de l'espèce précédente, dont on le distingue cependant facilement à la couleur verdâtre de la face inférieure de ses pétales ; toute la plante est très-visqueuse. SECTION IE. Fleurs en cyme dichotome, ou en panicule dichotome sub- fastigiée, ou terminales-subsolitaires. À. Cyme dichotome, multiflore, aphylle , subfastigiée. Calice claviforme, semi- diaphane, à 10 côtes Jiliformes. Capsule longuement stipitée, 5-ou 4-loculaire. Graines réniformes, canaliculées au dos. — Herbes annuelles ou bisannuelles. a) Lame des pétales munie à sa base de 2 appendices subulés, divergents. Capsule oblongue-cylindracée, plus courte que le stipe. 6! le SEM PF cl Î SILÈNE ArmériA. — Silene Armeria Linn. — Engl. Bot, tab. 1398. —- Flor. Dan. tab. 550. Très-glabre. Racine annuelle. Feuilles glauques, pointues, subamplexicaules : les inférieures oblongues où elliptiques-oblon- gues; les supérieures ovales ou ovales-elliptiques, cordiformes à la . Cymes un peu lâches. Lame des pis cunéiforme-obovale rétuse. Tige haute de :}, pied à 1 pied, tantôt tres-simple , tantôt une ou deux fois bifurquée au sommet, tantot rameuse dès la base, dressée. Feuilles longues de 1 à 2 ‘/; pouces, larges de 6 à 12 lignes. Galice long de 6 à 8 lignes, grêle, ordinairement rose on pourpre. Gorolle ur de:/, pouce, d’un rose vif, ou blanche. Gette espèce aie croît dans le midi de HE on la cultive ME De dans les jardins, comme plante de bordure. SILÈNE A CYMES COMPACTES. — Silere compacta Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. Suppl. — Reichenb. Hort. Bot. tab. 26. — Don, in Sweet, Brit, Flow. Gard. ser, 5, tab. 64. — Loddig. Bot. in tab, 1638. Trés-glabre, Racine bisannuelle, Feuilles glauques, pointues, subamplexicaules : les inférieures oblongues ou oblongues-lan- FAMILLE DES SILÉNÉES. 187 céolees ; les supérieures ovales, ou ovales-elliptiques , ou ovales- lancéolées, subcordiformes à la base. Cymes très-denses. Lame des pétales oyale, pointue, ou tronquée et crénelée. Plante semblable à la précédente par le port, mais ordinaire- | ment un peu plus grande dans toutes ses parties. Fleurs d’un rose vif. Cetie espèce, indigene en Hongrie et dans la Russie méridio- nale, ne mérite pas moins que le Silène Armeéria d’être cultivée dans les jardins. b) Lame des pétales munie à. sa base de 2 appendices squanu: formes ; obtus , adnés . Capsule ovale-conique , aussi longue que le stipe. ‘ SILÈNE AToGION. — Silene Atocion Murr. Syst. — Jacq. Hort. Vindob. 3, tab. 32. — Silene orchidea Linn. fl. — Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 427. Tige pubérule , visqueuse (de même que les calices et pédon- cules). Fenilles courtement acummées, presque glabres : les in- férieures suborbiculaires ou aie rétrécies en long pctiole cilié; les supérieures ovales ou obovales, pr Cymes lôches, pauciflores. Pétales obcordiformes, bilobés. Herbe annuelle, haute de 4 à 6 pouces. Tige simple ou ra- meuse, grêle, dressée. Feuilles molles, d’un vert gai : les infé- rieures larges de 4 à 6 lignes, 2 à 4 fois plus courtes que leur pétiole. Calice long de 6 à 8 lignes : dents triangulaires , obtuses. Corolle rose, large de ‘/: pouce. Cette espèce, indigène dans l’Europe australe, se cultive dans les parterres, comme plante de bordure. B. Panicule subfastigiée, feuillée : pédicelles dichotomeaires et terminaux, solitaires. a) Herbes annuelles. Calice claviforme, senu-diaphane, à 10 côtes Jiliformes. Pétales biappendiculés à la base. Capsule longuement sttpitée. Graines réniformes , concentriquement tuberculeuses. SILÈNE ATTRAPE-MOUQNE, == Silene Muscipula Lino, == CGlus, Hist, à, p, 28p; fig +, 188 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Tige dressée , dichotome. Feuilles glabres, pointues, lancéolées les inférieures rétrécies en pétiole. Panicule visqueuse. Galice glabre, réticulé : dents courtes , triangulaires , pointues. Pétales bifides. Capsule oblongue-conique , un peu plus longue que le stipe. Tige haute d’environ r pied , simple inférieurement. Rameaux subfastigiés, presque ériges. Feuilles longues de 1 à 3 pouces, molles, d’un vert gai. Galice long d'environ 6 ligues. Corolle petite, rose. Cette plante croit dans le midi de l’Europe : son nom d’Aütrape- mouche lui vient de ce que les petits insectes qui viennent s’y poser, se trouvent englués par la matière visqueuse qui enduit les rameaux. SILÈNE A PÉTALES REÉTICULES. — Siene picta Pers. Ench — De Cand. Plant. Rar. Genèv. tab. 6. — Sweet, Brit. Flow. Gard. tab. 92. — Silene bicolor Reichenb. Hort. Bot. tab 72 (non Thore). Tres-glabre, lisse, un peu glauque. Tige clancée, paniculec. Feuilles subobtuses , mucronulées : les inférieures spathulées- oblongues ; les supérieures lancéolées-spathulées ou lancéolées- lincaires ; les florales lincaires-subulées. Panicules très-lâches , un péu visqueuses. Dents calicinales triangulaires, pointues. Pctales profondément bilobés, obcordiformes , réticulés. Capsule ovale- conique, aussi longue qué le stipe. Tige dressée, haute de 2 à 3 pieds. Rameaux très-grèies. Ra- mules presque filiformes, très-allongés, presque nus. Feuilles inférieures longues de 2 à 3 pouces, larges d’environ 1 pouce; feuilles supérieures des rameaux à peine larges de 1 ligne. Galice long d'environ 6 lignes, blanchâtre : nervures rougeâtres , sub- réticulées. Corolle blanche, large de 8 lignes : onglets plus longs que le calice, trinervés, très-élargis au sommet; lames partagées jusqu’au-delà du milieu en > lobes oblongs, obtus, divergents, réticulés de vemes violettes. Gette espèce, qui croit en Grèce et en Orient, se fait remarquer par sa corolle tres-élégamment reticulée de violet. FAMILLE DES SILÉNÉES. 189 1 b) Herbes vivaces. Calice turbiné, subopaque, à 10 nervures fili- formes. ame des pétales 2-anpendiculée, inégalement {-fide cu 4-lobée. Capsule courtement stipitée, plus longue que le calice. Graines comprimées, subréniformes , ponctuées , ciliées de petites paillettes. SILÈNE A PÉTALES QUADRIDENTÉS. — Silene quadrifida Linn. — Jacq. Austr. tab. 120. — Reich. Plant. Crit. v. 9, fig. 1196. — Silene quadridentata De Cand. Flor. Franc. — Cucubalus quadridentaius Linn. Spec. ed. 1. Tiges touffues, débiles, dichotomes et visqueuses au sommet (quelquefois 1-ou 2-flores ). Feuilles glabres : les inférieures linéaires-spathulées ; les supérieures linéaires-filiformes. Panicule très-lâche. Calice pubérule-glanduleux : dents ovales, obtuses. Lame des pétales obovale , inégalement 4-dentée. Capsule ovale ou ovale-globuleuse, un peu plus longue que le calice. Tiges ascendantes, filiformes, hautes de 3 à 6 lignes, ordi- nairement simples à la base. Feuilles longues de 6 à 8 lignes, larges de ‘/ à ‘|; ligne, d’un vert gai. Panicule ordinairement 5-7-flore, rarement pluriflore, ou à moins de 5 fleurs. Pédoncules filiformes, plus longs que le calice. Bractées minimes, subulées. Calice long de 3 lignes. Corolle large de 4 à 5 lignes, d’un blanc de lait ; onglets un peu plus courts que le calice ; appendices dentiformes. Cette plaute, commune dans les endroïts humides des Alpes, est fort propre à orner les rocailles artificielles. SILÈNE MIGNON. — Silene pusilla Walist. et Kit. Plant. Rar. Hungar. tab. 212. — Loddig. Bot. Gab. tab. 90. — Don, in Sweet, Brit. Flow: Gard. ser. 2, tab. 40. Ge Silène diffère du précédent par sa stature plus basse, ses tiges seulement 1-3-florés, et ses feuilles toutes linéaires-spathu- lées, ciliées. IL croît dans les Alpes de Hongrie, et se cultive aussi comme plante d'agrément. SILÈNE ALPESTRE. — Silene alpestris Jacq. Flor. Austr. tab. 96. — Lychnis alpestris Linn. Suppl. Tiges touffues, ascendantes, dichotomes et visqueuses au 490 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. sommet. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires , subobtuses. Panicule lâche, pauciflore. Galice pubérule-glanduleux : dents ovales, obtuses. Lame des pétales obovale, inégalement 4-lobée. Capsule ovale-oblongue, r fois plus longue que le calice. Tiges fermes, hautes de 4 à 12 pouces. Feuilles fermes, $la- bres, d’un vert gai, longues de 1 à r ‘/, pouce, larges de 2 à 3 lignes. Corolle blanche, large de. 5 à 6 lignes. Geite espèce croit dans les Alpes d'Autriche. c) Herbes vivaces. Calice turbiné, subopaque, à 10 nervures jfili- formes. Lame des pétales biappendiculée, échancrée. Capsule cour- tement süpitée , ausst longue que le calice. Graines réniformes, non-ciliees. SiLène Des ROCHER. — Siléne rupestris Linn. — Flor. Dan. hp Sturm, Deutschl. Flor. fasc. 22. Tiges ascendantes, touffues, dichotomes, ‘glabres comme toute la plante. Feuilles pointues, es : les nt lancéolées, rétrécies à la base ; les supérieures ovales ou ovales-lancéolées. Panicules pauciflores , feuillées : pédicelles filiformes , très-longs. Dents calicinales ovales , obtuses. Pétales obcordiformes. Capsule ovale-oblongue. Racine presque ligneuse. Tiges hautes de 2 à 6 pouces, , grêles, feuillues, simples inférieurement. Feuilles longues de 5 a8 lignes, larges de 2 à 4 lignes. Fleurs petites, blanches. Gynophore 2 fois plus court que la capsule, Graines très-petites , brunâtres. Ce Silène est commun sur les rochers des Basses-Alpes. C. Panicule dichotome , feuillée , très-läche , non-fastigiée (l’un des rameaux de chaque bifurcation se développant toujours beaucoup moins que l’autre, et se terminant par 4-5 fleurs); point de fleur dans les bifurcations , ou seule- ment dans les bifurcations terminales. a) Calice obconique-cylindracé, coriace, finement strié. Capsule lon- guement stipitée. Pétales bilobés, biappendiculés a la base. SILÈNE A FEUILLES DE CuuorA. — Silene chloræfolia Smith, Te. x, tab, 13. — Bot, Mag. tab. 807. FAMILLE DES SILÉNÉES. 191 Glauque, très-glabre. Feuilles coriaces : Les radicales obovales- spathulées, subacuminées , ou rétuses ; les caulinaires sessiles , ovales, subcordiformes àla base. Panicule : à ramules 1-3-flores. Dents calicinales triangulaires, mucronées, piquantes. Tiges longues de 1 à 2 pieds, suffrutescentes à la base, ascen- dantes, dichotomes vers leur sommet, Feuilles radicales longues de à 3 pouces ( y compris le pétiole }; feuilles caulinaires lon- oues de 6 à 10 lignes, souvent aussi larges que longues, plus courtes que les entrenœuds , terminées en pointe piquante, re- courbées en dehors. Calice blanchâtre ou rougeätre, long de 10 à 12 lignes. Corolle large de 1 pouce, blanche au moment de l’é- panouissement ; livide après l’anthèse. Cette espète, tres-distincte par son feuillage , croit en Armé- nie ; elle est rare dans les jardins. b) Calice obconique ou subcylindracé, membraneux, & 10 côtes assez saillantes. Lame des pétales laciniée ou bipartie, munie à sa base de 2 appendices minimes. je SILÈNE ORNE. — 192/ene ornata Ait. Hort. Kew.— Bot. Mag. tab. 382. Tiges ascendantes, dichotomes, géniculées, pubescentes et vis- queuses (de même que les feuilles, pédoncules et calices.) : ra- meaux divariqués. Feuilles lancéolées ou lancéolées-oblongues, pointues , sessiles. Panicule à ramules susuniflores. Galice obco- nique : denis longues, subulées. Pétales obcordiformes, profon- dément bilobés. Oyaire plus long que le gynophore. Tiges longues de 1 à 2 pieds. Feuilles molles, subincanes , longues de 1 à 2 pouces, larges de 3 à G lignes. Galice long de 8 à 12 lignes. Corolle large de 1 pouce, d’un pourpre noirâtre, ou blanche, ou rose : lobes des pétales obtus , subdentés. Cette espèce, indigène au cap de Bonne-Espérance, se cultive dans les orangeries comme plante d’agrément. SILÈNE DE ViRGiNtE. — Silene virginica Linn. Tige dressée ou ascendante, pubescente et visqueuse de même que les feuilles et calices. Feuilles lancéolées, pointues: les radi- cales longuement pétiolées , subspathulées, Panicule à rameaux 192 GLASSE DES CARYOPHYLLINEES. subtriflores. Calice obconique , renflé au milieu : dents courtes, obtuses. Pétales cunéiformes-oblongs, irrégulièrement bifides, Capsule ovale-globuleuse, plus longue que le gynophore. Herbe vivace. Tige haute de 12 à 18 pouces, peu rameuse. Feuilles radicales longues de 3 à 4 pouces, larges de 4 à 8 li- gnes, molles, ciliées. Calice long de 8 lignes. Corolle large de près de 2 pouces, d’un pourpre vif : lanières inégales, pointues, Étamines beaucoup plus longues que le calice. Cette espèce, remarquable par ses grandes fleurs d’un pourpre éclatant , croît dans le midi des États Unis: D. Fleurs tornsnies ; subsolitaires. a) Herbes vivaces. Tiges rameuses : rameaux simples ou bifurqués. Calice es hi claviforme , à 10 nervures fines. Capsule lon- guerent stipitée. Pétales bifides , biappendiculés. SILÈNE SAXIFRAGE. — Silene Saxifraga Linn. — Lodd. Bot. Cab. tab. 454. —Waldst. et Kit. Plant. Rar. Hung. tab. 163. Tiges touffues, ascendantes, subpuberules. Feuilles lancéolées- linéaires, ou linéaires, pointues , un peu scabres aux bords. Pé- doncules solitaires ou géminés , très-longs. Galice glabre : dents ovales, obtuses. Lobes des pétales oblongs, obtus. Capsule ovale ou ovale-oblongue , à peu près aussi longue que le stipe. Tiges longues de 4 à 8 pouces, grêles, frutescentes à la base, feuiliues inférieurement. Ramules florifères filiformes , presque nus. Feuilles d’un vert gai, longues d’environ 1 pouce, larges de ’/; de ligne à r' ligne, d’un vert gai, molles. Calice long de 4 à 5 lignes. Corolle M ge de 6 à 8 lignes : lame blanche en dessus, verdâtre ou rougeâtre en dessous; onglets aussi longs que le calice; appendices oblongs. Cette espèce croit sur les rochers calcaires des Alpes. b) Herbes vivaces. Tiges simples , 1-ou-flores. Calice semi-diaphane , claviforme, à 10 côtes fines. Pétales. échancrés , biappendicules. Capsule longuement stüipitée. SILENE pu VaALAIs.—Silene valesia Linn.—Allion. Flor. Pe- dem. tab. 23, fig. 2. FAMILLE DES SILÉNÉES. 195 Tiges ascendantes, assez touffues, visqueuses et pubérules ainsi que toute la plante. Feuilles lancéolées , acuminées : les in férieures rétrécies en pétiole. Pédoncules solitaires ou géminés. Capsule ovale-conique, à peu près aussi longue que le gyno- phore. Souche ligneuse, décombante. Tiges longues de 2 à 5 pouces. Feuilles longues d'environ 1 pouce, larges de x à 3 lignes, mol- les, subincanes. Galice long de 9'à 10 lignes, rougeätre. Corolle rose , large de 8 à ro lignes. Cette espèce croît dans les Alpes du Valais et du Piémont. SECTION III. Fleurs en grappes unilatérales : bractées opposées , les infé- rieures foliacées : l’une (dans l’aisselle de laquelle naît le pédicelle) plus petite que l’autre; pédicelles alternes. À. Herbes annuelles, dichotomes. Calice semi-diaphane, cla- viforme, à 10 côtes carénées, vertes. Capsule 3-ou 4-locu- laire, stipitée. Graines réniformes, concentriquement mu- riquées. a) Pétales profondément bilobés, munis à leur base d’un appendice bifide. Gynophore gréle , aussi long que la capsule ou plus long.— Pédicelles dressés. A SILÈNE VESPERTIN. — Silene vespertina Retz, Obs. — Flor. Græc. tab. 409.— Silene bipartita Desfont. Flor. Atl. tab. 160. — Silene hispanica Jacq. Fragm. tab. 59. — Sweet, Brit. Flow. Gard. tab. 58. Tige pubérule, dressée. Feuilles presque glabres, acuminées : les radicales suborbiculaires-spathulées; les caulipaires inférieu- res lancéolées-spathulées ; les supérieures lancéolées. Calice gla- bre. Pétales obcordiformes, à 2 lobes oblongs-obovales, obtus. Tige haute d'environ 1 pied, grêle, ordinairement rameuse presque dès la base. Feuilles d’un vert gai, longues de 1 à 2 pou- ces, larges de 3 à 5 lignes. Calice long de 5 à 6 lignes, blanchä- tre, rayé de vert. Gorolle large de 5 à 6 ligues, d’un rose vif. Capsule ovale, un peu plus longue que le calice. BOTANIQUE. PHAN. T. V: 43 194 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Cette espèce, indigène dans l’Europe australe et en Barbarie, se cultive fréquemment comme plante de bordure. SILÈNE HISPiDE. — Silene hispida Desfont. Flor. Atlant. — Silene pilosa Schoush. — Silene sabuletorum Link. Cette espèce a le port et le feuillage de la précédente, dont on la distingue très-facilement à ses calices hérissés de longs poils blancs ; elle croit dans les mêmes contrées , ét se cultive aussi comme plante d'agrément. | SILÈNE À FEUILLES OBTUSES. — Silene oblusifolia Willd. Enum. — Silene colorata Schousb. — Silene neglecta Tenor. Tige velue, dichotome, dressée. Feuilles obtuses, pubescentes, subincanes ( de même que les calices et pédoneules ), obovales- spathulées. Lobes des pétales ohlongs, obtus. Tige haute de ‘/2 à 1 “2 pied. Feuilles un peu épaisses, lon- eues de 1 ‘/2 à 2 pouces, larges de 6 à 10 lignes. Calice long de 5 à 6 lignes. Corolle large de ‘/2 pouce, d’un rose pâle. Capsule oblongue, à peu près aussi longue que le calice. Cette espèce, indigène dans les mêmes contrées que la précé- dente, mérite aussi d’être cultivée comme plante d’agrément. b) Pétales échancrés, munis à leur base de 2 appendices minimes. J , . » 7° PA Gynophore épais, plus court que la capsule. — Pédicelles fructiféres inclinés ou pendants. SILÈNE A FLEURS PENDANTEs. — Silene pendula Linn. — Bot. Mag. tab. 114. — Dill. Hort. Elth. tab. 312, fig. 402. Tige pubescente ( ainsi que les feuilles ), dichotome. Feuilles inférieures obovales-spathulées, obiuses; feuilles supérieures lan- céolées-oblongues ou lancéolées, pointues. Côtes calicinales très- fortes, pubescentes. Pétales cunéiformes, profondément échancrés. Capsule ovale-conique. Raciie produisant plusieurs tiges diffuses, ou bien une seule tige ordinairement rameuse Gès la base, dressée, haute de6 à 12 pouces. Feuilles longues de 1 à pouces, larges de 4 à 10 lignes, d’un vert gai. Calice long de 6 à 7 lignes, fortement renflé après FAMILLE DES SILÉNÉES. 195 la floraison, blançchâtre , à côtes vertes. Corolle large de 4 à 5 li- gnes , d’un rose vif. Cette espèce, remarquable par ses gros calices vésiculeux et semblables à celles de la Vaccaire, croît dans l’Europe méridio- nale. Genre GYPSOPHILA. — Gypsophila Linn. Calice campanulé ou turbiné, 5-fide, ou 5-denté, penta- gone. Gynophore très-court. Pétales 5, obovales ou cunéi- formes, inappendiculés : onglets presque nuls. Etamines 10; anthères suborbiculaires. Ovaire globuleux. Stigmates 2. Capsule 1-loculaire, ou incomplétement 4-loculaire, poly- sperme, s’ouvrant du sommet jusqu’au milieu en 4 valves. Graines réniformes-orbiculaires , concentriquement granu- leuses. Herbes annuelles, ou bisannuelles, ou vivaces à souches li- gneuses. Feuilles très-entières, souvent 3-nervées. Tiges le plus souvent dichotomes, multiflores. Fleurs blanches ou roses, petites, disposées en panicules dichotomes ou tricho- tomes, ou en cymes, ou rarement subsolitaires-terminales. La plupart desGypsophila croissent dans les steppes de la Sibérie et de la Russie méridionale ; on en connaît une qua- rantaine d'espèces. Ces plantes se plaisent en général dans les sols arides soit gypseux, soit siliceux, où leurs racines s’'enfoncent à de grandes profondeurs. La petitesse des fleurs des Gypsophila se compense souvent par leur abondance : aussi plusieurs espèces peuvent-elles servir à orner les par- terres. La faculté que possèdent lesGypsophila de végéter dans les terrains les plus arides, devrait peut-être engager les culti- vateurs à essayer comme plantes fourragères quelques-unes desgrandes espèces vivaces, telles que les G. scorzonerifolia, paniculata, etc. Voici les espèces les plus notables : 196 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. a) Plantes annuelles. GypsopxILA ÉLÉGANT. — Gypsophila elegans Marsch. Bieb. Flor. Taur. Caucas. — Schrank, Hort. Monac. tab. 21. Tige dressée, subdichotome , glabre comme toute la plante. Feuilles lancéolées, ou lancéolées-linéaires, ou linéaires , subob- tuses. Panicules aphylles , lâches , divariquées , subtrichctomes , subfastigiées. Galice 5-fide : lobes pointus. Pétales oblongs-cunéi- formes, échancrés, réticulés, 2 fois plus longs que le calice, de moitié plus longs que les étamines. Tige haute de 6 à 15 pouces. Feuilles glauques , un peu char- nues , longues de 1 à 2 pouces, larges de 2 à 5 lignes. Corolle large de 3 à 4 lignes, blanche, réticulée de veines violettes. Cap- sule ovale-globuleuse, plus longue que le calice. Cette espèce, indigène en Crimée, se cultive comme plante de bordure. ti GypsopHILA AGRESTE. — Gypsophila muralis Linn. — Flor. Græc. tab. 381. — Schk. Handb. tab. 120. Tige dressée, pamiculée, glabre comme toute la plante : ra- meaux dichotomes, étalés. Feuilles linéaires ou subulées , poin- tues, rétrécies aux 2 bouts. Panicules feuillées : pédicelles épars, tres-longs. Calice turbiné, à 5 dents obtuses. Pétales échancrés ou crénelés, obovales, plus longs que le calice. Étamines plus courtes que la corolle. Capsule ovale, un peu plus longue que le calice. Tige haute de 2 à 6 pouces. Feuilles longues de 6 à 9 lignes, rarement larges de plus de :/, ligne, d’un vert gai, souvent sub- falciformes. Fleurs petites, roses. Gette plante est commune dans les champs, surtout après la ré- colte. b) Plantes vivaces : base des vieilles tiges persistante, décombante, formant des souches plus ou moins ligneuses; jeunes pousses non- florifères feuillues, touffues, persistantes avec leurs feuilles d’une année à l’autre. GyPsopatLA RAmPANT. — Gypsophila repens Linn. — Jacq. FAMILLE DES SILÉNÉES. 197 Flor. Austr. tab. 407. — Bot. Mag. tab. 1449. — Gypsophila prostrata Lamk. Encl. — Bot. Mag. tab. 1281 (non Linn.) Tiges simples, ou dichotomes au sommet, ascendantes, gla- bres comme toute la plante. Feuilles lancéolées ou lancéolées-li- néaires , pointues, planes. Panicules dichotomes ou trichotomes, pauciflores , lîches, subfastigiées. Galice turbiné, 5-fide : lobes ovales-triangulaires , dressés. Pétales tronqués ou échancrés, cu- néiformes, 2 fois plus longs que le calice. Étamines et styles plus courts que les pétales. Tiges floriféres longues de 3 à 8 pouces , grêles , décombantes dans la plus grande partie de leur longueur, souvent rougeâtres. Feuilles longues de 5 à 8 lignes, larges de ‘/, de ligne à 1 ligne, glauques, un peu charnues, 1-nervées. Pédicelles fiiformes, plus longs que le calice. Pétales longs de 3 lignes, blancs ou carnés. Capsule ovale. Cette espèce, commune sur les rochers des Alpes, se cultive assez souvent comme plante de bordure. GYpsoPHILA DIGHOTOME. — Gypsophila dichotoma Bess. Flor. Galic. Tiges dressées , dichotomes , glabres comme toute la plante. Feuilles linéaires ou linéaires-lancéolées , pointues , mucronces, triédres. Panicules lâches, trichotomes , divariquées. Calice iur- biné, 5-fide : lobes oblongs, obtus, dressés. Pétales oblonss , tronqués, recourbés, 3 fois plus longs que le calice. Étamines plus longues que les stigmates, de moitié plus courtes que la corolle. Tiges hautes de 1 à 2 pieds, multiflores. Feuilles glauques, un peu charnues, longues de 1 ligne à 2 ‘/2 lignes, larges de "2 li- gne à 1 ligne. Pétales longs de 4 lignes, d’un rose pâle. Capsule ovale, à peu près aussi longue que le calice. Cette espèce croît en Galicie. GypPsopniLa DE GMÉLIN. — Gypsophila Gmelini Bunge, in Flor. Alt. — Ledeb. Ic. Flor. Alt. tab. 402. — Gypsophila Patrini et Gypsophila thesiifolia Sering. in De Cand. Prodr. (ex Bung. L. c.) Tiges dressées , dichotomes-paniculées, glabres comme toute la 198 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. plante. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, pointues , 3-nervées, subtriédres. Panicules trichotomes, divariquées, mul- tiflores. Galice turbiné, 5-fide : lobes oblongs, obtus. Pétales oblongs ou oblongs-obovales, obtus , 2 à 3 fois plus longs que le calice, un peu plus longs que les étamines, un peu recourbés. Tiges hautes de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de ‘/: pouce à 3 pouces, larges de *f, à à lignes, glauques, un peu charnues. Pe- tales longs d’environ 3 lignes, d’un rose plus ou moins vif, ou carnés. Stigmates un peu plus longs que la corolle. Capsule pe- tite, obovale, incluse. Cette espèce croit en Sibérie. GypsopuiLA FASTIGIE. — Gypsophila fastigiata Linn. — Gmel. Sibir. 4, tab. 61, fig. 1. — Gypsophila arenaria Wald. et Kit. Plant. Rar. Hungar. tab. 41. Tiges ascendantes, glabres , irrégulièerement dichotomes au sommet. Feuilles linéaires ou lanccoléés-linéaires, pointues, in- nervées, triédres. Panicules trichotomes, fastigiées, assez denses, pubérules, visqueuses. Galice turbiné, 5-fide : lobes ovales , obtus. Pétales oblongs-cunéiformes, échancrés, étalés, un peu plus longs que les étamimes. Tiges AA de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de x à 2 pou- ces, larges de 1 à 3 lignes, glauques, un peu charnues. Panicu- les corymbiformes. Corolle blanche, large au plus de 3 lignes. Capsule petite, ovale-globuleuse. Cette espèce croît en France, en Allemagne, en Hongrie, en Russie et dans la Sibérie méridionale. GyPsopniLA ÉLANCE.— Gypsophila altissima Linn.— Gmel. Sibir. 4, tab. 6o. Tiges dressées, glabres, dichotomes au sommet. Feuilles 3-ou 5-nervyées, glabres, subobtuses, planes : les inférieures lancéo- Iées-spathulées ; les supérieures lancéolces- oblongues ou linéaires- lancéolces. Panicules pubérules , visqueuses (rarement glabres ), trichotomes, composées de cymes multiflores assez denses. Calice turbiné , 5- fie lobes triangulaires, mucronés. Pétales linéaires- otre un peu plus courts que les étamines. FÂMILLÉ DES SILÉNÉES. 199 Tiges hautes de 1 à 3 pieds. Feuilles un peu glauques: les ra- dicales longnes de 6 à 8 pouces ( le pétiole compris }, larges de 10 à 15 lignes ; les caulinaires longties de 1 ‘/2 à 38 */, pouces, larges de 1 à 6 lignes. Panicule générale subpyramidale. Fleurs petites, blanches. Capsule globuléuse , Ventrue, plus courte que le calice. Cette espèce croît en Sibérie. GvpsopuiLa PANICULÉ. — Gypsophila paniculata Linn. — Jacq. Austr. App. tab. 1. | Tiges paniculées des la base, ascendantes , très -rameuses. Feuilles planes, glabres ou pubérules aux bords, trinervées, pointues : les inférieures oblongues-lancéolées ; les supérieures li- néaires-lancéolées. Panicules amples, tres-rameuses, trichoto- mes, divariquées, multiflores, glabres, ou pubérules. Fleurs po- lygames-diclines. Calice campanulé, profondément 5-fide : lobes ovales, irès-obtus, Connivents. Pétales obtus ou échancrés, oblongs, recourbés, à peu près aussi longs que les étamines. Plante formant , à l’époque de la floraison, un buisson arrondi assez ample, haut de 2 à 3 pieds. Tiges pubescentes à la base. Feuilles glauques , peu épaisses , longues de r à 3 pouces, larges de 1 à 6 lignes. Bractéoles subulées. Pédicelles capillaires. Fleurs blanches ou légèrement roses, innombrables , larges an plus de 2 lignes. Capsule globuleuse, plus grande que le calice. Ce Gypsophila, fort propre à la décoration des grands partér- rés, croit dans l’Europe orientale et en Sibérie. GYPSOPHILA À FEUILLES POINTUES. — Gypsophila acutifolia Fisch. Hort. Gorenk. — Gypsophila altissima Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. ( non Linn. ) Tiges irès-rameuses dès la base, paniculées , glabres , ascen- dantes. Feuilles très-pointues, trinervées , scabres aux bords : les radicales lancéolées-linéaires , très-longues ; les caulinaires lan- céolées, ou linéaires-lancéolées. Panicules amples, lâches, très-ra- meuses, pubescentes, visqueuses : cymes trichotomes, assez den- ses. Calice campanulé, 5-fide: lobes acuminés, recourbés au 200 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. sommet. Pétales cunéiformes-oblongs, échancrés , plus longs que les étamines. Plante semblable à l’espèce précédente par le port. Tiges fer- mes, hautes de 2 à 3 pieds. Feuilles glauques, peu charnues: les radicales atteignant jusqu’à 8 pouces de long, sur 2 à 3 lignes de large ; les caulinaires longues de 1 à 3 pouces, larges de 1 à 4 li- gnes. Pédicelles filiformes , assez courts. Bractées ovales, cuspi- dées. Galice long de 2 lignes : côtes violettes. Corolle blanche, large de 3 à 4 lignes. Gette espèce, non moins élégante que la précédente, croît en Hongrie et dans la Russie méridionale. GYPsSOPHILA COTONNEUX. — Gypsophila tomentosa Wild. — Ledeb. Ie. Klor. Alt. tab. 1796. — Gypsophila perfoliata Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. (non Linn.) Tiges diffuses ou ascendantes , paniculées, presque cotonneuses de même que les feuilles. Feuilles 3-ou 5-nervées, pointues, sub- amplexicaules : les inférieures lancéolées-vblongues ou, ellipti- ques-lancéolées ; les supérieures oblongues-lancéolées ou linéai- res-lancéolées. Panicules subtrichotomes, très-rameuses, amples, divariquées, glabres : cymes lâches, pauciflores. Galice campa- nulé, profondément 5-fide : lobes oblongs, pointus. Pétales ob- ovales-oblongs, un peu plus longs que les étamines. Tiges longues de 2 à 3 pieds, un peu visqueuses : rameaux di- chotomes. Feuilles longues de 1 à 4 pouces, larges de 4 à 15 li- gnes. Pédicelles allongés, filiformes. Bractéoles subulées. Fleurs petites. Pétales blancs ou roses en dessus, d’un pourpre vif en dessous, Capsule petite, globuleuse. Cette espèce croît dans le midi de la Russie et de la Sibérie. GYPSOPHILA À FEUILLES DE SCORZONÈRE. — Gypsophila scor- zonerifolia Desfont. Hort. Par. Tiges ascendantes, paniculées , glabres. Feuilles 3-ou 5-ner- vées, glabres, pointues : les inférieures lancéolées ou lancéolées- oblongues ; les supérieures oblongues-lancéolées, ou linéaires- Jancéolées. Panicules visqueuses, pubérules , très-rameuses , sub- divariquées : cymes trichotomes, lâches. Calice campanulé , FAMILLE DES SILÉNÉES. 904 5-fide : lobes oblongs, obtus, mucronés. Pétales oblongs, échan- crés, un peu plus longs que les étamunes. Plante semblable à la précédente par le port et le feuillage. Corolle large de 3 à 4 lignes, panachée de rose et de blanc, Capsule ovale-globuleuse , oligosperme. Cette espèce habite les steppes Voisines du Caucase. Genre DRYPIS. — Drypis Linn. Calice tubuleux, ancipité, strié, à 5 dents conniventes, un peu inégales, linéaires, mucronées. Pétales 5, longue- ment onguiculés, bipartis, biappendiculés à la base : onglets linéaires. Étamines 5, très-saillantes. Gynophore nul. Ovaire oblique, turbiné, subtrigone, 1-loculaire, biovulé : ovules attachés au fond de la loge. Stigmates 5. Capsule incluse, membranacée, 1-loculaire, monosperme par avortement, s’ouvrant au sommet par un opercule circulaire. Graine sub- réniforme, un peu comprimée, lisse : radicule très-saillante au dehors; périsperme unilatéral, petit. Tiges dichotomes, tétragones. Feuilles linéaires-subulées, piquantes. Inflorescence dichotome, subfastigiée : fleurs ses- siles, solitaires dans les dichotomies, fasciculées 3 à 3 à l’ex- trémité des ramules. Corolle blanche ou d’un rose très-pâle. Anthères bleuâtres. L’espèce suivante constitue à elle seule ce genre : Drypis ÉPINEUx. — Drypis spinosa Linn. — Jacq. Hort. Vindob. 1, tab. 49. — Schk. Handb. tab. 86. — Bot. Mag. tab. 2216. — Don, in Sweet, Brit. Flow. Gard. ser. 2, tab. 170. Herbe vivace, touffue. Tiges longues de 6 à 12 pouces, ascen- dantes, très-rameuses, suffrutescentes à la base, glabres, luisan- tes , profondément canaliculées à 2 des faces (ainsi que les rameaux et ramules). Feuilles longues de '/, pouce, luisantes, roides, li- néaires-subulées , étalées, planes en dessus, carénées en dessous: celles des ramules florifères oblongues-lancéolées, munies vers leur base de chaque côte de 1 ou 2 spinules subulées. Bractées conformes aux feuilles florales inférieures , plus longues que les È p Fr 202 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. fleurs. Calice vert, pubescent, long de 2 ’}, à 3 lignes. Corolle large de 4 à 5 lignes : lanières des pétales linéaires, divergentes, obtuses ; appendices courts, linéaires, pointus , divergents. Galice fructifere peu amplifié, 2 fois plus long que la capsule. Graine d’un brun roux, remplissant là capsule. Le Drypis croit dans l’Europe méridionale ; 1l forme de larges touffes dans les endroits sablonneux ; ses feuiiles, semblables à celles du Génévrier, lui donnent un aspect particulier ; ses fleurs se succèdent en grande abondance pendant plusieurs mois. » QE SOIXANTE-DOUZIÈME FAMILLE. LES ALSINÉES. = A4LSINEÆ. (Alsineæ et Paronychiearum Genn. Bartl. Ord. Nat.— Caryophyllea- rum sect. I, IL et LIT, Juss. Gen. excl. genn. quisbusd.— Caryophyl learum trib. I (A{sineæ) et Paronychiearum genn. De Cand.Prodr. v. { et 8.) Cette famille, de même que la précédente, est un dé- membrement des Caryophyllées de M. de Jussieu. La distribution géographique des Alsinées ne diffère guère de celle des Silénées. Ces plantes abondent surtout dans les hautes régions alpines , ainsi que dans les contrées polaires, où elles forment , sur les rochers, des tapis de verdure, semblables à des gazons de Graminées. Plu- sieurs Alsinées se cultivent comme plantes d'agrément. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes annuelles ou vivaces, quelquefois suffrutes- centes. Tiges et rameaux cylindriques ou quelquefois tétragones, noueux avec articulation. Feuilles opposées, simples, très-entières , souvent connées par la base en gaïîne courte, stipulées ou non- stipulées. Fleurs hermaphrodites, régulières, presque toujours blanches, terminales ; quelquefois subsolitaires, plus souvent disposées en cymes soit compactes, soit pani- culées, dichotomes ou trichotomes. Calice madhérent, persistant, à 4 ou 5 sépales libres presque dès la base, imbriqués en préfloraison. Disque adné au fond du calice, terminé en bour- 204 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. relet subpérigyne et muni de glandules plus ou moins apparentes, alternes avec les étamines. Pétales en même nombre que les sépales , interposi- tifs, insérés au rebord du disque, courtement onguiculés ou à peine rétrécis à la base, entiers, ou bifides, inap- pendiculés, persistants ( quelquefois nuls). Eïamines en nombre double des pétales, ou en même nombre que les pétales, ou (moins souvent) par avorte- ment en nombre moindre. Filets libres, filiformes, su- bulés au sommet. Anthères oblongues ou suborbiculai- rés, incombantes, à 2 bourses contiguëés, longitudina- lement déhiscentes. Pistil : Ovaire 1-loculaire, multiovulé. Ovules atta- chés à un placentaire central. Siyles nuls. Stigmates 2-5, linéaires , allongés. Pericarpe : Capsule t-loculaire, polysperme (rarement oligosperme ou monosperme par avortement), déhis- cente au sommet en 3-10 dents ou 3-10 valves incom- plètes (dents ou valves en nombre soit égal, soit double des stigmates). Graines attachées à un placentaire central ou quelque- fois (lorsqu'elles sont solitaires) au fond de la loge, ré- niformes, ouanguleuses, concentriquement ponctuées ou tuberculeuses, ou quelquefois très-lisses et strophiolées. Périsperme farineux. Embryon périphérique, arqué, ou presque circulaire, très-rarement rectiligne, ou rephié à l’intérieur du périsperme : radicule appointante ; coty- lédons foliacés en germination. La famille des Alsinées est constituée par les genres suivans: Secrion I ( Alsineæ Bartl. ) Feuilles non-stipulees. Queria Lœffl. — Minuartia Lœffl. — Buffonia Lmn. FAMILLE DES ALSINÉES. 205 — Gouffeia Robill. et Castagn. — Colobanthus Bartl. — Triplateia Bartl. — Hymenella Flor. Mex. — Meæhringia Linn. — Âolosteum Linn. — Siebera Schrad. (non Spreng.) — Cherleria Hall. — Stellaria Linn. (Alsine Linn.)—Sabulina Reichenb. (AlsneWahlenb.}—4rena- ria Linn. (excl. spec. plurr.) — Mænchia Ehrh. — Merckia Fisch. — Esmarckia Reichenb.— Sagina Linn. —Spergella Reichenb. (Spergulæ folisexstipulatis Linn.) —Spergulastrum Michx. (Micropetalon Pers.) — Wala- chium Fries. (Larbrea Serins. non Saint-Hil.) — Zar- brea Aug. Saint-Hil. — Sirephodon Sering.—Cerastium Linn. — Æonckenya Ehrh. (Alsine Gærtn. Halianthus Fries. Adenarium Reafin. ) Secrion IL ( Paronychiearum sect. IT et IL, Bartl. — Paronychiearum et Caryophyllearum genn. De Cand. Feuilles stipulees. Cerdia Flor. Mex. — Læfflingia Linn. — Ortegia Lœffl. — Cypselea Turp. (Radiana Rafin.) — Polycar- pon Lœffl. — Stipulicida Michx. — Polycarpæa Lamk. (Hagea Vent.) — Mollia Wild. — Lahaya Rœm ei Schult. — Spergula Linn. (excl. spec. exstipulatis.) — Alsine (Linn.) Reichenb. — Drymaria Wild. — Phar- naceum Linn. — Mollugo Linn. — 4denogramma Reï- chenb. — Ginginsia De Cand. (sub Portulacaceis. ) — Physa Pet. Thou. — Aylmeria Marüus. Secrion I. (4lsineæ Bartl.) Feuilles non-stipulees. Genre MOEHRINGIA.— Mæhringia (Linn.) Koch. Calice 4- ou 5-sépale. Pétales 4 ou 5, indivisés, Étamines 206 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. 8 ou 10, Stigmates 2 ou 3. Capsule 4-loculaire, 4- ou 5- valve, 4-8-sperme. Graines réniformes, luisantes, lisses, stro- phiolées. Racine vivace. Tiges très-rameuses. Fleurs petites, en panicule très-lâche. Feuilles sessiles. ù Outre l'espèce dont nous allons parler, ce genre en ren- ferme quatre ou cinq autres que la plupart des botanistes comprennent dans le genre Arenaria. Morurincra TourrFu. — Mæhringia muscosa Linn. — Jacq. Flor. Austr. tab. 449. — Schk. Handb. tab. 108. Tiges longues de 3 à 6 pouces, touffues, ascendantes, radi- cantes à la base, filiformes ; paniculées dès la base. pes dichotomes. ne Lonpues de 6 à 15 lignes, très-étroites ou larges au plus de : Here à dincaue-Plfress ou lancéolées- linéaires, pointues, semi-cylindriques, très-étalées, d’un vert gai, glabres comme toute la plante. Pédicelles subterminaux ou dichotoméaires et terminaux, capillaires, très-longs. Bractées subulées. Sépales ovales-lancéolés , pointus, 1-nervés, membra- neux aux bords, étalés au moment de la floraison, puis conni- vents. Pétales oblongs, obtus, non-onguiculés, un peu plus longs que le calice. Capsule ovale, jaunâtre, plus longue que le Fete Graines assez grosses, d’un nou noirâtre. Cette jolie plante, assez commune dans les Alpes, est fort propre à garmir les rocailles artificielles. Genre STELLAIRE. — Sre/laria Linn. Calice 5-sépale. Pétales 5, bifides, ou bipartis. Étamines 40 (rarement moins par avortement). Stigmates 3. Capsule 1-loculaire, polysperme, déhiscente de haut en bas en 6 val- ves plus ou moins profondes, Graines chagrinées ou tuber- culeuses, réniformes-orbiculaires. Herbes vivaces. Feuilles sessiles ou pétiolées. Fleurs blan- ches, subsolitaires, ou en cyme, ou en panicule, FAMILLE DES ALSINÉES. 207 Ce genre renferme une cinquantaine d'espèces, la plupart indigènes dans les régions arctiques ou alpines. À. Capsule déhiscente presque jusqu'à la base. a) Feuilles inférieures petiolées. STELLAIRE DES Bois. — S{ellaria nemorum Lino. — Engl. Bot. tab. 92. — Flor. Dan. tab. 271. Tiges ascendantes, velues (de même que les feuilles), dicho- tomes au sommet. Feuilles cordiformes, acuminées , longuement pétiolées : les 2 supérieures subsessiles, ovales. Pänicule diva- riquée, dichotome, aphylle. Sépales oblongs-lancéolés, pointus. Pétales bipartis, 2 fois plus longs que les sépales. Capsule oblon- gue, plus longue que le calice. Herbe vivace. Rhizome rampant, grêle. Tiges floriferes hautes de 1 à 3 pieds, grêles, fragiles , débiles. Feuilles lo:gues de 1 à 2 pouces, larges de 8 à 18 lignes, d’un vert gai, molles. Pédi- celles dichotoméaires et terminaux , très-longs, filhiformes. Corolle large de 8 lignes : lanières des pétales linéaires-cunéiformes, divergentes. Cette espèce assez élégante est commune dans les bois des montagnes. STELLAIRE Mouron. — Sielluria media Nillars. — Engi. Bot. tab. 357. — Alsine media Linn. — Flor, Dan. tab. 595. — Schk. Handb. tab. 58. Tiges diffuses ou ascendantes , dichotomes, velues de poils uni- sériés, radicantes à la base. Feuilles ovales ou oblongues, courte- ment acuminées : les inférieures portées sur de longs pétioles ciliés ; les supérieures subsessiles ou sessiles, ciliées à la base. Panicule feuillée, divariquée, très-lâche : pédicelles dichotoméaires et terminaux : les fructifères réfléchis, Fleurs 3-5-andres. Pétales bipartis, plus courts que les sépales. Capsule oblongue, plus longue que le calice. Plante annuelle , multicaule. Tiges succulentes, longues de 4 12 pouces. Feuilles longues de 4 à 12 lignes, molles, d’un vert à gai. Pédicelles filiformes, 3 à 4 fois plus longs que le calice, 208 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Sépales oblongs-lancéolés, obtus. Pétales très-petits, quelquefois nuls. Cette plante, nommée vulgairement Mouron blanc, Mouron des oiseaux , et Morgeline, abonde dans les endroits cultivés, où on la trouve en fleurs et en fruits pendant presque toute l’année. Dans plusieurs contrées on la mange en guise d’herbe potagère; le peuple l’emploie quelquefois comme remède émmollient et rafrai- chissant. Tout le monde sait que les serins et autres oiseaux de cage sont très-friands des graines du Mouron. b) Feuilles toutes sessiles. SrecLaiRe Horosrée. — Stellaria Holostea Linn. — Engl. Bot. tab. 511. —Schk. Handb. tab. 123. — Flor. Dan. tab. 608. Tiges ascendantes, tétragones, dichotomes au sommet. Feuilies linéaires-lancéolées, acuminées , très-pointues , scabres aux bords et à la côte dorsale. Panicule divariquée, subfastigiée , multiflore: pédicelles dichotoméaires et terminaux, pubérules, scabres, très-longs, réfléchis après la floraison. Sépales ovales-oblongs, acuminés , innervés, largement membraneux aux bords. Pétales bifides, 2 fois plus longs que les sépales. Capsule globuleuse, subincluse. Herbe vivace, multicaule. Tiges longues de 10 à 20 pouces, radicantes à la base, fragiles, simples inférieurement, x ou 2 fois bifurquées au sommet. Feuilles longues de r “: à 2 pouces, étalées horizontalement, roides, d’un vert gai : les inférieures très-rapprochées et plus étroites que les supérieures. Pétales longs de 5 à 6 lignes, connivents à la base, étalés au sommet : lanières linéaires, obtuses, parallèles. Cette jolie plante printannière est commune aux bords des bois. Genre SABLINE. — Sabulina Reichenb. Calice 5-sépale. Pétales 5, entiers. Étamines 10 (rarement 3-5 par avortement). Stigmates 5. Capsule 1-loculaire, poly- sperme, 5-valve. Graines tuberculeuses ou chagrinées, inap- pendiculées, réniformes-orbiculaires. PAMILLE DES ALSINÉES, 204 Herbes annuelles ou vivaces. Feuilles sessiles, étroites, souvent recouvrantes ou imbriquées. Fleurs blanches, le plus souvent subsolitaires-terminales, où quelquefois soit fascicu- lées, soit en cymes. Ce genre, compris par la plupart des auteurs parmi les Arenaria, renferme plusieurs plantes assez élégantes pour mériter la culture. Nous allons décrire les espèces les plus notables. A. Herbes vivaces, muliicaules, touffues. Feuilles linéaires ou subulées : celles des ramules stériles imbriquees. a) Sépales scarieux , blancs , 1-nervés, marqués d’une strie verte Er gitudinale de ue côté de La nervure. SABLINE A FEUILLES SÉTACÉES. — ÆArenaria selacea Thuill. Flor. Par. — Vaill. Bot: Par. tab. 2, fig. 3. — {renaria her teromalla Pers. Syn. — Arenaria SET Lino. Tiges ascendantes, paniculées au sommet. Feuilles très-étroites , subulées, mucronées , trinervées, ciliées à la base, subunilaté- rales. Pédicelles plus longs que le calice. Sépales ovales-lancéo- lés, acuminés , un peu plus courts que les pétales. fes e suh- A Tiges longues de 5 à 8 pouces, pubescentes à la base. Feuilles longues de.3 à 6 lignes, d’un vert fonce. Panicules lâches, plus ou moins allongées , ou subfastigiées , composées de cymes dicho- tômes , 3-7-flores. Fleurs longues de 1 ‘/: ligne. Cette espèce croît dans Les endroits arides de la France et de beaucoup d’autres contrées de l'Europe centrale. SARLINE MUCRONÉE. — Sabulina rostrata Reichenb. Flor. Germ. Excurs. — A{renaria mucronata De Gand. Flor. Franc. (excl. Syn. ) Cette espèce ; qui croît sur les ro ochers des Alpes, ressemble beaucoup à la précédente, dont on la distingue facilement à ses fleurs presque fasciculées ou toutes rapprochées en cyme , et sur- tout à ses sépales étroits, amincis en longue pointe subulée qui dépasse la corolle. BOTANIQUE, PHAN. T. V. 14 210 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES b) Sépales verts ou incanes, nerveux, à peine scarieux aux bords. SABLINE D'AUTRICRE. — Sabulina austriaca Reichenb. 1. c. — Ârenaria austriaca Jaca. Flor. Austr. tab. 270. . Tiges dressées, biflores, nues au sommet. Feuilles lipéaires- subulées , * 5-nervées, lisses. Pédoncules terminaux, géminés, filiformes , très-longs. Sépales Jancéolés-subules, 3-nervés, plus courts que la capsule. Péiaies cunéiforimes-oblongs , tronqués, de moitié plus longs que le calice. Souches. décombantes , longues de 3 à 6 pouces. Be très- touffues, hautes de 3 à 4 pouces, filiformes. l'euilles Jongues de 4 à Ô lignes, larges au plus de ‘/: de ligne, glabres, d’un vert gai. Pédoncules longs de 1 ‘/2 à 2 pouces. Gette espèce croit sur les rochers des Alpes. SABLiNE DE Virars. — Sabulina Villarsu Reichenb. 1. c. — Arenaria V'illarsii Balb. Misc. p.21: — Arenaria austriaca Allion. Pedem. 1ab. 64, fig. 2: — Arenaria triflora Vill. Delph. tab. 47. Tiges dressées, subtriflores. Feuilles linéaires, pointues, tri- nervées, yemmeuses. Pédoncules terminaux. Sen lancéolés, pointus, trinerves, membraneux aux bords, plus longs que la capsule. Pétales cunéiformes-oblongs , obtus, ou tronqués, de moitié plus longs que le calice. Plante très-semblable à l’espèce précédente. Feuilles plus larges, souvent pubérules-visqueuses. Pédoncules plus courts. Cette Sabline croît sur les rochers des Alpes. Sage DE Gérarp..— Sabulina Gerardi Reichenb. 1. €. — Arenaria Gérardi Wild. — Ger. tab. 15, fig. 1. — 4re- naria striata Aion. Pedem. tab. 26, fig. 4. — Ærenaria lini- flora Jacq. Flor. Austr. tab. 445. — Arenaria verna Eng]. Bot. tab. 512. Tiges ascendantes ou dressées, 1-7-flores. Feuilles linéaires- subulées , trinervées. Pédoncules terminaux. Sépales ovales-lan- céolés, acuminés ; trinervés, membraneux aux bords, plus courts que F1 capsule. Petales MERS subcordiforiues à la base, plus longs que le calice, FAMILLE DES ALSINÉES. 211 Plante plus ou moins touffue. Tiges longues déoà5 pouces. Feuilles longues de 3 à 4 lignes, glabres ou pubescentes. Pédon- cules filiformes , subfastigiés. Corolle large de 3 à 4 lignes. On trouve cette plate sur les rochers des ae SABLINE PRINTANNIÈRE. — Sabulina verna Pabenh. lc. — Arenaria verna Jacq. Austr. tab. 404. — Arenaria ramo- sissimäa Willd. Enum. Cette Sabline diffère de Y’espèce penses à laquelle plu- sieurs auteurs Ja réunissent comme variété, par ses tiges diffuses, rameuses,, dichotomes au sommet, multflores , ainsi que par sa corolle plus courte que le calice. Elle croît dans les Alpes d'Autriche et de Hongrie. . SABLINE À FEUILLES RECOURBÉES. — Sabulina recurva Rci- chenb. 1. c. — Arenaria recurva Allion. Flor. Pedem. tab. 89, fig. 3. — Jacq. Coll. à, tab. 16, fig. 1. — Stellaria laricifolia Scopol. tab. 15. Tiges uni-ou pauci-flores, ascendantes.' Feuilles linéaires- subulées , canaliculées , 3-nervécs : les inférieures imbriquées, recourbées. Sépales ovales-lancéolés, pointus, 5-ou 5-nervés, membraneux aux bords, Pétales ovales, rétrécis à Ja base, à peu près aussi longs que les sépales. - Plante formant des gazons plus serrés que Ja précédente, à laquelle d’ ailleurs elle ne beaucoup. Cette espèce croît également dans les Alpes. Cafe 4 SABLINE A FEUILLES DE Î Mérèze. — Sabulina laricifoliæ Rei- chenb. I. c. — {rendria laricifolia Lion. — Vili. Dauph. 3; tab. 47: — Arenaria liniflora Linn. fil. — jacq. Collect, 2, tab. 3, fig. 3 (non Flor. Austr.) Tiges 1-7-flores, ascendantes. Feuilles lincaires-subulées, in- nervées. Sépales oblongs, obtus, trinervés, de moitié plus courts que la capsule. Pétales canéiformes , presque dressés ; très- obtus, 1 fois plus longs que le calice. Souches débats , ligneuses , tres-rameuses, Diges hautes de 3 à 6 pouces, simples, ou quelquefois dichotomes atsommet, 212 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. pubérules de même que les pédoncules et calices. Feuilles attei- gnant jusqu’ à 1 pouce de long, scabres aux bords, d’un vert gal: “es inférieures recourbées. Pédoncules dressés, longs d” envi- ron 1 pouce. Fleurs subcampanulées, longues d’environ 5 lignes. Geite espèce, très-distincte par la cali de ses fleurs, est commune dans les Alpes. Genre ARÉNARIA. — Arenaria (Linn.) Bartl. Calice 5-sépale. Pétales 5, entiers. Étamines 10. Stigma- tes 5. Capsule 4-loculaire, polysper me, déhiscente au som- met en 6 dents, ou en 6 lies. Graines concentriquement granuleuses, inappendiculées, réniformes-orbiculaires. Herbes annuéllés ou vivaces. Feuilles sessiles ou pétiolées. Fleurs subsolitaires au sommet des bges,, Dee) panicule. Les espèces les plus remarquables de ce genre sont les sui- vantes : a) Panicule léche ou compacte, muliflore, terminales — Herbes vivaces, ou sous-arbrisseaux. Tiges simples. Feuilles De ormes ou linéaires : les inférieures très - longues, semblables a celles des - Graminées. : an ArENarrA Faux Cucurare. — /renaria cucubaloides Smith, Icon. tab. 5. Seuche suffrutescénte, rameuse, dressée. Feuilles lincaires- filiformes , scabres aux bords. Panicule allongée ; subdivariquée, très-glabre de même que les calices. Sépales lisses, carénés, ovales-lancéolés, subulés au sommet. Pétales onguiculés, obovales , 2 fois plus longs que le calice. Souche lisneuse, persistante, haute de 3 à 4 pouces. Tiges dressées ou assendantes , häutés d’environ 1 pied. Feuilles infé- ricures longues de 4 à 6 pouces, à peine larges de :/, de ligne, d’un vert gai, dressées. Panicule longue de 4 à G pouces, com- posée de cymes divariquées , sub-n-flores ; pédicelles filiformes , plus longs que le calice. Sépales luisants, membraneux aux bords. FAMILLE DES ALSINÉES. 215 Pétales longs de 5 à 4 lignes. Étamines de moitié plus courtes que la corolle. ; | Cette espèce, indigène en Arménie, mérite d’être PRRÉE dans les jardins. ARÉNARIA A FEUILLES DE GRAMINÉE. — {renaria gramini- folia Schrad. Hort. Gœtting. 1, tab. 5. — Arenaria filifolia Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. _ Tiges dressées. Feuilles scabres aux bords : les inférieures linéaires-filiformes ; les supérieures linéaires-lancéolées. Panicule trichotome, Dee : pédoncules et pédicelles roides, érigés. Sépales elliptiques, très-obtus, subcarénés, plus courts que la capsule. Pétales obovales, dou 3 fois plus 1quess que le calice. | Racine polycéphale. Souche peu apparente ou nulle. Tiges hautes dé :}, pied à 2 pieds, fermes. Feuilles d’un vert gai : les radicales très-étroites , atteignant jusqu’à 1 pied de long; les cau- Linaires longues de 1 à 3 pouces, larges de ‘/; de ligne à 1 ligne. Panicule glabre ou pubescente ; le plus souvent assez dense et multiflore. Pédicelles capillaires ou filiformes, beaucoup plus longs que les calices. Sépales scarieux, blancs, panachés de vert. Pétales longs de 3 à 4 lignes. k cure espèce croit en Shébe et dans la Russie méridionale. ARÉNARIA CAPITELLÉ. — Arenaria cephalotes Marsch. Bich. Flor. Taur. Cauc. Tiges ascendantes ou dressées , glabres connhe toute la plante. Feuilles linéaires-subulées, sabre aux bords : les supérieures courtes , fortement élargies à la base, scarieuses aux bords. Capi- tule trichotome, compacte , hémisphérique; bractées ovales, sca- rieuses , apprimées. Sépales ovales, pointus, carénés, presque aussi longs que les pétales. Tiges fermes, hautes de 6 à 18 pouces. Feuilles glauques , _striées, roïdes : les inférieures longues de près de x pied , larges de ‘/. ligne à 1 ligne; celles du sommet de la tige longues d’en- viron 6 lignes, sur 2 à 3 lignes de large, presque scarieuses. 91 4 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Capitule multiflore. Pédicelles courts. Sépales presque scarieux ; panachés de vert, longs d’environ 3 lignes. Getie espèce croit au Caucase. b) Fleurs subsessiles, agrégées en capitule (ou rarement solitaires) au sommet des tiges. Calices recouverts de bractées imbriquées. - Feuilles presque coriaces!, courtes , carénées , calleuses aux bords: les inférieures et celles des tiges non-florifères imbriquées sur A rangs. ARÉNARIA TÉTRAËDRE, — Arenüria tetraquetra Taon. — osé Flor. Pedem. tab. 89, fig. r.— Gay, in Anval.fdes Science. Nat. v. 4, tab. 3°et 4. Re aggregata Lois. es ligreuse, fameuse, décombante. Tiges ascendantes ou dressées, pubérules ( de même que les feuilles), suffrutescentes à Ja base. Feu Îles mucronées ou rarement obtuses : les inférieures et celles des tives'non-florifères ovales, ou ovales-triangulaires, ou ovales-lancéolées ; les supérieures linéaires-lancéolées ou su- bulées. Fleurs solitaires où agrégées. Sépales ovales-lancéolés’, acuminés, caréncs, ciGs , presque anssi longs que” les pétales. Pétales oblongs. Tiges très-touffues,… hautes de 2 à 3 pouces, roides, 1-7-flores au sommet. Feuilles petites, d'un vert gai, munies d’un rebord cartlagineux. Fleurs longues, d'environ 3 hgnes. Bractées con- fonts aux sépales. En vale, tronquée. Cette jee plante croit sur les rochers des MES de la France méridionale. N 41: Tiges 1-3-flores. Fleurs miles longuement pédonculées. Gite non-bractéolé. Feuilles larges ou subuléés, courtes. me ÂRÉNARIA À GRANDES FLEURS. — Arenarid grandiflora À Lion. — Ajlion. Flor. Pedem. tab. 10, fig. 1. — Arenaria junipe- rina Nill: — Arenaria mirià ns — Arenaria abietina Presl, Flor. Sicul. — Arenaria trijiora Lann.:(var.) Tiges ascendantes, 1-3-flores. Feuilles linéaires - subulées, ou laucéolées-subulées, ou :linéaires- “lanèéolées, mucronées , cale : leuses aux bords, 1 1-nervées en dessous; ciliées à la base. Sépales pubérules de même que les pédoncules, ovales-tancéolés, atistéss FAMILLE DES ALSINÉES. 215 1-nervés, plus courts que la capsule. Pétales nr TEE presque 2 fois plus longs que le calice. Souches touffucs, persistantes , décombantes, rameuses. Tiges longues de 3 à 6 pouces , feuillues A et subaphylles supérieurement. Feuilles longues de 2 à6 lignes, roïdes , d’un vert gai: les supérieures élargies à la base. Pédoncules loss de 1 à 2 pouces, Bractées petites, ovales. Pétales longs de 2 à 3 li- ones. Cette espèce habite ls montagnes de l’Europe méridionale ; on Ja trouve aussi aux environs de Fontainebleau. ARÉNARIA A RAMULES BIFÉORES. — 4renari@ biflora Linn. — Jacq. T6. Rar. tab. 83. — Allion: Flor. Pedem. ta. 44, fig. 1, et tab. 64, fig. 3. | Tiges décombantes , rameuses : ramules courts, subbiflores. Feuilles elliptiques, ou ovales, ou obovales, subpétiolées, obtu- ses , ciliées à la base. Sépales ovales, obtus, 1-nervés, à peu près aussi longs que la capsule. Pétales ovales, rétrécis à Ja base, plus longs que le calice. Herbe vivace. Tiges longues de 4 à 8 pouces, feuillues, gré- les. Feuilles longues de 1 à 1 ‘/: ligne , un peu coriaces, luisan- Fleurs petites. Capsule subglobuleuse. Graines ponctuées. Cette espèce croît sur les rochers des hautes Alpes, dans le voi- sinage des neiges persistantes. ARENABIA DES Bazrares. — Arenaria balearica Linn. — L'Hérit. Stirp. 1, tab. 15. PA! Tiges filiformes, rampantes, irès-rameuses : ramules. s-flores. Feuilles ‘ovales, inucronces. pétiolées, pubescentes. Peédoncules filiformes, très-longs, dressés, inelinés an sommet. Sépales ova- les, bts, membrimeux aux bords, fois plus courts que les pétales, à peu près aussi longs que la capsule. Capsule subglo- buleuse ;s'ouvrant en 6 dents révolutées. feu vivace, formant un gazon de tiges entrelacées. Feuilles longues à peine dé 1 ligne. Pédoncules longs de 1 à 2 pouces , rongeltres, pubescenis. Fleurs larges d'environ 2: lignes, Graines tninimes, ponctuées, noires È ( 1 \ 216 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Gette charmante pctite plante, qu’on cultive souvent sur les rocailles ou.en pot , est indigène en Corse et aux Baléares. ARÉNARIA DE MONTAGNE. — Arenaria montana Linn. — Vent. Hort. Gels. tab. 34. Tiges ascendanics ou diffuses, rameuses : rameaux 1-5- Ho. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, pointues , 1-nervées , sessiles , pubescentes. Pédonenles très longs , Subterminaux, dé- fléchis ou pendants après la floraison. Sépales ovales-lancéolés , 1-nervés, mucronés , à peu pres aussi longs que la capsule. Pe- tales obovales, de moitié plus longs que le calice. Herbe vivace formant des gazons lâches très- “amples. Tiges lon- gues de 6 à 15 pouces, ou quelquefois plus, ordinairement pu- bescentes , subincanes où d’un vert foncé, rarement glabres et rougeâtres. Feuilles longues d'environ 6 lignes, sur r à 2 lignes de large, molles, subincanes. Fleurs larges de G. à 8 lignes. Cap- sule ovale-globuleuse. Graines noires , ponctuées. Ceite espèce, qui a le port du Cerastium arvense, croit dans l’ouest de la France, dans les Pyrénées, en Espagne et en Portu- gal; elle mérite d’être cultivée comme plante de bordure ou de glacis. Ses belles fleurs blanches paraissent en avril et en mai. Genre CÉRAISTE. — Cerastium Linn. Calice 5-sépale. Pétales 5, bifides. Étamines 10 (rarement 5). Stigmates 5. Capsule ae ou oblongue, 1-loculaire, déhiscente au sommet en 10 dents recourbées. Graines réni- formes-orbiculaires, gr anuleuses. Herbes annuelles, ou bisannuelles, ou vivaces. Feuilles sessiles ou pétiolées. Fleurs blanches, le plus souvent en pa- nicule dichotome. Ce genre renferme plus É quatre-vingts espèces; nous allons donner la description de celles qui méritent d’être cultivées. Ç Plantes vivaces, formant des gazons très-épais. Souches ram- pantes sous terre ou à la surface. Tiges ascendantes, radi- LM Lire { FAMILLE DES ALSINÉES. 217 cantes à la base, nues au sommet ,. poussant inférieure- ment un grand nombre de ramules stériles, feuillus. Feuil- les sessiles, plus ou moins étroites, 1-ner Vées. Panicule ld- che, dichotome , ordinairement muliflore : pédicelles di- chotoméaires et terminaux, dressés pendant et. apres la JPA eus Fleurs campaniformes. CÉRAISTE DES cHAMpPs. — Cerastium arvense Linn. — Enel. Bot. tab. 93. — Vaill. Bot: Par. tab. 30, fig. 4 et 5. — Flor. Dan. tab:.626. — Schk. Handb. tab. 125. Feuilles linéaires, ou linéaires-lancéolées, ou lancéolées-linéai- res, ou ovales-oblongues , pointues , pubescentes. Bractées et sé- pales scarieux aux bords ; ciliés. Pétales 2 fois plus longs que le calice. Tiges floriferes longues de 5 à 12 pouces, hérissées (ou quel- quefois glabres) de courts poils étalés ou descendants, souvent vis- queuses au sommet. Feuilles longues de 5. à 12 lignes , larges de :}, ligne à 2 lignes , d’un vert foncé, molles, plus ou moins pubescentes, rarement glabres. Panicule 5-15-flore. Fleurs lon- gues de 5 à6 lignes. Capsule oblongue, saillante, subeurviligne. Cette plante est commune sur les pelouses séches et au bord des champs ; de même que quelques autres Géraistes, elle peut servir à couvrir des glacis et à former des bordures de par- terre. CÉRAISTE Rampanr. — Cérastium repens Limn. — Ceras- tium tomentosum Hortorum. — Cerastium molle Vill.. — Ce- rastium Columneæ Tenor. Feuilles linéaires ou linéaires-lancéolées, pointues , ou obtu- ses, plus ou moins cotonneuses-incanes ( de même que les pédon- cules et calices ). Bractées et sépales obtus , scarieux aux bords. Pétales 2 fois plus longs que le calice. Plante tout-à-fait semblable au Céraiste dés champs par le port, mais couverte d’un duvet lanfeux grisâtre, plus ou moins épais. Feuilles longues de 10 à 15-lignes, larges de r à 2 lignes. Fleurs longues de 4 à à lignes. " 218 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. * Cette espèce, indigène dans l’Europe australe, se cultive très- fréquemment comme plante de bordure, C’est à tort qu’ on la prend assez géncralement por le Cerastium iomentosum Linn. CÉRAISTE GOTONNEUX. — Cerastium tomentosum Linn. — Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 455. — Cerastium repens Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. — Cerastium Biebersteinii De Cand. Plant. rares du Jardin de Genève, tab. NE Hook. in Bot. Mas. tab. 2582. | | Cette espèce ne differe de la précédente que par des feuilles plus larges, plus obtuses, couvertes d’un duvet laineux plus épais et plus ue Ses fleurs sont plus grandes , longues de 6 à 7 lignes. Le Céraiste cotonneux est indigène dans l’Europe australe : : la grandeur de ses fleurs doit le faire préférer, dans les jardins, au Céraiste rampant. CÉRAISTE GRANDIFLORE. — Cerastium grandiflorum Waldst. et Kit. Plant. Rar. Hüungar. tab. 168. — Cerastium argenteum Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. — 8: glabrescens : : Cérastium suffruticosum Linn. — Cerastium bannaticumn Roch. Bann. tab. 0, fig. 6: Feuilles lincaires , très-longues , tres-étroites , ordinairement cotonneuses ( de même que les pédoncules et calices). Bractées ét sépales scarieux aux bords. Pétales 2 fois plus longs que le ca- lice. Souches décombantes, su‘frutescenies. HE mans hautes de ‘2 pied à 1 pied. Feuilles atteignant jusqu’à 3 pouces de long, sur ‘/2 à 1 ligne de large, un peu roides, couvertes d’une laine D mes üu rarement presque glabres. Fleurs longues. de ‘ja pouce. Capsule oblongue, de moitié. plus longue que le ca- lice. À «s Cette espèce croît dans le midi de l’Europe. FAMILLE DES ALSINÉES. 219 S£crivn IL. (Plon chéri sect. Let IT, Bartl. — Ca "yophy learum et Paronychiearum genn. De Card.) Feuilles stipulées. ’ “ Genre SPARGOUTE. — Spergula ( Linn.) Reichenb. Calicé 5-parti. Pétales 5, entiers. Étamines 19 {dont 5 quelquefois stériles). Stigmates 5. Capsule 5-valve, poly- ‘sperme. Graines lenticulaires, où subolobuleuses, ailées, ou marginées, chagrinées , quelquefois pubescentes. Herbes annuelles, multicaules. Feuilles subulées, vérticil- lées, non-connées. Une seule stipule (scarieuse) entre deux feuilles contiguës. Fleursen panicule dichotome : pédicelles réfractés après la floraison. e genre ne renferme plus que deux ou trois espèces, en excluant celles qui sont dépourvues de stipules. SPARGOUTE DES cuampsi — Spergula arvensis Lion. — Flor. Dan. tab. 1033. — Engl. Bot. tab. 1535 et 1536. — Schk. pue tab. 125. — Reichenb. Plant. Crit. v. 6, fig. 704. — : he vulgaris Boœnningh. — Reichenb. L. c. fg. 705. — :, : Spergula maxima Weihe. — Reichenb. I. c. foi me ae fibreuse. Tiges (rarement 1 seule tige dressée ) étalces en rond, ascendantes. lue ou INGINS dichotomes, SURe ee longues de 6 à 12 pouces ( on jusqu’à 2 et 3 pieds dans les terrains fertiles ). Feuilles longues de 6 à 12 De li- néaires-subulées, mutiques, ccnvexes en dessus , ao en dessous, étalées horizontalement, ou arquées, pubescentes, ou glabres, succulentes, d’un vert gai ou fonce. Pédicelles dichoto- méaires et lermipaux , filiformes, épaissis au sommet, trés-alion- ges après Ja D ont Bractées courtes , ovales, membraneuses. Fleuts petites. Sépales ovales, innervés, boe aux bords. Pétales blancs, ovales, obtus, courtement onguiculés, un peu plus longs que.le calice. Capsule ovale ou subglubulevse, un peu plus longue que Îe calice, Graines noires, subglobuleuses, chagri- 220 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. nées, ou IHHeRFRIenses, bordées d’une aile membraneuse très- Eoite. . Cette plante, nommée ‘vulgairement Spergule ou Spargoute , croit dans les champs sablonneux. On la cultive fréquemment en Belgique comme fourrage annuel, très-productif dans les sables frais : c’est surtout une Re nourriture pour les vaches. SOIXANTE-TREIZIÈME FAMILLE. LES PORTULACÉES.— PORTULACEZÆ. ( Portulacacearum genn. Juss. — De Cand. — Aug. de Saiat-Hil. — Portulaceæ Bartl. Ord. Nat. p. 303.) La plupart des Portulacées croissent dans la zone équatoriale ; elles constituent un petit groupe de plan- tes grasses , dont plusieurs se parent de fleurs très-appa- rentes. Les parties herbacées de beaucoup d’espèces contiennent des sucs rafraîchissants, et peuvent servir d'aliment à l’homme. Le nom de la famille dérive des Pourpiers où Portulaca. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes ou sous-arbrisseaux. Tiges et rameaux cylin- driques ou irrégulièrement anguleux. Feuilles opposées ou éparses, charnues, simples, très- entières, non-stipulées ; aisselles quelquefois munies de poils fasciculés. Fleurs axillaires ou terminales, hermaphrodites , ré- gulières, blanches, ou rouges, ou jaunes, solitaires, ou disposées soit en grappe, soit en cyme, soit en panicule, soit en capitule. Calice bifide ou biparti, persistant, ou cadue, inadhé- rent, ou adhérent par la base ; éstivation imbricative. Disque hypogyne ou mapparent. Pétales 5 (rarement 3, ou 4, ou 6 ), insérés au disque ou au fond du calice , caducs ou marcescents , quelque- fois soudés par la Rue , Imbriqués en préfloraison. Étamines insérées au disque, ou au fond du calice, ou à la base de la corolle, en nombre égal aux pétales et 299 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. antépositives, ou,en nombre soit double, soit triple des pétales, ou en nombre indéterminé, ou rarement en nombre moindre des pétales. Filets subulés, ou élargis à la base, libres. Anthères mcombantes, à 2 bourses longitudinalement déhiscentes. | Pistil : Ovaire inadhérent où quelquefois been par la base, 1-loculaire ; ovules en nombre indéfini ou moins souvent en nombre défini, attachés à un placentaire cen- tral ou au fond de la loge : funicules courts où filifor. mes, dressés. Style simple où nul. Stigmates 3-5, linéai- res, où oblongs, libres, Ou moms souvent arrondis et soudés. ’ Péricarpe : Capsule 3-5-valve ou pyxidienne, 1-locu- laire, polysperme, ou moins souvent oligosperme, rare- ment monosperme ( par exception carcérule mono- sperme). Graines réniformes ou lenticulaires, attachées à un placentaire central souvent rameux, ou bien au fond de la loge : funicules dressés, le plus souvent allongés et filiformes, persistants. Test crustacé , fragile, lisse, ou chagriné, souvent noirâtre. Périsperme farineux. Em- bryon arqué ou annulaire, périphérique : radicule ap- pointante; cotylédons foliacés en germination. Les genres suivants font partie de la famille des Por- tulacées : PO à Basella Linn. — Portulaca Linn. (Mcridiana Linn, Lemia Vand. Meridia Neck). — Anacampseros. Sins, (Rulingia Ehrh. Haw. non KR. Brown.) — Talinum Adans, Sims. (Phemeranthus Rafin.)— Cisfanthe Spach. — Calandrinia Kunth. (Cosmia Donmib. Phacosperma Haw.)—Grahamie Gilies.=—Portulacariä Jacq. (Hænkea Salisb. )-— Ullucus Lozan. — Claytonia Linn. (Limnia Lanu.) — MontiaLinn, — Leptrine Rafin, — ? Crypta Nutt, (Cryptina Rafin.) & FAMILLE DES PORTULACÉES, 293 Genre BASELLA. — Basellu Linn. Galice ovale-couique, charnt, bifide, un peu comprimé : lobes obtus, colorés, subpétaloïdes, CONCAVES, nOn-CATÉNÉS, imbriqués au sommet avant et après la flatatsaits Disque confondu avec le tube calicinal. Pétales 5, insérés à la gorge du calice, adnés par la base, libres, plus courts que les seg- ments du calice. Étamines 5, courtes, conniventes , insérées devant les pétales; filets charnus, élargis à la base; anthères elliptiques-orbiculaires, bifides aux 9 bouts, extrorses. Ovaire adné au fond du calice, inadhérent, petit, subglobuleux , 4- loculaire, renfermant un seul ovule sessiie au fond de la loge. Style court, trifide. Stigmates 5, subclaviformes, papilleux. Carcérule testacé, monosperme, ovale-globaleux, un peu comprimé, recouvert par le calice deveñhu charnu. Graine adhérente au péricarpe : test crustacé; périsperme farineux, formant des lames minces entre les replis de l'embryon; em- bryon. subcylindracé, roulé en spirale : radicule allongée, descendante, Herbes annuelles, charnues, succulentes, volubiles de gau- che à droite. Feuilles alternes, pétiolées, planes, larges, très- entières , lisses : côte fortement saillante en dessous. Inflo- rescence en épis simples ou rarement ra’eux, axillaires, so- litaires, dressés, aphylles ; rachis charnu, épaissi au sommet, Fleurs éparses, petites, méridiennes , adnées, tribractéolées. Bractéoles petites, membraneuses, persistantes, apprimées au calice : 9 latérales, plus petites que la 3° inférieure. Pé- tales pourpres. Ce genre, qu'on env visage à tort comine appartenant aux Chénopodées, renferme cinq ou six espèces, toutes indigènes dans l’Asie équatoriale, où on les cultive très- fr équemment comme plantes potagères. Les feuilles et les jeunes pousses de ces plantes se mangent soit en salade, soit cuites ; elles ont des qualités rafraichissantes et relächantes, dues aux sucs lé- gérement acidules qu’elles contiennent, Leurs baies donnent 99% | CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. une teintufe d’un pourpre vif, mais difficile à fixer. L'espèce la plus notable est la suivante : SE — Basezcza commun. — Basella rubra Linn. — Hort. Malab. 7, Lab. 24. — Rumph. Amb. 5, tab. 154. — GB: Basella alba Lino. Tiges très-rameuses, longues de 3 à 4 pieds, vertes ou pour- pres de même que les feuilles, glabres comme toute la plante, charnues , feuillées , florifères dès la base. Rameaux grêles , lui- sants, comprimés latéralement ‘ou subancipités. Feuilles ovales ou ovales-elliptiques , subacuminées , arrondies où cunéiformes ou cordiformes à la base , courtement pétiolées, luisantes, penni- nervées en dessous, longues de r à 4 pouces, larges de 6 à 20 li- gnes. Épis pédonculés, pr esque dressés : les inférieurs plus courts que la feuille. Pédoncules épais, roides. Fleurs dressées, lâches, longues d'environ 2 lignes. Calice fructifère de la grosseur d’un Pois, pourpre. Genre POURPIER. — Portulaca Linn. Calice inadhérent, ou adhérent inférieurement ; limbe 2- parti, connivent après l’anthèse, se détachant à la maturité du fruit par scission circulaire. Pétales 4-6, égaux, libres ou soudés par la base, insérés au fond ou à k gorge du calice. Étamines en nombre indéterminé (8-15), insérées à la base des pétales (lorsque ceux-ci sont cohérents) ou au disque. Filets subulés. Anthères ovales ou elliptiques, bifides aux 2 bouts, Ovaire semi-adhérent ou inadhérent, globuleux, mul- tiovulé. Style manquant dans plusieurs espèces. Stigmates 9-8 , linéaires. Pyxide polysperme , s’ouvrant au milieu ou plus bas : placentaire à 3-8 branches filiformes. Graines ré- niformes-subglobuleuses, concentriquement ponctuées : fu- nicules allongés, dressés. Herbes annuelles ou vivaces. Feuilles planes ou cylindri- ques, plus ou moins charnues, éparses ou subopposées, sou- vent verticilleés (rarement solitaires) aux dichotomies ou au sommet des ramules. Fleurs terminales, ou latérales par l’al- FAMILLE DES PORTULACÉES. 225 longement des ramules, ou dichotoméaires, sessiles, fasci- culées. Corolle pourpre ou jaune. Ce genre renferme aujourd’hui une trentaine d’espèces, dont une seule est indigène; en voici les plus remarqua- bles : a) Aisselles des feuilles non-barbues. PourrIER POTAGER. — Portulaca oleracea Linn. —- De Cand. Plant. Grass. tab. 123. — Schk. Handb. tab. 136. — 6: Portulaca sativa Haw. Tiges procombantes. Feuilles cunéiformes ou spathulées-cunéi- formes, obtuses , courtement pétiolées, planes, charnues. Fleurs fasciculées. Calice adhérent inférieurement : segments cucullifor- mes, comprimés, carénés, mucronés, inégaux. Pétales obovales, échancrés, soudés par les onglets. Étamines 6-12. Stigmates 5, sessiles. Pyxide ovale-conique. Tiges très-rameuses, longues de 3 à 6 pouces ou plus (jusqu’à 2 pieds dans les terrains cultivés fertiles ), appliquées contre terre, subdichotomes , succulentes , épaisses , cylindriques , gla- bres comme toute la plante, souvent rougeätres. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, larges de 2 à 4 lignes (beaucoup plus grandes dans les variétés cultivées ), luisanies, d’un vert gai , opposées el alternes, verticillées au sommet des ramules. Fleurs petites, d’un jaune pâle. Le Pourpier potager croït spontanément en Europe, dans les endroits cultivés et au voisinage des habitations ; peut-être est:1l d’origine exotique, car on le trouve dans une grande partie de la zone équatoriale. Cette plante, à peu près insipide et un peu mucilagineuse, entrait autrefois dans plusieurs préparations phar- maceutiques, peu usilées de nos jours; on ne l’emploie guère comme remède, si ce n’est en bouillons rafraîchissants. Le Pourpier, cultivé comme herbe potagère , acquiert des di- mensions beaucoup plus considérables que la plante sauvage il en existe une variété à feuilles jaunâtres , connue sous le nom de Pourpier doré. BOTANIQUE, PHAN, T. Y: 45 220 CLASSÉ DES CARYOPHYLLINBES, B) Aisselles des feuilles baïbues de bng ps poils blanès. Pouavren vortu. — Portulaca pilosa Lion, — Bob. ne tab. 592. — Commel. Hort. 1, tb. 5. | Tiges pr ocombantes, très-rameuses, Feuilles linéaires-oblon- gues ou lancéolées-oblongues, subobtnses, comprimées, marbrées; glabrés aux 2 faces, courtement pétiolées , älternes. Fleurs po- Iyandres, fascieulées, entourées de poils laineux. Segments cali- cinaux ovales-triangülaires, membraneux, pointus. Pétalés 5, cu- néiformes-oblongs, Bi loBES au sommet, mucronés. Style saillant. Stigmates 5. Ovaire presque inadhertAtl Pyxide ovale- “conique, obtus, mucroné. Herbe vivace. Tiges longues de 5 à 8 pouces, cylindriques, charnues, souvent rougeâtres. Feuilles longues de 4 à 8 lignes, larges de ‘/: à r ‘l2 ligne, charnues, d’un vert gai, marbrces de veines brunâtres , déjetées d’un côté ou imbriquées, verticil- lées sous les fleurs au sommet des ramules, Corol!e d’un pourpre vif, large de 6 lignes, épanouie le matin de 10 heures jusqu’à midi. Filets violets, capillaires. Anthères jaunes. Cette espèce, indigène dans l’Amérique méridionale, se cul- tive souvent dans les Évllecsidus de plantes grasses. Pourvres ne Grciies. — Portulaca Gilliesii Hook. in Bot. Mag. tab. 3006. Tiges ascendantes , rameuses à la base. Fa iles oblongues-cy- en obtuses , comprimées. Fleurs terminales. Pétales ob- ovales- nn à Le beaucoup plus longs que les sépales. Style saillant. Siiemares 7. Tige haute de 4 à 6 pouces, pourpre, parsemée de points blancs. ovales, scarieux aux bords. Corolle large d’envi- ron 1) lignes, d un pourpre vif. Filets et style pourpres. Anthè- res de couleur o1ange. Cette espèce élégante, introduite depuis 1832, croit dans les plaines de Mendoza. Genre ANACAMPS RER) — Anacampseros Linn. Calice à 2 sépales opposés, oblongs, un peu soudés par la FAMILLE DES PORTULACÉES, 227 base. Pétales 5, très-fagaces, insérés au fond du calice. Eta. mines 4 5-20 : filets libres, idisérés à la base des pétales. Style filiforme, trifide au sommet. Capsule conique, polysperme, 5-valve : valves souvent bifides. Graines ailées. Herbes basses, suffrutescentes. Feuilles ovoïdes, renflées, succulentes ; aisselles munies de poils presque scarieux. Brac- tées membranacées , souvent fimbriées. Fleurs en grappe : pédicelles 1-flores, allongés. Coroile pourpre ou blanche, méridienne. Ce genre, propre au cap de Bonne-Espérance, renferme une douzaine d'espèces, dont les suivantes se cultivent dans les collections de plantes grasses : ï ANACAMPSERE ORPIN. — Anacampseros Telephiasirum De Cand. Cat. Hort. Monsp. — Dill. Hort. Elth. tab. 281. — Commel. Hort. Amst. tab. 89. — Poriulaca Anacampseros Willd. — De Cand. Plant. Grass. tab. 3. : Feuilles difformes, glabres, plus longues que les poils axiai- res. Grappe pauciflore , subpaniculée. — Souche très-courte. Fleurs rouges. ANACAMPSÈRE ARANEEUX. — Anacampseros arachnoides Sims, Bot. Mag. tab. 1368.— Talinum arachnoides Ait. Hort. Kew. Feuilles difformes , acuminées } vertes , luisantes, aranéeuses, plus longues que les poils axillaires. Grappe simple. Pétales Jan- céolés. Bractées fimbriées. Fleurs blanches. ANACAMPSÈRE FILAMENTEUX. — AnaCampseros Jilamentosa Sims, Bot. Mag. tab. 1907. — Talinum filamentosum Ait. Hort. Kew. Feuilles ovales-globuleuses, gibbeuses aux 2 faces, aranéeuses, rugueuses en dessus, plus courtes que les poils axillaires, Pétales oblongs (roses ). Genre TALINUM. — Talinum Sims, Calice à 2 sépales ovales, opposés, caducs. Pétales 5, libres, ou soudés par la base, hypogvnes. Etamines 10-20 , avant 228 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. même insertion que la corolle. Style filiforme. Stigmates 3, étalés ou connivents. Capsule polysperme, 5-valve : placen- taire court, indivisé. Graines aptères, subréniformes-lenti- culaires, finement chagrinées. Herbes vivaces, souvent suffrutescentes, glabres, charnues. Feuilles opposées ou alternes, glabres. Fleurs en grappes ou en cymes dichotomes soit fastigiées, soit disposées en pani- cule. Corolle rose, ou pourpre, ou blanche, ou jaune, éphé- mère. Ce genre renferme une dixaine d’espèces, toutes exotiques, dent voici les plus notables : À. Stigmates cohérents. Feuilles cylindriques. Tiges non- frutescentes. (Paemeranraus Rafin. ) TALINUM A FEUILLES CYLINDRIQUES. — ZJ'alinum teretifo- lium Pursh, Flor. Amer. Sept. — Loddig. Bot. Cab. tab. 819. — Phemeranthus teretifolius Rafin. — Talinum trichoto- muin Desfont. Hort. Par. Feuilles linéaires-subulées, charnues, presque toutes radicales. Hampe subaphylle, dichotome au sommet. Panicule corymbi- forme. Pétales beaucoup plus longs que le calice. Racine fibreuse. Feuilles radicales touffues. Hampe haute d'environ 1 pied. Fleurs pourpres. Cette espice croit dans le midi des États-Unis. B. Stigmates linéaires, étales. Feuilles opposces et alternes, planes, charnues. Tiges dressées, suffrutescentes à la base. TazNum PANIGULE. — T'alinum patens Willd. — Portulaca patens Jacq. Hort. Vindob. 2, tab. 152. Tiges anguleuses , subancipitées. Fetulles lancéolées , ou lan- céolées-ohovales, on lancéolées-elliptiques , subobtuses, carénées en dessous, rétrécies en pétiole court. Panicule terminale, allon- gée, très-lâche , aphylle, composée de cymes dichotomes on tri- chotomes, divariquées: les inférieures opposées. Sépales subor- FAMILLE DES PORTULACÉES. 999 biculaires, mucronés. Pétales obovales, réfléchis. Capsule globu- leuse, déprimée aux 2 bouts, trigone. Tiges hautes de 1 à 2 ds rameuses , nues vers le sommet, souvent rougeâtres. Feuiiles d'un vert gai, longues de 2 à 4 pou- ces, larges de 1 à 2 pouces. Panicule longue de 6 à 18 pouces, dressée, quelquefois feuillée aux premières ramifications; pédon- cules secondaires grèles , presque horizontaux; cymes lâches, multiflores ; pédicelles dichotoméaires et terminaux, filiformes, épaissis au sommet ; bractées minimes , subulées, violettes. Péta les d’un rose vif, longs de 1 ligne. Filets plus courts que les pe tales, pourpres. Anthères jaunes. Capsule à peine de 1 ligne de diamétre, luisante, d’un brun de Chätaigne. Graines luisantes , d’un brun roux. Cette plante, indigène dans l’Amérique méridionale, se cul- tive fréquemment dans les collections de plantes grasses; elle fleurit pendant presque toute l’année. Ses feuilles ont le goût de celles au Pourpier potager, et pourraient sans doute rempla- cer ce dernier. TALINUM À FEUILLES ÉPpaisses. — J'alinum crassifolium Willd. — Poriulaca crassifolia Jacq. Hort. Vindob. 3, tab. 52. Feuilles lancéolées-obovales, mucronées. Cyme terminale, co- rymbiforme, paniculée : pédoncules triédres. Fleurs jaunes. Geite espèce, originaire des Antilles, se cultive aussi dans les collections de plantes grasses. Genre CISTANTHE. — €rstanthe Spach. Calice à 2 sépales persistants, concaves, non-carénés, connivents et imbriqués par les bords après la floraison. pidue hypogvne, cupulifor me. Pétales 5, libres, insérés à la base du disque. Etamines en nombre ndéterini el 20- 60), divergentes, insérées au disque : filets filiformes ; UE res incombantes, sagittiformes, échancrées au sommet. Ovaire conique , subtrigone. Style claviforme, saillant. Stigmate pelté, concave, crépu, replié en 5 lobes. Capsule conique , trigone, 6-valve, polysperme : placentaire pyramidal, trié: 230 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES, dre. Graines lenticulaires, très-convexes aux 2 faces, cilio= lées, chagrinées. Herbes vivaces, glabres, à souches suffrutescentes. Ti- ges simples ou rameuses, nues supérieurement. Feuilles planes , charnues : les inférieures longuement spathulées. Fleurs en grappe lâche (penchée avant la floraison): on celles alternes, longs, épaissis au sommet, 2-bractéolés. à la base, réfléchis ou réfractés après la floraison. Sépales mem- braneux aux bords, semi-diaphanes, marbrés de veines noi- res. Corolle phare , rosacée , matinale, fugace, d’un rose vif de même que les filets. Anthères jaunes ou rougeûtres. Capsule luisante, recouverte par le calice. Le nom du genre fait allusion à l’aspect des fleurs, qui ressemblent à céMes des Cistes. On ne connaît que les trois espèces dont nous allons traiter; ce sont des plantes très- élégantes, originaires du Chili, et qui se cultivent depuis queiques acnées dans les serres, à la manière de toutes les plantes grasses ; perd elles deviennent DÉRET plus belles en pleine terre, à une exposition chaude, où elles fleu- rissent pendant tout l’été. Cisrantue ANciprrÉ. — Cistanthe anceps Spach, ined. — Calandrinia grandiflora Lindi. in Bot. Reg. tab. 1194.— Hook. in Bot. Mag. tab. 3369. — Calandrinia glauca Schrad. in De Cand. Prodr. Tiges dressées ou ascendanies, ancipitées, rameuses, feuillées inférieurement, Feuilles pa ee ou rhomboïdales , ou lancéo- Ices-spathulées, où obovales-spathulces, acuminées , glauques aux » faces. Sépales subacuminés ; ovales-orbiculaires , 2 fois plus courts que la corolle. Pétales flabelliformes, rétus. Plante haute de 1 à 2 pieds. Souche épaisse, charnue, sifäue tescente, muliicaule. Tiges et rameaux .subancipités. Ferulles lon- oues de 2 à 6 pouces , Jarges de 6 à 18 lignes, de forme très-va- riable sur les mêmes ide Grappes courtes au commence- ment.de la floraison, puis s’allongeant jusqu’à 1 pied et plus au fur et à mesure que les fleurs se succèdent, Bractées ohlongnes en FAMILLE DES PORTULACÉES, 951 oblongues-lancéolées, pointues. Pédicelles longs de 8 à 15 lignes. Sépales longs de 4 à 5 lignes. Corolle large de 16 à 20 lignes : pé- tales, jaunâtres à la base, érosés au sommet, de moitié plus DES que les étamines. Capsule ovale-conique, obtuse. Anthères d’un brun roux. CiSTANTHE DISCOLORE. — Cistanthe discolor Spach, ined. — Calandrinia discolor Schrad. Gat. Sem. Hort. ne — Hook. in Bot.. Mag, tab. 3357. Tiges simples, ou bifurquées, dressces, subaphyile Sie driques. Hd. spathulées-oblongues ou spathulées-obovales, irès-obtuses, mucronées, glauques en dessus, violettes en da sous. Sépales très-obtus, elliptiques, mucronulés, ou échanctés, 2 à3 fois. plus courts que la corolle. Pétales obcordiformes. Plante s'élevant à peine jusqu'a 1 pied. Souche très-courte, multicaule. Tiges souvent rougeâtres. Feuilles longues de, > à 6 pouces, larges de 6 à 18 lignes. Grappes finissant par acquérir 6 à 5 pouces de long. Pédicelles longs d’environ r pouce. Brac- tces oblongues. Sépales longs de 5 lignes, larges de 4 ligues. Corolle Jarge de près de 2 pouces : pétale s blanchâtres à la base, érosés et is bilobés au sommet, 2 fois plus longs que l-s étamines. Capsule ovale-conique, obtuse. Le Calandrinia speciosa ( Hook. in Bot. Mag. tab. 3379 ), que nous n'avons pas eu occasion d'observer sur nature, ne parait différer du Cistanthe discolore aug par ses tiges simples, plus courtes, et ses feuilles glauques aux deux faces. ) COne OAI ANDR INIA 2 Coran Rank: Calice à 2 sépales persistants, aplatis, carénés au dos, connivents après la floraison. Pétales 5, hypogynes, libres ou soudés par la base. Étamines 1-45, insérées au disque ou àda base des pétales. Style court, trifide au sommet. Capsule 5- valve, polysperme. Graines attachées au fond de la 1e ou à un, placentaire : funicules filiformes. Hi + - Herbes annuelles; ou bisannuellés ou vivates oies fois açaules, Feuilles caulinaires alternes. Fleurs en grappe 239 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. soit nue, soit feuillée, ou en panicule, ou en cyme, ou soli- taires sur des pédoncules radicaux. Ce genre, dont les caractères sont fort mal limités, ren- ferme une quinzaine d’espèces, dont plusieurs deviendront sans doute des types de genres nouveaux lorsqu'elles seront mieux étudiées. Nous n'avons à faire mention que de l’es- pèce Suivante : CazANDRINIA ÉLÉGANT. — Calandrinia elegans Lindl. in Bot. Reg. tab. 1508. Herbe annuelle, tres-glabre, diffuse, formant des touffes de 1 pied de diamétre. Tiges rameuses, grêles, un peu anguleuses. Feuilles longues de 1 à 2 pouces , larges de 2 à 3 lignes, d’un vert gai, longuement spathulées, lancéolées, pointues : les florales inférieures plus longues que les pédicelles. Grappes lâches, feuil- lées, multiflores. Pédicelles toujours dressés. Sépales ovales, poin- tus, dressés. Corolle d’un pourpre violet, large de près de 1 pou- ce: pétales obovales, 2 fois plus longs que le calice. Étamines 9 Ou 10, conniventes. Cette plante, découverte en Californie par Douglas, est une fort belle acquisition pour les jardins. Genre PORTULACARIA. — Portulacaria Jacq. Calice à 2 sépales persistants, membraneux. Pétales 5, persistants, obovales, hypogynes. Étaminues ayant même insertion que les pétales, mais disposés non-symétriquement. Anthères courtes.Ovaire ovale, triédre. Style nul. Stigmates 5, étalés, glanduleux. Carcérule triédre, monosperme, Feuilles opposées, planes. Pédoncules opposés, denticulés, comprimés : pédicelles ternés. Fleurs petites, roses. L'espèce suivante constitue à elle seule ce genre : Porruracaria Du Cap. — Portulacaria afra Jacq. Coll. 1, : tab. 22. — Dill. Hort. Elth. tab. 101, fig. 120. — De Cand. Plant. Grass. tab. 132. — Clayionia Portulacariæ Linn, Mant. — Crassula Portulacaria Linn. Spec. FAMILLE DES PORTULACÉES, 955 Arbuste haut de 2 à 3 pieds. Tige épaisse : rameaux feuillus, charnus, disposés en cyme paniculée. Feuilles assez petites, cunéi- formes-chovales, épaisses, sncculentes , un peu luisantes , d’un vert tendre. Fleurs petites, roses, disposées en panicule. Calice coloré. Étamines plus courtes que la corolle. Cet arbrisseau , indigène au cap de Bonne-Espérance, se eul- tive dans les collections de plantes grasses. Genre ULLUCUS. — Ullucus Lozano (ex De Cand.) Calice à 2 sépales suborbiculaires, concaves, transparents, colorés, caducs. Pétales 5, cordiformes, rétrécis au sommet, soudés par la base en sue très-court. Étamines 5 : filets très- courts, dressés de même que les anthères. Ovaire subglobu- leux. Style filiforme, aussi long que ies étamines. Stigmate simple. Capsule Â-loculaire, Does Graine oblongue. L’espèce suivante constitue à elle seule le genre : Ürzucus TurÉREUx. — ÜUllucus tuberosus Lozan. in Senan. Nuov. Granat. 1809, p. 185 (ex De Cand. Prodr.) Herbe glabre. Racine tubéreuse. Tige rameuse, anguleuse. Feuilles alternes, charnues, pétiolées, cordiformes , très-entières. Grappes simples, axillaires, nutentes : pédicelles munis à leur base d’une petite bractée. Cette plante se cultive au Pérou, dans la province de Quito, où on la nomme Ulluco et Melloco : les tubercules de ses racines sont mucilagineux et mangeables. Genre CLAYTONIA. — Claytonia Linn. Calice à 2 sépales persistants, dressés après la floraison. Disque inapparent. Pétales 5, hypogynes, courtement GE culés : onglets soudés par la base. Étamines 5, insérées à la base des onglets : filets élargis à la base; Luliotes oblongues, à bourses disjointes. Cvaire subglobuleux , triovulé. Style filiforme. Stigmates 5, subulés, divergents. Capsule 3-valve, Oisperme. Graines attachées au fond de la loge, dressées, 254 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. ienticulaires, fortement convexes aux 2 faces, très-lisses : SH cales presque nuls. ., . s Herbes multicaules, annuelles, ou bisannuelles, ou viva- ces, glabres, succulentes, Tiges capte ou dichotomes, sub- aphylles. Feuilles assez minces : les radicales étalées en ro- sette, spathulées,, longuement pétiolées; les çaulinaires op- posées , Subsessiles, ou connées,, Grappes terminales, brac- téolées, subunilatérales : pédicelles épars, ou subfasciculés, penchés après la floraison ; souvent extra-axillaires. Corolle rose, ou carnée, ou blanche. Calice sémi-diaphane, strié, recouvrant la capsule. Graines assez grosses, noires, lui- santes. Les feuilles ainsi que les tiges des Claytonia, ont le goût de celles du Pourpier polager, et peuvent aussi se man- ger soit cuites, soit en salade. On connaît une vingtaine d’es- pèces de ce genre; la plupart méritent d’être cultivées com- me plantes d'agrément ; en voici les plus notables : A. Racine annuelle ou bisannuelle, fibreuse. CLAYTONIA PERFOLIÉ. — Clayionia perfoliata Donn. Hort. Gantabr. — Sims, Bot. Mag. tab. 1336. Tiges simples, ascendantes. Feuilles ipnervées, courtement acuminées : les radicales ovales-rhomboïdales; les caulinaires (une seule paire) connées en disque orbiculaire. Grappes courtes, subverticiilées, interrompues, cbractéolées. Pétales entiers ou cchancrés. Herbe annuelle, multicaule, haute de 6 à 12 pouces. Tiges grêles, débiles, nues presque jusqu’au sommet. Feuilles d’un vert gai : les radicales portées sur des pétioles longs de 2 à 4 pouces. Lame longue de, 4 à 6 lignes; lame formée par la soudure des 2 feuilles caulinaires large de ‘/, pouce à 2 pouces. Pédicelles subfasciculés. Fleurs peütes, blanches. Sépales.ovales-orbiculaï- res, acuminés, un peu. plus courts que Lle.calice. 315 -oésbt Celle espèce, indigène aux États- Unis, se. culiive, quelquefois comme herbe potagère. Elle végèle vigoureusement pendant tout FAMILLE DES WORTULACÉES. 255 l'été , et devient même quelquefois une herbe très-embarrassante dans les jardins. CLAYTONIA DE SIBÉRIE. — Claytonia sibirica Linn. — Sims, Bot. Mag. tab. 2243. — Swect, Brit. Flow. Gard. tab. 16. — Limnia sibirica Haw. Rev. Tiges r ou? : fois bifurquees, ascendautes. Feuilles 3-nervées, courtement acuminées : les radicales chovales ou Jancéolées- obovaies, ou lancéolées-spathulées , on lancéolées ; les caulinaires (1 paire à chaque bifurcation) ovales, 6u ovales-orbiculaires, ou oyales-rhomboïdales, rétrécies à la base. Grappes allongées, bractéolées : pédicelles subsolitaires. Pé'ales cunéiformes--blongs : bifides au sommet. Racine bisannuelle, ra \ipante, Tiges longues de 5 à 19 pouces. Feuilles léngues de 1 à 2 por à ux vert gai : les radicales porices sur des pétioles longs de 3 à 5 pouces. bi nioes ovales ou ovales-oblongues, Phare beaucoup plus courtes que les pédi- celles, Sépales cvales-orbiculaires, acuminés , 2 fois plus courts qui la corolle. Pétales longs de 2 lignes, .carénés, veinés de pour- pre. Capsule oblongne, un peu saillanie. Cette espèce se cultive comme plante d'agrément. GLrayronta Faux ALsiNÉ. — Claytonia alsinoides Sims, Bot. Mag. tab. 1300. Feuilles acuminées, subtrinervées : les radicales ovales ; les caulinaires ovales-orbiculaires ou ovales-eiliptiques , subsessiles. Tiges simples ou bifirquées. Grappes allengées, Eractéolces : pin subsolitaires. Pétales bifides au sominet. Hi Herbe annueile ou bisannuelle avant le port du €laytonia de Sibérie. Corolle blanche. Cette espèce croît dans le nord-ouest de l Aou B. Racine vivace, tubéreuse. Tiges trés-simples , nues infe- rieurement, garnies vers leur sommet d’une seule paire de Jeuilles subsessiles. Pédicelles très-longs, Jiiformes, soli- taires. CLAYYONIA À PÉTALES POINT US, — Claytonia acutiflora Swect, 256 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Hort. Brit. — Claytonia virginiana Sims, Bot. Mag. tab. kr. Feuilles lancéolces-linéaires, pointues, 1-nervées. Pétales lan- céolés-elliptiques, pointus de même que les sépales. Tubercule de la grosseur d’une Noix, noirâtre, garni de fibres inférieurement. Tiges ascendantes, longues de 4 à 6 pouces. Feuilles longues de 2 à 4 pouces, larges de 2 à 4 lignes. Bractées petites , ovales. Pétales blancs , longs de 5 à 6 lignes. Cette espèce croît aux États-Unis. CLAYTONIA A GRANDES FLEURS. — Claytonia grandiflora Sweet, Brit. Flow. Gard. tab. 216. — Clayionia virginiana De Cand. Plant Grass. tab. 131? Feuilles linéaires-lancéolées, pointues. Grappes solitaires, multiflores. Sépales très-obtus. Pétales elliptiques-oblongs , en- tiers , striés. Tubercule brunâtre, de la grosseur d’une Noix. Tiges diffuses, longues de 5 à 7 pouces ( y compris la grappe ). Feuilles radicales presque aussi longues que les tiges; feuilles caulinaires longues d'environ r pouce : toutes carénées au dos. Pétales carnés , siriés de pourpre, marqués d’une tache jaune à leur base, longs d’en- viron 6 lignes. Cette espèce croît aux États-Unis. CLAYTONIA DE CAROLINE. — Claytonia caroliniana Michx. Flor. Amer. Bor. — Sweet, Brit. Gard. tab. 208. — Claytonia spathulæfolia Salisb. Parad. Lond. tab. 71. Feuilles radicales courtement elliptiques , triplinervées ; feuilles caulinaires spathulées , rétrécies aux 2 bouts. Grappes solitaires. Sépales obtus. Pétales elliptiques-obovales , rétus, striés. Tiges très-courtes. Feuilles radicales plus longues que les tiges. Grappes courtes. Pétales longs d’environ 6 lignes, d’un lilas pâle, striés de pourpre , marqués d’une tache jaune à leur base, SOIXANTE-QUATORZIÈME FAMILLE. LES PARONYCHIÉES. — PARONYCHIEÆ. (Amarantorum sect. IT, Juss. Gen. — Paronychieæ Aug. Saint-Hil. — Bartl. Ord. Nat. p. 301. (excl. sect. IT et III.) — De Cand. Prodr. (excel. Polycarpæis , Sclerantheis, Queriaceis et Minuartieis.) Cette famille, à peine distincte des Alsinées, est for- mée aux dépens d’une section des Amarantacces, et de plusieurs genres des Caryophyllées de M. de Jussieu. En général les Paronychiées sont des herbes très-imappa- rentes et d’un intérêt purement scientifique. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes ou sous-arbrisseaux. Tiges et rameaux le plus souvent noueux avec articulation. Feuilles opposées, ou rarement éparses, sessiles, ou rétrécies en pétiole, simples, indivisées, très-entières, stipulées. Stipules libres ou rarement adnées à la feuille, scarieuses. Fleurs petites, hermaphrodites, ordinairement régu- lières, disposées en cyme dichotome, ou en capitule, ou subsolitaires. Bractées opposées, scarieuses. Calice inadhérent, persistant, 5-parti (rarement 4-ou 9-parü) ; éstivation imbricative. Disque annulaire, périgyne, adné au fond du calice. Pétales (le plus souvent nuls) 5, insérés au disque, in- terpositifs. Étamines en même nombre que les sépales et insérées devant ceux-ci ( rarement alternes ), où en nombre moindre des sépales, ou (le plus souvent) en nombre double des sépales, alternativement fertiles et stériles. Filets libres. Anthères à 2 bourses. Pistil : Ovaire {-loculaire, uniovulé, ou pauciovulé, 2 8 CLASSE DES CARYOÏHY LLNÉES, — où rarement moltios ral. Stigmates 9 où 5 ordinaire. ment sessiles. Péricarpe carcérulaire et monosperme (quelquefois disperme ) ), ou rarement capsulaire et polysperme. Graines attachées au fond de la loge moyennant un funicule filiforme, ou rarement (lorsque le fruit est une capsule polysperme) à un placentaire central. Périsper- me central, ou unilatéral, ou par exception presque nul. Embryon arqué ou annulaire ( par exception spiralé ou subrectiligne), périphérique : radicule appointante ; co- tylédons foliacés en germination. En excluant de cette famille un certain nombre de genres qui nous semblent avoir beaucoup plus d’affinité avec les Alsinées (V. la section 11° de ceux-ci), elle ren- ferme encore les suivants : l'° TRIBU. LES ILLÉCÉBRÉES. — ILLECE BREZÆ R. Brown. Calice 5-fide : segments souvent cuculliformes « au sommet. Pétales nuls. ONTRR presque toujours 10, alternati- pement stériles et fertiles. Stigmates 2, courts. Péricai pe monosperme. Feuilles opposées. Herniaria Lin. — Gymnocarpum Forsk. — Anychia Michx. — /{lecebrum Linn. — Paronychia Juss. — Pen- tacæna Bari. (Acanthonychia de Cand.) — € ardionema De Cand.— Pollichiz Soland. (Neckeria Gmel. Meerbur- gla Mœænch. ) ( IT° TRIBU. LES TÉLÉPHIÉES. — TELEPHIE/2 De Cand. Calice profondément 5-parti. Pétales 5 5. Étamines 5, toutes fertiles. Ovaire 1-loculaire. Stigmates 2 ou 5. Péri icarpe Â-ou 2-sperme, carcérulare ; on polysperme , trivalve. Corrigiola Linn. (Polygonifolia Vaill, fe Telephium Linn, — Limeum Linn, LE 1 Ra E 22 gp EEE LE GO RAT AGE PE Nr VAT SOIXANTE-QUINZ 7. FAMIELE. SN" LES SCLÉRANTH ES. —$ CLERANTHEÆ, PA En geun. Juss. Genn.—Scleranihec Bard. Beitr. — Ejusd: Ord. Nat p. 300.— Paronyuhiearuns Geo Be Cand. Proûr. a 977.) Quelques herbes, d’un intérêt purement scientifique, constituent ce petit groupe, d’ailleurs peu différent des Paronychiées. GCARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes. Tiges et rameaux noueux avec articulation. Feuilles opposées , Connées par la base, sinples, in- divisées, très-entières, non-stipulées. Fleurs petites, hermaphrodites , régulières, le plus souvent disposées en cyine. Calice inadhérent, persistant : tube urcéolé; limbe a 4 où 5 segments imbriqués en préfloraison. * Disque tapissant le tube calicinal et épaisel à sa gorge en bourrelet annulaire. Piles nuls. Étamines insérées au bourrelet du disque devant les segments calicmaux , en même nombre que ceux-ci, ou en nombre moindre, ou en nombre double, alternati- vement fertiles et stér iles. Filets libres. Pistil : Ovaire i-loculaire, 1 ovulé. Style nul. Stig- males o). Péricarpe : : Carcérule utriculaire, monosperme, re- couvert par le calice durci. Graine pendante au sommet d’un funicuie ascendant du fond de la loge. Périsperme farineux . Embryon pé- riphérique, A Lite ‘ radicule appointante. La famille ne renferme que trois genres, Savoir : mio Forsi. (Ditoca Banks, Ne Seleranthus Linn, » Guilleminea Kunth, COQ QU QU QU QUE SOIXANTE-SEIZIÈME FAMILLE. LES PHYTOLACCÉES. — PHYTOLACCEÆ. (Atriplicum sect. T, Juss. Gen. — Phyiolacceæ R. Brown , in Tuck. Cong. p. 454. — Bartl. Beitr. II, p. 142; Ord. Nat. p. 299.) Le Phytolacca (nommé vulgairement Raisin d'Amé- rique) est le type de ce groupe, envisagé par M. de Jus- sieu comme une section de ses Atriplicées. Les végétaux qui en font partie sont peu nombreux et, à quelques exceptions près, indigènes dans la zone équatoriale. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes, ou sous-arbrisseaux, ou arbrisseaux, ou très- rarement arbres. Tiges et rameaux cylindriques ou irré- gulièrement anguleux , inarticulés. Feuilles éparses, ou quelquefois subopposées, sim- ples, très-entières, penninervées, pétiolées ; stipules le plus souvent nulles. Fleurs hermaphrodites (par exception dioïques), ré- gulières, le plus souvent en grappe : pédicelles épars, bractéolés (rarement axillaires, solitaires ). Calice imadhérent, persistant, le plus souvent coloré, à 4 ou 5 sépales libres ou soudés par la base, imbriqués en préfloraison. Disque imapparent. Peétales nuls. Éiamineshypogynes (par exception périgynes), libres, en même nombre que les sépales et alternes avec eux, ou en nombre double ou triple des sépales, ou en nom- bre indéterminé. Filets subulés. Anthères incomban- FAMILLE DES PHYTOLACCÉES, 241 tes, médifixes, à 2 bourses linéaires ou oblongues, pa- rallèles, mais tout-à-fait disjointes. Pistil : Ovaires 5-10, presque libres, ou soudés, 1-lo- culaires, 1-ovulés, terminés chacun par un stigmate sub- latéral, subulé ; ou bien un seul ovaire 1-loculaire, 1- ovulé, muni d’un style court sublatéral et terminé par un stigmate soit simple, soit pénicilliforme.Ovules atta- chés au fond de la loge ou vers la base de l'angle in- terne. Péricarpe : Baie 1-loculaire et monosperme, Ou à - 10 loges ou coques monospermes ; rarement carCé- rule. Graines ascendantes ou dressées : funicule court ou nul. Périsperme farineux. Embryon périphérique, ar- qué, ou annulaire : radicule appointante. Par exception : périsperme nul; cotylédons repliés, roulés autour de la radicule. ; Voici les geures qui constituent la famille des Phyto- laccées : SECTION I. Embryon périphérique. — Feuilles non-stipulees. Phytolaccu Linn. — Rivina Linn, — Mohlana Mart. — Gisekia Linn. ( Kælreutera Murr. non L’Hérit.) — Posea Linn. — Cryptocarpus Kunth. Section If. Périsperme nul. Cotylédons repliés, convolutés. — Feuilles quelquefois stipulées. Petiveria Linn. — Seguieria Lin. BOTANIQUE. PHAN, T. Ve 416 249 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES Secrion, À. Embryon périphérique. Feuilles non stipulees. Genre PHYTOFRACCA. — Phytolacca Linn. Calice à 5 sépales persistants, pétaloïdes, étalés perdant la floraison. Htamines en nombre double des sépales et al- ternes avec les ovaires, ou en nombre indéterminé. Ovaires 7-10, soudés ou presque libres, 1-loculaires, 1-ovulés. Stig- mates subulés, er même nombre que les ovaires. Baie à 7-10 loges ou coques monospermes. Graines lenticulaires , lui- santes: ù Arbres, ou arbrisseaux , ou sous-arbrisseaux , ou grandes herbes vivaces. Feuilles éparses, quelquefois presque coria- ces. Grappes solitaires, simples, spicifor mes , pédonculées, latérales, ou oppositifoliées : pédicelles épars ou subverticil- iés, courts, dressés avant l’anthèse, un peu inclinés pendant la floraison, horizontaux après la floraison, garnis de plu- sieurs bractéoles subulées, éparses. Fleurs MASSE 10 où ver- dâtres, quelquefois Soiques Ce genre renferme une dixaine d’espèces, presque toutes indigènes dans la zone équatorialé; la plus remarquable est la suivante : Sépales 5 , appliqués après la floraison sur le pistil. Étamines én nombre double des sépales. Pistil disciforme , suborbi- culaire, déprime, A0-sulqué, composé de A0 ovaires soudés latéralement dans toute leur longueur. Stigmates pelits, dressés. — Fleurs hermaphrodites, rougeätres. PHYvoLAGCA DÉCANDRE. — Phytolacca decandra Lin. — Blackw. Herb. tab. 145.— Dill. Hort. Elth. tab, 330, fig. 300. _ Schk. Handb. tab. 126. — Bot. Mag. tab. 957. Foeulles lancéolées, ou lancéolées-elliptiques, ou ovales-lan- céolées, paintues , légèrement ondulées , glabres comme toute la plante. Grappes dressées, longuement pédonenlées ; pédicelles épars. Sépales suborbiculaires, mucronés, un peu concaves, à peu près aussi longs que les étamines, FAMILLE DES PHYTOLACEÉES. 245 Herbe vivace, haute de 5 à 12 pieds. Racine grosse, rameuse, multicaule. Tiges dressées, cylindriques, cannelées, succulen- tes, très-rameuses, souvent rougeûtres. Feuilles longues de 4 à 12 pouces, larges de 1 à 5 pouces, molles, d’un vert gai, forte- ment penninervées. Grappes longues de 4 à 6 pouces, multiflores, un peu lâches : pédoncules et pédicelles roides, roses ou d’un pourpre violet. Fleurs larges de 2 à 3 lignes, d’un rose verdâtre. Baie orbiculaire , déprimée aux 2 bouts, rolorulaire, :0-sperme, large de 3 à 4 lignes , d’un violet noirâtre. Cette plante, connue vulgairement sous le nom de faisin d'Amérique, est originaire des États-Unis ; mais depuis long- temps elle vient spontanément dans beaucoup de contrées de l’Europe australe. On la plante assez souvent dans les grands parterres : ses tiges élancées, et ses nombreuses grappes qui se succèdent sans interruption depuis juillet jusqu’à la fin de l’au- tomne, produisent un coup d’oil agréable, Aux États-Unis et aux Antilles , les jeunes pousses ainsi que les feuilles de te Phytolacca se mangent en guise d’epinards ; on cultive aussi la plante à cet effet dans quelques parties de l'Autriche. Le svc des racines est dras- tique. Le jus des baies, qui est d’un pourpre magnifique , sert quelquefois à colorer les vins; mais il possède aussi des qualités purgatives, Genre RIVINA. — Rivina Linn. Calicé à 4 sépales persistants, pétaloïdes, réfléchis après fa floraison. Étamines en même nombre que les sépales, ou en nombre soit double, soit triple des sépales. Ovaire 1-locu- laire, 1-ovulé, oblique, submarginé d’un côté. Style court. Stigmate pelté, onciné. Baie 1-loculaire; monosperme. Graine arrondie, scabre. | Arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux, ou herbes.Feuiiles épar- ses. Grappes subterminales, ou latérales, ou oppositifoliées, solitaires, spiciformes, Pédicelles épars, inclinés pendant la floraison, 4-bractéolés à la base, Fleurs rougeâtres, où blan- châtres, on verdâtres, petites, Ce genre, prapre à la zone équatoriale, renferme environ 24à CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. douze espèces. Cultivés en serre, les Rivina fleurissent et fruc- tifient pendant toute l'année, et, par cette raison, on les trouve assez souvent dans les collections. Voici les espèces les plus notabies : a) Fleurs tétrandres. Rivina Rose. — Rivina purpurascens Willd. Enum. — Schrad. Nov. Gen. tab. 5. Suffrutescent. Feuilles un peu ondulées, ovales, courtement acuminées , obtuses, pubescentes aux 2 faces. Sépales obovales- oblones, pubérules en dehors. i Tiges hautes de 2 à 3 pieds. Feuilles molles , un peu grisûtres, veineuses , longues de 12 à 18 lignes : pétiole presque aussi long que la lame. Grappes longues de 2 à 3 pouces. Fleurs roses. Cette espèce est indigène au Brésil. Rivina nain. — Rivina humilis Linn. — Comm. Hort. 1, tab. 66. — Pluck. Alm.tab. 112, fig. 2. — Bot. Mag. tab 1781. Frutescent. Feuilles ovales, ou ovales-lancéolées, ou oblongues- lancéolées, cordiformes à la base, peintues, pubérules aux 2 faces, un peu hérissées en dessous aux nervures. Sépales pubes- cents, obovales. Tige haute de 1 à 2 pieds. Rameaux velus de même que les pétioles et les grappes. Feuilles longues de 1 à 2 pouces. Grappes courtes. Fleurs d’un blanc rosé. Baies globuleuses, d’un écarlate vif, de la grosseur d’un grain de Groseille. Cette espèce habite les Antilles. Rrvina crapre. — Rivina lœis Linn.— Bot. Mag. tab. 2335, Frutescent, glabre. Feuilles oblongues-lancéolées , acuminées, courtement pétiolées. Sépales oblongs, obtus. Sous-arbrisseaux ayant le port du précédent. Feuilles longues de 12 à 20 lignes, larges de 4 à 6 lignes. Fleurs d’un blanc tirant sur le rose. Baie comme celle du ÆRivina nain. Cette espèce est originaire des Antilles. Rivina Du Brésiz. — ARivina brasiliensis Willd. Spec. Frutescent, glabre. Feuilles ovales-lancéolées ou oblongues- FAMILLE DES PHYTOLACCÉES. 245 lancéolées, subcordiformes à la base, longuement acuminées. Sépales oblongs, obtus. Plante semblable aux deux espèces précédentes. Cette espèce croit au Brésil. b) Fleurs octandres ou dodéecandres. RiviNA SARMENTEUx. — Rivina dodecandra Lamk. Il. Browne, Jam. tab. 23, fig. 2. — Rivina ociandra Linn. — Jacq. Obs. 1, tab. 2. — Plum. Ie. tab. 241. Tiges ligneuses , grimpantes. Feuilles ovales-lancéolées , acu- minées, ondulées , très-glabres. Fleurs 8-ou 12-andres. Sépales ovales, obtus. Tiges longues, flexibles, hautes de 18 à 20 pieds. Feuilles atteignant :/, pied de Du pétiole de moitié au moins plus court que la lame. Fleurs blanchätres à l’époque de lanthèse plus tard rouges. Baie de la grosseur d’un petit Pois, d’un pourpre foncé. Cette espèce croît aux Antilles et dans l’Amérique méridionale; ses rameaux, souples et tenaces , servent à faire des liens et des cercles ; aussi lui donne-t-on, à la Martinique, le nom de Liane a ph SECTION Il. Périsperme nul. Cotylédons replies, convolutés.— Feuilles quelquefois stipulees. Genre PÉTIVÉRIA. — Petiv-ria Linn. Calice à Z sépales persistants, dressés, linéaires, obtus. Étamines 6 ou 8 : filets inégaux ; anthères linéaires, bifides aux 2 bouts. Ovaire oblons, comprimé. Style latéral. Stigmate pénicilliforme. Carcérule monosperme, oblong, comprimé, rétréci à la base, couronné par 4 crochets subu- lés, réfléchis, dont 2 plus on Arbrisseaux. Feuilles alternes, courtement pétiolées. Grap- pes axillaires et terminales, A mes, dressées : pédicelles 246 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. très-courts, dressés, accompagnés à leur base d’une bractée membraneuse. Fleurs petites, vertes, apprimées. L’espèce que nous allons décrire constitue à elle seule le genre. PÉrIVÉRIA ALLIAGE. — Petiveria alliacea Tinn. — Trew. Ehret. tab. 63. — Loddig. Bot. Cab. tab. 148. — Plum. Ic. tab. 210. — Petiveria octandra Lann. (var.) Arbrisseau haut de 3 à 5 pieds. Rameaux effilés, canneles, pubescents. Feuilles oblongues, ou obovales-oblongues, ou lan- céolées-obovales, acuminées, courtement pétiolées , légérement pubscentes en dessous, penninervées , d’un vert foncé, minces, longues de 3 à 5 pouces, sur 1 ‘}, pouce à 2 pouces de large. Grappes > à 3 fois plus longues que les feuilles, grêks, flexueuses, très-lâches, pubescentes : les supérieures sonvent géminées. Bractées petites, ovales, acuminées , plus longues que le nédicelle. Fleurs longues de 2 lignes. Sépales linéaires ; tri- nervés, obtus, plus longs que les étamines. Carcérule pubescent, tronqué, long d'environ 6 lignes. Cet arbrisseau , commun dans les boïs des Antilles, est remar- quable par une forte odeur d’ail qu’exhalent toutes ses parties, et qu’elles conservent même après la déssiccation. Ses feuilles per- sistent pendant toute l’année, malgré la sécheresse et les ardeurs des climats équatoriaux. Le bétsil en est assez friand; mais la chair et Le lait des animaux qui en font leur nourriture habituelle, contractent aussi la saveur désagréable propre à tonte la plante. La Racine de Vétiver, dont on se sert pour écarter les insectes des étoffes de laine, ne provient point du Pétivéria, ainsi qu’on l’a avancé à tort. en res tnt mem SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME FAMILLE. LES AMARANTACÉES. = 4MARAN- TACEÆ. (Amüurantacearum sect. Let IE, Juss. Gen. — Æmarantoideæ Venter. Tabl. — Amarantaceæ R. Brown, Prodr. — Martius, Monopr. Amar. in Nov. Act. Nat. Cur. v. 43, pars 1. — Bartl. Beitr. 2 , P. 1514 ; Ord. Wat, p. 297. — Æisoidearum tribus, Reichenb. Conspect.) La plupart des dnarantacées croissent dans la zone équatoriale: peu nombreuses dans les zones tempérées, elles manquent entièrement dans les régions polaires. Dans son excellente monographie de cette famille, M. de Martius énumère 253 espèces, dont près de la moitié habitent Amérique intertropicale. Les Amarantacées en général ont des sucs mucilagi- neux et douceâtres ; leurs feuilles et leurs jeunes pousses peuvent servir d’aliment à l’homme : aussi plusieurs espèces se cultivent-elles comme herbes potagères. Les fleurs des Amarantacées, persistantes et scarieuses à la manière de celles des Immortelles, se font souvent re- marquer par Péclat de leurs couleurs. Quoique très-voisine des Chénopodées, cette famille se distingue sans peine à son port et à la nature de ses enveloppes florales; mais de tous les genres qu’elle renferme, celui des Amarantes donne lidée la moins parfaite de ses caractères habituels. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes, ou arbrisseaux. Tiges et rameaux cylindriques ou moins souvent anguleux, ordinairement inafti- culés, 948 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Feuilles opposées ou plus fréquemment éparses, sim- ples, très-entières, penninervées, non-stipulées, le plus souvent rétrécies en pétiole. P Fleurs hermaphrodites (rarement polygames, ou mo- noïques, ou dioïques), subsessiles, glomérulées, ou en capitule, ou en épi, jaunes, ou blanches, ou rouges, sca- rieuses (rarement herbacées et verdâtres), accompagnées le plus souvent de 3 bractées colorées : l’une inférieure, plus petite; les 2 autres supérieures, opposées, équi- * tantes, simulant un calice extérieur (calicule). ù Calice scarieux ou rarement herbacé, inadhérent, persistant, peu ou point accrescent, à 5 (rarement 3) sépales libres ou rarement soudés; éstivation quincon- æiale. Disque et réceptacle inapparents. Pétales nuls. Étamines hypogynes, en même nombre que les sé- pales (rarement en nombre moindre) et antépositives, ou en nombre double des sépales : les interpositives dépourvues d’anthère. Filets persistants, souvent sou- dés en androphore tubuleux ou cupuliforme. Anthères médifixes, versatles, à une ou deux bourses déhiscentes antérieurement par une fente longitudinale. l Pistil : Ovaire inadhérent, 1-loculaire, 1-ovulé, ou pauciovulé ; funicules allongés, souvent roulés en crosse, ascendants du fond de la loge. Style indivisé (ounul), continu avec l'ovaire, le plus souvent per- sistant. Stigmates 2-5, linéaires ou subulés, ou bien un seul stigmate globuleux. Péricarpe 1-loculaire, membranacé (par exception Charnu), carcérulaire , ou pyxidien, ou se déchirant ir- régulièrement, monosperme, ou oligosperme. Graines lenticulaires, ou subglobuleuses, ou ellipu- FAMILLE DES AMARANTACÉES. 249 ques, verticalement appendantes, échancrées au hile. Test crustacé, souvent luisant. Périsperme central, farineux. Embryon périphérique, arqué : radicule ap- pointante. Voici les genres que renferme cette famille : Digera Forsk. — Deeringia R. Br. — Charpentiera Gaudich. — Chamissoa Kunth. — Æ{marantus Linn. — Aërva Forsk. — Berzelia Mart.—-Celosia Linn.— Cla- dostachys Don. — Lestibudesia Pet. Thou. — Oplotheca Nutt. — Gomphrena Linn. — Pfaffia Mart. — Mogi- phanes Mart. — Serturnera Mart.—Trommsdorffia Mart. — Hebanthe Mart. — Philoxerus R. Br.—Jresine Willd. — Rosea Mart.— Brandesia Mart.— Pucholzia Mart.— Alternanthera Forsk. — Trichinium R. Br. — Ptilotus R. Br. — Nyssanthes R. Br. — Achyranthes Linn. — Des- mochæta De Cand. — Cyathula Lour. — Pupalia Mart. — ? Microtea Swartz (Ancistrocarpus Kunth.) Genre AMARANTE. — Æmarantus Linn. Calicule nul. Calice 3-ou 5-sépale. Étamines 5 ou 5 (rare- ment 2 ou 4), libres; anthères à 2 bourses. Style très-court, 2-ou 5-parti. Stigmates 2 ou 3. Pyxide vésiculeux. Herbes annuelles, ordinairement glabres. Feuilles alternes, rétrécies en pétiole. Fleurs monoïques ou polygames-monoï- ques, vertes, ou jaunâtres, ou rouges, glomérulées, ou moins souvent fasciculées, acompagnées de bractéoles persistantes, disposées sans symétrie. Glomérules tantôt axillaires et ter minaux, plus ou moins écartés, tantôt rapprochés en épis aphylles ou feuillés , simples ou paniculés. Ce genre renferme une cinquantaine d’espèces, la plupart fort imparfaitement connues. Les jeunes feuilles des 4ma- rantes peuvent se manger en guise d'Épinards. Plusieurs es- pèces sont cultivées fréquemment comme plantes de par- terre. l 250 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Voici les espèces les plus notables : a) Fleurs triandres , vertes. E pis dressés, peu rameux. AMARANTE BLETTE. — Amarantus Bliium Lion. — Engl. Bot. tab. 2212. — Æmarantus adscendens Loisel. — Reichenb. Plant. Crit. 6, fig. 664 et 665. Procombant ou ‘ascendant, glabre, rameux. Feuilles ovales, ou ovales-oblongues, ou elliptiqu’s, ou subrhomboïdales , cunéi- formes à la base, échancrées ou rétuses au sommet , longuement pétiolées. Glomérules en épis axillaires et terminaux. Tiges longues de 6 pouces à 2 pieds. Feuilles longues de 1 à. 3 pouces, larges de 4 lignes à à pouces, molles, d’un vert pâle : pétiole 1 à 3 fois plus long que la lame. Épis le plus sou- vent denses : les axillaires solitaires, feuillés , courts ; les termi- vaux subaphylles, souvent en thyrse. Cette espèce est commune dans presque toute l’Europe autour des hebitations rustiques, dans les champs, les décombres , ete. Ses feuilles se mangent en guise d'Épinards. AMARANTE TRICOLORE. — Æ{maranius tricolor Linn. — Amaranrius bicolor Nocca (var. ) Dresse, glabre. Feuilles lancéolées-rhomboïdales , ou ovales- rhomboïdaies, acuminces, ondulées, longuement pctiolées. Glo- mcrules denses, axillaires , nus. Bractées subulées. Tige haute de 1 à 2 pieds, simp'e où peu rameuse, Feuilles longues de 1 à 3 pouces, panachérs de jaune et de violet. Cette espece, originaire de Inde, se cultive souvent à cause de l'aspect élégant de ses fouilles panachées ; elle est assez délicate et demande une exposition chaude. AMARANTE POLYGAME. — Amarantus polygaimus Einn. — Rumph. Amb. 5, tab. 80, fig. 1. Glabre, diffus. Feuilles lancéolées-rhomboïdales, longuement pétiulées. Glomérnles ovales, axillaires et en épi terminal, Fleurs le nnes hermaphrodites , diandres ; les autres femelles. Tige rameuse, hante de à pieds, Feuilles d’ur vert pâle: FAMILLE DES AMARANTACÉES. 251 Cette plante est commune aux Moluques et dans inde ; où on la mange très-fréquemment , soit cuile, soit en salade. AMARANTE TRISTE. — Amarantus tristis Linn. — Rumph. Amb. v. 5, tab. 82, fig. 2. Glabre, dressé. Feuilles cordiformes-ovales, subrétuses, d’un rouge violet en dessus, vertes en dessous , courtement nétiolées. G'omérules axillaires et en épi terminal , subglobuieux. Tige haute de 1 à 2 pieds, rameuse. Feuilles petites : lame aussi longue ou plus longue que le pétiole. Bractées subulées. Cette plante croît en Chine et anx Moluques, où elle sert d’aliment comme l’espèce précédente. AMARANTE OLÉRAGÉ. — Amarantus oleraceus Limn: — Willd. Amarant. tab. 5, fig. Q. : Feuilles ovales, obtuses, échancrées, rngueuses. Glomérules axillaires et en épis terminaux. Tige haute de 4 à 5 pieds. Feuilles d’un vert pâle. Épis termi- paux disposés en panicule. Cette espèce se cultive dans l’inde comme herbe potagère. b) Fleurs pentandres, rouges. Epis disposés en panicules axtllaires et terminales, quelquefois pendantes. AMARANTE PANICULÉ. — Amarantus paniculatus Linn. — Wailld. Amar. tab. 2, fig. 4. É Tige dressée, rameuse. Feuilles uvales , ou ôvales-lancéolées, ou cblongues-lancéolées , acaminées , cunéiformes à la base, pu- bérules en dessous aux nervures. Panicules dressées : épis laté- raux horizontaux, un pen lâches ; glomérules pauciflores , sub- dichotomes, subsessiles. Bractées lancéolées-subulées , piquantes. Tige haute de 4 à 6 pieds. Feuilles longues de » à 12 pouces, larges de 1 à 4 pouces, d’un vert pâle : pétiole plus court que la lanie. Fleurs d’un pourpre violet. Cette espèce, indigène aux Etats-Unis, se cultive souvent dans les jardins, AMARANTE COULEUR DE SANG, — Amartintes sanguinetué Lana, — Willd, Amar, tab, à, fig, 8. 259 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Cet Amarante ne diffère du précédent, dont il est probable- ment une variété, que par sa tige moins élevée ( haute de » à 3 pieds), par ses feuilles d’un vert mêlé de rouge et à nervures purpurines ; les fleurs sont d’un pourpre plus intense. L’Amarante couleur de sang est originaire des îles Baha- ma, et se cultive aussi comme plante de parterre. AMARANTE JAUNE. — Amarantus flavûs Linn. — Willd. Amar. tab. 3. Get Amarante paraît aussi n’être qu’une variété de l’Æma- rante paniculé, dont il ne diffère que par ses fleurs d’un jaune verdâtre. AMARANTE FASCIQCULÉ.—Æ{marantus hypochondriacus Linn. Cette espèce, indigène aux États-Unis, diffère de lAmarante paniculé par ses paniculés très-denses, subovales, composées d’épis dressés. Les feuilles sont d’un vert roussätre, à nervures souvent purpurines. La couleur des fleurs est d’un pourpre terne. AmaRANTE QuEuE DE RENARD. — Aimarantus caudatus Linn. Tige dressée. Feuilles ovales-lancéolées ou oblongues-lancéo- lées, ou lancéolées-oblongues, obtuses, mucronées, cunéiformes à la base, pubérules en dessous aux nervures , longuement pétio- Iées. Panicules pendantes : épis très-longs, denses, subcylindra- cés; glomérules subglobuleux , sessiles, multiflores. Bractées ovales , cuspidées. Tige rameuse, pubérule , haute de 2 à 4 pieds. Feuilles lon- gues de 2 à 10 pouces, d’un vert pâle ou JE : nervures re pourpres. Épe atteignant jusqu’à 1 pied de long. Fleurs d’un pourpre assez vif. Cet Amarante, connu de tout le monde sous le nom de Queue de Renard, ou Discipline, est originaire de l'Inde. AntARANTE ÉLÉGANT. — Æmarantus speciosus Don, Prodr. Flor. Nepal. — Bot. Mag. tab. 2227. Tige dressée. Feuilles lancéolées-elliptiques ou lancéolées, FAMILLE DES AMARANTACÉES. 255 acuminées , courtement aristées, longuement pétiolées, pubérules en dessous aux nervures. Panicule dressée, thyrsifarme, feuillue inférieurement : épis courts, rameux; glomérules multiflores, subdichotomes. Bractées ovales ou ovales-lancéolées , aristées de même que les sépales. Tige ferme, sillonnée , pubérule, simple ou rameuse, haute de 2 à 4 pieds, Feuilles longues de 6 à 12 pouces, larges de 2 à 4 pouces, d’un vert foncé ou tirant sur le pourpre. Panicule dun pourpre noirâtre, longue de ‘/, pied à 1 pied. Cette espèce, originaire du Népaul, se cultive depuis quel- ques années comme plante de parterre, et, sans contredit, elle mérite la préférence sur tous les autres Amarantes connus. Genre AERVA. — Aerva Forsk. Calicule coloré, à 2 folioles concaves. Calice 5-sépale, lai- neux. Androphore cupuliforme : filets 10, alternativement stériles et anthérifères ; anthères à 2 Den Style indivisé. Stigmates 2. Œrterule vésiculeux , monosperme. Herbes ou sous-arbrisseaux cotonneux. Feuilles alternes. Fleurs petites, en épis terminaux ou axillaires; bractées et calices persistants. Pubescence des feuilles et tiges ordinaire- ment herbacée. M. de Martius reconnait six espèces de ce genre, dont voici les plus notables : 4 AERvVA DE JAVA. — Æérva javanica Juss. — Burm. Ind. tab. 65, fig. 2. F CT lancéolées ou lancéolées-oblongues, subacuminées, sub- incanes aux 2 faces. Épis terminaux , disposés en panicule inter- rompue à la base. Tige cotonneuse , haute de 1 à 2 pieds, suffrutescente à la base. Feuilles longues de 2 à 4 pouces, sur 6 à 10 lignes de large. Pa- nicule longue de 3 à 4 pouces. Épis courts , presque nl Fleurs d’un blanc argenté. Getie espèce se cultive dans les serres, comme plante d’agré- ment. 254 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. AERVA LAINEUX. — Aérva lanata Juss. — Mill: Ic. à, tab. 11, fig. 1 — Celosia lanata Linn. Feuilles oboyales , mucronées, pubérules aux 2 faces , subin- canes. Panicules axillaires, courtes : épis horizontaux. Herbe annuelle ou bisannuelle, suffrutescente à la base, mul- ticaule, irès-rameuse , florifere à la base. Tiges ascendantes ou diffuses, cotonneuses, longues de 6 à 12 pouces. Feuilles longues de 4 à 12 lignes, courtement pétiolées. Panicules ordinairement us peu plus longues que les feuilles : épis latéraux horizontaux. Fleurs d’un blanc argenté. | Cette espèce, indigène dans l’Inde, se cultive aussi dans les collections de serre. Genre CÉLOSIA. — Celosia Linn. Calicule à 2 folioles concaves. Calice 5-sépale: Andro- phore campanulé : filets 5, anthérifères, alternesayec 5 dents horizontales; anthères à 2 bourses. Style indivisé, filiforme, saillant. Stigmate 2- ou 5-fide. Pyxide polysperme. Herbes ou sous-arbrisseaux, Tiges anguleuses, Feuilles al- ternes, décurrentes sur le pétiole. Fleurs scarieuses, luisan- tes, disposées en épis denses. Bractées persistantes. M. de Martius énumère dix-huit espèces de ce genre, dont voici les plus notables : CÉLOSIA À FLEURS ARGENTÉES. — Celosia argentea Linn. — Mart. Gent. tab. 7. — Mort. Malab. ro, tab. 39. Feuilles lancéolées-linéaires, pointues, subsessiles. Épiseylin- dracés eu ovales-cylindracés, terminaux, subsolitaires. Sépales cblongs-lancéolés, cuspidés, plus longs que les bractées. Herbe annuelle, très-glabre, Eu de1à 2 pieds Tige dres- sée, rameuse, de Feuilles longues de 2 à D pouces, Sur à 3 lignes de large, d’un vert gai, luisantes aux 9 faces. Épis longs de 1 à 3 pouces, d’un blanc luisant et un peu rosé: Fleurs longues de 3 à 4 lignes, imbriquées, sessiles, Bractées conformes aux sépales, mais plus courtes, Étamines un peu plus courtes que le calice, Style au moment de la floraison nn peu plus seurt FAMILLE DES AMARANTACÉES. 255 que Je calice, puis saillant ( par l’accroissement que prend l’o- vaire ). Pyside obconique, mince ; opercule hémisphérique, pa- pilleux. Graines noires , es CÉLOSIA MARGARITACE. — Celosik margaritacea Linn. — Hort. Malab. 10, tab. 38. Ce Célosia ne diffère 4 préeédent , dont 2 est probablement une variété, que par des billes ovales ou ovales-lancéolées, où lancéolées, acununées , Courtement pétiolées. TE varie à Le blanches , ou roses, ou jaunätres; ses épis sont quelquefois agré- gés en thyrse an sommet de la tige et des branches. CELosra CRÈTE DE Goo. — Celosia cristata Lainn. — Celo- sia coccinea Lainn. { var.) — Knorr, Del. 1, tab. 11, fig. 5 et 6. Ce Célosia n’est qu'une déformation du précédent, due à la culture. Ses épis sont aplatis, tronqués, souvent larges 4 ‘la pied et régulièrement one au sommet, de manière à offrir Pas : pect d’une crête de coq ; les fleurs se Es presque toutes en bractées subulées ; on possède des variétés jaunes, blanchi- tres , et d’un pourpre plus ou moins vif. CÉLOsIA À AIGRETTES. — Celosia castrensis Linn. — Bar- rel. Te. Rar. p. 471, tab. 1105. — Boccon. Mus. 2, p. 77; tab. 66. Ce Gélosia paraît différer des précédents par ses feuilles très- longuement acuminées, lesquelles d’ailleurs sont tantôt ovales, tantôt lancéolées. Les épis sont tantôt courts et subpyramidaux, tantôt cylindriques et très-longs ; les fleurs pourpres , ou roses, ou blanchâtres. Les quatre Célosia dont nous venons de parler sont originaires de l'Inde, et se cultivent très-fréquemment dans les parterress l'aspect luisant de leurs épis de fleurs leur a fait appliquer le nom vulgaire de Passe-velours, Les fleuristes estiment surtout les varictés appelées Crétes de coq. CÉLOSIA ÉFFILÉ, — Celosia virgata Jacq. Îe, Rar. 9, tah, 330. 256 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Tige suffrutescente. Feuilles ovales, acurminées, ondulées. Épis axillaires et en panicule terminale. Sépales lancéolés, pointus, plus longs que les bractées. Tige haute de 3 à 4 pieds. Feuilles longues de 4 à 5 lignes. Fleurs verdâtres. Cette espèce croît dans la Colombie. s CÉLosIA panIGULÉ. — Celosia paniculata Swartz, Obs. — Sloan. Jam. tab. o1, fig. 1. — Celosia nitida Vahl, ex Mart. Tiges ascendanies, D Feuilles ovales ou ovales-oblon- gues , acuminées. Épis terminaux, lâches, paniculés. Tiges rameuses, longues de 3 à 4 Dies Fleurs d’un j jaune pale. Gette espèce croit aux Antilles. CÉLOSIA À LONGUES FEUILLES. — Celosia pie NEnE Plant. Brasil. tab. 157, .et 158 n° 2 Le Tige suffrutescente, dressée. File lancéolées ou TRa lées-oblongues , acuminées. Capitules terminaux , solitaires , sub- sessiles, compactes, ovales-globuleux. Tige simple ou rameuse, glabre, haute de r pied ou plus. Feuil- les longues de 5 à 8 pouces, larges d’environ 2 pouces, glabres, d’un vert foncé. Fleurs blanches. Bractées et folioles du calicule ovales-triangulaires , acuminées. Sépales lancéolés, pointus. M. de Martius a trouvé cette espèce au Brésil , dans les forêts vierges de la province de Rio-Négro. Genre GOMPHRENA. — Gomphrena Linn. Calicule à 2 folioles carénées. Calice 5-sépale. Androphore tubuleux, cylindracé, 5-fide au sommet; lanières 2- ou 3- fides, ou dentées; anthères à une seule bourse, linéaires, ses- siles entre les divisions des lanières. Style indivisé, court. Stigmates 2, subulés. Carcérule monosperme. Herbes rameuses, souvent velues ou cotonneuses. Feuilles opposées, subsessiles. Fleurs souvent laineuses , disposées en capitules axillaires où terminaux, aphylles ou feuillés. Brac- tées et calices jaunes, ou rouges, ou blanchâtres. FAMILLE DES AMARANTACÉES. 957 Ce genre renferme environ quarante espèces, dont un grand nombre ontété découvertes au Brésil, par M. de Mar- tius. Les Gomphrena sont en général des plantes très-élé- gantes: aussi en cultive-t-on quelques-uns dans les jardins. Voici les espèces les plus remarquables : GOMPHRÉNA OFFICINAL. — Gomphrena officinalis Mart. Reis. 1, p. 280; Nov. Gen. et Spec. Brasil. v. 2, tab. 1o1et 102.— Aug. Saint-Hil. Plant. Us. Bras. tab. en Gomphrena arborescens Linn. fil. (ex Mart.) Tige ascendante. Feuilles oblongues, ou ovales, ou ovales-ar- rondies, mucronulées. Capitules terminaux, hémisphériques , in- volucrés. Calicule à folioles linéaires, pointues : carène en crête dentée. Sépales velus à la base, linéaires, pointus. Herbe haute de 4 à 9 pouces, hérissée de poils. Tige carrée, rougeûtre, simple. Entre-nœuds écartés. Feuilles scabres, un peu charnues, d’un vert rougeâtre, longues de 2 à 3 pouces, larges de 8 à 4 lignes : les radicales orbiculaires, plus petites que les caulinaires. Capitule solitaire, pédonculé, ayant jusqu’à 2 pouces de diamétre, moins haut que les feuilles involucrales. Fleurs ser- rées, d’un vermillon tirant sur l’orange. Folioles du calice lon- gues d'environ 18 lignes. Calice plus court que le calicule. An- drophore cylindrique, glabre, denté, un peu plus long que le ca- lice. Cette plante est commune au Brésil, dans les sayanes herbeuses (cantpos) de la province des Mines etde celle de Saint-Paul. « Le » nom de Para todo qu’on lui donne, dit M. Aug. de Saint- » Hilaire, indique, selon les uns , l’idée que l’on a de l’univer- » salité de ses vertus, et, suivant les autres, la double faculté » qu’elle a d’exciter au vomissement et de procurer des déjections » alvines. On appèle la même plante Perpétua, parce que ses fleurs » très-scarieuses se conservent aussi longtemps que celles de nos » [mmortelles. Si l’on en croyait les cultivateurs de l’intérieur du » Brésil, la racine de cette plante serait propre à guérir tous les » maux. Îls l’emploient particulièrement dans les fièvres inter- » muttentes , les coliques, la diarrhée; ils prétendent qu’elle est BOTANIQUE. PHAN, T, Y. 47 258 GUASSR DES EARYOPHYLEINÉES, # bonné contre la morsure des serpents, qu’elle fortfie l’estos » mac, les intestins, etc, 11 faut se garder de confondre le Gom: » phrena officinalis avec un arbre de la famille des Apocynées » Qui st aussi connu dans la province des Mines sous le nom de » Para todo. » Nous, ajouterons que le Gomphrena offi dater n’est pas moins “rémarquable par la beauté de ses fleurs que par ses vertus médi- cirales. GomMrHRÉNA À GROS CAPITULES. — Gomphrena mAGTOCE- phala Aug. Saint-Hil. Plant. Us. des Bras. tab. 22. Tige ascendante. F euilles pétiolées, lancéolées, ou lancéolées- obiongues, subobtuses. Capitule terminal , hémisphérique. In- volucre polyphylle : folioles linéaires et linéaires-oblongues, pointues, 2 ou 3 fois plus longues que les fleurs. Folioles du ca- licule linéaires, à carène en crête dentée. Sépales soyeux Wers la base, ue Ant haute de 4 à 8 pouces, hérissée de poils ascendants ou étalés. Tige simple, carrée : enire-nœuds écariés. Feuilles stri- gueuses, rousses , longues de 2 à 5 pouces , rétrécies cn pétiole court, Capitule unique, pédonculé, de 3 pouces de diamétre. Feuilles involucrales longues de 2 à G pouces. Fleurs serrces, d’un beau rose, Folioles du calicule Jongues.de //> pouce. Andro- phore 10-denté, plus court que le calice. Cette espèce est commune au Brésil, dans touie la partie méri- dionale de la province de Saint-Paul, située à l’est de la grande Cordillère. .« Ses vertus, dit M. de Saint-Hilaire, ne sont guère » moins précomsées par les colons de ces contrées que celles du » Gomphrena officinalis par les habitants de la province des » Mines; mais c’est principalement contre lamorsure des serpents »_.et les coliques qu’on en fait usage. » Le Gomphrena macrocephala est aussi à signaler comme une très-belle plante d'ornement. GOMPHRÉNA A CAPITULES GLOBULEUX. — Gomphrena glo- bosa Linn. — Bot, Mag, tab, 2815. — Rumph. Amb, 5, tab, 100, fig. 3, FAMILLÉ DES AMARANTACÉES. 250 Couvert de poils scabres apprimés. Tige dressée, dichotome. Feuilles lancéolées , ou lanctolces-oblongues, ou obiongues-lan- céolées, courtement acuminces, cilices. Capitules terminaux , sub. solitaires, longuement pédonculés , munis d’un involucre à 2 fenil. les cordiformes. Calicule plus long que le calice : folioles mucro- nées, à carène cristée, dentelée. Sépales linéaires -lancéolés, lai- neux, plus courts que l’androphore. Lanières de l’androphore courtes, bidentées. Herbe annuelle. Tige ferme, très-rameuse, souvent rougeâtre, renflée aux articulations, haute de 12 à 18 pouces. Feuilles lon- gues de 1 à 2 pouces, d’un vert foncé. Capitules blancs , ou ro- ses, ou d’un pourpre violet, luisants , multiflores, très-denses, Carccrule petit, lenticulaire. Cette espèce, nommée vulgairement Æmarantine , est onigi- maire d'Inde, et se cultive très-fréquemment comme plante de parterre. GOMPHRÉNA DÉCOMBANT. — Gomphrena decumbens Lin. — Jacq. Hort. Schæœnbr. tab. 482. Parsemé de poils apprimés. Tiges décombantes, dichotomes. Feuilles lancéolces , ou lancéolées-ohlongues, subobtuses, muoro- nées, ciliées. Capitules terminaux, subternés, sessiles, ovales, où ovales-oblongs. Calicule plus long que le calice : folioles mucro- nées, à carène cristée, laccrée. Sépales poilus : les 2 extcricurs naviculaires, acuminés ; les 3 intérieurs linéaires, denticulés au sommet. Androphore à peu près aussi long que les sépales : la. nières très-courtes, tridentées. Herbe annuelle. Tiges tres-rameuses, appliquées contre terre, striées, longues de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de 1 à 2 pouces, fermes, un peu Juisantes, d’un vert gai : les florales conformes aux caulinares. Capitules longs de 5 à ro lignes, luisants, pana- chés de blanc et de rose. Cette espèce , indigène au Mexique, se cultive aussi comme plante d'agrément; mais elle est beaucoup moins élégante que le Gomphrena globosa. GoMPRRÉNA DE SCHLEGATENDAL, me Gomphrena Scklechten 260 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. daliana Mart. Amarant. in Nov. Act. Nat. Cur. v. 13, pars], P: 209. | Très-hérissé. Tige dressée, dichotome. Feuilles elliptiques- oblongues, obtuses, mucronulées : les florales géminées ou qua- ternées. Capitules terminaux, très-gros, globuleux. Folioles du calicule à crête dentelée. Sépales dentelés, linéaires-lancéolés , laineux à la base , presque 2 fois plus courts que le calicule. Herbe vivace, hérissée de longs poils jaunâtres. Tige haute de 1 à > pieds : rameaux brachiés, subfastigiés. Feuilles courte- ment pétiolées : les inférieures longues de 2 à 3 pouces ; les flo- rales longues d'environ 18 lignes. Capitules Rice de 1 ‘/2 2 pouce, péaehe de rose et de blanc. Androphore à peu près aussi long que le calice : lanières très-courtes. Cette espèce, au témoignage de M. de Martius l’une des plus belles du genre, a été découverte par Sellow, au Brésil, dans la province Cisplatine. GOMPHRÉNA BICOLORE, — Gomphrena bicolor Mart. 1. c. p. 300. Tiges décombantes, hérissées. Feuilles lancéolées , strigueu- ses : les florales conformes aux caulinaires. Capitules terminaux, sessiles, subgéminés, hémisphériques. Folioles du calicule à crête denticulée. Sépales linéaires-lancéolés, poilus à la base, aussi longs que le calicule. Androphore inclus, profondément 5-fide : Janières bifides. Herbe vivace. Tiges longues de 4 à 8 pouces. Rameaux hé- rissés de poils ferrugineux. Capitules de la grosseur d’une moitié de Cerise. / Cette espèce croit au Pérou. GomMPHRÉNA VELU. — Gomphrena villosa Mart. Amarant. 1. c. p. 303. Pubescent-incane. Tiges ascendantes, dichotomes. Feuilles lan- céolées ou lancéolées-obovales , courtement acuminées , subsessi- les : les involucrales (2 ou 4 ) ovales ou ovales-oïbiculaires, acu- minées. Capitules axillaires et terminaux , subglobuleux , dispo- sés en panicule interrompue, subaphylle, longuement pédoncu- FAMILLE DES AMARANTACÉES,. 261 lée. Folioles du calicule sans crête, plus courtes que les sépales. Sépales linéaires , laineux. Androphore plus long que le calice, 5-fide au sommet : lanières bifides, recourbées. Herbe vivace. Tiges longues de 1 à 2 pieds : entrenœuds supé- rieurs des rameaux florifères très-écartés (longs jusqu’à ‘/, pied ). Feuilles longues de 1 :}, à 2 pouces. Capitules de la grosseur d’une Cerise, jaunâtres : les inférieurs longuement pédonculés ; les supérieurs sessiles ou subsessiles. Calice long de 3 à 4 lignes. Cette espèce, originaire de Montévidco, se cultive dans les ser- res, comme plante d’agrément. GompmrÉNA DES DÉsERTs. — Gomphrena deseriorum Mat. Plant. Brasil. 2, tab. 103. Veln, herbacé. Tiges dichotomes, subascendantes. Feuilles lancéolées, pointues, fortement pubescentes en dessous. Capitule hémisphérique , terminal , diphylle, ionguement pédonculc. Fo- lioles du calicule munies d’une large crête. Calice laineux à la base, plus court que le calicule. Androphore cylindrique, 5-fide au sommet, saillant. Herbe vivace, multicaule, haute d’environ 5 pouces. Capitule blanc, de la grosseur d’une Gerise : feuilles involucrales ovales. Cette espèce groit au Brésil, dans les déserts de la province de Bahia. GomPHRÉNA INCANE. — Gomphrena incana Mart. 1. c. tab. 112. Tiges dressces, presque simples, velues, nues. Feuilles ( radi- cales } lancéolées-oblongues ou lancéolées-obovales , Incanes aux 2 faces. Capitules terminaux et axillaires, globuleux, aphylles. Folioles du calicule à carène subdenticulée. Calice laineux, 2 fois plus long que fe calicule. Androphore cylindrique, 5-fide au sommet, peu saillant. Herbe vivace, unicaule, ou pluricaule, haute de 2 à 3 pieds. Tiges grêles. Feuilles radicales longues de 2 à 3 pouces, larges de 1 pouce. Capitules larges d’environ 1 pouce, peu nombreux, jaunâtres. Cette espece a été observée par M. de Martius au Brésil, dans 362 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. les montagnes du district des diamants , à plus de 3,000 pieds d’élévation. Gompnréna xubicaULE.— Gomphrena scapigera Mart. 1. c. tab. 116. Très-hérissé. Tiges ascendantes, presqne simples, nues. Feuil- les radicales lancéolées. Capitules globuleux , terminaux , subso- htaires , 3-5-phylles. Folioles du calicule à carène légèrement cristée. Calice laineux , aussi long que le calicule. grêle, non-saillant, 5-fide au sommet. Hoi vivace, mulicaule, Tiges grêles, hautes de 1 à 2 pieds, bifurquées au sommet. Feuilles radicales roselées, longues d’en- viron 3 pouces. Capitules roses, larges d’environ 1 pouce : feuil- les involucraies lancéolées, pointues. Cette espèce, semblable par son port à certains Hieracium, a été trouvée par M. de Martius, au Brésil, dans les savanes de la province des Mines. GompsrEéNa DE SELLOW. — Gomphrena Sellowiana Mart. LCD MCE Hérissé. Tige dressée, simpie. Feuilles oblongues. Capitule trés-gros , terminal, g'obuleux , involucré. Foliôles du calicule dentelées aux bords et à la carène. Scpales dentelés, laineux à Ja base, aussi longs que le calicule. Androphore 5-denté, aussi long que.ie calice. He:he vivace, haute de 1 à 1 ‘/, pied. Feuilles longues de 2 à 3 pouces. Capitule d’un jaune orange, large de 18 lignes : feuil- les involucrales séminees ou gugt tercées, ovales. Calice long de près de 1 pouce. Cette espèce élégante croit aux envirors de Montévidco. GomperEna ÉLÉGANT. — Gomphrena elegans Mart. |, ce tab, 110. Tige dressée, dichotome, pulvérulente, ferruginense. Fofilles pétiolées, ovales, pointues, veineuses et velues en dessous. Capi- tules pédonculés, terminaux, globuleux, aphylles. Folioles du FAMILLÉ DES AMARANTACÉES, 263 calicule non-cristées. Galice velu à la base, 3 fois plus long que le calicule. Androphore incius péRihdénent 5-fide, Herbe vivace. Tige haute Be 2 à 3 pieds. Feuilles longues de 1 à » pouces, larges de près de 1 pouce. Capitules blanchâtres, nombreux, longs d'environ 1 pouce. Cette espèce a été observée par M. de Martius dans les pro- vinces méridionales du Bresil. GOMPBRÉNA VAGABOND. — Gomphrena vaga Mart. 1. c. tab. 120. Tige dressée, dichotome, velue. Feuilles lancéolces ou ovales- lancéolées , acuminées , pétiolées , aranéeuses en dessous. Capi- tules pédonculés , solitaires cu panicules, aphylles. Folioles du calice non-cristées. Sépales laineux, 3 fois plus longs que le ca- licule. à Herbe vivace, haute de 3 à 4 pieds. Rameaux étalés. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, larges de 1 pouce. Pédoncules axillaires et terminaux. Capitules blanchâtres, longs de ‘/ pouce. Cette espèce a été observée par M. de Martius aux environs de Rio-Janéiro. GOMPHRÉNA A LONGUES FLEURS. — Gomphrena angusti- flora Mart. I. c. tab. 12r. Glabre. Tige dressée, grêle, rameuse, anguleuse. Feuilles li- néaires, pointues, glauques. Épis terminaux et latéraux, aphyl- les, subtétrastiques, lâches. Folioles du calicule non-cristées. Ca- lice imfondibuliforme , glabre , pentagone à la base, 4 fois plus long que le calicule. Androphore inclns , 10-denté. Herbe vivace, unicaule. Tige grêle, rameuse des la base, haute de 1 ‘A à 2 pieds. Feuilles longues de 1 à x 7, pouce, larges de 1 ligne. Fleurs panachées de blanc et de rose. Calice très-grèle , long d'environ 6 lignes. | M. de Mariius a découvert cette espèce dans les sayanes du Brésil méridional. Genre PFAFFIA. — Pfaffia Martius. Galicule à 2 folioles carénées, Galice 5-sépale. Andro- 264 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES, phore tubuleux, 5-fide : lanières 3-fides : les 2 lobules laté- raux fimbriés; l'intermédiaire anthérifère; anthères linéaires, à une seule bourse. Style nul. Stigmate orbiculaire, sessile. Carcérule monosperme. Herbes. Feuilles opposées, subsessiles. Inflorescence en épis ou en capitules solitaires, terminaux, aphylles. Bractées persistantes, conformes aux folioles du calicule. Calice sou- vent laineux et s’envolant à la maturité. Ce genre est propre à l'Amérique méridionale. Les P/af- 2e ont le port des Gomphréna; on en connaît . plusieurs es- pèces, dont voici les plus notables : PrarriA GLABRE. — Pfaffia glabrata Mart, Plant. Brasil. 2, tab. 122. Tiges ascendantes ou dressées, velues aux entrenœuds. Feuilles lancéolées, ou lancéolées-linéaires, allongées. Pédoncules termi- naux et axillaires, simples. Épis ovales-cylindriques. Racine vivace. Tige haute de 3 pieds et plus. Feuilles longues de 1 à 2 pouces. Capitules blanchâtres. Bractées et folioles du calice cordiformes-triangulaires. Sépales oblongs-lancéolés, obtus, 3 fois plus longs que le calicule. Androphore jaunâtre, inclus. Cette espèce croît au Brésil, dans la province des Mines. PFAFFIA VELOUTÉ. — Pfaffia velutina Mart. 1. c. tab. 124. Velouté, velu. Tiges simples, dressées. Feuilles elliptiques ou ovales, obtuses. Pédoncules terminaux et GNU es, simples. Epis ovales-cylindriques. Racine vivace, multicaule. MABÉE fermes , hantes de 1 pied et plus. Feuilles Inn der àr /, pouce, hurle Épis blan- châtres, longs de près de 1 pouce. Bractées ovales, pointues. Fo- lioles du calicule lancéolées. Sépales lancéolés, pointus, barbus à la base. Adrophore inclus. Cette espèce croît au Brésil, sur les plateaux de la provmce des Mines. Genre MOGIPHANE. — Mogiphanes Mari. : Calicule à 2 folioles carénées. Galice 5-sépale, Andro- FAMILLE DES AMARANTACÉES. 965 phore tubuleux;, 40-fide : 5 des lanières (alternes avec les 5 autres) stériles, dentées ; anthères linéaires, à 1 seule bourse. Réceptacle columnaire, 5-glanduleux, articulé au-dessous du calice. Style indivisé. Stigmate capitellé. Carcérule mo- nosperme. Herbes ou sous-arbrisseaux, pubescents, ou velus. Feuilles opposées, courtement pétiolées. Fleurs en capitules ou en épis longuement pédonculés. Calice fructifère caduque : in- volucelle et bractées persistants. Ce genre est propre à l'Amérique méridionale; M. de Martius en a décrit huit espèces, dont voici celles qui se font remarquer par la beauté de leur inflorescence : MocrPnANE VELU. — Mogiphanes villosa Mat. Plant. Bra- sil, tab. 132, et 134, n° 2. Tige dressée, subtrichotome, velue (ainsi que les rameaux) de poils roux. Feuilles ovales, pointues, ou acuminées, pubescentes. Épis terminaux, ovales, aphylles. Herbe vivace, haute de 3 à 4 pieds. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, d’un vert foncé. Capitules longs d’environ 6 lignes, d’un jaune de paille. Braciées ovales, pointues. Folioles du cali- cule ovales-lancéolées , fortement carénées. Sépales longs de 2 à 3 lignes, pubescents, lancéolés, pointus, trinervés, 2 fois plus longs que le calicule. Cette espèce, indigène au Brésil méridional , n’est pas rare dans les collections de serre. Mocrsaxe pu Brésin. — Mogiphanes brasiliensis Mart. L c. tab. 133, et134, n° 3. Tige dressée, rameuse, poilue inférieurement : rameaux diver- gents. Feuilles lancéolées ou oblongues-lancéolées, acuminées, pubescentes. Pédoncules terminaux et latéraux, allongés, simples, ou trifides. Capitules subglobuleux (cylindriques après la flo- raison ). l Herbe vivace, haute de 3 à 4 pieds. Tige tétragone inférieure- ment. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, d’un vert gai, ou quel- quefois rougeâtres. Capitules blanchâtres , longs d'environ 6 li- 266 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. gnes. Bractées ovales. Folioles du calicule lancéolées. Sépales lancéoles, as trinervés, plus longs que le calicule. Cette espèce, commune alé uñe rl partie du Brésil, se cultive aussi dans les collections de serre. MOGIPHANE MULTICAULE. — Mogiphanes mullicaulis Mart. À. c. tab. 131. Tige très-rameuse, décombante : rameaux ascendants, pubéru- les. Feuilles lancéolées, pointues, pubescentes en dessous. Pédon- cules terminaux et axillaires, rameux. Épis cylindriques. Herbe vivace, haute de 1 à 2 pieds, Feuilles longues de ; à 1 ‘/2 pouce, larges de 3 à 5 lignes. Épis blanchâtres, longs de 6 à 8 lignes : feuilles involucrales petites, lancéolées. Bractées ova- les, pointues. Folioles du calicule ovales-oblongues, pointues. Sé- pales lancéolés, pointus. Gette espèce a été observée par M. de Martius, au Brésil , dans la province de Maragnan. | | Genre SERTURNEÉRA. — Serturnera Mart. Fleurs polygames-monoïques. Calicule à 2 folioles conca- ves. Calice 5-sépale. — Fleurs hermaphrodites : Andro- phore 5-parti : lanières ciliées, toutes anthérifères. Anthères linéaires, à une seule bourse. Style nul. Stigmate capitellé ou subbilobé, sessile. Carcérule monosperme. — Fleurs fe- melles : khärobtiôte comme dans les fleurs hermaphrodi- tes, mais dépourvu d’anthères. Herbes vivaces, multicaules. Feuilles opposées, courte- ment pétiolées. Inflorescence en capitules subglobuleux, terminaux, aphylles. Fleurs petites. Bractées tombant avec le calice, ou s’envolant avec celui- ci, lors de la Donnée appar tient à \p Amérique DE I ne renferme que 1e deux espèces suivantes : SERTURNÉRA GLAUQUE. — Serturnera glauca Mart. Plant. Brasil. tab. 136 et 13 7 Presque glabre. Tige dichotome, fistuleuse. Feuilles plauques, l'AMILLE DES AMARANTACÉES. 267 lanceolées, auminé M apitutes en particule trichotome. Calice légèrement barbu à la base. Tige haute de ,3 à 4 pieds , anguleuse , un peu glauque. Ra- meaux étalés, dichotomes. Feuilles légèrement pubérules en des- sous, molles : les caulinaires longues de 5 à 4 pouces, larges de près de r pouce; les raméaires longues de 18 lignes, larges de 3 à 4 lignes. Pédoncules grêles, pubérules. Capitules petits, blancs, subglobuleux. Bractées ovales-oblongues où subrhomboïdales, minimes. Folioles du calicule ovales-orbiculaires, un peu plus courtes que la bractée, Calice subcylindracé, long de x ?/, ligne : segments linéaires-lancéolés, pointus. Cette espece habite les provinces méridionales du Brésil. SERTURNERA FauUx-ÎRÉSINE. — Serturnera iresinoides Mart. Ï. c. tab. 138. Tige ferme, dressée, suffrutescente : rameaux et pédoncules trichotomes, ferrugineux. Feuilles lancéolées, pointues , pubes- centes. Galice laineux. Racine vivace, multicaule. Tiges hautes de 3 à 4 pieds. Feuil- les longues de 1 pouce et plus. Capitules petits, blauchâtres. Bractées ovales , pointues. Folioles du calice conformes aux brac- tées, un peu plus petites. Pétales linéaires, pointus , longs de 1 ligne. Cette espèce a été trouvée par M. de Martius au Bresil, dans la province de Rio-Négro. Genre FROMMSDORFFIA, — Trommsdorfiia Mart. Calicule à 2 folioles concaves. Calice 5-sépale, laineux, Androphore cupuliforme : filets 5, anthérifères, alternes avec 5 dents; anthères elliptiques, à une seule bourse. Style très-court, Stigmate subsessile, capitellé, ou subbilobé. Car- cérule monosperme. Herbes ou sous-arbrisseaux. Fleurs petites, 4-bractéolées, agrégées en capitules terminaux et latéraux. Calice fructifère laineux, s ’envolant lors de la maturité; bractées Fi ana Ce genre est propre à l'Amérique méridionale, On n’en 263 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. connait que quatre espèces, dont 1ivante sè fait sur - tout remarquer par l’élégance de ses fleurs : TROMMSDORFFIA À FLEURS ponirs. —Trommsdorffia aurala Mart. Plant. Brasil. tab. 130. | Herbe vivace, haute de 2 à 3 pieds. Tiges et rameaux dressés, velus de poils ferrugineux. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, oblongues , acuminées aux 2 bouts, pubescentes en dessous. Pa- nicule ample, feuillée, velue, subtrichotome. Capitules petits, 6-10-flores, courtement pédonculés, opposés. Fleurs luisantes, couleur de bronze. Bractées minimes, ovales-triangulaires. Fo- lioles du calicule suborbiculaires, très-concaves, à peu près aussi longues que la bractée, plus courtes que le calice. Calice long d'environ 1 ligne, entouré d’une aigrette de poils luisants, cou- leur de bronze : sépales ovales ou ovales-lancéolés, pointus. Éta- mines incluses. Cette plante élégante a été trouvée par M. de Martius vers les limites occidentales du Brésil , sur les bords du Japura. Genre HÉBANTHE. — Hebanthe Mart. Calicule à 2 folioles concaves. Calice à 5 sépales : les intérieurs entourés de poils roides. Androphore 5-parti : lanières 3-fides : le segment intermédiaire anthérifère ; les 2 segments latéraux stériles; anthères elliptiques, à une seule bourse. Stigmate capitellé ou bilobé, subsessile. Car- cérule monosperme. Herbes vivaces. Feuilles opposées, pétiolées. Fleurs pe- tites, 1-bractéolées, disposées en épis lâches paniculés. Brac- tées persistantes. Calice fructifère s’envolant lors de la ma- turité. Les Hébanthes croissent dans les forêts du Brésil; leur inflorescence est très-élégante. On ne connaît que les FES dont nous allons faire mention. HÉBANTHE PANICULÉ. — Hebanthe paniculata Mart. Plant. Brasil. tab. 140, et 142 n° r. Feuilles oblongues, pointues aux 2 bouts, glabres; aisselles FAMILLE DES AMARANTACÉES. 269 barbues. Panicule ample, subpyramidale, très-rameuse, feuillée aux entrenœuds : rachis pubescent. Tige herbacée, ou suffrutescente à la base, dressée, haute de 3 pieds et plus. Feuilles longues d’environ 3 pouces, d’un vert foncé. Épis longs de 1 à 2 pouces. Fleurs brunâtres, alternes. Bractées ovales-triangulaires, barbues à la base. Folioles du ca- licule ovales-orbiculaires, subdenticulées. Sépales ovales-oblongs, obtus, longs de 1 ligne. Androphore presque 2 fois plus court que le calice. M. de Martius a découvert cette espèce dans les montagnes de la province de Rio-Janéiro. Héganre À épis. — Âebanthe spicata Mart. 1. c. tab. 141, et 142, n° 2. Tige, rameaux et épis hérissés de poils ferrugineux. Feuilles ovales, acuminées , cotonneuses-subferrugineuses en dessous. Épis simples ou trifurqués , subterminaux , subternés. Tige herbacée , dressée, haute de 3 à 4 pieds. Feuilles longues de 2 à 4 pouces. Épis d’un brun roux, longs de 1 à 2 pouces. Fleurs alternes, assez rapprochées. Bractées ovales - orbiculai- res, pointues, subcordiformes à la base. Folioles du calicule tranversalement oblongues. Sépales ovales-oblongs, longs d’envi- ron 1 ligne. Androphore 2 fois plus court que le calice. Cette espèce a été observée par M. de Martius au Brésil, dans la province des Mines et dans la province de Bahia. HépanTee ÉFrILÉ. — Mebanthe virgata Mart. 1. c. tab. 143, ettab. 145, n° r. Tige, rameaux et pédoncules couverts d’une pubescence sca- bre, ferrugineuse. Feuilles ovales, acuminées , presque glabres en dessus, cotonneuses-ferrugineuses en dessous étant jeunes. Pani- cules axillaires et terminales, subpyramidales, feuillées. Tige dressée, suffrutescente à la base. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, larges de 15 à 20 lignes. Panicule générale longue de 6 à 12 pouces. Épis lâches , grèles. Fleurs blanchätres , sub- opposées, Bractées et folioles du calicule orhiculaires , ou ovales - 270 CLASSP DES CARYOPHYLLINÉES, érbicülaires; poilues. Sépales ayalés ou ovales-oblongs , longs de 1 ligne. É | | Cette espèce croit au Brésil, dans la province de Saint-Paul, HÉBANTHE PULVÉRULENT. — Âebanthe pulverulenta Mart. Per tfb-/14/ ebtal 7452 n, 2 | Rameanx et pédoncules pulvérulents, subincanes. Feuilles oyales. acuminées, presque glabres en dessus, pubérules en dessous (les jeunes pulvérüulentes aux 2 faces ). Panicule termi- nale, pyramidale , assez dense , feuillée aux entrenœuds. Tige haute de 4 pieds et plus, suffrutescente à la base. Feuilles longues de 1 à 2 pouces. Panicule longue de 4 à 6 pouces. Épis grêles, assez denses. Fleurs d’un jaune paille, subopposées. Brac- tées et folioles du calicule suborbiculaires. Sépales ovales, obtus, longs de 1 ligne. M. de Martius a observé cette espèce dans les provinces méri- dionales du Brésil. Genre IRESINE. — Jresine Willd. Fleurs dioïques. Calicule à 2 folioles concaves. Calice 5- sépale. — Fleurs mâles : Androphore cupuliforme, non- denté; anthères 5, à une seule bourse. — Fleurs femelles : Ovaire à 2 ou 5 stigmates. Carcérule monosperme. Herbes molles, débiles, dressées, presque glabres. Tige rameuse, sillonnée. Feuilles opposées, pétiolées. Fleurs pe- tites, très-luisantes, jaunâtres, ou blanchâtres, disposées en panicule composée d’épis ou de glomérules. Calice fructi- fère très-laineux, s’envolant lors de la maturité. Bractées persistantes. Les {résines se font remarquer par le lustre métallique de leurs fleurs, disposées en amples panicules. M. de Marius énumère onze espèces de ce genre, dont voici les plus no- tables : IRÉSINE Faux CÉLosrA, — Jresine celosioides Tann. Tige dressée, sillonnée, Feuilles glabres : les inférieures ob- FAMILLE DES AMARANTAGÉES, o74 longues , acuminées; les supérieures ovales-lancéolées, Panieule rameuse, dense, composée d’épis ovales (blanchâtres), Cette espèce ; indigène au Mexique, se cultive dans les tollecs tions de serre, sinsi que les deux suivantes : Irésoe prrrus. — resine dijfusa Willd. Glabre. Tige dressée, anguleuse de même que Îles rameaux. Feuilles lancéolées, subobtuses. Panicule ctalée, composée d’épis aïlongés , cylindriques, agrégés (d’un jaune de paille). - Getté espèce croît dans la Colombie. IRÉSINE ALLONGE. — /resine elongata Wiild. Glabre. Tige dressée, anguleuse et sillonnée de même que les rameaux. Feuilles ovales, acuminées , subciliées. Panicule à ra- meaux divergents : épis solitaires ou subgéminés , aliongés , cylin- driques, écartés (jaunâtres). Cette espèce croît dans la Colombie. IRESINE rorymorPne. — /resine polymorpha Mart. Plant. Brasil. tab. 153 et 154. Glabre. Tige anguleuse, subhéxagone. Feuilles ovales, ou oyales-lancéolées, ou lancéolées, acuminées , cunéiformes à la base, finement denticulées aux bords. Pamicules axillaires et ter- minales, très-rameuses : ramules épars, ou agrégés en thyrses, ou veriicillés. Épis ovales ou cylindriques. Tige dressée ou ascendante ; rameaux opposés, quelquefois dichotomes. Feuilles longues de 1 ‘/1 pouce à 4 pouces, larges de t à 2 pouces, molles, d’un vert clair. Panicules gésérales longues de 618 pouces, tantôt subpyramidales, tantôt très-lâches. Épil- lets petits, denses, blanchâtres. Bractées cordiformes-triangulai- res. Folioles du calicule ovales-ohlongues ou ovales-orbiculaires. Sépales oblongs, lancéolés, obtus. Cette espèce croît dans les provinces méridionales du Bresil. Genre ROSÉA. — Rosea Mart. Fleurs polygames-monoiques.Calicule à ? foliolesconcaves, Calice5-sépale, — Fleurs hermaphrodites ; Étamines5,soudées 2712 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. par la base, souvent stériles. Style presque nul. Stigmates 2 ou 5, cylindriques. Carcérule monosperme. Fleurs mâles : Étamines 5, soudées par la base; anthères elliptiques, à une seule bourse. Herbes. Feuilles opposées. Panicule très-ample, compo- sée de capitules. Fleurs 1-bractéolées, laineuses, s’envolant lors de la maturité; bractées persistantes. L'espèce suivante constitue à elle seule le genre: Roséa ÉLANGÉ. — Rosea elatior Mart. Plant. Brasil. tab. 155. — Îresine celosioides Swartz, Obs. — Iresine elatior Rich. — Willd. : Racine fibreuse , annuelle. Tige dressée, haute de 2 à 3 pieds, anguleuse, striée, glabre, rameuse. Feuilles lancéolées-oblon- gues, acuminées aux 2 bouts, d’un vert foncé, longues de 1 ‘/: à 3 pouces. Panicule longue de ‘/2 pied et plus, terminale, sub- pyramidale , feuillée à la base. Capitules courtement pédonculés ou sessiles , ovales, petits, 12-24-flores. Fleurs blanchätres. Bractéoles et folioles du calicule ovales, acuminées, denticulées. Sépales linéaires-oblongs , pointus. Cette plante élégante croît aux Antilles et dans l’Amérique méridionale. Genre BRANDÉSIA. — Brandesia Mart. Calicule à 2 folioles carénées. Galice à 5 sépales presque égaux. Androphore tubuleux, 10-fide : 5 des lanières (alter- nes avec les autres) stériles, dentées; anthères linéaires, à une seule bourse. Style indivisé. Stigmate capitellé. Carcé- rule monosperme. Herbes diffuses ou étalées, pubescentes, ou velues.Feuilles opposées. Fleurs en capitules ou en épis aphylles ou rare- ment feuillés, longuement pédonculés. Involucelle et brac- tées Le plus souvent persistants. Ce genre, propre à l'Amérique méridionale, renferme six espèces , dont voici les plus notables : FAMILLE DES AMARANTACÉES. 275 BranpysiA ÉTALÉ. — Brandesia porrigens Mart. Amar. in Nov. Act. Nat. Gur. vol. 13, pars 1, p. 314. — {chyranthes porrigens Jacq. Hort. Schœnbr. 3, tab. 350. — Bot. Mag. tab. 830. — Andr. Bot. Rep. tab. 380. Rameaux étalés. Feuilles ovales , ou elliptiques, ou oblongues, subacuminées, pubescentes ou cotonneuses aux 2 faces , rétrécies en pétiole court. Capitules ovales, disposés en panicule subaphylle, dichotome, divariquée. | Sous-arbrisseau très-rameux , haut de 3 à 4 pieds. Feuilles longues de 12 à 18 lignes, larges de 6 à ro lignes. Capitules petits, pourpres, la plupart longuement pédonculés; pédoncules inférieurs axillaires. Sépales plus longs que le calicule. Cette plante, mdigène au Pérou, se cultive dans les collections de serre, à cause de sa floraison continue pendant presque toute l’année. BRANDÉSIA FERRUGINEUX. — Brandesia rufa Mart. Plant. Brasil. 2, tab. 125, et 127, n° tr. Tige rameuse, dressée, hérissée de poils roux. Feuilles pétio- lées, oblongues-lancéolées, pointues, poilues: Pédoncules axil- laires et terminaux , divariqués, paniculés. Épis solitaires, cylin- driques, glabres, aphylles. Herbe vivace. Tige haute de 3 à 5 pieds. Feuilles longues de 2 à 3 pouces , courtement pétiolées , hérissées de poils roux. Épis roussâtres , longs de ‘/ pouce. Bractées ovales-orbiculaires, acu- minées. Folioles du calicule ovales, acuminées , poilues. Sépales lancéolés, pointus, pubescents à la base, plus longs que Pandro- phore. Gette espèce a été découverte par M. de Martius dans les pro- vinces méridionales du Brésil. BRANDÉSIA PUBÉRULE. — Prandesia puberula Mart. 1. c. tab. 126, et 127, n° 2. Pubérule. Tige dressée, rameuse. Feuilles pétiolées , lancéolées ou lancéolées-oblongues, acuminées. Pédoncules axillaires et ter- minaux, solitaires, Capitules subglobuleux , aphylles. Galice pu- bescent, POTANIQUE, PHAY. T, Y, LE =<) 974 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Herbe vivace, haute de 3 à 4 pieds. Rameaux faibles, imcom- bants. Feuilles longues de 3 à 5 pouces, larges de r à 2 pouces, d'un vert gai. Capitules petits, d’un blanc jaunätre. Bractées ovales-lancéolées, pointues. Sépales lancéolés, pointus, 3 fois plus longs que le calicule. M. de Martius a observé cette espèce dans les montagnes de la province de Rio-Janéiro. Genre ACHYRANTHE. — Achyranthes (Linn.) R. Brown. Calicule à 2 folioles souvent spinescentes. Calice 5-sépale, régulier. Androphore cupuliforme : filets 10, dont 5 den- tés ou fimbriés, stériles (alternes avec les 5 At es) ; 5 anthères à 2 bourses. Style indivisé. MAI capitellé. Carcérule monosperme. Herbes, ou sous-arbrisseaux. Feuilles opposées. Fleurs en épis aphylles. Les “chyranthes ou Adélari ne sont guère remarquables par la beauté de leurs fleurs; M. de Martius admet dans ce genre douze espèces, parmi lesquelles nous nous bornerons à citer la suivante : A AÂCHYRANTHE ARGENTÉ. — Æchyranthes argentea Xinn. — Boccon. Sicul. tab. 9. — Pluck. Alm. tab. 260, fig. 2. — Sibth. et Smith, Elor. Græc. tab. 240. __ Rameaux étalés, tétragones, subtrichotomes. Feuilles ovales, acuminées , courtement pétiolées, pubescentes en dessus, satinées (argentées ) en dessous. Fleurs réfléchies après l’anthèse. Calicule à folioles subulées (ovales et membraneuses à la base), spines- centes, presque aussi longues que les sépales. Herbe vivace. Tiges diffuses ou ascendantes, longues de 2 à 3 pieds, très-rameuses, brachiées , velues étant jeunes. Feuilles longues de 1 à 2 pouces. Épis très-denses, cylindriques : les fructifères lâches , longs de 3 à 5 pouces. Bractées ovales, cus- pidées, presque aussi longues que le calicule. Fleurs petites, verdâtres. Sépales oblongs-lancéolés, mucronés, | FAMILLE DES AMARANTACÉES. 975 Cette espèce, qui croît en Sicile et en Égypte , Se cultive dans les collections d'Orangerie. Genre PUPALIA. — Pupalia Mart. Involucelle biflore : l’une des 2 fleurs abortive , à sépales subulés , oncinés.—Æleurs fertiles : Calice 5-sépale. Andro- phore cupuliforme, 10-parti : 5 des filets anthérifères ; les 5 autres plus courts, dentés. Style indivisé. Stigmate capi- tellé. Carcérule monosperme. Ce genre ne renferme que deux espèces, dont la suivante est la plus notable : PupaLiA A FLEURS AGRÉGEES. — Pupalia densiflora Mart. Plant. Brasil. tab. 156, et 157, n° 1.—Desmochæia densiflora Kunth. Tige dressée ou procombante, subtétragone. Feuilles ovales ou oblongues, acuminées aux 2 bouts, couvertes de poils apprimés. Épis terminaux, solitaires. Fleurs réfléchies : les inférieures écartées. | Racine vivace, fibreuse. Tige haute de 3 pieds et plus, ra- meuse supérieurement. Rameaux presque étalés , le plus souvent trifurqués. Feuilles longues de à ‘/, à 4 pouces, larges de r ‘}, pouce à 2 pouces, flasques. Épis cylindriques, dressés, longs de 1 à 4 pouces. Folioles du calicule lancéolées, acuminées, longues dex ligne. Calice 2 fois plus long quele calicule.Sépales des fleurs fertiles lancéolés , pointus. Cette espèce croît dans l'Amérique méridionale. SOIXANTE-DIX-HUITIÈME FAMILLE. LES CHÉNOPODÉES. — CHENOPODEÆ. (Atriplices Juss. Gen. — Chenopodeæ De Cand. Flor. Franc. — R. Brown. Prodr. — Bartl. Beitr. IL, p. 441 ; Ord. Nat. p. 296.) Cette famille appartient en grande partie aux zones tempérées, et l’ancien continent en possède un bien plus grand nombre d'espèces que l'Amérique. Le littoral des mers, ainsi que toutes autres localités imprégnées de substances salines, servent de station à la plupart des Chénopodées ; aussi ces plantes abondent-elles dans les vastes déserts de l’Asie centrale, dont le sol, saturé de nitre ou de sel marin, se refuse le plus souvent à toute autre végétation. Peu attrayantes par leur port, les Chénopodées n’en constituent pas moins une famille très-intéressante; ou- tre les Betteraves, les Épinards et les Arroches, elle renferme beaucoup d’autres plantes susceptibles de ser- vir soit de fourrages , soit d’herbes potagères. Une foule des espèces qui croissent dans les marais salins fournis- sent, par l’incinération , la soude du commerce. Quel- ques Chénopodées sont aromatiques et toniques ; d’au- tres exhalent des odeurs très-fétides; les graines d’Ar- roche provoquent de violents vomissements, mais d’ail- leurs on ne connaît aucune Chénopodée dont les parties herbacées soient vénéneuses. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. fierbes , ou sous - arbrisseaux, ou arbrisseaux. Tiges et rameaux cylindriques ou anguleux , articulés ou inar- ticulés. FAMILLE DÉS CHÉNOPODÉES, DT Feuilles éparses ou moins souvent opposées, simples, entières, ou dentées, ou irrégulièrement incisées, ou pennatifides, ou quelquefois charnues, pétiolées, ou sessiles. Stipules nulles. Fleurs hermaphrodites, ou unisexuelles, où poly- games, inapparentes, herbacées, axillaires, ou termi- nales, diversement disposées, le plus souvent régu- lières. Calice imadhérent ou quelquefois adhérent par la base, 2-5-parti, persistant, le plus souvent accrescent ; éstivation imbricative. Disque annulaire ou laminaire, adné au fond du calice, ou quelquefois hypogyne. Pétales nuls. Étamines insérées au disque , en même nombre que les sépales et antépositives, ou en nombre moindre. Filets subulés, ou filiformes, ou élargis à la base, libres. Anthères ovales, ou oblongues, médifixes, versatiles, souvent bifides à la base, à 2 bourses déhiscentes cha- cune antérieurement ou latéralement par une fente lon- gitudinale. Pistil : Ovaire inadhérent (rarement semi-adhérent), 1-loculaire, 1-ovulé ; ovule attaché par un funicule cour- bé ascendant du fond de la loge. Style mdivisé, ou 2-5-fide, ou nul. Stigmates 2-5 libres, ou rarement O ? soudés. Péricarpe : Carcéruie (rarement pyxide) 1{-loculaire, Î-sperme, membraneux, le plus souvent recouvert par le calice amplifié et quelquefois soit charnu, soit ailé, soit épineux. Graine horizontale ou verticale. Test crustacé. Péri- sperme nul, ou central et farineux, Embryon périphé- 276 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. rique et annulaire, ou roulé en spirale (lorsqu'il n'y a pas de périsperme) : radicule appointante. La famille des Chénopodées renferme les genres sui- vanis : Salicornia Limn. — Halocnemon March. Bieb. — Ca- roxylon Thunb.— Ænabasis Linn.— Brachylepis QC, A. Meyer. — Halogeton C. À. Meyer. — Halimocnenus C. A. Meyer. — Salsola Linn. — Suæda (Forsk.) Moquin. (Schoberia C. À. M.) — Schanginia C. À. M. — Kochia Roth. (Chelonea Linn.) — Anisacantha R. Br. — Scle- rolæna R. Br. —Cornulaca De Cand. — Traganum De Cand. — Hemichroa KR. Br. — Polycnemum Limn. — Camphorosma Linn. — Threlkeldia R. Br. — Corisper- mum Linn. — Ceratocarpus Limn. — Diotis Schreb. (Ceratospermum Pers. Krascheninnikowia Guldenst.) — Crucita Lœffl. — Spinacia Linn. — Beta Linn. — Acnida Lin. — Axyris Linn. — Atriplex Linn. (Hali- mus Wallr. Obione Gærtn.) — Blitum Linn. — Mono- lepis Schrad. — Rhagodia R. Br. — Enchylena R. Br. —Ambrisia Spach.—Borry dium Spach.— Chenopodiun: Linn. — Acroglochin Schrad. (Lecanocarpus Nees. — Hablizia Marsch. Bieb. — Poussingaultia Kunth. — Dysphania R. Br. —? Anredera Juss. Genre SALICORNIA. = Salicornia Linn. Fleurs hermaphrodites, non-bractéolées. Calice utriculi- forme, ventru, indivisé, fendu longitudinalement, fon- gueux après la floraison. Étamines 2, ou 1 seule, insérées au réceptacle : filets courts, subulés. Style très-court. Stigmates 2 ou 5. Carcérule comprimé. Graine verticale, périspermée : embryon condupliqué ou périphérique; radicule descen- dante. Plantes herbacées ou ligneuses, articulées, aphylles, ou FAMILLE DÉS CHÉNOPODÉES, 279 feuillées, glabres, succulentes. Fleurs non - bractéolées, subverticillées - sénées dans les excavations d’un spadice ar- ticulé. | Les Salicornia ne croissent que dans les terrains impré- gnés de sels. Elles ont un port très-bizarre. Leurs jeunes pousses se mangent en salade ou en guise de Câpres. Dans les endroits où ces végétaux abondent, on en extrait de la Soude. Les espèces les plus communes sur les côtes de la France sont les deux suivantes : SALICORNIA HERBAGE. — Salicornia herbacea Linn. — Schk. Handb. 1, tab. 1. — Klor. Dan. tab. 303. — Svensk Bot. tab. 259: — Salicornia annua Engl. Bot. tab. 415. — £ : Sali- cornia procumbens Engl. Bot. tab. 2475. Dressé ou décombant, annuel. Articules allongés, obconiques, comprimés et bifides au sommet. Spadices opposés et terminaux, pédonculés, cylindracés , amincis au sommet. Tige très-rameuse, haute de 3 à 12 pouces : rameaux diver- gents ou dressés , le plus souvent simples. Spadices terminaux et opposés le long des rameaux : articules courts, imbriqués. Cette espèce croit sur les côtes de presque toute l’Europe, ainsi que dans les steppes salines de la Sibérie. SALICORNIA LIGNEUX. — Salicornia fruticosa Linn. — Engl. Bot. tab. 2467. — Lamk. Ill. tab. 4, fig. 2. Tige ascendante, ligneuse. Articules cylindriques ou obecni- ques, cupuliformes et bidentés au sommet, Spadices opposés et terminaux, pédonculés, cylindriques , obtus. Tige longue de 1 à 2 pieds, radicante à la base; rameaux dressés, très-nombreux , ordinairement simples. Spadices (épis) courts, épais, opposés le long des ramules, non-florifères aux articulations inférieures. Cette espèce habite les côtes de la Méditerranée. Genre SALSOLA. — Salsola Linn. Fleurs hermaphrodites, bractéolées. Galice à 5 sépales 280 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. libres, munis après la floraison d’un appendice dorsal mem- braneux. Disque annulaire ou cyathiforme, hypogyne. Eta- mines 5, ou quelquefois 3. Style court. Stigmates 2, ou rarement un seul stigmate capitellé et sessile. Carcérule dé- primé, membraneux. Graine horizontale, apérispermée; test membraneux; embryon verdâtre, spiralé; radicule dor- sale. Herbes ou sous-arbrisseaux. Tiges et rameaux inarticulés, rarement aphylles. Feuilles alternes ou opposées, subcylin- driques , souvent succulentes, très-entières, sessiles, ou ra- rement subpétiolées. Fleurs axillaires, sessiles, souvent fas- ciculées. Aïles des sépales grandes, étalées, souvent inégales. La plupart des Salsola croissent de préférence dans les terrains imprégnés de sels, mais elles prospèrent aussi dans des sables qui ne renferment aucune trace de ces matières. On connaît une vingtaine d’espèces de ce genre; nous al- lons faire mention de celles dont on tire le plus souvent parti pour obtenir la Soude. SALsoLA KaLr. — Salsola Kali Linn. — Eng]. Bot. tab. 634. —Flor. Dan. tab. 818. — Lamk. IL. tab. 181, fig. 2. — Hook. Flor. Lond. tab. 158. Annuel , hérissé, diffus, tres-rameux. Feuilles alternes , tri- gones, subulées, piquantes, étalées. Fleurs solitaires. Galice fructifére turbiné, cartilagineux, innervé : appendices étalés, contigus, arrondis, plus grands que les sépales. Tige roide, longue de 10 à 15 pouces; rameaux étalés ou rarement dressés. Sépales ovales-lancéolés , dressés : appendices scarieux , réticulés de vert ou de rose. Étamines plus longues que le calice. Cette espèce croit dans presque toute l’Europe et en Sibérie. SALsoLA corniIcuLÉ. — Salsola Tragus Linn. — Pall. HI. tab. 26, fig. 3. Cette espèce, qui croît sur le littoral de l’Europe australe, diffère de la précédente par ses feuilles filiformes , et ses calices fructiferes ovales à appendices oblonss. . FAMILLE DES CHÉNOPODÉES, 261 SazsoA Soupe. — Salsola Soda Linn. — Pall. I]. tab. 30. — Jacq. Hort. Vindob. tab. 68. — Lobel. Ic. p. 394. Annuel, diffus , glabre. Feuilles alternes, linéaires-filiformes, mucronées , charnues. Fleurs solitaires. Calice fructifère mem- braneux : sépales transversalement carénés. Tige rameuse , fragile, souvent rougeätre ; rameaux opposés , longs de 2 à 4 pieds. Feuilles glauques , membraneuses aux bords, longues de 2 à 3 pouces. Sépales oblongs, obtus, courbés en dedans au sommet. Cette espèce croît sur le littoral de l’Europe australe; on la connaît sous les noms de Salicotte, La Marie, Herbe au verre, etc. Le procédé usité pour en extraire la Soude ( procédé qui, du reste, est le mème pour toutes les autres Chénopodées qu’on emploie à cet usage) consiste à couper la plante verte parvenue à son complet développement, à la sécher, et à la brûler dans de grands trous en terre; la matière ainsi obtenue est la Soude brute du commerce. Genre SUÆDA. — Suæda (Forsk.) Moquin. Fleurs hermaphrodites, bractéolées. Calice 5-parti : seg- ments ovales, obtus, membraneux aux bords, subconcaves, charnus, quelquefois carénés. Disque petit, annulaire, dé- primé, adné au fond du calice. Étamines 5 : filets filiformes. Ovaire ovale ou cylindrique. Style épais, tronqué au som- met. Stigmates 2 ou 5 (rarement 4 ou 5), dressés ou diver- gents. Carcérule déprimé ou comprimé, orbiculaire, mem- branacé, recouvert par le calice renflé et succulent (quelque fois presque bacciforme). Graine verticale, ou horizontale, ou oblique, sublenticulaire, inadhérente : test crustacé, chagriné; périsperme nul; embryon spiralé, blanc. Herbes ou sous-arbrisseaux. Feuilles nombreuses, éparses, sessiles, semi-cylindriques, charnues, succulentes.Fleurs axil- laires, sessiles, ou rarement subpédicellées, munies de 2 bractéoles squamiformes et transparentes, Les Sucæda croissent en général sur les côtes de la mer et 92892 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. dans d’autres localités saturées de substances salinies. De même que les Salsola, ils donnent de la Soude, par incinéra- tion. M. Moquin Tandon, à qui l’on doit une excellente monographie de ce genre difficile, y admet 21 espèces, dont voici les plus notables : SUÆDA ÉLANCE. — Suæda altissima Pall. TL. tab. 42. — Moq. Monogr. Suæd. im Annal. des Sciences Nat. v. 23, p. 307. — Salsola altissima Cavan. Ic. 3. tab. 289. — Condom trigynum Rœm. et Sch. Syst. — Salsola trigyna Willd. — Suæda hortensis Forsk. Annuel. Tige dressée , roide, tres-rameuse. Feuilles fliformes, pointues. Pédoncules triflores , adnés à la base de la feuille. Sé- pales peu renflés, non-anguleux , légèrement charnus. Graine verticale, ou oblique, ou subhorizontale. Cette espèce croît dans la Russie méridionale , la Hongrie et l’Espagne. SUÆDA MARITIME. — Suæda maritima Moq. |. c. p. 303. — Chenopodium maritimum Linn. — Engl. Bot. tab. 633.— Flor. Dan. tab. 489. — Salsola maritima Poir. — Marsch. Bicb. — Schoberia maritima C. À. Meyer, in Flor. Alt. Herbacé, très-rameux, diffus, glabre. Feuilles charnues ; succulentes, molles, planes en dessus, convexes en dessous, obtuses, ou pointues : les supérieures plus courtes.Fleurs sessiles, glomérulées. Calice fructifère à sépales renflés, subcarénés. Graine horizontale. Tige haute de ‘/: pied à 1 pied, rarement simple et dressée. Feuilles longues de 6 à 12 lignes , larges de ‘/2 ligne, plus ou moins glauques. Glomérules 3-12-flores ; rarement les fleurs sont solitaires. R Cette espèce est commune sur les bords de l'Océan et de la Méditerranée. Sun sérirère. — Suæda setigera Mod. 1. €. p. 309. — Chenopodium setigerum De Cand. FI. Franç. Süppl. — Safsola selifera Liagasc. FAMILLE DES CHÉNOPODÉES. 98% Herbacé , très-rameux, diffus , glauque; rameaux décombants. Feuilles cylindriques , apprimées , très-succulentes, molles, séti- fères au sommet. Fleurs géminées ou ternées , sessiles. Sépales du calice fructifere renflés, aqueux. Graine horizontale. Cette espèce, semblable à la précédente par le port, croît aux environs de Montpellier. SuÆDA LIGNEUX. — Suæda fruticosa Forsk. — Moq. I. c. p. 311. — Salsola fruticosa Limn. —- Engl. Bot. tab. 635. — Flor. Græc. tab. 255. — Chenopodium fruticosum Moœnch.— Schrad. Haloph. tab. 1, fig. 4. : Ligneux, dressé , très-rameux. Feuilles courtes, convexes aux 2 faces, subobtuses, presque imbriquées. Fleurs solitaires ou ternées , sessiles. Sépales du calice fructifére peu renflés. Graine verticale. Sous-arbrisseau haut de 2 à 4 pieds. Rameaux dressés , effilés, feuillus. Feuilles longues de 2 à 4 lignes , larges de ‘/, ligne à 1 ligne, plus ou moins glauques. Cette espèce, commune sur le littoral de la Méditerranée, forme un buisson toujours vert et d’un aspect assez élégant; on la cultive quelquefois comme arbuste d'agrément. Genre KOCHIA. — Xochia Roth. Fleurs hermaphrodites ou polygames , non-bractéolées. Calice 5-fide : segments transversalement appendiculés après la floraison. Étamines 5, insérées au réceptacle : filets subu- lés. Style court, quelquefois bifide. Stigmates 2. Carcérule déprimé, subchartacé. Graine ovale, ou elliptique, ou orbi- culaire , horizontale, périspermée ; test membraneux ou ra- rement crustacé; embryon verdâtre, périphérique, courbé en forme de fer à cheval. Herbes ou sous-arbrisseaux. Feuilles planes ou semi-cylin- driques , sessiles, très-entières, étroites (rarement sinuées, pétiolées, larges). Fleurs axillaires. Sépales du calice fructi- fère ailés ou épineux au dos. Les Xochia croissent en général dans les terrains salins ; 284 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. on en retire aussi de la Soude. Voici les espèces les plus com- munes : a) Segments du calice fructifèré munis postérieurement d’un appendice en forme d’aile. Graine elliptique. Kocara À gALars. — ÆKochia scopariæ Schrad. Halonh. tab. x, fig. 1. — Buxb. Cent. x, tab. 16. Herbacé, poilu. Tige roide, dressée, tres-rameuse. Feuilles sessiles, lancéolées-linéaires, pointues, cilices. Fleurs géminées. Ailes des sépales courtes, triangulaires, subirilobées. Herbe annuelle, haute de 3 à 5 pieds. Rameaux gréles , dressés. Feuilles longues de 1 à 2 pouces , larges de 2 à 3 lignes, planes, molles. Fleurs rapprochées en épis feuillés. Segments calicinaux ovales, pointus. Périsperme petit. Cette espèce croît dans presque toute l’Europe. Dans le midi de la Russie on se sert de ses branches pour faire des balais. Kocuia DÉcomBANT. — Kochia prostrata Schrad. — Salsolæ prostrata Linn. — Jacq. Austr. 3, tab. 294. — Chenopodium augustanum Allion. Flor. Pedem. tab. 38, fig. 4. Suffrutescent , velu, incane. Feuilles linéaires, planes. Fleurs subternées. Ailes des sépales suborbiculaires , tronquées , débor- dant le calice. Racine épaisse, vivace. Tiges décombantes ou ascendantes, suffrutescentes à la base, très-nombreuses, éffilées , longues de 1 à 2 pieds. Feuilles incanes, longues de 2 à 4 lignes, larges au plus de ‘/: ligne. Cette espèce croît dans l’Europe méridionale. Kocuia pes sABLEs. — Kochia arenaria Roth. — Salsola arenaria Wald. et Kit. Plant. Hung. Rar. tab. 58. — Cam- phorosma monspeliaca Pollich. Palat. (non Linn.) — #Wäille- metia arenaria Mærkl]. Herbacé, poilu. Tiges décombantes. Feuilles linéaires-filifor- mes, pointues , un peu charnues, canaliculées en dessous. Fleurs subternées. Ailes du calice fructifere rhomboïdales-oblongues, inégales , étalées, FAMILLE DES CHÉNOPODÉES. 285 Racine mince, annuelle. Tiges longues de x à 2 pieds, très- rameuses. Feuilles longues de 1 pouce, larges de ‘/ sde ligne, Calice fortement velu. Cette espèce habite les landes sablonneuses de l'Allemagne septentrionale, de l’Autriche et de la Hongrie. b) Segments du calice fructifère prolongés postérieurement en spi- nule. Graine ovale. Kocia A FEUILLES D'Hyssope. — ÆAochia hyssopifolia Roth, Beitr. — Salsola hyssopifolia Pallas, It. 1, App. n° 107, tab. H, fig. 1. Herbacé, pubescent. Feuilles linéaires , ou lancéolées-linéaires , planes. Fleurs géminées , laineuses. Spinules du calice fructifère oncinées , plus longues que le disque. Racine annuelle. Tiges ascendantes , hautes de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de 5 à 10 lignes, larges au plus de ‘/2 ligne. Cette espèce croit dans la Russie méridionale et en Sibérie. KocurA INCANE. — Âochia sedoides Schrad. — Salsola sedoides Pall. It. 1, App. n° 108, tab. 1, fig. 1, 2, 3; p. 630, tab. M, fig. F, f. — Salsola cinerea Waldst. et Kit. Plant. Hung. Rar. tab. 106. — Suæda sedifolia Pallas, I. tab. 32, 33 ct 34. Herbacé, très-poilu. Feuilles linéaires , subcylindracées. Fleurs géminées , cotonneuses. Spinules du calice fructifère courtes , non- oncinées. -Racine annuelle. Tige dressée, effilée, haute de r à 2 pieds, très-rameuse. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, larges de ‘/: de ligne. Fleurs en épis lâches. Gette espèce croît en Hongrie, en Russie, et en Sibérie. Genre CÂMPHOROSMA. — Camphorosma Linn. Fleurs hérmaphrodites, non-bractéolées. Calice compri- mé, campanulé, 4-denté : 2 des dents plus larges et plus courtes que les 2 opposées. Étamines 4, saillantes, insérées au fond du calice : filets filiformes ; anthères ovales. Ovaire 386 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. comprimé. Style court. Stigmates 2, courts, subulés. Car- cérule comprimé, membraneux, inclus, monosperme.Graine verticale, périspermée : test membraneux ; embryon verdä- tre, condupliqué, recouvrant le périsperme ; radicule des- cendante. Sous-arbrisseaux, ou herbes vivaces. Feuilles éparses et fasciculées, subulées, ou linéaires, très-entières, sessiles. Fleurs axillaires, glomérulées. Calice fructifère inappendi- culé, non-charnu. | Ce genre ne renferme que trois ou quatre espèces , dont voici la plus remarquable : Gampaorosma DE MonTrELLtER. — Cantphorosma monspe- liacum Linn. — Schk. Handb. tab. 26. — Buxb.. Gent. tab. 28, fig. 1.—Lamk. IL 1, tab. 86.—Camphorosma perenne Pallas, XL. tab. 57. Racine ligneuse, horizontale , polycéphale. Tiges longues de r à 2 pieds, ligneuses , ascendantes, pubescentes, rameuses, feuil- lues. Feuilles longues de 3 à 4 lignes, subulées, élargies à la base, planes en dessus, convexes et carénées en dessous , roiïdes, velues, ramuliferes aux aisselles. Fleurs rapprochées en épis feuillus aux extrémités des rameaux, de moitié plus courtes que les feuilles florales. Calice long d’environ 1 ligne, pubescent, fendu presque jusqu’au milieu en 4 dents obtuses dont 2 (latérales) plus longues, transversalement carénées au dos. Stigmates rouges, nn peu saillants. Cette plante, commune sur le littoral de la Méditerranée , a une saveur âcre et une forte odeur de Camphre, d’où lui vient son nom vulgaire de Camphrée. On lui attribue des propriétés apéritives , diurétiques , sudorifiques , et emménagogues ; mais elle est peu usitée en médecine. Genre ÉPINARD. — Spinacia Linn. Fleurs dioïques (rarement polygames), non-bractéolées. — Fleurs mâles : Calice4-ou 5-parti. Etamines 4 ou 5, très- Saillantes; filets filiformes, divergents ; anthères suborbicu- FAMILLE DES CHÉNOPODÉES. 287 laires, didymes. — Fleurs femelles : Galice urcéolé, 4-ou 5- denté. Ovaire inclus. Stigmates 2-4. Garcérule membra- nacé, adné à la graine, recouvert par le calice durci et quel- quefois spinescent. Graine verticale, périspermée : péri- sperme grand, farineux; embryon périphérique, annulaire; radicule descendante, saillante. | = Herbes annuelles ou bisannuelles, glabres. Feuilles mol- les, planes : les inférieures longuement pétiolées , sinuées- pennatifides; les supérieures courtement pétiolées ou sub- sessiles, le plus souvent indivisées. Fleurs glomérulées ; glo- mérules axillaires et terminaux : ceux des fleurs femelles sessiles ou subpédonculés, solitaires; ceux des fleurs mâles en épis interrompus, aphylles. Ce genre ne renferme que trois espèces. ÉpPINARD A FRUIT CORNU. — Spinacia spinosa Mœnch, Meth. — Spinacia oleracea Linn. — Lamk. Ill. tab. 814. — Gærtn. Fruct. tab. 126, fig. 4. Glomérules des fleurs femelles sessiles. Calice fructifère à 2-4. cornes spinescentes , étalées. Herbe annuelle ou bisannuelle, haute de 1 à 3 pieds. Tiges dressées , rameuses , sillonnées. Feuilles d’un vert gai : les radi- cales obovales ou oblongues-obovales , indivisées ; les caulinaires inférieures sinuées-pennatifides à la base, ou sagittiformes, ou hastiformes, obtuses, ou pointues, graduellement plus petites; les supérieures souyent ovales-oblongues, ou oblongues , ou subdel- toïdes, indivisées. Épis des fleurs mâles rapprochés au sommet de la tige et des rameaux en panicule feuillée. Glomérules des fleurs femelles en épis feuillés , lâches inférieurement, denses vers le sommet des rameaux. Dents du calice fructifère rectilignes, subulées au sommet, roides , piquantes , longues de 2 à 3 lignes. Cette espèce est indigène en Orient. ÉPINARD A FRUIT INERME. — Spinacia inermis Mœnch, Meth. — Spinacia glabra Mill. Dict. — Spinacia oleracea £ Linn. — Schk. Handb, tab, 324, — Moris, sect, 5, tab, 30, fig, 2, | 286 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Glomérules des fleurs femelles sessiles. Galice fructifère sub- globuleux , inerme, un peu rugueux, à dents presque oblitérées. Cette espèce, qui passe aussi pour originaire d'Orient, ne dif- fère de la précédente n1 par le port , ni par le feuillage. Les jar- diniers la désignent plus spécialement par le nom du gros Épi- nards où Épinards de Hollande. L’une et l’autre se cultivent très-fréquemment comme plante potagère. Les Épinards, comme tout le monde sait, sont l’un des légumes verts les plus recherchés, et que les soins die jardinier peuvent re- produire pendant toute l’année. Peu nourrissant, cet aliment en est d'autant plus sain; il possède des propriétés émmollientes, rafrai- chissantes, et lézèrement laxatives. Genre BETTE. — Beta Linn. Fleurs hermaphrodites, non-bractéolées. Calice 5-parti, adhérent par la base : segments cuculliformes, subcarénés, après la floraison recourbés en dedans et calleux. Disque cupuliforme, adné, périgyne.Étamines 5, insérées aux bords du disque : filets courts, subulés; anthères ovales. Ovaire suborbiculaire , déprimé , semi-adhérent. Stigmates 2 ou 3, sessiles, ovales-lancéolés. Carcérule mince, recouvert par le calice devenu osseux et adhérent par la base. Graine hori- zontale, subréniforme. Herbes vivaces ou bisannuelles. Feuilles planes, indivi- sécs, molles, un peu succulentes : les radicales grandes, longuement pétiolées. Les florales sessiles ou subsessiles, pe- tites. Fleurs solitaires, ou géminées, ou fasciculées, axillaires, sessiles (subhorizontales et connées par la base lorsqu'il y en a 2 ou plusieurs dans une aisselle), disposées en épis feuillés. Ce genre ne renferme que quatre ou cinq espèces. BETTE commune. — Beta vulgaris Linn. — Blackw. Herb. tab. 235. — Schk. Handb. tab. 56. — Gærtn. Fruct. 1, tab. 55, fig. 5. Racine épaisse, charnue, Feuilles inférieures ovales. Fleurs subglomérulées. FAMILLE DES CHÉNOPODÉES, 259 Herbe bisannuelle. Racine très-grosse, arrondie , où subfusi- forme, rouge, ou blanche, ou jaunâtre. Ti 1ges ME à pani- culées, dressées , fermes, Tartes de 3à4 tres Feuilles vertes ou rougeätres , le : les radicales longues d’environ x pied ; les florales FI LES Épis éffilés, lâches. Glomérules 2- 4-flores. Cette espèce, nommée vulgairement Bette-rave, paroît être indigène sur le littoral de l’Europe australe. Cultivée de temps immémorial comme plante potagère, la Bette- rave n'est, pas moins importante comme fourrage, et elle occupe Vun des premiers rangs parmi les productions agricoles, depuis que l’industrie française a su retirer de ses racines un sucre qui ne le cède en rien au sucre de Canne. On possède plusieurs variétés de ce végéial, différentes quant à la forme, la grosseur et la couleur des racines. La grosse rouge, la petite rouge , la rouge ronde précoce, la jaune et la blanche se cultivent plus spécialement dans les potagers ; la Betterave champêtre ou Racine de disette obtient la préférence comme fourrage, à cause de son produit très-considérable : sa racine, dans un terrain propice, acquiert quelquefois un poids de vingt-cinq kilo. ; la Betterave blanche de Prusse et la Betterave jaune à chair blanche contiennent le plus de matière sucrée, sans être moins productives que la Betterave champêtre. Pour prospérer , la Betterave demande un sol profond, très- ameubli, et fumé de l’année précédente; jon la sème en mars et en avril, soit sur place, soit en pépinière. En automne, on retire de terre les racines et on les conserve à l’abri des gelées ainsi que de l’humidité. Berre Pormée. — Beta Cicla Linn. — Pienk , tab. 170. — Kerner, tab. 242. — Jaume Saint-Hil. Flore et Pom. Franc. tab 468, a. La Poirée , qui passe aussi pour originaire du littoral de l’Eu- rope australe , ne diffère de la Betterave que par sa racine dure et cylindrique. Beaucoup d'auteurs regardent ces deux plantes comme des variétés, porte issues lune et l’autre du Beta maritime, BOTANIQUE, PHAN, Ts V4 19 290 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. Tout le monde connaît les usages alimentaires des feuilles de Poirée ; on en cultive de préférence une variété nommée Poirée à Cardes , dont on mange le pétiole et la côte des feuilles ; là Carde blanche passe pour la meilleure. Les variétés à côtes rouges, où roses , ou jaunes sont inférieures en qualité. Les feuilles de la Poirée entrent dans les bowillons rafraichissants ou laxaufs , ainsi que dans les lavements émollients ; on s’e nsert aussi très-souyent ‘pour le pansement des vésicatoires. … Berre manmime, — Beia maritima Linn. — Engl. Bot. tab. 285. — Sibth. et Smith, Flor. Græc, tab. 254. —= Jaume Saint-Hil. Flor. et Pom. Franc. tab. 468, b. | Racine subfusiforme, charnue. Tiges ascendantes , feuillées. Feuilles ovales ou ovales-rhomboïdales , ondulées, courtement acuminées , ou obtuses. Fleurs subgéminées. Racine longue, rameuse , blanchätre ou noirâtre en dehors, bisannuelle. Feuilles d’un vert un peu glauque, molles : les radi- cales à lame longue de 4 à G pouces, cunéiforme et léserement échancrée à la base, à peu près 1 fois plus courte que le pétiole. Tiges longues de 1 ‘/2à 3 pieds, anguleuses, sillonnées, panicu- lées. Feuilles florales supérieures linéaires-lancéolées, sessiles, plus courtes que les fleurs. Fleurs larges d'environ 2 lignes. Segments calicinaux oblongs, obtus. Glomérules 2-4-flores. Ceite espèce , qui est peut-être le type primitif de la Betterave et de la Poirée, croît sur les côtes de la Méditerranée aimëi que sur celles de l'Océan. Ses feuilles peuvent, au besoin, remplacer la Poirée. Genre ARROCHE. — Atriplex Linn. Fleurs polygames, où monoïques , ou dioïques, non-brac- téolées : les femelles non-conformes aux autres. — Fleurs hermaphrodites : Calice 3-5-parti. Étamines en même nom- bre que les segments calicinaux, insérées au réceptacle. Ovaire couronné par 2 stigmates sessiles. Carcérule déprimé. Graine horizontale, périspermée. — Æeurs mâles : Calice et étamines comme dans les fleurs hermaphrodites, Ovaire FAMILLE DES CHÉNOPODÉES,. 2091 nul ou abortif.— Fleurs femelles : : Calice bifide, ou biparti, ou presque entier, comprimé. Étamines nulles. Ovaire cou- ronné par 2 stigmates sessiles. Garcérule membranacé, com- primé, suborbiculaïre, recouvert par le calice souvent laci- nié où muriqué. Graine verticale , périspermée : test sub- crustacé ou coriace ; embryon périphérique ; radicule ascen- dante ou érigée. Arbrisseaux, ou herbes annuelles. Pubescencé farineuse, ou furfuracée. Feuilles éparses où opposées , pétiolées (rare- ment sessiles), planes (le plus souvent larges), sinuées, ou très-entières. Fleurs sessiles ou très-rarement pédicellées, glomérulées : glomérules le plus souvent polygames, soli- taires aux aisselles, ou disposés soit en épis, soit en panicules. Galice fructifère des fleurs femelles très-amplifié. Ce genre renferme environ quarante espèces, la plupart indigènes en Europe ou en Sibérie. a) Calice des fleurs femelles bipartr. ARROCHE CULTIVÉE. — Atriplex horiensis Linn. — Blackw. Herb. tab. go et 552. — Kern. tab. 385. — Gærin. Fruct. t, tab. 75, fig. 8. — Schk. Handb. tab, 349. Annuelle, dressée, glabre. Feuilles alternes , triangulaires, ou iriangulares-oblongues, obtuses, pétiolées, non-glauques : les inférieures cordiformes à la base, sinuées-deniées ; les supérieures entières ou presque entières. Épis axillaires et terminaux, sub- paniculés. Sépales des fleurs femelles suborbiculaires, pointus, lisses , très-entiers. Rice pivotante, rameuse, blanche. Tige anguleuse, sillon- née, très-rameuse , haute de 3 à 5 pieds. Fute molles, d’un sé pâle (rougeâtres ou pourpres dans des variétés). Épis grêles, lâches : glomérules pauciflores. Sépales fructiferes des fleurs fe- melles larges de près de 3 lignes. L’Arroche cultivée, nommée vulgairement Belle- Dame, Bonne-Dame et Follette, est originaire des contrées voisines de la Caspienne, Personne n’ignore qu’on la cultive fréqémment 999 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. comme plante potagère, et que ses jeunes feuilles s’emploient soit en guise d’Épinards, soit pour corriger l'acidité de l’Oseille. Les graines d’Arroche, loin de participer aux propriétés nutri- tives et émollientes des feuilles de la plante;i sont fortement émé- tiques et purgatives; mais on ne les emploie point en médecme. Arrocue Harime. — Airiplex Halimus Linn. — Dubam. Arb. 1, tab. 32. — Clus. Hist, p. 53, Ic. Ligneuse, couverte d’une pubescence furfuracée et d’un glauque blanchâtre. Feuilles alternes ou subopposées , courtement pétio- lées, un peu charnues, rhomboïdales, ou deltoïdes, obtuses, mucronées, rarement dentées. Épis axillaires et terminaux, sub- paniculés. Sépales des fleurs femelles subrhomboïdaux , ou del- ioïdes , ou triangulaires , nerveux à la base, rarement dentés. Buisson très-rameux , s’élevant à hauteur d'homme. Rameaux étalés ou divergents. Feuilles longues de 1 à 2 pouces, larges de :/> pouce à 1 pouce, persistantes, cunéiformes à la base. Epis courts : les inférieurs simples ; les fructiferes denses, Glomérules mulüflores. Cette espèce, nommée vulgairement Pourpier de mer, croit sur les côtes de l’Angleterre , de la France ct de presque toute la Méditerranée. Elle se cultive aussi comme arbuste d'agrément, à cause de la couleur argentée de ses feuilles. Ses jeunes pousses, confites dans de la saumure, se mangent en guise de Gäpres. LS b) Calice des fleurs femelles indivisé , rétréci en pédicelle, biauriculé au sommet : nne dent de chaque côté entre les deux auricules. Arrocme Faux Pourrrer. — Atriplex portulacoides Linn. — Engl. Bot. tab. 261. — Guimp. et Hayn. Deutsch. Holz. tab. 209. — Clus. Hist. 1, p. 54, Îc. Sous-arbrisseau couvert d’une pubescence furfuracée d’un glau- que blanchâtre. Tiges diffuses , très-rameuses. Feuilles opposées, un peu charnues, lancéolées-obovales, ou lancéolées-rhomboïda- les, ou oblongues, obtuses, rétrécies en pétiole court. Panicules subterminales, feuillées, Calice des fleurs femelles turbiné, courtement pédicellé, FAMILLE DÉS CHÉNOPODÉES, 203 Tiges longues de 1 à 2 pieds. Feuilles longues de r à 2 pou- ces, larges de 4 à 8 lignes. Rameaux éffilés. Glomérules multi- flores, assez rapprochés. Calice fructifère long d’environ 2 li- gnes. Cette espèce est commune sur les côtes de la Méditerranée, ainsi que sur celles de l'Océan. Ses feuilles et ses jeunes pousses , confites dans de la saumure, se mangent en guise de Câpres. Genre BLITUM. — Blitumm Lainn. Fleurs hermaphrodites ou polygames, ron-bractéolées. Calice 3-5-fide, ou 5-b-parti (le fructifère quelquefois bacci- forme) : segments non-carénés, inappendiculés. Étamines 1-5 , insérées au réceptacle : filets filiformes, saillants; an- thères didymes. Style nul ou très-court. Stigmates 2, diver- gents, ou divariqués. Carcérule comprimé , membraneux. Graine verticale, périspermée : test crustacé; embryon pé- riphérique; radicule descendante. Herbes annuelles ou vivaces. Feuilles alternes, pétiolées, larges , planes, sinuées-dentées (rarement entières). Fleurs glomérulées; glomérules sessiles et solitaires aux aisselles et à l’extrémité des rameaux, ou bien disposés en épis axillaires soit nus, soit feuillés. Le caractère essentiel qui distingue es Blitum des Cheno- podium ne repose que sur la direction verticale et non hori- zontale de la graine. Les espèces comprises dans le genre par Linnée, doivent offrir une seule étamine, et un calice trifide, bacciforme lors de la maturité du fruit; mais dans ces espèces même l’on trouve des fleurs diandres ou triandres , ainsi que des calices 4-ou 5-fides et quelquefois peu ou point charnus. Voici les espèces les plus remarquables : A. Calice (ordinairement 5-fide ) fructifère bacciform e. Fleurs ordinairement monandres. — Herbes annuelles. Burium ÉrrinE. — Blitum virgatum Linn. = Bot. Mag. tab. | 290, Lak, Ill, Ï, tob, 5 4 su Doit, Pt Eutp, Flo, Far, tab, a 204 CLASSE) DES CARYOPHYLLINÉES. Feuilles triangulaires , ou hastiformes-triangulaires , pointues , sinuées-deniées, cunéiformes ou échancrées à la base : les cauli- paires courtement pétiolées. Glomérules globuleux, sessiles, tous axillaires. Graines lisses, canaliculées aux bords. Racine fusiforme , assez épaisse, rameuse. Tiges hautes de tr à 2 pieds, glabres comme toute la plante, dressées , anguleuses , simples ou rameuses, éffilées supérieurement, florifères presque dès la base. Feuilles assez semhlables à celles des Épinards, d’un vert foncé ; les radicales longues de 2 à 4 pouces , sur 1 à 4 pou- ces de large : pétiole long de 3 à G pouces; les caulinaires gra- duellement plus petites et moins pétiolées ; celles des extrémités longues de 2 à 3 lignes, subsessiles , 1-dentées de chaque côté. Calices fructifères entregreflés , formant un fruit composé, sub- globuleux, écarlate, assez semblable à une petite Fraise. Cette espèce, nommée vulgairement Épinard-Fruaise, est com- mune dans le midi de la Russie et de la Sibérie, et se cultive comme plante d’agrément. Ses fruits écarlates, disposés en longs épis feullus, ont un aspect assez élégant. | Buirum À Gros capiTuzes. — Blitum capitatum Linn. — Lamk. Il. 1, tab. 5. —Poit. et Turp. L. ©. tab. 2. Feuilles hastiformes ou hastiformes -triangulaires , pointues, échancrées à la base, le plus souvent entières : les caulinaires longuement pétiolées. Glomérules gros, 2lobuleux : les inférieurs axillaires, subpédonculés ; les supérieurs rapprochés en épi aphylle. Graines lisses, carénées aux bords. Racine simple, peu charnue. Tige haute d’environ r pied, ferme , dressée , anguleuse, non-florifère aux aisselles inférieures, elabre comme toute la plante. Feuilles généralement plus grandes que celles de l'espèce précédente, irrégulièrement sinuées -den- tées ou plus souvent entières : pétiole des feuilles caulinaires sou- vent aussi long que la lame. Capitules des icalices! fructifères pourpres , atteignant la grosseur d’une petite Cerise, peu nom- breux, agréoés aux extrémités de la tige ou des rameaux. Cette espèce, indigène dans l’Europe australe, porte, comme la précédente, le nom vulgaire d'Épinard-Fraise, et se cultive aussi comme plante d'agrément. FAMILLE DES CHENOPODÉES. 205 B. Calice 5-fide; non-charnit, plus court que le fruit. Éta- mines b. — Herbe vivace. Buirum Bon-Henrr.— Blitum Bonus-Henricus CG. À. Meyer, in Flor. Alt. — Chenopodium Bonus-Henricus Linn. — Flor. Dan. tab. 579. — Blackw. Herb. tab. 311. — Bull. Herb. tab. 317. — Engl. Bot. tab. 1033. Feuilles hastiformes, ou hastiformes-triangulaires , pointues , entieres, cunéiformes à la base, pulvérulentes en dessous. bp des glomérules axillaires et terminaux , aphylles : les inférieurs pédonculés, quelquefois rameux, Graines lisses, légèrement caré- nées aux bords. Tiges hautes de 1 à 3 pieds , fermes, épaisses , anguleuses , pulvérulentes, peu rameuses. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, sur autant de large à la base, molles, d’un vert foncé en dessus, pA- les en dessous , toutes pétiolées. Panicule contractée, feuillée à la base, longue de 6 à 12 pouces. Glomérules denses , multiflores, plus ou moins rapprochés. Épis axillaires plus courts que les feuilles. Segments calicinaux obovales, obtus, membraneux aux bords, de moitié plus courts que le fruit. Graines grosses, lenti- culaires, d’un brun de Châtaigne. Cette plante, connue sous les noms vulgaires de Bon-Henri et Toute-Bonne, croît dans toute l’Europe, au voisinage des habi- tations rustiques , ainsi que dans les champs et les vergers. Ses jeunes pousses se mangent en guise d’Asperges , et ses feuilles peuvent, au besoin, tenir lieu d’'Épinards. Genre AMBRINA.— Ambrina Spach. Fleurs polygames-monoïques, non-bractéolées. Calice 5: parti : : segments carénés, inappendiculés après la floraison. Étamines 5, insérées au réceptacle ; anthères didymes. Style nul ou très-court. Stigmates 5 ou Z. Carcérule obovale, un peu comprimé, recouvert par le calice devenu pentagone. Graine inadhérente, verticale, subréniforme, périspermée : test crustacé ; embryon périphérique : radicule descendante. 9296 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES, Herbes annuelles ou vivaces, parsemées de gouttelettes d’une résine odorante. Feuilles alternes, subsessiles, ou ses- siles, pennatifides, ou sinuées. Fleurs glomérulées ; glomé- rules sessiles aux aisselles ou agrégés en épis soit nus, soit feuillés. ; Les espèces de ce genre ne peuvent se confondre avec les Chenopodium, à cause de leur fruit non-déprimé, et de leyrs graines non-horizontales , mais verticales ; elles diffée- rent des Blum par leur calice fructifère pentagone. Tous les #mbrina exhalent une odeur fortement aromatique; ils possèdent des propriétés toniques et excitantes. Voici les espèces qui font partie de ce genre : AMBRINA PENNATIFIDE. — Æmbrina pinnausecta Spach, ined. — Chenopodium multifidum Einn. — Dill. “ot Elth. tab. 66, fig. 77. Tiges frutescentes. Rameaux étales ou diffus, pubérules. Feuil- les sessiles , révolutées aux bords, interrupté-pennatifides : ses- ments linéaires, ou oblongs, ou linéaires-obovales, obtus, mucro- nulés. Ramules florifères courts , axillaires, divariqués, feuillus, couronnés. Glomérules pauciflores, axillaires. Graines lisses, peti- tes, subglobuleuses. Galice fructifère rugueux transversalement. d Sous-arbrisseau touffu , très-rameux , haut de 2 à 3 pieds. Ra- meaux roides , effilés, sillonnés. Feuilles persistantes, d’un vert gai, un peu charnues, luisantes en dessus : les raméaires et cel- les des ramules non-florifères longues d’environ 1 pouce ; celles des ramules florifères plus petites, régulièrement pennatifides. Ra- mules florifères simples, disposés presque tout le long des ra- meaux : Les inférieurs allongés, souvent réfléchis ; les supérieurs graduellement plus courts et plus rapprochés. Galice fructifère AE d’enviren 1 ligne. Glomérules 3-5-flores. Graines brunes. Cette espèce, originaire des environs de Buénos-Ayres, se cul- tive souvent comme plante d’agrément, à cause de son feuillage élégant et aromatique; elle ne résiste pas en plein air aux hivers au nerd de la F'ranee, FAMILLE DES CHÉNOPODÉES, 297 Amerina pu Cnizr. — Ambrina chilensis Spach , ined. — Chenopodium chilense Schrad. Ind. Sem. Hort. Gætting. Tiges suffrutescentes, presque cotonneuses de même que les rameaux. Feuilles pubescentes aux 2 faces, pointues : les cauli- naires et raméaires lancéolées ou lancéolées-oblongues , sinuées- dentées, rétrécies en pétiole court ; les florales petites, entières, mucronees. Épis axillaires et terminaux , feuillés , couronnés , denses : les fructifères cylindracés. Tiges très-rameuses , non-sillonnées , dressées, hautes d’envi- ron 2 pieds. Rameaux effilés, presque dressés, formant une pani- cule subpyramidale. Feuilles molles , subincanes , hérissées en dessous à la côte de poils courts , longues de 2 à 4 pouces, lar- ges de 6 à 12 lignes ; les florales longues de 3 à 4 lignes, à peine larges de :}, ligne, étalées. Épis à peu près aussi longs que la feuille basilaire, ou plus longs, disposés au sommet des rameaux en panicule racémiforme. Cette espèce croît au Chili. Amsriva Taé pu Mexique. — Æmbrina ambrosioides Spach, ined. — Chenopodium ambrosioides Linn. — Moris. sect. 5, tab. 31, fig. 8. — Barrel. Ic. 1185. … Annuel, glabre. Feuilles Jancéolées, subsessiles : les caulinai- res et raméaires sinuolées-dentées ( du moins les inférieures ) ou rarement sinuées ; les florales petites, très-entières. Épis simples ou composés , feuillés, interrompus. Galice fructifére lisse. Grai- nes très-petites, lisses. Tige simple ou rameuse, dressée, anguleuse, haute de 1 à 2 pieds : rameaux axillaires , éffilés, disposés en panicule pyra- midale. Feuilles d’un vert foncé, molles, longues de 1 ‘/; à 3 pou- ces , larges de 4 à 12 lignes. Glomérules petits, plus ou moins écartés. Graines d’un brun de Châtaigne. Cette plante, nommée vulgairement The du Mexique, est ori- ginaire de l'Amérique septentrionale, et depuis longtemps natu- alisée dans beaucoup de contrées du midi de l’Europe. Son infu- sion théiforme s’emploic quelquefois comme retiède antispasio- dique, vermifuge, emmeénagogue et eartminatif, 295 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. _ AMERINA ANTHELMINTIQUE.— Æ{mbrina anthelminticaSpach, ined. — Chenopodium anthelminticum Linn. — Dillen. Hort. Elth. tab. 66, fig. 76. Vivace. Feuilles oblongues-lancéolées , subsessiles , sinuées- dentées, rugueuses. Épis aphylles. Tige herbacée, dressée , rameuse , sillonnée, haute de 4 à Gpieds. Épis rapprochés en panicule dense vers le sommet des rameaux. Segments calicimaux pointus. Cette espèce, dont nous empruntons la description à Elliot, est commune dans les provinces méridionales des États-Unis, où on l’emploie fréquemment comme remède vermifuge. Genre BOTRYDE. — Botrydium Spach. Fleurs hermaphrodites, non-bractéolées. Calice 5-parti , persistant après la chüte du fruit : sépales concaves, non- carénés (rarement cymbiformes et munis d’une crête longi- tudinale spinelleuse). Étamines 1-5 (souvent une seule) , in- sérées au réceptacle : filets filiformes, saillants; anthères minimes, didymes. Style très-court. Stigmates 2, subulés. Carcérule déprimé, membranacé, semi-saillant ou renfermé dans un calice subslobuleux. Graine horizontale, périsper- mée : test crustacé, adhérent au péricarpe; embryon subpé- riphérique, courbé en fer à cheval. Herbes annuelles, jamais pulvérulentes, quelquefois cou- vertes de glandules aromatiques. Feuilles sinuées ou entiè- res, planes, subpétiolées (les florales supérieures bractéifor- mes, toujours indivisées et sessiles). Inflorescence axillaire, dichotome, cymeuse : fleurs dichotoméaires sessiles ou sub- sessiles. Cymes divariquées, multiflores , aphylles, sessiles et solitaires aux aisselles des feuilles (rarement pauciflores et disposées en épis axillaires feuillés), rapprochées en pani- cules racémiformes , terminales, feuillées. Ce genre, que son inflorescence cymeuse, ainsi que son calice non-pentagone et persistant après la chûte du fruit , font distinguer sans aucune difficulté des Chénopodes et des FAMILLE DES CHÉNOPODÉES, 299 Ambrines, comprend, outre les espèces dont nous allons parler, les Chenopodium polyspermum Linn., et arista- tur Linn. a) Sépales non-Carénés, couverts ( comme toute la Haute el surtout ses parties supérieures ) de petits poils glanduli êres, BoTRYDE AROMATIQUE. — Botrydium aromaticum Spach, ined. — Chenopodium Botrys Linn. — Blackw. Herb. tab. 314. — Sibth. et Smith, Flor. Græc. tab. 253. Tige dressée, rameuse , pubescente et visquense de même que toute la plante. Feuilles sinuées ou sinuées-pennatifides (les supé- rieures lancéolées ou lancéolées-linéaires), suboblongues, obtuses, pétiolées : lobes entiers ou dentés. Gymes très-rameuses. Sépales ovales-oblongs, mncronés. Carcérule inclus, lisse. Graines lisses, subcanaliculées aux bords. Tige haute de 6 à 18 pouces, ferme, sillonnée, souvent rou- geâtre : rameaux simples ou paniculés, presque dressés, floriferes presque dans toute leur longueur. Feuilles inférieures longues de 1 à 3 pouces, larges de ‘/, à 1 pouce, molles, d’un vert pâle : pé- üole souvent aussi long que la lame. Graines petites, noirâtres : embryon entourant à peu près les /# du périsperme. Gette espèce, nommée vulgairement Botryde, est commune dans la France méridionale et dans beaucoup d’auires contrées de l’Europe; on la retrouve en Orient, en Sibérie et au Népaul. Son odeur est aromatique, mais très-forte ; sa saveur un peu àcre. Ses propriétés sont tout-à-fait analogues à celles des Ambrines ; aussi emploie-t-on quelquefois son infusion comme remède carmi- natif, anthelmintique, antispasmodique et emménagogue. b) Sépales cymbiformes , carénés , couverts (de méme que les feurles et Les pédoncules) de glandules résineuses sessiles ; caréne cristee , spinelleuse. Borrype DE ScHrADErR. — Botrydium Schraderi Spach, ined. — Chenopodium Schraderianum Rœm. et Schult. Syst. — Chenopodium fœtidum Schrad. Tige dressée, pubescente. Feuilles profondément smuées-pen- patifides (les florales supérieures subtrilobées), suboblongues , 300 CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. pétiolees, pubérules.Cymes très-rameuses, très-divariquées. Car- cérule lisse, inclus. Graines lisses, non-canaliculées aux bords: Plante semblable à la précédente par le port. Tige et rameaux éffilés, anguleux, hauts de 1 à 2 pieds. Feuilles inférieures attei- gnant 3 à 4 pouces de long : lobes oblongs, obtus, souvent trilo- bés au sommet, Pédoncules irès-grêles, presque capillaires. Cette espèce croît au Sénégal. L’odeur extrêmement péné- trante qu’elle exhale doit faire présumer que ses propriétés sont beaucoup plus énergiques que celles de la Botryde aromatique. Genre CHÉNOPODE. — Chenopodium Linn. Fleurs hermaphrodites ou rarement polygames, non-brac- téolées. Calice 5-parti, tombant avec le fruit : segments inap- pendiculés, carénés. Etamines 5, insérées au réceptacle : filets subulés, saillants; anthères didymes. Style très-court. Stigmates 2. Carcérule déprimé, suborbiculaire , recouvert par le calice pentagone. Graine horizontale, périspermée : test crustacé, adhérent au péricarpe, souvent chagriné ; em- bryon périphérique. ï Herbes le plus souvent annuelles (rarement sous-arbris- seaux ). Pubescence farineuse. Feuilles alternes , pétiolées , larges, planes, sinuées, ou dentées, ou rarement très-entiè- res. Fleurs glomérulées; glomérules en panicules ou en épis axillaires et terminaux. Les Chenopodes (vulgairement 4nsérines) croissent en général dans les endroits cultivés et au voisinage des demeu- res de l’homme; aussi plusieurs espèces, indigènes en Eu- rope , ont-elles accompagné les colons dans tous les climats. Les feuilles de la plupart des vrais Chénopodes peuvent être employées aux usages alimentaires. Voici les espèces qui méritent d’être signalées : CnÉNorODE BLANC. — Chenopodium album Linn. — Engl. Bot. tab. 1723. — Chenopodium leiospermum De Cand, Flor. Franç, = Chenopodium concatenatum Thuil. Flor. Par. Pulvérulent, Feuilles rhomboïdales où vvales-rhomboidales , FAMILLE DES CHÉNOPODÉES, 301 dentées ou sinuées-dentées dans leur moitié supérieure, pointues : les supérieures oblongues, ou rhomboïdales-lancéolées, très-entie- res. Panicules partielles spiciformes, ou divariquées , subaphyl- les, axillaires et terminales. Carcérules un peu rugueux. Graines légèrement ponctuées, arrondies aux bords. Plante annuelle, d’un port trèes-variable, plus ou moins cou- verte d’une poussière blanchâtre. Tige haute de 1 à 4 pieds, dressée, rameuse, ou rarement simple : rameaux ascendants ou étalés. Feuilles longues de 1 à 3 pouces , larges de 8 à 15 lignes. Graines assez grosses, noirâtres. CHÉNOPODE VERT. — Chenopodium viride: Linn. — Flor. Dan. tab. 1150. Non-pulvérulent. Feuilles rhomboïdales, ou hastiformes-rhom- boïdales, ou deltoïdes, sinuées-dentées, ou entières, pointues.Pa- nicules spiciformes ou divariquées, aphylles, axillaires et terini- nales. Carcérules un peu rugueux. Graines légèrement ponctuées, arrondies aux bords. Plante annuelle, semblable à la précédente par le port ; mais d’un vert foncé. CHÉNOPODE À FEUILLES DE Fiquter. — Chenopodium ficifo- lium Smith, Engl. Bot. tab. 1924. — Chenopodium viride Curt. Flor. Lond. tab. 16. Pulvérulent. Feuilles rhomboïdales-hastiformes on rhomboïda- les-oblongues, sinuolées, ou dentées, entières yers la base : les su- périeures oblongues ou oblongues-lancéolées, ordinairement très- entières. Panicules axillaires et terminales, aphyiles, spiciformes, ou divariquées. Graines fortement ponctuées. Plante annuelle, très-semblable au Chénopode blanc. Gette espèce et les deux précédentes sont très-communes dans les champs et les jardins. Dans plusieurs contrées, leurs feuilles se mangent en guise d’Épinards. Cuénorone Quivoa. — Chenopodium Quinoa Willd. — Feuillée, Pér. 2, p. 15, tab. 110. Pulvérulent. Feuilles ovales-rhomboïdales ou rhomboïdales- 302, CLASSE DES CARYOPHYLLINÉES. oblongues;, obtuses, mucronées, très-entières ou peu dentées, lon- guement pétiolées. Panicules axillaires et terminales , feuillées , : racémiformes, souvent plus courtes que le pétiole. Herbe annuelle, haute de 4 à 5 pieds. Tige rameuse, dres- sée, anguleuse, striée : rameaux presque dressés. Feuilles lon- gues de r à 4 pouces, larges de 6 à 24 lignes , verdâtres ou rou- geâtres: Panicules générales ovales-oblongues ou oblongues, den- ses, longues de 6 à r2 pouces. Graines petites, blanchätres. Gette espèce se cultive au Chili et au Pérou , où elle est con- nue sous le nom de Quinoa. « Ses semences , dit le père Feuil- » lée, sont excellentes dans la soupe ; on en Lit au Pérou , le » même usage que nous faisons du Riz en ones » Ces mêmes. graines S dun aussi à nourrir la volaille. CuéNorODE FÉTIDE, — Chenopodium olidum Smith, Engl. Bot. tab. 1034. — Chenopodium Vulvaria Linn. Pulvérulent. Feuilles ovales-rhomboïdales ou deltoïdes (rare- ment rhomboïdales-hastiformes ), obtuses. Panicules subtermina- les, courtes , aphylles , subdivariquéés. Graines finement ponc- tuées. Herbe annuelle, multicaule, diffuse, couverte d’une poussière blanchätre. Tiges très-rameuses , longues de :}, pied à r pied. Feuilles longues de ‘/, pouce à r pouce, larges de 4 à ro lignes. Panicules partielles plus courtes que la feuille. Graines noires, Cette espèce, assez commune dans les décombres, est remar- quable par son odeur fétide. On lui attribuait autrefois des vertus antihystériques. Genre HABLITZIA. — ÆZablitzia Marsch. Calice rotacé, 5-parti, marcescent, tombant avec le fruit : sépales linéaires-oblongs, obtus, planes, trinervés, inappen:| diculés, étalés pendant et après la floraison. Disque cupuli-, forme, hypogyne. Étamines 5, insérées au rebord du dis- que : filets filiformes, plus courts que le calice; antheres petites, didymes. Ovaire déprimé. Style court, indivisé, Stigmates 3, courts, épais. Pyxide déprimé, lenticulaire , FAMILLE DES CHÉNOPODÉES, 305 crénelé aux bords, membraneux, s’ouvrant au milieu : moi- tié inférieure inséparable du calice. Graine horizontale, lui- sante, lisse, périspermée ; réniforme-lenticulaire : embryon périphérique. Herbe vivace, volubile. Feuilles veineuses , alternes, pé- tiolées, cordiformes, non - dentées. Cymes ou panicules aphylles, divariquées , dichotomes, sessiles : les inférieures axillaires ; les supérieures rapprochées en longues grappes nues. Fleurs ébractéolées , non-glomérulées ; les dichoto- méaires sessiles. Ce genre, qui est comme intermédiaire entre les Chéno- ‘podées et les Amarantacées, ne renferme que l'espèce sui- vante : Hasurrzra Faux Tamnus. — Hablitzia tamnoides Marsch. Bieb. Flor. Taur. Cauc. Tiges très-longues, très-rameuses, sarmenteuses , striées, gré- les ; pubescentes inférieurement. Feuilles longues de 1 à 4 pou- ces, larges de 6 à 30 lignes , d’un vert foncé, un peu molles, glabres , ovales, ou ovales-oblongues, pointues, où acumunées, profondément cordiformes à la base, quelquefois un peu ondulées : pétiole des inférieures pubescent, à peu près aussi long que la lame. Cymes subfastigiées ou moins souvent paniculées , multi- flores, lâches : les fructiferes ordinairement recourbées. Pédoncu- les ct pédicelles roides, striés. Fleurs vertes , larges de 1 172 li- gne. Calice fructifere brun, large d’environ 3 lignes. Pyxide large de 1 ligne. Graine noire. Gette singulière plante, qu’à voir de loin on serait tenté de prendre pour un Tamnus où un Dioscorea , croît au Caucase, Ses sarments touffus grimpent à des hauteurs très-considérables , : et il s’en développe sans cesse de nouveaux jusqu’à la fin de l’au- tomne. Par cette raison , le Æablitzia est très-propre à recouvrir de vieux murs ou à former prorptement des berceaux touffus. Ses feuilles ont d’ailleurs une sayeur tout-à-fait semblable à celle des Épinards, | QUATORZIÈME CLASSE. LES GUTTIFÈRES. GUTTIFERÆ Baril. CARACTÈRES. Herbes, ou arbrisseaux, ou arbres. Rameaux le plus souvent noueux avec articulation : entrenœuds tétra- gones ou cylindriques. Feuilles opposées (très-rarement éparses), simples, indivisées , le plus souvent très-entières, sessiles, ou ré- trécies en pétiole, fréquemment parsemées de points transparents. Stipules (le plus souvent nulles) libres, persistantes. | Fleurs hermaphrodites ou polygames, régulières, so- litaires, ou en grappe, ou plus souvent en cyme dicho- tome ; pédoncules axillaires ou terminaux. Calice inadhérent, persistant, à 2-8 (ordinairement 4 ou 5) sépales libres ou soudés par la base, imbriqués en préfloraison. Disque hypogyne, le plus souvent confondu avec le réceptacle. Pétales 4 ou 5 (rarement plus de 5), hypogynes, in- terpositifs (rarement antépositifs ), caducs , ou marces- cents , convolutés ou moins souvent imbriqués en pré- floraison. Étamines hypogynes, le plus souvent en nombre in- défini, quelquefois en même nombre que les pétales et antépositives, ou bien en nombre double des pétales : 905 les unes antépositives, stériles; les autres mterpositives, fertiles. Filets libres, ou monadelphes, ou triadelphes, ou pentadelphes. Anthères incombantes ou adnées, à 2 bourses déhiscentes longitudinalement ou très-rare- ment par des pores apicilaires. Pishl : Ovaire uni- ou pluri-loculaire (le plus souvent 3-5-loculaire) , non-stipité, ordinairement multiovulé. Styles 2-8 (Le plus souvent 3-5), libres ou soudés en un seul. Stigmates le plus souvent libres. Péricarpe capsalaire, ou baccien, ou drupacé, 3-5-ou pluri-loculaire par le rentrement des bords des valves, ou 1-loculaire ; placentaires marginaux, ou pariétaux , ou axiles. Graines en nombre indéfini, ou rarement en nombre défini, inarillées, ou arillées, ordinairement anatropes. Périsperme charnu ou pelliculaire. Embryon rectiligne (par exception curviligne) : cotylédons entiers; radi- : cule courte ou allongée. Cette classe renferme les Garciniées, les Hypérici- nées, les Frankéniacées, et les Sauvagésiées. La plu- part de ces végétaux sécrètent des sucs-propres résineux. Les régions intertropicales nourrissent beaucoup plus d'espèces que les contrées tempérées. ROTANIQUE, PHAN, T. V. 20 SOIXANTE-DIX-NEUVIÈME FAMILLE. : LES GARCINIÉES. — GARCINIEÆ. ( Gutuferæ Juss. Gen. — Vent. Tabl, 3, p. 144. — Choisy, in De Cand, Prodr. 4, p. 557. — Garcinieæ Bartl. Ord. Nat. p. 292.— Cfr. Cam- bess. Mém. sur les Ternstrémiacées et les Guttifères. — Mart. Gutti- feræ, in Plant. Brasil. Rar. ) | Toutes les Garciniées croissent dans la zone équato- riale, En général elles sont parées d’un feuillage Jlui- sant très-élégant, et souvent aussi de fleurs magnifiques. La plupart contiennent un suc-propre jaunâtre soit ré- sineux, soit gommo-résineux, aromatique, ou drastique. Dans plusieurs végétaux de la famille ce suc- propre, concrété au contact de lair, n’est autre chose que la Gomme-gutte : aussi M. de Jussieu a-t-il appliqué spé- cialement aux Garciniées le nom de Guitifères. Certaines espèces, telles que le Mangostan, le Maméi, et autres, sont d’une haute importance pour les pays chauds, à cause des fruits délicieux qu’ils produisent. Le nombre des espèces aujourd’hui connues se monte à environ quatre-vingt-dix. CARACTÈRES DE-LA FAMILLE. Arbres , ou moins souvent arbrisseaux , quelquefois parasites ou volubiles. Suc-propre résmeux ou gommo- résineux, coloré. Rameaux opposés, articulés à leur base. Feuilles simples, opposées, non-stipulées, coriaces , entières, ou légèrement dentées , très-rarement ponc- tuées, souvent striées de nervures transyerses parallèles; pétiole articulé à sa hase. FAMILLE DES GARCINIÉES. 507 Fleurs hermaphrodites ou polyganes, terminales, ou axillaires, ou latérales, blanches, ou roses, ou pour- pres, ou jaunés, tantôt solitaires, tantôt disposées en cyme, ou en corymbe, où en ombelle, ou en grappe. Pédoncules et pédicelles articulés , souvent bractéolés. Calice inadhérent, persistant, à 2-8 {le plus souvent 2? ou 4) sépales libres ou soudés par la base, imbriqués, opposés-croisés : les extérieurs plus petits. Réceptacle charnu, quelquefois anguleux. Disque le plus souvent confondu avec le réceptacle (rarement distinct, charnu, urcéolaire), hypogyne. Pétales insérés au réceptacle ou au disque (hypogy- nes), en même nombre que les sépales et interpositifs (rarement antépositifs, ou en nombre double des sépa- les), non-persistants, imbriqués ou contournés en pré- floraison. Étamines hypogynes, multisériées, ou unisériées, le plus souvent en nombre indéterminé. Filets Hbres, ou monadelphes, ou pentadelphes (les androphores alter- nant avec les pétales). Anthères terminales , adnées, à 2 bourses ( par exception à une seule bourse) déhiscen- tes soit antérieurement, soit postérieurement par une fente longitudinale, ou rarement par un pore apici- laire. … Pistil: Ovaire 1-9-loculaire ; loges 1-2- ou pluri-ovu- lées ; ovules attachés à l’angle interne ou au fond des loges. Style nul ou très-court. Stigmate pelié, disci- forme (rarement stigmates libres, en même nombre que les loges). Péricarpe capsulaire, ou baccien , ou drupacé, {- ou pluri-loculaire ; placentaires pariétaux ou MargINAUX , libres, ou connés en axe central. Graines anatropes, ou rarement orthotropes, quel- gt! 308 CLASSE DES GUTTIFÈRES. quefois enveloppées dans un arille pulpeux. Test mince, quelquefois se détachant lors de la maturité et restant collé sur l’endocarpe. Périsperme nul. Embryon recti- ligne : cotylédons gros, charnus, très-entiers, sou- vent entresreffés; radicule petite, mammelonaire. La famille des Guttifères renferme les genres Sul- vanis! Tovomita ( Aubl.) Cambess. (Marialvea Vand. Beau- harnoisia Ruiz et Pav. Micranthera Choïis. Ochrocarpus Petit-Thou.) — Y’erticillaria Ruiz et Pay. (Chloromyron Pers.) — Clusia Linn. — Arrudea Cambess. — Havetia Kunth. — Schweisgera Mart. (non Spreng. nec Aug. Saint-Hil.) — Quapoya Aubl. (Xanthe Willd.) — Ho- ronobea Aubl. (Symphonia Linn. fil.) — Platonia Mart. — Chrysopia Petit-Thou. — Pentadesma Don.— Mam- mea Linn. — Rheedia Linn. — Garcinia Rich. fil. (Gar- cimia Linn. Cambogia Linn. Mangostana Gærtn. ) — Stalagmitis (Murr.) Cambess. (Xanthochymus Roxb. Brindonia Petit-Thou. Oxycarpus Lour.) — Macoubea Aubl. — Mesua Linn.— Calophyllum Linn.— Apoterium Blum. — Xayea Wallich. Genres incomplètement connus. Macanea Juss. (Macahanea Aubl.) — Singana Aubl. {Sterbeckia Schreb.) Genre voisin des Garciniées. Canella P. Browne (Winterana Linn.) FAMILLE DES GARCINIÉES. 309 SECTION I. Ovaire à plusieurs loges 1- ou pluri-ovulees. Péricarpe capsulaire , déhiscent , pluriloculaire. Genre TOVOMITA. — Tomovita (Aubl.) Cambess. Calice 2- ou 4- sépale, non-bractéolé. Pétales 4 (moins souvent 6-10) , antépositifs, subéquilatéraux. Étamines 20- 50, libres, plurisériées : filets épais ; anthères minimes , ad- nées obliquement au sommet. Ovaire 4- ou 5- loculaire : loges 1-ovulées; ovules attachés vers le milieu de l’angle in- terne ou plus bas. Styles 4 ou 5, très-courts ou presque nuls. Stigmates épais. Capsule coriace, couronnée par les styles, déhiscente du sommet jusqu’à la base en 5 valves : axe cen- tral placentifère. Graines arillées : test chartacé, luisant; embryon épais : radicule petite. Arbres, ou quelquefois arbrisseaux. Feuilles ponctuées ou marquées de lignes transparentes. Fleurs hermaphrodites, ou dioïques, ou polygames, disposées en grappes ou en cy- mes axillaires et terminales. L’écorce et les jeunes fruits des fomovita contiennent beaucoup de Gomme-gutte.On connaît sept espèces du genre; en voici les plus notables : TovomirA DE GurANE.— T'ovomita guianensis Aubl. Guian. tab. 364.— Marialvea suianensis Choisy , in De Cand. Prodr. — Vandell. tab. 8, fig. 6. Feuilles ovales-elliptiques ou obovales, acuminées, discolores. Gymes terminales , trichotomes. Calice 2-sépale. Corolle 4-pé- tale. Arbre à tronc haut d'environ 10 pieds , sur 1 pied de diame- tre. Écorce rougeâtre. Bois dur, compacte, rouge. Fleurs d’un jaune verdâtre, larges d'environ 1 pouce. Cette espèce habite la Guiane et le Brésil. TovomirA pAnNICULÉ. — Tovomita paniculata Cambess. in Flor. Brasil. Merid. 1, tab. 64. | 910 CLASSE DES GUTTIFÈRES, Feuilles lancéolées-oblongues, obtuses, subrévolutées, subsi- nuolées. Panicules terminales, lâches, composées de cymules op- posées subtriflores : pédicelles grêles , allongés , dibractéolés au milieu. Calice 4-sépale. Corolle 4 ou 6-pétale. Arbrisseau peu rameux. Fleurs verdâtres , abondantes, larges de 172 pouce. Cette espèce a été découverte par M. Aug. de Saint-Hilaire dans les forêts vierges des environs de Rio-Janéiro. TovowirAa pe MapacaAscar. — Tovomita madagascariensis Cambess. Monogr. Guttif. — Ochrocarpus madagascariensis Petit-Thou. Feuilles verticillées-ternées. Pédoncules pauciflores, axillaires. Calice 2-sépale. Stigmate subsessile, pelté, 4-6-lobé. Arbre peu élevé. Fruit de la forme et de la grosseur d’une Olive. Genre GLUSIA. — Clusia Linn. Calice persistant, souvent dibractéolé; pe inÉgaux : les extérieurspluspetits. Pétales 4 ou6,subéquilatéraux. Éta- mines très-nombreuses (rarement en nombre défini) et libres dans les fleurs mâles, en nombre défini, stériles et monadel- phes dans les fleurs femelles; filets épais ; anthères infra- apicilaires, extrorses, à bourses écartées. Ovaire à 5-12 loges pluri-ovulées, couronné par autant de stigmates épais, ses- iles, disposés en étoile ; ovules suspendus à l’angle interne, imbriqués. Capsule coriace, à 5-12 loges, et à autant de val- ves alternes avec les cloisons : axe central épais, placenti- fère. Graines arillées, ovoïdes : test chartacé. Embryon cy- lindrique : radicule très-courte, mammiforme. Arbres souvent parasites, ou arbrisseaux volubiles. Feuil- les très-entières. Fleurs polygames, ou dioïques, axillaires, ou terminales, disposées en grappe ou rarement en cyme. Ce genre renferme une vingtaine d’espèces , la plupart indigènes dans l’Amérique méridionale et en général ornées FAMILLE DES GARCINIÉES. 511 de fleurs très-brillantes. Nous allons faire connaître les es- pèces Les plus remarquables. CLusrA A FLEURS ROSES. — Clusia rosea Linn. — Catesb. Ca- rol. 2, tab. 99. —Tussac, Flore des Antilles, y, 4, tab. 15. Feuilles snbsessiles, cunéiformes-ohovales , obtuses, ou échan- crées, légèrement veinées. Pédoncules courts ;'pauciflores. Fleurs dioïques. Galice 6-sépale. Pétales 6, plus longs que les sépales, concaves, arrondis. Capsule grosse, slobuleuse, obtuse, 7-9-gone, 7-9-loculaire. « Cet arbre, dit M. de Tussac, est un des plus beaux et des plus » singuliers que j'aie observés dans les Antilles ; il croît rarement » en pleine terre : plus souvent il est parasite , et naît dans les cre- » vasses de quelque vieux arbre, d’où il laisse tomber, quelque- » fois de plus de cinquante pieds de hauteur, des racines qui, lors- » qu’elles atteignent la terre, s’yenfoncent, et forment autant d’arcs- » boutants qui semblent destinés à le soutenir. Cette conformité » avec quelques espèces deF'iguiers des Indes occidentales, lui a fait » donner par les nègres le nom de Figuier inaudit maron. —Al » arrive quelquefois que les racines des Clusia, implantées au » sommet d’un arbre, au lieu de prendre leur direction vers la » terre, s’entortillent autour de son tronc, et finissent, en se mul- » tipliant et en grossissant, par l’envelopper de manière qu’il » disparaît, et que l’on est surpris de voir sortir du sommet d’un » Clusia des branches et des fleurs d’un végétal qui lui est étran- » ger. Quand le Clusia rose est en fleurs, ce qui arrive en août » et en septembre , il y a peu d’arbres qui puissent lui être com- » parés ; ses grandes fleurs blanches, agréablement lavées de rose, » contrastent merveilleusement avec le vert foncé des feuilles; » les boutons même, colorés en rouge longtemps avant l’épa- » nouissement des fleurs, font un effet admirable, Quand un Clu- » sia prend naissance dans une crevasse de rocher, souvent, au » lieu de s'élever, 1l étend ses branches horizontalement , et finit » par en couvrir toute la masse, ce qui produit l’effet le plus pit- » toresque. 5 Quand on fait une incision dans l'écorce d’un Clusia, il en 912 CLASSE DES GUTTIFERES. » sort une matière jaune résineuse qui, en s’oxygénant par le » contact de la lumière et de l’air, prend une couleur rousse ; » c’est une espèce de baume dont on se sert pour panser les vieil- » les plaies des chevaux. » Les capsules du Clusia rose contiennent abondamment une » matière résineuse qui a beaucoup d’analogie avec le soudron, . » et qui participe aux mêmes propriétés : l’on s’en sert pour cal- » fater les pirogues; on en compose aussi une espèce de mastic; » on peut enfin en faire des flambeaux. -» Le Clusia croît très-lentement, et ne se plait que dans les » lieux un peu frais, principalement dans les montagnes , ou s’il » croit dans les plaines , c’est au milieu des bois, et toujours à Pombre ; son bois, très-mou, ne s’emploie à aucun usage do- » mestique , pas même à brüler. Le suc résineux qui sort de l’é- » eorce, lorsqu'on y fait une incision, occasione sur la peau des » pustules difficiles à guérir. » » Ÿ CzLusia À FLEURS BLANCHES. — Clusia alba Linn. — Jacq. Amer. tab. 166. Feuilles subsessiles, cunéiformes-obovales, obtuses, non-échan- crées, légèrement veinées. Pédoncules courts, subtriflores. Fleurs hermaphrodites. Calice 8-sépale. Pétales 5-8, arrondis, conca- ves, de la longueur des sépales. Capsule grosse, ovoïde , penta- gone, ou hexagone, 5-6-loculaire. Get arbre croît dans les forêts de la Martinique, et, quoique parasite comme le Clusia rosea, son tronc acquiert souvent 1 pied de diamétre ; ses rameaux forment une tête ample et touffue qui se confond avec celle des arbres de première grandeur. Tou- tes les parties de ce végétal sont remplies d’un suc visqueux , très-tenace, balsamique, vert à l’état frais, mais rougissant promp- tement au contact de l'air; on s’en sert en guise de goudron. Les fleurs, inodores et de couleur blanchätre, ne peuvent se comparer en beauté à celles de l’espèce précédente; mais les capsules qui leur succedent sont de couleur écarlate, et font un admirable con- taste avec le vert sombre et luisant des feuilles. FAMILLE DES GARCGINIÉES, 515 CLUSIA À FEUILLES VEINEUSES. — Clusiæ venosa Linn. — Plum. Amer. tab. 87, fig. 2. Feuilles obovales, obtuses, veinées. Galice 4-sépale. Pétales 4, un peu plus longs que le calice. Ovaire 5-loculaire. Arbre non-parasite, haut d’une trentaine de pieds : tête touf- fue. Feuilles fortement veinées, longues de 4 pouces. Fleurs blan- ches, larges de ‘/; pouce. Cette espèce est indigène à la Martinique, où on la nomme Pa- létuvier de montagne. 4 CLusra Panapanari. — Clusia Panapanari Choïis. in De Cand. Prodr.— Quopaya Panapanari Aubl.Guian. tab. 344. Feuilles subsessiles, ovales-oblongues, subobtuses. Fleurs dioï- ques, disposées en panicules terminales. Pétales 5, plus longs que les sépales. Capsule petite, oblongue, 5-loculaire. Arbrisseau grimpant. Fleurs petites, jaunes. L’écorce et les feuilles, lorsqu'on les entame, laissent échapper un suc jaune qui se condense en Gomme-sutte. Cette espèce habite les forêts de la Guiane. CrusiaA Criuva.— Clusia Criuva Camb. in Flor. Brasil. Me- rid. tab. 65. Feuilles subsessiles, veineuses, obovales, ou oblongues-ohova- les, arrondies au sommet , cunéiformes à la base. Fleurs polyga- mes, terminales, en corymbes 3-5-flores. Galice 4-sépale. Pétales 5, plus longs que le calice. Capsule globuleuse, 5-loculaire. Arbrisseau rameux , haut de 5 à 6 pieds. Fleurs blanches, d’un pouce de diamétre. Gette espèce est indigène ‘au Brésil, dans les montagnes de la province des Mines. CLUSIA À FEUILLES LANCÉOLÉES. — Clusia lanceolata Cam- bess. 1. c. Feuilles pétiolées, veineuses, lancéolées, obtuses, souvent iné- quilatérales. Fleurs polygames, terminales, en corymbes lâches. Galice 4-sépale. Pétales 5-8, plus longs que le calice. 914 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Petit arbre haut de 5 à 6 pieds. Pétales longs de 1 Heures Sur 7 lignes de large. Gette espèce a été trouvée par M. Aug. de Saint-Hilaire dans les forêts vierges des montagnes du Brésil méridional. CLusia MAGNIFIQUE. — Clusia insignis Mart. Plant. Brasil. tab. 288. Feuilles elliptiques-obovales, ou cunéiformes-obovales , arron- dies au sommet. Fleurs géminées ou rarement ternées, termina- les. Pétales 9, oblongs-obovales, discolores. Stigmate conyexe , très-squamuleux. Arbre haut de 20 pieds ct plus, parasite : tronc atteignant 1 pied de diamétre, Écorce d’un brun cendré. Rameaux étalés. Feuilles longues de 4 à 7j pouces : pédoncule long de r pouce. Fleurs larges de près de 4 pouces. Bractéoles ovales, concaves, carénées, Sépales courts, elliptiques, de couleur pourpre. Pétales blancs en dessous, d’un pourpre foncé en dessus. Anthères pour- pres, Get arbre, très-remarquable par la rare beauté de ses fleurs, a été observé par M. de Martius au Brésil, dans les forêts vierges de la province de Rio-Négro. Il suinte du réceptacle de ses fleurs, une résine aromatique qui répand, lorsqu'on la brüle sur du charbon ardent , une odeur de Benjoin. Genre ARRUDÉEA. — Arrudea Cambess. Calice à 12 ou 13 sépalesimbriqués, inégaux : les extérieurs plus petits. Pétales 9 ou 10, imbriqués, subéquilatéraux. Étamines très-nombreuses, insérées sur un réceptacle coni- que, soudées en masse compacte. Anthères déhiscentes par 2 pores-apicilaires. Style court, épais. Stigmates 8, cunéifor- mes, distincts, disposés en étoile. Ovaire 8-loculaire, en- foncé dans le réceptacle; loges 1-ovulées. Fruit inconnu. Ce genre ne renferme que l'espèce suivante : ArruDpra Faux CLusiA. — Arruden clusioides Camb. in Flor, Brasil, Merid. tab, 66, FAMILLE DES GARCINIÉES. 215 Feuilles pétiolées, très-entières, veineuses, obovales, ou obova- les-elliptiques , arrondies au sommet, souvent inéquilatérales, Fleurs terminales, solitaires, pedonculées. Petit arbre suintant un suc visqueux blanchâtre. Tronc dres- sé, rameux, Feuilles longues de 2 à 4 pouces , sur 2 :}, pouces de large. Pétales obovales , longs de 15 lignes, sur 1 pouce de large, d’un rose clair. Cette espèce, remarquable par la grandeur de ses fleurs , croit au Brésil, dans les forêts vierges des montagnes de la province des Mines. Genre HAVÉTIA. — Aavetia Kunth. Fleurs dioïques, dibractéolées. Calice à 4 sépales opposés en croix, orbiculaires : les extérieurs plus petits, connés ; les intérieurs imbriqués. Pétales 4, opposés en croix, épais, orbiculaires, convolutés en préfloraison. — Fleurs mâles : Étamines 4, opposées aux pétales : filets claviformes, conni- vents, soudés par la base; anthères dressées, adnées ; con nectif large. — Æeurs femelles : Étamines 4, à anthère’ abortives. Ovaire ovoïde. Stigmates 4, subsessiles. Capsule 4-loculaire, 4-valve, polysperme. Graines arillées. Arbre. Rameaux et ramules opposés. Feuilles opposées, un peu épaisses, sans veines. Fleurs petites, blanchâtres, en panicules terminales pyramidales. L’espèce suivante constitue à elle seule le genre : HaAvÉTIA À FEUILLES DE LaUrIER. — Âavetia laurifolia Kunth, im Humb. et Bonpl. Nov. Gen. et Spec. v. 5, p. 204, tab. 462.— Mart. Plant, Brasil. tab. 2ONUAR 3. Grand arbre. Feuilles oblongues-ohovales, pointues, ou sub- acuminées, ou obtuses, glabres, subconcoiores , longues de 3 à 4 pouces, larges de 16 à 20 lignes : pétiole long d'environ 6 li- gnes. Panicules terminales, dressées, solitaires, longues de 2 ‘. à 3 pouces. Bractées ovales, pointues. Get arbre a été observé par MM. de Humboldt et Bonpland dans les Andes de Popayan, à 1,300 toises d’élévation, 916 CLASSE DES GUTTIFÈERES. Genre SCHWEIGGÉRA. — Schweiggera Martius. Fleurs dioïques ; bractéolées. Calice à 5 sépales ovales : éstivation convolutive. Pétales 5', oblongs, courtement on- guiculés, étalés. — Fleurs mâles : Etamines 10, courtes, conniventes en disque compacte subglobuleux : filets nuls; connectif épais, charnu, comprimé bilatéralement, convexe au dos ; anthères à 2 bourses divergentes, adnées, déhis- centes chacune par 2 pores apicilaires linéaires. — Æeurs femelles : Cinq écailles (étamines abortives) charnues, oblon- gues, anguleuses, appliquées contre l’ovaire. Ovaire penta- gone , 5-loculaire, multiovulé. Stigmate pelté, subsessile, conique, b-lobé. Capsule 5-loculaire, polysperme. L'espèce suivante constitue à elle seule ce genre : SCHWEIGGÉRA TOUFFU, — Schweiggera comata Mart. Plant. Brasil. tab. 297, fig. 2. | Arbre parasite sur d’autres troncs vivants. Écorce lisse, gri- sâtre. Bois d’un blanc rougeâtre. Rameaux étalés , très-divisés. Feuilles opposées en croix, étalées, courtement pétiolées, coria- ces, d’un vert luisant, glabres comme toute la plante, obovales- spathulées, arrondies au sommet , longues de 3 à 4 pouces. Pani- cules courtes, trichotomes , terminales : pédoncule commun tétra- gone. Quatre paires de bractéoles sous chaque fleur. Sépales ovales-orbiculaires, concaves, membranacés , verdâtres. Pétales longs d'environ 4 lignes. Cet arbre a été trouvé par M. de Martius aux environs de la ville de Para. Secrion Il. (Symphonie Bartl.) Peïales coriaces, contournés en préfloraison. Ovaire plu- riloculaire : loges pluriovulées. Péricarpe charnu , in- déhiscent , uni- ou pluri-loculaire. Genre MORONOBEA. — Moronobea Aubl, Calice persistant, non-bractéolé, 5-parti : sépales imbri- FAMILLE DES GARCINIÉES, 317 qués. Pétales 5, interpositifs. Étamines 45-920 : filets soudés en androphore tubuleux, profondément 5-fide; anthères linéaires, adnées à à 5 ou 4 à 4 à la face postérieure des seg- ments de l’androphore. Ovaire 5-loculaire : loges 5-ovulées. Stigmates 5, subsessiles, étalés. Baie 1-loculaire, 2-5-sperme. Graines cotonneuses. Arbres. Fleurs hermaphrodites, axillaires et terminales, disposées en corymbes, ou moins souvent subsolitaires. L'on ne counaît de ce genre que les deux espèces dont nous allons traiter. MorONOBÉA ÉCGARLATE.— Moronobea coccinea Aubl. Guian. v. 2, tab. 313. — Mat. Plant. Brasil. tab. 287.—Symphonia globulifera Lann. fil. Arbre haut de 40 à 5o pieds, sur 1 à 3 pieds de diamétre. Ra- meaux allongés, étalés. Ramules obscurément tétragones. Feuil- les elliptiques-oblongucs, ou lancéolées-oblongues , acuminées , glabres, lisses, laisantes en dessus, un peu glauques en dessous, longues de 3 à 4 pouces. Fleurs terminales , en ombelle simple ; pédicelles rougeâtres, pendants, longs d’environ 1 pouce. Galice petit, coriace, d’un pourpre verdâtre : sépales suborbiculaires , inésaux. Corolle longue d’environ 8 lignes , épaisse , d’un écar- late brillant. Pétales ovales-orbiculaires. Androphore un peu saillant. Ce végétal, déjà observé par Aublet à Cayenne, a été retrouvé par M. de Martius dans les forêts-vierges du Brésil, entre les 1°* et 12° degrés de Lat. S. Toutes ses parties contiennent un suc résineux jaune, qui noircit au contact de l’air. Ce suc dégoutte Spontanément du tronc et des branches : les créoles de la Guiane l’emploient en guise de goudron et de poix. Le bois de l’arbre sert à faire des barriques. Les naturels de la Guiane nomment ce végétal Mani et Moro- noba. MoRONOBÉA GRANDIFLORE,— Moronobea grandiflora Choisy, in De Cand. Prodr. Cette espèce, qu’Aublet regarde comme une variété de la pré- 318 CLASSÉ DES GUTTIFÈRES. cédente, croît aussi en Guiane. Elle diffère du Moronobea coc- cinea par des feuilles plus petites, des fleurs 2 MS plus grandes, et un style plus allongé. Genre PLATONIA. — Platonia Martius. Calice à 5 sépales suborbiculaires , subcoriaces, imbriqués par les bords : les? extérieurs plus petits, persistants. Pétales 5, ovales-orbiculaires, concaves, connivents en hémisphère. Étamines en nombre indéterminé, plurisériées, pentadel- phes : phalanges alternes avec les pétales , sub-10-andres ; filets simples ou souvent bifurqués , libres presque dès la base; anthères linéaires, adnées, mucronées, déhiscentes antérieurement par 2 fentes longitudinales. Disque 5-lobé. Ovaire à 5 loges multiovulées ; ovules superposés. Style filiforme. Stigmate 5-radié. Baie grosse, charnue, subglobu- leuse , 5-b-loculaire : cloisons charnues. Graines par avor- tement solitaires dans chaque loge, grosses , oblongues, ad- nées, convexes postérieurement, planes ou carénées antérieu- rement. Périsperme charnu, huileux. Embryon cylindrique, curviligne, intraire : cotylédons entregreffés ; radicule su- père. Arbre. Feuilles pétiolées, opposées en croix, très-entières, coriaces, penninervées, agrégées vers l’extrémité des ra- mules. Pédoncules 1-flores, bractéolés à la base. Fleurs grandes. L'espèce dont nous allons parler constitue à elle seule le genre. PLATONTA MAGNIFIQUE. — Platonia insignis Mart. Plant. Brasil. tab. 280, et tab. 228, fig. +. — Moronobea esculenta Arruda, ex Mari. L. c. Très-grand arbre. Tronc droit, acquérant 4 pieds de diamé- tre, indivisé jusqu’à la hauteur de 30 pieds et plus. Rameaux gros, formant.une ample tête ovale. Ramules opposés , obscuré- ment tétragones , gristres. Feuilles oblongues ou elliptiques oblongues, pointues, luisantes , longues de 3 à 4 pouces : pétiole FAMILLE DES GARCINIÉES. 519 long de 6 à 8 lignes. Fleurs terminales , subsolitaires, nutantes, larges de 1 y, pouce. Pédoncule courbé , long de ‘/; pouce, muni à sa base de quelques bractéoles triangulaires, obtuses. Calice petit, verdätre. Pétales roses en dessous , blancs en dessus. Éta- mines un peu saillantes : filets blancs; anthères jaunes. Style saillant. Fruit brunâtre , de la grosseur d’une orange : épicarpe mince ; Chair mucilagineuse, acidule et douceâtre. Graines bru- nâtres , de la grosseur d’une Amande. Ce végétal remarquable croit dans les forêts du littoral de V'A- mérique méridionale, depuis le 5° degré de Lat. N. jusqu’au 6° de Lat. S.; les aborigènes de ces contrées lui donnent le nom de Pacouri. La chair de son fruit est d’une saveur acidule très-agréable. M. de Martius assure que les Brésiliens en font des confitures délicieuses ; les graines ne le cèdent en rien aux Aman- des. Les fleurs de l'arbre sont magnifiques, et rappellent celles des Caméllia. Genre CHRYSOPIA. — Chrysopia Petit-Thou. Calice persistant, non-bractéolé, à 5 sépales presque égaux, imbriqués. Disque urcéolé à la base, tantôt indivisé, tantôt à 5 lobes opposés aux pétales. Pétales 5, insérés à l’extérieur du disque, interpositifs, inéquilatéraux. Étamines mona- delphes, insérées aux parois internes du disque; androphore charnu, plus ou moins profondément 5-fide; anthères li- néaires, longitudinalement déhiscentes, adnées 3-5 à la face postérieure des lanières de l’androphore.Ovaire 5-locu- laire : loges 5-10-ovulées ; ovules bisériés dans chaque loge. Style court. Stigmates 5 , étalés. Péricarpe charnu, 5-locu- laire. Graines ovales-oblongues : cotylédons épais, entre- greffés. Les deux espèces dont nous allons parler constituent à elles seules ce genre. A. Disque presque indivisé. — Fleurs en ombelle. : CHRYSOPIA A PETITES FEUILLES — Chrysopia microphylla Cambess, in Mém, du Mus,, v. 16, p. 423, tab, 10, 320 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Ramules cylindriques, rapprochés en ombelle. Feuilles longues d'environ 6 lignes , sur 3 lignes de large, spathulées, très-entiè- res, subrévolutées aux bords, ires-glabres, penninervées, rétré- cies en pétiole court. Ombelles simples , terminales , 4-6-flores. Sépales suborbiculaires , glabres. Pétales longs d’environ 4 li- gnes, sur 5 lignes de large. Androphore long d’environ 3 lignes : lanières 3-dentées au sommet. Cette espèce croît à Madagascar. B. Disque 5-lobé. — Fleurs en corymbe. CuRYSOPIA À FLEURS FASCICULÉES. — Chrysopia fasciculata Petit-Thou. Hist. des Végét. d’Afr. tab. 24. Grand arbre, à cime étalée en parasol. Rameaux tétragones. Feuilles roulées avant leur développement dans une stipule cadu- que, longues de 2 à 3 pouces, sur 1 pouce environ de large, co- riaces, d’un vert jaunâtre, obovales, ou oblongues-obovales, cour- tement acuminées, nerveuses, subsessiles. Pédoncules terminaux, courts , tétragones , rapprochés en corymbe. Corolle d’un pouce de diamétre, d’un pourpre vif. « Ge végétal, dit M. Aubert du Petit-Thouars , est l’un des » plus beaux arbres de Madagascar; il se fait remarquer au loi » parmi les autres arbres, qu’il domine par sa cime étalée en » parasol. Il répand de toutes ses parties, lorsqu'elles sont enta- » mées, un suc jaune abondant, qui s’épaissit en une gomme- » résine très-analogue à la Gomme-gutte. Les naturels le nom- » ment Voa Hazigné, ce qui veut dire fruit jaune. Îls tirent de » sesgraines une huile dont ils font beaucoup usage, surtout pour » oindre leurs cheveux. » Genre PENTADESMA. — Pentadesma Don. * Ce genre est indiqué par M. Sabine (Transact. of the Hor- ticult. Soc. of London, v. 5, p. 457), mais sans l’exposition de ses caractères scientifiques. Le végétal qni le constitue (Pentadesma butyraceum 1. c.) est un arbre commun aux environs de Sierra-Léoné , et remarquable par le fruit qu'il FAMILLE DES GARCINIÉES. 521 produit. Ce fruit, pyriforme, et du volume de deux poings réunis, est rempli d’un jus gras, jaunätre , dont les négres ont coutume d’assaisonner leur aliments, mais qui n’est guère du goût des Européens, à cause de sa saveur de Téré_ benthine. Genre MAMMEA. — Mammea Linn. Calice non-bractéolé, caduc, à 2 sépales égaux. Pétales 4 ou 6, presque égaux , subéquilatéraux, caducs. Étamines li- bres, ou légèrement monadelphes par la base; filets courts ; anthères adnées, latéralement déhiscentes. Ovaire 4-locu- laire. Stigmate subsessile, à 4 lobes échancrés. Drupe charnu, à 2-4 noyaux. Graines grosses, ascendantes. Arbres. Feuilles ponctuées, penninervées, très-entières. Fleurs polygames-dioïques, ordinairement solitaires. Ce genre renferme quatre espèces ; celles que nous allons décrire produisent des fruits très-estimés dans les colonies. MammEA D'AMERIQUE. — Mammea americana Linn. — Sloan. Jam. 2, p. 123 , tab. 19. — Jacq. Amer. tab. 187, fig. 82. — Tussac, Flore des Antill. v. 3, tab. 7. Arbre à tronc haut de 50 pieds et plus, sur 2 à 3 pieds de dia- métre. Cime pyramidale. Ramules tétragones. Feuilles courte- ment pétiolées, luisantes, épaisses, ovales, ou obovales, obtuses, longues de 5 à 8 pouces. Pédoncules couris, axillaires, uniflores. Fleurs odorantes, blanches, larges de 1 ‘!; pouce. Sépales arron- dis, obtus, concaves, coriaces, colorés, étalés. Pétales conformes aux sépales, mais 2 fois plus longs. Drupe subglobuleux, mu- croné , 3-ou 4-gone, de 3 à 8 pouces de diamétre; épicarpe dou- ble : l'extérieur brunâtre , scabre , épais; l’intérieur pelliculaire, jaunitre, adhérent fortement au Sarcocar pe : sarcocarpe pulpeux , compacte, jaune; noyaux ovales-oblongs , subtrigones ; aplatis d’un côté, tres-scabres. Ce végétal croit aux Antilles et dans l’Amérique méridionale : les colons de ces contrées le connaissent sous les noms de Mame'i et Abricotier de Saint-Domingue. C’est l’un des arbres les plus 24 BOTANIQUE. PHAN. T. V. or À & “ 322 CLASSE DES GUTTIFERES. magnifiques de l’ Amérique, et son fruit peut se comparer à l’Abri- cot quant à la saveur. « Les dames créoles des Antilles, dit M. de Tussac, font beau- » coup de cas des fruits du Mamé ; elles les mangent de plu- » sieurs manières, dont la plus usitée consiste à en enlever la » peau, qui est très-épaisse, de manière qu’il n’en reste aucune » partie, parce qu’elle communiquerait à la pulpe une amertume » désagréable; il ne faut pas non plus couper cette pulpe trop » près des noyaux, sans courir les risques du même inconvénient » Cette double précaution prise, on peut manger ce fruit avec » plaisir lorsqu’il est bien mür : il faut cependant consulter son » estomac, car il est tres-indigeste. Il le devient moins lorsqu’a- » prèsJ’avoir coupé par tranches minces, on le fait macérer pendant » plusieurs heures dans du vin de Bordeaux ou de Madère, en y ajoutant un peu de sucre. La mamière la plus saine et la plus » généralement adoptée, consiste à faire avec ce fruit une marme- » Jade ou compote à mi-sucre. Cette marmelade peut être com- » parée en bonté et en salubrité à celle d’Abricots. » Avec les fleurs de Mamméa , l’on fait une excellente liqueur de table, connue aux Antilles sous le nom d'Eau de créole. Le bois de l’arbre est peu durable, La décoction de l’écorce passe pour détersive. S Ÿ Mamméa D'AFRIQUE.— WMammea africana Sabine, in Trans- act, Horticult. Soc. Lond. v. 5, p. 457. Grand arbre. Feuilles tres-pointues, d’un vert sombre. Fruit aussi gros que celui du Mamméa d'Amérique. Gette espèce, qui habite les forêts des montagnes voisines de Sierra Léoné, produit un fruit comparable en tout à celui de l'espèce précédente. Genre GARCINIA. — Garcinia Rich. fil. Calice non-bractéolé, à 4 sépales persistants, presque égaux. Pétales 4, caducs. Étamines 12-20, non-persistantes ; filets libres, courts, filiformes ; anthères adnées, extrorses, longitudinalement déhiscentes. Ovaire 4-8-loculaire, cou- FAMILLE DES GARCINIÉES. 325 ronné par un stigmate à 4-8 lobes épais. Baie 4-8-loculaire, charnue. Graines arillées. Arbres. Fleurs hermaphrodites ou monoïques, terminales, subsolitaires. Ce genre, propre à l'Asie équatoriale, renferme le Jan- gostan, arbre fruitier précieux pour les contrées intertro- picales, et plusieurs autres végétaux remarquables, dont nous allons traiter. A. Baie couronnée par le stigmate. Fleurs terminales. Garanra Mancosran. — Garcinia Mangostana Tinn. — Rumph. Amb. à, tab. 43, — Gærin. Fruct. 2, tab. 105. Ramules subcylindriques. Feuilles ovales, ou ovales-oblongues, rétrécies aux 2 bouts, subobtuses, trèes-finement veinées. Fleurs subsessiles, solitaires, hermaphrodites. Sépales suborbiculaires. Stigmate 6-8-lobé, persistant. Baie 6-8-loculaire, globuleuse, dressée. : Arbre de moyenne grandeur, ayant le port du Crtronnier. Feuilles longues d'environ 6 pouces. Fleurs rougeâtres, larges de 1 pouce. Fruit du volume d’une Orange, d’un vert tirant sur le jaune : pulpe blanche, succulente, semi-diaphane. Le Mangostan croît spontanément aux iles de la Sonde, et il se cultive comme arbre fruitier dans presque toute l’Asie équato- riale. Rumphius assure que les Mangoustes se préfèrent à tous les autres fruits de ces conirées; elles ont une saveur et une odeur délicienses; lésèrement rafraichissantes et sans aucune propriété nuisible, leur usage se permet dans toutes les maladies. Avant de manger les Mangoustes, on a soin de détacher. une pellicule amère qui en recouvre la pulpe. L’écorce du Mangostan est amère et astringente; les Malais l’emploient à teindre en noir, et quelquefois ils la mâchent. Lors- qu’on entaille cette écorce, il en découle un suc jaunâtre, qui forme, en se condensant, une gomme molle. L’écorce du fruit jouit des mêmes qualités que celle de la Grenade : anssi l’emploie- t-on dans l'Inde comme remède anti-dyssentérique. 324 CLASSE DES GUTTIFÈRES. GarGINIA A BOIS DUR. — Garcinia cornea Linn. — Rumph. Amb. 3, tab. 30. Ramules tétragones. Feuilles elliptiques-oblongues ou obovales- oblongues, inéquilatérales, pointues, ou échancrées. Fleurs so- litaires ou subfasciculées, subsessiles , nutantes. Sépales subor- biculaires. Stigmate pelté, entier. Grand arbre. Feuilles longues de 12 à 15 pouces, sur 4 pouces de large. Fleurs jaunes, de la grandeur de celles d’une Rose. Fruit brunître, de la grosseur d’une Prune. Cette espèce croît dans Îles montagnes d’Amboine. Son bois, blanc à l’état frais, roussit par la dessiccation, et devient si dur qu’il est presque impossible de le travailler ; les Malais l’emploient . à la construction des édifices publics. Garcinra Faux Gurrier. — Garcinia Cambogia Desrouss. in Lamk. Encycl. — Roxb. Corom. 3, tab. 208. — Cambogia Gutta Linn. — Hort. Malab. 1, p. 4x, tab. 24. Feuilles elliptiques ou oblongues, rétrécies aux 2 bouts, poin- tues. Fleurs solitaires ou subfasciculées, subsessiles, hermaphro- dites. Sépales obtus. Baie globuleuse, 8-gone, 8-loculaire, pen- dante. ) | Grand arbre. Tronc atteignant une grosseur considérable. Écorce noirâtre en dehors, jaune en dedans. Feuilles longues de 3 à 6 pouces, larges de 1 à 2 pouces, luisantes aux 2 faces. Fleurs jaunâtres, larges de :/; pouce. Pétales 2 fois plus longs que les sépales. Étamines plus courtes que l'ovaire. Baie du volume d’une petite Orange, d’un jaune pâle. Cette espèce habite les forêts de la côte de Malabar, où on la nomme Ghorka Pulli, c’est-à-dire Pomme acide. Linnée et la plupart des auteurs de matière médicale croyaient à tort que la Gomme-gutte du commerce en provenait; Murray, le premier, en faisant connaître l’un des vrais Guitiers (Voy. Sialasomite Gut- tier), rectifia cette erreur, qui néanmoins a souvent été répétée jusqu’à nos jours. À la vérité, le suc propre épaissi du Garcinia Cambogia forme aussi une gomme-résiné jaunâtre, mais de FAMILLE DES GARCINIÉES. 329 qualité très-médiocre comme substance tinctoriale, et qui ne s’ex- porte point pour l’Europe. Le fruit du Garcinia Faux Gultier est assez estimé par les Hindous : la pulpe qu’il renferme a une saveur aciaule et dou- ceâtre. Les feuilles ainsi que les fleurs de l’arbre sont également acides. GarGINIA ÉLÉGANT. — Garcinia speciosa Wallich, Plant. Asiat. Rar. tab. 258. Feuilles elliptiques-oblongues , pointues aux 2 bouts, courte- ment pétiolées. Fleurs hermaphrodites, en corymbes pauciflores. Étamines soudées par la base en 4 faisceaux divergents. Stig- mate très-épais , subtétragone. Grand arbre. Tronc droit, épais; écorce rimeuse, brunûtre. Feuilles rapprochées, très-fermes , luisantes , longues de 6 à 12 pouces. Pédoncules 2 ou 3 fois plus longs que le pétiole. Fleurs d’un jaune vif, larges de 1 pouce. Cette espèce, qui croît dans les forêts de La côte de Martaban, est l’une des plus élégantes du genre, et ses fleurs répandent un arôme délicieux. B. Fleurs latérales ou axillaires. Stigmate multifide , non- plane, s’oblitérant apres l’anthèse. (CLarocynos Blume.) GARCINIA LATÉRIFLORE.— Garcinia lateriflora Blum. Bijdr mp 2014. Ramules subcylindracés. Feuilles elliptiques-oblongues , acu- minées-obtuses, rétrécies à la base. Fleurs agrégées, latérales, sessiles. Sépales et pétales en nombre quaternaire. Étamines unisériées , monadelphes. Arbre haut de 40 à 50 pieds. Baie globuleuse , à 4 loges mo- nospermes. Cet arbre a été observé par M. Blume à l’île de Nusa-Kam- banga. GARGINIA DIOÏQUE. — Garcinia dioica Blum. 1. c. Ramules subcylindriques. Feuilles lancéolées ou elliptiques, acuminées aux 2 bouts , membranacées. Fleurs subsessiles, agré- gées , axillaires. Sépales et pétales en nombre quaternaire. 526 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Arbre haut de 30 pieds. Fleurs dioïques, petites, d’un jaune pâle. Fleurs femelles munies de 10 à r2 filets stériles. Ovaire G6-10o-loculaire. Baie subglobuleuse, déprimée au sommet, d’un jaune orange pâle. Get arbre croît dans les montagnes de Java. Les habitants du pays le nomment Tjurié. Son écorce, au témoignage de M. Blume, est un excellent diurétique. Garcia DE Java. — Garcinia javanica Blum. 1. c. p. 215. Ramules subeylindriques. Feuilles elliptiques, rétrécies aux > bouts , obtuses, coriaces. Fleurs agrégées , axillaires, sessiles, dioïques. Arbre haut de 30 pieds. Fleurs jaunâtres. Ovaire 4-loculaire. Geite espèce croit dans les mêmes contrées que la précédente. Les Javanais l’appellent Mango-Utan, c’est-à-dire, Mango sau- vage. (IEP Genre GUTTIER. — Sia/aginitis (Murr.) Cambess. Calice à 4 ou 5 sépales inégaux, persistants, non-bractéo- lés. Pétales 4 ou 5 , interpositifs, subéquilatéraux, caducs, presque égaux. — Fleurs mâles : Réceptacle charnu, 4-8- lobé, souvent couvert d’un grand nombre d’anthères abor- tives. Étamines monadelphes, ou soudées en 4-8 faisceaux étalés, multifides au sommet, à peu près aussi longs que les pétales ; anthères minimes, didymes, latéralement déhiscen- tes. Pistil rudimentaire, subulé. — Fleurs femelles : Récep- tacle comme dans les fleurs mâles. Étamines environ 30; soudées en 5 à 8 faisceaux. Ovaire 5-8-loculaire : loges uni- ovulées. Style presque nul. Stigmate 5-8-lobé. Baie 3-8-lo- culaire, charnue, couronnée par le stigmate, ou moins sou- vent apicuée par les restes du style; loges monospermes. Graines arillées : cotylédons épais. Arbres. Fleurs polygames-monoïques ou polygames-dioï- ques, axillaires, disposées en cime, ou en ombelle, ou moins souvent en grappe. FAMILLE DES GARCINIÉES. 327 Le suc-propre de plusieurs espèces de Guitiers, concrêté à l'air, n’est autre chose que la Gomme-putte du commerce. Ce genre, propre à l'Asie équatoriale, renferme environ douze espèces, dont voici les plus notables : Gurrier Faux Camrogia.—Sialagmitis cambogioides Murr. in Comment. Gœtting. v. 9, p. 173. Arbre peu élevé, Tronc rameux, haut de 5 à 8 pieds, de la grosseur du corps d’un homme. Écorce rimeuse, grisâtre, Ra- mules divariqués, tétragones au sommet, verdaätres, un pen ru- gueux. Cime ovale-oblongue, beaucoup plus longue que Îe tronc. Feuilles longues de 2 à 3 pouces, ovales, on obovales, pointues, fermes, lisses aux 2 faces, d’un vert foncé : pétiole épais, long de 1 ligne. Pédoncules axillaires ou latéraux, longs de 3 à 4 pouces, dressés, articulés, grêles. Pédicelles longs de 3 à 5 lignes, cla- viformes, anguleux, dressés, subverticillés. Fleurs petites. Sépa- les ovales-orbiculaires, marginés. Corolle d’un jaune pâle, lége- rement rose à la base : pétales obovales, concaves, tres-entiers, ciliolés, 2 fois plus longs que les sépales. Filets à peu près aussi longs que la corolle. Baie du volume d’une Gerise ou quelquefois plus grosse, globuleuse, glabre, blanchätre, lavée de rose d’un côté. Graines oblongues, trigones. | Cet arbre croît dans le royaume de Siam, ainsi qu'à Ceylan où on le connaît sous les noms de Ghokatu et Bokathu. Son suce propre, au témoignage de Kæœnig, donne de la Gomme-gutte. Le fruit de l’arbre est mangeable. Gurnenr DES PEINTRES. — Stalagmitis pictoria Roxb. Corom. vol. 2, tab. 106. Feuilles opposées, elliptiques-lancéolées, pointues, glabres et luisantes; pétiole court, épais. Fleurs latérales ou axillaires, en ombelle simple sessile. Calice à 5 sépales concaves, oblongs, obtus. Pétales arrondis. Grand arbre. Écorce scabre, noirâtre. Branches étalées. Feuilles longues de 6 à 16 pouces, sur 2 à 4 pouces de large. Fleurs blanches , larges de 1 pouce. Fruit de couleur orange, de la grosseur d’une Pomme. 228 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Ce magnifique végétal croît dans les montagnes voisines de la côte de Malabar. Roxburgh assure que son fruit est d’un goût ex- quis, et que l'arbre mériterait une culture soignée. Avant la par- faite maturité, ce fruit est rempli d’un suc jaune, lequel, par la dessiccation, devient de la Gomme-suite. Le même sucsuinte des incisions qu'on pratique à l’écorce du tronc. GurTier À FRUIT DOUX. — Stalagmitis dulcis Cambess. — Xanthochymus dulcis Roxb. Corom. 3, tab. 270. — Hook. in Bot. Mag. tab. 3088. ” ! Feuilles elliptiques-cblongues , acumimées. Fleurs latérales , fasciculées. Corolle globuleuse. Fruit ovale, obtus. Tronc très-droit. Écorce lisse, olivâtre. Branches et ramules opposés. Feuilles longues d’environ 6 pouces , larges de 2 à 3 pouces.Fleurs petites, inodores, d’un jaune verdâtre. Sépales iné- gaux, suborbiculaires, petits. Pétales suborbiculaires , beaucoup plus courts que le calice. Baie de la grosseur d’une Pomme, ovale- globuleuse , jaune, charnue : pulpe jaune , douceâtre. Graines 1-b, oblongues, un peu pointues , brunes, marbrées de veines claires ; arille jaunâtre, d’une saveur douce agréable. Cette espèce se cultive aux Moluques, comme arbre fruitier. Gurrier À FRUIT AGDE. — Stalagmitis acida Camhess. — Garcinia cochinchinensis Choisy, in De Cand. Prodr.— Oxy- carpus cochinchinensis Lour. Flor. Cochinch. Ramules tétragones. Feuilles ovales-oblongues, pointues aux 2 bouts. Fleurs axillaires ou raméaires, subsessiles, solitaires. Fruits globuleux ou pyriformes. Arbre tortueux, peu élevé. Racines s’élevant à plusieurs pieds au-dessus de terre, comme celles des Mangliers. Fruit de la gros- seur d’une Pomme. Ce Guttier croît aux Moluques et en Cochinchine. Ses jeunes fruits ainsi que ses feuilles ont une saveur acidule agréable. Gurrier DE Java. — Séalagmitis (Xanthochymus) java- nensis Blum. Bijdr. p. 216. FAMILLE DES GARCINIÉES, 229 Feuilles ovales-oblongues ou elliptiques-oblongues , pointues, coriaces. Fleurs pédonculées, fasciculées, axillaires. Arbre haut d'environ 30 pieds. Feuilles opposées, glabres, veineuses. Fleurs dioïques. Calice pentasépale. Pétales ovales. Parapétales 5, fimbriés, interpositifs. Étamines pentadelphes, Cette espèce habite les montagnes de Java, où on la nomme Mondu. SEciion III. Ovaire 4- ou 2-loculaire : loges 1- ou 2-ovulées. Péricarpe drupace. Genre MÉSUA. — Mesua Linn. 4° Calice non-bractéolé, persistant , à 4 sépales inégaux : les 2 extérieurs un peu plus petits. Pétales 4, interpositifs. Eta- mines en nombre indéfini, monadelphes par la base : filets courts, filiformes; anthères basifixes, latéralement déhis- centes. Ovaire ‘2-loculaire; loges 2-ovulées ; ovules dressés , attachés au fond des loges. Style court. Stigmate épais, con- cave. Drupe ovoïde ou globuleux, 1-loculaire par avorte- ment, 1-4-sperme. Graines ovoïdes, ou planes d’un côté et convexes de l’autre : radicule petite; cotylédons très-épais. Arbres. Fleurs axillaires, solitaires, hermaphrodites. Ce genre renferme les deux espèces suivantes : Mésua ÉLÉGANT. — Mesua speciosa Chois. in De Cand. Prodr. — Hort. Malab. 3, p. 63, tab. 53. Grand arbre à cîme touffue comme celle du Tilleul. Écorce épaisse, brunâtre. Feuilles longues de ‘/, pied et plus, subses- siles, vertes en dessus, glauques en dessous, linéaires-lancéolées, très-entières, pointues. Fleurs de la forme et de la grandeur d’une Rose, blanches, odorantes, subsessiles. Pétales suborbicu- laires, étalés. Drupe gros, 4-sperme. Cet arbre se cultive fréquemment au Malabar, où on le nomme 330 CLASSE DES GUTTIFÈRES. vulgairement Chdtaignier à Roses. Son écorce et ses feuilles sont aromatiques et amères : les Hindous les emploient comme remède contre une foule de maladies. Les graines ont la forme et la saveur des Châtaignes. Avant sa maturité, le fruit laisse suinter une gomme visqueuse et aromatique. Mésua Nacuas. — Mesua ferrea Linn. — Rumph. Amb. 7, tab. 2. — Hort. Malab. 3, tab. 52. Feuilles lancéolées-elliptiques, pointues , argentées en dessous, longues de 8 à 12 pouces. Fleurs odorantes: Sépales ovales. Pé- tales ondulés, un peu tronqués. Étamines aussi longues que la corolle. Drupe subglobuleux, pointu, 4-costé, monosperme. Graine subglobuleuse. Cet arbre, remarquable par la grande dureté de son bois, croît aux Moluques et dans l'Inde. Genre CALOPHYLLE. — Calophyllum Linn. Calice 2- ou 4-sépale, non-bractéolé : les 2 sépales exté- rieurs plus petits. Pétales 4, ou rarement 2, opposés aux sé- pales. Étamines en nombre indéfini, ou rarement en nom- bre défini, libres, ou soudées par la base : filets courts; an- thères basifixes, introrses, longitudinalement déhiscentes. Ovaire globuleux ou ovoïde, épais, 1-loculaire, 1-ovulé : ovule dressé. Style contourné, Stigmate gros, capitellé, souvent lobé. Drupe globuleux ou ovoïde. Graine conforme au péricarpe; radicule mammiforme, pointant vers l’extré- mité opposée au hile; cotylédons très-épais. Arbres. Feuilles striées de nervures transverses parallèles très-nombreuses. Fleurs hermaphrodites ou polygames, dis posées en grappe ou moins souvent en panicule : pédon- cules axillaires ; pédicelles opposés. Les Calophylles se font remarquer par l'élégance de leur feuillage et de leur inflorescence ; plusieurs espèces produi- sent des gommes-résines aromatiques. On connaît environ douze espèces , dont voici les plus intéressantes : FAMILLE DES GARCINIÉES, 334 A. Calice 4-sépale. Cacopuyzze Tacamamac.— Calophyllum Inophyllum Linn. — Hort. Malab. 4, tab. 38. — Rumph. Amb. 2, tab. 71. Feuilles elliptiques on obovales, arrondies au sommet, ou cchancrées, courtement pétiolées. Grappes lâches, un peu moins longues que les feuilles : pédicelles allongés. Drupe globuleux. Arbre haut d’une trentaine de pieds. Tronc atteignant jusqu’a À pieds de diamètre. Branches grosses, ét:lées, formant une tête ample. Écorce noire, épaisse, rugueuse. Feuilles longues de 8 à 12 pouces, sur 4 à 8 pouces de large. Fleurs de la forme et de la grandeur d’une petite Rose. Drupe de la grosseur d’une Prune. Cet arbre abonde sur les plages de l’Inde, des Moluques et des îles de la Sonde. Les Malais le nomment Bintangor, les Javanais Jamplong ou Njamplong, et les Hindous Ponnama- ram. Il en suinte une gomme-résine jaunâtre et aromatique, laquelle, au témoignage de M. Blume, est le vrai Tacamahac des officines. Les fleurs repandent une odeur de Lys. Les graines contiennent une huile grasse qu’on en retire soit par expression, soit au moyen de l’eau bouillante, et qui, au rapport de Rum- phius , est un spécifique contre les maladies de la peau ; on l’em- ploie en outre, aux Moluques, à faire des torches et des chan- delles. Les fruits, mürs à moitié, se confisent en guise d’Olives. Les feuilles, macérées dans de l’eau , donnent une teinture blan- châtre qui passe pour un excellent remède ophtalmique. Le bois de l'arbre, de couleur brune et composé de fibres curvilignes, est comparable au Bois de fer quant à la dureté; par cette raison il se travaille tres-difficilement : mais il est excellent pour cer- tains ouvrages de charronnage et d'architecture navale. Caroravitx Faux Tacamanac. — Calophyllum Tacama- haca Wild. — Calophyllum Inophyllum Lamk. (non Linn.) — Pluck. Alm, 41, tab. à 49, fig. 3. Gette espèce , qui diffère de la précédente principalement par ses feuilles ovales-elliptiques et pointues, croit à Madagascar ainsi qu'aux îles de France et de Bourbon. Il en découle aussi une gomme-résine aromatique, analogue au vrai Tacamahaca. 332 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Le bois de larbre est excellent pour les constructions navales et pour le charronnage. B. Calice 2-sépale. Garopyce CALABA. — Calophyllum Calaba Jacq. Amer. tab. 165. Feuilles obovales ou elliptiques, obtuses, échancrées , courte- ment pétiolées. Grappes plus longues que les pétioles, lâches, sub-"-flores : pédicelles grèles. Fleurs hermaphrodites décandres. Fleurs mâles polyandres. Drupe globuleux. Tronc rameux dès la base. Feuilles longues d’environ 4 pou- ces. Fleurs petites, blanches, odorantes. Drupe gros, charnu, verdatre. Cette espèce habite les Antilles, où elle est connue sous les noms vulgaires de Calabu et Bois-Marie. On l’emploie souvent à faire des clôtures vivantes. L’amande du drupe contient beau- coup d’huile grasse. Caropayzze pu Brésiz, — Calophyllum brasiliense Cam- bess. in Flor. Brasil. Merid. v. 1, tab. 64. Feuilles obovales ou elliptiques , très-obtuses, souvent échan- crées, courtement pétiolées. Grappes lâches, multiflores, plus courtes que les feuilles : pédicelles filiformes. Fleurs hermaphro- dites, 16-andres. Grand arbre. Feuilles longues de 2 à 4 pouces, larges de : 1/, pouce à 2 ‘/, pouces. Fleurs petites , blanches. Cette espèce a été découverte par M. Aug. de Saint-Hilaire au Brésil, dans la province du Saint-Esprit. Genre APOTÉRION. — Apoterium Blum. Calice nul. Pétales 4. Étamines en nombre indéterminé, légèrement monadelphes par la base; anthères oblongues, longitudinalement déhiscentes. Due 1-ovulé. Style fil- forme, infléchi. Stigmate pelté, déprimé. Drupe charnu, à oyau monosperme. FAMILLE DES GAPCINIÉES. I39 L'espèce dont nous allons parler constitue à elle seule ce genre. Arorérion SuLATRI. — Apoterion Sulatri Blum. Bijdr. x, p. 219. Arbre semblable aux Calophylles par le port. Feuilles ellipti- ques-oblongues, obtuses, rétrécies ou arrondies à la base. Pé- doncules agrégés, courts , axillaires ; pédicelles presque en om- belle. Cet arbre estcultivé par les Javanais, dans les jardins et autour des habitations. On le désigne par le nom de Sulatri. Ses graines contiennent beaucoup d'huile grasse, qu’on emploie aux mêmes usages que celle du Tacamahac. Le chair du drupe est acidule et mangeable. Genre KAYÉA. — Kayea Wallich. Sépales 4 : les 2 extérieurs épais, valvaires en préflorai- son. Pétales 4, de la longueur du calice. Étamines très-nom- breuses , multisériées : filets légèrement monadelphes par la base. Anthères à bourses disjointes, horizontales, sémilu- nées; connectif large, ombiliqué au sommet. Ovaire unilo- culaire, 4-ovulé. Ovules dressés. Style plus long que les éta- mines. Stigmate 4-lobé. (Péricarpe inconnu.) Arbre. Feuilles coriaces, presque sans nervures, très-en- tières. Fleurs pédonculées, disposées en ample panicule ter- minale. L'espèce suivante constitue à elle seule le genre : KAYÉA MULTIFLORE. — Kayea floriounda Wall. Piant. Asiat. Rar. tab. 210. Arbre très-élevé, à tête ample et touffue. Rameaux cylindri- ques , opposés, glabres; écorce grisâtre. Feuilles rapprochées en touffe vers l'extrémité des rameaux, étalées, planes, glauques et opaques aux deux faces, lancéolées, ou oblongues-lancéolées, pointues, longues de 5 à 7 pouces. Panicules subsessiles, cy- meuses. Fleurs petites, d’un rose pâle, très-odorantes. Cet arbre, remarquable par l'élégance de son feuillage, croit dans les montagnes du Silhet. 294 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Genre voisin des Guthferes. Genre CANEÉLLA. — Canella P. Browne. Calice 3-parti. Pétales 5, oblongs, sessiles, dressés, con caves, plus longs que les sépales. Etamines 15-91, monadel- phes : androphore urcéolaire ; anthères adnées, extrorses, linéaires , à 1 seule bourse. Ovaire incomplètement 3-locu- laire ; placentaires pariétaux, 2-ovulés. Style filiforme , in- divisé. Stigmates 2 ou 5. Baie globuleuse, subtriloculaire, 3-6-sperme. Graines subréniformes, périspermées ; test lui- sant. Embryon curviligne. Feuilles alternes. Ce genre ne renferme que l’espèce suivante : CANELLA oFFicnaAL. — Canella alba Murr. — Browne, Jam. tab. 27, fig. 2. — Swartz, in Act. Soc. Linn. Lond. 1, p. 06, tab, 8.—Catesb. Carol. 2, tab. 5o.— Winteranea Canella Linn. Arbre à tronc droit, cylindrique, haut de ro à 5o pieds. Écorce blanche. Rameaux dressés. Feuilles alternes ou éparses , pétiolées, très-entières, non-veinées , cunéiformes-oblongues, ar- rondies au sommet. Fleurs petites, violettes, disposées en corym- bes terminaux. Le Canélla croît dans les forêts des Antilles. Toutes les par- ties de l'arbre sont fortement aromatiques, ét ses fleurs parfument l'air au loin. L’infusion de ces fleurs a une odeur de muse. Les baies, de couleur noirâtre à la maturité, sont recherchées avec aviclité par les oiseaux, à la chair desquels elles communiquent une saveur délicieuse. L’écorce, connue dans le commerce sous les noms de Canelle blanche ou Fausse écorce de Wiüinter, est un remède tonique etstimulant,mais moins énergique que la véri- table Canelle. Dans les Antilles on l’emploie comme épice, et l’on en retire une huile essentielle avec laquelle on falsifie souvent l'es- sence de Clous de Girofle, QUATRE-VINGTIÈME FAMILLE. LES HYPÉRICACÉES. — HAYPERICACEÆ. ( Hyperica Juss. Gen. — Hypericineæ De Cand, Flor. Franç. ed. 3.— î Choïs. Prodr. Hyper.; et in De Cand. Prodr. 1, p. 541 ( excl. genn. quibusd. ) — Bartl. Ord. Nat. p. 291. — /ypericacecæ Spach , Mo- nogr. ined,. ) Cette famille renferme environ deux cent cinquante espèces, distribuées sur presque tout le globe, mais abondantes surtout dans les contrées tempérées de l'hémisphère septentrional. Les sucs gommo-résineux que contiennent les Hypé- ricacées sont amers ; ils jouissent de propriétés toniques, anthelmintiques et quelquefois fébrifuges. Certaines espèces équatoriales produisent des sucs jaunes très- analogues à la Gomme-gutte. Beaucoup d'Hypéricacées trouvent place dans les parterres, à cause de l’élésance de leurs fleurs. CARACTÈRES DE LA FAMILLE (1). Arbres, où arbrisseaux, ou sous - arbrisseaux , ou her bes vivaces (par exception annuelles). Rameaux oppo- sés (par exception verticillés), noueux (ainsi que les ti- ges herbacées ou suffrutescentes et les ramules flori- (1) Nous devons prévenir nos lecteurs que presque tous les carac- \ tères attribués jusqu'aujourd’hui à cette famille, se trouvent plus ou moins modifiés par l’étude comparative que nous avons faite de la plupart des Hypéricacées ; mais le plan de cet ouvrage ne nous permet pas de si- gnaler ici les points sur lesquels nous sommes en contradiction avec les bo- tanistes qui ont traité avant nous le même sujet. 336 CLASSE DES GUTTIFÈRES. fères) avec articulation soit complète, soit incomplète , souvent dichotomes, outétragones, ou bimarginés. Sucs- propres résineux ou gommo-résineux , colorés ou semi- diaphanes , contenus soit en des réservoirs longitudi- naux parallèles, tantôt filiformes , tantôt nerviformes, tantôt claviformes (1), soit en petites vésicules poncti- formes, ou vérruciformes, ou globuleuses, ou ellipsoïdes, ou linéaires (2). Feuilles simples, opposées (par exception verticillées), penninervées , ou penniveinées , très-entières, ou rare- ment soit denticulées-ciliolées, soit dentelées, soit cré- nelées , sessiles (souvent amplexicaules), ou pétiolées , non-stipulées ( quelquefois bi-auriculées ou bi-glandu- leuses à la base), ponctuées, souvent bordées en dessous d’une série de vésicules noires. (4) Ces réservoirs, tout-à-fait analogues aux bandelettes (vzttulæ) qu’on observe sur le péricarpe de beaucoup d’Ombellifères , couvrent les ovaires et capsules , les pétales, et moins souvent aussi les sépales d’un grand nombre d'Hypéricacées; le plus souvent on les aperçoit à l’œil nu, ou du moins à l’aide d’une loupe très-faible; il n’en existe jamais sur les ovaires qui deviennent des fruits charnus, ni sur les tiges ou leurs ramifications, ni sur les feuilles ; quelques espèces seulement en offrent sur les androphores. — Pour abrépser les descriptions nous désionons cette organisation par série de bandelettes. (2) Les vésicules résinifères se trouvent en abondance soit dans le pa- renchyme, soit à la superficie des feuilles de la plupart des Hypéricacées ; les tiges ct rameaux en sont moins fréquemment pourvus; mais les sépales, les pétales et les ovaires ainsi que les fruits en offrent généralement, à moins qu’elles ne soient remplacées sur ces organes par des bandelettes. Dans certaines espèces on en observe jusque sur les cloisons du pé- ricarpe, le téoument extérieur des oraines, et quelquefois même sur les cotylédons. Le plus souvent ces vésicules sont éparses , maïs il arrive aussi qu’elles affectent une disposition réoulière par séries longitudinales , surtout aux anoles des tises, aux bords des feuilles, ou à la surface des capsules. Pour désioner ces diverses modifications en style technique ;, on emploie les termes de ponctué, verrugueux , tuberculeux, mais très- improprement le terme de glanduleux. 4 FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 7 7 | Fleurs régulières ou rarement irrégulières , herma- phrodites, jaunes, ou quelquefois rougeâtres , où par exception blanches. M oreccence terminale , ou axil- laire et terminale, centrifuge, bractéolée, ou moins sou- vent non-bractéolée, le plus souvent en panicules ou en cymes soit dichotomes , soit trichotomes, soit compo- … sées de grappes par avortement unilatérales. Bractées opposées, persistantes, souvent denticulées, ou fim- briées. Calice inadhérent, persistant (du moins longtemps après la floraison), 5-parti (par exception 4-parti ) ou rarement 5-fide ; sépales bisériés (ordinairement 2 exté- rieurs), où subbisériés, imbriqués en préfloraison, le plus souvent inégaux.—(Un petit nombre d’espèces offrent 4 sépâles opposés en croix : 2 extérieurs, grands, valvai- res en préfloraison; 2 intérieurs (latéraux), très-petits, inclus. | | - Disque confondu avec un réceptacle ordinairement peu apparent. Petales hypogynes, en même nombre que les sépales, interpositifs, marcescents, ou non-persistants, égaux (très-rarement inégaux }, équilatéraux, ou plus fré- quemment inéquilatéraux, courtement (par exception longuement) onguiculés, ou imonguiculés, flabellivei- nés, inappendiculés, ou munis antérieurement au des- sus de leur base soit d'une fovéole nectarifère, soit d’un appendice ou charnu ou pétaloïde, imbriqués et souvent plus ou moins contournés en estivation, après l'anthèse (lorsqu'ils sont persistants) involutés ou contournés. Étamines bypogynes, en nombre déterminé (multipie des styles ; 9-30; par exception 5 }, ou plus fréquem- ment en nombre indéterminé, persistantes, ou non- persistantes, libres, ou très-légèrement monadelphes par BOTANIQUE. PHAN. T. V. 29 528 CLASSE DES GUTTIFERES. la base, ou triadelphes, où pentadelphes : androphores soit filiformes ou liguliformes et plus longs que les filets, soit très-courts, insérés devant les pétales lorsqu’ils sont en même nombre que ceux-ci, ou sans symétrie avec le périanthe lorsqu’il n’y en a que 3, opposés aux cloisons lorsqu'ils sont en même nombre que les styles, souvent alternes chacun avecune glande ou une squamulie récep- … taculaire. Filetsunisériés ou plurisériés, capillaires, ordi- nairement anisométres. Anthères didymes, submédi- fixes, mobiles, introrses, longitudinalement déhiscentes, presque toujours couronnées par une glandule; connec- tif inapparent. Pistil : Ovaire soit 3-5 -loculaire (quelquefois tricoque; par exception 6-8-loculaire) et à placentaires soudés en axe central, soit incomplétement 3-5-loculaire etfà pla- centaires distincts adnés au bord antérieur des cloisons, soit 1-loculaire à placentaires suturaux; cloisons alternes avec les styles, formées par les bords infléchisdes valves. Ovules en nombre déterminé (1-6 dans chaque loge), ou plus souvent irès-nombreux, 2- ou pluri-sériés (rare- ment {-sériés), horizontaux , ou moins souvent ascen- dants, ou rarement soit appendants soit suspendus, axi- les, ou rarement sub basilaires, presque toujours ana- tropes. Funicule court ou denticuliforme, persistant au placentaire. Styles 3-5 ( par exception 6-8), filiformes, ou moins souvent soit spathulés, soit claviformes, li- bres, ou quelquefois soudés soit par la base, soit de la base jusque vers le milieu ou au-delà, Stigmates capi- tellés, ou tronqués, ou par exception bilobés, toujours libres. Pericarpe soit capsulaire (déhiscence septicide, ou su- turale, ou rarement loculicide ; cloisons se séparant des placentaires ; valves le plus souvent cymbiformes ou FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 339 haviculaireset persistantes ainsi que les placentaires), soit indéhiscent et charuu, 8-5- (par exception 6-8-) locu- laire, ou 1-loculaire, polysperme, ou moins souvent oli- gosperme. Graines. horizontales, ou ascendantes, ou rarement soit appendantes, soit suspendues, rectilignes , ou sub- rectilignes (par exception courbées en fer à cheval), cy- lindriques , ou rarement soit comprimées , soit anguleu- ses, scrobiculées, ou réticulées, ou chagrinées, oustriées, ou rarement lisses, inarillées, quelquefois prelongées au-delà de la chalaze en aile membraneuse, Tégument triple : extérieur mince, transparent, celluleux, adhé- rent (par exception lâche, assez épais, fongueux , pro- longé audelà des deux bouts de l’amande ); l’intermé- diaire crustacé; l’intérieur pelliculaire , inadhérent, moulé sur l'embryon. Hile ponctiforme, presque tou- jours terminal. Chalaze mammiforme, souvent apicu- lée , située à l’extrémité opposée au hile. Périsperme nul. Embryon rectiligne ou subrectiligne (rarement comprimé et curviligne) : radicule cylindrique, obtuse, souvent beaucoup plus longue que les cotylédons, rare- ment plus courte que ceux-ci et repliée sur leurs bords; cotylédons foliacés, ou rarement charnus, le plus souvent très-petits, obtus (par exception terminés en crochet). Nous classons les Hypéricacées ainsi qu’il suit : Te TRIBU. LES DÉSMOSTÉMONÉES. — DESMO- STEMONEÆ Spach. Pétales équilatéraux, non-contournés, le plus souvent ap- pendiculés oufovéolés. É taminestriadelphes ou pentadel- phes : androphores plus longs que les filets (par excep- tion plus courts), chacun alternant soit avec une glande, soit avec une squamule. Péricarpe souvent indéhiscent 340 CLASSE DES GUTTIFÈPRES. et charnu. Graines souvent comprimees ou ailées : radi- cule quelquefois replice sur le tranchant des cotylédons. Secrion I. VISMINÉES. — V’ismineæ Spach. Étamines persistantes ou non-persistantes, pentadel- phes : androphores 3-9-andres, ou polyandres, plus Jonss que les filets, alternes chacun avec une squa- “mule coriace. Ovaire 5-loculaire, 5-style. Ovules en nombre déterminé ( 1-3 dans chaque loge), ou en nombre indéterminé, horizontaux, ou ascendants, ou suspendus. Péricarpe indéhiscent, plus ou moins charnu. Graines comprimées ou cylindriques , apiè- res, souvent bosselées de vésicules résinifères. — Ar- bres ou arbrisseaux. A. Baie polysperme. Graines cylindriques, horizontales; em- bryon rectiligne. Vismia Vandelli.— Genre très-mal connu, renfermant probablement plusieurs autres genres distincts. B. Buie oligosperme. Graines comprimees, larges, ascendan- tes, atlachees vers la base de l'angle interne ; radicule re- pliée sur le tranchant des cotylédons et plus courte que ceux-ci. ; Psorospermum Spach. C. Baie drupacée, cligosperme. Graines cy'indriques, lisses, suspendues au sommet de l'angle interne. Haronga Pet-Thou. (Harongana Lamk: Hæmocarpus Noronh. ) SEcrion Il. TRIDÉSMINÉES. — Tridesmineæ Spach. Étamines persistantes , triadelvhes : androphores po- lyandres, plus longs que les filets, alternes chacun FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 241 avec une squamule coriace. Ovaire triloculaire tri style. Ovules en nombre déterminé, ou en nombre indéterminé, ascendants, ailés. Péricarpe capsulaire, le plus souvent loculicide. Graines cylindriques, ai- lées : embryon rectiligne. — Arbres ou arbrisseaux. A. Capsule seplicide. Eliæa Cambess. B. Capsule loculicide. Ancistrolobus Spach. — Trisdesmis Spach. — Cra- toxylon Blume. Secrion IE. ÉLODÉINÉES. — Elodeineæ Spach. Étamines persistantes , triadelphes : androphores 3- ou 5-andres et alternes avec une squamule soit coriace, soit pétaloïde, ou moins souvent polyandres et alter- nes avec une glande charnue. Ovaire 3-loculaire , 3- style. Ovules horizontaux, axiles, en nombre indé- terminé. Péricarpe capsulaire, sepucide. Graines cy- lindriques, aptères ; embryon rectiligne : cotylédons très-courts. — Herbes ov sous-arbrisseaux. A. Androphores 5- ou 5-andres. — Herbes. Elodea Adans. (non Michx. Triadeuium Rafin. Mar- tia Spreng.) — Elodes Spach. B. Androphores polyandres. — Sous-arbrisseaux. Triadenia Spach. (non Triadenium Rafin.) I° TRIBU. LES HYPÉRICÉES. — AYPERICEZÆ Spach. Pétales inéquilatéraux ou par exception équilatéraux , jamais appendiculés ni foveoles, leplius souvent contournées 549 CLASSE DES GUTTIFÈRES. en préfloraison. Étamines soit tout à fait libres ou à peine monadelphes par la base, soit triadelphes ou pentadel- phes par labase. Squamules ou glandes kypogynes nul- les. Péricarpe caprulcire-septicide où rarement diére- silien (par exception indéhiscent). Graines cylindriques, apières : radicule longue, cylindrique, obiuse, jamais replice; cotylédons minces, très-couris. Secrion LL. DROSANTHINÉES. — Drosanthineæ Spach. Sépales 5. Pétaless, équilatéraux, onguiculés , persis- tants, contournés après la floraison. Etamines tria- delphes, persistantes. Ovaire 3-loculaire, 3-coque, 3-siyle. Ovules horizontaux où ascendants, au nom- bre de 6 à 12 dans chaque loge. Diérésile à 3 coques 1-3-spermes, caduques de même que le placentaire. Eremosporus Spach. — Prosanthe Spach. Secrion Il. HYPÉRINÉES. — yperincæ Ppach. Sépales 5. Pétales 5, persistants {excepté dans le Hy-. Li péricum empetr 1folium) 1 MEET, , contournés après la floraison. ltrines triadelphes, persistantes (excepté dans le Aypericum empetrifolium). Ovaire 3- loculaire, multiovulé, 3-style. Capsule septicide. Hypericum ( Linn. ) Spach. — Olympia Spach. — W'ebbia Spach. Secrion III. ANBROSÉMIRÉES. — Androsæmineæ Spach. Sépales 5. Pétales 5, très-inéquilatéraux , non-persis- tants, ou marcescents et Contournés aprèsla floraison. Étamines pentadelphes (par exception monadelphes ou tétradelphes), persistantes. Ovaire 3-5-loculaire FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 343 (par exception 1-loculaire ou 6-8-loculaire), ou moins souvent incomplètemenr 3-loculaire , multiovulé, Styles 3-5 (par exception 6-8), souvent plus ou moins soudés. Capsule septicide (par exception bacciforme, indéhiscente). Campylopus Spach. — Psorophy tuni Spach. — 4ndro- sæmum (Allion.) Spach. — Éremanthe Spach. — Cumpy- losporus Spach. — Norysea Spach. Jtoscyna Spach. GR où IV. BRATHYDINÉES. — Brathydincæ Spach. Sépales 5 (par exception 4). Pétales 5 (par exception 4), non- persistants, ou marcescents et mvolutés après la floraison, très-inéquilatéraux. Étamines tout-à-fait li bres et caduques, ou bien sub:nonadelphes par la base êt persistantes. Ovaire 1- ou 3-loculaire, 3-style (quel- quefois comme 1-style par la soudure plus où moins complète des 5 styles), multiovulé. Capsule septicide. Tsophyllum Spach. — Myriandra Spach. — Brath Ly- dium Spach. — er (Mutis.) Spach. ( Sarothra Linn.) Secrion V. ASCYRINÉES. — #scyrineæ Spach. Sépales 4 , opposés en croix : les 2 extérieurs grands, valvaires en préfloraison et après lanthèse; les 2 in- térieurs (latéraux ) minimes , inclus. Perles 4, iné- gaux, ASS use opposés en Croix. Étamines persistantes ; submonadelphes par la base. Ovaire 1- locülaire, 2- ou 3-style. Ascyrum Linn. Le genre Lancretia Delile, rangé par MM. Choisy et De Candolle parmi les Fute be n’a aucune affinité avéc cette famille, mais il paraît très-voisin des Franké- 344 … CLASSE DES GUTTIFÈRES. niacées. Quant aux genres Eucryphia Cavan., et Carpo- dontos Labill., nous nous sommes assurés que leurs ca- ractères sont absolument les mêmes ; le Carpodontos doit donc être réuni aux Æucryphia. Quoique ce genre offre dans la structure de son péricarpe et de ses graines des analogies avec notre section des Tridésminées et notam- ment avec l'£liæa, ainsi que le remarque très-justement M. Cambessèdes, l’ensemble de ses caractères a beau- coup plus de rapports avec les Chlénacées et les Teru- strémiacées (surtout avec le £aplaceaKunth.); c'est dans l’une ou l’autre de ces familles (d’ailleurs peu distinctes) qu’il devra prendre place. Sans aucun doute les Guttifè- fères , les Hypéricacécs, les Chlénacées et les Ternstré- miacées sont des groupes peu différents les uns des au- tres ; aussi leurs caractères disuüncuüfs restent-ils encore a rechercher. | Nous croyons à propos d'exposer ici le résultat de nos observations sur le genre Eucryplia, dont nous n’avons point traité ni sous les Chlénacées, ni sous les Ternstré- miacées (1). (4) Genre EUCRYPHIA. — £Eucryphia Cavan. Calice non-bracténlé. à 4 sépales presque scarieux, imbriqués, agolutinés au sommet, se déchirant irrégulièrement au-dessus de leur base et tom- bant sous forme de coiffe avant l'épanouissement de la coro:le. Péta'es #4, hypouynes, flabelli‘ormes, non-persistants. Étamines non-persistanies , très-nombreuses , mulüsérites, libres, insérées à un réceptac:e charnu et poilu ; filets filiformes , suhulés ou sommet; anthères” petites, mobiles, médifixes, cordiformes-orbiculaires, échancrées et non-planduleuses au sommet : valves des bourses épaissies aux bords. Ovaire ovoïde ou subfu- siforme, 5-12-loculaire ; loges subsexovulées; ovules subimbriqués, ap- pendants à l'axe central, 1-sériés dans chaque lose. Styles 5-12, filiformes, dressés. Stismatés minimes, tronqués. Capsule oblongue ou hip rétrécie aux deux bouts, obtuse, 5-12-costée , 5- 12-sulquée , 5-12;locu- laire, septicide, se séparant en 3-12 coques cymbiformes, osseuses, bifides FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 345 ——————————————_—_—_—_—_—_—_—_ZEZEZEZEZEZEEEEEZ—————ZZEZEEEZEEZEEE re TRIBU. LES BÉSMOSTÉMONÉES. — DESMO- STEMONEÆ Spach. Pétales équilatéraux, non-contournés en préfloraison, le plus souvent appendiculés ou areoes antérieurement au- dessus de leur base. Étamines (rectilignes en préflorai- son) triadelphes ou pentadelphes : pps lisuli{or- mes ou filiformes, plus iongs que les filets (par exception plus courts), alternes chacunsoït avec une squamule, soit avec une glande charnue. Péricarpe baccien ou capsu- laire. Graines cylindriques ou comprimées , quelquefois au sommet, oligospermes , non-persistantes : chacune suspendue par son sommet à deux cordons fibreux provenant de la séparation de axe cen- tral ; péricarpe grustacé , se détachant de l’endocarpe peu après la déhis- cence. Graines comprimées, subimbriquées, oblongues, marginées, apicu- culées à leur base, prolonsées supérieurement en courte aile membraneuse,; épisperme lisse, subcrustacé; périsperme charnu, mince; embryon recii- ligne , intraire, aussi long que le périsperme : cotylédons foliacés, ellipti- ques; radicule supère, cy.indrique, obtuse, deux fois plus courte et beau- coup plus étroite que les cotylédons. Arbres résineux. Bourgeons axillaires et terminaux, gros, obtus, écail- leux : écailles opposées, valvaires. Rameaux et ramules opposés, subcvylin- driques, articulés, Feuilles non-ponctuées, opposées, coriaces, persistantes, très-entières ou crénelées, pétiolées, penninervées, réticulées en-dessous. Pédoncules solitaires, axillaires, 4-flores, dressés, munis à leur base de 2 bractées caduques, scarieuses, connées. Corolle orande, blanche. On ne connait de ce venre que les deux espèces suivantes, l’une et l’au- tre remarquables par l’élévance de leurs feuilles et de leurs fleurs : A. Ovaire et capsule cotonneux. Styles 3-10.— Feuilles très-entières, visqueuses, discolores. Evcrypia DE Larisiarrière. — Æucryphia Billardieri Spach, ined. —Carpodontos lucida Labill. Voyage, v. 2, p. 16; tab. 18 (mala); Flor. Nov. Holland. p. 122 Feuilles oblongues, arrondies aux 2 bouts, subapiculées, glabrés aux 346 | CLASSE DES GUTTIFÈRES. ailées ; radicule souvent plus courte ou à peine aussi longue que les cotylédons. — Rameaux et ramules le plus souvent articulés de même que la base des pétioles, des pédoncules et des pédicelles. Feuilles le plus souvent grandes , petiolées, dépourvues de ramules abortifs à leurs aisselles. Inflorescences nues ou rarement bractéo- les. Sépales très-entiers , non-ponctués , mais striés de bandeleites fiiformes ou subclaviformes. 2 faces, pubérules aux bords, finement penniveinées, comme vernissées en dessus, de éouleur cendrée en dessous. Arbre haut de 25 à 50 pieds, sur + pied de diamétre. Branches étalées, retombantes, rameuses : rameaux, sir et pédoncules pubestents ou FRUINRE. Feuilles longues de 4 à 2 pouces, larocs de 5 à 7 lignes; pétiole long de 2 à 5 lignes- PRE petits; ovales-oblonos, subacuminés. Pétales longs de 6 à 9 lignes, sur à peu près autant de large. Étamines presque 3 fois plus courtes qne les pétales ; pistil à peu près aussi long g que les éta- mines. Styles un peu plus longs que l'ovaire. Capsule pre d’environ 5 lignes, cotonneuse. Graines très-minces, brunûtres. LL Cette espèce a été découverte par Labillardière à la terre de Diémen. B. Ovaire et capsule glabres. Styles ordinairement 12. — Feuilles irrégulièrement crénelées, concolores, fortement penninervées et réuiculées en dessous, non-visqueuses. EUCRYPHIA A FEUILLES CORDIFORMES. — Æucryphia cordifolia Cavan. Ic: 4, p. 49 ; tab. 572 (mala). Feuilles elliptiques, obtuses, lévèrement cordiformes à la base , révo- lutées aux bords: les adultes plabres aux 2 faces ; les jeunes pubescentes en dessous ainsi qu’au pétiole. Arbre atteisnant jusqu'à 50 pieds de haut; bois rougeûtre; écorce brune. Rameaux grisâtres; ramules cotonneux étant jeunes. Feuilles lon- gues de 42 à 20 lignes, larges de 6 à 48 lignes, luisantes en dessus, d'un vert pâle en dessous : les jeunes couvertes d’une pubescence roussätre plus ou moins abondante; pétiole épais, canaliculé en dessus, long de 4 à 2 lignes. Pédoncules cotonneux, lonss d'environ À pouce. Pétales longs de 9 lignes, sur 6 lignes de large. Étamines presque 2 fois plus courtes que la corolle, un peu plus longue que le pistil. Capsule longue de 5 à 6 lignes, ellipsoïde, d’un brun de Châtaigne. Cette espèce croît au Chili. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 347 Secrion I. VISMINÉES. — J’ismineæ Spach. Calice 5-parti : sépales presque égaux, persistants, ou non-persistants, dressés ou réfléchis après la florai- son, imbriqués par les bords. Pétales non-persistants, le plus souvent garnis à leur face supérieure d’une pu- bescenceétoilée. Étaminespentadelphes, persistantes, ou non-persistantes : androphores 3-9-andres, ou po- lyandres, plus longs que les filets, plus ou moins poi- lus ou laineux (très-rarement glabres), alternes cha- cun avec une squamule coriace subconcave. Ovaire 5-loculaire, 5-style; ovules en nombre indéterminé, ou solitaires, ou géminés, ou ternés, horizontaux, où ascendants, ou suspendus. Péricarpe indéhiscent, plus ou moins charnu, oligosperme, ou polysperme. Grai- nes comprimées ou cylindriques, aptères; épisperme serobiculé, ou plus souvent bosselé de vésicules rési- nifères ; radicule courte ou allongée, quelquefois re- pliée sur le tranchant des cotylédons. Arbres ou arbrisseaux. Ramules articulés de même que la base des pétioles, des pédoncules et des pédicelles. Feuilles coriaces ou membranacées, courtement pétio- lées, ou subsessiles, très-entières, ou crénelées, ou si- nuolées, ponctuées de vésicules soit noires, soit semi- diaphanes. Inflorescences terminales , ou rarement dichotoméaires et terminales, dichotomes, ou tricho- tomes, où irrégulièrement cymeuses, nues, le plus souvent mulüflores. Sépales striés de bandelettes opaques ‘d’un pourpre noirâtre ) soit linéaires, soit linéaires-claviformes, plus ou moins ailongées. Co- rolle jaunâtre ou rougeâtre. Ovaire et le plus souvent aussi péricarpe et graines couverts de vésicules ver- ruciformes d’un pourpre noirâtre. 348 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Toutes les espèces de cette section sont prop a la zone équatoriale. Genre VISMIA. — Z/isria Vandell. Sépales 5, réfléchis ou dressés après la floraison, persis- tants, ou non-persistants, coriaces. Pétales 5, obovales ou spathulés, cotonneux antérieurement et fovéolés au-dessus de leur base (du moins dans la plupart des espèces. Andro- phores persistants ounon-persistants, polyandres, filiformes, ou liguliformes ; filets courts, multisériés, poilus; anthères cordiformes-crbiculaires, ou subréniformes, couronnées (tou- jours ?) par une glandule noire. Ovaire pentagone, 5-locu- laire; loges multiovulées; ovules horizontaux. Styles 5, dressés ou recourbés, quelquefois soudés par la base. Baie ovale ou subglobuleuse , subpentagone, à 3 loges poly- spermes ; endocarpe et cloisons membraneux, souvent par- semés de vésicules résinifères colorées. Graines (quelquefois séparées les unes des autres par des diaphragmes membra- neux) oblongues (inconnues dans presque toutes les espèces), obtuses aux deux bouts; épisperme bosselé; embryon (ob- servé par M. Kunth, mais sur une seule espèce) rectiligne, conforme à la graine; radicule 2 fois plus longue que les cotylédons. Arbres ou arbrisseaux. Feuilles coriaces ou subcoriaces, très-entières, pétiolées, ponctuées de vésicules ordinaire- ment opaques. Inflorescences terminales, solitaires, nues, pédonculées, dichotomes, ou trichotomes, multifiores, ordi- nairement paniculées. Pétales jaunâtres où rougeätres. Ce genre, qui compte une trentaine d’espèces, est propre a l'Amérique équatoriale. La plupart des ’ismix se font remarquer par l'élégance de leur port et de lcur feuillage. Leur suc-propre, résineux et de couleur jaunätre, est ana- logue à la Gomme-gulte ; il parait jouir de propriétés médi- cales fort prononcées. Voici les espèces les plus notables : FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 349 Vismra DE GurAnE. — Vismia guianensis Pers. Ench. — — Hypericum guianense Aubl. Guian. tab. 319, fig. 1. Feuilles oblongues, ou ovales-oblongues , ou ovales-lancéolées, acuminées , courtement pétiolces, glabres en dessus , cotonneuses- roussâtres ou grisâtres en dessous. Sépales obtus, velus. Baie oyoïde. Petit arbre. Tronc haut de 7 à 8 pieds, sur 5 à 6 pouces de diamétre ; écorce rugucuse. Branches à écorce lisse et roussâtre. Panicules corymbiformes. Calice roussâtre. Pétales jaunes en de- hors, couverts en dedans d’un duvet blanchätre. Baie molle, jaunâtre. Cette espèce croît dans les forêts de Cayenne et de la Guiane. Vismita A LARGES FEUILLES. — Vismia latifolia Ghois. in De Cand. Prodr. 1, p. 543.— Mypericum latifolium Aubl. Guian. tab. 312, fig. 1. « Cet arbre, dit Aublet, diffère de l'espèce précédente par ses » feuilles plus larges et cordiformes à la base; les plus grandes » ont huit pouces de longueur, et quatre pouces de largeur à la » base. Ïl croit dans les mêmes localités. » Vismia 4 FEUILLES sessiLes. — Wismia sessilifolia Pers. Ench. — Æypericum sessilifolium Aubl. Guian. tab. 312, fig. 2. Feuilles subsessiles , glabres , elliptiques-lancéolées, pointues, cordiformes à la base. Petit arbre. Feuilles atteignant jusqu’à 10 pouces de long , sur 4 pouces de large, vertes en dessus , rougcâtres en dessous. Pani- cules très-rameuses. Cette espèce croît dans les mêmes contrées que les deux pré- cédentes. « Toutes trois, dit Aublet, sont connues par les créoles » sous différents nous, tels due ceux de Bois dartre, Bois de » sang , Bois d'Écossais, Bois à la fièvre, etc. L'on enlève » facilement l'écorce de leur tronc et de leurs branches, que l’on » fait sécher: la couche extérieure de ces écorces est rejetée » comme inutile. On emploie la seconde pour couvrir les cases. 350 CLASSE DES GUTTIFÈRES. » Le suc résineux de ces arbres, que lon fait couler par inci- » sion, employé à la dose de 7 à 8 grains, est purgatif. Il est » aussi employé extérieurement pour apaiser les démangeaisons » que causent les dartres. La décoction des feuilles, prise inté- » rieurement , est estimée pour guérir les fièvres intermit- » tentes. » Vismra piscozore. — Vismia dealbata Kunth, in Humb. et Bonpl. Nov. Gen. et Spec. y. 5, p. 164; tab. 454. Feuilles ovales, acuminées , péliolées, cotonneuses-blanchâtres en dessous. Panicules très-ramenses, cymeuses, cotonneuses- ferrugineuses. Sépales elliptiques-oblongs, obtus. Feuilles longues de 4 à G pouces, larges de 25 à 33 lignes, ponctuées de glandules transparentes. Fleurs de la grandeur de celles de l’Androsæmum officinale. Caliee cotonneux-ferrugi- neux. Pétales obovales , arrondis au sommet, plus longs que les androphores, parsemés de vésicules noires linéaires. Cette espèce a été trouvée dans l'Amérique méridionale, par MM. de Humboldt et Bonpland. VismiA A LONGUES FEUILLES. — Vismia longifolia Aug. Saint-Hil. Flor. Brasil. Merid. v. 1, p. 326; tab. 68. » P ; Feuilles ovales-jancéolées, ou lancéolées, ou elliptiques, ou plus souvent oblongues, acuminées, presque glabres en dessus, pubérules en dessous et cotonneuses-ferrugineuses aux nervures. Sépales oblongs , ob'us, cotonneux en dehors. Androphores 5- ou 6-andres , glabres de même que les styles. Arbrisseau haut de 5 pieds. Tige dressée, rameuse, rougeûtre. Ramules comprimés et pubescents au sommet, Gemmes ovales, cotonneuses-ferrugineuses. Feuilles longues de 3 à 6 pouces, larges de 1 ‘}> à 2 ‘/2 pouces : les jeunes cotonneuses-ferrugi- neuses aux deux faces; pétioléong de 3 à 6 lignes. Panicules longues de 2 ‘/, à 3 pouces, sessiles , on pédonculées, quelquefois subcorymbiformes ; rameaux et ramulescotonneux-ferrugineux.Sé- pales longs de 2 lignes. Pétales plus longs que les sépales, obtus, d’un blanc-verdâtre , laineux en dessus, ponctués, Étamines un FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 354 peu plus longues que les pétales. Squamules hypogynes très-ve- lues, de moitié plus courtes que l'ovaire. Cette espèce a été trouvée par M. Aus. de Saint-Hilaire an Brésil , dans la province des Mines. Genre PSOROSPERME. — Psorospermum Spach. Sépales 5, persistants, subcoriaces. Pétales 5, dressés, ob- longs, cotonneux ou pubescents antérieurement, appeudicu- lés à la base (rarement inappendiculés), prolongés au sommet en pointe infléchie ayant la floraison. Androphores ligulifor- mes ou filiformes , 5-J-andres (le plus souvent 3-andres), poilus (rarement glabres), persistants ; filets terminaux, ou latéraux et terminaux ; anthères réniformes, ou cordiformes- orbiculaires , couronnées par ane glandule noire (rarement non-couronnées). Ovaire ovale ou subglobuleux, pentagone, 5-sulqué, 5-loculaire ; ovules solitaires, ou rarement collaté- raux, presque dressés, attachés à la base de l’angle central. Styles raides, un peu épais, dressés, soudés par la base. Stig- mates claviformes. Baie subcoriace, 5-loculaire (quelquefois 4-:-loculaire par avortement), oligosperme, bosselée de vé- sicules verruciformes et striée de quelques bandelettes; en- docarpe et cloisons membraneux. Graines solitaires dans cha- que loge et en remplissant toute la cavité, ovales ou ellip- tiques , un peu comprimées ; épisperme crustacé, bosselé de vésicules conformes à celles du péricarpe. Embryon ponc- tué de vésicules noires: cotylédons larges, ovales, aplatis d'un côté, un peu convexes de l’autre; radicule claviforme, plus courte que les cotylédons , repliée sur le tranchant de ceux-ci, ascendante. Rameaux souvent dichotomes : les adultes subcylindri- ques ; les jennes comprimés. Pubescence nulle ou étoilée. Feuilles coriaces, ou subcoriaces, ou membranacées, très-en- tières, ou sinuolées, ou crénelées, penniveiiées, ou penniner- vées, ponctuées de vésicules noires. Inflorescences pédoncu- lées (rarement sessiles), terminales, ou dichotoméaires et ter- minales (rarement axillaires et terminales), en cyme, ou en, 352 CLASSE DES GUTTIFÈRES. corymbe, ou en panicule. Pédonculessolitaires, comprimés, dressés, le plus souvent dichotomes ou trichotomes; pédi- celles allongés , raides, épaissis au sommet , subterminaux. Fleurs petites. Pétales jaunes ou de couleur orange, ponc- tués de quelques vésicules noires. Graines assez grosses, uoi- rätres, comme verruqueuses. Ce genre, propre à Afrique équatoriale, diffère de toutes les autres H\péricacées par son embryon à cotylédons très- larges ct à radicule repliée ; les Fisia s'en éloignent en ou- tre par leurs graines horizontales et en nombre indéterminé ; les Haronga, par leur péricarpe drupacé. Les Psorospermes renferment des sucs résineux et aroma- tiques, probablement doués de qualités médicales. Nous con- naissons huit espèces du genre, dont voici les plus notables : SECTION J. Androphores 5-andres (rarement 4-ou 5-andres ); filets ter- minaux. Pétales appendiculés à la base. Cymes fastigiées , pédoxculées, terminales. A. Androphores 5-andres (très-rarement 4-andres) ; anthères couronnées par une glandule notre. PsoxOSPERME À FEUILLES DE GITRONNIER. — Psorospermum citrifolium Spach, in Aun. des Sciences Nat. sér. 2, v. 5, p. 150. — Huronga lanceolata Chois, in De Cand. Prodr. Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques , ou lancéolées-oblon- gues, ou lancéolces, acuminées, cunéiformes ou arrondies à fa base , courtessent pétiolces , coriaces, tres-glabres , très-entières, [Re € : RAT VAE AU ; ; à PRE Juisantes aux 2 faces. Cymes lâches ; pédoncules et calices lége- rement cotonnenx-ferrugineux, Lie tard glabres. Sépales PU Jancéoiés ou oblongs-lanccolés ; , pointus. a un peu plus lon- gues que Le pisül, un peu plus courtes que le calice. Siyles aussi longs que l'ovaire. Baiessubelobuleuses, plus grandes que le calice. Rameaux grisâtres, nus, subdichotomes. Ramules courts ou allongés , feuillés, tantôt très-simples, tantôt munis aux aisselles des feuilles supérieures de courts ramules florifères. Feuilles lon- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 390 gues de 10 à 30 lignes , larges de 5 à 0 lignes, presque conco- lores aux 2 faces, ponctuées d’une multitude de vésicules très- petites ; pétiole long d'environ 1 ligne. Cymes 7-20-flores, bi-ou tri-furquées : pédoncule commun long de 4 à 6 lignes ; pédicelles longs de 3 à 6 lignes, grêles, plus ou moins diver- gents. Sépales longs de x ‘/ligne, munis de 3-5 bandelettes. Pétales lorgs de 2 lignes. Androphores linéaires-liguliformes , poilus, triandres. Squamules hypogynes oblongues, obtuses. Baies de la grosseur d’un Pois, d’un violet-noirâtre à l’état sec. Cette espèce croit à Madagascar. PSsOrOSPERME DISCOLORE. — Psorospermum discolor Spach , 1 c. p. 160. — Haronga revoluta Chois. in De Cand. Prodr. Feuilles obovales , ou elliptiques-obovales , ou obovales-ob- longues, ou elliptiques, très-obtuses, échancrées, ou rétuses, cupéiformes à la base, subcoriaces, très-entières, pétiolées ; vertes et comme chagrinées en dessus, blanches en dessous et cotonneuses à la côte ainsi qu'aux nervures. Cymes multiflores , denses , longuement pédonculées, à 2-5 rayons subtrichotomes. Sépales oblongs , ou ovales-oblongs, obtus , plus ou moins co- tonneux de même que les pedicelles. Pistil aussi long que le calice, un peu plus long que les étamines ; styles plus longs que l'ovaire. Baies subglobuleuses, plus grandes que le calice. Rameaux blanchâtres, nus, dichotoines. Ramules floriferes términaux , ou subterminaux aux aisselles des anciennes feuilles , grêles , très-simples , longs de 1 à 6 pouces. Feuilles longues de 1 à 4 pouces, larses de 6 à 18 lignes , subrévolutées aux bords, penninervées, non-réticulées : les jeunes couvertes aux 2 faces (ainsi que les ramules, les pétioles, les pédicelles et les calices) d’un duvet ferrugineux-laineux. Pétiole long de 2 à 5 lignes. Gymes larges de 4 à 6 lignes; pédoncule long de 6 à 15 lignes ; pédicelles longs de 3 à 4 lignes. Sépales longs de 1 :/, Higne, munis de 4 à 6 bandelettes. Pétales longs de 2 lignes, larges de ‘/; de ligne. Androphores triandres, linéaires-liguliformes, poilus. Squamules hypogynes linéaires-spathulées , obtuses, d’un BOTANIQUE. PHAN. T. V. 25 354 CLASSE DES GUTTIFÈRES. pourpre-noirätre. Baies d’un pourpre-violet , de la grosseur d’un Pois. Cette espèce croît à Madagascar. B. Androphores 5-andres ; anthères rétuses, non-glanduleuses S au sommet. PsoROSPERME FÉBRIFUGE. — Psorospermum febrifugum Spach , L. ce. p. 165. Feuilles elliptiques, ou elliptiques-obovales, ou oblongues- obovales, ou spathulées-obovales, ou lancéolées-obovales, ré- tuses, ou subacuminces, arrondies à la base, subsessiles, dis- colores, lisses, très-coriaces , tres-entières, glabres en dessus, pubescentes en dessous aux nervures : les jeunes colonneuses- ferrugineuses ainsi que les ramules , les pédoncules et les calices. Cymes denses, dichotomes, courtement pedonculées. Sépales ovales-oblongs, ou ovales-lancéolés, pointus, un peu plus longs que les étamines, de moitié plus courts que les pétales. Baies ellipsoïdes. Rameaux grisätres. Ramules opposés, ordinairement bifur- qués au sommet. Ramules floriferes courts. Feuilles longues de 12 à 30 lignes, larges de 6 à 12 lignes, d’un vert foncé en des- sus, blanchätres en dessous; pétiole long à peine de ‘/ ligne, Cymes larges de 5 à 10 lignes, 7-25-flores : pédoncule commun long de 3 à 5 lignes, pédicelles longs de 2 à 3 lignes, dichoto- méaires et en ombelle. Sépales longs de 1 '}, ligne, larges de ‘/, ligne à “/; de ligne , marqués de 3 à 6 bandelettes. Pétales dressés , révolutés au sommet, lancéolés , fortement barbus à la face antérieure, d’un ÿaune orange, longs de 2 ‘/, lignes, larges de 8) de ligre. Androphores barbus, filiformes , d'un pourpre poirâtre, un peu plus longs que le pistil. Squamules subspathu- lées, bifides au sommet, 2 fois plais courtes que l'ovaire, de même couleur que les androphores. Styles un peu plus longs que l'ovaire. Baie longue d'environ 3 lignes, obtuse , d’un violet noirâtre. ; | Gette espèce croît dans le royaume d’Angola, où on Ju attribue des propriétés fébrifuges. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 355. SErortion Il. Androphores 5-9-andres ; filets plurisériés : les inférienrs très-courts ; anthères non-glanduleuses au sommet. Pétales inappendiculés. — Cymes dichotoméaires et terminales, sessiles, ou rarement subpédonculées, trichotomes, suh- paniculées , multiflores. Feuilles coriaces, très-entières. PSOROSPERME DU SÉNÉGAL. — Psorospermum senegalense Spach, 1. c. p. 164. — Vismia guineensis Gui. et Perrott. in Flor. Seneg. v. 1, tab. 13, — Æypericum guineense Linn. ? Feuilles lancéolées-oblongues, ou lancéolées-elliptiques, ou Jancéolces-obovales , subacuminées, courtement pétiolées : les jeunes cotonneuses-subferrugineuses aux 2 faces (de même que les ramules , pédoncules et calices); les adultes glabres et lui- santes en dessus, pubescentes et réticulées en dessous. Sépales ovales ou elliptiques , obtus, presque aussi longs que les éta- mines, un peu plus courts que le pistil. Styles plus longs que l'ovaire. Tige haute de 12 à 15 pieds. Rameaux dichotomes ou tricho- tomes, subdivariqués, le plus souvent feuillés seulement aux bifurcations. Ramules terminaux grêles, comprimés, diphylles au sommet, nus inférieurement, Feuilles longues de 1 ‘/2 pouce à 3 pouces, larges de 6 à 20 lignes ; petiole lang de 2 à 3 lignes, coionneux. Cymes tantôt paniculées , tantôt subfastigiées , 2-5-ra- diées : les dichotoméaires inférieures quelquefois pédonculées ; les supérieures sessiles ; pédicelles longs de 3 à 6 lignes, le plus souvent divariqués. Sépales à peine longs de 2 lignes, larges de ‘}4 de ligne à 1 ligne, munis de 3 à 5 bandelettes. Pétales longs de 2 ‘/, lignes, larges de 1 ligne. Androphores légèrement poilus. Squamules hypogynes spathulées ; quelquefois échancrées. Baie ellipsoide, d’un pourpre noirâtre. Cette espèce a été trouvée dans la Sénégambie , par MM. Le- prieur et Perrottet. Genre HARONGA. — Æaronga Petit-Thou. Sépales 5, subcoriaces, réfléchis après la floraison, Péta- 356 CLASSE DES GUTTIFÈRES. les 5, oblongs, subacuminés, courtement onguiculés, poilus antérieurement, recourhés au sommet, inappendiculés. An- drophores 5, filiformes, glabres, 3-andres, persistants ; filets courts, capillaires, terminaux, 1-sériés : l’intermédiaire plus long que les deux latéraux ; anthères minimes, réniformes, rétuses, non-glanduleuses au sommet. Squamules petites, sub- coriaces, apprimées. Ovaire petit, subglobuleux , 5-sulqué, 5-loculaire; ovules géminés ou ternés dans chaque loge, col- latéraux , suspendus au sommet de l'angle interne. Styles 5, courts, recourbés au sommet, soudés par la base. Stigmates capitellés. Baie petite, globuleuse, 5-loculaire : sarcocarpe très-mince, séparable de l’endocarpe ; endocarpe testacé, sé- parabie en 5 noyaux 1-ou 2-spermes. Graines rectilignes ou un peu courbées, oblongues, cylindriques, subapiculées aux deux bouts, roussâtres, finement scrobiculées ; radicule obtuse, supère, aussi longue que les cotylédons. Rameaux florifères simples, ou trifurqués au sommet, feuillés, cylindriques. Feuilles grandes, pétiolées, coriaces, obscurément crénelées, ou subsinuolées, fortement penniner- vées : les jeunes recouvertes aux deux faces (ainsi que les ra- mules, les pédoncules , pédicelles et calices) d’une laine fer- rugineuse; les adultes glabres en dessus et ponctuées d’une multitude de vésicules opaques , couvertes en dessous d’un duvet étoilé subferrugineux très-dense. Inflorescences ter- minales, solitaires, nues, longuement pédonculées, corymbi- formes , amples, plurimiflores : rameaux opposés, dichoto- mes ; pédicelles courts , dressés, raides, en cymules, Fleurs petites : sépales et ovaire parsemés de vésicules noires sub- orbiculaires ou plus ou moins allongées. Pétales jaunäâtres, ponctués. L’espèce que nous allons décrire constitue à elle seule le genre. HarONGA À PANIGULES. — Haronga (Arongana) paniculata Pers. Ench. 2, p. 191. — Aarungana madagascariensis Lamk. TI]. tab. 645. — Poir. Encycl. 6, p. 314. — Haronga madagascariensis Ghois. in De Cand. Prodr. 1, p. 541. - v . FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 357 Grand arbrisseau. Rameaux d’un brun de Châtaigne : entre- nœuds 2 à 4 fois plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 3 à 6 pouces, larges de 15 à 30 lignes, d’un vert foncé et comme chagrinées en dessus, blanchâtres ou roussätres en dessous , ob- longues, ou ovales-oblongues, ou elliptiques-oblongues, ou ovales, acuminées , cordiformes ou arrondies ou subcunéiformes à la base ; pétiole long de 5 à ro lignes. Panicules très-rameuses , plus ou moins divariquées , atteignant jusqu’à 9 pouces de large, recouvertes à l’époque de la floraison (ainsi que la face extérieure des sépales) d'un duvet laineux très-épais et plus ou moins fer- rugineux ; pédoncule commun, long d'environ 2 pouces, raide, assez épais; pédicelles subfasciculés, à peu près aussi longs que le calice. Sépales oblongs, obtus , 1-nervés, longs de ‘/; de ligne, larges de ’/; de ligne. Pétales oblongs, de moitié plus longs que le calice, larges de ‘/: ligne, recourbés au sommet. Androphores glabres , plus courts que le calice , bordés de chaque côté d’une bandelette noire; filets à peine saillants. Sjuamules hypogynes 2 fois plus courtes que l’ovaire, d’un pourpre noir, spathulées , ou obovales, arrondies au sommet, ou plus souvent soit échancrées, soit tridentées. Pistil un peu plus court que les pétales : styles 2 fois plus longs que l’ovaire , soudés à peu près jusqu’au üers de leur longueur. Baie rougeâtre, globuleuse , de la grosseur d’un grain de Poivre ; endocarpe et cloisons jaunâtres, parsemés de vésicules noires plus ou moins abondantes. Graines d’un brun de Châtaigne, à peu près aussi longues que la cavité des loges. Ce végétal croît à Madagascar (où son nom vulgaire est Ha- roungan), ainsi qu'à l’Ile-de-France. Il en découle un suc-propre gommo-résineux , dont les naturels de Madagascar tirent parti pour la teinture. Secrion II. TRIDÉSMINÉES. — Zridesmineæ Spach. Calice campaniforme, 5-parti; sépales inégaux, dressés, persistants : les deux intérieurs presque entièrement re- 558 CLASSE DES GUTTIFÈRES. couverts par les extérieurs. Pétales non- -pérsistants, ou marcescents, glabres. Étimines persistantes, triadelphes : androphores liguliformes, polyandres, plus longs que lés filéts, altérnes chacun avéc une squamule coriace; filets plurisériés , capillaires , anisométres. Ovaire 3-loculaire, 5-stvle; ovules en nombre déterminé ou en nombré indéterminé, ascendants, minimes, prolongés supérieu- -rément en äile miembraneuse. Capsule loculicide, ou septicide, 3-loculaire, 5-valve, polysperme, ou oligo- sperme; valves persistantes. Graïînes petites, oblongues, cylindriques, prolongées supérieurement en longue aile mermñbraneuse bordée d’un côté d’une nervure filiforme. Arbrisseaux ou arbres. Rameaux articulés de même que la base des pétioles, des pédoncules et des pédicelles. Feuilles assez grandes, coriaces, où rarernént membranacées, cour- tement pétiolées, ponctuées d’une multitude de vésicuies soit transparentes, soit noires. Point deramules abortifs aux aisselles dés feuilles. Infloréscences terminales, ou axil- läiréset terminales, ou rarement latérales (aux aisselles des anciennes feuilles sur les ramules de l’année précédente). Pédoncules 1-flores ou plus souvent pluriflores, non-brac- téolés. Sépales striés (ainsi que les pétales) de bandelettes >sémi-diaphanes ou opaques. Corolle jaune, ou rougeitre , da blanche, de grandeur médiocre. Ovaire légèrement bosselé de vésicules. Genre TRIDÉSMIS. — Tridesmis Spach. Sépales 5, subeartilagineux : les 3 extérieurs convexes , subopaques; les 2 intérieurs planes, semi- diaphanes, plus petits que les S extérieurs. Pétales 5, non-persistants , spa- thulés, onguiculés, munis d’un HUE 5-lobé. Andro- Due 8, glabres, filamentifères presque dès leur milieu; anthères suborbiculaires, subpérsistantes, échancrées aux 2 bouts, non-glanduleuses. Squamules minimes, subulées. Ovaire trigone, 5-loculaire, multiovulé; ovules ascen- dants, imbriqués, attachés a;un axe central filiforme, bisé- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 359 riés dans chaque loge. Styles 5, filiformes, dressés, plus longs que l'ovaire. Stigmates bilobés! pubér qe aux bords, Capsule ligneuse, 3-loculaire, loculicide! 3-valve, poly- sperme; valves presque planes, bifides au sommet; cloisons épaisses , placentifères. Graines (d’après les notes de Labil- lardière) imbriquées. Arbrisseaux (ou arbres?). Rameaux subdichotomes, cylin- driques , complètément dépouilles des anciennes feuilles à l'époque de là floraison. Ramules anpguleux. Feuilles non- persistantes (les nouvelles se développant à la même époque que les fleurs , maïs de bourgeons différents et toujours ter- iMinaux}), membranacées, subsinuolées, ou sinuolées-denti- culées, peñninervées, réticulées, ponctuées d’une multitude de vésicules transparentes (du moins sur les jeunes feuilies). Inflorescences nues, latérales (aux aisselles des feuilles déjà tombées ; sur les ramules de l’anuée précédente). Pédoncu- les en ombelle, ou rarement soit solitaires, soit géminés, uniflores, dressés. Sépales striés de bandelettes semi-diapha- nes très-fines. Pétales striés de veinules (résineuses) diver- gentes. Ce genre diffère par son inflorescence de toutes les autres Hypéri icacées connues. Outre l’espèce dont nous allons don- ner la description, il faut encore y rapporter l’£/odea for- mosa de M. Jack. Triésmis F4ux-Ocan4a. — Tridesmis ochnoides Spach, Monosr. Hyperic. ined. — né biflorum Chois. in De Gand. Prodr. 1 , p. 546? (1) (non Desrouss.) Rameaux ligneux; écorce grisâtre, rugueuse, résineuse. Ra- tulés grêles : les floriféres nus. Feuillés Aion de r pouce à 3 pouces, larges de5 à 1 5 lignes, glabres, oblongues, ou elliptiques- = Et : AR r - (4} Le savant auteur des Hypéricinées , dans l'ouvrage cité, paraît avoir eu sous les yeux la même plante que la nôtre ; parce qu’il l'indique comme originaire de Bouton; mais il se trompe quant au synonyme de l’Encyclo- pédie méthodique, et surtout en iransplaçant l'ile de Bouton en Chine : « Creséit in China ad fretum Bouton. » 260 CLASSE DES GUTTIFERES. oblongues, ou lancéolées-oblongues, ou lancéolées-obovales, acumi- nées, ou pointues, ou arrondies au sommet et mucronées; pétiole long de 2 à 4 lignes. Ombelles simples, 2-6-flores. Pédoncules subisométres, ou anisométres, grêles, longs de 3 à 6 lignes. Sépales très-obtus : les extérieurs elliptiques-oblongs , ou ovales- oblongs, longs de 2 à 2 ‘/: lignes, sur 1 à 1 ‘/4 de ligne de large; les intérieurs oblongs, un peu plus courts et à peu près du uers moins larges que les extérieurs. Pétales longs de 5 à 6 lignes, larges de 1 ° à 2 lignes vers leur sommet, obovales-spathulés, ou oblongs-spathulés, obtus, striés de veinules brunâtres. An- drophores à peu près aussi longs. que le calice, 20-30-andres ; filets saillants. Pistil débordant les étamines, un peu plus court que les pétales ; styles presque 3 fois plus longs que l'ovaire. Capsule longue d'environ 6 lignes, brunatre, un peu rugueuse, oblongue ; valves larges de 2 lignes. Cette espèce a été trouvée par M. de Labillardière à l’île de Bouton. Genre ANCISTROLOBE. — Æncistrolobus Spach. Sépales 5, subcoriaces : les 3 extérieurs opaques, convexes; les 2 intérieurs semi-diaphanes, planes, plus courts mais plus larges queles extérieurs. Pétales 5, subpersistants, spathulés, inappendiculés. Androphores 3, glabres, filamentifères pres- que dès la base ; anthères subréniformes. Squamules obova- les , assez grandes, recourbées au sommet. Ovaire ovoïde, 5-sulqué, 5-loculaire : loges 5-6-ovulées; ovules oblique- ment dressés , attachés vers la base de l’angle central. Sty- les 5, courts, divergents, filiformes, épaissis au sommet. Stig- mates subcapitellés, papilleux. Capsule coriace, oblongue, subcylindrique, apiculéepar lesstyles, 3-loculaire, loculicide! 3-valve : loges oligospermes; cloisons cartilagineuses, assez épaisses ; axe nul. Graines ascendantes, à peine scrobiculées, beaucoup plus petites que leur aile; embryon mince, cylin- drique : radicule courte, infère; cotylédons subfoliacés , li- néaires, oncinés! aussi longs que la radicule. Arbrisseau (ou peut-être arbre) très-glabre. Rameaux cy- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES,. 361 lindriques. Ramules anguleux ou ancipités. Feuilles subco- riaces, très-entières, courtement pétiolées, subrévolutées aux bords , ponctuées (surtout en dessous) d’une multitude de très-petites vésicules noires, bordées en dessous d’une ran- gée de vésicules de même nature , mais plus grosses que les autres. Pédoncules axillaires et terminaux, courts, 1-5-flo- res; pédicelles courts, ordinairement en cymule. Sépales et pétales munis de bandelettes subclaviformes, assez épaisses, d’un pourpre noirâtre. Corolle d’un jaune orange (du moins à l’état sec). Outre l'espèce que nous allons décrire, il paraît qu’il faut encore rapporter à ce genre le Æypericum cochinchinense Lour.., | E{odea sumatrana Jack (in Hook. Journ. of Bot. 4, p. 572), et peut-être quelques autres //ypericum des auteurs. ANGISTROLOBE A FEUILLES DE TROËNE. — Ancisirolobus li- gustrinus Spach, Monogr. Hyper. ined. — Æypericum biflo- rum Desrouss. in Lamk. Encycl. v. 4, p. 170? — ypericum chinense Retz. Obs. ? Rameaux des années précédentes nus, grisaires. Jeunes ra- meaux grêles, rougeâtres , feuillés, ordinairement munis de ra- mules axillaires également feuillés et 2 à 4 fois plus longs que les feuilles rameaires. Feuilles longues de ro à 30 lignes, larges de 6 à 12 lignes, lancéolées , ou lancéolées-ellipiiques, ou lan- céolées-oblongues , acuminées aux 2 bouts, très-finement penni- nervées, d’un vert clair en dessus, d’un vert très-päle en des- sous; pétiole long de 1 à 2 lignes. Pédoncules (le plus souvent aux aisselles de toutes les feuilles ramulaires) longs de 2 à 4 lignes : les axillaires ordinairement 2-ou 3-flores; les terminaux 3-ou 5-flores; pédicelles plus courts que le calice. Sépales irès- obtus, longs de 2 *j, à 3 lignes : les extérieurs elliptiques-ob- longs, brunâtres , larges de r ligne à r ‘/: de ligne; les intérieurs elliptiques-obovales , ou cunéiformes-obovales, larges de près de 2 lignes. Pétales oblongs-spathulés, arrondis au sommet, longs de 4 lignes, larges de r ‘}, ligne vers leur sommet. Étamines un peu sallantes; androphores rougeâtres, 30 - 4o - andres. 362 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Squamules hypogynes de même couleur que les androphores, presque aussi longs que l'ovaire. Pistil un peu plus court que le calice : styles presque 3 fois plus courts que l'ovaire. Capsule dé moitié plus longue que le calice, brunätre, obtuse, parsemée dé vésicules peu saillantes ; valves larges de 1 ‘2 ligne, légèrement convexes au dos. Graines d’un brun noirâtre, longués (l'aile non comprise) de 1 ‘/> ligne; aile oblongue- obôvale , oblique, semi-diaphane, roussätre, aussi longue que Ja loge, finement alvéolée à la loupe. Cette espèce croit en Chine , aux environs de Macao. Secrion IIL. ÉLODÉINÉES. — Ælodeineæ Spach. Calice campaniforme, 5-parti : sépales presque égaux, dres- sés, persistants, imbriqués par les bords. Pétales caducs ou marcescents, glabres. Étamines persistantes, triadelphes : androphores liguliformes ou filiformes, oligandres, ou rarement polyañdres , plus longs que les filets (par ex- ception courts), älternes chacun avec uneglande charnue, Ou avec une squamule soit coriace, soit pétaloïde. Ovaire 1- ou 5-loculaire, multiovulé ; ovules horizontaux, bisé- riés sur chaque placentaire. Styles 3, libres. Capsule chartacée, 1- ou 5-loculaire , septicide, 3-valve, poly- sperme; valves et placentaires persistants après la déhis- cence. Graines petites, cylindriques, apiculées aux 2 bouts, scrobiculées, rectilignes, ou peu arquées : embryon cylin- drique, rectiligne ; radicule beaucoup plus longue que les cotylédons. Herbes vivaces, ou arbuscules touffus. Rameaux incomplè- tement articulés. Feuilles coriaces ou membranacées, ses- siles, ou subséssiles, ponctuées d’une multitude de vésicu- les transparentes. Inflorescences terminales ; ou axillaires et terminales (très-souvent sur des ramules axillaires), où rarement dichotoméaires, bractéolées. Pédoncules le plus souvent dichotomes ou trichotomes, 2-bractéolés FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 565 aux bifurcations. Sépales striés (ainsi que les pétales et la capsule) de bandelettes semi-diaphanes. Corolle jaune ou rougeâtre, de grandeur médiocre. Anthères couron- nées par une glandule transparente ou semi-diaphane. Genre ÉLODÉA. — Ælodea Adans. Pursh. (non Michx.) Sépales5,subcoriaces, un peumembraneux aux bords,striés, un peu plus longs que les étamines. Pétales non-persistants, subspathulés, presque dressés, inappendiculés. Androphôres 5, triandres, liguliformes, ou plus courts que les filets, alter- nés chäcun avec une squamule subcôriace, entière; filets terminaux, linéaires-filiformes, subulés au sommet : l’inter- médiaire de chaque androphore un peu plus long que lés 2 latéraux ; anthères réniformes-orbiculaires, minimes. Ovaire 3-loculaire. Styles dressés ou divergents, filiformes, Stig- mates minimes, tronqués, pubérules. Capsule membranacée, oblongue , trisulquée; placentaires 3, filiformes , d’abord connés en axe central, libres après la déhiscence. Graines minimes, très-finement scrobiculées. Herbes vivaces, très-glabres, ordinairement rameuses. Ti- ges et rameaux cylindriques. Rameaux simples : tous flori- fères. Feuilles sessiles, ou amplexicaules, ou courtement pétiolées , arrondies au sommet, ordinairement rétuses, as- sez grandes, minces, penniveinées, légèrement glauques en dessous , ponctuées. Inflorescences partielles de chaque ra- meau soit axillaires et terminales, soit terminales ou subter- minales , aphylles , pédonculées, ordinairement en cymule, quelquefois en panicule. Pédoncules 1-5-flores , ou pluriflo- res soit dichotomes, soit trichotomes, raides, dressés, grêles, toujours plus courts que les feuilles, quelquefois à peine aussi longs que les pédicelles; pédicelles terminaux et bifurca- tions dibractéolés. Bractéoles petites , linéaires -subulées. Fleurs petites. Sépales finement 5- ou 7-nervés. Pétales im- | briqués en forme de coiffe après la floraison, rougeûtres , striés, ponctués de vésicules jaunâtres. Graines oblongues, rectilignes, brunâtres. 9264 CLASSE DES GUTTIFÈRES. SECTION I. Androphores 3 à 4 fois plus courts que les filets. Feuilles (soit toutes, soit du moins les supérieures de la tige ainsi que des rameaux) amplexicaules et cordiformes à la base. Rameaux non floriferes aux aisselles inférieures ; pédoncules (quelquefois tous terminaux) 1-T-flores , plus ou moins allongés (les axillaires ordinairement 3-flores; les terminaux 5-ou T-flores). a) Feuilles toutes ou presque toutes cordiformes a La base et amplexi- caules. ÉLona ne Vince. — Elodea wirginica Nuttall! Gen. — Elodea campanulata Pursh, Flor. Amer. Sept. (ex Nuttall.) — Hypericum virginicum Linn. — Andr. Bot. Rep. tab. 552 (mala). | Feuilles oblongues, ou elliptiques-oblongues, ou ovales-ob- longues, ou ovales-elliptiques, ou elliptiques , rétuses, ou échan- crées, ou subapiculées. Sépales oblongs-linéaires, ou oblungs- lancéolés, ou linéaires - lancéolés, pointus. Pétales lancéolés- elliptiques, acuminés, du tiers plus longs que le calice. Styles à peu près aussi longs que l'ovaire. Racines grêles, rameuses, un peu rampantes, garnies de fi- bres menues. Tige simple dans sa moitié inférieure, ou moins souvent soit rameuse presque dès la base, soit presque simple, dressée, ou ascendante à la base, grêle , quelquefois rougeitre, haute de 1 à 2 pieds; entrenœuds inférieurs ordinairement plus longs que les feuilles; entrenœuds supérieurs plus courts que les feuilles. Rameaux trèes-srêles, plus ou moins ouverts : les infe- rieurs 2 à 4 fois plus longs que les feuilles caulinaires ; les supé- rieurs presque semblables aux pédoncules, et garnis seulement d’une ou de deux paires de feuilles assez petites. Feuilles cauli- naires longues de 1 à 2 pouces, larges de 6 à 12 lignes. Feuilles raméaires longues de 4 à 15 lignes, larges de 2 à 6 lignes. Pe- doncules longs de 2 à 8 lignes. Cymes plus ou moins compactes, FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 365 ou subpaniculées. Sépales longs de 2 ‘la à 9 3]; lignes, larges de ‘/s à ‘/1 de ligne. Écailles hypogynes brunâtres, à peu près aussi longues que les androphores. Étamines un peu plus courtes que les sépales. Pétales longs de 3 ‘/2 à 4 lignes, larges de 1 ‘}, à 1 ‘/, ligne au sommet. Capsule longue de 5 à 6 lignes, brunâtre, pointue. Graines très-menues , longues de ‘/: de ligne. Cette espèce croît depuis la Floride jusqu’au Canada. b) Feuilles inférieures des tiges et des rameaux non amplexicaules ni cordiformes à la base. Éronéa DE Drummonn. — Ælodea Drummondii Spach, in Ann. des Sciences Nat. 2° série, v. 5, p. 167. Feuilles profondément échancrées ou rétuses : les caulinaires et raméaires inférieures oblongues-spathulées, sessiles ; les supé- rieures oblongues, ou elliptiques-oblongues, cordiformes à la base, amplexicaules. Sépales ‘oblongs-linéaires, ou linéaires- lancéolés, pointus. Pétales lancéolés-oblongs, acuminés, du tiers plus longs que le calice. Écaiiles hypogynes cunéiformes, ou cunéiformes-obovales, tronquées. Styles du tiers plus longs que lovaire. Tige grêle, dressée, haute d’environ 15 pouces, rameuse presque dès la base; entrenœuds un peu plus courts que les feuilles. Rameaux très-grêles, ascendants, simples, feuillés : les inférieurs beaucoup plus longs que les entrenœuds de la tige. Feuilles caulinaires longues de 2 à 2 ‘/2 pouces, larges de 6 à 15 lignes (les plus inférieures longues seulement de 12 à 16 lignes, sur 4 à 6 lignes de large); les raméaires longues de 1 à 2 pouces (les inférieures également plus petites que les supérieures) , larges de 4 à 8 lignes. Pédoncules longs de 3 à 12 lignes, presque fili- formes: les axillaires 3-flores ou moins souvent 5-flores; les ter- minaux 5-flores ou 7-flores, ordinairement paniculés. Sépales longs de 2 1/2 à 2 “la lignes, larges de ‘, à */; de ligne. Pétales longs de 3 ‘/2 lignes. Étamines à peu près aussi longues que le calice. Pistil un peu plus long que les étamines. Capsule incon- nue. Getie espèce a été trouvée par Drummond en Louisiane. 9566 CLASSE DES GUTTIFÈRES. SECcTIoN Il. Anärophores au moins aussi longs que les ae à ou jusqu à trois fois plus longs. Feuilles amplexicaules , ou sessiles , ou courtement pétiolées. Rameaux soit florifères à toutes les aisselles, soit florifères seulement au sommet : néon | -5-flores (trés-rarement 5- sflores). a) Feuilles amplexicaules ou subsessiles. Pédoncules solitaires ou ternés , \= 5- flores\, tous terminaux. ÉLonra pe Fraser. — Elodea Fraseri Spach, 1. c. p. 168. —EÆElodea canadensis Fraser fil. mnsc. in Heibar. Webb. Feuilles elliptiques, ou obovales-elliptiques , ou elliptiques- oblongues , rétuses , ou échancrées , ou apiculées : les inférieures cordiformes à la base, amplexicaules ; ies supérieures arrondies à la base, sessiles. Sépales elliptiques ou oblongs, obtus. Pétales spathules-cbovales , obtus, à peine plus longs que les sépales. Androphores un peu plus longs que les filets. Styles presque 2 fois plus courts que l'ovaire. Rameaux grêles : entrenœuds à peu près aussi longs que les feuilles. Feuilles (raméaires) longues de 6 à 12 lignes , larges de 3 à 7 lignes. Pédoncules 3-flores, subfastigiés , longs de 2 à 3 h- gnes. Sépales longs de 1 :/; de ligne à 2 ‘/, lignes, larges de " li- gne. Pétales longs de 2 lignes. Capsule oblongue, pointue, longue de 4 à 5 lignes. Cette espèce croit au Canada , et probablement aussi aux États- Unis. ÉLonéa PauciFLore. — Elodea pauciflora Spach, À c: p. 169. — Hypenicun tubulosum Walt. Fler. Carol. (ex des- cript. ) f Feuilles elliptiques , ou elliptiques-oblongues, ou ovales, on ovales-elliptiques, échancrées, cunéiformes ou arrondies à la base, subsessiles. Sépales oblongs, ou oblongs-lancéolés , poin- tus, où acuminés. Pétales obovales-spathulés, obtus, un peu FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 567 plus longs que le calice. Androphores de moitié plus longs que les filets, un peu plus longs que le pistil. Styles 3 fois plus courts que l’ovaire. Racines gréles, rampantes , garnies de fibres très-menues. Tige haute de 6 à 12 pouces, dressée, grêle, rameuse ; entre- nœuds supérieurs plus courts que les nl fautes très- grèles : les supérieurs débordant la tige. Feuilles caulinaires lon- gues de 1 à 2 pouces, larges de à à 10 lignes. Feuilles raméaires longues de 6 à 15 lignes, larges de 4 à 8 lignes. Pédoncules so- litaires ou ternés, 1-ou 3-flores , terminaux , presque filiformes, longs de 1 à 5 lignes. Bractéoles minimes, linéaires-lancéolées. Sépales longs de 2 lignes, larges de ‘/: re “la de. ligne. Pé- tales longs de 2 ‘4 à 2 , lignes , larges au sommet de 1 ligne. Étamines un peu plus courtes que les sépales. Squamulesoblongues, 3 fois plus courtes que les androphores. Capsule oblongue-coni- que, pointue, longue de 5 lignes. Cette espèce croit aux États-Unis. b) Feuilles courtement pétiolées. Rameaux florifères dès leur base. ÉLODÉA MULTIFLORE. — Élodea floribunda Spach, 1. c. p. 169. — Æypericum petiolatum Leconte! mnser. (non Walt.) Feuilles elliptiques-oblongues , ou oblongues, ou spathulées- oblongues, rétuses, ou subapiculées , très-courtement pétiolées. Pédoncules allongés, 2-ou 3-flores. Sépales oblongs , très-obtus. Pétales spathulés-obovales , irès-obtus , de moitié plus longs que les sépales. Filets presque aussi longs que les androphores. Styles presque aussi longs que l’ovaire. Tige grêle, dressée, rougeâtre, haute d’environ 2 pieds, ra- ineuse supérieurement ; entrenœuds (du moins à partir de la moitié supérieure de la tige) plus courts que les feuilles; rameaux très- grêles, assez ouverts, disposés en panicule subpyramidale : les inférieurs longs de 4 à 8 pouces, feuillés dans presque toute leur longueur ; les supérieurs à peine plus longs que les feuilles cauli- paires, ou quelquefois plus courts et munis d’une seule paire de feuilles assez petites. Feuilles caulinaires inférieures longues de 3 pouces, sur 1 pouce de large; les supérieures graduellement 3568 CLASSE DES GUTTIFÈRES. plus petites ; celles de la dernière paire longues de 5 lignes, sur 3 lignes de large; feuilles des rameaux inférieurs Ro jus- qu’à 2 pouces de long, sur 8 lignes de large, mais décroissantes. aussi vers le haut; feuilles des rameaux supérieurs longues au plus de 6 lignes, sur 2 lignes de large. Pédoncules longs de 2 à 3 lignes. Bractéoles oblongues, ou ovales -oblongues, obtuses. Sépales longs de 2 lignes, larges de ‘/. ligne à */: de ligne. Étamines un peu plus courtes que le calice. Squamules ob- longues-obovales, plus courtes que les androphores. Pétales longs de 3 lignes, larges de 1 ‘} ligne au sommet. Pistil un peu pluslong que les ctamines. Capsule inconnue. Cette espèce croît dans le midi des États-Unis. ÉLODÉA AXILLIFLORE. — Ælodea axillaris Spach, L. c. p. 170. — Elodea petiolata Elliot, Sketch. — Æypericum axil- lare Michx ! Flor. Bor. Amer. — Æypericum petiolatum Walt. Carol. (ex Elliot.) Feuilles oblongues, ou spathulées-oblongues, ou obovales- oblongues, échancrées , ou rétuses , ou apiculées , courtement pé-. tiolées. Pédoncules très-courts, subtriflores. Sépales oblongs , ou ovales-oblongs, ou elliptiques-oblongs, très-obtus. Pétales ob- longs-spathulés, très-obtus, un peu plus longs que le calice. An- drophores 2 à 3 fois plus longs que les filets. Styles 2 fois plus courts que l’ovaire. Tige haute de 1 à 2 pieds, grêle, rougeñtre , dressée, ra- meuse; entrenœuds ordinairement plus courts que les feuilles. Rameaux feuillés, un peu ouverts, longs de 4 à 12 pouces. Feuilles caulivaires longues de 1 ‘/; à 3 pouces, larges de 6 à 12 lignes. Feuilles raméaires longues de 8 lignes à 2 pouces, larges de 3 à 6 lignes. Pétioles longs de 3 à 6 lignes. Pédoncules longs der à 3 ion ( rarement les pédoncules inférieurs du rameau terminal atteignent jusqu'à 6 lignes de long). Fleurs ordinaire- ment en sé denses. Birérédlé ovales, ou oblongues , ob- tuses. Sépales longs de 2 lignes , larges de Ÿ/: de ligne à 1 ligne. Pétales longs de 2 ‘/; à 2 ‘/> ae larges de */; de ligne au sommet. Étamines un peu plus courtes que le calice. Squamules FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 369 obovales, ou oblongues-obovales, obtuses, beaucoup plus courtes : que les androphores. Ovaire ellipsoïde, trisulqué. Capsule longue de 3 à 4 lignes, obtuse. Graines longues de :/, de ligne. Cette espèce croit dans les marécages du midi des États-Unis. Genre ÉLODE. — Ælodes Spach. Sépales 5, sabmembranacés, 3-nervés, striés, finement ci- liolés de glandules stipitées. Pétales 5, persistants, contournés après la floraison, spathulés-oblongs, munis au dessus de leur base d’un appendice fimbriolé. Androphores 5, filifor- mes, 5-andres, alternes chacun avec une squamule pétaloïde bifide ; filets subterminaux, capillaires, anisométres, poilus; anthères petites, réniformes. Ovaire oblong-conique, 3-gone, 1-loculaire : placentaire 3, filiformes, suturaux. Styles 3, filiformes, dressés, pubescents vers leur sommet. Stigmates petits, capitellés, pubérules. Capsule chartacée, oblongue, ob- tuse, couronnée par les styles, 1-loculaire, 3-valve. Graines petites, ellipsoïides, mamelonnées aux 2 bouts, finement striées et scrobiculées. Herbe vivace. Feuilles minces, sessiles, ponctuées, fine- ment 5-nervées. Inflorescences cymeuses ou subpaniculées, dichotomes : pédoncules solitaires, d’abord terminaux, plus tard latéraux par lallongement des ramules ; pédicelles al- longés, grêles. Corolle jaune, épanouie seulement au milieu du jour. Pétales non-ponctués, striés de veinules résineuses rougeûtres. \ L’espèce suivante constitue à elle seule ce genre : ÉLopéa De marécacE. — Elodes palustris Spach, in Annales des Sciences Nat., 2° série, y. 5, p. 171.— Hypéricum Elodes Linn.— Eng]. Bot. tab. 109.—Schk. Handb. tab. 213. Tiges procombantes, radicantes, grêles, articulées, cylindri- ques, fongueuses, longues de 6 à 12 pouces et plus; rameaux ascendants , couverts (ainsi que les feuilles) de longs poils arti- culés incanes. Feuilles longues de 4 à 8 lignes, larges de 3 à 5 lignes, ovales-elliptiques, ou oyales-orbiculaires , obtuses : les BOTANIQUE. PHAN. T. V. 24 970 CLASSE DES GUTTIFÈRES. supérieures plus longues que les en‘renœuds. Cymes 5-13-florés, L lâches, 1 ou 2 fois bifurquées; pédicelles dichotoméaires et ter- minaux , on dichotoméaires et en grappe alterniflore subunilaté- rale. Bractéoles petites, ovales-lancéolées , semi-diaphanes , bor- dées de glandules diaphanes pédicellées. Galice à peine long de plus de 1 ligne : sépales elliptiques , ou ovales-elliptiques. Co- rolle longue de 4 à 5 lignes. Étamines un peu plus longues queles sépales ; filets plus courts que l’androphore. Pistil aussi long que les étamines : styles nn peu plus longs que l'ovaire. Capsule d’un brun tirant sur le jaune , un peu plus longue que le calice. Cette plante croit dans les marais tourbeux, en France, ainsi que dans beaucoup d’autres contrées d'Europe. Genre TRIADÉNIA .— TriadeniaSpach. (non Triadenium, Rafin.) Sépales 5, convexes, striés, obtus. Corolle persistante, sub- campaniforme : pétales 5, spathulés-oblongs, obtus, dressés inférieurement, recourbéssupérieurementetimbriqués parles bords, munis d’un appendice linéaire-cuculliforme, un peu charnu. Androphores 5, linéaires, 9-15-andres, connivents au sommet, planes antérieurement, carénés postérieurement, alternes Chacun avec une glande ovoïde charnue : filets plu- risériés , capillaires ; anthères didymes, réniformes. Ovaire petit, ovoïde, 3-loculaire, profondément 5-sulqué, tricé- phale. Styles 5, rectilignes, dressés, ou divergents. Stigmates petits, capitellés. Capsule ovoïde, profondément 5-sulquée, 3-loculaire , éhartacée ; placentaires 5, filiformes, d’abord soudés en axe central, finalement libres. Graines très-fine- ment scrobiculées. | Arbuscules très-rameux. Ramules incomplètement articu- lés, feuillus, obscurément tétragones. Feuilles’ opposées- croisées, petites, persistantes , un peu charnues, glauques, ponctuées , étalées, ou recourbées, plus longues que les en- trenœuds, planes en dessus, carénées en dessous, sans autres nervures que la côte (inapparente à la face supérieure) ; r'é- trécies en pétiole épais et très-court. Pédoncules terminaux FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. x à (solitaires ou ternés), ou axillaires et terminaux, très-courts, 4-flores , 2-bractéolés soit au sommet, soit plus bas, ou gar- nis de 2 ou 3 pairés de bractées. Bractées assez conformes aux sépales. Corolle d’un jaune vif; pétales striés : appendice nectarifère de couleur orange. Les quatre espèces qui constituent ce Senre croissent sur les côtes et les îles de la Méditerranée; elles paraïssent avoir été confondues par les auteurs sous le nom de Âypericum ægyp- tiacum. Ce sont de petits arbrisseaux à feuillage élégant et semblable à celui de certains Meélaleuca.— Le nom de Tria- dénia fait allusion aux trois glandes réceptaculaires altérnes avec les androphores. a) Pistil presque 2 fois plus court que le calice. Styles 5 fois plus courts que l’ovaire. TRIADENIA A PETITES FEUILLES. — Triadenia microphylla Spach, in Annales des Sciences Nat., 2° série, v. 5, p. 1793; tab. 5. — Hypericum ægyptiacum Linn. Amæn. 8, p. 323, fig. 3. — Bot. Reg. tab. 196. Feuilles ovales , ou ovales-lanccolées, ou lancéolées-elliptiques, pointues. Sépales ovales, ou elliptiques, 2 fois plus courts que les pétales, à peu près aussi longs que les androphores. Étamines saillantes, de moitié débordées par les pétales. Arbrisseau irrégulièrement rameux, très-touffu , haut de 2 à 3 pieds. Tige dressée, tortueuse, cylindrique, raboteuse. Ra- meaux presque dressés , anguleux. Ramules très-grèles, longs de 1 à 4 pouces, simples , ou peu rameux. Feuilles longues de 1 à 3 lignes, larges de ‘/2 ligne à 1 ‘/2 ligne. Fleurs le plus sou- vent axillaires et terminales (en grappe feuillée), portées sur des pédoncules (ramules abortifs) à peine plus longs que les feuilles ou plus courts, garnis tantôt de 2 à 4 paires de bractées con- formes aux feuilles mais plus petites (les supérieures plus grandes que les inférieures), tantôt d’une seule paire de bractées située immédiatement sous le calice; quelquefois les ramules se terminent soit par une seule fleur subsessile et non-bractcolée, soit par 3 fleurs dont les 2 latérales seules sont pédonculéss et 272 CLASSE DES GU'ITIFÈRES. bractéolées , soit enfin par 2 fleurs courtement pédonculées. Calice souvent rougeâtre, ou d’un vert jaunâtre ; sépales longs de 1 à ligne à 2 lignes, larges de ‘/4 de ligne à 1 ‘/4 de ligne. Corolle longue de 4 lignes, large de 3 lignes. Étamines longues de 2 '/: à 3 lignes. Capsule oblongue, un peu plus longue que le calice. Cette espèce, originaire d'Égypte, se cultive souvent dans les orangeries, comme arbuste d'agrément. TRiADENIA À FEUILLES DE Tuym. — Triadenia thymifolia Spach, L. c. p. 174; tab. 6, fig. B. Feuilles lancéolées-elliptiques, ou lancéolées-oblongues, sub- obtuses. Sépales oblones, obtus, 2 fois plus couris que les pétales, plus longs que les au es Étamines peu saillantes , presque 2 fois plus courtes que les pétales. Ramules tres-grêles , diffus, allongés , très-simples ou peu ra- meux, 1-Oou pauci-flores. Feuilles très-glauques, en général plus grandes que dans lespèce précédente (longues de 1 :/, à 3.'/, lignes, larges de ‘/2 à 1 ‘/, ligne). Fleurs terminales, soli- taires, courtement pédonculées; pédoncules filiformes, plus courts que le calice , munis au sommet de 2 bractées lancéolées- oblongues , étroites ; beaucoup plus petites que les sépales. Sépales longs de 2 1}, lignes , larges de 1 ligne à r ’/, de ligne. Pétales longs de 5 lignes, larges de 1 ligne ou un peu plus. Étamines longues sa peu moins de 3 lignes. Capsule ..…… Nous avons décrit cette espèce sur des échantillons récoltés par M. Ph. Barker-Webb, au Jardin d’acclimatation de l’île de Malte. b) Pisul débordant le calice. Styles plus longs que l'ovaire. Trianénia DE Wers. — Triadenia Webbii Spach, 1. c. p.174 5tab. 6. fig. À Feuilles lancéolées-oblongues , ou lancéolées-elliptiques , ou suboblongues , ou elliptiques ; pointues , ou subobtuses. Sépales oblongs, ou elliptiques, presque 3 fois plus courts que les pé- tales , aussi longs que les étamines. Styles 2 à 3 fois plus longs que l’ovaire. Arbuscule touffu, hant de /: pied.Ramules grêles, sub-1-flores. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 19 Feuilles longues de 1 à 3 lignes, sur 1/: à 1 ‘}, ligne de large. Fleurs'terminales, solitaires; pédoncules beaucoup plus courts que le calice, non-bractéolés, ou munis à leur base de 2 bractées submembraneuses, conformes aux feuilles, longues de 1 à 2 li- gnes. Sépales longs de 2 lignes, sur */; de ligne de large. Pétales longs de 4 à à lignes. Androphores un peu plus courts que le calice; filets peu saillants. Pistil long de 3 lignes. Capsule un peu plus longue que le calice. Graines noires, longues de ‘/: ligne. Cette espèce a été découverte à l’île de Malte, par M. Ph. Bar- ker-Webb ; elle existe aussi dans l’herbier d'Orient de Labil- lardière , mais sans indication précise de localité. Trianénia De Sreser. — Triadenia Sieberi Spach, 1. c. p. 175, tab. 6, fig: G. — Hypericum maritimum Sieber, ! Herb. Cret. Feuilles elliptiques , ou lancéolées-elliptiques , ou lancéolées- oblongues, pointues, ou obtuses. Sépales elliptiques-oblongs, obtus, 2 fois plus courts que les pétales, de moitié plus longs que les étamines, Styles peu saillants. Tige basse. Rameaux longs de 5 à 6 pouces, diffus, ou as- cendants, ou étalés , grêles ; ramules très-grêles, feuillus, courts, 1-flores. Feuilles longues de 1 à 2 lignes, larges de ‘/; ligne à 1 ligne. Fleurs terminales , solitaires , subsessiles, ordinairement accompagnées de 2 bractées conformes aux feuilles, plus courtes que le calice. Sépales longs de 2 lignes, larges de ‘/5.de ligne à 1 ligne. Pétales longs de 3 ‘/:à 4 lignes, larges de 1 ‘/; de ligne. Étamines à peine aussi longues que l’ovaire. Cette espèce croit à l’ile de Candie. E——_—_—_—_—_——_———]— | Ile TRIBU. LES HYPÉRICÉES. — AYPERICEÆ Spach. Pétales inéquilatéraux ou rarement équilatéraux, souvent contournés en préfloraison, jamais appendiculés ni fo- Li CA 274 CLASSE DES GUTTIFÈRES. veolés, Etamines (le plus souvent contournées en preflo- raison) soit tout-à-fait libres, ou à peine monadelphes par la base, soit soudées en 3 ou 5 (très-rarement 4) endrophores très-courts, presque contigus. Squamules où glandes hypogynes nulles. Capsule septicide ou 3- coque. Graines cylindriques, apières; cotylédons très- courts, minces; radicule cylindrique, obtuse, jamais re- pliée sur les cotylédons. Rameaux et ramules inariicules ou incomplètement articu- les. Feuilles sessiles ou subsessiles , le plus souvent peti- tes : les caulinaïres et raméaires inférieures presque toujours munies à leurs aisselles de ramules stériles ou abortifs. Inflorescences bractéolées ou feuillées. Sepales trés-entiers, ou fimbriés, ou denticulés, pärsemes de vé- sicules ponctiformes, ou striés de bandelettes Jiliformes. Section I. DROSANTHINÉES. — Drosanthineæ Spaeh. Calice 5-parti ou 5-fide : sépales fimbriés où denticulés, per- sistants ; dressés après la floraison , tricostés : une bande- lette semi-diaphane de chaque côté de la côte médiane. Pétales équilatéraux, onguiculés, obtus, persistants, réflé- chis et contournés après la floraison. Étamines triadelphes, persistantes ; androphores 8-20-andres, quelquefoissubligu- liformes ; anthères couronnées par une glandule semi-dia- phane. Ovaire 3-loculaire, profondément 5-sulqué, 3-cé- phale, 5-style ; ovules horizontaux ou ascendants, au nom- bre de 6 à 19 dans chaque loge. Péricarpe à 3 coques char- tacées ou membraneuses, striées, par avortement monG- spermes ou oligospermes, accolées contre un placentaire central soit globuleux, soit 3-cuspidé, non-persistantes (de même quele placentaire). Graines plus ou moins arquées, assez grosses. Genre ÉRÉMOSPORE. — Æremosporus Spach. Calice 5-parti : sépales presque égaux, denticulés-ciliés. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 5175 Pétales 5, obovales-oblongs. Androphores courts, suboctan- dres. Ovaire à 3 coques 6-8-ovulées. Styles 3, filiformes, dressés. Stigmates minimes, tronqués. Diérésile à 35 coques monospermes;, cymbiformes , subcoriaces, conyexes au dos, comprimées bilatéralement , indéhiscentes mais munies an- térieurement d’un trou circulair e; placentaire subglobuleux, fongueux. Graines remplissant toute la cavité de chaque co- que, submédifixes, presque réniformes, finement réticulées ; embryon verdâtre, courbé en fer à cheval : radicule infère. Herbe vivace, suffrutescente à la base, Feuilles linéaires, ponctuées , un peu charnues, révolutées (du moins à l’état sec). Ramules florifères axillaires et terminaux, courts, sub- aphylles, formant une panicule terminale assez dense, com- posée de cymes une ou plusieurs fois bifurquées ; pédicelles 5-angulaires, courts, dichotoméaires et en grappes alterni- florés; bractéoles petites, linéaires-lancéolées, planes en des- sus, carénées en dessous ; ramules des cymes bimarginés par la décurrence des bractées. Denticules des sépales terminés par une glandule noire. L'espèce dont nous allons donner la description est la seule que nous connaïssions de ce genre. Érémospore D'Orivier. — Eremosporus Olivierii Spach, Monogr. Hyper. ined. Plante ayant le port du Byretican linearifolium. Tiges hautes de 12 à 18 pouces, grêles, dressées, subcylindriques , rougeâtres, simples mais munies aux aisselles des feuilles infé- rieures de petits ramules stériles, et vers leur sommet de ra- mules florifères plus ou moins divergents. Feuilles longues de 5 à 6 lignes (celles des ramules axillaires beaucoup plus petites), plus courtes que les entrenœuds, larges de ‘/: de ligne à *, ligne, glauques , très-entières, obtuses, ou subapiculées, sessiles. Pani- cule générale (fructifère) longue de 4 à 6 lignes, mulüflore, assez dense. Cymes longues de 1 à 2 pouces : ramules plus ou moins divergents; pédicelles fructifères plus courts que les inter- stices. Sépales longs au plus de 1 ligne, sur ‘/: ligne à 5/, de li- gne de large, ovales, ou ovales-lanctolés, ou sublancéolés, f 916 CLASSE DES GUTTIFERES. pointus, bordés de denticules sétacés, tres-rapprochés , glan- dulifères au sommet. Pétales longs d'environ 3 lignes (ceux que nous avons pu observer n'étaient pas bien conservés). Péricarpe tout-à-fait semblable par sa forme à celui des Euphorbes , bru- nâtre, à peine plus long que le calice. Cette plante , que la structure singulière de son fruit rapproche des Rutacées et des Géraniacées, a été recueillie par Olivier entre Bagdad et Halep. Genre DROSANTHE. — Drosanthe Spach. 1 Calice profondément 5-fide : sépales denticulés ou pecti- nés, presque égaux. Pétales 5, obovales. Androphores ligu- liformes, courts, polyandres; filets plurisériés; anthères petites, réniformes. Ovaire 5-loculaire, profondément tri- sulqué, tricéphale; loges 8-10-ovulées; ovules ascendants ou horizontaux. Styles longs, filiformes. Stigmates petits, capitellés. Diérésile à 3 coques oligospermes, membraneuses, subcymbiformes, convexes au dos, ouvertes antérieure- ment après leur séparation du placentaire; placentaire osseux , ovoïide, 5-cuspidé. Graines arquées, comme velou- tées, finement scrobiculées , presque aussi longues que les coques ; embryon conforme à la graine : radicule infère ou centripète. Herbes vivaces , suffrutescentes à la base. Tiges cylindri- ques, légèrement bimarginées, simples (mais produisant des ramules abortifs à toutes les aisselles non-florifères) ou rare- ment rameuses supérieurement. Feuilles glauques, subcoria- ces, ‘Es ou subamplexicaules, révolutées aux bords (du moins à l’état sec), ponctuées de vésicules les unes transpa- rentes, les autres opaques. Inflorescence générale de chaque tige en grappe simple, ou en paniculeallongée composéesoit de cymules triflores, soit de cymes 5-furquées. Ramules flo- rifères axillaires et terminaux, aphylles, ou rarement feuillés. Fleurs de grandeur médiocre. Denticules ou lanières des sé- pales couronnés par une glandule noire. Pétales érosés-den- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 377 ticulés au sommet : denticules couronnés par une glandule noire. Voici les espèces que nous connaissons de ce genre : SECTION I. Calice 5-parti : sépales pectinés de même que les bractées. Ovules ascendants. [nflorescence générale en panicule oblongue ou subpyrami- dale , composée de cymes 5-T-flores , bifurquées , très-denses pendant la floraison ; pédicelles latéraux très-courts, en grappe alterniflore ; une fleur subsessile dans la bifurcation de chaque cyme. DrosanTue mispipuLE. — Drosanthe hirtella Spach, Monogr. Hyper. ined. Hérissé de poils scabres tres-courts. Feuilles sessiles, trèes- obtuses : les caulinaires oblongues-linéaires ; les ramulaires li- néaires, presque imbriquées. Sépales oblongs, ou oblongs-li- néaires , pointus, pectinés-pennatifides , pubérules, 2 fois plus couris que les pétales. Styles 3 fois plus longs que l’ovaire. Racine ligneuse , rameuse, de la grosseur d’un tuyau de plume. Tiges grèles, hautes d’environ 1 pied, couvertes (de même que toutes les parties herbacées de la plante) d’un duvet roide et blanchâtre; entrenœuds aussi longs que les feuilles , ou plus longs ; ramules stériles tantôt abortifs, tantôt allongés. Feuilles caulinaires et raméaires longues de 4 à 6 lignes, larges de 1 ‘/2li- gne à 2 lignes ; feuilles ramulaires longues de 1 à 3 lignes, larges de '/; à ‘2: ligne; les jeunes presque cotonneuses. Sépales longs de 2 lignes, larges de /, ligne à 1 ligne : lanières imégales, li- néaires, subulées au sommet, aussi longues ou plus longues que la lame. Pétales longs de 4 lignes , larges de 1 :/, ligne au sommet. Capsule brunâtre, à peu près aussi longue que le calice. Graines longues de 1 ‘/4 de ligne, sur 1/1 de ligne de diamétre, roussâtres, arquées aux 2 bouts. Cette espèce a été trouvée en Perse, par Olivier et Bruguiere. 378 CLASSE DES GUTTIFÈRES. DROSANTRE A SÉPALES Fimpriés. — Drosanthe fimbriata Spach , Monogr. Hyper. ined. NUE Très-glabre, Feuilles ebtuses, eu subapiculées, lincaires. Sé- pales ovales , ou ovales-oblongs , peetinés-fimbriés, 2 fois plus courts que les pétales. Styles 3 fois plus longs que l'ovaire. Tiges hautes de 6 à 12 pouces, dressées, grêles, garnies aux aisselles des feuilles inférieures de ramules stériles feuillus. Entrenœuds à peu près aussi longs que les feuilles. Feuilles caulinaires et raméaires longues de 4 à 6 lignes, larges de '}: à 5; de ligne; feuilles ramulaires 2-à 3 fois plus petites. Panicule longue de 3 à 4 pouces; ramules plus où moins diver- gents , aussi longs que les enirenœuds, ou plus longs. Bractées et sépales longs de 1 ‘/; à 1 "/2 ligne. Pétales longs d'environ 3 li- gnes; lame large de 1 1/, ligne. Étamines un peu plus courtes que les pétales , à peu près aussi longues que le pistil. Fruit in- connu. OA Cette espéee à été trouvée par Olivier et Bruguière, entre Bagdad et Kermanchah. Section Il. Calice profondément 5-fide : sépales finement dentelés. Ovu- les horizontaux. Inflorescence générale en grappe simple, ou en panicule ra: cémiforme composée de cymules triflores. Bractées entières ou dentelées. . , g “ £ Le a) Pédoncules triflores ( rarement les inférieurs À- flores ), disposés en panicule racémifornie assez dense; pédicelles en cymule. Brac- Lées entières. Drosanrae À reuiLses De Lépum. — Drosanthe ledifolia Spach , Monogr. Hyper. ined. | Feuilles elliptiques ou oblongues , très-obtuses, subamplexi- caules, pubérules-glanduleuses aux bords. Sépales elliptiques ou oblones, obtus, presque 3 fois plus courts que les pétales. Éta- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 879 mines un peu plus courtes que la corolle, un peu plus longues que le pistil. Styles à peu près aussi longs que l'ovaire. Tiges hautes de 4 à 6 pouces, grêles, touffues, ascendantes, glabres , simples, florifères le plus souvent dès leur moitié supé- rieure. Feuilles longues de 5 à 8 lignes, larges de 1 ?/, ligne à 3 lignes (celles des ramules abortifs linéaires , irès-petites, comme fasciculées ; les florales supérieures réduites à de courtes bractées sublinéaires). Panicule longue de 2 à 4 pouces. Pédoncules (ra- mules florifères) ascendants, tres-grêles : les inférieurs (quel- quefois 1-flores et tantôt nus, tantôt garnis de 2 ou 3 paires de petites feuilles) à peu près aussi longs que Les feuilles; pédi- celles latéraux courts; pédicelles terminaux presque A Brac- tées petites, linéaires-oblougues , obtuses, pubérules-glanduleuses aux bords. Galice long de 1 ‘/, ligne; sépales coriaces, larges de ‘/; de ligne à ‘/, ligne. Pétales longs de 4 lignes , larges de 2 lignes, ponctués de quelques vésicules noires. Fruit inconnu. Cette espèce a été trouvée en Perse, par Olivier. b) Pédoncules 1- flores , disposés en grappe lâche feuillée. Bractéoles dentelées. Daosanrue Faux-Hérranraëme. — Dfosanthe helianthe- moides Spach, Monogr. Hyper. med... Feuilles obtuses où subapiculées, linéaires, glabres, sessiles. Sépales ovales ou ovales-lancéolés, pointus., 3 à 4 fois plus courts que les pétales. Étamines un peu plus courtes que la corolle, à peu près aussi longues que le pisuil. Styles divariqués , 3 fois plus longs que l’ovaire. Tiges hautes de 4 à 6 pouces, dressées, grêles, tou?fues , simples. Feuilles longues de 4 à 9 lignes, larges de :/, lgneàt ligne (celles des ramules axillaires beaucoup plus petites, comme fasciculées), à peu près aussi longues que les entrenœuds; les florales supérieures petites , bractéiformes. Grappes longues de 2 à 4 pouces, lâches, 7-15-flores; pédoncules opposés. : les anfé- rieurs à peu près aussi longs que la feuille florale ; bractées op- posées, beaucoup plus petites que le calice , oblongues, pointues. Sépales longs d'environ 1 ligne, sur ‘/2 ligne à “/1 de ligne de large. 980 CLASSE DES GUTTIFERES. Pétales longs de 4 lignes , larges de2 lignes. Ovaire à peine aussi long que le calice. Styles longs de 2 “}, lignes. Gette espèce a été observée par Olivier et Bruguière, entre Kermanchah et Hamadan. ( Secrion ? III. Calice campanulé, 5-fide (au plus jusqu’à la moitié) : lobes finement denticulés, ou ciliolés. Androphores sub-12-an- dres. Ovaire à 5 loges multiovulées : ovules horizontaux. Fruit inconnu. Herbes vivaces, scabres, suffrutescentes à la base. Tiges obs- curément 4-sones , ne produisant dans presque toute leur longueur que des rameaux stériles soit abortifs, soit plus ou moins allongés. Ramules floriféres sublerminaux ; roides , dressés, ancipités, ou 4-gones, fastigies, nus inférieurement, 2-phylles ou 2-bractéoles à la première bifurcation. Inflo- rescence générale corymbiforme , très-dense. Inflorescence de chaque ramule en cyme subtrichoitome, ou en corymbe composé de plusieurs cymules soit bifurquées, soit trifur- quées : pédicelles dichotoméaires et terminaux , ou dicho= toméaires et en grappes unilatérales. Fleurs de grandeur médiocre. Calice petit, membraneux aux bords. Pétales ci- liolés au sommet de glandules noires Süpitees. a) Calice fendu jusqu’au tiers : lobes denticulés sans glandules. — Tiges parsemées de vésicules peu nombreuses et à peine visibles à l'œil nu. Ramules axillaires la plupart courts et indivisés. Styles a peu près aussi longs que l’ovaire. DrosAnTuE? À FEUILLES DE Hyssope. — Drosanthe? hyssopi- folia Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum capitatum Chois. Hyper. tab. 0? (Icon miserrima. ) Tiges presque lisses, ramulifères. Feuilles arrondies au som- met, apiculées : les ur es ablongues ou oblongues-lancéolées, 3- ou 5-nervées ; les ramulaires linéaires cu oblongues-linéaires. Lobes calicinaux elliptiques ou ovales-elliptiques , très-obtus, 2 FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 581 fois plus courts que les pétales. Étamines à peu près aussi lon- gues que les pétales, un peu plus longues que le pistil. Souches ligneuses, multicaules , de la grosseur d’un tuyau de plume d’oie. Tiges dressées ou ascendantes , assez grêles, hautes de 8 à 12 pouces; entrenœuds à peu près aussi longs que les feuilles ou un peu moins longs ; ramules axillaires très-feuillus : les inférieurs ordinairement plus courts que les feuilles cauli- paires ; Les supérieurs 2 à 4 fois plus longs et produisant souvent eux-mêmes des ramules axillaires abortifs. Feuilles légèrement glauques : les caulinaires longues de 1 ‘/: à 4 lignes; les ramu- laires longues de 2 à 5 lignes, larges de */4 à x ‘2 ligne. Corym- bes atteignant jusqu’à 3 pouces de large. Bractéoles longues d’en- viron 1 ligne, sur ‘/4 de ligne de large, submembranacées, 2- ou 3-nervées, linéaires, obtuses, ou pointues, subdenticulées au sommet. Galice long de près de 2 lignes , d’un jaune brunûtre : côtes saillantes, presque contiguës. Pétales longs de 4 lignes, sur 1 ‘/, ligne de large au sommet. Fruit inconnu. Cette plante a été trouvée par Olivier et Bruguière, entre Ker- manchah et Hamadan. b) Calice fendu jusqu’au milieu ou un peu au dela : lobes criliolés au sommet de glandules noires stipitées. Styles 2 fois plus longs que l'ovaire. — Tiges et rameaux parsemés d’une multitude de glan- dules scabres, verruciformes, très-visibles à loœil nu. DrosantTur? scaBre. — Drosanthe? scabra. Spach Monosr. Hyper. ined.— Hypericum scabrum Linn. (ex Synonym. Tour- nefort.) Tiges très-scabres, rameuses, presque nues au sommet. Feuilles glauques, un peu scabres, arrondies au sommet, très-obtuses, ou subapiculées : les caulinaires oblongues, 3-nervées ; les florales ovales-oblongues , ou ovales; les raméaires linéaires ou oblon- gues-linéaires, 1-nervées ; les ramulaires linéaires ou elliptiques- linéaires , presque imbriquées. Galice presque 3 fois plus court que la corolie : lobes elliptiques , très-obtus. Étamines un peu plus longues que les pétales, un peu plus courtes que le pistil. Tiges hautes de 1 à 1 {2 pied, cylindriques ; striées, grêles, = 982 CLASSE DES GUTTIFERES, dressées, ou ascendantes, rameuses presque dès la base, parsemées (ainsi que les rameaux et ramules ) d’une multitude de glandules jaunâtres ; entrenœuds inférieurs à peu près 2 fois plus longs qué les feuilles ; entrenœuds supérieurs non-florifères beaucoup plus . longs que les feuilles. Rameaux très-grêles (quelquefois fihifor- mes), plus ou moins ouverts (quelquefois presque horizontaux }, longs dé 1 à 4 pouces (accrescents de la base de la tige jusque vers son milieu , puis décrescents jusqu’au sommet), le plus souvent ramulifères à toutes les aisselles ; éntrenœuds ordinairement aussi longs que les feuilles , ou quelquefois 2 à 3 fois plus longs. Ramu- les plus ou moins feuillus , tantôt très-courts, tantôt aussi longs que les feuilles raméaires ou même jusqu'à 3 fois plus longs. Feuilles glauques, ponctuées : les caulinaires longues de 3 à 8 li- gnes, larges de r à 2 lignes (les florales supérieures très-petites , bractéiformes) ; feuilles raméaires longues de 3 à 6 lignes, larges de ‘/: ligne à 1 ligne; feuilles ramulaires longues de r à 2 lignes, larges de ‘/; de ligne à ‘/: ligne, tantôt un peu écartées, tantôt pres- que imbriquées où comme fasciculées. Corymbe large de 1 à 2 pouces. Bractéoles ovales ou ovales-lancéolées, petites, ciliolées au sommet. Calice à peine long de plus de 1 ligne, large de 9 lignes, vert. Pétales longs de 3 lignes, larges de 1 Lou au sommet, d’un jaune vif, cihiolés au sommet de glandules noires. Cette plante croît en Arménie. Sécrion II. HYPÉRINÉES. — Hyperineæ Spaeh. Calice 5-parti ou 5-fide : sépales très-entiers, ou fimbriés, ou denticulés, dressés après la floraison (par exception réflé- chis), le plus souvent parsemés de vésicules ponctiformes. Pétales inéquilatéraux, ou rarement équiletéraux, marces- . cents, contournés après la floraison. souvent parsemés ou bordés de vésicules noires soit ponctiformes, soit plus ou moinsallongées. Étamines persistantes, tr A phes. Andro- phores 5-50-andres, très-courts. Anthères couronnées par une glandule le plus souvent noire. Ovaire 5-loculaire (par FAMILLÉ DES HYPÉRICACÉES, 385 exception 4-loculaire), multiovulé : ovules 2-4-sériés dans chaque loge , horizontaux. Styles 3 (rarement 4), libres. Capsule coriace, ou chartacée, ou cartilagineuse, très- finement striée de bandelettes, ou moins souvent bosselée de vésicules glanduliformes, 3-loculaire, 5-valve, septi- cidé, polysperme ; placentaire central, trigone, indivisé, persistant de même que les valves ; cloisons membraneu- ses. Graines rectilignes ou légèrement arquées. Herbes, ou rarement sous-arbrisseaux. Genre MILLEPERTUIS. — /ypericum (Linn.) Spach. Calice 5-parti : sépales presque égaux , ou inégaux, très- entiers , ou ciliolés-denticulés, ou fimbriés, dressés après la floraison (par exception réfléchis). Pétales lancéoiés-obova- les ou lancéolés-oblongs, marcescents (excepté dans le Hype- ricum empetrifolium). Androphores 5-50-andres; anthères cordiformes - orbiculaires, ou réniformes, glanduliféres. Ovaire 3-loculaire; ovules 2- ou 4-sériés dans chaque loge. Styles 3 (par exception 4), filiformes, divergents, subrecti- lignes. Stigmates petits, tronqués, ou subglobuleux. Capsule cartilagineuse, ou chartacée, ou rarement coriace, striée, ou bosselée, ou verruqueuse , 5-sulquée , ou comme 3-coque, 9-loculaire, 5-valve, polysperme ; placentaire grêle ou pyra- midal. Graines scrobiculées, ou chagrinées, ou.striées (rare- ment papilleuses ou réticulées), subrectilignes. Herbes vivaces, ou rarement sous-arbrisseaux. Feuilles petites ou de grandeur médiocre, sessiles, ou amplexicaules, très-entières { rarement subdenticulées-ciliolées), ponctuées de vésicules transparentes , souvent en outre parsemées ou bordées (surtout en dessous) de vésicules noires. Inflores- cences axillaires et terminales, ordinairement panicalées ou cymeuses ; péäicelles latéraux, ou dichotoméaires et laté- raux , Ou rarement subterminaux, très-courts. Fleurs ordi- nairement de grandeur #nédiocre. Sépales ponctués de vé- sicules, ou rarement striés de bandelettes subdiaphanes, souvent bordés de vésicules noires orbiculaires, quelquefois 984 CLASSE DES GUITIFÈRES. aussi parsemés de vésicules noires plus ou moins allongées : dents, ou cils, ou lanières le plus souvent couronnés d’une glandule concave (ordinairement noire où d’un pourpre noirâtre). Pétales ordinairement inéquilatéraux, presque toujours ou bordés d’une série de vésicules noires poncti- formes, ou ciliolés de glandules noires substipitées, ou par- semés de vésicules noires plus ou moins allongées. Capsule striée de bandelettes très-fines, ou moins souvent bosselée de vésicules soit éparses, soit rangées par séries longitu- dinales. Dans les limites que nous lui assignons, ce genre renferme environ cinquante espèces, dont voici les plus remarquables : SECTION I. Feuilles opposées, très-entières. Sépalestrès-entiers, dressés et non-imbriqués après la floraison. Capsule chartacée, finement striée d’une multitude de bandelettes longitudi- nales. À. Androphores 5-T-andres. Sépales assez inégaux. Tiges pauciflores , diffuses. — Feuilles et sépales fort peu ponc- tués. Inflorescence terminale tres-léche, paniculée, ou cy- meuse, dichotome ; inflorescences axillaires nulles ou peu nombreuses, 1-ou 2-flores ; pédicelles filiformes, allongés ; bractées grandes, foliacees. | MicrererTUuIS DIFFUS. — Mypericum humifusum Lainn. — Engl. Bot. tab. 1226. — Flor. Dan. tab. 141. — Æypericum Liotardi Vill. Delph. tab. 44. Feuilles cblongues , ou elliptiques, ou ovales-oblongues, ob- tuses, subpétiolées, glabres, penninervécs. Sépales oblongs ou elliptiques-oblongs, obtus, à peine plus courts que les pétales, aussi longs que les étamines. Styles un peu plus longs que l’o- vaire. Herbe multicaule , diffuse. Tiges très-grêles, feuillues, lon- gues de 2 à 6 pouces. Feuilles longues de 2 à 6 lignes, glauques FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 585 en dessous, parsemées (ainsi que les sépales) de quelques points transparents et quelquefois aussi d’un petit nombre de vésicules noires. Cymes ou panicules 3-9-flores. Sépales longs de 1 ‘ li- gne à 3 lignes, larges de ‘}, ligne à 1 ligne. Pétales lancéolés - oblongs, d’un jaune irès-pâle. Pistil un peu plus long que les étamines. Capsule ovale, à peu près aussi longue que le calice. Graines minimes, très-nombreuses. Cette espèce, commune dans presque toute l’Europe, croît de préférence dans les terrains sablonneux légèrement humides. B. Androphores 10-25-andres. Sépales presque égaux. — Tiges multiflores, dressées , rameuses. Feuilles et sépales abondamment ponctués de vésicules transparentes. Ra- mules floriféres axillaires et terminaux ; pédicelles courts; bractées petites. a) Tiges suffrutescentes, très-rameuses dès la base : rameaux et ra- _ mules divariqués ; tous les rumules florifères. Inflorescences par= tielles terminales , paniculées , bifurquées, divariquées, 3-1- flores. Calice minime. MrereperTuis CRÉPU. — Âypericum crispum Linn, — Bocc. Mus. tab. 19. Ramules tétragones, ponctués de noir. Feuilles subobtuses, sessiles, amplexicaules , glabres , ondulées, petites, subtriner- vées : les raméaires ovales, ou ovales-oblongues, ou ovales- lancéolées ; les ramulaires oblongues ou oblongues-lancéolées. Sépales elliptiques ou oblongs, obtus, beaucoup plus courts que la corolle. Étamines presque aussi longues que la corolle, un peu plus longues que le pistil : androphores subdécandres. Styles 2 fois plus courts que l'ovaire. Capsule ovoïde, beaucoup plus longue que le calice. Tiges grèles, fermes, cylindriques, touffues, hautes de 6 à 15 lignes. Rameaux très-rapprochés, disposés en panicule py- ramidale : les inférieurs atteignant quelquefois près de x pied de long; ramules très-crêles, feuillus, ordinairement trichotomes au sommet. Feuilles fermes, d’un vert glauque , crépues surtout vers leur base, parsemées en dessous (outre les points transpa- BOTANIQUE, PHAN» Te Ve 25 280 CLASSE DES GUETIFERES. rents) de quelques vésicules noires : les caulinaires longues de 3 à 5 lignes, sur environ 2 lignes de large; les raméaires et ramulaires 2 à 3 fois plus petites. Sépales longs de ‘/; de ligne, étalés pendant la floraison. Pétales longs d'environ 4 lignes, sur 1 ligne de large vers leur sommet, obovales-oblongs, obtus, entiers, non-glanduleux , étalés pendant l’anthèse, contournés et convolutés mais non-imbriqués après la floraison. Bractéoles minimes, presque subulées. Capsule longue de 2 ‘ à 3 lignes. Graines brunes, finement scrobiculées, 1-sériées dans dique loge. Cette espèce, très-caractérisée par son port touffu et divariqué, croît dans les contrées voisines de la Méditerranée : on la cultive quelquefois comme plante d'ornement. #- b) Tiges herbacées, simples inférieurement ou n’y produisant que des ramules soit stériles, soit abortifs. Inflorescence générale de chaque tige corymbiforme ou pyramidale. Inflorescence de chaque rameau cymeuse ou paniculée, assez dense : pédicelles dichotoméaires et latéraux. MiLLEPERTUIS QUADRANGULAIRE. — Fypericum quadran- gulum Linn. — Hypericunt dubium Leers. — Engl. Bot. tab. 206. — Hypericum maculatun: Crantz. — Allion. Pedem. tab. 83, fig. 1. — Æypericum delphinense Nil. — Hyperi- cum quadrangulare Svensk Bot. tab. 350. Tiges et rameaux quadrangulaires. Feuilles subamplexicaules, obtuses, sub-5-nervées : les caulinaires elliptiques ou elliptiques- obovales ; les raméaires oblongues , ou elliptiques-oblongues, ou obovales- -oblongues. Inflorescences subpaniculées ou fastigiées. Sépales oblongs, ou oblongs-lancéolés , ou ovales - lancéolés, mucronés, 3-ou-5-nervés, 3 à 4 fois plus courts que les pétales. Étamines du quart plus courtes que la corolle, à peu près aussi longues que le pistil : androphores sub-25-andres. Styles un peu plus longs que l’ovaire. + Racine rampante. Tiges hautes de */ à 1 ‘}, pied, tantôt pres- que simples, tantôt plus ou moins paniculées , parsemées (ainsi que les rameaux, la face inférieure des feuilles, les sépales et les FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 587 pétales) de points noirs (surtout aux angles). Feuilles vertes en dessus, plus ou moins glauques en dessous, minces : les caulinaires longues de 12 à 15 lignes, larges de 5 à 8 lignes ; les raméaires 2 à 3 fois plus petites. Sépales longs de 2 à 2 ‘/, lignes, larges de 1}, ligne à 1 ligne. Pétales longs de 5 à 6 lignes, larges de 1 ‘|, li- gne, lancéolés-oblongs, obtus, striés de bandelettes d’un pourpre noirätre et plus ou moins allongées. Capsule 2 fois plus longue que le calice, ovoïde, tricéphale, assez grosse. Graines petites, d’un brun clair , finement scrobiculées. Cette espèce est commune dans presque toute l’Europe, au bord des bois et dans les endroits herbeux humides. On l’emploie en médecine aux mêmes usages que le Willepertuis commun. MiLLEPERTUIS TÉTRAPrÈRE. — Aypericum tetrapterum Fries. — Beichenb. Flor. Germ. excurs. — #ypericum quadrangu- lare Snuth, Engl. Bot. tab. 390. — Flor. Dan. tab. 640. — De Cand. Flor. Fr. Tiges et rameaux tétrapteres. Feuilles subamplexicaules, très- obtuses, 5-ou 7-nervées : les caulinaires ét raméaires elliptiques, ou ovales-elliptiques, ou ovales; les ramulaires elliptiques-ob- longues. Inflorescences très-denses , fastigiées. Sépales oblongs- lancéolcs ou linéaires-lancéolés , acuminés, 2 fois plus longs que les pétales. Étamines un peu plus courtes que la corolle, à peu près aussi longues que le pistil : androphores subdécandres. Styles de moitié plus courts que l’ovaire, Racines rampanies. Tiges hautes de 6 à 12 pouces, plus épaisses que celles du Æfilleperiuis quadrangulaire, peu ou point ponc- tuées de noir, tantôt presque simples, tantôt plus on moins ra- meuses : rameaux (du moins les supérieurs) plus ou moins di- vergents, disposés en corymbe subfastigié. Feuilles longues de 6 à 15 lignes, larges de 3 à 8 lignes, d’un vert clair, bordées en dessous d’une série de points noirs. Pétales longs de 2 ‘72 à 3 lignes, d’un jaune clair, peu ou point ponctués de noir, ob- longs-obovales, obtus. Capsule 2 fois plus longue que le calice, ovale-conique , triapiculée. Graines petites , d’un brun jaunâtre , finement scrobiculées. 588 CLASSE DES GUTTIFÈPES. Cette espece croît dans les mêmes localités que la précédente, avec laquelle on la confond très-souvent. SEcrion II. \ Feuilles opposées, très-entières. Sépales très-entiers, non- imbriqués après la floraison. Capsule cartilagineuse : coques munies de deux bandelettes dorsales; l’espace entre chacune des bandelettes et le rentrement du bord de la coque couvert de vésicules ovoïdes ou claviformes, obliquement transversales, subbisériées. Androphores 20-25-andres. Sépales presque égaux. — Tiges dressées , très-rameuses des la base : rameaux disposés en panicule pyramidale ou subpyramidale , la plupart flori- fères. Feuilles ponctuées d’une multitude de vésicules transparentes. Tnflorescence de chaque rameau paniculée ou subfastigiée : pédicelles dichotoméaires et terminaux, ou dichotomeaires et latéraux. MrcueperTuis COMMUN.— //ypericum perforatum Linn. — Engl. Bot. tab. 295. — Gœrin. Fruct, tab. 62. — Flor. Dan. jh, 1043. — Svensk Bot. tab. 95. — Turp. in Dict des Sc. Nat., etin Dict. des Se. Méd. Ie. — Blackw. Herb. tab. 15. Tiges herbacées, cylindriques , bimarginées. Feuilles sessiles, un peu rétrécies à la base, obtuses, penninervées : les caulinaires et raméaires oblongues ou ellipriques-oblongues ; les ramulaires linéaires-oblongues. Sépales oblongs-lancéolés , finement triner- vés, mucronés, 2 fois plus courts que la corolle. Étamines de moitié plus courtes que les pétales, un peu plus courtes que le pistil. Styles de moitié plus longs que l’ovaire. Racine rampante. Tiges hautes de 1 à 2 pieds, toufiues, grêles, bordées (ain-1 que les rameaux, les ramules, les sépales et les pétales) de points noirs. Rameaux irès-grêles, plus où moins ouverts, ou ascendants, produisant aux aisselles de presque toutes les feuilles un ramule stérile tres-court. Feuilles vertes en dessus, glauques en dessous, minces : les caulinaires et raméaires longues FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 289 de 6 à 15 lignes, larges de 1 à 6 lignes; les ramulaires longues de 1 à 3 lignes, larges au plus de 7, ligne. Sépales longs de 2 ‘7, lignes, larges de ‘7, ligne à 1 ligne. Pétales longs d’environ 6 lignes, sur 2 lignes de large, d’un jaune vif, obovales-vblongs, obtus. Capsule 2 à 3 fois plus longue que le calice, ovale-pyrami- dale, triapiculée, brunâtre. Graines noirîtres, luisantes, légcre- ment chagrinées (à une forte loupe). Cette espèce, à laquelle s'applique plus spécialement le nom vulgaire de Millepertuis, où Herbe aux mille pertuis, est très- commune au bord. des champs et des bois, ainsi aue davs les prairies sèches. C’était jadis un vulnéraire très-accrédité, et on lui attribuait en outre une foule d’autres vertus médicinales. Quoique peu employée aujourd’hui, elle jouit en eftet de pro- priétés astringentes, emménagogues et vermifuges. SECTION III. Feuilles opposées , très-entières. Sépales ciliolés-denticulés (de même que le plus souvent les pétales) ou pectinés: den- ticules couronnés par une glandule noirâtre concave. Cap- sule chartacée , finement striée d’une multitude de ban- delettes longitudinales. Inflorescences axillaires et termi- nales. À. Tiges paniculées, ou munies aux aisselles non-floriferes de ramules stériles. Feuilles ponctuées d’une multitude de vésicules transparentes, mais depuurvues de vésicules noires. Inflorescence générale de chaque tige ou rameau en panicule allongée ou pyramidale. Sépales courtement cilioles-denticulés. a) Tiges très-rameuses : rameaux florifères supérieurs formant une pa- nicule pyramidale. — Anthères couronnees par une glandule d’un pourpre viocet. MicceperTUIS ÉLÉGANT. — Âypericum elegans sie — Reichenb. Plant. Crit. 3, fig. 443. Très-glabre. Tiges cylindriques, finement bimarginées, ponc- E 9290 , CLASSE DES GUTTIFÈRES. tuées de noir. Feuilles finement veinées, obtuses, semi-amplexi- caules , sessiles, glauques en dessous : les caulinaires ovalés- oblongues, ou ovales-lancéolces ; les raméaires oblongnes, où oblongues-lancéolées. Sépales lancéolés on chlongs-lancénlés, acuminés , finement trinervés, 3 fois plus courts que les pétales. Étamines un peu plus courtes que la corolle, un peu plus longs que le pistil : androphores sub-15-andres. Styles presque 3 fois plus longs que l'ovaire. Tiges hautes de 1 à 2 pieds, touffues, erêles, dressées :. éntre- nœuds à peu près aussi longs que les feuilles ; rameaux très-grèles, feuillus : les inférieurs pauciflores ou stériles; les supérieurs multiflores. Feuilles caulinaires longues d’environ 1 pouce, sur 3 à 4 lignes de large ; feuilles raméaires 2 à 3 fois plus petites, ordinairement plus longues que les éntrenœuds. Rarnules florifères 1-b-flores, roides, grêles, aphylles; pédicelles terminaux, ou di- chotoméaires ct terminaux. Bractées linéaires-lancéolées, poin- tes. Sépales longs d'environ 2 lignes, sur ‘72 ligne à 7; de ligne de large. Pétales longs de 6 lignes; larges de 2 lignes vers leur sommet; oblongs-obovales ; bordés de vésicules noires subses- siles. Capsule presque 2 fois plus longue que le calice, ovoïde, triapiculée. Graines d’un brun jaunâtre, chagrinées. Cette espèce, indigène en Allemagne, en Hongrie, ami que dans la Russie méridionale, mérite d’être cultivée dans les par- terres. b) Tiges peu rameuses , ou ne produisant dans presque toute leur lon- gueur que de courts ramules stériles. Ramules floriferes disposés en panicule allongée. — Anthères couronnées par une Slandule Jjau- nétre. MisLEPERTUIS CHARMANT. — Âlypericum pulchrum Lin. — Engl. Bot: tab: 1227: — Flor: Dan. tab. 75; — Reichenb. Plant. Crit. 3, fig. 447. Très-glabre. Tiges grêles, cylindriques, presque nues vers leur sommet. Feuilles obtuses, glauques en dessous : les cauli- paires cordiformes ou cordiformes-oblongues, sessiles ; les ramu- laires oblongues ou elliptiques-oblongues, subpétiolées. Raïnules FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 394 floriféres :-3-flores, beaucoup plus longs que les feuilles. Sépales obovales, très-obtus, trinervés, 3 fois plus courts que les pétales. Étamines un peu plus courtes que la corolle, un peu plus longues que le pistil : androphores sub-15-andres. Styles de moitié plus longs que l'ovaire. Tiges hautes de 1 à > pieds, produisant dans la plus grande partie de leur longueu: des ramules axillaires stériles, presque filiformes , plus ou moins allongés ; entrenœuds 2 à 6 fois plus longs que les feuilles. Feuilles caulinaires longues de 5 à 8 lignes, larges de 3 à 6 lignes; feuilies ramulaires petites. Panicule géné- rale longue de > à 5 pouces : ramules nus ou rarement garnis de 2 ou 5 paires de petites feuilles ; pédicelles solitaires, où gémi- nés, où en cymule, tres-inégaüx. Braciées ovales où ovales-lan- céolées. Sépales longs de 1 :/: ligne, larges de :/; ligne à 3; de ligne. Pétales longs d'environ 4 lignes, suboblongs. Capsule ovoïde , de moitié plus longue que le calice. Cette plante est assez commune dans les endroits découverts des bois sablonneux. Mrurrepertuis PUBESCENT. — Âypericum hirsutum Lin. — Engl. Bot. tab. 1156. — Flor. Dan. tab. 802. Tiges cylindriques, velues. Feuilles elliptiques, ou oblongues, ou lancéolées-oblongues, subobtuses, nerveuses, courtement pé- tiolées, pubescentes en dessous. Ramules florifères dichotomes ou trichotomes , 3-12-flores. Sépales linéaires, obtus, mucronés, trinervés, dé moitié plus courts que les pétales. Étamines un peu plus longues que la corolle : androphores sub-12-andres. Pistil plus court que la corolle. Styles à peine plus longs que l'ovaire. Tiges grêles, tres-touffues, couvettés d’un court duvet roussâtre un péu crépu; entrenœuds ordinairement à peine plus courts que les feuilles; ramules stériles ordinairement plus courts que les feuilles. Feuilles d’un vert foncé en dessus, pâles en dessous, assez molles : les caulinaires longues de 10 à 20 lignes, larges de 3 à 10 lignes. Panicules générales longues de 3 à 6 pouces, oblongues, assez denses : ratules très-grêles, allongés, roïdes, nus jusqu'à la premëre bifurcation. Bractées ciliolées-dénticulées , 892 CLASSE DES GUTTIFÈRES. assez conformes aux sépales. Sépales longs de 1 ‘/, ligne, larges de 1/; de ligne à ‘/: ligne. Pétales longs de 2 ’/2 à 3 lignes, oblongs- obovales. Capsule ovale-globuleuse, subobtuse, presque 2 fois plus longue que le calice. Graines roussâtres, tronquées aux 2 bouts, finement papilleuses. Gette espèce est commune dans les bois secs. B. Tiges simples, subsolitaires, dépourvues de ramules axil- laires stériles. Feuilles (du moins les adultes) non-ponc- tuées de vésicules transparentes, mais bordées en dessous d’une série de vésicules noires très-rapprochées. Ramules florifères subterminaux, peu nombreux, en panicule co- rymbiforme aphylle. — Sépales fimbriés de même que les bractées. MiLLEPERTUIS DE MONTAGNE. — Jfypericum montanum Linn. — Engl. Bot. tab. 371. — Flor. Dan. tab. 173. Tiges cylindriques, glabres, non-ponctuées, presque nues su- périeurement. Feuilles sessiles, semi-amplexicaules, multiner- vées, glabres en dessus, pubérules en dessous et aux bords : les inférieures elliptiques ou elliptiques-oblongues, obtuses; Îles su- périeures ovales, ou ovales-oblongues , ou ovales-lancéolées , un peu pointues, Sépales ovales-lancéolés où oblongs-lancéolés, for- tement trinervés , 2 fois plus courts que la corolle. Étamines à peine plus courtes que les pétales, plus longues que le pistil : androphores sub-12-andres. Styles à peu près aussi longs que l'ovaire. Tiges grêles, fermes, rougeâtres, dressées, hautes de 1 à 2 pieds : les 2 ou 3 entrenœuds supérieurs beaucoup plus longs que les feuilles ; les entrenœuds inférieurs souvent plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 1 à 2 pouces, larges de 4 à 12 lignes, minces, d’un vert foncé en dessus, d’un vert pâle ou blanchâtre en dessous. Ramules florifères courts ou rarement al- longés, dressés, 3-7-flores : pédicelles en cymuies denses. Bractées linéaires ou linéaires-lancéolées. Sépales longs de 2 lignes, larges de ‘/> ligne à 1 ligne. Pétales longs d'environ 4 lignes, ovales- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 393 lancéolés, d’un jaune päle. Capsule ovoïde, tricéphale, de moitié plus longue que le calice. Graines brunes ; très - finement scrobi- culées. Cette plante n’est pas rare sur les pelouses des bois, surtout dans les montagnes. Secrion IV. Feuilles opposées , sessiles : les supérieures plus ou moins amplexicaules, quelquefois denticulées-ciliolées. Sépales denticulés-ciliolés ou fimbriés, inégaux : denticules ou la- nières le plus souvent couronnés par une glandule opa- que. Androphores 20-25-andres : capsule cartilagineuse ou subcoriace, couverte (ainsi que l’ovaire) de vésicules soit éparses, soit superposées, disposées par séries plus ou moins régulières, — Herbes ordinairement touffues, pro- duisant souvent, après la floraison, des tiges stériles diffuses. Ramules florifères terminaux ou axillaires et terminaux, ordinairement bifurqués ; fleurs solitaires aux dichotomies et en grappes unilatérales (d’abord très-denses et raccour- cies en coryimbe). À. Capsule cartilagineuse, parsemée d’une multitude de ve- sicules verruciformes non-contigues, disposées sur chaque coque en plusieurs séries irrégulières ; point de bandelettes dorsales. a) V’ésicules de la capsule assez grosses, subglobuleuses , jaunätres , semi-diaphanes. Feuilles ponctuées de vésicules diaphanes très-ap- parentes , bordées en outre en dessous d’une série de vésicules noires. Sépales finement 3- nervés, ponctués de vésicules soit transparentes, soit noires. Pétales ciliolés de glandules stipitées, parsemés de vési- cules plus ou moins allongées : les unes d’un pourpre notrdtre , les autres jaundlres. MiLLEPERTUIS BarBu. — Âypericum barbatum ann. — Jacq. Flor. Austr. tab. 259. Feuilles oblongues-lancéolées , ou lancéolées-oblongues, sub- obtuses, tres-entières. Sépales oblongs-lancéolés, mucronés, 394 CLASSE DES GUTTIFERES. longueinent fimbriés ; 2 fois plus courts que les pétales : lanières sétacées, non-glanduleuses. Étamines un peu plus courtes que là corolle , à peu près aussi longues que le pistil. Styles presque 2 fois plus longs que l'ovaire. Capsule ovoide. Graines presque lisses. C Plante multicaule, très-glabre, haute de 1 à 2 pieds. Tiges dressées, tonffues, cylindriques, simples dans la plus grande partie de leur longueur, ou rarement paniculées : entrenœuds (ex- cepté les 2 ou 3 supérieurs) plus longs que les feuilles. Feuilles longues d’environ 18 ligoes , sur 5 à 8 lignes de large ; d’un vert foncé et un peu luisantes en dessus ; glauques en dessous , fermes, nerveuses. Panicule générale subpyramidale ; atteignant jusqu’à 6 pouces de long : ramules axiÎlaires et terminaux, inclinés en pré- floraison, nus, ou garnis de 1 à 3 paires de petites feuilles grêles. Cymes bifurquées, 5-9-flores. Bractées subulées, fimbriées comme les sépales. Sépales longs de 2 :/: lignes, larges de t ligne. Pétales ‘Tongs de 5 à G lignes, obovales-oblongs. Pistil long de 5 lignes. Capsule de moitié plus longue que le calice, brunâtre ; 3-api- culée. Graines jaunâtres, apiculées aux 2 bouts, tres-légèrement striées à un fort grossissement. Cette espèce élégante croit en Autriche et en Hongrie. Miizepérruis À FEUILLES D'EUPHORBE. — Aypericum ëèu- phorbiæfolium Spach, Moxogr: Hyper. ined. Feuilles tres-obtuses : Les inférieures elliptiques, ou oblongues, ou cordiformes-oblongues; les supérieures ovales ou ovales-ellip- tiques , profondément cordiformes à la base; celles de la paire términale quelquefois sxbdenticulées. Sépales lancéolés, où l- néaires-lancéolés, mucronés, denticulés-ciliolés, dé imoitié plus courts que les pétales. Pistil un peu plus court que la corolle, un peu plus long que les étarnines. Styles à peine plus longs que l’ovaire. (Ovaire ovoide, comme verruqueux; péricarpe 1in- connu.) Racine dure, rameuse, plus ou moins épaisse. Tiges (flori- fères) peu nombrenses ; hautes de 8 à 18 pouces, dressés, subeyhidriques, tamôt très-sinples, tantôt ramerises vers lear sütt- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 395 met ; entrenœuds tantôt un peu plus longs que les feuilles , tantôt uû peu plus courts ; rameaux grêles , dressés, bifurqués au som- met ; disposés en corymbe : les inférieurs ordinairement feuillés; lès supérieurs aphylles. Feuilles fermes ; un peu luisantes en des- sus, d’un vert glauque en dessous : les caulinaires longues de 6 à 16 lignes (les 4 ou 5 paires inférieures beaucoup plus petites que les supérieures), larges de 3 à 12 lignes; les raméaires longues d'environ 6 lignes , sûr 5 4 3 lignes de large. Cymes plus ou moins dichotomes, multiflorés, solitaires tantôt au sommet d’uné tige très-simple , tantôt au sommet des rameaux et formant uné panicule subcorymbiforme. Bractées linéaires-subulées, plus où mots fimbriolées. Sépales longs de 3 à 4 lignes, larges de :7, de ligne à 1 ligne ; parsemés de quelques vésicules transparentes : denticules assez écartés, subulés aû sommet, couronnés par une glandüle noirâtre peu apparente. Pétales longs d'environ 5 li: gnes , obovales-oblongs , obtus, parsemés de vésicules jaunâtres entremélées de quelques vésieules d’un pourpre violet. Cette espèce a été trouvée en Orient, par Olivier et Bru- suière. Mircererrurs De Montrerer. — AHypericum Montbreti Spach, Monogr. Hyper. ined. — Æypericum àdenocarsum Montbr. ! in Hort. Paris. Feuilles très-obtuses : les inférieures obovales, vu elliptiques- obovales, petites; les supérieures elliptiques , ou ovales-ellipti- ques , ou ovales, la plupart cordiformes à la base; celles des 2 ou 3 paires terminales cihiolées-denticulées. Sépales oblongs, ou oblongs-lancéolés |, mucronés , denticulés-ciliolés , de moitié plus courts que les pétales. Étamines à peine plus courtes que la co- rolle, aussi longues que le pistil. Styles de moitié plus longs que l'ovaire. Capsule oblongue , tricoque ; tricuspidée. Graines striées longitudinalement. Hérbe touffue , très-glabre. Tiges hautes de 8 à 12 pouces, cylindriques , dressées, grêles , simples (du moins à l’époque de la floraison; plus tard il se développe quelquefois des ramules stériles plus où moins allonges à l’aisselle des feuilles inférieures) : 296 CLASSE DES GUTTIFÈRES. entrenœuds (excepté les plus inférieurs), plus courts que les feuilles , ou à peine aussi longs. Feuilles fermes, d’un vert pâle et un peu luisantes en dessus, glauques en dessous, fortement nervées; les caulinaires longues de 12 à 16 lignes, larges de 5 à 10 lignes (les 4 ou 5 paires basilaires beaucoup plus petites, très- rapprochées); les ramulaires (ordinairement elliptiques-oblon- gues) longues d’environ 6 lignes. Panicule genérale subfasti- giée ou allongée. Ramules (tantôt terminaux , tantôt axillaires et terminaux) ascendants, grêles, bifurqués au sommet, 5-9- flores : les inférieurs longs de 12 à 16 lignes, souvent munis d’une paire de petites feuilles au-dessous de la bifurcation; les supérieurs plus courts, aphylles. Bractées linéaires, ciliolées comme les sépales : denticules des uns et des autres terminés par une glandule noire très-petite. Sépales longs de 2 à 3 lignes, larges d’environ 1 ligne. Pétales longs de 4 à 5 lignes, sur 2 li- gnes de large , oblongs-obovales. Capsule longue d'environ 4 li- gnes, brune , comme verruqueuse. Graines jaunâtres, apiculées aux 2 bouts , longues de ‘/: ligne. Cette espèce élégante a été trouvée en Orient, par M. Coque- bert de Monibret. b) J’esicules de la capsule déprimées , orbiculaires , petites : la plü- part d’un pourpre noirdtre. Inflorescence terminale , ou subtermi- nale, corymbiforme. Feuilles peu ou point ponctuées de vésicules transparentes , mais seulement bordées en-dessous d’une série de vésicules noires. Fleurs ( surtout les dichotoméuires ) souvent 4- où d-gynes. MiccePERTUIS FRANGÉ. — Aypericum Richeri Nil. Delph. tab. 44. — Hypericum fimbriatum Desrouss. in Lamk. En- cycl. 4, p. 149. Feuilles ovales , ou ovales-lancéolées , ou ovales-oblongues , ou elliptiques-oblongues , subeartilagineuses aux bords : les infé- rieures sessiles, subobtuses ; les supérieures pointues ou acumi- nées. Sépales lancéolés-linéaires, ou lancéolés, ou lancéolés- rhomboïdaux , ou lancéolés-obovales , acuminés-subulés , longue- ment-fimbriés, 2 à 3 fois plus courts qne les pétales. Styles à FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 397 peine aussi longs que l'ovaire. Capsule ovoïde, un pen plus longue que le calice. Herbe touflue , très-glabre. Tiges cylindriques, grêles , fermes, ascendantes, très-simples, non-ramulifères, hautes de 6 à 12 pouces; entrenœuds (excepté quelquefois les 2 terminaux) plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 6 à 18 lignes , larges de 4 à 10 lignes, fermes mais non coriaces, d’un vert gai (opa- que) en dessus, d’un vert päle ou glauque en dessous, fortement nervées, réticulées : la paire terminale quelquefois fimbriolée. Cyme ou panicule 3-12-flore, aphylle, ou subaphylle ; ramules terminaux ou subterminaux, aphylles, pauciflores, ordinaire- ment bifurqués; pédicelles dichotoméaires , latéraux et terminaux. Bractces linéaires, ou linéaires-subulées, fimbriées eomme les sépales : lanières sétacces, terminées en glandule minime. Sépales longs de 3 à 3 ‘/2 ligues, larges de ‘/; de ligne à 2 lignes, 3-ou 5-nervés , ponctués d’une multitude de vésicules noires. Pétales lancéolés-oblongs , longs d'environ 5 lignes. Étamines 2 fois plus courtes que la corclle. Pistil un peu débordé par les étamines. Capsule ovoïde, un peu plus longue que le calice. Cette espèce, remarquable par la grandeur de ses fleurs, croît dans les Alpes. Mirceperruis DE Burser. — Aypericum Burseri C. Bauh. — Hypericum fimbriatum 5 : Burseri, De Cand. Flor. Franc. Suppl. p. 630. : | Feuilles ovales , ou ovales-oblongues, ou elliptiques-oblongues , obtuses, subcartilagineuses aux bords : les supérieures cordi- formes à la base. Sépales lancéolés, ou lancéolés-rhomboïdaux , ou ovales-lancéolés, acuminés, mucronés, dentienlés - ciliolés, 2 à 5 fois plus courts que les pétales. Capsule ovoïde, un peu plus courte que le calice. Plante semblable à la précédente par le port, le feuillage et l’inflorescence, mais un peu plus grande dans toutes ses parties. 20 9 Er NS Cp 9 : Q J Spas 3-ou-5-nervés, très-inégaux, longs de 3 à 4 lignes, larges de “/1 de ligne à 1 ‘/2 ligne. Pétales lancéolés-oblongs, ohtus, 398 GLASSE DES GÜTTIFÈRES. Jongs de 6 à 9 lignes. Capsule tricoque, tricuspidée. Graines jaunâtres, finement striées et réticulées. ù Gette espece,croit dans les Pyrénées et probablement aussi dans les Alpes. B. Capsule subcoriace : coques munies de. 2 bandelettes dorsales : Pespace compris entre chaque bandelette et le rentrement du bord de la coque presque recouvert par une série continue de vésicules ovoides, très -saillanties, superposées horizontalement (ce qui fait paraître la cap- sule transversalement rugueuse). — Sépales très-inégaux , tricostés , pectinés-cilioles : cils couronnés par une glan- dule noire très-apparente. Tiges légèrement bimarginées. Feuilles ponctuées aux ? faces d’une multitude de vésicules diaphanes. Styles presque 3 fois plus longs que l'ovaire. Graines fortement siriées longitudinalement. M5LLEPERTUIS A FEUILLES DENTICULÉES. — Âypericum dén- tatum Lois. Flor. Gall. p. 499, tab. 17. — Hypericum cilia- tum Desrouss. in Lamk. Encycl. 4, p. 47o (excl. var. £). Tiges simples, ascendant:s. Feuilles obtuses : les inférieures oblongues ou elliptiques-oblongues ; les supérieures ovales-ch- longues, ou ovales, ou ovales-elliptiques, cordiformes à la base, finement denticulées-ciliolées. Sépales oblongs-lancéolés , ou li- néaires-lancéolés, ou elliptiques, pointus, 2 fois plus courts que les pétales. Étamines de moitié plus courtes que la coroile, à peine débordées par les styles. Capsule presque 2 fois plus lon- gue que le calice, Plante très-glabre. Tiges hautes de 6 à 18 pouces, peu touf- fues, fermes, grêles, souvent rougeâtres, dépourvues de ramules axillaires stériles : entrenœuds ordinairement plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 6 à 18 lignes, larges de 3 à 12 lignes, subcoriaces , luisantes en dessus, glauques en dessous et ponctuces d’une série de vésicules noires. Inflorescence co- rymbiforme, d’abord tres-dense ; ramules florifères courts, aphylles, terminaux, ou subterminaux, ordinairement bifur- qués; pédicelles très- courts : les fructifères en grappes nni- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, y 399 latérales. Bractées linéaires ou oblongues, pointues, cilices comme les sépales. Sépales longs de 1 ‘/; ligne à 3 lignes, larges de ‘/, ligne à 1 ligne, souvent d’un pourpre violet, parsemés de quelques vésicules noirâtres. Pétales longs d'environ 6 lignes, subailiolés, ponctués de vésicules noirâtres. Capsule brune, longue de 3 à 4 lignes, ovoïde, tricuspidée. Graines longues de ‘/2 ligne, d’un brun jaunâtre , subapiculées aux 2 bouts. Cette espèce croît dans l’Europe méridionale. Mi LEPERTUIS À FEUILLES DE Myrre.— #ypericum myrtifo- lium Spach, Monosr. Hyper. ined. — Æypericum ciliatum : £, Desrouss. in Lamk. Encycl. v. 1, p. 1791. — Æypericum cilia- tum Desfont. Coroll. Tourn. tab. 53 (mala). Tiges paniculées. Feuilles luisantes en dessus, obtuses : les inférieures oblongues ou ovales-oblongues; les supérieures cor- diformes ou cordiformes-ovales, subacuminées. Sépales linéaires, ou oblongs, ou ovales-oblongs, obtus, mucronés, 3 à 4 fois plus courts que les pétales. Étamines de moitié plas courtes que la corolle , débordées par les styles. Plante trèes-glabre. Tiges hautes de x à 2 pieds, fermes, dres- sées ou ascendantes, ne produisant aux aisselles des feuilies in- férieures que des ramuies stériles très-grêles ; rameaux plus ou moins allongés : les inférieurs feuilles; les supérieurs aphylles excepté à la première bifurcation. Feuilles presque coriaces, un peu glauques en dessous; les caulinaires longues de 12 à 16 li- gnes , larges de 5 à 10 lignes (tantôt plus longues que les entre- nœuds, tantôt plus courtes); les raméaires 3 à 4 fois plus petites, toujours plus courtes que les entrenœnds ; celles des ramules stériles (plus longues que les entrenœuds) longues de 3 à 6 lignes, larges de ‘/; ligne à 3 lignes. Ramules floriferes aphylles, ordi- nairement bifurqués (avec un pédicelle solitaire dans la dichoto- mie), disposés en corymbe au sommet de la tige et des rameaux ; pédicelles d’abord en cymes très-denses, plus tard en longues grappes unilatérales. Bractées fimbriées comme les sépales. Sé- pales longs de ‘/, ligne à 2 lignes, larges de ‘/: ligne à 1 ligne, ordinairement d’un pourpre violet, parsemés ainsi que les pétales 400 CLASSE DES GUTTIFÈRES. de vésicules peu nombreuses. Pétales longs de 5 à 6 lignes, larges de r ‘/, ligne, lancéolés-ohovales, obtus. Capsule ovoïde, tri- cuspidée, brunâtre , à peine plus longue que le calice. . Gette espèce croît dans l'ile de Candie. SECTION V. Feuilles verticillées, petites, très-entières. Sépales dentelés ou subdentelés, presque égaux , non imbriqués après la floraison : dents couronnées par une glandule noire assez grosse. Capsule cartilagineuse, striée de bandelettes lon- gitudinales, ou couverte de vésicules ovoïides rangées par séries. — Sous-arbrisseaux. Rameaux florifères feuillus, simples, Pédoncules terminaux, ou axillaires et termi- naux. Feuilles subcoriaces, persistantes, ponctuées de vé- sicules diaphanes. A. Coques de la capsule munies de 2 bandelettes dorsales peu apparentes; l’espace compris entre chacune des bandelettes et le rentrement du bord de la coque pres- que recouvert par une Série de vesicules ovoides ou sub- claviformes, saillantes, obliquement superposées (ce qui fait paraüre la capsule transversalement tuberculeuse ). Graines papilleuses. Androphores 19-15-andres. Pédon- cules axillaires et terminaux, ou en ombelle terminale, 1-5-flores. Feuilles non-imbriquées. a) Sépales réfléchis après la floraison. Pétales et étamines non-persis tants. Graines comme veloutées. Anthères couronnées par une glan- dule jaune. MiLLEPERTUIS À FEUILLES D'ÉMPÉTRUM. — Hypericum em- petrifolium Wild. Spec. — Tourn. Voy. v. 2, p. 220. — Waits. Dendr. Brit. tab. 141. | Tiges ligneuses, très-rameuses : ramules anguleux. Feuilles lincaires ou linéaires-spathulées,. obtuses, révolutées aux bords, ternées, sessiles, Sépales elliptiques ou oblongs, très-obtus, FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 401 trinervés , 3 à 4 fois plus courts que la corolle. Pctales lancéolés- elliptiques, onguiculés, obtus, un peu plus longs que les étamines. Pistil à peu près aussi long que les étamines : styles divariqués, un peu plus longs que l’ovaire. Arbuscule touffu, haut d’environ 1 pied. Tiges ligneuses, dressées , très-rameuses. Ramules plus ou moins allongés, verti- cillés, gréles, dressés, ou ascendants : entrenœuds (excepté les 2 ou 3 terminaux ) plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 4 à 9 lignes, larges de ‘/; de ligne à 1_ ligne, d’un vert foncé en dessus, un peu glauques en dessous. Ramules florifères grêles, roides , aphylles, 1-5-flores, tantôt en ombelle terminale, tantôt axillaires et terminaux ; pédicelles en cymules divariquées, ou plus souvent en grappes lâches unilatérales. Bractées oblongues ou linéaires-oblongues, obtuses , très-entières. Sépales longs de 1 ligne, larges de ‘/: ligne. Pétales longs de 4 lignes, larges de 1 :/, ligne à 2 lignes. Capsule ovoïde, tricoque, triapiculée, bru- nâtre, longue de 2 lignes. Graines longues de /: ligne, couvertes de papilles roussätres. Cette espèce élégante, qu’on cultive souvent dans les collections d’orangerie , cst indigène en Grèce et en Syrie. b) Sépales dressés après la floraison. Étamines et pétales persistants. Graines. très-finement papilleuses: Anthères couronnées par une glandule noirtre. MicLerERTUIS A FEUILLES DE Cons. — Hypericum Coris Linn. — Bot. Mag. tab. 198. — Hypericum Coris et Hyperi- cum multicaule Desrouss. in Lamk. Dict. v. 4, p. 1798. — Hypericum verticillatum Lamk. Flor. Franc. Tiges diffuses ou ascendantes, suffrutescentes : ramules angu- leux. Feuilles ternées ou quaternées, subpétiolées, linéaires, obtuses, où submucronulées, révolutées. Sépales linéaires ou linéaires-oblongs, obtus, tricostés, presque 3 fois plus courts que la corolle. Pétales lancéolés-oblongs, obtus, un peu plus longs que les étamines. Pistil à peu près aussi long que les étamines : styles presque 2 fois plus longs que l'ovaire. Plante glabre. Tiges grêles, très-touffues, rameuses, étalées BOTANIQUE, PHAN. Te V. 26 “ 402 CLASSE DES GUTTIFÈRES. en rond, longues de 6 à 12 pouces. Rameaux effilés, feuillus : entrenœuds (excepté les 2 ou 3 terminaux) plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 3 à ro lignes, larges de ‘/: de ligne à 2 lignes, r-nervées, d’un vert glauque en dessous. Inflorescence (de chaque rameau) subfastigiée ou moins souvent paniculée : ramules florifères aphylles, grêles ; plus ou moins divergents , ordinairement 5-ou 3- flores, quelquefois. 1-ou 5-flores, tantôt en ombelle terminale, tantôt terminaux et aux aisselles du der- nier verticille de Fuiles : ; pédicelles ordinairement en cymule divariquée. Bractées RU obtuses, denticulées comme les sépales. Sépales longs de 1 ‘/2 ligne à 2 lignes, larges de */, à ‘J, ligne. Pétales longs de 5 lignes, non-ponctués. Capsule brunâtre, ovoide, tricoque, triapiculée, de moitié plus longue que le Ge Graines très-menues, longues de */4 de ligne, d’un brun de Châtaigne. Cette espèce, qui mérite d’être cultivée dans les parterres,: croit dans les Alpes. ; B. Capsule striée de beaucoup de bandelettes. Graines très- finement chagrinées. Androphores 5-ou 6-andres. Inflores- cence terminale, cymeuse. Feuilles HER recou- prantes. Mizrerertuis Fausse-BruyYÈRE. — Æypericum ericoides Linn. — Pluck. Phyt. tab. 03, fig. 5: — Perpels Je p651. — Cavan. Ic. tab. 122. Tiges basses, ligneuses, tortueuses, diffuses ; rameaux qua- drangulaires. Feuilles quaiernées,. subpétiolées, très - courtes, glauques, finement papilleuses , linéaires, révoluiées en dessous, mucronées. Sépales ovales ou ovales- CAC acuminés, mu- cronés, subdenticulés, 2 fois plus courts. que les pétales. Éta- mines de moitié plus courtes que la corolle, à peu près aussi longues que le pistil. Styles plus longs que l'ovaire. Arbuscule haut de 3 à 5 pouces, très-touffu, ayant le port d'un Érica. Racine épaisse, ligneuse. Tiges grêles, cicatri- queuses, rougeâtres, irrégulièrement rameuses, Ramules presque FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. - 403 filiformes. Féuilles longues de plus de 1 ligne, très-étroites, sub- incanes , révolutées de manière à paraître comme cylindriques et canaliculées en dessous. Inflorescence terminale , courtement pédonculce, 3-7-flore, bifurquée, d’abord en cyme assez dense, plus tard subpaniculée : pédicelles dichotoméaires et en grappes unilatérales. Bractées minimes, lancéolées-subulées. Sépales longs de /1 de ligne à x ligne, larges de ‘/; de ligne à '/, ligne, triner- vés, non-ponctués. Pétales lancéolés-oblongs, obtus, longs de 2 lignes. Capsule de moitié plus longue que le calice, brunûtre, ovoïde, tricoque, triapiculée. Graines menues, brunâtres. Cette espèce , très-remarquable par son port, est indigène en Espagne. à $ * Secrion VI. Feuilles opposées, sessiles, biauriculées à la base, dentelées- ciliées ou pectinées-ciliolées de même que les sépales : cils glandulifères. Capsule subcartilagineuse, striée de beau- coup de bandelettes; placentaire pyramidal, triédre, __ 5-fide au sommet, Herbes touffues, à souches ligneuses diffuses. Tiges bimar- ginées , feuillues. Feuilles non-coriaces, prolongées au- delà de leur base en deux appendices té où moins allon- gés, tantôt divergents , tantôt amplexicaules; cils divari- qués en 2ou 5séries. Inflorescences terminales ou axillaires et-terminales, dichotomes, où 1-flores. Bractées confos- mes aux feuilles, mais plus petites. Sépales et feuilles dé- pourvus de vésicules noires , mais parsemés de vésicules diaphanes très-apparentes. Pétales lancéolés-oblongs, sub- onguiculés, très-inéquilatéraux , très-entiers , courtement acuminés-cuspidés d’un côté, non-ponctués, striés de vei- nes et de bandelettes longitudinales très-fines. Andropho- res 6-12-andres, Anthères réniformes, couronnées par une glandule jaunâtre semi-diaphane. Ovules plurisériés dans chaque loge; funicules allongés, quelquefois pendants. Les trois espèces qui constituent cette section ont été confondues par Tournefort sous le nom de ÆZypericum orientale Ptarmicæ folis, et 404 CLASSE DES GUTTIFÈRES- plus tard par Desrousseaux et ses copistes-sous celui de Zypericum orien- tale. À. Sépales très-inégaux , denticulés-ciliolés de même que les feuilles : denticules très-courts , très-rapprochés , couronnés ‘par une glandule jaunäitre D. Capsule ovoide , ? fois plus large que le calice : chacune des 5 coques striée d’une multitude de bandelettes fi Hope, Mere DE TOURNEFORT. — Hypericum Tournefortii Spach, Monogr. Hyper. ined. — AE cappadocicum Ptarmice folio Tournef. Herbar. ! Tiges simples. Feuilles fermes , presque imbriquées , très-ob- tuses : les inférieures obovales, ou oblongues-obovales ; les supé- rieures oblongues ; appendices basilaires subulés, subdenticulés. Fleurs en cymes, ou subsolitaires. Sépales tres-obtus : les majeurs ovales , ou obovales, ou elliptiques. Styles de moitié plus longs que l’ovaire. Graines fortement réticulécs. Racine ligneuse. Tiges touffues, ascendantes, grêles, 1-7- flores., hautes de 3 à 6 pouces : entrenœuds beaucoup plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 4 à 6 lignes (celies du bas des tiges longues de 1 à 2 lignes) larges de :/; de ligne à x }, li- gne, glabres, vertes, assez minces, presque sans veines; côte saillante en dessous, Fleurs subsolitaires , ou en cyme dense. Pé- doncules terminaux , où axillaires et terminaux, courts , dressés. Sépales longs de r ligne à 2lignes, larges de :/; de ligne à 1 ligne : les mineurs sublinéaires, finement trinervés ; les majeurs subquin- quénervés. Pétales longs de 3 à 4 lignes (à l’époque de la florai- son ; plus tard ils s’allongent de 1 à 2 lignes), larges d’environ 1 Yêne. Étumines de moitié environ plus courtes que la cor olle, un peu plus longues que le pistil. Capsule ovoïde, assez grosse, d’un brun de Châtaigne. Graines roussâtres, Danse de :/, ligne. Cette espèce a été trouvée par Tournefort dans l’ Asie-Mineure. MicxEPERTUIS A FEUILLES DE PrarmiQue. — Hypericum Ptarmicæfolium Spach , Monogr. Hyper. incd. | Tiges rameuses au sommet. Feuilles minces, rapprochees : les FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 405 inférieures oblongues , très-obtuses, mucronées ; les supérieures lancéolées-oblongues , ou oblongues-lancéôlées, ou oblongues-li- guliformes, un peu pointues ; appendices basilaires linéaires-lan- céolés, on falciformes, ou subulés, souvent laciniés. Inflores- cences paniculées. Sépales un peu pointus: les majeurs lancéolés, où lancéolés-oblongs , où lancéolés-obovales. Styles à fois plus longs que l'ovaire. Racine épaisse, ligneuse, muiticaule. Tiges hautes d’environ 1 pied, grêles, ascendantes , plus ou moins rameuses vers leur sommet : entrenœuds 2 à 4 fois plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, larges de 1 à 3 lignes (celles de la base des tiges longues seulement de 2 à 3 lignes), vertes ct glabres aux 2 faces, finement penninervées. Panicules terminales, ou axillaires et terminales, lâches, pédonculées. Sépales longs de 2 à 3 lignes, larges de ‘/: ligne à 1 ligne, finement 3-ou 5-ner- vés : les mineurs linéaires, ou oblongs-linéaires. Pétales longs d'environ 4 lignes (pendant la floraison). Étamines de moitié plus courtes que les pétales, à peu près aussi longues qne le pistil. Cette espèce croît dans les mêmes contrées que la précédente avec laquelle elle a été confondue, mais dont on la distingue sans peine à son inflorescence , ainsi qu’à la forme et la grandeur de ses feuilles. B. Sépales presque égaux, linéaires, dentelés-ciliés de même que les feuilles; cils très-longs , divariqués, terminés par une petite glandule noire cyathiforme. Capsule oblongue- conique , un peu plus courte que le calice : chacune des coques striée d'environ 6 bandelettes nerviformes. MiILLEPERTUIS A GILS GLANDULEUX. — Âypericum adeno- trichum Spach, Monogr. Hyper. ined. . Tiges simples. Feuilles minces, rapprochées, très-obtuses : les inférieures oblongues; les supérieures oblongues-linéaires ; appendices basilaires auriculiformes , longuement fimbriés. Inflo- rescence subpaniculce. Sépales mucronés, fortement trinervés. Graines finement réticulées. 406 | GLASSÉ DES GUTTIFÈRES. Racine épaisse, hgneuse. Tiges hautes d'environ 6 pouces, ascendantes, grêles, féuillues ; entrenœuds beaucoup plus courts qué les fouilles. Feuilles longues d’environ 6 lignes, sur x ligne de large (celles de la base des tiges longues de 2 à 3 lignes), minces, subréticulées , glabres et vertes aux deux faces. Inflores- éénce en cÿme terminale pauciflore , ou en panicule composée de ramules axillaires et terminaux subtriflores, Sépales longs de $ 1), à 8 lignes , larges de ‘/s de ligne à 1/, ligne. Pétales plus longs que les sépales. Capsule longue de 3 lignes, brune, ovoïde , pointue. Graines longues de 1}, ligne , brunes. Cette espèce croît dans les mêmes contrées que les deux pré- cédentes. Aile Genre OLYMPIA. — Olympia Spach. Calice 5-parti : sépales larges, acuminés, imbriqués après la floraison : les 2 extérieurs beaucoup plus grands. Pétales oblongs-dolabriformes. Androphores polyandres ; anthères cordiformes-orbiculaires, couronnées par une glaudule opa- que adnée aux bourses. Ovaire gros, ovale, 5-gone, 3-cé- phale, 5-loculaire ; ovules plurisériés. Styles longs, filifor- mes, divergents. Stigmates petits, subcapitellés: Capsule grosse, subcoriace, ovale-conique, 3-céphale, 3-pone, 5-sul- quée, 5-valve au sommet, 5-loculaire , polysperme ; placen- taire pyramidal triédre. Graines luisantes, très-finement ponctuées, apiculées aux 2 bouts, subrectilignes. Hérbe vivace, suffrutescente à la base. Feuilles sessiles, très-entières, subcoriaces, glauques, finement penniveinées, bordées de vésicules noires , ponctuées d’une multitude de vésiculés transparentes. Inflorescence terminale de chaque tige tantôt en cyme soit 5-flore, soit dichotome et pluri- flore, soit composée de 2 grappes alterniflores , tantôt en panicule allongée ou subfastigiée, feuillée, composée de cymes dichotomies où incomplètement dichotomes. (Pen- dat et après la première floraison, il se développe aux aisselles des feuilles inférieures de nouveaux ramüles plus FAMILLE DES HYPÉRICACÉES 407 ou moins allongés, terminés par 1-3 fleurs.) Pédicelles courts, épais. Br actées foliacées. Calice membraneux, d’un vert-jaunâtre, ordinairement marbré de taches noires. Co- rolle grande, jaune. Capsule recouverte par le calice, striée de bandelettes très-fines. L'espèce que nous allons décrire constitue à elle seule le genre. OrympiA À FEUILLES GLAUQUES. — Olympia glauca Spach, Monogr. Hyper. ined.— Æypericum olympicum Linn.—Dillen. © Hort.Elth. tab. 151, fig. 183. — Smith, Exot. Bot. tab. 96. — Bot. Mag. tab. 1867. Tiges hautes de 1 à 2 pieds, dressées, ou ascendantes, touffues, cylindriques, grêles, légèrement bimarginées, ordinairement très- rameuses. Feuilles longues de 6 à 18 lignes (les inférieures ordi- nairement plus petites que les supérieures), larges de 2 à 6 lignes, oblongues, ou oblongues-lancéolées, ou lancéolées-oblongues, ou lancéolées, pointues , ou obtuses, subverticales, 2 à 3 fois plus longues que les entrenœuds. Bractées ovales, ou ovales-lancéolées, ou Re ed |. acuminées-cuspidées, ou \ pointues, tantôt très-entières, tantôt finement érosées, maculées , ‘ou immaculées. Sépales longs de 3 à 9 lignes, larges de 1 ‘}, ligne à 7 lignes, oyales, ou elliptiques, acuminés, ou cuspidés, tantôt marbrés de violet et ponctués de glandules noirâtres, tantôt ni maculés ni ponctués, très-entiers, ou subfimbriolés : les plus grands au moins de moitié plus courts que les pétales. Pétales longs de 12 à 15 li- gnes, larges de 3 à 5 lignes. Étamines à peu près aussi longues que les pétales. Styles be plus longs que l'ovaire. Capsule lisse, brunâtre, longue d’environ 5 lignes. Graines d’un brun” noirâtre. Cette espèce, indigène en Grèce et dans l’Asie-Mineure, se cultive souvent comme plante d'ornement; elle fleurit pendant presque tout l’été; on la distingue sans peine de la plupart des Hypéricacées à la forme de son calice, semblable à celui de certains Cistes. 408 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Genre WÉBBIA. — Yfebbia Spach (1). ‘ Calicecampanulé, 5-fide : lobes ou segments presque égaux, dressés, imbriqués par les bords, nerveux, ponctués, ciliolés de très-petites glandules stipitées. Pétales obliquement spa- thulés, dressés inférieurement, recourbés en dehors supé- riceurement. Androphores 12-15-andres; anthères cordifor- mes-orbiculaires, couronnées par une glandule transparente. Ovaire gros , ovale-conique , 3-céphale , 3-gone, 5-sulqué, 3-loculaire; ovules horizontaux, multisériés dans chaque loge. Styles 5, filiformes, rectilignes, divergents. Stigmates capitellés. Capsule coriace, suboyale, 3-gone, 5-apiculée, légèremént 5-sulquée, 3-loculaire, 5-valve, lisse ou fine- ment ponctuée; placentaire épais, pyramidal, 5-gone. Grai-. nes remplissant exactement toute la cavité des loges ; tégu- ment extérieur inadhérent, fongueux, réticulé, plus ou moins prolongé au-delà des Ê bouts de l’amande en sPbPLE dice tronqué. Arbrisseaux très-rameux, glabres. Feuilles très-entières , sessiles, rétrécies à la base, fermes maïs non-coriaces, per- sistantes, penniveinées, finement ponctuées. Inflorescence (très-variable dans toutes les espèces)tantôten cyme terminale trichotome plus ou moins rameuse (très-rarement les fleurs sont terminales- subsolitaires), tantôt en panicule pyramidale composée de cymes axillaires et terminales, tantôt mais moins souvent (par l’avortement des fleurs latérales de cha- que cymule) en grappe feuillée; pédoncules et pédicelles anguleux, ordinairement divariqués ; bractées tantôt petites et submembranacées, tantôt assez grandes et foliacées. Co- rolle grande, d’un jaune vif de même que les filets. Anthè- res assez grandes, d’un jaune orange, souvent noirâtres (4) Nous avons dédié ce genre à M. Ph. Barker-WVebb, célèbre bota- niste anplais, auteur ( conjointement avec M. Sabin Berthelot ) un magni- fique ouvrage sur l’histoire naturelle des iles Canaries. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 409 après l’anthèse. Capsule beaucoup plus grande que le ca- lice. » ! | Les trois espèces de ##Vébbia que nous connaissons crois- sent aux îles Canaries; deux d’entre elles (peut-être toutes) habitent aussi Madère. On les cultive souvent comme arbris- seaux d'ornement dans les collections d’orangerie; leurs fleurs sont très-élégantes et naissent en abondance pendant toute la belle saison. c s WégerA MULTIFLORE. — #ebbia floribunda Spach, Monogr. Hyper. ined. — Fypericum floribundum Ait. Hort. Kew. — Reichenb. Gart. Magaz. tab. 05. Feuilles lancéolées ou lancéolées-oblongues, obtuses, ou poin- tues, mucronulées. Sépales ovales, ou ovales-lancéolés , ou ob- longs -lancéolés, acuminés, accrés. Pétales spathulés -oblongs. Étamines à peine plus courtes que les pétales, un peu plus lon- gues (lors de l’anthèse) que le pistil. Styles 3 fois plus longs que l’ovaire. Capsule subverruqueuse, à 3 pointes divariquées. Feuilles longues de 16 à 18 lignes, larges de 3 à 5 lignes (celles des ramules axillaires à peu près 2 fois plus petites), d’un vert gai en dessus, un peu glauques en dessous. Fleurs ordinaire- ment en panicule pyramidale longue de 3 à 8 pouces : ramules _axillaires feuillus, pauciflores, ou plus souvent multiflores. Ca- lice long de r !/ ligne à 3 lignes : segments larges de :/, ligne à 1 ‘/2 ligne. Pétales longs de 7 à 8 lignes, larges de 1 ”/, ligne à 2 lignes. Étamines longues de 6 à 7 lignes. Capsule longue de "4" a5 lignes, ovale, comme tronquée au sommet et mucronée par 3 courtes pointes divariquées. Graines longues à peine de */: de ligne, roussâtres. | Cette espèce abonde à Madère ainsi qu’aux Canaries. WéeBrA HÉTÉROPAYLLE. — Webbia heterophylla Spach, Monogr. Hyper. ined. — Æypericum canariense Linn.? Feuilles lancéolées , ou lancéolées-oblongues, ou lancéolées- obovales, pointues, ou obtuses, mucronulées. Segments calicinaux elliptiques , ou obovales, ou ovales, acuminés, ou subacuminés. #10 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Pétales spathulés-cblongs. Étamines presque de moitié pluscourtes que les pétales, débordées (lors de l’épanouissement) par le pistil. Styles 2 fois plus longs que l'ovaire. TA très-lisse, à 3 pointes dressées. Arbrisseau ayant le même port que l’espèce précédente. Feuilles longues de ro à 30 noie larges de 2 à 6 lignes, ordmairement diversiformes sur les mêmes ramules : les supérieures ou les in- férieures plus courtes et plus larges. Fleurs ordinairement en pa- nicules subpyramidales. Galice long de 2 à 3 lignes : segments larges de 3; de ligae à 1 ‘/: ligne. Pétales longs de 6 à 7 lignes, larges de 1 ”/, ligne. Pistil (lors de l'épanouissement de la fleur) long de 5 à 6 lee Capsule longue de 6 lignes, moins grosse que celle du #ebbia floribunda. étés mivres de 1 ligne, très-minces. WÉBprA A LARGES PÉTALES, — /Vebbia platypetala Spach, Monogr. Hy Pr ined. — Hinericurs canariense Linn.? — Hort. Paris. Feuilles A en , Ou lancéolées-elliptiques , Obtu- ses, submucronulées. Segments calicinaux obovales ou obovales- elliptiques, arrondis au sommet. Pétales spathulés-obovales, Éta- mines un peu plus courtes que les pétales, à peu près aussi longues que le pistil. Styles 2 fois plus longs me l'ovaire. Capsule lisse, à 3 pointes dressées. Feuilles ordinairement plus courtes et plus larges que Édles des deux espèces précédentes (larges de 3 à 6 lignes, rarement longues de plus de r pouce), d’un vert gai en dessus, Piles ou glauques en dessous. Fleurs ordinairement en cyme subfastigiée, ou en pani- cule courte. Galice long de 2 à 3 lignes : segments longs de 1 à 1 ‘/; ligne, Pétales longs de 6 à 8 lignes, larges d’environ 3 lignes. Pistil long de6à7 lignes. Caue longue d'en à 5 lignes. Cette espèce ; originaire des Fo , se cultive plus commu- nément que les deux précédentes. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 411 Ù CP S£crrox II. ANDROSÉMINÉES.— {ndrosæmineæ Spach. Calice 5-parti : sépales très-entiers, ou rarement subdenti- culés , réfléchis ou étalés (très-rarement dressés) après la floraison, ponctués, ou striés de bandelettes. Pétales persis- tants ou caducs, très-inéquilatéraux, non-ponctués, très- finement striés de bandelettes. Etamines persistantes ou caduques, pentadelphes (par exception monadelphes); androphores pclyandres , insérés devant les pétales ; filets plurisériés | contournés en estivation; anthères le plus souvent couronnées par une glandule subdiaphane. Ovaire 5-5-loculaire (par exception 1-loculaire, à 5 placentaires suturaux); ovules plurisériés dans chaque loge , horizon- taux. Styles 3-5, souvent soudés de la base jusque vers le milieu ou au-delà. Capsule coriace on subchartacée (ordinairement grande, quelquefois bacciforme avant la maturité, par exception indéhiscente), très-finementstriée de bandelettes, septicide, 3-5-valve, 3-5-loculaire, ou subuniloculaire (par exception complètement 1- locu- laire), polysperme; valves cymbiformes, persistantes; cloisons membraneuses; placentaires suturaux, ou adnés au bord antérieur des cloisons, ou soudés en axe central pyramidal, persistants. Arbrisséaux, ou sous-arbrisseaux. Genre CAMPYLOPUS.— Campylopus Spach. Galice 5-parti : sépales presque égaux, membraneux, semi- diaphanes, très-entiers, imbriqués par les bords, dressés après la floraison. Pétales persistants , lancéolés-oblongs, contournés après la floraison. Etamines persistantes , très- nombreuses, monadelphes par la base. Ovaire ovoïde, 3- céphale, 5-loculaire; placentaire pyramidal, tripartible; ovules subquadrisériés dans chaque loge. Styles 5, filiformes, rectilignes. Stigmates petits, capitellés. Fruit inconnu. Herbe basse, touffue, multicaule. Tiges suffratescentes à la base, subtétragones, bimarginées ; entrenœuds beaucoup plus courts que les feuilles. Feuilles non-coriaces, très-en- 419 CLASSE DES GUTTIFÈRES. tières, sessiles, finement penniŸeinées, ponctuées (ainsi que les sépales et les pétales) de vésicules diaphanes soit orbicu- laires, soit plus ou moins allongées. Pédoncules solitaires ou ternés,1-flores, terminaux (rarement axillaires et terminaux), recourbés après la floraison : les latéraux ou axillaires2-brac- téolés vers leur milieu ; l'intermédiaire court, non-bractéolé. Pétales bordés de glandules noires substipitées. Anthères cordiformes-orbiculaires , couronnées par une glandule jau- nâtre. Ovairestrié d’unemultitude de bandelettes filiformes. Ce genre, que nous ne pouvons classer avec certitude, faute d’en connaître le fruit mûr, ne renferme que l’espèce suivante : ; CampyLopus Faux-CERaistE. — Campylopus cerastoides Spach, Monogr. Hyper. ined. — Æypericum origanifolium Dun. d'Urv. ! Enum. (non Willd.) | Plante ayant Le port du Cerastium latifolium. Racine ligneuse, garnie d’une multitude de fibres rameuses. Tiges longues de 2 à 4 pouces, simples ou peu rameuses, cotonneuses , très-feuillues , diffuses , munies aux aisselles de presque toutes les feuilles de ramules stériles Le plus souvent abortifs, ou rarement (vers le sommet des tiges) plus longs que les feuilles. Feuilles (accrescen- tes de bas en haut) légèrement cotonneuses aux deux faces, sub- incanes : les caulinaires longues de 2 à 6 lignes, larges de 1 ligne à 3 lignes, recouvrantes, ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales- oblongues, ou oblongues , arrondies aux deux bouts, quelquefois acuminulées : les inférieures souvent réfléchies; feuilles ramu- laires oblongues ou oblongues-linéaires, longues de 1 ligne à 2'/: lignes, larges de ‘/, de ligne à 1 ligne. Pédoncules longs de 3 à 6 lignes (lorsqu'ils sont ternés , l’intermédiaire est plus court que les latéraux) , pubescents , presque aussi gros que les tiges. Bractées longues de 1 ‘/:ligne à 3 lignes, ovales, ou ovales-oblon- gues, ou ovales-lancéolces, un peu pointues, pubescentes. Sépales longs de 2 1/, à 3 lignes, larges de r 4/, à 1 */, ligne, ovales-ellip- tiques, ou ovales-oblongs, ou elliptiques-oblongs, obtus, ou subacuminés , très-finement 5- ou 7-nervés, glabres aux deux faces, très - légèrement pubérules aux bords. Pétales longs d’en- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 413 viron 6 lignes. Étamines longues de 4 lignes. Pistil plus court que les étamines : styles 2 fois plus longs que l’ovaire. Capsule (non-müre)un peu plus longue que le calice, ovale-globuleuse. Cette plante a été trouvée aux environs de Constantinople par Olivier et Bruguière, ainsi que par M. Dumont d’'Urville. Genre PSOROPHYTE. — Psorophytum Spach. Calice 2-bractéolé à la base : sépales inégaux, larges, eo- riaces, très-entiers , non-ponctués, striés, réfléchis après la floraison. Pétales non-persistants, subcultriformes , non-con- tournés en préfloraison. Étamines caduques; androphores presque nuls ; anthères suborbiculaires, échancrées aux deux bouts, non-glanduleuses. Ovaire gros, ovale-pyramidal, 4- ou 5-angulaire , 4- ou 5-loculaire ; ovules quadrisériés dans chaque loge. Styles 5 mere ), libres dès la base, fili- formes, dressés. Stigmates petits, tronqués. Capsule un peu coriace, ovale-pyramidale, prismatique, 4- ou 5-gone, 4- ou 5-oculaire, 4- ou 5-valve, polysperme; placentaire pyra midal , 4- ou 5-gone, indivisé. Graines subbisériées dans chaque loge, petites, subrectilignes, apiculées aux 2 bouts, finement scrobicuiées. Arbrisseaux irrégulièrement rameux. Ramules opposés, 4-gones, parsemés (surtout aux angles) ainsi que les feuilles de grosses vésicules verruciformes. Feuilles opposées-croi- sées, coriaces, fortement ondulées, sessiles, 1-nervées. Fleurs terminales, solitaires. Pédoncules courts, nus, 4-gones, dres-. sés. Bractées conformes aux sépales. Sépales (les 2 extérieurs plus larges mais plus courts que les 3 intérieurs) striés d’une multitude de bandelettes très-fines et de quelques nervures. Corolle grande, d’un jaune de citron ainsi que les filets. L'espèce suivante cst la seule que nous connaissions de ce genre PsOROPHYTE A FEUILLES ONDULÉES. — Psorophylum undula- tum Spach, Monogr. Hyper. ined. — Æypericum balearicum Linn, — Bot. Mag. tab, 1379. — Mill. Ic. tab. 54. 414 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Arbuste touffu, très-résineux, très-glabre, haut de 2 à 3 pieds. Rameaux diffus, verruqueux. Ramules courts, feuillus. Feuilles longues de 3 à 5 lignes, larges de 1 à 3 lignes, d’un vert luisant en-dessus, ovales, ouovales-elliptiques, ou elliptiques-oblongues, très-obtuses, glanduleuses aux bords, bosselées en dessous. Brac- tées elliptiques ou ovales-orbiculaires, concaves, plus larges que les sépales mais de moitié moins longs. Sépales longs de 2 ‘/2 à 3}, lignes, larges de 1 ‘/, à 2 lignes, presque membraneux, d’un blanc verdâtre , scarieux aux bords, obovales, ou ellipti- ques , très-obtus, très-entiers, ou subérosés au sommet. Pétales longs de 8 à 10 lignes, larges de 2 à 3 lignes. Étamines longues d'environ 6 lignes. Pistil aussi long que les étamines : styles 2 fois plus longs que l’ovaire. Capsule longue de 5 à 6 lignes, cou- ronnée par les styles. Graines.d’un brun noirâtre. Cette plante, indigène aux îles Baléares , se cultive fréquem- ment dans les collections d’orangerie. Les glandes dont elle est couverte exhalent une odeur de Térébenthinetrès-forte. Genre ANDROSÈME. — Androsæmum (Allion.) Spach. Galice 5-parti : sépales étalés pendant la floraison, puis réfléchis, très-inégaux, très-entiers, striés. Pétales étalés, ré- trécis à la base, non-persistants, Étamines caduques; andro- phores larges, très-courts ; anthères cordiformes-orbiculaires, échancrées, couronnées parune glanduletransparente.Ovaire épais, subglobuleux, ou ovale, 3-loculaire (par exception uniloculaire) ; ovules multisériés dans chaque loge. Styles 3, libres, divergents. Stigmates petits, subcapitellés. Capsule côriace ou subchartacée (quelquefois bacciforme avant la ma- turité), {-loculaire, ou incomplètement 3-loculaire, 3-valve (par exception indéhiscente); placentaires 5, lamelliformes, oblongs, séminifères aux bords, biapiculés au sommet, libres après la déhiscence, adnésavant la maturité par leur nervure médiane aux bords infléchis des valves. Graines plurisériées sur chaque placentaire, apiculées aux 2 bouts, criblées de fassettes ponctiformes, FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 415 Arbrisseaux ou sous-arbrisseaux très-plabres, exhalant une odeur plus ou moins forte et quelquefois fétide. Rameaux et ramules bimarginés par la décurrence des feuilles, subté- tragones. Feuilles subcoriaces, ou membranacées, opposées, décussées, finement penniveinées, sessiles ou subsessiles, très-entières , souvent très-grandes, ponctuées de vésicu- les transparantes. Fleurs (par exception solitaires ou’ sub- solitaires) en cyme 3-chotome, ou en panicule, ou en om- belle; pédoncules terminaux, ou terminaux et aux aisselles des feuilles supérieures , courts, dressés, anguleux, Â-flores, articulés et 2-bractéolés au sommet; pédicellesanguleux, très- épaissis au sommet; bractéoles petites. Calice ponctué de vésicules transparentes : les 3 sépales extérieurs à peu près deux fois plus grands que les 2 intérieurs. Corolle jaune, or- dinairement grande. Filets d’un jaune brillant tirant sur l’o- range. Ovaire finement strié de bandelettes subdiaphanes. " SECTION I. Ovaire et capsule subuniloculairés (les bords des valves étant à peine rentrants). Styles recourbés, 9 à 3 fois plus courts que l'ovaire. Péricarpe subglobuleux, ombiliqué, d’abord bacciforme, un peu charnu, puis chartacé , fra- gile, tripartible , mais indéhiscent, se détachant du ca- lice peu après la maturité des graines. Calice plus long que le pistil, persistant longtemps après la chute du fruit. ANDROSÈME OFFICINAL. — Androsæmum officinale Allion. Pedem. — Hypericum Androsæmum Lion. — Blackw. Herb. tab. 94. — Curt. Flor. Lond. 1, tab. 164. — Engl. Bot. tab. Labs Tiges simples ou brachiées, dressées, ou ascendantes , ou re- tombantes. Feuilles ovales, on ovales-oblongues, ou elliptiques, ou ovales-elliptiques, arrondies au sommet, subapiculées, subam- plexicaules, discolores. Fleurs subsolitaires, ou en cyme, ou en ombelle : pédoncules plus courts queles feuilles. Sépalestrès-obtus ou subacuminulés : les extérieurs elliptiques, ou ovales-ellipti- M6 CLASSE DES GUTTIFÈRES. ques, ou ovales-oblongs, aussi longs que les pétales ; les intérieurs oblongs ou elliptiques-oblongs. Pétales concaves, . ; un peu plus courts que les étamines. Tiges touffues, rougeâtres, hautes dé 2 à 3 pieds. F euilles lon- gues de 2 à 3 pouces, larges de 1 à 2 pouces, fermes, d’un vert foncé en dessus, biaithètres en dessous ( souvent rougeâtres en automne). Cymes ou ombelles 3-9-flores (quelquefois les ramules latéraux ne produisent qu’une seule fleur) , terminales, ou termi- nales et aux aisselles de l’avant-dernière paire de pie Brac- tées tr ès-petites, lancéolées subulées. Galice plus grand que celui des autres espèces du genre : sépales longs de 2 1}, à 6 lignes, larges de 1 ‘/: ligne à 4 ‘/: lignes. Corolle plus petite que celle des congénères : Dés longs & 4 lignes, larges de 2 1}, à13 lignes. Étamines longues d’environ 5 lignes. Fruit d’abord rougeûtre, puis d’un violet noirâtre, du volume d” un gros Pois, ou quelque- fois du volume d’une Merise, couronné par les 3 Lys très-courts et oncinés. Graines noirâtres. Cette plante, nommée vulgairement Toute-Saine, croît en Écosse, en Angleterre, dans l’ouest et dans le midi de la France, ainsi qu’en ltalie ; elle aime les localités ombragées et humides. Toutes ses parties ont une odeur aromatique mais très-forte. La thérapeutique ancienne croyait y trouver un remède contre une foule de maladies, et on lui attribuait surtout de merveilleuses vertus vulnéraires. Aujourd’hui son emploi est confiné à la méde- cine empirique. SEorIoN II. Ovaire presque complètement 3-loculaire. Styles divergents, subrectilignes , au moins aussi longs que l'ovaire, souvent très-longs. Capsule incomplètement 5-loculaire, ovale, ou ellipsoïde, ou ovoïde, obscurément 5-gone, coriace, déhiscente peu après la maturité des graines. Calice beau- coup plus petit que le pistil, où rarement aussi long que l'ovaire, tombant avant ou peu après la maturité du fruit. À, Tiges suffrutescentes. Inflorescence très-variée dans cha- que espèce : tantôt ombelle simple terminale, ou cyme tri- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 417 chotome terminale soit pauciflore, soit pluriflore, tantôt pédoncules axillaires et terminaux, 1-5-flores, formant une pañicule feuillée ; tantôt (mais moins habituellement) fleurs solitaires ou subsolitaires au sommet des ramules. Feuilles des tiges et des rameaux principaux ordinairement grandes (longues d'environ 5 pouces); feuilles des ramules de gran- deur médiocre. ANDROSÈME PYRAMIDAL.—Androsæmum pyramidale Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum elatum Ait. Hort. Kew.— Wats. Dendr. Brit. tab. 85 (forma grandifolia, pedunculis axil- Jaribus termmnalibusque).—Desrouss. in Lamk. Encycl. (ex Her- bar. Desfont.) — Juss. in Annal. du Mus. vol 3, tab. 15 (forma grandifolia , umbella terminali). Tige dressée ; rameaux en panicule pyramidale. Feuilles ova- les, ou ovales-oblongues, ou ovales-elliptiques , ou elliptiques, très-obtuses , ou subacuminées , discolores, sessiles, subamplexi- caules , fermes. Pédoncules ordinairement triflores et plus courts que les feuilles. Calice persistant ; sépales très-obtus ou subacn- minés : Les extérieurs subelliptiques, plus longs que l'ovaire , 2 fois plus courts que les pétales; les intérieurs linéaires-oblongs. Pétales obovales, concaves, du tiers plus courts que les étamines. Styles filiformes, de moitié à 2 fois plus longs que l'ovaire , un peu débordés par les étamines. Capsule ovale ou ellipsoïde , ob- tuse , à peine plus longue que les sépales. Sous-arbrisseau touffu, haut de 3 à 4 pieds, souvent très- semblable , quant au feuillage , à l’Ændrosème officinal. Tiges grêles mais fermes , rougeûtres, le plus souvent rameuses dès la base : rameaux simples , presque dressés. Feuilles longues de y ‘|, pouce à 4 pouces, larges de ‘/: pouce à 2 pouces, d’un beau vert en dessus, d’un vert blanchâtre en dessous. Fleurs le plus souvent disposées vers l'extrémité des ramules en panicule feuillée subpyramidale , composée de cymules 3-7-flores ; sur les indivi- dus moins vigoureux les rameaux se terminent soit par une seule fleur, soit par un petit nombre de fleurs tantôt en cyme, tantôt BOTANIQUE. PHAN. T. V. 27 AR CLASSE DES GUTTIFÈRES, en ombelle ; quelquefois les tiges sont simples et se terminent soit par une ombelle simple, soit par une cyme plus ou moins ra- meuse. Bractées lancéolées, ou lancéolées - linéaires. Sépales longs de 1 ‘l ligne à 3 ‘2 lignes, larges de ‘/, ligne à 2 ‘J lignes : les extérieurs ovales, ou ovales-oblongs, ou ellip- tiques, ouovales-elliptiques, ouoblongs; les intérieurs oblongs, ou linéaires-oblongs. Pétales longs de 5 à 6 lignes, sur 2 } à 3 li- gnes de large. Étamines longues de 6 à 8 lignes. Pistil long de 5 à 7 lignes. Capsule longue de 2 à 4 lignes, d’abord rougeâtre ou blanchâtre, un peu charnue, puis d’un pourpre noirâtre, enfin brunâtre et subcoriace à l’époque de la déhiscence. Graines lége- rement scrobiculées, d’un brun noirâtre. Gette espèce, qui a souvent été confondue avec l’Ændrosème fétide , et peut-être aussi avec lAndrosème officinal, croît dans l’Europe australe (non dans l’ Amérique septentrionale , ainsi qu’il a été avancé à tort par plusieurs auteurs). On la cultive dans les jardins, comme arbuste d'ornement ; elle se recommande par un port touffu et tres-élégant, surtout à l’époque de la floraison , la- quelle a lieu en juillet. Toutes ses parties exhalent une odeur aromatique irès-forte , mais non fétide, tout-à-fait semblable à celle de l’Androseme officinal. Anprosème DE Wese. — Androsæmum Webbianum Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum foliosum Aït. Hort. Kew? — Hypericum grandifolium Chois. Hyper. p. 38, tab. 3 (pes- sima quoad flores). Rameaux diffus ou étalés. Feuilles ovales, ou ovales-oblon- gues, ou elliptiques-oblongues, obtuses , ou subobtuses , apicu- lées , sessiles, snbamplexicaules , fermes. Pédoncules ordinaire- ment 3-flores et presque aussi longs que les feuilles. Galice persistant. Sépales oblongs, ou oblongs-lancéolés, ou ovales- lancéolés, ou elliptiques , ou lancéolés-linéaires , pointus, aussi longs que l'ovaire, 3 à 4 fois plus courts que les pétales. Éta- mines et pistil de longueur à peu près égale. Styles 3 fois plus longs que l’ovaire. Capsule ovoïde, pointue, 2 à 3 fois plus lon- gue que les sépales. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 419 Sous-arbrisseau haut de 2 à 3 picds, très-semblable à l_4n- drosème pyramidal par le feuillage et les fleurs. Feuilles longues de 1 à 3 pouces ; veines et nervures souvent rougeûtres en dessous. Fleurs ordinairement en cymes terminales divariquées. Sépales longs de 2 à 4 lignes, sur *l; de ligne à 2 lignes de large. Pétales longs de 8 à 10 lignes, larges de 2 ‘/: à 3 lignes, lancéolés-obo- vales, subacuminés. Étamines longues de 9 à rolignes. Pistil long de 9 lignes; ovaire subglobuleux. Capsule brunâtre, grosse, longue de 5 à 6 lignes. Cette espèce, extrêmement voisine de la précédente, est in- digène aux Canaries et peut-être aussi aux Açores. Suivant l’ob- servation de M. Webb, la plante a une odeur beaucoup moins forte que l’Androsæmum hircinum. La grandeur de ses feuilles est très-variable, et ne peut servir à la faire distinguer des au- tres espèces du genre. ANDROSÈME FÉTIDE. — Androsæmum hircinum Spach , Mo- noor. Hyper. ined. — Æypericum hircinum Lainn. — Dillen. Hort. Elth. tab. 151, fig. 161 et 182. — Watson, Dendr. Bgite tab. 86 et 87.—ÆHypericum canariense Cambess.! Enum. Plan- tar. Balear. (non Linn.) Tiges dressées, rameuses. Feuilles lancéolées-oblongues , ou oblongues-lancéolées , ou ovales-lancéolées , ou ovales, pointues, ou courtement acuminées, ou subobtuses, sessiles, minces. Pédoncules ordinairement 1-flores, aussi longs que les feuilles, ou plus longs. Calice non-persistant ; sépales pointus ou acuminés, ordinairement plus courts que l’ovaire, 3 à 4 fois plus courts que la corolle : les extérieurs ovales-lancéolés, ou oblongs-lan- céolés ; les intérieurs linéaires-lancéolés. Pétales lancéolés-oblongs, de moitié plus courts que les étamines. Styles filiformes, 6 fois plus longs que l’ovaire , débordant les étamines. Capsule ovoïde, pointue. Sous-arbrisseau touffu , haut de 2 à 3 pieds. Tiges fermes, gréles , souvent rougeätres. Rameaux ordinairement disposés en panicule pyramidale. Feuilles longues de 1 pouce à 2 ‘à pouces , larges de 5 à 12 lignes , non-persistantes, finement veinées , d’un 420 CLASSE DES GUTTIFÈRES. vert gai. Panicules 5-12-flores (ordinairement pauciflores), sub- corymbiformes, ou fastigiées, ou subpyramidales; souvent les ramules ne produisent que 1 ou 2 fleurs, ou bien une cyme 3-5- flore terminale. Pédicelles roides , tres-épaissis au sommet. Brac- tées lancéolées-subulées. Sépales longs de 1 */, à 3 lignes, larges de 1/a\à 11}; de ligne. Pétales longs de 6 à 7 lignes, larges de 2 1/, lignes. Étamines longues de 9 à 10 lignes. Pistil long de 1 pouce. Capsule longue de 4 à 5 lignes. Cette espèce, qu’on cultive souvent comme arbuste d’agrément, croît dans l’Europe méridionale et en Orient. Elle exhale une odeur hircine très-forte, qui se fait même sentir à quelque distance , lorsque la température est élevée. B. Arbrisseaux. Fleurs terminales , tantôt solitaires, tantôt en cyme trichotome. Feuilles minces, subsessiles, toutes de grandeur médiocre. ANDROSÈME A FEUILLES DE XYLOSTÉUM.— Ændrosæmum x7- losigifolium Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum inodo- rum Willd. Spec. — Hypericum cappadocicum frutescens, fætido simile sed inodorum Tournef.! Herbar. Feuilles ovales-oblongues , ou elliptiques-oblongues , ou oblon- gues-lancéolées , ou elliptiques , obtuses, subapiculées. Sépales lancéolés, ou lancéolés-oblongs, ou linéaires-lanccolés, pointue, ou obtus, très-entiers, ou denticules-glanduleux , plus longs que l'ovaire, 2 fois plus courts que les pétales. Pétales elliptiques-ob- longs, ou lancéolés-oblongs, -ou oblongs , un peu plus courts que les étamines, aussi longs que le pistil. Styles 2 fois plus longs que l’ovaire. Capsule ovoïde. Arbrisseau haut d'environ 2 pieds, touffu , irrégulièrement ra- meux. Tiges atteignant l’épaisseur du petit doigt. Rameaux gré- les, ligneux: Ramules florifères longs de 3 à 6 pouces, très-gré- les, feuillus, rougeûtres, subopposés : entrenœuds plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 5 à 12 lignes, larges de 5 à 6 lignes, d’un vert foncé en dessus, d’un vert pâle en dessous. Gy- mes 3- ou 7-flores, sessiles, ou subsessiles (quelquefois les ramu- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 491 les seterminent par un seul pédoncule 1- ou 2-flore) ; bractées ob- longues, ou lancéolées, ou lancéolées-subulées, aussi longues que le pédicelle, ou plus courtes ; pédicelles ordinairement plus courts que le calice. Sépales longs de 2 à 3 lignes, larges de ‘/, de ligne à 1 ligne. Pétales longs de 5 à 6 lignes, larges de 2 à 3 lignes. Étamines longues de 7 à 8 lignes. Pistil long d'environ 6 lignes. Capsule longne de 3 à 4 lignes. Cette espèce croît dans l’Asie-Mineure et sur les côtes de la mer Noire. Genre ÉRÉMANTHE. — £Eremanthe Spach. Sépales5, dressés pendant la floraison, puis étalés, inégaux, subcoriaces, très-entiers, multinervés, finement striés, non- ponctués. Pétales 5, subdolabriformes, rétrécisala base, non- persistants. Étamines caduques : androphores larges, courts ; filets capillaires, anisométres ; anthères cordiformes-orbicu: laires, non-glanduleuses au sommet. Ovaire 5-loculiaire, gros, ovale. Styles 5, libres, longs, filiformes. Stigmates pe- tits, subcapitellés. Capsule ovale-conique, subcoriace, pen- tagone , 5-sulquée, obtuse ( d’abord un peu charnue et très- résineuse), 5-loculaire, 5-valve, polysperme; placentaire pyramidal, pentaédre, se séparant en 5 lamelles linéaires-lan- céolées, subulées au sommet, séminifères aux bords, porté sur un stipe court, épais, 5-gone. Graines cylindriques , subrectilignes , petites , apiculées aux 2 bouts, finement scrobiculées. Sous-arbrisseaux. Feuilles opposées, distiques, subsessiles, coriaces, persistantes, très-entières, finement ponctuées, mu- nies d’un léger rebord cartilagineux. Pédoncules 1-flores ou rarement 2-flores, terminaux, solitaires , recourbés après la floraison, 2-bractéolés à la base ou plus haut; bractées sub- coriaces, beaucoup plus petites que lessépales. Sépales grands, striés d’une multitude de bandelettes très-fines. Corolle grande, d’un jaune vif de même que les filets; pétales cou- 4929 CLASSE DES GUTTIFÈRES. verts d’une multitude de bandelettes (surtout du côté court). Anthères d’un jaune orange. L'espèce que nous allons décrire parait constituer à elle seule le genre. ÉRÉMANTRE A GRAND CALICE. — Eremanthe calycina Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum calycinum Linn. — Bot. Mag. tab. 146. — Lamk. 111. tab. 642, fig. 1 (mala). Souches ligneuses. diffuses, traçantes. Rameaux longs de 1 à 2 pieds, tres-touffus, grêles, simples, ou peu divisés, procombants, ou ascendants et souvent retombants, tétragones : angles marginés ; entrenœuds 2 à 3 fois plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 1 à 3 pouces, larges de 6 à 15 lignes, d’un vert foncé et lui- santes en dessus, glauques en dessous, elliptiques-oblongues, ou ovales-oblongues ; ou lancéolées-elliptiques , ou rarement lancéo- lées, pointues, ou subobtuses. Pédoncules longs de 5 à 12 lignes, subcylindriques, à peine épaissis au sommet. Bractées elliptiques ou obovales, obtuses, dressées, de même consistance que le calice, 2 à 4 fois plus courtes que le pédoncule. Sépales longs de 3 à 7 lignes, larges de 2 à 6 lignes (les 2 intérieurs presque 2 fois plus petits. que les 3 extérieurs), d’un vert blanchâtre, peu ou point ponctués , elliptiques, ou elliptiques-obovales , très-obtus, 2 à 3 fois plus courts que les pétales. Pétales longs de 15 à 18 lignes, larges de 7 à 9 lignes, obovales-dolabriformes. Étamines de moi- tié plus courtes que les pétales, très-nombreuses. Ovaire blan- châtre ou rougeñtre, épais, plus court que le calice , ovale, ob- tus. Styles longs de 7 à 8 lignes, un peu débordés par les étami- nes. Capsule longue de 5 à 5 lignes, d’abord blanchâtre ou rou- geâtre, enfin d’un brun clair. Graines d’un brun clair. Cette espèce, très-remarquable par son feuillage élégant ainsi que par la beauté de ses fleurs , croït en Grèce et dans l’Asie- Mineure. On la cultive communément dans les grands parterres et les bosquets. Elle se multiplie avec rapidité au moyen de ses longues racines traçantes, qui poussent une multitude de tiges. Elle prospère dans les plus mauvais terrains, et même sous les arbres. Son port touffu et son feuillage toujours vert FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 423 la recommandent pour former de larges bordures, ou des glacis de verdure. Toute la plante a une odeur balsamique ; la résine contenue dans le péricarpe paraît tout-à-fait analogue à la Téré- benthine. Genre CAMPYLOSPORE. — Campylosporus Spach. Sépales coriaces, presque égaux, striés, non-ponctués, dressés après la floraison. Pétales marcescents, subacuminés d’un côté, contournés en préfloraison. Etamines persistan- tes : androphores courts, larges; anthères elliptiques ou ob- longues , inappendiculées. Ovaire gros, ovale-conique, 5- loculaire. Styles 5, plus ou moins soudés (quelquefois jus- qu’au sommet). Stigmates petits, suborbiculaires, peltés. Capsule ovale ou conique, chartacée, 5-gone, 5-loculaire, 5-valve, polysperme; placentaire pyramidal, indivisé, pen- tagone, à > crêtes séminifères au dos, alternes avec les cloi- sons. Graines très-menues, lisses , fortement arquées, subu- lées aux 2 bouts. Arbrisseaux irrégulièrement rameux. Ramules florifères indivisés , subarticulés , 4-gones : entrenœuds très-rappro- chés , beaucoup plus courts que les feuilles. Feuilles coria- ces, persistantes, un peu rétrécies à la base , amplexicaules, presque connées, munies d’un léger rebord subcartilagineux, finement penniveinées, parsemées de vésicules transparen- tes sublinéaires plus ou moins allongées. Pédoncules soli- taires, non-bractéolés, terminaux, 1-flores, tres-courts. Fleurs grandes. Sépales striés de bandelettes très -rappro- chées et très-fines. Pétales d’un jaune vif, convolutés ou contournés (mais non-imbriqués) et ordinairement réflé- chis après la floraison, non-ponctués, striés d’une multitude de bandelettes très-fines, Filets d’un jaune tirant sur l'orange, Graines brunâtres, presque scobiformes. Les Campylospores se font remarquer par l'élégance de leur feuillage et de leur inflorescence. Veici les espèces que nous pouvons rapporter avec certitude à ce genre : 424 CLASSE DES GUTTIFÈRES. A. Feuilles subcoriaces, discolores, ponctuées, finement pen- niveineées et subreticulées, bordées en dessous d’une série de glandules noires. CAMPYLOSPORE RÉTICULE. — Campylosporus reticulatus Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum lanceolatum Des- rouss. in Lamk. Encycl. 4, p. 145. — Hypericum Penticosia Commers. mss. Ramules tétragones. Feuilles lancéolées-oblongues, ou spathu- lées-oblongues , ou lancéolées, obtuses , ou subapiculées. Sépales ovales ou ovales-lancéolés, subacuminés, obtus, 3 fois plus courts que les pétales. Étamines de moitié plus courtes que la corolle, un peu plus longues que le pistil. Styles soudés presque jusqu’au sommet. Capsule 2 fois plus longue que le calice. Petit arbre dont le tronc, suivant Commerson, atteint quelque- fois la grosseur du corps d’un homme. Rameaux grêles, d’un brun de Châtaigne. Ramules florifères très-srêles, longs de 3 à 6 pouces : entrenœuds 4 à 6 fois plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 6 à 18 lignes, larges 1 '/, ligne à 4 lignes, d’un vert foncé en dessus, d’un vert blanchâtre en dessous, fer- mes mais moins épaisses que celles des autres espèces du genre. Pédoncules longs de 1 à 2 lignes. Sépales longs d’environ 5 li- gnes, larges de 2 à 2 !/, lignes, quelquefois très-légèrement cilio- lés-denticulés, rarement munis d’une bordure de glandules noi- res. Petales longs de 18 lignes, larges de 5 lignes vers leur sommet. Ovaire à peu près aussi long que le calice, un peu plus court que les styles. Capsule ovale-conique, luisante, d’un brun de Châtaigne, longue d'environ 6 lignes. Cette espèce, fort semblable aux # ébbia par le port, a été trouvée par Commerson sur les hautes plaines de l’île de Bour- bon, surtout sur le plateau dit Plaine des Cafres (1), où où la connaît sous les noms vulgaires de Lambaville et Fleur jaune. (4) C'est là sans doute qu’on doit chercher l’Âe des Cafres, dont parle M. Choisy, au sujet de la patrie du Hypericum lanceolatum. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 425 Il suinte quelquefois des vieux pieds une résine balsamique, fort estimée des colons. B. Feuilles très-coriaces, concolores, non-ponctuées, ni réti- culées, ni bordées de glandules noires. CAMPYLOSPORE A FEUILLES ÉTROITES. — Campylosporus an- gustüifolius Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum angus- tifolium Desrouss. in Lamk. Encycl. 4, p. 145. Ramules tétragones. Feuilles lancéolées-linéaires ou linéaires- lancéolées, pointues, striées en dessous, réfléchies aux bords à leur base. Sépales ovales, subacuminés, 3 à 4 fois plus courts que la corolle. Étamines presque 2 fois plus courtes que les pétales, du tiers plus courtes que le pistil. Styles soudés jusqu’au milieu, un peu plus longs que l'ovaire. Arbrisseau. Rameaux nus, d’un brun de Châtaigne. Ramulesw floriféres@réles , longs de 1 à 4 pouces : entrenœuds beaucoup plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, larges de ‘/; ligne à 1 "/: ligne, non-luisantes et d’un vert tirant sur le jaune (du moins à l’état sec), striées en dessous de nervures très-fines semi-diaphanes. Sépales (quelquefois très-légèrement ciliolés-denticulés aux bords) longs de 4 :/, à 5 lignes, larges de 2 ‘/2 à 3 lignes, pointus, ou subobtus, striés de bandelettes rougeâtres très-fines. Pétales longs de 16 lignes, larges de 6 à 7 lignes, obliquement cunéiformes, arrondis au sommet d’un côlé, obliquement tronqués et unidentés de l’autre, d’un jaune orange (brunâtres en dessous du côté étroit), striés de veines brunes. Filets d’un jaune tirant sur le brun, luisants. Ovaire à peu près aussi long que le calice. Gapsule longue de 6 à 7 lignes, d’un brun de Châtaigne, luisante, conique. Graines brunätres, longues de ‘/2 ligne. Cette espèce , remarquable par la grandeur de ses fleurs, a été trouvée par Commerson à l'ile Bourbon. 426 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Campyrosrore DE Mapacascar. — Campylosporus mada- gascariensis Spach , Monogr. Hÿper. ined. Feuilles oblongues ou oblongues-lancéolées, pointues, à peine striées. Sépales oblongs, obtus, 2 fois plus courts que les pétales. Pétales lancéolés, étroits , de moitié plus longs que les étamines. Styles soudés presque jusqu’au sommet. Rameaux nus, brunâtres. Ramules floriferes grèles, opposés, très-rapprochés ; courts : entrenœuds 3 à 5 fois plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 4 à 6 lignes, larges de 1 à 1 '/, ligne, étalées , ou réfléchies , d’un vert jaunâtre (du moins à l’état sec) : nervures latérales peu nombreuses et presque inapparentes. Pédoncules longs de 1 à 2 lignes. Sépales longs de 3 lignes, larges de x ligne. Capsule ovale, à peine plus longue que le calice, luisante, d’un brun de Ghâtaigne. Cette espèce croît à Madagascar , où elle porte le nom d’4m- baracha. Genre NORYSCA. — Norysca Spach. Sépales5, coriaces, presque égaux, striés, ponctués, ou non- ponctués, dressés aprèsla floraison. Pétales5, non-persistants, DÉCMÉMMIErA IE subdolabriformes , obliquement acumi- nés , étalés, contournés en préfloraison. Étamines non-per- states: stréphbres très-courts, polyandres ; filets aniso- métres, filiformes; anthères cordiformes-orbiculaires, cou- ronnées par une glandule jaunâtre opaque. Ovaire gros, ovale, 5-loculaire. Styles longs, plus ou moins soudés (quel- quefois presque jusqu’au sommet). Stigmates petits, Suborbi- culaires. Capsule coriace, ovale, obscurément ‘pentagone, 5-loculaire, 5-valve, polysperme ; placentaire pyramidal, indivisé, 5-gone, à 5 crêtes séminifères au dos, alternes avec les cloisons. Graines menues, petites, presque lisses, subrec- tilignes, pointues aux 2 bouts. Arbrisseaux irrégulièrement rameux, Ramules florifères subcylindriques ou tétragones, indivisés, ou rarement bifur- qués au sommet. Feuilles coriaces ou subcoriaces, persistan- tes, sessiles, amplexicaules, ou subamplexicaules , ponctuées FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 427 de vésicules transparentes. Pédoncules anguleux, 1-flores, ou 5-chotomes et 5-ou pluri-flores, terminaux, en om- belle; pédicelles (latéraux) 2-bractéolés et articulés vers leur milieu, épaissis au sommet. Fleurs grandes. Sépales soit ponctués , soit striés d’une multitude de bandelettes très-fi- nes. Pétales d’un jaune vif, non-ponctués , finement striés. Outre les deux espèces que nous allons décrire , il faut probablement en rapporter à ce genre plusieurs autres, con- fondues par les auteurs avec les Hypericum. À. Styles soudés presque jusqu'au sommet. — Ramules flori- fères subcylindriques , inarticulés : entrenœuds à peu pres de moitie plus courts que les feuilles. Feuilles subcoriaces, finement réticulées en dessous, parsemées (ainsi que les sépales) d’une multitude de vésicules ponctiformes. Norysca DE Cine. — Worysca chinensis Spach , Monogr. Hyper. ined. — Æypericum chinense Linn. — #ypericum mo- nogynum Müll. Ic. tab. 151, fig. 2 — Bot. Mag. tab. 334. Feuilles oblongues, ou elliptiques-oblongues, où spathulées- oblongues , subamplexicaules , arrondies au sommet , apiculées; ou rétuses. Sépales oblongs ou elliptiques-oblongs , obtus , sub- acuminés , 3 à 4 fois plus courts que les pétales. Étamines pres- que aussi longues que les pétales, un peu débordées par les styles. Tiges dressées où ascendantes, suffrutescentes , hautes d’envi- ron 1 pied. Ramules grêles, longs de 3 à 6 pouces, le plus souvent rougeâtres , quelquefois bifurqués au sommet. Feuilles longues de 1 à 2 pouces, larges de 5 à 10 lignes, d’un vert foncé et luisantes en dessus, un peu glauques où d’un vert pâle en des- sous. Inflorescence générale de chaque ramule corymbiforme, où subpaniculée, aphylle, ou moins souvent feuillée. Pédoncules 3-5, roides, grêles, presque dressés, ou divergents, plus longs que les pédicelles, ordinairement un peu plus courts que la der. nière paire de feuilles, garnis au sommet de 2 bractées fohacées plus ou moins grandes. Pédicelles longs de 4 à 6 lignes, ordmai- rement rougeâtres. Bractéoles petites, lancéolées. Sépales longs de 428 CLASSE DES GUTTIFÈERES. 3à4 lignes, larges de 1 à 1 ‘72 ligne, souvent rougeâtres. Pétales longs de 9 à 10 lignes, larges de 5 à 6 lignes. Ovaire un peu plus court que le calice. Style long de 8 lignes. Filets et anthères d’un jaune pâle. Capsule d’un brun de Châtaigne, luisante, ovale, subacuminée , de moitié plus longue que le calice. Graines lui- santes, d’un brun de Châtaigne, longues de ?; de ligne. Gette espèce se cultive très-communément dans les jardins, en Chine, au Japon, et dans l’Inde; depuis longtemps aussi intro- duite en Europe, on la rencontre dans toutes les orangeries ; elle fleurit pendant toute la belle saison. B. Styles soudées seulement jusques vers leur milieu. — Ra- mules florifères tétragones, subarticules : entrenœuds beau- coup plus courts que les feuilles. Feuilles très-coriaces, non-discolores, striées en dessous, parsemées de vésicules linéaires ou oblongues et plus ou moins allongées. Pe- doncules ternés, 1-flores. ” Norysca À FEUILLES DE MyrTe.—WVorysca myrtifotia Spach, Monogr. Hyper. ined. Feuilles lancéolées-elliptiques, ou lancéolées-oblongnes, ou ovales-lancéolées, pointues, on subobtuses, amplexicaules, pres- que connées. Sépales ovales ou ovales-lancéolés , pointus, 3 fois plus courts que les pétales. Étamines de moitié plus courtes que les pétales, débordées par les styles. Rameaux nus, ligneux, cylindriques , grèles, brunâtres. Ra- mules floriferes courts, rougeâtres. Feuilles étalées ou réfléchies, longues de 6 à 12 lignes, larges de 2 à 4 lignes, d’un vert jau- nâtre ( du moins à l’état sec) aux 2 faces, 5-nervées à la base : nervures très fines, convergentes. Pédoncules longs de 4 à 6 li- gnes, un peu divergents. Bractéoles petites, ovales-lancéolées. Sépales longs de 4 lignes, larges de 1 ‘7, ligne à 2 lignes, fine- ment striés de bandelettes rougeâtres. Pétales longs de près de 1 pouce, larges de 6 lignes vers leur sommet. Ovaire à peu près aussi long que le calice. Styles grêles, longs de 5 à 6 lignes. Cette espèce a été trouvée par Léchenault dans les montagnes de l’Inde. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 499 Genre ROSCYNA. — Roscyna Spach. Sépales 5, très-inégaux (rarement presque égaux), foliacés, très-entiers, multinervés, ponctués, étalés pendant la florai- son, plus tard dressés ou presque dressés. Pétales marces- ce subdolabriformes, acuminés d’un côté. Étamines per- sistantes : androphores courts, larges ; anthères cordiformes- orbiculaires , assez grandes, couronnées par une glandule. Ovaire gros, ovale-conique, 5-loculaire, Styles 5, soudés in- férieurement, grêles, rectilignes, un peu divergents. Stig- mates gros, subhémisphériques, peltés. Capsule grande, chartacée , conique, 5-gone, 5-loculaire, 5-valve, polysper- me; placentaire pyramidal , 5-gone, indivisé, à 5 crêtes sé- minifères au dos, alternes avec les cloisons. Graines petites, subrectilignes , luisantes, apiculées aux 2 bouts, très-faible- ment scrobiculées. Herbes vivaces, multicaules, glabres. Tiges (quelquefois simples) et rameaux 4-angulaires ; entrenœuds à peine plus courts que les feuilles, ou plus longs. Feuilles (ordinairement grandes) sessiles, amplexicaules, membranacées, d’un vert glauque, finement penninervées , subréticulées, parsemées (ainsi que les sépales) de vésicules (transparentes) linéaires ou oblongues plus ou moins allongées. Pédoncules solitaires ou ternés, anguleux, 1-flores, terminaux (rarement terminaux et aux aisselles des feuilles supérieures ), non-bractéolés, dressés , plus ou moins allongés (lorsqu'ils sont ternés l’inter- médiaire est très-court ). Sépales souvent exactement con- formes aux feuilles. Corolle grande , d’un beau jaune. Ovaire quelquefois à 6-8 loges et à autant de styles (ce ca- ractère varie dans les mêmes espèces }. SECTION I. Sépales des fleurs primaires de chaque ramule (ou quelque- fois de presque toutes les fleurs) dissemblables : les 2 ex- térieurs beaucoup plus grands, conformes aux feuilles, souvent plus longs que les pétales. 450 CLASSE DES GUTTIFÈRES. A. Styles soudés jusqu’au tiers, de moitié plus longs que la capsule. Rosayna DE GmÉun. — Roscyna Gmelini Spach, Monoer. Hyper. ined. — Æypericum Ascyron Tinn. — Gmel. Flor. Sibir. 4. p. 176, tab. Go. Feuilles oblongues , ou oblongues-lancéolées , cordiformes à la base, ordinairement pointues. Tiges simples ou peu rameuses. Étamines presque 2 fois plus courtes que la corolle, à peu près aussi longues que le pistil. Styles presque 2 fois plus longs que l'ovaire. Tiges hautes de 1 ‘/2 pied à 2 ‘/2 pieds, dressées , grêles, or- dinairement simples et triflores, quelquefois divisées vers leur sommet en 3 rameaux 1-flores (dont l’intermédiaire plus court que les 2 latéraux) ; après la floraison 1l se développe , aux aisselles de presque toutes les feuilles, un ramule stérile plus ou moins allongé. Feuilles longues de 1 ‘/2 pouce à 3 pouces, larges de 6 à 10 lignes (celles des ramules stériles beaucoup plus petites, linéaires-oblongues), d’un vert gai en dessus, un peu glauques en dessous. Fleurs tantôt terminales, soit solitaires , soit ternées (le pédoncule intermédiaire plus court que les 2 latéraux) , tantôt en corymbe formé par 5 pédoncules 1-flores, dont 3 terminaux plus courts, et 2 aux aisselles de l’avant-dernière paire de feuilles. Sépales tantôt conformes aux feuilles et presque aussi longs ou plus longs que la corolle, tantôt elliptiques , ou ovales-elliptiques, ou ovales , ou ovales-orbiculaires , obtus, 3 à 5 fois plus courts que la corolle. Pétales longs d'environ 18 lignes , sur 6 lignes de large vers leur sommet. Étamines longues de 9 à 12 lignes. Cette espèce croît en Sibérie. B. Styles soudés seulement par la base , 4 à 5 fois plus courts que la capsule. Roscyna DE Geszer. — Roscyna Gebleri Spach , Monogr. Hyper. ined, — Hypericum Gebleri Ledebour, Ic. Flor, Alt, tab, 487. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 431 Tiges rameuses ou rarement simples. Feuilles oblongues, on oblongues-lancéolées, on ovales-oblongues, cordiformes à la base, subobtuses. Étamines presque 2 fois plus courtes que la corolle, un peu plus longues que le pisul. Styles à peu près aussi longs que l'ovaire. Plante très-semblable à l’espèce précédente , mais presque tou- jours plus élancée et rameuse; tiges rameuses tantôt presque dès la base , tantôt seulement vers leur sommet; rameaux disposés en corymbe, ou en panicule subpyramidale : les inférieurs stériles ; les supérieurs 1-ou 3-flores , débordant ordinairement Ja tige. Feuilles longues de 1 pouce à 3 ‘/2 pouces , larges de 5 à 15 li- gnes, d’un vert gai en dessus, un peu glauques en dessous. Sé- pales variant de la même manière que ceux du Roscyna Gme- lini , ordinairement obtus. Pétales longs de 10 à 12 lignes, sur 5 à 6 lignes de large. Capsules longues de 6 à 8 lignes. Cette espèce croit en Sibérie. SEcrTion Il. Sépales presque égaux, jamais conformes aux feuilles. RoscynA D’AmMÉRIQUE. — Roscyna americana Spach, Mo- nogr. Hyper. ined — Æypericum amplexicaule Desrouss. ! in Lamk. Encycl. 4, p. 147. — Hypericum pyramidatum Aït. Hort. Kew. 3, p. 103. — Vent. Hort, Malm. tab. 118! — Hypericum ascyroides Nuttall ! Gen. — Hypericum macro- carpum Michx.! Flor. Bor, Amer. Feuilles oblongues , eu oblongues-lancolées , ou ovales-lancéo- lées , ou ovales-oblongues, pointues, cordiformes à la base. Sé- pales ovales , ou ovales-lancéolés , pointus , 3 fois plus courts que la corolle. Étamines plus courtes que les pétales , à peu près aussi longues que le pistil. Styles un peu plus courts que l’ovaire, 2 fois plus courts que la capsule. Tiges hautes de 1 ‘/, pied à 2 7: pieds, plus ou moins ra- meuses, ou rarement simples. Rameaux ordinairement disposés en panicule subpyramidale : les inférieurs courts, stériles; les supérieurs plus ou moins allongés, 1-ou 3-flores, ou rarement 439 CLASSE DES GUTTIFÈRES. 5-flores. Feuilles longues de 1 pouce à 3 pouces , larges de 6 à 15 lignes. Pédoncules longs de 6 à 20 lignes. Sépales longs de 4 à 5 lignes, larges de 2 ‘2 à 3 lignes. Pétales longs d'environ 15 lignes , sur 4 à 5 lignes de large. Capsule subpyramidale, ou ovale-conique, obtuse, d’un brun de Châtaigne, longue de 6 à 8 lignes. Cette espèce, qu’on cultive fréquemment comme plante de par- terre, croît dans le nord des États-Unis ainsi qu’au Canada. Secrion IV. BRATHYDINÉES. — Prathydineæ Spach. Calice à 5 (par exception 4) sépales inégaux ou égaux, très- entiers, dressés ou réfléchis après la floraison. Pétales 5 (par exception 4), persistants ou caducs, très-inéquilaté- raux, acuminés ou cuspidés au sommet du côté le plus étroit, arrondis de l’autre côté, involutés après la florai- son (lorsqu'ils sont persistants). Étamines en nombre dé- terminé ou plus souvent en nombre indéterminé, tout-à- fait libres et caduques, ou bien très-légèrement monadel- phes par la base et persistantes. Ovaire 1- ou 53-loculaire, 5-style (quelquefois comme monostyle par la soudure plus ou moins complète des 5 styles ); placentaires suturaux ou axiles, multiovulés ; ovules horizontaux , 2- ou pluri- sériés sur chaque placentaire. Capsule 3-valve, septicide, polysperme, finement striée de bandelettes; placentaires libres après la déhiscence, lamelliformes , ou filiformes, ou nerviformes, persistants de même que les valves. Graines cylindriques, apiculées aux 2 bouts, finement striées et scrobiculées, ordinairement petites et légère- ment arquées. Herbes vivaces (rarement annuelles), ou sous-arbrisseaux, ou arbrisseaux. Genre ISOPHYLLE. — Zsophyllum Spach. Sépales 4, persistants, sublinéaires, presque égaux. Péta- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 4353 les non-persistants, cunéiformes-obovales , courtement cus- pidés. Étamines persistantes, en nombre indéterminé : filets capillaires ; anthères didymes, réniformes, couronnées par une glandule transparente. Ovaire 1-loculaire. Styles 5, filiformes, allongés, droits, appliqués les uas contre les au- tres. Stigmates ponctiformes. Fruit inconnu. Arbrisseau bas, très-rameux, Ramules florifères courts, axillaires , feuillus , 1-flores. Feuilles petites, coriaces, per- sistantes, ponctuées , sessiles, accompagnées de chaque côté à leur base d’une glande assez grosse. Pédoncules terminaux, solitaires, nus, dressés. Corolle jaune. Nous ne connaissons de ce genre que l’espèce dont nous allons donner la description. Isopayzze DE Drummonr. — Jsophyllum Druramondii Spach, Moncgr. Hyper. ined. Arbrisseau bas, touffu, ayant le port d’un Helianthemum. Ra- meaux grêles, feuillus, munis soit dans toute leur longueur, soit seulement vers leur sommet de petits ramules floriféres ; entre- nœuds plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 2 à 4 li- gnes , larges de ‘/, ligne à 1 ligne , linéaires , ou linéaires-oblon- gues, ou linéaires-spathulées, révolutées aux bords , arrondies au sommet, mutiques, où submucronulées , sans autres nervu- res que la côte moyenne laquelle est saillante en dessous, parse- imées de vésicules noirâtres presque invisibles à l’œil nu. Ramu- les florifères tétragones, bimarginés , souvent à peine plus longs que les feuilles des rameaux. Pédoncules longs de 2 à 5 lignes, roides, tétragones. Sépales longs de 1 ‘}: ligne à 2 lignes, larges de }, à ‘/: de ligne, linéaires, ou linéaires- spathulés, subtriner- vés, obtus, quelquefois mucronés. Pétales longs de près de 4 li- gnes, sur 2 lignes de large. Étaminues un peu plus courtes que les pétales, un peu plus longues que le pistil. Styles un peu plus longs que l'ovaire. Cette piante a été trouvée par Drummond dans la Floride. BOTANIQUE. PHAN, T,. V, Le) P 2] 454 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Genre MYRIANDRA. — Myriandra Spach. Sépales 5, inégaux (2 intérieurs, latéraux , plus petits), 1- nervés, foliacés, après la floraison dressés, ou réfléchis, ou étalés. Pétales 5, étalés ou recoürbés, non-persistants, sub- dolabriformes, cuspidés. Étamines st nbifbredeeis non- persistantes, insérées à un réceptacle subhémisphérique; fi- lets capillaires, divergents, subfastigiés; anthères didymes, couronnées par une glandule transparente. Ovaire 3-locu- laire (soit complètement, soit incomplètement), ou 1-locu- laire. Styles 3, filiformes, droits, appliqués les uns contre les autres (quelquefois subcohérents). Stigmates tronqués. Capsule coriace ou chartacée, complètement ou incomplè- tement 5-loculaire, ou 1-loculaire, 5-valve , polyspérme ; placentaires filiformes, ou linéaires-lancéolés. Arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux , ou herbes. Feuilles op- posées (les nouvelles très-souvent comme fasciculées anx aisselles des anciennes par l’avortemeut des ramules), per- sistantes, plus ou moins coriaces , luisantes, sessiles ; ou am- plexicaules, où rétrécies en pétiole, ponctuées de vésicules subdiaphanes. Inflorescences cymeuses ou paniculées, termi- nales, ou axillaires et terminales, régulièrement dichotomes (quelquefois les ramules florifères inférieurs ne produisent qu'une seule fleur), Corolle jaune, le plus souvent assez grande. Filets des étamines d’un jaune orange. Graines fi- nement striées et scrobiculées, petites. Les espèces de ce genre, toutes indigènes dans l’Améri- que septentrionale, se font en général remarquer par une inflorescence très-élégante; en voici les plus remarquables : SECTION I. Sépales peu inégaux (anisométres mais tous à peu près de même largeur), conformes aux feuilles et le plus souvent presque aussi grands que celles-ci. Ovaire grêle, oblong- pyramidal, triédre, 1-loculaire. Styles cohérents pendant FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 455 la floraison. Capsule 1-localaire, pyramidale, triédre; placentaires filiformes, intervalvaires. — Feuilles (le plus souvent sessiles, petites, linéaires : celles des ramules abortifs presque aussi grandes que les autres) révolutées : aux bords, ponctuées de glandules subopaques. À. Infiorescence générale de chaque rameau en panicule très- läche, divariquée , feuillée : pédicelles dichotoméaires et terminaux, solitaires. (Les ramules axillaires inférieurs ne produisent que 1 ou 3 fleurs.) MYRIANDRA A COURTES FEUILLES.— Myriandra brachyphylla Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum aspalathoides El- lot, Sketch. (ex descript.) : Rameaux ligneux, paniculés, cylindriques ; ramules dichoto- mes, vbscurément 4-gones. Feuilles semi-cylindriques, linéaires, obtuses, ou subobtuses, canaliculées en dessous. Arbrisseau touffu, très-rameux, haut de r pied ou plus, ayant le port d’une Bruyère. Branches dressées, de la grosseur d’un tuyau de plume d’oie. Rameaux grèles, roides, rougeâtres, sou- vent bifurqués à la base, feuilles, tantôt produisant dans presque toute leur longueur des ramules florifères paniculés , tantôt ne produisant inférieurement que d:s ramules feuillus abortifs. Feuilles longues de 1 ‘/2 ligne à 2 lignes, larges de ‘/1 à ‘3 de ligne. Sépales presque aussi longs que les feuilles, tombant vers l’époque de la maturité du fruit. Capsule longue d'environ 2 lignes, chartacée, oblongue-pyramidale, pointue, brunâtre. Cette espèce a ététrouvée en Floride par Drummond. B. Ramules floriféres axillaires et terminaux, courts, 3-7-flores (rarementles inférieurs 1-flores), nus inférieurement, diphyl- Les à la première bifurcation, dibractéolés aux bifurcations supérieures, formant vers l'extrémité de chaque rameau une panicule allongée plus ou moins dense, feuillée, compo- 436 CLASSE DES GUTTIFÈRES. sée de cymules subfastigiées. Fleurs dichotoméaires subses- siles. MYRIANDRA A FEUILLES LUISANTES. — Myriandra nitida Spach, Monogr. Hyper. ined, — Hypericum nitidum Desrouss. in Lamk: Encycl. 4, p. 160. Rameaux opposés, ligneux, anguleux, effilés. Ramules flonife- res ancipités. Feuilles linéaires , très- étroites , pointues, planes, innervées. Pétales un peu plus Re que le calice. Étamines plus courtes que la corolle, un peu plus longues que le pistil. Arbuste touffu, haut d’environ 2 pieds. Tiges nues , dressées, cylindriques, grèles, d’un brun de Châtaigne. Branches et rameaux tres-grêles : entrenœuds plus courts que les feuilles. Feuilles lon- gues d'environ 1 pouce, sur ‘/: de ligne de large, luisantes (noi- râtres à l’état sec), souvent plus ou moins arquées. Ramules flo- rifères ordinairement plus longs que les feuilles ramulaires. Pani- cules partielles très-lâches, divariquées , pauciflores. Fleurs lar- ges de 5 à 6 lignes. Ceite espèce croît en Caroline. Myrianpra Faux-Brarays. — Myriandra Brathydis Spach, Monogr. Hyper. ined. — fypericum fasciculatum Desrouss. in Lamk. Encycl. (ex descriptione et fide speciminum Herbarii Fontanesiani; non Michx.) — Hypericum aspalaihoides Wild. Spec. (ex Desrouss. 1. c.) Fan Ligneux. Branches subdichotomes. Rameaux effilés, metre au scmmet. Feuilles linéaires, pointues, planes, 3-nervées en- dessous. Panicules interrompues , bifurquées au sommet. Pétales un peu plus longs que les sépales. Arbrisseau touffu , haut de '}, pied à 1 pied. Pi Atohes cet ra- meaux grêles , roides, brunâtres; entrenœuds à peu près aussi longs que les feuilles. Feuilles longues de 5 à 7 lignes , larges de ‘/; à ‘, de ligne, d’un vert foncé. Panicules longues d’envi- ron 1 pouce : ramules floriféres ancipités,. ordinairement dé- bordés par les feuilles à l’aisselle desquelles ils naissent : les in- férieurs 3-flores ou rarement 1-flores ; les terminaux souvent 5- FAMILLE DÉS HYPÉRICACÉES. 457 flores. Sépales longs de 21/, à 3 lignes, plus étroits qne les feuil- les. Pétales longs de 3 lignes. Étamines un peu plus courtes que les pétales , débordées par les styles. Capsule oblongue-pyrami- dale , pointue, longue de 2 lignes. Cette espèce croît dans le midi des États-Unis. Myrranpra Faux-Gazrum. — Myriandra galioides Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum galioides Desrouss. ! in Lamk. Encycl. v. 4, p.163. — Hypericum fasciculatum EI- lot, Sketch, v. 2, p. 285. (nec aliorum). -— Hypericum Coris Walt. Carol. (ex Elliot. non Linn.)— Hypericum tenuifolium Pursh, Flor. Amer. Sept. (ex Elliot.) Rameaux ligneux, tétragones , effilés , imdivisés. Feuilles 1- nervées en dessous, glanduleuses , linéaires , semi-cylindriques, tres-obtuses, ou tronquées, comme verticillées. Panicules racémi- formes , à peine interrompues. Pétales de moitié plus longs que les sépales, à peu près aussi longs que les étamines. Styles à peine saillants. Arbrisseau touffu, haut de 1 à 2 pieds, ayant l’aspect du Ga- lium verum. Branches et rameaux très-grêles, roides , dressés, rougeûtres; entrenœuds à peu près aussi longs que les feuilles. Feuilles longues d'environ 3 lignes, sur ‘/, de ligne de large, d’un vert foncé. Panicules longues de 1 à 2 pouces : ramules courts, filiformes, ancipités : les inférieurs 1- ou 3-flores ; les terminaux ordinairement 5-flores. Calice réfléchi après la floraison (suivant Desrousseaux). Sépales longs de 2 lignes, sur !/1 de ligne de large. Pétales longs de 3 lignes, sur 2 lignes de large au sommet. Styles filiformes, presque aussi longs que l'ovaire. Capsule (sui- vant Desrousseaux ) pyramidale, rougeâtre. Graines (suivant le même auteur) petites, ovales, noirâtres. Cette espèce croît dans les landes sablonneuses humides de la Géorgie et des Carolines. Myrianpra pe Micnaux. — Myriandra Michauxii Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum fasciculatum Michx.' Flor. Bor. Amer. (non Lamk.) — Hypericum axillare Desrouss. in Lamk. Encycl. 4, p. 161.— Hypericum Michauxii Desrouss. 4358 CLASSE DES GUTTIFÈRES. L. c. Suppl. v. 3, p. 606. — Hypericum rosmarinifolium El: liot, Sketch. v. 2, p. 29 (non Desrouss.) Rameaux paniculés, obscurément anguleux. Feuilles lancéolées- linéaires, ou lancéolées-spathulées , ou linéaires-spathulées, ré- trécies à la base, acuminées , ou mucronées , planes, 1-nervées en dessous. Panicules interrompues. Pétales un peu plus longs que les étamines. Styles un peu saillanis, à peu prèsaussi longs que l'ovaire. Arbrisseau haut de 2 à 3 pieds, teuffu. Branches et rameaux grêles, dressés, subcylindriques , rougeûtres ; entrenœuds à peu près aussi longs que les feuilles ou quelquefois plus longs. Feuilles longues de 5 à 9 lignes, larges de ‘/, de ligne à 1 ‘/2 ligne, d’un vert foncé en dessus, d’un vert pâle en dessous : celles des ra- mules abortifs plus étroites et plus fortement révolutées aux bords. Panicules longues de 1 à 3 pouces, oblongues, multi- flores (la panicule qui termine le rameau principal est tres-dense et subthyrsiforme) : ramules sncipités, plus courts que la feuille ; cymules denses, 5-9-flores. Bractées conformes aux sépales. Sé- pales longs de r ‘/, ligne à 5 lignes, larges de ‘/, ligne, lancéolés- spathulés, ou lancéolés-linéaires, ou lancéolés, acuminés, mucronés, réfléchis après la floraison, Pétales longs d'environ 3 lignes, sur 2 lignes de large. Capsule longue de 2 lignes , oblongue-pyrami- dale, triédre, pointue. Graines minimes , ellipsoïdes , finement scrobiculées. Cetteespèce est commune dans les Carolines et dans la Géorgie. Secriox II. Sépales très-inégaux, non-conformes aux feuilles et beau- coup plus petits que celles-ci. Ovaire assez gros, ovale- ou oblong-conique , 3-gone, 5-sulqué, complètement ou in- complètement 5-loculaire. Styles ordinairement non-co- hérents, mais appliqués les uns contre les autres. Capsule complètement ou incomplètement 5-loculaire : placen- taires linéaires-lancéolés, avant la déhiscence adnés aux bords rentrants des valves, ou (lorsque la capsule est complètement 3-loculaire) soudés en axe central. — Feuilles amplexicaüles, ou sessiles, ou rétrécies en pé- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 4359 tiole , très-finement ponctuées : les caulinaires et les ra- méaires assez grandes; celles des ramules abortifs beau- coup plus petites. A. Tige ligneuse , irrégulièrement rameuse. Inflorescence ge- nérale de chaque rameau en panicule non-fastigiée, plus ou moins dense, composée de cymules axillaires et termi- nales, tantôt compactes , tantôt divariquées,. 5-15-flores ; cymes axillaires le plus souvent courtement pédonculées et débordées par les feuilles ; cyme terminale sessile. MyrIANDRA PROLIFÈRE. — Myriandra prolifica Spach, Mo- nogr. Hyper. ired. — Æypericum prolificum Linn. —Watson, Dendr. Brit. tab. 88. — Hypericum foliosum Jacq. Hort. Schœnbr. 3, tab. 209 (non Ait.) Rameaux biangulaires, dressés. Feuilles obtuses, mucronulées : les raméaires lancéolées-oblongues, rétrécies en pétiole court; les ramulaires lancéolées-linéaires, ou linéaires, ou linéaires-spathu- lées, révolutées aux bords. Sépales suboblongs, ou lancéolés, ou ovales-lancéolés, ou obovales, pointus, mucronés , plus courts que les pétales. Pétales obtus, un peu plus longs que les étamines. Styles un peu saillants, non-soudés. Capsule presque 2 fois plus longue que le calice. Arbuste touffu, haut de 2 à 3 pieds. Tige ligneuse, basse, atteignant la grosseur du doigt d’un homme. Rameaux touffus, frutescents, grêles, indivisés inférieurement et garnis, aux als- selles de presque toutes les feuilles , de ramules abortifs feuillus. (Très-rarement les aisselles de l’avant-derniere paire de feuilles produisent chacune un ramule feuillé pauciflore.) Feuilles finement ponctuées, luisantes et d’un vert gai en dessus, glauques en des- sous, sans autres nervures que la côte : les caulinaires iongues de 1 ‘7, pouce à 3 pouces, larges de 3 à 6 lignes ; celles des ramules abortifs comme fasciculées, longues de 3 à 8 lignes, assez sembla- bles aux feuilles du Romarin. Ramules florifères naissant aux ais- selles des 2 ou 3 dernières paires de feuilles, courts, roides , anci- pités, presque toujours aphylles. Bractées lancéolées ou lancéolées- spathulees. Panicule générale multiflore, longue de 2 à 4 pouces. 440 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Fleurs d’un jaune vif, larges de 8 à 10 lignes. Sépales étalés, 3-nervés. Capsule longue d’environ 5 lignes, brunätre, bide conique , pointue. Cette espèce, originaire des États-Unis, se cultive très-fréquem- ment comme arbuste d'agrément. Elle fleurit en juillet et août. Ses feuilles ont une odeur aromatique agréable. B. Tiges suffrutescentes ou ligneuses. Rameaux florifères in- divisés (rarement les aisselles des feuilles supérieures don- nent aussi naissance à des ramules floriféres). Inflorescence (de chaque rameau) cymeuse ou paniculée, terminale, pc- donculée, aphylle. — Sépales petits, réfléchis après la flo- raison, persistants jusqu'à la maturité. MYRIANDRA A FEUILLES SPATHULÉES. — Myriandra spathu- lata Spach, Monogr. Hyper. ined. — Hypericum me icum Leconte! manser. in Herb. Mus. Par. Tiges ligneuses; ramules técragones, bimarginés. Feuilles spa- thulées-oblongues , obtuses, mucronées, rétrécies en pétiole. Pa- nicules pédonculées, divariquées. Sépales lancéolés-spathulés ou oblongs-lancéolés, acuminés, 2 à 4 fois plus courts que la corolle. Étamines de moitié plus courtes que les pétales , presque aussi longues que le pistil. Arbrisseau s’élevant à environ 2 pieds. Branches grêles , cy- lindriques, dressées. Rameaux florifères très-grêles : entrenœuds de moitié environ plus courts que les feuilles. Feuilles longues de 9 à 18 lignes, larges de 2 à 3 lignes (celles des ramules abortifs beaucoup plus petites, sublancéolées), d’un vert foncé en dessus, légerement glauques en dessous. Panicules 5-15-flores ; pédoncule commun roide, anguleux, à peu près aussi long que la dernière paire de feuilles. Bractées petites, lancéolées-linéaires. Sépales longs de 1 Je à 2 lignes, larges de ‘75 à ‘JS de ligne. Pétales longs de 3 à 4 lignes. ( Le fruit nous est inconnu.) Cette espèce croît dans les provinces méridionales des États- Unis. MYnIANDRA À PANICULES APHYLLES. — WMyriandra nudiflora FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 441 Spach, Monogr. Hyper. ined. —Hypericum nudiflorum Michx. Flor. Amer. Bor. Tiges tétragones, diptères. Feuilles oblongues, ou oblonçues- lancéolées, ou ovales-oblongues, obtuses, submucronulées, sub - sessiles. Panicules divariquées. Bractées petites, linéaires-subu- Ices. Sépales persistants, linéaires, ou lancéolés, ou lancéolés- obovales, pointus, réfléchis après l’anthèse. Pétales 2 à 3 fois plus longs que les sépales, de moitié plus longs que les étamines. Pistil saillant. Tiges hautes d’environ 1 pied. Feuilles longues de r à 2 pouces, larges de 5 à 9 lignes, un peu glauques , ponctuées en dessous d’une multitude de vésicules noirâtres. Panicule multiflore, plus ou moins dense, large de 2 à 3 pouces. Sépales longs de 1 ‘/: ligne à 2 lignes, larges de ‘74 de ligne à 1 ligne. Pétales longs de 3 à 4 lignes. Pistil long de 3 lignes : style aussi long que l’o- vaire. Capsule ovale-oblongue , trigone, 3-sulquée , incomplète- ment 3-loculaire. Cette plante croît au bord des marais et des étangs, dans le midi des États-Unis. MyRIANDRA A FEUILLES DE LéDum. — Myriandra ledifolia Spach, Monogr. Hyper. ined. Tiges ligneuses. Rameaux floriferes indivisés, ancipités. Feuil- les lancéolées ou lancéolées-oblongues, subobtuses, apiculées, glauques en dessous. Panicules solitaires, pédonculées , lâches, sub-7-flores. Sépales lancéolés, ou lancéolés-spathulés, ou linéai- res-lancéolés, acuminés, mucronés, 2 fois plus courts que les pé- tales. Étamines presque aussi longues que la corolle, un peu plus longues que le pistil. Tiges irrégulièrement rameuses. Rameaux floriferes grêles, touffus , feuillus , longs de 3 à 6 pouces ; entrenœuds plus courts que les feuilles. Feuilles longues d'environ r pouce, sur 1 ‘7, ligne _à 2 lignes de large (celles des ramules abortifs petites, lancéo- lées-linéaires). Panicules 3-12-flores : pédoncule commun long d’environ 1 pouce, muni à sa première bifurcation de 2 bractées linéaires - lancéolécs. Bractées des bifurcations supérieures pe- 442 CLASSE DES GUTTIFÈRES. tites, sublinéaires. Sépales longs de 2 ‘7, à 8 ”, lignes, larges de ‘, ligne à 1 ‘7, de ligne. Pétales longs de 6 lignes, sur 3 lignes de large, d’un jaune tirant sur l’orange, obliquement cunéiformes, courtement, cuspidés d’un côté. Styles presque aussi longs que Voyaire. Ovaire 3-loculaire. Capsule inconnue. Gette espèce a été trouvée par M. Leconte dans le midi des États-Unis. C. Tiges ligneuses, subdichotomes : rameaux dichotomes au sommet. Fleurs dichotomeaires et terminales, solitaires, subsessiles , disposées en panicules feuillées terminales ou axillaires et terminales. — Sépales grands, dressés après la floraison, non-persistants jusqu’à la maturité. Point de ramules abortifs aux aisselles des feuilles. MyRIANDRA GLAUQUE.—/Wyriandra glauca Spach, Monogr. Hyper. ined.— Hypericum glaucum Michx.! Flor. Bor. Amer. Rameaux obscurément tétragones. Feuilles oblongues, ou ova- les-oblongues, ou ovales-elliptiques, ou ovales, très-obtuses, cor- diformes à la base, amplexicaules. Sépales ovales ou elliptiques, obtus, ou subacuminés, presque aussi longs que les pétales. Éta- mines un peu plus courtes que la corolle, débordées par les styles. Arbrisseau haut de v à 2 pieds. Tiges dressées, cylindriques. Rameaux effilés , feuillus, plus ou moins divariqués. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, larges de 3 à 6 lignes, très-coriaces, glauques. Sépales longs de 2 ‘/2 à 4 lignes, larges de 1 "7, ligne à 2 lignes. Styles à peu près aussi longs que l'ovaire. Capsule longue de 3 lignes, luisante, coriace, d’un brun de Chä- taigne. Graines très-menues , noirâtres, finement striées et ponc- tuées. Cette espèce habite la Floride. Genre BRATHYDIUM. — Brathydium Spach. Sépales 5, très-inégaux, foliacés, dressés après la floraison. Pétales non-persistants, subdolabriformes, cuspidés d’un côté. Etamies en nombre indéterminé : filets persistants, capillai- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 443 res, subfastigiés; anthères didymes, couronnées par une glandule transparente. Ovaire 5-gone, 1-loculaire. Styles 5, filiformes, allongés , droits , soudés inférieurement. Stig- mates minimes, tronqués. Capsule chartacée , 3-valve, 1-lo- culaire , polysperme ; placentaires lamelliformes, linéaires- lancéolés, intervalvaires. Graines ellipsoïdes, ou oblongues, scrobiculées, ou alvéolées. Tiges herbacées ou ligneuses. Feuilles opposées, subcon- _ nées par la base, le plus souvent coriaces , très-entières, 1- nervées, ponctuées (ainsi que le calice) de vésicules transpa- rentes. Inflorescence terminale, dichotome ou trichotome, aphylle, ordinairement en panicule plus ou moins divari- quée ; pédicelles anguleux, courts. Corolle jaune. Ce genre, propre à l'Amérique septentrionale, renferme les espèces suivantes : A. Ovaire plus long que les styles, ovoide de méme que la capsule, rétréci en col au sommet. — Bractées foliacées, presque aussi grandes que les sépales. Graines grosses, al- véolées. BRATHYDIUM À GRANDES FLEURS. — Brathydium grandiflo- rum Spach , Monogr. Hyper. ined. — Hypericum procumbens Michx.! Flor. Bor. Amer. — Hypericum dolabriforme Vent.! Hort. Gels. tab. 45 (floris, capsulæ et seminis analysi ex toto er- ronea !) Souche suffrutescente, procombante. Tiges dressées, tres-ra- meuses. Feuilles linéaires ou linéaires-oblongues, obtuses, un peu rétrécies à la base. Sépales lancéolés , ou oblongs-lancéolés, ou ovales-lancéolés, ou elliptiques, ou oblongs, pointus, ou acu- minés : les majeurs à peine plus courts que les pétales. Étamines 2 fois plus courtes que les pétales , presque aussi longues que le pistil. Capsule ovoïde, pointue, 3-sulquée. Tiges grêles, tétragones, limarginées, atteignant 1 pied de haut. Rameaux tantôt simples, tantôt munis de ramules axillaires la plupart stériles. Feuilles un peu coriaces, d’un vert fonce en 444 CLASSE DES GUTTIFÈRES. dessus, glauques en dessous : les caulinaires longues de 19 à 15 lignes, larges de 1 */2 ligne à 2 ‘/, lignes; les raméaires en- viron 2 fois plus petites. Panicules 5-15-flores ( quelquefois les rameaux inférieurs se terminent par une cymule 3-flore), pédon- culées, subfastigiées : ramifications anguleuses, ancipitées. Brac- iées oblongues-lancéolées, pointues. Sépales longs de 3 à 9 lignes, larges de */, ligne à 3 lignes. Pétales longs d'environ 5 lignes, d’un jaune tirant sur l’orange. Capsule longue d’environ 5 lignes, d’un brun de Châtaigne. Graines beaucoup plus grosses que celles de la plupart des Hypéricacées, longues de 1 ligne, noires, rugueuses transversalement, comme alvéolées. Cette plante, qui mérite d’être cultivée dans les parterres, croît sur les collines arides du Kertuckey. B. Ovaire aussi long que les styles ou plus long, ellipsoide, ou subglobuleux. — Bractées (à l'exception de la paire la plus inférieure) très-petites, sublinéaires. a) Ovaire presque 3 fois plus court que les styles, subglobuleux de même que la capsule. BrATHYDIUM À CAPSULE GLOBULEUSE. — Monogr. Hyper. ined. — Brathydium sphærocarpum Spach. Hypericum sphœrocar- pum Michx.! Flor. Bor. Amer. Tiges simples, herbacces. Feuilles oblongues, ou linéaires- oblongues, obtuses, mucronées. Sépales linéaires-lancéolés, ou oblongs-lancéolés , acérés, plus courts que les pétales. Étamines longuement débordées par les styles. Capsule globuleuse. Tiges subtétragones, bimargimées, grêles, dressées, hautes d'environ 1 pied, munies de ramules axillaires abortifs. Feuilles un peu coriaces, longues d’environ 18 lignes, sur 3 lignes de large (celles des ramules stériles beaucoup plus petites). Pani- cule sub-15-flore : rameaux ancipités. Bractées linéaires-lancéo- lées. Sépales longs de 2 à 3 lignes, larges de :/, à */, de ligne. Pétales longs de 4 lignes, sur 1 ‘/, ligne de large. (Les échan- tillons que nous avons vus sont dépourvus de fruits mürs.) FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 445 Cette espèce a été trouvée par Michaux au Kentuckey. Brarayprum CHAMÉNÉRION. — Brathydium Chamænerium Spach, Monogr. Hyper. ined.— Hypericum dolabriforme Steud. et Hochst. ! Herb. Moser. (non Vent.) Tiges ligneuses, rameuses. Feuilles linéaires ou linéaires-oh- longues, obtuses, mucronées. Bractées petites, linéaires-lancéo- lées. Sépales linéaires-lancéolés, ou oblongs-lancéolés, ou ovales- lancéolés , mncronés, plus courts que les pétales. Étamines lon- guement débordées par les styles. Capsule globuleuse. Sous-arbrisseau touffu. Branches très-rameuses. Rameaux orêles, indivisés , feuillus. Feuilles longues de 6 à 18 lignes, larges de 1 à 3 lignes, d’un vert foncé en dessus, légèrement glauques en dessous, presque coriaces, un peu rétrécies à la base. Panicules 5-30-flores, divariquées : rameaux ancipités. Sépales longs de 2 à 3 lignes, larges de ‘/s de ligne à 1 ligne. Pétales longs d’environ 5 lignes. ( Nous n’avons pas vü le fruit mür.) Gette espèce croît dans l’état de Ohio. b) Ovaire à peu près aussi long que les styles , ellipsoïde de méme que la capsule. BRATHYDIUM A FEUILLES DE Hyssope.— Brathydium hysso- pifolium Spach, Monogr. Hyper. ined.— Æypericum cistifolium Desrouss.! in Lamk. Encyel. Frutescent. Rameaux tétragones, diptères. Feuilles obtuses : les raméaires oblongues-lancéolées; les ramulaires oblongues-li- néaires. Panicules subtrichotomes, multiflores. Sépales obovales- oblongs, ou obovales, ou lancéolés-obovales, ou linéaires, obtus, du tiers plus courts que les pétales. Étamines un peu plus cour- tes que la corolle, à peu près aussi longues que le pistil. Styles soudés presque jusqu’au sommet. Tiges grêles, rameuses bimarginées. Rameaux floriferes longs de 4 à 9 pouces, grêles, indivisés, feuillus. Ramules axillaires ab- ortifs ou plus courts que les feuilles. Feuilles coriaces, persistan- tes, légèrement glauques en dessous : les raméaires longues de 5 4246 CLASSE DES GUTTIFERES. à 10 lignes , larges de 1 ‘}, ligne à 2 *,, lignes; celles des ramu- les axillaires longues de 1 ligne à 5 lignes, larges de‘/; de ligne à 1 ligne. Panicules 15-50o-flores, assez denses, corymbiformes, pé- donculées : pédoncule et ramifications ancipités ; pédicelles très- courts. Bractées de la première trifurcation foliacées, lancéolces- oblongues , subobtuses , longues d’environ 3 lignes, larges de 1 ligne. Bractéoles petites , linéaires-lancéolées. Sépales très-iné- gaux , 3-nervés, longs de 1 ‘/: ligne à 2 lignes, larges de ‘/: à "1, de ligne. Pétales longs de 2 ‘/: lignes, larges de 1°/, ligne. Capsule de moitié plus longue que le calice, mucronée par le Style. Graines ellipsoïdes, hrinatie finement rue Cette espèce croît dans le midi des États-Unis. Bharaypium pu CanApa. — Brathydium dress Spach, Monogr. Hyper. ined. Tige simple , herbacée , dressée , quadrangulaire. Feuilles ob- longues ou elliptiques-oblongues , très-obtuses, non-coriaces. Pa- nicule lâche, dichotome. Sépales lancéolés, ou lancéolés-oblongs, ou lancéoles-obovales, mucronés, presque aussi longs que les pé- tales. Étamines de moitié plus courtes que la corolle, débordées par le style. Tige haute de 6 à 12 pouces, très-grêle, ascendante à la base, munie aux aisselles des feuilles supérieures de petits ramules stériles ; entrenœuds plus courts que les feuilles. Feuilles cauli- naires longues de 4 à o lignes, larges de 1 */, ligne à 3 lignes (les inférieures plus petites que les supérieures), minces, d’un vert pâle en dessus, un peu glauques en dessous. Panicule longuement pédonculée, 7-15-flore : rameaux anguleux. Bractées lancéolées. Sépales longs de 1 ‘2 ligne à 5 lignes, larges de ‘/: de ligne à 1 ligne. Pétales longs d’environ 4 lignes. Cette espèce croit au Canada. Genre BRATHYS. — Brathys Mutis. # , un Q » ‘ 4 [ | Là Calice 5-parti : sépales inégaux ou presque égaux, dressés après la floraison. Pétales 5, dolabriformes, cuspidés, persis- E Sri 6 FAMILLE DES HYPÉPICACÉES. 247 tants, involutés après la floraison. Étamines trés-nombreu- ses (40-100), ou en nombre déterminé (9-50; par excep- tion 5), persistantes; anthères réniformes , didymes, cou- ronnées par une glandule subdiaphane. Ovaire 1-loculañ'e ; ovules bisériés sur chaque placentaire. Styles 3 (rarement 4-6), rectilignes, ou recourbés. Stigmates assez gros, peltés, capitellés. Capsule chartacée ou subcoriace, 1-loculaire , 3- valve (rarement4-6-valve), polysperme ; placentaires filifor- mes ou nerviformes, intervalvaires. Graines ellipsoïdes ou oblongues, finement striées et scrobiculées , ou chagrinées, minimes. Arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux, ou herbes soit vivaces, soit annuelles. Feuilles subsessiles , ou sessiles, ou amplexi- caules, ou connées, très-entières, quelquefois petites et pres- que imbriquées, souvent coriaces, ponctuées de vésicules subdiaphanes. Fleurs solitaires ( soit terminales, soit dicho- toméaires et terminales), ou eu cymes dichotomes , ou en panicules. Ce genre, auquel nousréunissonsle Sarothra gentianoïdes, renferme environ quarante espèces, toutes exotiques , et la plupart indigènes en Amérique; en voici les plus remarqua- bles : SECTION I. Arbrisseaux très-rameux : ramules feuillus ; souvent dicho- tomes. Feuilles très-rapprochées , ordinairement petites et très-étroites. Fleurs terminales ou dichotoméaires et terminales , solitaires, courtement pédonculées. Sépales presque égaux. Étamines le plus souvent très-nombreuses. a) Fleurs trigynes, polyandres. Bratays DE Murnis. — Brathys Mutisiana Kunth (sub Hy- perico) , in Humb. et Bonpl. Nov. Gen. et Spec. v.5, p. 155. — Hypericum mexicanum Linn. fil. (ex Kunth.) Feuilles subimbriquées, obovales-oblongues, arrondies au som- 5 448 CLASSE DES GUTTIFÈRES. met, flabellinervées, coriaces, visqueuses. Sépales oblongs, poin- tus. Rameaux subfasciculés, subtétragones. Feuilles longues de 8 à 9 lignes, larges de 4 à 4 1/, lignes. … Cette espèce croît aux environs de Santa-Fé de Bogota. Braruys DE Caracas. — Brathys caracasana Kunth (sub Hyperico), 1. c. p. 186. — Hypericum earacasanum Willd. Spec. Feuilles subimbriquées, ovales-oblongues, pointues, 1-nervées. Sépales lancéolés , pointus, 2 fois plus courts que les pétales, à peu près aussi longs que les étamines. Rameaux tétragones, subdichotomes, roussâtres, rugucux. Feuilles longues de 5 à 6 lignes, concolores, très-courtement pé- tiolées. Fleurs de la grandeur de celles du 1 Millepertuis commun. Cette espèce a été trouvée par MM. de Humboldt et Bonpland aux environs de Caracas. BraTays À FEUILLES DE Taym.— Braihys thymifolia Kunth, 1. c. p. 186 (sub Hyperico); tab. 455. Feuilles petites, oblongues , subobtuses, 1-nervées , corraces. Pédoncules dichotoméaires et terminaux. Sépales oblonges, pointus, plus courts que les pétales. Étamines plus courtes que la corolle. Rameaux dichotomes. Feuilles longues de 3 à 3 ‘/, lignes, lar- ges de 1 ‘/: de ligne. Fleurs de l: grandeur de celles du Hyperi- cum pulchrum. Capsule oblongue, 3-sulquée , plus grande que le calice. Graines minimes, chagrinées. | Geite espèce croit dans l’Amérique méridionale. Brarays Faux-Tauya. — Brathys thuyoides Kunth, L. c. p. 157 (sub Hyperico); tab. 456. Feuilles petites , subimbriquées, ovales, pointues, 1-nervées, corlaces. Fleurs terminales , subsessiles. Sépales elliptiques-ob- longs, pointus, 3 fois plus courts que les pétales. Étamines de | moitié plus courtes que la corolle, un peu dcbordées par les styles. Rameaux cylindriques, rugueux, roussâtres; ramules subdisti- à FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 4249 ques. Feuilles longues de r à 1 ‘/, ligne, très-courtement pétio- lées. Fleurs de la grandeur de cciles de l’Æypericum hirsutum. Cette espèce a été trouvée par MM. de Humboldt et Bonpland dans les andes de Quindiu, à 1,500 toises d’élevation. BraTuys À FEUILLES DE BRUYÈRE. — Brathys acerosa Kuntb, 1. c. p. 187 (sub Hyperico) ; tab. 457. Feuilles subimbriquées, petites , linéaires, pointues, subcoria- ces. Fleurs terminales. Sépales lancéolés-oblongs , pointus, 5 fois plus courts que les pétales. Étamines de moitié plus courtes que la corolle, un peu débordées par les styles. Rameaux cylindriques, rugneux, roussätres ; ramules rappro- chés, quadrangulaires. Feuilles longuesde 2à 2 '/, lignes, roides, canaliculées : les florales un peu plus longues , planes. Fleurs de la grandeur de celles du Millepertuis commun. Ccite espèce a été trouvée par MM. de Humboldt et Bonpland dans les Andes de Quito, à 1,800 toises d’élevation. BRATHYS A FEUILLES DE STRUTHIOLA, — Brathys struthiolæ- folia Spach. — Hypericum struthiolæfolium Juss. in Annales du Mus. 5, p. 160, tab. 16, fig. 2. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, subimbriquées, acé- récs, étroites, 1-nervées. Fleurs dichotoméaires et terminales, subsessiles. Sépales linéaires-lancéolés, pointus, de moitié plus courts que les pétales. Rameaux grêles, effilés, rugueux, dichotomes au sommet; ra- mules très-feuillus , plusieurs fois bifurqués. Feuilles longues de 3 à7 lignes, larges de :/4 de ligne à r ligne, rétrécies en court pétiole. Sépales longs de 3 lignes, sur ‘/; de ligne de large. Pé- tales longs de 4 lignes , larges de 2 :/, lignes. Styles filiformes, divergents, à peu près aussi longs que l’ovaire. Stigmates petits. Capsule ovale, 3-gone, chartacée, de moitié plus courte que le ca- lice. Graines très-petites, d’un brun fauve. , Cette espèce croît au Pérou. BraTays À FEUILLES DE MELÈzE. — Brathys {aricifolia Kunth, BOTANIQUE. PHAN. T» Y. 29 450 CLASSE DES GUTTIFÈRES. 1. c. p. 158 (sub Hyper iCO). — uE lancia Juss. in Annal.du Mus. 5, p. 160, tab. 16, fig. à Feuilles sessiles, étalées, petites, linéaires, pointues, 1-nervées, roides Fleurs terminales, solitaires, pédonculées. Sépales oblongs, acuminés, 3 fois plus courts que les pétales. * Arbrisseau très-touffu, ayant le port d’un Genévrier : rameaux épars, Lortueux ; ramules très-feuillus, rapproché Feuilles lon- gues de 2 ‘/, à 3 lignes, larges de / nas Fleurs de la grandeur de celles du Hypericum han Étamines un FAR débor- dées par lesstyles. Cette espèce a été observée par MM. de Humboldt et Bonpland aux environs de Quito, à 1,540 toises de hauteur. Au Pérou, on se sert de ses feuilles pour teindre les étoffes de laine en jaune de safran. b) Fleurs 4-6-gynes, 25-50-andres. Braruys Faux-GEenÉvrieR. — Brathys juniperina Mutis, ‘ex Kunth, in Humb. et Bonpl. L. c. p. 189. — Xypericum Braihys Smith, Ic. tab. 41. Feuilles sessiles, petites, linéaires, mucronées, canaliculées, 1- nervées. Fleurs terminales, solitaires, subsessiles. Sépales oblongs- lancéolés, acuminés, 2 fois plus courts que les pétales. Arbrisseaux très-rameux. Rameaux et ramules rapprochés, feuillus. Feuilles longues de 4 à 6 lignes, larges au plus de "/2li- gne. Fleurs de la rsideut de celles du Æypericum humifusum. Étamines plus courtes que les pétales, plus longues que le pistil. Capsule ellipsoïde. Cette espèce croît dans la Nouvelle-Grenade. Secrion IL. Tiges suffrutescentes. Feuilles coriaces, assez grandes, con- nées-perfoliées. Fleurs en cymes terminales dichotomes. Sépales inégaux. Étamines très-nombrenses. Styles 5-5. BraATnYs A FEUILLES CONNÉES. — Brathys connata Spach , FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 451 Monopr. Hyper: ined. — Hypericum connatum Desrouss. ! in Lamk. Encycel. —Saint-Hil., Juss. fil., et Cambess. Plant. Usuel- les des Brasil. tab. Gr. Tiges feuillues, peu rameuses. Feuilles ovales, ou ovales-el- liptiques, obtuses, ou subacuminées, marginées. Sépales oblongs- lancéolés ou lancéolés-rhomboïdaux , acuminés, mucronés, de moitié plus courts que les pétales, un peu plus longs que les étamines. Styles recourbés, un peu plus longs que l'ovaire. Cap- sule ovale-slobuleuse, chartacée, un peu plus courte que le calice. Sous-arbrissean glabre, hant de 1 à » pieds. Feuilles longues de 9 à 10 lignes, sur 6 à 7 lignes de large, un peu glauques en dessous. Cymes lâches , aphylles, solitaires, courtement pédon- culées ; pédicelles très-courts. Bractées lincaires-lancéolées , ca- rénées, un peu plus longues que les pédicelles. Sépales longs de 2 à 2 ‘/, lignes, larges de ‘/: ligne à x ligne. Pétales longs de 3 lignes, larges de 2 lignes au sommet. Graines petites, jaunâtres, finement strices et scrobiculées. « Gette espèce, dit M. Aug. de Saint-Hilaire, commune au » Brésil extratropical, dans les campos des provinces Cisplatine » et des Missions, s’étend au, nord jusque dans la province de » Saint-Paul. Ses feuilles exhalent, lorsqu'elles sont froissées, » une odeur forte, peu agréable, qui indique l’existence d’une » huile volatile, et des proprictés toniques qu’elle partage avee » les autres Millepertuis. Sa décoction est astringente. Elle est » employée avec succès contreles maux de gorge, et remplace » pour les habitants du Brésil méridional nos décoctions de Ros:s » rouges, d’écorce de Grenade, etc. » Secriox II. Tiges herbacées, 4-angulaires. Ramules florifères axillaires et terminaux, dichotomes, ou subdichotomes. Sépales iné- gaux. Étamines nombreuses (au moins 90). Styles 5. A. Tiges plus ou moins rameuses supérieurement. Rameaux dichotomes. Inflorescence (tantôt subierminale, taniôt axil- laire et terminale) en panicules très-läches, une ou plusieurs 459 CLASSE DES GUTTIFÈRES. fois bifurquées, divariquées, dibractéolées aux bifurcations: pédicelles les uns dichotomeaires, les auires en grappes al- terniflores ; bractées linéaires - subulees. (Les rameaux in- à férieurs des tiges produisent ordinairement une grappe pauciflore simple, ou une panicule composée de 2 grappes.) A} Brarays Faux-Lin. — Brathys linoides Spach, Monosgr. Hyper. ined. — Hypericum angulosum Michx.! Flor. Bor. Amer. # Tiges paniculées. Fucilles pointues ou courtement acuminées, ovales, ou ovales-elliptiques, ou elliptiques-oblongues, ou oblon- gues, ou oblongues-lancéolées, où lancéolées-oblongues : les infé- rieures amplexicaules. Sépales 3-ou 5-nervés , acuminés : les ex- térieurs lancéolés-oblongs, ou lancéclés-rhomboïdaux , plus longs que les étamines ; les intérieurs lancéolés. Pétales 2 fois plus longs que le calice. Styles très-saillants, 2 fois plus longs que l’ovaire. Herbe vivace, très-glabre, haute de 1 à 2 pieds. Rameaux ef- filés, feuillés, tres-grèles, dichotomes vers leur sommet. Feuilles longues de 3 à 8 lignes, larges de r à 4 lignes, finement ponctuées (ainsi que les tiges, les rameaux et les calices) de vésicules noires. Entrenœnds ordinairement plus longs que les feuilles. Rameaux des panicules atteignant jusqu’à 6 pouces de long. Fleurs très- écartées : la plupart latérales. Sépales longs de 2 à 3 lignes, larges de 1/2 ligne à 1/4 de ligne. Pétales longs de 4 à 5 lignes, d’un jaune orange, dolabriformes, courtement cuspidés d’un côté. Cette espèce croît dans le midi des États-Unis. Bratays Faux-Éryruréa. — Brathys Erythreæ Spach, Monosr. Hyper. ined. Tige dichotome au sommet. Ramules floriferes subterminaux, nus, non-fastioiés. Feuilles oblongues , ou oblongues-lancéolées , subobtuses, amplexicaules. Sépales 3-ou 5-nervés, acérés, 2 fois plus courts que les pétales : les extérieurs lancéolés ; les intérieurs lancéolés-linéaires. Étamines plus courtes que la corolle. Styles très-saillants, 2 fois plus longs que l’ovaire. Tige grêle, dressée, haute d’enyiron 2 pieds ; entrenœuds très- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 453 écartés, 2 à 4 fois plus courts que les feuilles. Feuilles Jongues de 6 à 12 lignes, larges de à 3 lignes. Panicule générale terminale, multiflore, très-lâche, lorgue d'environ 5 pouces. Pédicelles la plupart dichotoméaires et terminaux. Bractées linéaires ou linéai- res-lancéolées , très-étroites , longues d’environ 2 lignes. Sépales longs de 2 lignes, larges de :f, de ligne à */: ligne. Cette plante, dont nous n’avons vu qu’un seul échantillon, a été trouvée par M. Leconte dans le midi des États-Unis; quoique très-voisine de l’espèce précédente, elle paraît en différer par ses tiges non-paniculées , ainsi que par la forme de ses feuilles et de ses sépales. BnarTuys LANGÉOLE. — Brathys lanceolata Spach, Monozr. Hyper. ined. Feuilles lancéolées, acuminées, amplexicaules. Ramules flo- : rifcres axillaires et terminaux. Sépales 3-ou 5-nervés, acérés, 2 fois plus courts que les pétales : les extérieurs lancéolés-rhom- boïdaux, un peu plus longs que les étamines ; les intérieurs lan- céolés. Styles très-saillants, 3 fois plus longs que l'ovaire. Feuilles longues d'environ 1 pouce, sur 2 à 2 ‘/2lignes de large, d’un vert glauque en dessous. Ramules axiilaires nus, plus longs que les feuilles, incomplètement dichotomes au srmmet, pauci- flores. Panicule terminale multiflore, assez régulièrement dicho- tome. Bractées linéaires-lanccolées, étroites, longues de 2 lignes. Sénales longs de 2 à 2 ‘/. lignes, larges de :f, de ligne à '/: ligne. Pétales longs de 4 lignes, larges de 2 lignes, d’un jaune orange. Cette espèce, dont nous n'avons vu qu’un seul échantillon, croît dans les mêmes contrées que les deux précédentes. B. Tiges très-simples, ou produisant seulement vers leur som- me quelques ramules indivisés, très-courts à l’époque de la floraison. Inflorescence terminale en panicule dichotome ou subdichotome , assez dense ; inflorescence des ramules axillaires tantôt en panicule dichotome pauciflore , tantôt en grappe alterniflore. BRATHYS COTONNEUX. — Brathys tomentosa Spach, Monogr. 45% __ CLASSE DES, GUTITIFÈRES. Hyper. ined. — Hypericum simplex Michx. Flor. Bor. Amer. — Hypericum pilosum Michx.! Herbar. | Tiges effilées, subtétragones , cetonneuses. Feuilles ovales- lanccolées , ou cblongues-lancéolées, pointues, sessiles, plus où moins cotonneuses aux 2 faces : les inférieures subampléxicaules. Sépales lancéolés, ou lancéolés-oblongs, ou lancéolés-obovales , pointus, ciliolés. Étamines plus courtes que la corolle. Pistil presque 2 fois plus long que les étamines : styles un peu plus longs que l'ovaire. ; Tiges hautes de 1 à 2 pieds ; roïdes, grêles, couvertes (ainsi que les feuilles) d’un duvet crépu plus ou moins épais, ordinaire- ment roussâtre ; entrenœuds presque aussi longs que les feuilles, owmême un peu plus longs. Feuilles longues de 4 à 6 lignes, sur 1 */, ligne à 2 lignes de large (celles des ramules floriferes axil: ” laires beaucoup plus petites), sans autres nervures apparentes que la côte, laquelle est proéminente en dessous. Bractces petites, linéaires-lancéolces, cilio'ées. Sépales longs de r ligne à 2 lignes, larges de '/, de ligne à 1 ligne, 5-ou 5-nervés, carénés en dessous! à la base. Pétales longs d'environ 3 lignes, de couleur orange, dolabriformes, courtement cuspidés d’un côté. Capsule ovale, à peu près aussi longue que le calice. Graines très-petites, ellip- soïdes, apiculées aux 2 bouts, d’un brun roux , striées longitu- dinalement et très-finement réticulées. Cette espèce croît dans le midi des États-Unis: Secrion IV. ( SAROTHRA Linn. }) Sépales presque égaux. Étamines 5-9 (nombre variable sur les mêmes individus; le plus souvent 9). Styles 3. Herbe annuelle , nnicaule, irès-rameuse : rameaux opposés, paniculés; articulés, añguleux : entrenœuds beaucoup plus courts que les feuilles. Feuilles minimes , très-entières, squämiformes, subconnées par la base, non-ponctuées. Pédoncules latéraux et terminaux , très-courts, 1-florés, solitaires. Fleurs très-petites. Sépales munis d’une ban- delette peu apparente de chaque côté de la nervure mé- FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 455 diane. Corolle rougeâtre. Capsule chartacée, légèrement striée, conique, prismatique, 5-gone. Graines minimes, ellipsoïdes, obtuses aux 2 bouts, finement striées, subréti- culées. Brarays Fausse-GenriaNe. — Brathys gentianoides Spach, Monosr. Hyper. med. — Sarothra gentianoides Linn.— Hype- ricum Sarothræ Michx. ! Flor. Bor. Amer. Plante haute de 6 à 12 pouces, très-glabre, ordinairement ra- meuse dès la base, ayant le port de l’Erythrea spicata. Tige et rameaux dressés, effilés, très-grêles. Feuiiles tres-étroites, longues au plus de r ligne. Fleurs alternes, en grappes très-lâches. Brac- tées opposées, semblables aux feuilles mais plus petites. Sépales linéaires-jancéolés , pointus, 3-nervés , non-ponctués, longs de 1 ligne. Pétales a dance oblongs. Dons de moitié plus courtes que le calice. Styles courts, fihiformes-spathulés, recti- lignes , dressés. Anthères non-glanduleuses. Capsule rougeitre , 2 fois plus longue que le calice. Cette espèce croit dans le midi des Étais-Unis. Secrion V. ASCYRINÉES. — A4scyrineæ Spach. Calice à #sépales très-entiers, très-inégaux, opposés en croix : les 2 extérieurs (l’un supérieur, l’autre inférieur) valvaires en éstivation et après la floraison, beaucoup plus grands que les 2 intérieurs (latéraux) (D). Pétales 4, non-persis- tants, inéquilatéraux , oi ne Étamines en Sofobré indé- terminé, persistantes, à peine monadelphes par la base. Ovaire 1-loculaire, 9-4-style; placentaires suturaux, en même nombre que les styles; ovules horizontaux, bisériés sur chaque placentaire. Capsule 1-oculaire, 2-4-valve, (4) M. Ghoisy se trompe très-fort en avançant (au sujet du caractère du genre Ascyrum), que les 2 sépales intérieurs sont plus grands que les ex- tériéurs. 456 CLASSE DES GUTTIFERES. polysperme; placentaires filiformes ou lamelliformes, intervalvaires, persistants après la déhiscence de même _ que les valves. Graines minimes, apiculées aux 2 bouts, finement scrobiculées. "1 Sous-arbrisseaux, ou arbrisseaux, ou herbes. Rameaux et ra- . mules ancipités, anguleux, articulés. Feuilles très-entiè- res, sessiles, accompagnées de chaque côté de leur base d’une glandule subglobuleuse ou dentiforme , ponctuées (de même que les sépales ) de vésicules transparantes. Pé- doncules solitaires ou ternés, 1-flores , dibractéolés. Cap- sule striée de bandelettes très-fines et très-nombreuses. Genre ASCYRUM. — Ascyrum Linn. Sépales 4 : les 2 extérieurs dressés et connivents après la floraison, finement 5- ou 5-nervés, ordinairement cordifor- mes à la base; les 2 intérieurs très-étroits, ou squamiformes, un peu no Pétales 4, obliquement acuminés. Éta- mines 9-10 : anthères minimes, réniformes, didymes. Styles 2-4, très-courts, subulés, ou filiformes, connivents, ou re- courbés. Stigmates minimes, tronqués. Capsule obiongue,. ouellipsoïde, ou ovale-conique, couverte par le calice, fine- ment striée, 1-loculaire, polysperme, bivalve, un peu com- primée, ou soit 3- soit 4-valve et 5- ou 4-sulquée ; placen- taires filiformes ou lamelliformes. Graines trés-menues, ob- longues. Sous-arbrisseaux ou arbrisseaux. Rameaux feuillus, sou- vent munis de ramules axillaires abortifs. Feuilles coriaces, persistantes, souvent amplexicaules. Fleurs dichotoméaires et terminales, ou axillaires et terminales, solitaires, ou en cyme, ou en panicule. Pédoncules courts, ou plus ou moins allongés, roides et dressés, ou rarement filiformes et rabattus après la floraison, tétraédres; bractéoles minimes, subulées, presque étalées. Sépales et pétales disposés en croix renver- sée. Corolle et étamines jaunes. Ce genre, propre aux régions chaudes ou tempérées de V’Amérique septentrionale, renferme les espèces suivantes : FAMILLE DES HYPÉRICACÉES, 457 Seoriox I. Sépales intérieurs à peu près aussi longs que les extérieurs, mais beaucoup plus étroits. Etamines très-nombreuses (60- 100). Styles 2-4, subulés, un peu recourbés , soudés par la base.— Feuilles assez grandes, munies d’un léger rebord cartilagineux, non-rétrécies à la base. Tige à angles plus ou moins marginés. Pédoncules dressés, roides, dibractéolés peu au-dessous du sommet. ASGYRUM A FEUILLES AMPLEXICAULES, — Æscyrum amplexi- caule Michx.! Flor. Bor. Amer. Feuilles ovales, ou ovales-elliptiques, ou ovales-oblongues, subacuminées, ondulées, cordiformes à la base, amplexicaules. Pédoncules 3 à 4 fois plus longs que le calice. Sépales intérieurs oblongs ou lancéolés-oblongs, un peu plus longs que les extérieurs. Étamines presque 2 fois plus courtes que la corolle. Styles de moitié plus courts que l’ovaire. Arbrisseau haut d'environ 2 pieds. Rameaux effilés, feuillus, subdichotomes au sommet. Feuilles longues de 3 à 6 lignes, larges de 1 ‘/, ligne à 3 lignes, ordinairement plus longues que les entrenœuds, d’un vert pâle. Panicules lâches, 5-12-flores, quelquefois subfastigiées. Ramules axillaires et terminaux, plus longs que les feuilles, munis d’une seule paire de feuilles. Pédon- culestrès-grêles, longs de 4 à 8 lignes. Sépales extérieurs longs de 3 à 4 lignes, larges de2 à 3 lignes, ovales-orbiculaires, ou ovales- elliptiques, subobtus, ondulés, cordiformes à la base; sépales intérieurs longs de 4 à 4 ‘/2 lignes , larges de 1 ligne ou un peu plus, obtus, ou pointus. Pétales un peu plus longs que le calice. Capsule un peu plus courte que le calice. Cette espèce croît dans la Floride. ASGYRUM ROIDE.— Ascyrum stans Michx.! Flor. Bor. Amer. Feuilles oblongues , ou elliptiques-oblongues, ou elliptiques, obtuses, subapiculées, sessiles, ou amplexicaules. Pédoncules or- dinairement plus courts que le calice. Sépales intérieurs linéaires- 4538 CLASSE DES GUXTIFÈRES. lancéolés ou lancéolés, pointus, plus courts que les extérieurs. Étamines 2 à 3 fois plus courtes que la corolle. Styles. beaucoup . plus couris que l’ovaire. Arbrisseau haut de 1 pied à 3 pieds. Tiges grêles, dressées, roides, rameuses presque dès leur base, ou simples inférieurement et dichotomes au sommet, subcylindriques , bimarginées par la décurrence des feuilles. Rameaux tantôt une ou plusieurs fois bi- furqués au sommet, tantôt simples, tantôt ramulifères aux aissel- les de presque toutes les feuilles. Feuilles longues de 6 à 18 li- gnes, larges de 2 à 6 lignes, quelquefois un peu ondulées, arron- dies à la base et sessiles, ou échancrées et plns où moins amplexi- caules. Pédoncules longs de 2 à 6 lignes. Sépales extérieurs longs de 5 à 8 lignes , larges de 4 à 6 lignes, ovales-elliptiques ; ou ovales-orbiculaires, courtement acuminés, quelquefois ondulés , subcordiformes ou arrondis à la base; sépales imtérieurs longs de 3 à 6 lignes, larges de ‘/, ligne à 1 ligne. Pétales longs de 5 à 8 lignes, larges de 3 à 5 lignes (tantôt un peu plus longs que le ca: lice, tontôt un peu plus courts). Pistil à peu près aussi long que les étanines. Capsule ovale, brunâtre , presque aussi longue que le calice ; placentaires linéaires-lancéolés, pointus, larges de ‘/; de ligne. Graines noirâtres, de la grosseur d’un grain de Pavot. Gette espèce croît is le midi des États-Unis. SEcTion II. Sépales intérieurs minimes , squamiformes, Étamines 9-40 (le plus souvent environ 20). Styles 2 ou rarement 3, très- courts , dressés , linéaires, comprimés.—Feuilles petites, non-cartilagineuses aux bords, rétrécies à la base. Tiges adultes cylindriques. Pédoncules roides, dressés, dibrac- téolés peu au-dessous du sommet. A. Tiges hgneuses, dressées. a) Tiges etrameaux régulièrement dichotomes. Ramules florifères tous terminaux, presque toujours À- flores. Ascyrum Faux-Mipreperruis. — Ascyrum hypericoides Linn. —- Plum. Amer. ed. Burm. +, tab. 15, fig. r. FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 459 Feuilles oblongues-linéaires où spathulées-linéaires , obtuses. Fleurs 20-30-andres, digynes: Sépales extérieurs elliptiques , subacuminés ; sépales intérieurs oblongs - lancéolés , pointns, presque aussi longs que l'ovaire. Arbrisseau haut d'environ 1 pied. Tige nue et indivisée dans sa moitié inférieure, dressée, de la grosseur d’un tuyau de plume de corbeau. Rameaux plusieurs fois bifurqués, plus ou moins diva- riqués, feuillus, dépourvus de ramules stériles : bifurcations ter- mivales, très-grèles , floriferes. Feuilles longues de 2 à 5 lignes, larges de ‘/, de ligne à r ligne. Bractées linéaires-subulées , lon- gues de 1 ligne. Sépales extérieurs trinervés, longs de 4 à 5 li- gnes , larges de © ‘/ lignes ; sépales intérieurs longs de 1 ligne, larges de 1/, de ligne. Étamines presque auss: longues que le pis- til, 3 fois plus courtes que le calice. Capsule oblongue, pointue, un peu comprimée, presque aussi longue que le calice. Cette espèce croit à Samt-Domingue ; elle est très-différente de toutes les espèces des États-Unis, avec plusieurs desquelles on à coutume de la confondre. b) Tiges et rameaux non-dichotomes ou dichotomes seulement au som- met. Ramules florifères axillaires et terminaux , À-3- flores. ASGYRUM A FEUILLES DE Lin. — Æscyrum linifolium Spach, Monogr. Hyper. ined. Tiges très-rameuses. Feuilles linéaires ou spathulées-linéaires , obtuses. Sépales extérieurs ovales, pointus ; sépales intérieurs mi- nimes, linéaires-subulés. Fleurs 12-20-andres, 2-gynes. Pétales ol “huéaires, subfalciformes, presque aussi longs que le ca- lice, un peu plus longs que les étamines. A iscule touffu, haut de 6 à 12 pouces. Tiges grèles, dressées, très-rameuses. Rameaux très-grêles , dressés, ou ascendants ; en- trenœuds plus courts que les feuilles. Feuilles d’un vert un peu glauque, révolutées à l’état sec : les raméaires longues de 4 à6 lignes, larges de ‘/, ligne à 1 ligne; les ramulaires longues de 2 à 3 lignes, larges de ‘/; de ligne à ‘/, ligne. Bractéoles subu- lées, longues de ‘/. ligne. Sépales extérieurs 3-nervés, longs de 460 CLASSE DES GUTTIFÈERES. 3 à 4 lignes, larges de 1 ©), de ligne à 2 lignes ; sépales intérieurs tout-à-fait conformes aux bractéoles. Pétales longs de 3 lignes, larges de 1/2 ligne à ‘/4 de ligne. Pistil un peu plus long que les élamines. Gette espèce a été découverte en Louisiane par Drummond. Ascyrum DE Micuaux. — Æscyrum Michauxi Spach, Mo- nogr. Hyper. ined.— 4scyrum multicaule var. Herb. Michx.! Feuilles obtuses : les caulinaires ou raméaires oblongues-li- néaires; les ramulaires linéaires. Fleurs digynes, sub-20-andres. Sépales extérieurs ovales ou ovales-elliptiques , pointus; sépales intérieurs minimes, elliptiques, obtus. Tiges (ou rameaux) grêles, effilées, rougeätres , longues d’en- viron 1 pied, feuillées et ramiferes dans toute leur longueur, bi- furquées au sommet; enirenœuds à peu près aussi longs que les feuilles. Ramules presque filiformes, feuillus : les inférieurs abor- tifs ou plus courts que les feuilles, stériles; les supérieurs floriféres, 2 à 5 fois plus longs que les feuilles. Feuilles caulinaires ou ra- méaires longues de 4 à 7 lignes, larges de :/, ligne à x ‘/: ligne ; feuilles ramulaires longues de 2 à 4 lignes , larges au plus de !/, ligne. Pédoncules longs de 1 à 2 lignes : ceux des ramules infé- rieurs 1-flores ; ceux des ramules terminaux 2- où 3-flores, en cyme. Bractées subulées, longues d’environ 1 ligne. Sépales exté- rieurs longs de 3 lignes, larges de 2 à 2 ‘/à lignes ; sépales intc- rieurs à peine longs de ‘/- ligne, presque imperceptibles à l'œil nu. Pétales..…. Capsule ellipsoïde ou oblongue, un peu compri- mée, obtuse, biapiculce par les styles, brunâtre , à peu près aussi longue que le calice. Graines noirâtres, de la grosseur d’un grain de Pavot. j Cette espèce croît anx États-Unis. ASCYRUM A FEUILLES DE HÉLIANTHÈME. — Ascyrum helian- themifolium Spach, Monogr. Hyper. ined. — Ascyrum Crux- Andreæ Linn.? — Ascyrum Crux-Andreæ var. Torrey.! Rameaux indivisés, opposés. Feuilles obtuses : les caulinaires et raméaires Jancéolées-oblongues ou lancéolées ; les ramulaires FAMILLE DES HYPÉRICACÉES. 461 sublinéaires ou lancéolces-lircaires. Fleurs sub-20-andres, 2- gynes. Sépales pointus : les extérieurs elliptiqües ou ovales- elliptiques; les intérieurs ovales ou ovales-lancéolés, 2 fois plus courts que l’ovaire. Pétales lancéolés-obovales , 2 fois plus longs que les étamines. Arbuscule multicaule, haut d'environ 1 pied. Tiges de la gros- seur d’un tuyau de plume de corbeau , rameuses presque dès la base ; entrenœuds à peu près aussi longs que les feuilles. Ra- meaux ascendants ou plus ou moins ouverts, feuillus, grêles : les inférieurs beaucoup plus longs que les entrenœuds de la tige, gar- nis dans toute leur longueur de ramules axillaires ; les supérieurs ordinairement courts, non-ramulifères aux aisselles , tantôt indi- visés et 1-flores au sommet, tantôt bifurqués aû sommet en ra- mules 1- ou très-rarement 3-flores. Feuilles assez semblables à celles du Helianthemum vulgare, un peu glauques en dessous : les caulipaires longues d'environ ro lignes, sur 1 ‘/2 ligne à 2 li- gnes de large ; les raméaires longues de 5 à 6 lignes, sur 1 ligne à 1 ‘/, de ligne de large ; celles des ramules stériles longues de 1 !}, ligne à 3 lignes, larges de ‘/; de ligne à 1 ligne, le plus sou- vent comme fasciculées ; celles des ramules florifères longues d’en- viron 3 lignes , sur ‘/> ligne à à ligne de large, Pédoncules longs de 1 à2 lignes, solitaires, ou très-rarement ternés. Bractéoles su- bulées. Sépales extérieurs longs de 3 ?/, à 4 ‘/4 lignes, larges de 2 ‘], à 3 /, lignes; sépales intérieurs longs de 1 ligne, larges de ‘ de ligne. Pétales longs de 4 à 4 ‘/: lignes, larges de 1 ligne à 1/1 ligne. Étamines à peu près aussi longues que le pistil. Capsule inconnue. Cette espèce croît dans la Louisiane. ASCYRUM A FEUILLES OBLONGUES.— 4scyrum oblongifolium Spach, Monogr. Hyper. ined. — Æscyrum multicaule Michx. Flor. Bor. Amer. (ex parte). — Æscyrum Crux-Andreæ var. Torrey ! Rameaux opposés. Feuilles obtuses : les caulinaires et raméai- res oblongues ou lancéolées-oblongues; les ramulaires linéaires- oblongues ou linéaires-spathulées. Fleurs 30-40-andres, 2-gynes. 462 CLASSE DFS GUTTIFÈRES. Sépales obtus : les extérieurs ovales ou ovales-elliptiques ; les in- térieurs ovales-lancéolés ou oblongs-lancéolés, 2 à 3 fois plus courts que l’ovaire. Pétales oblongs-dolabriformes , 2 fois plus longs que les étamines. f Plante très-semblable à l’espèce précédente par le port, mais plus grande dans toutes ses parties. Rameaux inférieurs munis de ramules floriferes à presque toutes les aisselles. Rameaux supé- rieurs 3-flores au sommet et indivisés, ou divisés seulement en 3 ramules terminaux 1- ou 2-flores. Feuilles en général 2 fois plus grandes que celles de l’espèce précédente. Ramules florifères tantôt plus longs que les feuilles raméaires, tautôt plus courts. Pé- doncules longs de 4 à 4 ‘/2 lignes, larges de 3 lignes. Sépales in- térieurs longs de 1 ligne. Pétales longs de 5 lignes, larges de 2 lignes. Pistil un peu plus court que les étamines. B. Tiges diffuses ou procumbantes , suffrutescentes. ASCYRUM A FEUILLES SPATHULEES. — Ascyrum spathulatum Spach, Monogr. Hyper. ined.— Æscyrum nt var. Herb. Michx.! — Ascyrum multicaule Torrey. ! Tiges très-grèles , irrégulièrement rameuses. Feuilles spathu- lées-oblongues , ou spathulées-obovales, ou ohovales-oblongues, très-obtuses. Sépales obtus : les extérieurs elliptiques-oblongs, ou elliptiques ; les intérieurs ovales-lancéolés ou ovales-oblongs, minimes. Pétales lancéolés-linéaires, 5 fois plus longs que les éta- mines. Fleurs 2-gynes, 10-20-andres. Tiges longues de 4 à 12 pouces. Rameaux dressés, où ascen- dants, ou diffus, indivisés, ou quelquefois trifurqués au sommet, feuillus, le plus souvent ramuliferes à toutes les aisselles. Fewl- les longues de 6 à 9 lignes, larges de 1 ligne à 3 lignes (celles des ramules floriferes ou abortifs bez aucoup plus petites). Ramules flo- rifères subterminaux où axillaires et terminaux, ordinairement plus courts que les feuilles raméaires, 1-flores, ou très-rarement 3-flores. Pédoncules longs d'environ à ligne. Bractéoles très-pe- utes, linéaires-subulées. Sépales extérieurs longs de 3 à 4 lignes, larges de 1 à 2 lignes; sépales intérieurs à peine Pi de ‘#2 . FAMILTÆ DES HYPÉRICACÉES,. 465 Pétales longs de 3 à 4 lignes , larges de ‘/, ligne à {, de ligne. Capsule oblongue, obtuse, un peu comprimée, brunâtre, longue de 3 lignes. * Cette espèce croît aux États-Unis. Secriorn III. Sépales intérieurs (quelquefois nuls) minimes, squamiformes. Étamines 9-24. Styles 2, dressés.—Tiges suffratescentes. Rameaux dichotomes. Feuilles petites, très-rapprochées. Pédoncules dichotoméaires et terminaux, solitaires, grêles, dibractéolés peu au-dessus de la base et rabattus après la floraison. AscyYrUM NAIN. — Æscyrum pumilum Michx.! Flor. Bor. Amer. Tige tres-courte, ou procombante et longue de 4 à ro pouces, ligneuse. Rameaux dressés ou étalés, grêles, rougeâtres, frutes- cents, longs de 1 à 4 pouces, plusieurs fois bifurqués vers leur sommet ; ramules feuillus, presque filiformes, divariqués. Feuil- les (assez semblables de forme et de grandeur à celles du Æype- ricum humifusum) longues de 1 à 3 lignes, larges de ‘{, ligne, persistantes, elliptiques, ou oblongues, ou spathulées-oblongues, ou obovales-oblongues, ou obovales, plus ou moins échancrées à la base, arrondies an sommet, ou quelquefois subacuminées. Pé- doncules longs de 2 à 5 lignes, filiformes , ancipités. Bractéoles minimes, subulées. Sépales extérieurs longs de 2 à 3 lignes, sur 2 lignes de large, orbiculaires, ou ovales-orbiculaires, ou ovales- elliptiques, cunéiformes ou subcordiformes à la base, décurrents, adnés au pédoncule par leur base, finement palmatinervés; sépa- les intérieurs tantôt nuls, tantôt minimes et subulés. Pétales ob- ovales ou oblongs-obovaies, pointus, un peu plus longs que le ca- lice. Étamines de moitié plus courtes que la corolle. Pistil à peu près aussi long que les étamines : styles un peu plus courts que l'ovaire. Capsule large de 1 ligne ou un peu plus, presque aussi 464 CLASSE DES GUTTIFÈRES. longue que le calice et recouverte par celui-ci, obtuse, apiculé par les styles. Graines longues de ‘/: de ligne, noiratres. Cette plante croît dans le midi des États-Unis. A en juger par la description, lÆscyrum pumilum d’Elliot paraît en différer par des feuilles très-étroites ( « linéaires-elliptiques » ), ainsi que par des pédoncules de près de 1 pouce de long, QUATRE-VINGT-UNIÈME FAMILLE. LES FRANKÉNIACÉES. — FRANKE- NIACEÆ. ( Frankeniaceæ Aug. Saint-Hil. Mém. sur le placentaire central , p. 39. — De Cand. Prodr. I, p. 549. — Bartl. Ord. Nat., p. 249.) Les Frankéniacées n’offrent en général qu’un intérêt purement scientifique. On en connaît une trentaine d'espèces, la plupart exotiques. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Arbrisseaux ou sous-arbrisseaux très-rameux, ou her- bes.Tiges et rameaux noueux avec articulation, cylindri- ques. F'exilles opposées ( souvent comme fasciculées ou verticillées par l’avortement des ramules) ou alternes, simples, très-entières, ou dentées, non-ponctuées, très- souvent révolutées aux bords, stipulées, ou uon-stipu- lées. Fleurs hermaphrodites, régulières, dichotoméaires et terminales, ou subterminales, ou axillaires et ter- minales , pédonculées, ou subsessiles, Calice inadhérent, persistant, ou rarement caduc, 5-parti, ou 5-fide : segments égaux, imbriqués en préflo- raison. Disque inapparent,. Pétales en mème nombre que les segments calicinaux, interpositifs, hypogynes, souvent longuement ongui- culés, imbriqués et contournés en préfloraison. BOTANIQUE. PHAN. T. Y. 50 466 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Étamines en nombre déterminé ( 5-10, souvent en partie stériles ), ou en nombre indéterminé, hypogy- nes. Filets planes , rectilignes en préfloraison. Anthè- res incombantes, extrorses en estivation, suborbicu- laires, ou linéaires, à 2 bourses déhiscentes longitudi- nalement ou par des pores apicilaires. Pistil: Ovaire 1-loculaire; placentaires 2-4 (le plus souvent 3), suturaux, mulliovulés. Style 2-4-fide, ou indivisé. | Péricarpe capsulaire, 1-loculaire, 2-4-(leplus:souvent 3-) valve ; placentaires nerviformes, adnés aux bords infléchis des valves. Graines petites, en nombre imdéfini, périspermées. Embryon rectiligne, axile : radicule appointante ; co- tylédons planes, elliptiques, foliacés en germination. La famille ne renferme que les genres suivants : Frankenia Linn. (Nothria Berg.) — Peutsonia Roxb. — Lancretia Delile. — Luxemburgia Aug. Saint-Hil. (Plectanthera Mart.) Genre LUXEMBURGIA. — Zuxemburgia Aug. Saint-Hil. Sépales 5, inégaux, caducs. Pétales 5, presque égaux. Eta- mines en nombre indéfini, ou moins souvent en nombre dé- fini. Anthères conniventes, subsessiles, liuéaires-tétragones, s’ouvrant par 2 pores apicilaires. Ovaire 1-loculaire, ou in- complètement 3-loculaire. Style pyramidal, subulé. Stig- mate simple ou 5-parti. Capsule 1 -loculaire, polysperme, 5- valve. Graines oblongues , ailées supérieurement, attachées aux bords plus ou moins rentrants des valves. Arbrisseaux glabres. Feuilles alternes, pennincrvées, den- tées, mucronées, coriaces. Stipules caduques ou persistantes. Fleurs grandes, jaunes, terminales, disposées en grappe où FAMILLE DES FRANKÉNIACÉES. 467 en corvmbe. Pédoncules articulés et dibractéolés au-dessus de leur base. Ce genre, propre aux régions élevées da Brésil méridio- nal, renferme cinq espèces, toutes remarquables par la beauté de leurs fleurs. LuxEMBURGIA ÉLÉGANT. — Luxemburgia speciosa Aug. Saint-Hil. Plant. Rem. du Brés. p. 333 ; tab. 20. Feuilles subsessiles , cunéiformes-oblongues , obtuses. Stipules fimbriées. Grappes multiflores. Étamines en nombre indéfini. Arbrisseau haut de 3 à 4 picds, avant le port d’un Rhodo- dendron. Feuilles longues de 12 à :8 lignes, sur 6 à 8 lignes de large, subimbriquées. Fleurs larges de 16 lignes. Capsule stipitée, ovoïde, pointue, triédre, noirâtre, longue d’environ 8 Lignes. ette espèce a été observée par M. Aug. de Saint-Hilaire dans la province des Mines, à 3700 pieds d’elevation. Luxemsurera À conymnes. — Luxemburgia corymbosa Aug. Saint-Hil. 1. c. p. 334 ; tab. 30. Feuilles lancéolées-oblongues , pointues, sessiles : dentelures oncinées. Stipules ciliées. Corymbes pauciflures. Étamines en nombre indéfini. k Sous-arbrisseau haut de 5 à 6 pieds. Feuilles subimbriquées , longues de 12 à 30 lignes. Fleurs larges d'environ 18 lignes. M. Aug. de Saint - Hilaire a observé cette espèce dans la Serra de Caraca, à environ 6,000 pieds au-dessus du niveau de la mer. LUXEMBURGIA MULTIFLORE. — Luxemburgia octandra Aug. Saint-Hil. L. c. — Plectanthera floribunda Mart. et Zuccar. Plant. Brasil. 1 , tab. 26. Feuilles subsessiles, cunéiformes -oblongues, obtuses : dente- lures oncinées. Fleurs 5-15-andres, en grappes lâches. Sépales ciliés, 468 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Arbrisseau haut de 4 à G pieds. Rameaux feuillés, subfasti- giés. Feuilles longues de 18 à 24 lignes, larges de 4 à 6 lignes. Fleurs petites, nombreuses. Capsule longue de 3 lignes, trigone, oblongue, stipitée. Cette espèce croit dans les montagnes de la province des Mines. QUATRE-VINGT-DEUXIÈME FAMILLE. LES SAUV AGÉSICES. — SAUFAGESIEÆ. ( Violariearum trib. IIE, sive Sauvageæ Ging. in De Cand. Prodr. v I,p. 515. — Frankeniacearum genn. Aus. Saint-Hil. Plant. Rem. du Brés. et du Parag. — Sauvagesieæ Baru. Ord. Nat. p. 289.) Ce groupe, que M. Aug. de Saint-Hilaire comprend, peut-être à plus juste titre, parmi les Frankéniacées, renferme un peut nombre d’espèces, toutes indigènes dans la zone équatoriale. En général les Sauvagésiées se font remarquer par l'élégance de leur port. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Sous-arbrisseaux , ou herbes annuelles. Tiges cylin- driques, inarticulées. Feuilles éparses, simples, très-entières, ou dentelées, rétrécies en pétiole. Stipules libres, persistantes, le plus souvent fimbriées ou pectinées. Fleurs hermaphrodites, régulières, terminales, ou axillaires et terminales (soit solitaires , soit géminées), pédicellées, souvent rapprochées en grappe. Calice inadhérent, persistant, 5-parti; éstivation quin- conciale. Disque inapparent. | Péiales 5, interpositifs, hypogynes, caducs, contour- nés en préfloraison. Squamules pétaloïdes 5 , insérées devant les pétales, persistantes , libres et conniventes en cône, ou bien soudées entubestaminifère.Quelquefois une ou plusieurs séries de séaminodes persistants, claviformes, ou fim- 70 CLASSE DES GUTTIFÈRES. briés, insérésentre la corolleet les squamules pétaloïdes. Étamines 5 , persistantes. Filets courts, subulés , al- ternes avec les squamules pétaloïdes (lorsque celles-ci sont libres) , ou insérés au tube. Anthères linéaires ou oblongues, basifixes, immobiles, à 2 bourses parallèles, déhiscentes soit latéralement au sommet, soit posté- rieurement. Pistil : Ovaire mcomplètement 3-loculaire par le ren- trement des valves, ou 1-loculaire ; placentaires sutu- raux, multiovulés, correspondants aux sépales inté- rieurs. Style indivisé. Stigmate ponctiforme. Péricarpe : Grpsule mcomplètement 3-loculaire, ou t- loculaire, 3-valve, polysperme. Graines ovales ou oblongues, petites, bisériées, scro- biculées, attachées aux bords rentranis des valves ; fu- nicule très-court ; chalaze verticale. Périsperme charnu. Embryon axile, subcylindrique, presque aussi long que le périsperme; radicule allongée, obtuse, conliouë au hile; cotylédons très-courts. La famille ne renferme que les genres Sauvagesiæ Jacq. (Sauvagea Neck. ), et his ( Velloz. ) Aug. Saint-Hil. — Le Luxemburgia À. Soint-Hil., nous a paru plus voisin des Frankéniacées que des Sauvagé- siéés. Section. Squamules pétaloïdes libres, imbriquées par les bords, alternes avec les étamines. Une ou plusieurs séries.de staminodes entre les pétales et les squamules, Genre SAUVAGEÉSIA. — Sauvagesia Jacq. Sépales, 5, égaux, étalés pendant l’anthèse, plus tard dres- “és. Pétales. 5, étalés,, obovales, Staminodes: clavifonmes: ou: FAMILLE DES SAUVAGÉSIÉES. 4TA fimbriés, en nombre déterminé, ou en nombre indéterminé. Squamules pétaloïdes conniventes en tube. Etamines5 fr lets adhérentslatéralement à la base dessquamules ; anthères linéaires, latéralement déhiscentes au sommet. Ovaire 1-lo- culaire. Style filiforme. Stigmate ponctiforme. Capsule 4- loculaire, 5-valve, polysperme. Graines attachées vers la base des bords valvaires. ÂArbrisseaux, ousous-arbrisseaux , ou herbes. Feuilles pe- tites, coriaces, étroites, sessiles, ou courtement pétiolées, Stipules ciliées où fimbriées. Fleurs axillaires, solitaires, quelquefois rapprochées en grappe. Corolle blanche, ou rose, ou violette. . Le port des Sauvagésia est semblable à celui de nos Ze lianthèmes. On en connaît sept ou huit espèces, dont voici les plus remarquables : SAUVAGESIA COMMUN. — Sauvagesia erecta Linn. — Jacq. Amer. tab. 51, fig. 3. — Aug. Saint-Hil. Hist. des Plant. Rem. du Bras. tab. 3, fig. À. — Aubl. Guian 1, tab. 100, fig. a et b. Tiges dressées ou procombantes , suffrutescentes. Feuilles lan - céoléés, pointues , dentelées. Pédoncules solitaires, on géminés, ou ternés, pendants , axillaires. Sépales ovales-lancéolés, poin- tus, un peu plus longs que la corolle. Staminodes nombreux. — Fleurs d’un blanc tirant sur le rouge. Cette espèce croit depuis, le Mexique jusqu'aux provinces exira-tropicales du Brésil. On assure qu’elle se retrouve à Java ct à Madagascar. Ses feuilles sont mucilagineuses ; les nègres de Cayenne l’emploient en guise d’herbe potagère; les Péruviens Vestiment comme remède pectoral, et Claude Richard assure qu'elle jouit de propriétés diurétiques. SAUVAGESIA À GRAPPES. — Sauvagesia racemosa Aug, Saint- HüL. L ec. tab. 1. — Sauvagesit ovata Mart. et Zuccar. Plant. Brasil. 1, tab. 24. | Tiges suffrutescentes , ascendantes, rameuses à la base. Feuilles 472 CLASSE DES GUTTIFÈRES. svales , ou ovales-chlongues , pointues, pétiolées, dentelées vers leur sommet. Grappes terminales, rameuses à la base. Sépales pointus, plus courts que les pétales. Staminodes nombreux. — Fleurs petites, roses. Tiges hautes d'environ r pied. Cette espèce croit dans Les provinces méridionales du Brésil. SAUVAGÉSIA À FEUILLES DE SERPOLET. — Sau’agesia Spren- gelii Aug. Saint-Hil. 1. c. tab. 2, fig. À. — Sauvagesia serpyl- lifolia Mari. et Zuccar. I. c. tab. 1.—Sauvagesia erecta Spreng. Syst. Tiges dressées , ligneuses. Feuilles rapprochées, subsessiles, lancéolces, pointues , lépèrement crénelées. Grappes lâches, ter- minales. Séçales inégaux, obtus, plus courts que les pétales. Staminodes nombreux.—Arbrisseau haut de 2 à 3 pieds. Fleurs roses. SEcrTion II. Squamules pétaloïdes soudées en tube ovoïde-conique. Staminodes nuls. Ftamines insérées au tube péta- loïde. Genre LAVRADIA. — Lavradia Velloz. Sépales 5, étalés pendant l’anthèse, plus tard dressés et connivents. Pétales 5, ovales, ou ovales-lancéolés, étalés. Tube pétaloïde reccuvrant les étamines. Étamines 5 : filets adhérents à la base du tube; anthères elliptiques, extrorses, longitudinalement déhiscentes. Ovaire 5-loculaire à la base, 1-loculaire supérieurement. Style dressé, filiforme. Stig- mate ponctiforme. Capsule ovale, profondément trisulquée, pointue , 3-valve , 1-loculaire et asperme supérieurement, 5-loculaire et polysperme vers la base. Graines scrobiculées, attachées aux bords infléchis des valves. Sous-arbrisseaux très-glabres. Feuilles rapprochées ou presque imbriquées, coriaces. Stipules ordinairement ciliées FAMILLE DES SAUVAGÉSIÉES, 473 ou fimbriées. Fleurs blanches ou roses, axillaires, ou termi- nales, bractéolées, disposées en grappe ou quelquefois en panicule. Ce genre appartient à la Flore dés hautes montagnes du Brésil méridional ; aussi le port des Lavradia rappelle-t-il les formes AÉe de nos Éricinées alpines. Les décou- vertes de MM. de Martius et Aug. de Saint-Hilaire ont fait connaître six espèces, dont voici les plus notables : Lavranra Fausse - Bruyère. — Lavradia cricoides Aus. Saint-Hil. Hist. des Plant. Rem. tab. 4, B. Feuilles courtement pétiolées , très-rapprochées , étalces , Jan- ccolées-linéaires, pointues , révolutées. Stipules entières ou légè- rement cilices, subulées. Pedoncules solitaires, axillaires, ca- pillaires, plus longs que les feuilles. Sépales subulés, glabres, à peu près aussi longs que la corolle. Pétales ovales, pointus. — Arbuscule ayant le port d’un Erica. Fleurs petites, roses. M. Aug. de Saint-Hilaire a trouvé cette espèce au sommet du mont Caraça, dans la province des Mines , à 5,700 pieds d’éle- vation. LavrADIA ÉLÉGANT. — Lavradia elegantissima Aus. Saint- Hil. L. c. tab. 5. Feuilles minimes, fasciculées, imbriquées, subsessiles, ovales- elliptiques, obtuses, très-entières, glabres. Stipules multipar- ties. Pédoncules subterminaux, capillaires. Sépales ovales, obtus, 4 fois plus courts que la corolle. Pétales ovales, obtus. Tiges grêles, rameuses, longues de 1 à 2 pieds. Feuilles recouvrantes, à peine longues de x ligne. Fleurs petites , car- nées. Cette espèce, qui a le port d’un Lycopode, croît dans les montagnes de la province des Mines. LavraDra GLANDULEUxX. — Lavradia glandulosa Aug. Sain.- Hil. 1. c. tab. 7, À. — Zavradia montana Mart. et Zuccar. Plant. Brasil. tab. 23. 474 CLASSE DES GUTTIFÈRES. Feuilles subsessiles, cunéiformes-obovales, mucronées, mem- braneuses et glandulifères aux bords. Stipules pennatifides, ci- liolées de glandules de même que les sépales et les bractces. Grappes terminales ou axillaires, rameuses. Pétales et sépales lancéolés, — Arbrisseau haut de 2 à 3 pieds, rameux à la base. Fleurs roses, larges d’environ 6 lignes. Cette espèce croit dans les montagnes de la province des Mines. LavraDia ALPESTRE. — Lavradia alpestris Mart, et Zuccar. Plant. Brasil. # , tab. 23. Feuilles rapprochées., courtement pétiolées., lancéolées-linéai- res, pointues , révolutées, trés-entières , étalées, Stipules:presque entières, sétacées. Fleurs en panicule terminale. Bractées et sé- pales non-ciliés. Sous-arbrisseau haut de 2 à 3, pieds., semblable à un Diosma. Tiges très - grêles. Fleurs nombreuses, roses, larges de 2 à 3 lignes, Cette espèce habite Les mêmes contrées que la précédente. QUINZIÈME CLASSE. LES CISTIFLORES. CISTIFLORÆ Bartl. CARACTÈRES. Herbes , ou sous-arbrisseaux, ou arbrisseaux, ou rare- ment arbres. Sues-propres le plus souvent aqueux. Ti- ges et rameaux cylindriques ou anguleux, feuillés, rare- ment articulés. Feuilles éparses, ou moins souvent opposées, sim- ples, entières (rarement bifides ou pédalées), pres- que toujours penninervées. Stipules libres, ou adhéren- tes (quelquefois nulles), ordinairement persistantes. Vrilles nulles. Fleurs hermaphrodites ou rarement unisexuelles, ré- gulières, ou irrégulières, solitaires-axillaires, ou en grappe. Calice madhérent, persistant, ou rarement caduc, à 2-1 (le plus souvent 5 ) sépales soit libres, soit plus ou moins soudés , 1- ou 2-bisériés , imbriqués en préflorai- son. Disque hypogyne, ou quelquefois périgyne, ou inap- parent. Petales (rarement nuls) hypogynes ou quelquefois subpérigynes, en même nombre que les sépales et in- terpositifs, caducs, ou marcescents, indivisés, imbri- qués ou contournés en préfloraison. 476 CLASSE DES CISTIFLORES. Étamines en nombre défini (souvent en même nom- bre que les pétales et alternesavec ceux-ci), ou en nom- bre indéfini, hypogynes, ou périgynes. Filets persis- tants, libres. Anthères adnées ou mobiles, à 2 bourses déhiscentes soit par des pores apicilaires, soit par des fentes longitudinales. Pistil : Ovaire 1- ou 3-loculaire, ou moins souvent soit 2- soit 4-10-loculaire; placentaires 2-10, pariétaux, ou adnés aux bords he ou moins due des valves, quelquefois soudés en axe central, ordinairement mul- tiovulés. Styles en même nombre que les placentaires, libres , ou plus souvent soudés. Stigmates libres (quel- quefois bifides) ou plus souvent soudés. Péricarpe capsulaire (déhiscent de haut en bas), ou rarement charnu, 1- ou mains souvent 2- ou pluri-locu- laire, ordinairement polysperme. Graines arillées, ou caronculées, ou strophiolées, ou inappendiculées. Périsperme charnu ou farineux, ou nul. Embryon curviligne ou rectiligne : cotylédons fo- liacés en germination. Cette classe, plus artificielle que naturelle, se com- pose des Tamariscinées, des Droséracées, des Violariées, des Cistinées, des Bixinées, dés Marcgraviacées et des Flacourtianées. QUATRE-VINGT-TROISIÈME FAMILLE. LES TAMARISCINÉES. — T'A4MARIS- CINEZÆ. (Tamariscineæ Bartl. Ord. Nat. p. 286, exclus. Fouquieraceis et genn. dubiis. — Desv. in Ann. des Sciences Nat. 4825, v. 4,p. 544. — Aug. Saint-Hil. in Mém. du Mus. v. 2, p. 205. — Link, Enum. 4, p. 291. — De Cand. Prodr. v. 3, p. 95. — Tamariscineæ et Reaumurieæ Ehrenb, in Linnæa, 4827, fase. 2. — Portulacacearum genn. Juss. Gen.) Ce petit groupe, sur la classification duquel les bo- tanistes sont peu d’accord, appartient à l’hémisphère septentrional ; la plupart des espèces croissent dans les contrées méridionales de la zone tempérée de l’ancien continent. En général, les T'amariscinées sont des arbustes très- élégants , auxquels leurs ramules innombrables, déliés et recouverts de très-petites feuilles , donnent l'aspect des Cyprès. CARACTERES DE LA FAMILLE. Arbres, ou arbrisseaux, ou sous-arbrisseaux très-ra- meux. Rameaux cylindriques ou subcylindriques, inar- ticulés. l'euilles éparses ou fasciculées, simples, entières, un peu charnues, sessiles, ou plus ou moins adnées inférieu- rement, ordinairement petites etimbriquées (du moins sur les jeunes pousses), souvent criblées de fossettes ponctiformes lesquelles exsudent des matières salines. Stipules nulles. 478 CLASSE DES CISTIFLORES. Fleurs régulières, hermaphrodites, disposées en grap- pes, ou rarement solitaires-terminales. Pédicelles épars, inarticulés, unibractéolés à la base. | Calice inadhérent, persistant, 5- (rarement 4-) parti (2 sépales extérieurs, 3 intérieurs) ; éstivation quincon- ciale. Réceptrele confondu avec le fond du calice. Disque (quelquefois nul) hypogyne, scutelliforme, ou cupuliforme , souvent lobé ou crénelé, engaînant la base de l’ovaire. Pétales en même nombre que les sépales, interposi- tifs, hypogynes, persistants, ou marcescents, quelque- fois soudés par la base; éstivation imbricative. Étamines insérées au bord du disque (ou sous l'ovaire lorsque le disque manque), en même nombre que les pétales et alternes avec ceux-ci (par exception en nom- bre indéfini), ou moins souvent en nombre double des pétales : les unes antépositives ; les autres interpositives. Filets libres où monadelphes (par exception polyadel- phes). Anthères médifixes où supra-médifixes, incom- bantes, à 2 bourses longitudinalement déhiscentes. Pistil : Ovaire courtement stipité, ovale-pyramidal , rétréci en col, {-locülaire (rarement pluriloculaire) ; placentaires 2-6, pariétaux, ou basilaires ; ovules ascen- dants, en nombre indéfini ou rarement en nombre dé- fini sur chaque placentaire. Style nul. Stigmates ter- minaux, non-persistants, Correspondants aux placen- taires, le plus souvent linéaires-spathulés, ou subulés, ou rarement soudés en disque lobé. Péricarpe : Capsule 2-6-angulaire (le plus souvent 3- angulaire), 1-loculaire, ou moins souvent 2-5-loculaire, 2-6-valve (déhiscente de haut en bas aux angles); pla- centaires poly- ou rarement oligo-spermes , adnés ou FAMILLE DES TAMARISCINÉES. 479 opposés au milieu des valves, quelquefois dilatés en cloi- son membraneuse. Grüaines ascendantes, oblongues, anatropes, cou- ronnées par une aigrette de poils sessiles, ou amincies au sommet en fil roide longuement plumeux , ou cou- vertes de poils à touteleur surface. Hile basilaire. Exos- tome latéral au hile. Funicule nul. Épisperme mince. Périsperme farineux ou plus souvent nul. Embryon rectiligne (recouvert par le périsperme lorsqu'il en a) ; cotylédons oblongs, courts, obtus, subfoliacés, quel- quefois verticillés-ternés ; radicule infère. La famille des Tamariscinées renferme les genres sui- vants : SECTION 1. Capsule 1 - loculaire, polysperme. Graines apéri- spermées. Tamarix (Linn.) Desv. — Myricaria Des. SECTION Il. Capsule 3-loculaire, oligosperme. Graines périsper- mées, couvertes de poils à toute leur surface. Hololachne Ehrenb. — Reaumuria Linn. Les genres Fouquieria Kunth, et Bronnia Kunth, que M. Bartling classe parmi les Tamariscinées, et dont M. de Candolle fait sa famiile des Fouquiéracées ;, nous paraissent différer fort peu des Portulacacées. Genre TAMARISC. — Tamarix (Linn.) Desv. Calice 5- (rarement 4-) parti. Pétales 5 (rarement 4), in- onguiculés. Disque cupuliforme ou scutelliforme, souvent partagé en crénelures alternes avec les étamines. Étamines 480 : CLASSE DES CISTIFLORES. 5 (rarement 4, ou 10), isométres : filets libres; anthères cor- diformes ou suborbiculaires , didymes , souvent mucronées au sommet. Ovaire 1-loculaire, ovale-pyramidal, 5-pone, rétréci en col vers son sommet; placentaires 5 (rarement 2 ou 4), basilaires, ou un peu prolongés sur le milieu des valves, multiovulés; ovules ascendants. Stigmates 3 ou #, linéaires-spathulés, soudés par la base en annule articulé au sommet de l'ovaire. Capsule trigone , 3-valve (rarement 2-angulaire et2-valve, ou 4-goneet 4-valve), 1-loculaire, po- lysperme. Graines couronnées d’une houppe de poils sessile. Arbres ou arbrisseaux à gemmes nues et peu apparentes. Feuilles ponctuées, plus ou moins adnées inférieurement, semi-amplexicaules, ou quelquefois engainantes, imbriquées sur les jeunes ramules. Grappes latérales et terminales, spi- ciformes, cylindriques, très-denses à l’époque de la floraison. Fleurs roses, ou carnées, ou blanchätres. L’écorce des Tamarics est astringente; les médecins an- ciens lui attribuaient des propriétés diurétiques et apéritives ; dans les pays chauds, la piqüre d’un insecte y fait souvent naïtre des galles, dont on pourrait probablement tirer parti danslesarts. Une espèce(Tamarix gallicamanniferaEhrenb.) indigène dans l'Arabie Pétrée, exsude une substance sucrée, laquelle, suivant quelques commentateurs de la Bible, serait la manne dontse nourrirent les Hébreux pendant leur séjour nomade dans les déserts. Les espèces de ce genre sont extrêmement difficiles à dis- tinguer , et par cette raison fort mal connues. M. Ehren- berg, dans sa revue des Tamariscinées 7 HD en 1827, n’admet que douze espèces; mais cet auteur n'a fait qu’ a- jouter à la confusion déjà existante, en réunissant comme va- riétés plusieurs des espèces les mieux caractérisées. Nous devons ajouter qu’en outre les caractères de quelques-unes de ses sections sont ou faux, ou ne se rapportent qu’à la moin- dre partie desespèces qu’il y range. M. de Candolle, dans le 5° volume de son Prodrome, publié en 1828, énumère dix- huit espèces; mais le travail antérieur de M. Ehrenberg, qui FAMILLE DES TAMARISCINÉES. 481 renferme cinq ou six espèces nouvelles, n’y est point compris. Nous ne pouvons traiter ici que de quelques espèces, cul- tivées communément comme plantes d'agrément. SECTION I. Fleurs 5-andres. Disque à 5 larges crénelures (entières ou échancrées ) alternes chacune avec une étamine. Filets des étamines non-élargis à leur base. Stigmates 5. Anthères jaunätres, très -petites, supra-médifixes ( bourses divergentes, libres de la base jusque près du sommet). Ovaire écarlate. Disque d’un pourpre noirätre. Tamanisc ÉLÉGANT. — Tamarix elegans Spach, ined. — Tamarix indica Hort. Par. Feuilles très -glauques, semi - amplexicaules, adnées par la base, apprimées, glabres comme toute la plante, planes anté- rieurement, convexes et subcarénées postérieurement : les ra- méaires triangulaires -ovales ou subtrapezoïdes, lancéolées ou subulées au sommet ; les ramulaires-ovales-lancéolées, ou ovales, pointues. Bractées triangulaires-subuiées , un peu plus longues que les pédicelles. Pétales 2 fois plus longs que le calice, à peine plus courts que les étamines. Anthères subapiculées. Stigmates 2 fois plus courts que l'ovaire. Buisson haut de 5 à 8 pieds. Écorce luisante, rougeâtre. Tiges droites , très -rameuses. Rameaux effilés, inclinés. Ramules de Vannée très-grêles : les stériles plus ou moins composés; les flori- fères indivisés, disposés en panicule vers l’extrémité des plus jeunes rameaux. Feuilles longues de ‘/: de ligne à 2 ‘/2 lignes. Grappes longues d’environ 1 pouce, subsessiles, horizontales, alternes et assez rapprochces le long des ramules florifères. Fleurs lâchement imbriquées sur 4 ou 5 rangs. Sépales ovales, pointus, dressés. Pétales longs à peine de 1 ligne, oblongs, obtus, quel- quefois échancrés, imbriques par les bords, d’un rose pâle. Ovaire à peu près aussi long que les pétales. Capsule... Cette espèce, qu’on cultive assez fréquemment dans les jardins, BOTANIUUE, PHAN. T. V, #7 | 482 CLASSE DES CISTIFLORES. est sans doute originaire de l’Europe méridionale (peut-être de France), où clle aura été confondue soit avec le Tamarix gal- lica, soit avec le Tamarix africana; la conformation de son disque ainsi que ses grappes oréles et un peu lâches, la font dis- tinguer sans peine de ces deux espèces. Elle fleurit (au Jardin du Roi) en août et septembre. SECTION II. Fleurs 5-andres. Disque non-crénelé, confondu avec la base élargie des filets. Stigmates 5. A. Fleurs courtement pédicellées. Calice très-petit, presque 5 fois plus court que lu corolle. Étamines saillantes; an- thères cuspidées-mucronées. * Tamarisc DE France. — T'amarix gallica Linn. — De Cand. F1. Franc. — Lobel. Ie. tab. 262, fig. 2. — Guimp. et Hayn. Deutsch. Holz. tab. 37.— Engl. Bot. tab. 1318. — Taïa- riscus pentandra Lamk. (non Tamarix pentandra Pallas.) Feuilles très-glabres (comme toute la plante), un peu glau- ques, apprimées , subcarénées , semi-amplexicaules , adnées infé- rieurement , acérées : les raméaires triangulaires-ovales ou trapé- ziformes ; les ramulaires ovales-lancéolées ou oblongues - lancéo- lées. Bractées ovales ou triangulaires à la base, subulées au sommet , à peine débordées par le calice. Pétales de moitié plus courts que les filets. Styles de moitié plus courts que l’ovaire. Buisson haut de 5 à 10 pieds. Écorce rougeätre, luisante. Tiges très-rameuses , effilées de même que les rameaux. Ramcaux inclinés. Ramules tres-grêles : les stériles paniculés ; les florifères peu rameux , disposés vers l” an émité supérieure des plus jeunes rameaux. Henillés longues de ‘7° de ligne à 2 ‘/2 lignes. Grappés rapprochées, nombreuses , sibsésiless presque drédess très- denses, cylindriques , longues de 1 à > pouces. Fleurs imbri- quées sur D rangs. Sépales ovales ou'ovales-lancéolés, pointus. Pétales longs de x ligne, elliptiques ou oblongs, obtus, d’un blanc carné. Anthères cordiformes - elliptiques, médifixes, d’un FAMILLE DES TAMARISCINÉES. 4383 rose pâle : bourses disjointes de la base jusqu’au milieu. Ovaire d’un rose pâle. Disque rougeâtre. Capsule oblongue - conique , obtuse , trigone, mince, scarieuse , d’un brun jaunâtre , luisante en dedans, longue de 2 lignes. Cette espèce croît sur les côtes de presque toute la France, mais surtout sur celles de la Méditerranée. B. Fleurs subsessiles. Calice de nroitié seulement plus court que la corolle. Étamines à peine aussi longues que les pe- tales ; anthères obtuses. Tamarisc D'AFRIQUE. — Tamarix africana Desfont. Flor. Atlant. Feuilles glabres (comme toute la plante), un peu glauques, sub- carénées , semi-amplexicaules , adnées par la base, acérées : les raméaires et celles des ramules floriferes subscarieuses , presque étalées , triangulaires, ou subirapéziformes ; celles des ramules stériles apprimées , membraneuses aux bords, oblongues-lancéo- lées, ou ovales-lancéolées. Bractées ovales, ou ovales-oblonçues, ou triangulaires, scarieuses, un peu plus longues que les pédicel- les. Stigmates presque aussi longs que l'ovaire. Buisson ayant le port du Tamarix gallica. Écorce d’un brün de Châtaigne. Rameaux roides, paniculés. Ramules très-grêles : les stériles paniculés ; les floriferes indivisés. Feuilles de la gran- deur de celles du Tamarix gallica. Grappes longues d’environ 1 pouce, plus épaisses que ceiles des espèces précédentes, rais- sant presque tout le long des plus jeunes ramules, ainsi que vers l’extrémité des rameaux de l’année précedente, subsessiles, sub- horizontales. Sépales longs de “/; de ligne, ovales, obus (quélque- fois submucronés), presque scarieux. Pctales de moitié plus longs que les sépales, elliptiques, obtus, d’un rose päle. Caÿsule lon- gue d'environ 3 lignes, ovale, rétrécie en long col. Cette espèce croît sur les bords de la Méditerranée. 484 CLASSE DES CISTIFLORES-. » : Genre MYRICARIA. — Hyricaria Desv. Calice 5 5-parti. Pétales 5, courtement onguiculés. Disque nul. Étamines 10, movadelphes : 5 5 correspondantes aux pé- tales, plus courtes; 5 correspondantes aux sépales, plus longues ; ohne cupuliforme, membraneux, engaînant l'ovaire; filets élargis à la base; anthères didymes : bourses obtuses. Ovaire pyramidal, trigone, 1-loculaire:placentaires 5, pariétaux , oblitérés supérieurement , multiovulés. Stig- mate pelté, 5-lobé. Capsule 1-loculaire, 5-valve, polysper- me. Graines terminées en long fil roide, plumeux supérieu- rement; cotylédons souvent verticillés-ternés. Sous-arbrisseaux. Tiges et rameaux effilés. Feuilles sessilés, ponctuées, imbriquées sur les jeunes ramules. Rameaux flo- rifères disposés en panicule vers l’extrémité des tiges. Grap- pes longues, spiciformes, terminales, rarement rameuses, Fleurs d’un blanc carné. Ce genre renferme quatre ou cinq espèces, dont voici la plus notable : MyriGARIA D'ALLEMAGNE. — Myricaria germanica Desv. in Ann. des Sciences Nat. v. 4, p. 349. — Tamarix germanica Linn. — Mill. Ie. tab. 262, fig. 2. — Schk. Handb. tab. 35. — Guimp. et Hayn. Deutsch. Holz. tab. 38: — Flor. Dan. tab. 234. — Tamariscus decandrus Lamk. — Tamariscus germa- nicus Scopol. Tiges cylindriques, brunâtres, suffrutescentes inférieurement, très-rameuses , hautes de 4 À 6 pieds. Feuilles planes, sublinéai- res, ou linéaires-lancéolées , obtuses , glabres , glauques, longues de 1 à 4 lignes, parsemées de glandules blanchôtres non-persis- tantes, lesquelles, après leur chute, laissent une empreinte ponc- tiforme. Grappes dressées, d’abord conrtes et denses, après la floraison lâches et longues de 4 à 8 pouces. Bractées ovales-lan- céolées ou oblongues-lancéolées, pointues , membraneuses aux bords. Pédicelles dressés, un peu plus longs que le calice, Sé- FAMILLE DES TAMARISCINÉES. 485 pales longs d'environ 2 lignes , linéaires-lancéolés, subobtus ; membraneux aux bords, dressés apres lanthèse. Pétales obova- _les ou o“longs-obovales, obus, un peu plus longs que les sépa- les. Étamines un peu plus courtes que le calice ; anthères roses. Capsule oblongue-pyramidale, obtuse, 3-gone, glauque en de- hors, brunâtre et luisante en dedans, longue de près de 6 lignes. Graines petites, oblongues, pointues aux 2 bouis, brunâtres : ai- gretle presque aussi longuc que la capsule. Cette plante croit dans presque louie l'Europe, aux bords des torrents et des rivières, surtout dans les montagnes. On la cultive souvent comme arbuste d'agrément, à cause de l’élégance de son feuillage. QUATRE-VINGT-QUATRIÈME FAMILLE. LES DROSÉRACÉES. — DROSERACEÆ. (Drostraceæ De Cand. Théor. Élem. ed. 4, p. 214; Prodr. 1, p. 517 ( exclus. Parnassia . — Bartl. Ord. Nat. p. 285. — Drosereæ Salisb- Parad.—Cistinearum sect. 1 (Drosereæ), Reichenb. Conspect. exclus. Parnassia. ) Ce groupe appartient presque en totalité aux con- trées tempérées de l’un et de l'autre hémisphère ; on en connaît environ cinquante espèces, presque toutes her- bes acaules, et croissant ordinairement dans les ter- rains tourbeux. Les Droséracées ont un aspect fort particulier , dû à leurs feuilles hérissées de longs poils colorés , lesquels se terminent par une vésicule remplie d’un liquide trans- parent, de sorte qu’à toute heure elles paraissent cou- vertes d’une abondante rosée; ces feuilles jouissent de la propriété de faire cailler le lait, et, dans certaines espèces, elles offrent des phénomènes très-curieux d’ir- ritabilité. CARACTÈERES DE LA FAMILLE. | Herbes , ou sous-arbrisseaux. Tiges ou hampes cylin- driques. Feuilles éparses, ou en rosettes radicales, le plus sou- vent hérissées (surtout aux bords) de poils glandulifè- res, rétrécies en pétiole (souvent très-long), ou peltées, très-entières, ou bifides, ou pédatifides, avant l’épanouis- sement roulées en crosse du sommet jusqu’à la base, ou moins souvent condupliquées. Stipules nulles, mais FAMILLE DES DROSÉRACÉES, 487 souvent remplacées par des cils garnissant la base dila- tée des pétioles. Fleurs hermaphrodites, régulières, méridiennes, so- litaires-terminales, ou plus souvent disposées en grap- pes unilatérales, terminales , et roulées en crosse avant l’épanouissement. Bractées nulles, ou petites et oppo- sées aux pédicelles (rarement foliacées). Calice inadhérent, persistant, à 5 sépales é dy im- briqués en préfloraison. Disque imapparent. Pétales 5, hypogynes, interpositifs, égaux, rétrécis à la base, marcescents. | Étamines hypogynes, libres, en même nombre que les pétales et interpositives, ou moins souvent en nom- bre soit double, soit triple, soit quadruple des pétales. Anthères innées, dressées, supra-médifixes, à 2 bourses disjointes inférieurement, chacune déhiscente par une fente longitudinale ou moins souvent par un pôre api- cilaire. Pistil : Ovaire non-stipité, 1-loculaire (par exception 3-loculaire); placentaires 3-5 (rarement 2), pariétaux, multi-ovulés. Styles en même nombre que les placen- taires, libres, ou soudés par la base, souvent bifides ou plurifides. Pericarpe : Capsule 1-loculaire, ou incomplètement 3-5-loculaire à la base par le rentrement des bords des valves (par exception complètement 3-loculaire), 3-5- valve (par exception 2-valve \ de haut en bas; placen- taires neryiformes, adnés au nulieu des valves, ELrE spermes et prolongés jusqu’au sommet de celles-ci, ou soit ohgospermes , soit monospermes et raccourcis. Graines le plus souvent bisériées ou plurisériées sur chaque placentaire, subsessiles, attachées par l’un des 485 _ CLASSE DES CISTIFLORES. bouts, ovoïdes, luisantes, quelquefois recouvertes d’une enveloppe lâche (arille ?) membraneuse,. réticulée et prolongée au-delà des 2 bouts. Périsperme cartila- gineux ou charnu, conforme à la graine. Embryon rec- üligne , axile : radicule obtuse, appointante; cotylé- dons un peu épais, entiers, foliacés en germination. La famille des Droséracées se compose des ee suivants : Byblis Salisb. — A4ldrovanda Mont. — Drosera Linn. — Roridula Linn. — Drosophyllum Link. — Dionæa Ellis. Genre ALDROVANDA. — Aldrovanda Mont. 0 Calice 5-parti, campanulé : sépales ovales, concaves. Pé- tales 5, courts, oblongs, connivents. Etamines 5. Ovaire 1- Joculaire. Styles 5, courts, filiformes. Stigmates obtus. Cap- sule globuleuse, 1-loculaire, 5-valve, 10-sperme. Graines pariétales. Herbe aquatique flottante. Tige simple ou peu rameuse. Feuilles verticillées ; pétiole cunéiforme-spathulé, cilié au sommet de longs poils ; lame arrondie, courte, condupli- quée, rentlée en vésicule subglobuleuse. Pédoncules axillai- res, solitaires , 1-flores. Fleurs petites, d’un blanc verditre. L’espèce dont nous allons faire mention constitue à elle seule le genre. ÂLDROVANDA A VESICULES. — Ældrovanda vesiculosa Lin. — Monti, Act. Bonon. 11, t3b. 12. — Lamk. Ill. tab. 220 (mala). — Pluck. tab. 41, fig. 6. Tige menue, herbacée, longue de 4 à 6 pouces. Verticilles 5- 9-phylles, ires-rapprochés. Pétioles longs de 4 à 5 lignes, mem- braneux, semi-diaphanes, d’un vert pâle, couronnés par une vési- cule de même consistance et du volume d’un gros Pois. Pédoncu- les subhorizontaux, plus longs que jes pétioles. Pétales à peine aussi longs que le calice. Étamines incluses. FAMILLE DES DROSÉRACÉES. 489 Cette plante, qui par la singulière structure de ses feuilles a beaucoup d’analogie avec le Pionæu , croit dans les étangs et les lacs du Piémont, ainsi que dans quelques localités du midi de la France. On assure qu’à l'approche de la floraison , sa tige se dc- tache spontanément du collet de la racine; on la trouve flottante à la surface Ge l’eau, où elle se maintient à l’aide de ses vésicu- les remplies d’air. Genre DROSÉRA. — Drosera Linn. Calice 5-parti. Pétales5, obovales, courtement onguicu- lés. Étamines 5 : filets filiformes-spathulés ; anthères subor- biculaires. Ovaire 1-loculaire. Styles 5-5, 2- ou 5-partis, soudés par ia base. Stigmates claviformes et très-entiers , ou obovales et échancrés, ou pénicilliformes. Capsule 3-5-valve, 1-loculaire, polysperme ; placentaires nerviformes , parié- taux. Graines suspendues, recouvertes d’une enveloppe (arille ?) lâche, membraneuse, subréticulée, prolongée au- delà des 2 bouts de l’amande. Embryon minime : cotylédons tronqués. Herbes acaules ou caulescentes. Feuilles très-entières, ou rarement soit biparties, soit pédatiparties , longuement pé- tiolées (du moins les radicales), quelquefois peltées, toujours ciliées ou hérissées de longs poils rouges glandulifères. Pé- doncules axillaires ou radicaux ; pédicelles en grappe. Fleurs rouges ou blanches. Les gouttelettes limpides et brillantes qui suintent des glandales dont sont couronnés les poils des Drosera, ont fait donner à ces plantes les noms vulgaires de Aosée du soleil, Herbe à la rosée, Rossolis. Le noin scientifique du genre a Ja même sigmification, car il dérive du mot grec èp0sos : rosée. La plupart des Droséra croissent dans les tour- bières. Leurs propriétés sont assez suspectes. Le genre ren- ferme enviren cinquante espèces; nous ne parlerons que de quelques-unes des plus notables. DroOsÉRA A FEUITLES RONDES. — Drosera rotundifolia Linn. 490 CLASSE DES CISTIFLORES. — Engl. Bot. tab. 865.— Flor. Dan. tab. 1028. — Bull. Herb. tab. 187. —Schk. Handb. tab. 87.— Hook. Flor. Lond. tab. 189. Acaule. Heuules roselées, étalées sur terre, très- longuement pétiolées : lame orbiculaire ou transversalement elliptique. Ham- pes dressées , 3 fois plus longues que les feuilles. Styles 2- fides. Stigmates claviformes, indivisés. Herbe vivace. Racine pivotante, fibriileuse. Feuilles paies de 6 à 15 lignes (y compris le pétiole), fragiles , un peu succulen- tes : lame large de 2 à 4 lignes, ciliée de longues soies pourpres, hérissée en dessus de soies blanchâtres ou jaunâtres , dressées , plus courtes que les cils; pétiole linéaire, poilu en dessus , fim- brié à la base, cilié au sommet de poils glandulifères. Hampes simples, ou bifurquées au sommet, très-grêles, longues de 3 à 6 pouces. Fleurs petites, blanches. Calice torditet: 5-fide. Sé- pales linéaires, obtus, subdenticulés. Droséra iNrerMépraiRe. — Îrosera iniermedia Hayn. — Drosera longifolia Smith, Engl. Bot. tab. 867. Acaule. Feuilles roselées, dressées, longuement pétiolées, ob- ovales-spathulées. Hampes ascendantes, plus longues que les feuilles. Styles bifides. Stigmates obovales, échancrés. Souche oblique, rampante, grêle, vivace. Feuilles Jongues de 1 à 2 pouces (y compris le pétiole) ; lame longue de 4 à 6 lignes, large de 1 ‘f, à 2 lignes, longuement ciliée, à peu près glabre en dessus, glanduleuse en dessous ; pétiole glabre, linéaire , élargi au sommet. Hampe au commencement de la floraison à peine plus longue ou un peu plus courte que les feuilles, plus tard plus ou moins débordante, ordinairement bifurqnée. Fleurs petites, blanches. Galice profondément 5-fide. Fi DroséRA À LONGUES FEUILLES. — Drosera longifolia Linn. Bull Herb. tab. 181, B. — Hook. Klor. Lond. tab. 183. — Flor. Dan. tab. 03. — Drev. et Hayn. Plant. Europ. 1, tab. 3. — Drosera anglica Huds. — Smith, Engl. Bot. tab. 869. — Hayn. Arzn. ui, tab. 20. Acaule. Feuilles roseles , dressées, spathulées-oblongues, lon- FAMILLE DES DROSÉRACÉES. 491 guement pétiolées. Hampes dressées, 3 à 4 fois plus longues que les feuilles. Styles bifides. Süigmates claviformes, entiers. Feuilles longues d'environ > pouces (y compris le pétiole); lame large d'environ 1 ‘/. ligne, longnement ailiée, glabre en dessous , glanduleuse en dessus; pétiole linéaire , élargi au som- met, glabre, fimbrié à la base. Hampes filiformes, ordinairement solitaires, bifurquées au sommet, hautes de 4 à 6 pouces. Fleurs roses, un peu plus grandes que celles des espèces précédentes. Calice profondément 5-fide. Sépales linéares, obus. Cette espèce , etles deux précédentes , croissent dans les prai- ries tourbeuses -Elles sont âcres et amères ; 1] paraît certain qu’elles deviennent souvent funestes aux moutons qui les man- gent fraiches. Malgré ces propriétés suspectes, on les préconisait autrefois comme pectorales. Droséra vVuL@aAIRE. — Drosera communis Aug. Saint-Hil. Plantes Usuelles des Brasiliens, tab. 14. Feuilles spathulées-obovales, très-obtuses, ciliées en dessus et aux bords, subglabres en dessous. Hampes subascendantes, beau- coup plus longues que les feuilles, glabres ou velues à la base. Galice 5-parti, glanduleux. Styles 2-fides. | Herbe fort variable dans ses dimensions. Feuilles longues de 6 à 12 lignes O4 compris le pétiole); petiole aplati, fimbrié à la base, à peu près 2 fois plus long que la lame. Hampes solitaires ou au nombre de 2 ou 5, longues de 5 à 8 pouces, 3-8-flores. Fleurs roses ou couleur de: chair, larges d’environ 2 lignes. Sépa- les linéaires, pointus, glanduleux. Gette plante croît au Brésil, dans les marais des provinces des Mines et de Saint-Paul. M. Aug. de Samt-Hilaire assure qu’elle est nuisible au bétail. DROSÉRA A FEUILLES BIPARTIES. — Drosera binata Labill. Nov. Holl. 1, tab. 105. — Kook. in Bot. Mag. tab. 3082. Feuilles longuement pétiolées, 2- parties : lobes divergents, li- néaires, acuminés, fimbriés. Hampe cylindrique, glabre, plus 492 CLASSE DES CISTIFLORES. longue que les feuilles. Cyme 2-fide , pauciflore. Pétales obova- les. Style aspergilliforme. Feuilles longues de ‘/2 pied et plus (y compris le PAU qui est beaucoup plus long que la lame). Corolle blanche, large de ‘/, pouce. ke Cette espèce, remarquable par ses feuilles fourchues, croît à la terre de Diemen. Genre DIONÉA. — Dionœa Ellis. Calice 5-parti. Pétales 5, étalés, striés. Étamines 10-20: filets subulés ; anthères suborbiculaires. Ovaire 1-loculaire. Style filiforme. Stigmate fimbrié. Capsule renflée, 1-locu- laire, 5-valve, polysperme. Graines menues, presque enfon- cées dans des placentaires basilaires celluleux. Herbe vivace, acaule. Feuilles radicales, roselées : pétiole cunéiforme, ailé, glabre ; lame articulée au pétiole, carénée, ebcordiforme-bilobée, ciliée de poils roides, glanduleuse et hérissée en dessus , irritabie (se condupliquant) au coutact. Hampe corvmbifère au sommet. Fleurs blanches. L'espèce dont nous allons parler constitue à elle seule le genre. Dionéa ÂArrrare-Moucne. — Dionæa muscipula Linn. — Ellis, in Nov. Act. Upsal. v. 1, p. 08, tab. 8.—Vent. Malm. tab. 29. — Bot. Reg. tab. 785. — Herb. de l’Amat. tab. 349. — Lamk. Ill. tab. 362. Racine écailleuse, un peu fibreuse. Feuilles longues d’environ 2 pouces (y compris le pétiole), étalées sur terre, un peu suc- culentes ; pétiole aussi long que la lame ou plus long, glabre, assez semblable de forme à celui de l’'Oranger ; lame à » lobes semi-ovales, ciliés de 3 ou 4 sotes courtes et très-roides, en outre armée en dessus de 3 ou 4 spinules sétiformes, insérées entre des glandules noires. Hampe nue, grêle, dressée, haute de 5 à 8 pouces. Corymhe 5-7-flore. Bractéoles petites, pointues. Fleurs larges d'environ 8 lignes. Sépales obiongs-linéaires, pointus. Pé- FAMILLE DES DROSÉRACÉES. 493 tales ovales-oblongs, obtus, concaves, marqués de 5 ou 7 stries longitudinales. Étamines plus courtes que la corolle. Capsule subglobuleuse, Cette plante, à laquelle le curieux phénomène qu’offrent ses feuilles a valu le nom vulgaire d’Attrape-mouche, croît dans les terrains tourbeux de la Caroline ; mais les localités dans lesquel- les on la rencontre sont assez rares. Au moindre attouchement, les deux moitiés de la lame des feuilles du Dionéa, écartées l’une de l’autre dans l’état naturel de la plan- te, rapprochent brusquement leurs bords, et les cils roides dont ils sont bordés s’entrecroisent ; c’est ainsi que les insectes qui viennent sucer la liqueur distillée par les glandes, se trouvent renfermés à l'instant comme dans une cage ; les lobes de la feuille ne se rouvrent que lorsque, épuisé de fatigue ou privé de vie, linsecte cesse de se débattre. La culture du Dionéa a été tentée par beaucoup d’amateurs, mais elle réussit difficilement. Il faut tenir la plante en serre temn- _pérée, dans un pot rempli de terrain tourbeux et plongé dans de l’eau par sa base. QUATRE-VINGT-CINQUIÈME FAMILLE. à LES VIOLARIÉES. — ZIOLARIEÆ. ( Genera Cistis affinia Juss. Gen. — Jonidia Vent. Malm. p. 27. — V'iolaceæ Juss. in Ann. du Mus. v. 48, p. 476.— Jioleæ R. Br. in Tuck. Cong. p. 440. — Violarieæ Ging. in De Cand. Prodr. 4, p- 287. — Bartl. Ord. Nat. p. 285. — Violacearum trib. 1 ( Violeæ) et II (Z/sodineæ) Reichenb. Consp. ) La Violette est envisagée comme typedece groupe, qui renferme environ deux cents espèces, distribuées entre toutes les contrées du globe. La plupart des J’ioluriées sont remarquables par des fleurs de formes gracieuses et souvent très-odorantes; leurs racines jouissent de propriétés émétiques et purgatives plus ou moins pro- noncées : quelques sortes d’Ipépacuanha proviennent de plantes de cette famille. CARACTÈRES DE LA FAMILLE. Herbes, ou sous - arbrisseaux, ou arbrisseaux. Feuilles alternes, où rarement opposées, simples, pé- tiolées : vernation involutive. Stipules scarieuses ou fo- lacées, inadhérentes, ou adhérentes inférieurement , le plus souvent persistantes. Fleurs hermaphrodites , irrégulières, ou régulières, hétéromorphes dans beaucoup d’espèces (c'est-à-dire les unes normales, plus précoces, irrégulières, pentandres, très-souvent stériles; les autres anomales, plus tardi- ves, régulières, diandres, fertiles, très-petites, ordinai- rement apétales). Pédoncules solitaires ou moins sou- FAMILLE DES VIOLARIÉES. 495 vent fasciculés, axillaires, ou rarement terminaux , 1- flores, ou quelquefois racémiflores ; pédiceiles (ainsi que les pédoncules 1-flores) dibractéolés soit vers leur som- met, soit plus ou moins bas; bractéoles opposées ou al. ternes. Calice inadhérent, 5-parti : sépales inégaux ou quel- quefois égaux (souvent prolongés au-delà de leur base): 3 extérieurs (l’un supérieur, les 2 autres inférieurs), et 2 intérieurs (latéraux) ; éstivation imbricative. Réceptacle confondu avec la base du calice. Disque laminaire, adné au fond du calice, subpérigyne. Pétales 5 (nuls dans les fleurs anomales), insérés au disque, alternes avec les sépales, marcescents, ou ca- ducs, onguiculés , ou subonguiculés , égaux, ou plus souvent inégaux et dissemblables inférieur (ordi- nairement plus grand que les autres) prolongé posté- rienrement en éperon ou en bosse. | Étamines 5 (2 dans les fleurs anomales), insérées au disque, alternes avec les pétales, marcescentes, ou cadu- ques. Filets presque nuls ou très-courts, libres, ou rare- ment monadelphes. Anthères adnées, conniventes en gaine autour de l’ovaire ( quelquefois syngénèses ), à 2 bourses introrses , longitudinalement déhiscentes, pro- longées au sommet en languette membraneuse; con- nectüf large, un peu charnu : celui des 2 anthères infé- rieures très-souvent prolongé postérieurement en crête, ou en appendice allongé plongé dans l’éperon du pé- tale inférieur. listil : Ovairé 1-loculaire ; placentaires 3, pariétaux, opposés aux 8 sépales extérieurs, multiovulés (rarement pauci- ou uni-ovulés); ovules horizontaux où rarement suspendus, anatropes. Style tubuleux, subpersistant , indivisé, curviligne, plus où moinsdilaté ou épaissi supé- 496 CLASSE DES CISTIFLORES. rieurement. Stigmate continu (quelquefois non-distinct du style), de forme variée, terminal , ou subterminal, toujours muni antérieurement d’une perforation (apici- laire, ou basilaire, ou faciale) circulaire ou ponctiforme, et formant l'embouchure du canal du style. Péricarpe : Capsule 1-loculaire, 3-valve (valves dé- hiscentes soit avec élasticité lors de la maturité, soit longtemps avant la maturité), polysperme, ou oligo- sperme, ou par exception monosperme; placentaires nerviformes, persistants, adnés au milieu des valves. Graines horizontales ou obliques , subovoïdes, ordi- nairement ?- ou pluri-sériées sur Chaque placentaire ; funicule presque nul; hile subbasilaire (à l’extrémité la moins grosse (le la graine), ordinairement caronculé. Épisperme double : l'extérieur crustacé ou testacé, fra- gile, quelquefois ponctué ou finement scrobiculé; l’in- térieur pelliculaire, adhérent. Raphé filiforme. Chalaze orbiculaire, terminale. Périsperme charnu. Embryon rectiligne, axile, presque aussi long que le périsperme ; radicule centripète ou snpère , aussi longue que les co- tylédons ou plus longue ; cotylédons planes, foliacés en germination ; plumule imperceptible. La famille des Violariées renferme les genres sui- vants : A. Fleurs (du moins les normales) irrégulières. Viozeæ De Cand. Kunith. Corynostylis Martius. (Calyptrion Ging. ex parte. ) — Anchietea Aug. Saint-Hil. — Voisettia Kunth. — Glos- sarrhken Martius (Schweïiggeria Spreng.)— fiola (Linn.) Spach. — Chrysion Spach. — Mnemion Spach. — Lo- phion Spach. — Ærpetion Sweet. — Jonidium Vent. FAMILLE DES VIOLARIÉES, 497 (Pombalia Vandell.)— Pigea De Cand. —Solea Spreng. — Hybanthus Jacq. _B. Fleurs toutes régulières. ALsoninEÆ R. Br. Spathularia Aug. Saint-Hil. — Conoria Kunth. (Also- deia Petit-Thou. Conohoria, Passoura, Riana et Riro- rea Aubl. Ceranthera Beauv. Passalia Soland. Penta- loba Lour. Physiphora Soland.) C. Genres voisins des Violariées. Piparea Aubl. — Hymenanthera R. Br. — Tackibota Aubl. (Salmasia Schreb.) Genre CORYNOSTYLE, — Corynostylis Martius. Sépales 5, presque égaux, inappendiculés. Pétales 5 : les 2 supérieurs minimes, obovales, redressés, connivents; les 2 latéraux moins petits, horizontaux, divergents, oblongs- rhomboïdaux; l’inférieur très-grand, cordiforme-ovale, prolongé en éperon conique et recourbé. Étamines 5, con- niventes : la supérieure libre, inappendiculée ; les 4 autres appendiculées à la base et soudées par paires; filets courts, dilatés à la base. Style claviforme, ascendant. Stigmate sub- latéral, cilié. Capsule grosse, coriace, ovoïide, trivalve. Grai- nes imbriquées, compriméces, anguleuses. Arbrisseaux. Tiges radicantes. Feuilles pétiolées, dente- lées, glabres , coriaces. Stipules caduques. Pédoncules rap- prochés en grappe terminale. Pétale inférieur barbu en de- dans. L'espèce dont nous allons parler constitue à elle seule le genre. La singularité de la forme de ses fleurs, qui ressem- blent à celles de la Balsamine, en ferait une belle acquisition pour les collections de serre. BOTANIQUE. PHAN. T. V. 32 498 CLASSE DES CISTIFLORES. Convnostyze Hysawrue. — Corynostylis Hybantaus Mart. et Zuccar. Plant. Brasil. 1, tab. 19 et 18. — Wiola Hybanthus Aubl. Guian. 2, tab. 319 (pessima). — Calypirion Aubletü Ging. in De Cand. Proür. Tronc radicant, atteignant 3 à 4 pieds-de haut, sur 3 pouces de diamétre ; écorce roussâtre. Rameaux grêles, flexibles, volubiles. Jeunes pousses velués. Feuilles longues d’environ 6 pouces, sur 2 *f: pouces de large (beaucoup plus petites sur les jeunes ra- meaux), vertes, ovales, ou ovales-oblongues, pointues, courtement pétolées. Stipules oveles-oblongues, pointues. Pédoncules filifor- mes, plus longs que les feuilles, dibractéolés vers leur milieu. Sé- pales ovales, pointus , légèrement ciliés. Corolle jaune (blanche au moment de l'épanouissement), odorante, de la forme.et de la grandeur de celle de la Balsamine. Pétale inferieur barbu en de: dans, cuculliforme, échancré au sommet, involuté aux bords, pro- longé en éperon comprimé, obtus, conique , long de près de 1 pouce. Pétales latéraux obtus, onguiculés. Cette plante, d’abord observée à Cayenne par Aublet, croît sui- vant M. de Martius, dans toute la partie orientale de l'Amérique méridionale , depuis le 10° degré de Lat. N., jusqu’au 10° de Lat.S. Genre ANCHIÉTÉA. — Anchietea Aug. Saint-Hil. Sépales 5, inégaux , inappendiculés. Pétales 5, non-per- sistants: les 2 supérieurs minimes ; les 2 latéraux moins'pe- tits; l’inférieur très-grand, onguiculé, éperonné. Étainines 5: les 2 inférieures appendiculées ; anthères subsessiles. Styles court, claviforme. Stigmate oblique. Capsule très-grosse , vésiculeuse, polysperme, déhiscente longtemps avant la ma- turité. Graines bisériées , bordées d’une large aile memibra- neuse échrancrée vers le hile. Arbrisseaux. Feuilles pétiolées, penninervées. Stipules petites, caduques: Pédoncules courts, fasciculés. Fleurs blanches. Ce genre ne renferme que les deux espèces suivantes : : FAMILLE DES VIOLARIÉES. 499 ANGHIÉTÉA OFFICINAL. — ÆAnchictea salutaris Aug. Saint- Hil. Plant. Us. des Bras. tab. 19. Tige dressée. Feuilles ovales, ou ovales-oblongues, ou ovales- elliptiques, pointues, ou obtuses, glabres, irrégulièrement denti- culées. Sépales ovales ou oblongs, pointus , ciliolés. Lame du pé- tale inférieur subrhomboïdale. Tige très-grêle, rameuse. Feuilles longues de 8 à 22 lignes : pétiole Long de 2 à 4 lignes. Fleurs très-petries. Pétales très-obtus : les supérieurs elliptiques, un peu plus longs que le calice; les la- téraux 2 fois plus longs, linéaires-spathulés. Capsule longue de 2 à 3 pouces, vésiculeuse, obtuse. Graines larges d'environ 6 li- gnes (y compris l'aile). « Cette plante, dit M. Aug. de Saint-Hilaïre, est commune au » voisinage de Rio-Janéiro. Sa racine est employée comme pur- » gatif par les cultivateurs des environs ; mais peut-être mérite- » t-elle moins d’aitention sous ce rapport, qu’à cause de la pro- » priété qu’on lui attribue de guérir les maladies de la peau: » ANCHIÉTEA À FEUILLES DE Poirier. — Ænchietea pyrifolia Aug. Saint- Hil. EL c. — ÂVoisettia pyrifolia Mart. et Zuccar. Plant. Brasil. 1, tab. 16. Tige volubile. Feuilles ovales, acuminées, crénelées, glabres. Sépales ovales, acumincs. Lame du pétale inférieur spathulée, en- tière. Cette espèce croît dans les mêmes contrées que la précédente ; ses fleurs sont assez belles et ressemblent Atelles de la Balsamine. D'après les observations de M. Aue. de Saint-Hilaire , les valves de sa capsule se séparent peu de temps après la floraison; les graines y restent attachées et accomplissent leur maturation à l'air libre. Genre NOISETTIA. — Norsettia Kunth. Sépales 5 , inégaux, inappendiculés à la base. Pétales 5, persistants : les 2 supérieurs minimes, dressés, connivénts ; les 2 latéraux moins petits, appliqués sur l’inférieur ; l’iv- ? 7 500 CLASSE DES CISTIFLORES. férieur très-grand , longuement éperonné. Étamines 5, per- sistantes, libres : les 2 inférieures longuement appendiculées; filets très-courts. Style claviforme, ascendant. Stigmate concave. Capsule membranacée, 3-gone, 3-valve, poly- sperme, déhiscente avant la maturité. Graines ovales-glo- buleuses. Arbrisseaux le plus souvent voiubiles, ou herbes. Feuilles pétiolées, dentelées, penninervées. Pédoncules solitaires ou fasciculés, 1-flores , ou racémiflores. Pédicelles dibractéolés vers leur milieu. Fleurs jaunâtres, ou blanchâtres, ou vio- lettes. Les Noisettia sont remarquables par des fleurs sembla- bles à celles des Orchis. Ce genre est propre à l'Amérique méridionale. On n’en connaît encore que quatre espèces dont voici les plus notables : Norserria À LONGUES FEUILLES. — /Voisettia longi/olia Kunth, in Humb. et Bonpl. Nov. Gen. 5, tab. 499, b.— Viola longifo- lia Poir.— Viola orchidiflora Ruñg. Plant. Guian. Rar. 1, tab. 10. — ÂVoisettia longifolia et Noisettia orchidiflora Ging. in De Cand. Prodr. Tige simple où rameuse , suffrutescente. Feuilles oblongues- lancéolées , acuminées , très-pointues, finement dentelées. Fleurs fasciculées. Capsule polysperme. Sous-arbrisseau peu rameux , très-glabre, haut d’environ 1 pied. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, sur 1 pouce de large. Sti- pules minimes, scarieuses, subulées. Fleurs petites, blanchâtres. Pétale supérieur onguiculé, rhomboïdal-arrondi, cuspidé, verdä- tre; éperon subulé, plus long que la lame. Capsule ovoïde, 3- gone. Cette plante habite la Guiane et le Brésil. NorserriA À FEUILLES DE GaLéopsis. — ÎVoisettia galeopsi- Jolia Aug. Saint-Hil. Plant. Rem. du Brés. — Noisettia longi- foliaNees et Mart. ( non Kunth). Tige herbacée, triptère. Feuilles lancéolées , subacuminées , ! FAMILLE DES VIOLARIÉES, 501 pointues, dentelées. Fleurs en grappe. Capsule sub-1 5-sperme. Herbe vivace, très-glabre, haute d'environ 1 pied. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, sur 8 lignes de large. Stipules petites , ovales-lancéolées, scarieuses. Pétale inférieur onguiculé, rhomboï- dal, arrondi, cuspidé : éperon à peu près aussi long que la lame. Cette espèce croit au Brésil. Genre GLOSSARHÉÈNE. — Glossarrhen Martius. Sépales 5, très-inégaux : les 3 extérieurs grands, ovales- cordiformes, réfléchis, souvent biappendiculés à la base; les 2 intérieurs petits, étroits, dressés. Pétales 5 : l’inférieurgrand, obcordiforme , calleux vers le sommet, éperonné; les 4 au- tres très-petits. Étamines 5, libres : les 2 inférieures appen- diculées postérieurement : filets très-courts. Style ascendant. Stigmate bicorne. Capsule polysperme, 5-valve. Arbrisseaux très-rameux. Feuilles pétiolées, dentelées, non-persistantes. Pédoncules solitaires, 2-bractéolés. Fleurs penchées. Appendices basilaires des anthères filiformes. Ce genre, propre au Brésil, ne renferme que deux espèces dont voici la plus remarquable : GLOSSARHÈNE MULTIFLORE. — Glossarrhen floribundus Mari. et Zuccar. Plant. Rar. Brasil. 1, tab. 15. — Schweiggeria floribunda Aug. Saint-Hil. Plant. Rem. du Bras. tab. 56. Arbrisseau haut de 3 à 5 pieds. Feuilles longues de 12 à 18 li- gnes, nombreuses , ovales-oblongues, pointues , cunéiformes à la base , dentelées vers leur sommet. Pédoncules pubescents , plus courts que les feuilles. Fleurs semblables à celles de la Violette odorante. Pétale inférieur 3 fois plus long que le calice. Capsule ovoide, pointue, 3-sulquée, à valves cymbiformes. Cette espèce croît dans les montagnes des environs de Rio-Ja- néiro. Genre VIOLETTE. — 7'rola (Linn.) Spach. Sépales 5, inégaux, appendiculés à la base. Pétales à, dis- semblables : les 2 supérieurs réfléchis ou redressés, diver- 502 CLASSE DES CISTIFLORES. gents ; les 2 latéraux subhorizontaux, divergents , plus ou moins arqués, un peu plus larges mais moins longs que les supérieurs , ordinairement barbus d’un côté au-dessus de leur base ; linférieur décliné, éperonné, caréné à la base, le plus souvent plus large que les supérieurs. Étamines 5 : ane thères sessiles, oblongues : les 2 inférieures éperonnées. Ovaire ovale-pyramidal, à 6 ou 9 angles plus ou moins sail- lants. Style étranglé et génicuié au-dessus de sa base, subré- supiné, aplati des 2 côtés, ou subtrigone, claviforme, ou en forme de trompe. Stigmate de forme variée : perforation souvent marginéc ou appendiculée. Capsule trigone ou‘hexa- gone, 5-valve, polysperme. Graines lisses, obovées: caron- cule assez grosse. Herbes vivaces soit caulescentes, soit acaules ou munies seulement de tiges flag-Iliformes radicantes. Tiges ou sto- lons aplatis et bimarginés d’un côté, convexes de l’autre. Feuilles crénelées , ou incisées, ou palmati-lobées, longue- ment pétiolées ( du moins les inférieures) : pétiole conformé comme les tiges et stolons; stipules ciliées ou fimbriées, ad- hérentes par la base. Pédoncuies longs, solitaires, axillaires, 4-gones, 1-flores, 2-bractéolés soit au-dessus du milieu, soit au-dessous : les florifères toujours dressés, un peu recourbés au sommet; les fructifères soit dressés, soit décombants. Bractéoles alternes ou subopposées , ordinairement denticu- lées-ciliolées. Floraison hétérogène. Fleurs verticales, sou- vent très-odorantes. Sépales étalés ou recourbés après la flo- raison : le supérieur ascendant ou réfléchi; les latéraux ho- rizontaux, plus ou moins divergents, un peu plus longs que le supérieur ; les inférieurs parallèles, un peu déclinés, plus larges mais un peu moins longs que les latéraux ; appendices entiers ou dentés. Pétales violets, ou bleus, ou lilas, ou blancs, ou panachés : le pétale inférieur strié de veines plus foncées. Appendice apicilaire des anthères pointu , de couleur orange; appendice basilaire des anthères inférieures comprimé ou -gone. Capsule mince ou fongueuse. Cotylédons suborbicu- laires , aussi longs que la radicule ou plus courts. FAMILLE DES VIOLARIÉES. 503 Les caractères que nous assignons à ce genre s’appliquent seulement à un certain nombre d’espèces que nous avons eu l’occasion d’examiner vivantes. Malgré les nouveaux genres que nous avons cru à propos d'établir aux dépens des Viola, une révision complète de la famille donnerait sans doute lieu à d’autres démembrements. La direction horizontale et non verticale des pétales laté- raux fait distinguer très-facilement les vrais Zola des Mne- mion, des Lophion, ainsi que des Chrysion. Ces deux der- niers genres en différent en outre par leurs sépales inappen- diculés, ainsi que par la brièveté de l’appendice postérieur des anthères. Les Erpetion, dont la corolle est assez sembla- ble à celle des F’iola, different de ces derniers par des sépa- les égaux et inappendiculés, ainsi que par les anthères infé- rieures dépourvues d’éperon de même que le pétale imfé- rieur. Voici les espèces dont nous devons traiter de préférence dans ce recueil : SECTION Î. Plantes acaules ou subacaules, le plus souvent stolonifères. Souches non-tubéreuses. Pédoncules fructifères décom- bants.Pétale inférieur plus large que les pétales supérieurs, Anthères glabres. Style aplati des 2 côtés, presque en forme de trompe, terminé en crochet incliné. Sügmate non-distinct du style : perforation petite, terminale, im- marginée. Capsule grosse, fongueuse , subglobuleuse. Souches très-feuillues, formant le plus souvent des gazons très-serrés. Feuilles indivisées, crénelées, très-longuement pétiolées : les primordiales (des souches) réniformes ; les autres profondément cordiformes à la base; les estivales beaucoup plus grandes que les vernales. Stipules mem- branacées, ciliolées. Pédoncules à peu près aussi longs que les pétales. Fleurs le plus souvent odorantes. Sépales larges, obtus. Pétales latéraux faiblement barbus, ou quelquefois imberbes. Capsule livide, enfouie (lorsque le terrain est assez meuble). 504 CLASSE DES CISTIFLORES. À. Souches produisant des stolons radicanits garnis de feuilles plus ou moins rapprochées, à l’aisselle de chacune desquelles il se développe une nouvelle souche. Fleurs odorantes. VioLETTE ODORANTE. — Viola odorata Linn. — Engl. Bot. tab. 619. — Flor. Dan. tab. 309. — Bull. Herb. tab. 169. Feuilles cordiformes ou cordiformes-orbiculaires. Pétales échan- crés : les supérieurs obovales-oblongs, presque de moitié moins larges que l’inférieur (cunéiforme-obovale) ; éperon très-obtus , plus long que les appendices calicinaux. Appendices basilaires des anthères comprimés , pubérules. Capsule pubescente, hexagone , sexsulquée. Racine ou rhizome oblique, peu épaisse, noueuse, garnie d’une multitude de fibres filiformes. Feuilles obtuses, ou subacuminées, pubérules aux 2 faces ou rarement presque glabres : les jeunes d’un vert gai; les adultes d’un vert foncé, atteignant jusqu’à 4 pouces de long, sur 3 à 4 pouces de large; pétiole pubescent, long de 6 à 12 pouces; stipules lancéolées, ou lancéolées-linéai- res, acuminées, bordées d’une pubescence glandulifère. Pédoncules longs de 2 à 6 pouces , dibractéolés soit au-dessus soit au-dessous du milieu : bractéoles petites , linéaires-lancéolées. Sépales ova- les-oblongs , longs d'environ 4 lignes. Pétales d’un violet plus ou moins foncé, ou quelquefois soit blancs, soit lilas, soit panachés : onglets blanchätres ou d’un bleu pâle; épcron rectiligne, au moins 2 fois plus court que la lame du pétale inférieur. Ovaire ennéaé- dre. Capsule globuleuse , ou ovale-slobuleuse, ou ellipsoïde, sou- vent déprimée, marbrée de vert et de violet, creusée de 6 sillons larges et profonds. Graines testacées. Gctte espèce, à laquelle s’applique plus spécialement le nom de Violette ou Violette de mars, est commune dans les bois, les buissons et sur les pelouses; ses variétés à fleurs doubles soit vio- lettes, soit rougeâtres, soit roses, soit panachées, se cultivent fré- quemment dans les jardins. Sa floraison commence dès la fin de l'hiver , et les fleurs normales se succèdent jusque vers le milieu ou la fin d'avril; plus tard elle ne produit que des fleurs apétales, lesquelles toutefois donnent plus fréquemment des fruits que les FAMILLE DES VIOLARIÉES, 505 autres. Il n’est pas rare que les souches développées par les sto- lons dans le courant de l'été, fleurissent depuis la fin de septem- bre jusqu'aux premières gelées. Les fleurs de la Violette odorante s’emploient en pharmacie à la préparation d’un sirop adoucissant ; prises en poudre, elles de- viennent purgatives à la dose d’un gros environ; leur infusion ainsi que celle des feuilles de la plante est émolliente. Les raci- nes, à forte dose , sont émétiques et purgatives ; mais l’introduc- tion de l’Ipépacuanha les a fait tomber en désuctude. B. Souches non-stoloniféres. Fleurs inodores. VioLerte HÉRISSÉE. — Viola hirta Linn. — Engl, Bot. tab. 894. — Flor. Dan. tab. 618. — Reichenb. Plant. Crit. 1, fig. 05. Feuilles cordiformes , ou cordiformes-oblongues : les jeunes hérissées aux 2 faces ainsi que les pétioles. Pétales échancrés : les supérieurs obovales, presque aussi larges que l’inférieur ( cunéi- forme-obovale) ; éperon très-obtus , un peu recourbé au sommet. Capsule subglobuleuse, trisulquée, pubescente. Rhizomes assez épais , rameux au sommet. Feuilles adultes at- teignant jusqu’à 2 pouces de long, sur 1 ‘}, pouce à 2 pouces de large, ordinairement plus ou moins hérissées aux 2 faces, quel- quefois glabrescentes ; pétiole long de 2 à 4 pouces. Stipules ova- les-lancéolées, ou ovales, acuminées, denticulées-ciliolées : denti- cules glandulifères. Pédoncules débordant les feuilles à l'époque de la floraison, glabres où pubescents, dibractéolés vers leur m1- lieu ou au dessous ; bractéoles lancéolées, ciliolées. Sépales ova- les ou ovales-oblongs, obtus, ciliolés. Pétales d’un bleu pâle, longs d'environ 4 lignes; éperon au moins 2 fois plus court que Ja lame. Cette espèce abonde dans les prairies sèches et les buissons; elle fleurit également dès le commencement du printemps. $es propriétés médicales sont les mêmes que celles de la Violette odorante, à laquelle elle ressemble beaucoup par le port et la forme des fleurs. 506 CLASSE DES CISTIFLORES, SEcrion II. Tiges touffues, non-radicantes, plus ou moins rameuses (du moins les adultes). Pédoncules toujours dressés. Pétale inférieur un peu plus large que les pétales supérieurs. An- thères glabres. Style 5-gone, subclaviforme. Stigmate sub- capitellé, barbellulé, prolongé antérieurement en petit bec horizontal; perforation terminale, marginée, appen- diculée inférieurement. Capsule mince, oblongue, mu- cronée, nutante. Feuilles indivisées, crénelées, plus ou moins profondément cordiformes à la base; pétiole des inférieures très-long. Stipules (da moins celles des feuilles inférieures) incisées ou fimbriées. Pédoncules des fleurs normales plus longs que les feuilles. Fleurs bleues ou blanchâtres, inodores. Sépales linéaires-lancéolés , pointus. Pétales latéraux fortement barbus. ViOLETTE cANINE. —- Wiola canina Linn. — Engl. Bot. tab. 620. — Flor. Dan. tab. 1453. — Viola canina, Viola sylves- tris et Viola Riviniana Reichenb. Plant. Crit. fig. 795,150, 151, 152, 200, 201, 202, 203 et 622. Glabre où pubérule. Feuilles cordiformes ou cordiformes-oks longues (les inférieures cordiformes-orbiculaires ou subréniformes): pétiole aptère. Pétales échancrés ou arrondis; éperon échancre ou obtus et entier, 2 à 4 fois plus long que les appendices des sé- pales. Racine grêle, oblique , tres-fibreuse. Tiges tantôt tres-basses , tantôt longues de 1 à 15 pouces, ascendantes, ou diffuses, ou pres- que dressées. Feuilles longues de 6 à 15 lignes, rarement aussi larges que longues. Stipules lancéolées, ou linéaires-lancéolées. Galice 2 à 3 fois plus court que la corolle. Gorolielarge de 9 à 12 lignes, d’un bleu clair , tirant soit sur le lilas, soit sur le violet. Pétales supérieurs et latéraux obovales-oblongs ; pétale inférieur cunéiforme-oblong. Cette plante, nommée vulgairement Violette de chien, est FAMILLE DES VIOLARIÉES. 507 commune dans les clairières des bois, surtout dans les terrains sa- blonneux. Elle participe aux vertus légèrement purgatives et émé- tiques de la plupart de ses congénères. Secrion III. Souches très-courtes, non-stolonifères. Rhizome horizontal, charnu, tuberculeux, tronqué. Pédoncules dressés pendant Ja floraison. Pétale inférieur plus étroit que les supérieurs; pétales latéraux ascendants, divariqués de même que les supérieurs. Anthères pubérules aux bords. Style compri- mé des 2 côtés, subclaviforme. Stigmate en triangle ren: versé, aplati antérieurement, très-obtus aux 3 bouts, gla- bre : perforation supra-basilaire, marginée, prolongée inférieurement en petite lèvre. Feuilles crénelées, ou incisées, ou palmatilobées, très- longuement pétiolées, cordiformes à la base, ou rénifor- mes. Stipules étroites, subciliolées, inadhérentes. Pédon- cules longs, dibractéolés au-dessous du milieu. Fleurs inodores ou légèrement odorantes. Sépales suboblongs, un peu pointus : appendices basilaires larges, tronqués. Pétales d’un bleu clair, ou violets, souvent panachés de blanc : les Jatéraux fortement barbus; onglets courts, concaves, carénés; éperon court, très-obtus. Capsule mince, nutante. Graines finement chagrinées : coty- lédons orbiculaires, presque aussi longs que la radicule. À. Feuilles subhastiformes ou palmatifides (excepté les plus inférieures) : lobes laciniés ou incises-dentes. VIOLETTE PALMÉE.— Viola palmaia Linn.—Bot. Mag. tab. 535. Feuilles prhescentes, pédatinervées : les inférieures rémformes, incisées -crénclées , trrégulièrement Ivbées au sommet ; les autres subhastiformes, ou cordiformes-3-lohées, irrégulièrement incisées ou sinuées-lobées. Sépales lancéolés-oblongs, glabres, membra- 508 CLASSE DES CISTIFLORES. neux aux bords. Pétales obtus ou échancrés : les supérieurs obo- vales-oblongs, plus larges que les latéraux ; l’inférieur cunéifor- me-oblons. Feuilles d’un vert foncé, souvent marbrées de rouge : les ésti- vales atteignant jusqu’à 18 pouces de long (y compris le pétiole) : lame longue de 1 à 4 pouces , ordinairement moins large que lon- gue, le plus souvent très-profondément cordiforme à la base : lo- bes et lanières obtus ou pointus, très-inégaux , polymorphes. Sti- pules lancéolées-linéaires, subulées au sommet. Pédoncules ordi- pairement moins longs que les pétioles. Bractéoles petites, denti- culées. Pétales longs de 6 à 8 lignes, sur 2 ‘/2 à 3 lignes de lar- ge, d’un beau bleu : barbe et onglets blancs ; Le pétale inférieur blanc presque jusqu’au milieu et strié de veines d’un bleu foncé ; éperon blanchâtre, à peine long de 2 lignes. Cette espèce, qui se cultive souvent comme plante d'agrément, est indigène aux États-Unis. ViozerrTe porAGÈrE. — Viola edulis Elliot, Skeïch. (in ad- not.) — Viola palmata var. heterophylla ejusd. 1. c. — Viola heterophylla Muhlenb. (ex Elliot.) «Feuilles glabres, rugueuses, crénelées : les vernales cordifor- » mes; les éstivales hastiformes : lobes latéraux souvent laciniés; » lobe terminal très-grard. » Elliot. Cette espèce croît dans le midi des États-Unis, où les nègres , suivant Elliot, en font un usage tres-fréquent comme herbe pota- gère; les feuilles sont très-mucilagineuses ; on les emploie aussi comme remède émollient. B. Feuilles non-lobées, crénelees. VIOLETTE A FEUILLES CUCULLIFORMES. — Viola cucullata Ait. Hort. Kew. — Bot. Mag. tab. 1705. — Viola obliqua Pio, Dis” p.12; tab" 8 Here Feuilles glabres, crénelées : les inférieures réniformes ou réni- formes-orbiculaires , très-obtuses ; les supérieures cordiformes ou cordifurmes - orbiculaires, acuminées. Pédoncules dibractéolés au-dessous du milieu. Sépales oblongs, ou ovales-oblongs, obtus, FAMILLE DES VIOLARIÉES 509 glabres. Pétales supérieurs obovales, de moitié plus larges que Vinférieur (cunéiforme-oblong). Feuilles lisses, d’un vert gai; les éstivales atteignant jusqu’à 1 pied de long (ycompris le pétiole) : lame longue de 1 à 5 pou- ces, souvent aussi large que longue. Stipales linéaires ou linéai- res-lancéolées, subdenticulces, ou entières. Pédoncules pendant la floraison plus longs que les feuilles. Bractéoles petites, entiè- res. Pétales d’un bleu clair, blancs à la base, longs de 5 à 7 lignes. Cetteespèce, qu’on cultive aussi comme plante d'agrément, croît aux États-Unis. Genre CHRYSIONE. — Chrysion Spach. Sépales 5, un peu inégaux, inappendiculés mais légère- ment gibbeux à la base. Pétales 5, tous imberbes : les supé- rieurs et les latéraux obovales-oblongs, presque égaux , re- dressés ; inférieur décliné, un peu plus large, cunéiforme- oblong , courtement éperonné. Étamines 5 ; anthères sub- sessiles, elliptiques, glabres : les 2 inférieures très-courtement éperonnées. Ovaire oblong, 3-gone. Style géniculé au-dessus de sa base, ascendant, subclaviforme, aplati des 2 côtés. Stigmate obtriangulaire, glabre, très-obtus et un peu aplati à la base, subbilobé au sommet, légèrement concave anté- rieurement ; perforation petite, supra-basilaire, marginée, Capsule oblongue, 3-gone : placentaires oligospermes. Grai- nes comme marbrées : caroncule petite. Herbes à tiges subsolitaires, grêles, simples, 1- ou 2-flores. Rhizomes un peu charnus, rampants, noueux, écailleux. Feuilles réniformes ou cordiformes, crénelées, peu nombreu- ses : les inférieures longuement pétiolées; les florales cour- tement pétiolées ; stipules entières, ou à peine denticulées vers leur sommet. Floraison homogène. Pédoncules soli- taires, axillaires, 1 -flores, filiformes, plus longs que les feuil- les, toujours dressés, un peu recourbés au sommet; brac- téoles minimes. Fleurs verticales. Pétales jaunes, striés de veines brunâtres. Appendices apicilaires des anthères 510 CLASSE DES CISTIFLORES: ovales, obtus, d’un jaune orange , aussi longs que les bour- ses ; bourses subparallèles. Capsule mince, nutante: Outre l’espèce que nous allons décrire, ce genre renferme encore le J’iola HV allichiana Ging. CurysIONE BtFLORE. — Chrysion biflorum Spach: — Viola biflora Linn. — Flor. Dan. tab. 46. — Bot. Mag. tab. 289. — Sturm', Deutsch]. Flor. fasc. 46. Tige dressée ou ascendante, grêle, débile, glabre, haute de 3 à o lignes, nue inférieurement, subtriphylle, 1- ou 2-flore vers son sommet. Feuilles très-minces, d’un vert gai, larges de 6 à 12 lignes, pubérules surtout en-dessus : les radicales tres-lon- guement pétiolées, réniformes; les caulinaires réniformes , ou cordiformes -orbiculaires, ou cordiformes ; arrondies au sommet ou subacuminées : la supérieure ordinairement plus courte que le . doncule. Stipules ovales-oblongues ou oblongues, acuminées, petites. Sépales linéaires, pointus, pubéru'es aux bords, Fleurs larges d'environ 6 lignes. Gette plante croît dans les bois humides des Alpes. Genre MNÉMIONE. — Memion Spach. Sépales 5, inégaux, appendiculés à la base. Pétales 5, di- versiformes, inégaux : les 2 supérieurs redressés ou réflé- chis, plus grands que les 5 autres ; les 2 latéraux ascendants, plus ou moins divergents, barbus d’un côté au sommet de l'onglet; pétale inférieur flabelliforme, décliné, plus large que les latéraux : onglet concave, barbu en dessus, éperonné postérieurement. Étamines 5 : filets très-courts ; anthères el- liptiqués , cotonneuses aux bords : les 2 inférieures prolon- gées en appendice subclaviforme.Ovaire parabolique, hexa- gone. Style court, ascendant , subcylindrique, claviforme. Stigmate capitellé , aplati ct triangulaire antérieurement, finement papilleux : perforation grande, submédiane, circu- laire, marginée inférieurement. Capsule ellipsoïde ou subglo- FAMILLE DES VIOLARIÉES. 511 buleuse, obtuse, 3-gone,5-valve, polysperme. Graines lisses, subglobuleuses. Herbes annuelles ou vivaces. Tiges ampllédses , flexueu- ses, quelquefois très-courtes. Feuilles longuement pétio- lées , profondément crénelées : pétiole presque aplati, plus ou moins marginé par la décurrence de la lame. Stipules incisées , ou pennatifides, ou palmatifides, gran- des, foliacées, inadhérentes (par exception adhérentes). Floraison homogène. Fleurs inodores ou légèrement odo- rantes, verticales. Pédoncules solitaires, axillaires, 1-florcs, roides, tres-longs, auguleux, dibractéolés au-dessus du mi- lieu ou vers leur sommet, un peu recourbés au sommet, dressés pendant la floraison, plus tard défléchis ou diva- riqués. Bractéoles opposées ou alternes, petites, membra: nacées , denticulées. Sépale supérieur redressé ou réfléchi; sépales latéraux horizontaux ou ascendants, plus ou moins divariqués; sépales inférieurs plus longs que les supérieurs, parallèles, un peu déclinés, dentés : appendices incisés: dentés. Pétales comme veloutés, panachés (le plus sou- vent de violet, de jaune ou de blanc, et de bleu), ou moins souvent subunicolores (violets, ou bleus, ou blanchâtres, ou jaunes) : les 3 inférieurs striés de lignes noirâtres ou brunâtres; l’impair toujours marqué au dessus de l’onglet d’une tache jaunâtre plus ou mois grande. Appendice apicilaire des anthères obtus, d’un jaune orange; bourses parallèles. Capsule un peu fongueuse, nutante. Cotylédons oblongs, presque aussi longs que la radicule. Radicule cy- lindrique, un peu pointue. Les Mnémiones, connus vulgairement sous le nom de Pensces sont, comme tout le monde sait, des plantes d’a- grément très-recherchées. Ce genre, que la conformation de sa corolle éloigne de la plupart des autres Violariées, et qui surtout ne peutpas être confondu avec les Violettes pro- prement dites, renferme environ quinze espèces, en grande partie indigènes dans les régions subalpines de l’ancien con- tinent, En voici les plus notables : 512 CLASSE DES CISTIFLORES. À. Éperon du pétale inférieur grêle, presque aussi long que la lame, plus long que les sépales. MNÉMIONE coRNu. — Mnemion cornutum Spach. — Viola cornuta Linn. — Bot. Mag. tab. 791. — Reichenb. Plant. Crit. v. 3, fig. 429. — Jaume Saint-Hil. Flor. et Pom. Franc. tab. 20920) Racine vivace, rampante. Tiges diffuses, rameuses, glabres. Feuilles profondément crénelées, pubérules aux bords , corditor- mes à la base, un peu pointues : les inférieures suborbiculaires, ou subréniformes ; les supérieures ovales ou ovales -oblongues. Stipules ovales ou ovales - lancéolées, incisées - dentées. Pétale inférieur flabelliforme, subacuminé, Tiges très-touffues , grêles, ascendantes au sommet , longues seulement de quelques pouces, ou jusqu’à 1 pied et plus, quelque- fois radicantes. Feuilles longues de 1 à 2 pouces (y compris le pétiole), larges de 6 à 12 lignes, molles, d’un vert gai, très- rapprochées , rugueuses. Stipules souvent ausst longues que Le pétiole , et presque aussi larges que la feuille. Pédoncules grèles, longs de 2 à 4 pouces. Sépales linéaires - lancéolés : appendices échancrés ou dentés, étroits. Corolle atteignant r pouce de dia- métre, d’un bleu tirant sur le lilas; pétales supérieurs oblongs- obovales ; éperon long de 5 à 6 lignes. Cette espèce, qui se cultive assez fréquemment comme plante d'agrément , croît dans les Pyrénées ; elle se plaît dans les lieux humides et ombragés. MNÉMIONE À LONG ÉPERON. — Mnemion calcaratum Spach. — Viola calcarata Linn. — Hall. Hist. tab. 17. — Jaume Saint-Hil. Flor. et Pom. Franc. tab. 204.— Viola Zoysii Wulff. in Jacq. Cullect. 4, tab. 11, fig. 1. — Sturm, Deutschl. Flor. fasc. 22. Racine vivace, rampante. Tiges simples, très- courtes, ou presque nulles. Feuilles glabres, légèrement crénelées : les infé- rieures ovales ; les supérieures ovales-oblongues, ou lancéolées- FAMILLE DES VIOLARIÉES, 513 oblongues, ou oblongues-spathulées, Stipules étroites. Pétale infé- rieur obcordiforme. Tiges longues de 1 à 5 pouces, ascendantes , rarement un peu rameuses. Feuilles longues de 6 à 24 lignes, larges de 2 à 4 li- gnes. Supules linéaires et entières , ou lancéolées et pennatifides , ou incisées - dentées. Pédoncules longs de 2 à 4 pouces. Sépales lancéolés-oblongs. Cvrolle jaune ou violette, large de 12 à 18 lignes. Cette espèce croit dans les hauts pâturages des Alpes. B, Éperon du pétale inférieur jamais plus long que les sépales. MNÉMIONE ÉLÉGANT. — Mnemion elegans Spach. — Viola grandiflora Nill. — Reichenb. Plant. Crit. v. 2, fig. 302. — Viola lutea Smith, Engl. Bot. tab. 521. — Viola sudetica Willd. Racine vivace, rampante. Tiges ascenaantes , triédres. Feuilles crénelées ou dentelées : les inférieures suborbiculaires ou ovales- elliptiques; les supérieures oblongues , ou lancéolées-oblongues, ou lancéolées. Pétale inférieur flabelhforme ou subréniforme : éperon plus long que les appendices du calice, souvent presque aussi long que les sépales. Tiges grêles , longues de 2 à 6 pouces, pauaiflores, ou multi- flores, glabres, ou pubescentes. Feuilles longues de 4 à 12 lignes, larges de 1 à 4 lignes, souvent pubérules aux bords. Stipules palmatifides ou pepnatifides : segments latéraux linéaires ; seg- ment terminal conforme aux segments latéraux o1 beaucoup plus grand. Pédoncules grêles, longs de 2 à 4 pouces. Sépales linéai- res lancéolés, pointus, entiers, ou denticulés, membrancux aux bords : appendices tronqués, incisés - dentés au sommet. Corolle Jarge de 10 à 50 lignes. Pétales tous jaunes, ou bleus, ou violets, ou bien les 2 supérieurs soit bleus, soit violcts, soit panachés, et les 3 inférieurs jaunes, ou bien tous panachés de 2 ou de plu- sieurs couleurs ; pétales supérieurs suborbiculaires, ou obovales, ou obovales-orbiculaires , ou oblongs-ohovales. BOTANIQUE, PHAN. Te. Y. ‘ 35 514 CLASSE DES CISTIFLORES. Cette espèce croît dans les pâturages des régions subalpines de presque toute l’Europe. MNÉMIONE A GRANDES FLEURS. -— Mnemion grandiflorum Spach. — Viola grandiflora Linn. — Viola altaica Pallas. — Bot. Reg. tab. 54.— Bot. Mag. tab. 1956. — Fiola Pallasii Fisch. — Fiola speciosa Schrad. Racine vivace, rampante. Tiges ascendantes. Feuilles glabres, luisantes, profondément crénelées : les inférieures suborbiculaires, ou ovales -orbiculaires, ou ovales - elliptiques, subcordiformes à la base; les supérieures ovales-cblongues, ou oblongues. Pétale inférieur flabelliforme ou cunéiforme-orbiculaire, souvent échan- cré : éperon un peu plus court que les appendices des sépales. Plante touffue, subacaule à l’état spontané, plus ou moins rameuse dans les jardins, et atteignant ‘/, pied de haut. Tiges et rameaux fermes, assez épais. Feuilles longues de 1 à 2 pouces (y compris le pétiole), larges de 6 à 12 lignes. Stipules lancéo- lées- oblongues ou lancéolées, pennatifides, ou pennatiparties, ou lyrées, ou incisées-dentées : segments latéraux étroits, poin- tus; segment terminal ordinairement très-grand, cunéiforme. Sépales oblongs ou oblongs-lancéolés, pointus, souvent denti- culés : appendices arrondis, ou tronqués, ou échancrés , plus ou moins dentés ou crénelés. Corolle atteignant jusqu’à 2 pouces de diamétre , très-variable quant à ses couleurs. Pétales supé- rieurs suborbiculaire:, ou obovales - orbiculaires, où cunéifor- mes-obovales. Cette espèce, qu’on cultive très-fréquemment en bordures dans les parterres , est indigène dans l’Altaï. MNÉMIONE uéRISSÉ. — Mnemion hirsutum Spach. — Viola rothomagensis Thuil. Flor. Paris. — Bot. Mag. tab. 1408. — Viola hirsuta Lamk. Racine vivace. Tiges diffuses, très-rameuses, courtement hé- rissées ainsi que les feuilles et les stipules. Feuilles profondément crénelées : les inférieures suborbiculaires, où cordiformes; les supérieures elliptiques, ou oblongues, où ovales-ohlongues. Laniè- FAMILLE DES VIOLARIÉES. 515 res des stipules très-longues , lincaires-spathulées. Pétale inférieur cunéiforme, échancré : éperon un peu plus long que les appen- dices des sépales. Tiges grêles, touffues , longues de 3 à 8 pouces. Feuilles lon- gues de 10 à 4o lignes (y compris le pétiole), larges de 2 à 6 lignes, d’un vert tirant sur le glauque, un peu charnues. Sti- pules pennatifides ou pennatiparties : lobe terminal longuement pétiolulé, oblong, ou lancéolé-oblong, ou oblong-obovale, obtus. Sépales linéaires - lancéolés, pointus, un peu membraneux aux bords, subdenticulés : appendices incisés - dentés. Corolle attei- gnant 1 pouce de diamétre, d’un bleu clair, panachée de blanc. Pétales supérieurs obovales ou oblongs-obovales , ordinairement distants. Cette esuèce, indigène dans le nord de la France et de VAlle- magne , se culuive aussi comme plante d'agrément. MNÉMIONE TRICOLORE. — Mnemion tricolor Spach. — Viola tricolor Linn. — Eng]. Bot. tab. 1287. — Jaume Saint - Hil, Flor. et Pom. Franc., tab. 202, &. — Flor. Dan. tab. 623. — Viola arvensis Murr. (var. parviflora.) Racine fibreuse, annuelle, Tiges ascendanies, Feuilles pros fondément crénelées, glabres : les inférieures orbiculaires, ou elliptiques, ou ovales, cordiformes à la base; les superieures ovales - oblongues, ou oblongues. Lanières latérales des stipules linéaires ou oblongues, pointues. Pétale inférieur obcordiforme ou cunéiforme : éperon plus court que les sépales, un peu plus long que les appendices. | Tiges longues de 3 à ro pouces, fermes, ordinairement touf- fues, plus on moins rameuses. Feuilles longues de 1 à 3 pouces (y compris le pétiole), larges de 3 à r2 lignes, d’un vert foncé, Stipules grandes, pennatifides, ou pennatiparties, ou incisées- deniées : lobe terminal le plus souvent très - grand, pétiolulé, crénelé, ou entier, lancéolé-oblong, ou ovale -cblong. Sépales linéaires-lancéolés, ou oblongs-lancéolés, pointus, membraneux aux bords , souvent denticulés, quelquefois aussi longs que les pétales. Corolle large de 2 à 18 lignes , de couleurs très-variées, 516 CLASSE DES CISTIFLORES. uni-bi- ou tri-colore. Pétales supérieurs obovales, leplus souvent imbriqués par les bords. Gette espèce, connue sous les noms vulgaires de Pensée, Pensée tricolore, ou Pensée sauvage , n’est pas rare dans les champs sablonneux ; on en cultive aussi plusieurs variétés dans les parterres. Beaucoup de médecins la considèrent comme un excellent remède dépuratif. Genre LOPHIONE. — ZLophion Spach. Sépales 5 , presque égaux, divergents, inappendiculés. Disque peu apparent. Pétales 5, diversiformes : les 2 supé- rieurs redressés; les 2 latéraux horizontaux, divariqués , à peu près conformes aux supérieurs mais un peu plus grands, barbus au-dessus de l’onglet; l’inférieur décliné, flabellifor- me, caréné et gibbeux à la base. Étamines 5 : filets très- courts ; anthères pubérulesaux bords : les 2 inférieures mu- nies postérieurement d’une crête 5-angulaire charnue; bour- ses divergentes. Ovaire ennéagone. Style peu saillant, cla- viforme, comprimé des 2 côtés. Stigmate subglobuleux, dé- primé, muni antérieurement de chaque côté d’une houppe de papilles: perforation apicilaire, orbiculaire, immarginée. Capsule 3-gone, 3-sulquée. Graines lisses, obovées : caron- cule très-petite. Herbes vivaces. Tiges simples, anguleuses (aplaties et bi- marginées d’un côté, subtrigones de l’autre). Feuilles cordi- formes, dentelées : les inférieures longuement petiolées; les supérieures subsessiles. Stipules grandes, membraneuses, en- tières. Pédoncules solitaires, axillaires, 1-flores, roides, tou- jours dressés, 2-bractéolés au-dessus du milieu. Bractées pe- tites, entières. Sépales supérieurs réfléchis ou redressés ; sé- pales latéraux ascendants ; sépales inférieurs déclinés, diva- riqués, un peu plus larges que les supérieurs. Pétales jaunes ou blanchätres, striés de veines d’un pourpre noirâtre; on- glet des pétales supérieurs et latéraux presque planes ; onglet du pétale inférieur concave, caréné au dos. Anthères ovales- FAMILLE DES VIOLARIÉES. 517 oblongues : appendices apicilaires ovales, obtus, de couleur orange. Capsule mince. Outre l'espèce que nous allons décrire, ce genre comprend aussi le /’Tola pubescens Ait. , et probablement plusieurs au- tres des Violettes de l'Amérique septentrionale, Lopmiove pu Canapa. — Lophion canadense Spach , ined. + Viola canadensis Linn. — Sweet, Brit. Fiow. Gard. ser. 2, v. 1, tab. Go. Tiges ascendantes, glabres. Feuilles cordiformes, acuminées, léoèrement pubérules aux bords et en-dessous aux nervures. Sti- pules ovales-lancéolées ou oblongues-lancéolées, acuminées , plus longues que le pctvle. Sépales linéaires -lancéolés, subulés au sommet, élargis à la base, subfalciformes, cihiolés. Pétale infe- rieur flabell forme, échancré, de moitié plus large que les péta- les latéraux. Capsule glabre. Souches rampantes. Tiges touffues , ascendantes, hautes de 6 à 12 pouces. Feuilles d’un vert gai, inégalement dentelées, lon- gues de 1 à 2 pouces : pétiole des inférieures long de 6 à 8 pouces. Stipules longues de 3 à 6 lignes. Pédoncules ordinairement plus courts que les feuilies. Sépales longs de 4 à 5 lignes, trinervés. Corolle large d'environ 6 lignes : pétales d’un blanc tirant sur le rose : les supérieurs obovales; les latéraux elliptiques-obovales, jaunâtres à la base et munis d’un côté d’une barbe de papilles claviformes blarchâtres; appendice du pétale inférieur sacci- forme, très-obtus. Capsule brunâtre, à peu près aussi longue que le calice. Cette plante élégante, qui mérite d’être cultivée dans les par- terres, croît dans le nord des États - Unis et au Canada; elle fleurit depuis Le printemps jusqu’en automne. Genre ERPÉTIONE. — Erpetion Sweet. Sépales 5, presque égaux, très-divergents, à peine appendi- culés. Disque peu apparent. Pétales 5, diversiformes : les 2 su- périeurs redressés, petits, imberbes; les 2 latéraux un peu plus 518 CLASSE DES CISTIFLORES. grands, horizontaux, divergents, barbus d’un côté au-dessus de la base; l’inférieur plus grand que les 4 autres, décliné, imberbe, un peu gibbeux à la base. Étamines 5; anthères subsessiles, disséemblables, ciliolées : les 3 supérieures planes, linéaires, terminées en languette oblongue; les 2 inférieures triangulaires, carénées au dos, terminées en languette li- néaire. Ovaire subcylindracé. Style ascendant, géniculé à la base, grêle, aplati des 2 côtés, tronqué au sommet. Stig- mate inapparent. Capsule polysperme. Graines ovoïdes, non- caronculées. Herbes vivaces. Tiges flagelliformes, radicantes. Feuilles roselées aux entrenœuds, longuement pétiolées, réniformes, ou cordiformes , sinuolées-crénelées, un peu charnues , dé- currentes sur le pétiole. Stipules petites, subulées, subdenticu- lées. Floraison homogène. Pédoncules longs, axillaires, soli- taires, dressés, 1-flores, 2-bractéolés vers leur milieu. Fleurs nutantes, panachées de bleu et de blanc. Sépales échancrés à la base : les 5 supérieurs ascendants, presque égaux ; les 2 in- férieurs déclinés, un peu plus longs que les supérieurs. Ap- pendices apicilaires des anthères pointus. Capsule élasti- quement 5-valve. Embryon subcylindrique : cotylédons elliptiques , 5 fois plus courts que la radicule. Ce genre, propre à la Nouvelle-Hollande, renferme deux ou trois espèces, dont la suivante se cultive comme plante d'agrément, en serre tempérée. ERPÉTIONE A FEUILLES RÉNIFORMES. — Érpetion reniforme Sweet, Brit. Flow. Gard. tab. 190. — Viola reniformis R. Br. ined. — Viola hederacea Labill. ? Plante glabre. Stolons grêles, très-longs, très-rameux, ren- flés aux entrenœuds, cylindriques. Feuilles d’un vert foncé, un peu charnues, larges de 4 à 12 lignes, réniformes, sinuolées- dentelées, décurrentes sur le pétiole; dentelures apprimées, mu- cronées par une glandule; pétiole grêle, long de 6 à 18 lignes. Pédoncules ordinairement 2 fois plus longs que le pétiole. Sépales linéaires-lancéolés, très-entiers, un peu membraneux aux bords, FAMILLE DES VIOLARIÉES. 519 obscurément 3-nervés, échancrés à la base, 3 fois plus courts que la corolle. Corolle large d’environ 6 lignes; pétales obtus, panachés de violet et de blanc : les 2 supérieurs obovales; les 2 latéraux obiongs, subinéquilatéraux, munis d’une barbe blan- châtre composée de courtes papilles claviformes ; pétale inférieur ovale-elliptique, échancré, marqué d’une tache jaune à sa base. Appendice apicilaire des 2 anthères inférieures presque aussi long que les bourses. Graines petites, lisses. Genre IONIDE. —- Zonidium Vent. Sépales 5, presque égaux, inappendiculés. Pétales 5, per- sistants : l’inférieur grand, onguiculé, caréné, non-éperon- né; les 4 autres beaucoup plus petits. Étamines 5 : les 2 in- férieures appendiculées ou gibbeuses postérieurement ; filets libres ou monadelphes, courts, ou quelquefois nuls. Style claviforme , ascendant. Stigmate onciné ou tronqué. Cap- sule oligosperme , ou moins souvent polysperme, 5-gone, 3-valve. Graines ovales-plobuleuses, caronculées : cotylé- dons subréniformes, plus courts que la radicule. f {Herbes , ou sous-arbrisseaux, ou moins souvent arbris- seaux. Feuilles toutes ou alternes ou opposées , ou bien al- ternes et opposées sur la même tige, très-entières , ou den- telées. Stipules ordinairement entières. Pédoncules axillai- res ou rarement termiraux, solitaires, ou rarement fascicu- lés, 1-flores, ordinairement 2-bractéolés vers leur sommet. Fleurs petites, penchées. Ce genre, presque entièrement propre à la zone équato- riale, est important pour la matière médicale, car plusieurs espèces fournissent de l’Zpépacuanha. D'ailleurs les racines de la plupart des Zonides jouissent de propriétés émétiques et purgatives très-prononcées. Le genre (qui sans doute est à sous-diviser) renferme en- viron cinquante espèces, dont voici les plus remarquables : lonne Faux-[PéPAGUANRA. — Zonidium Ipepacuanha Aug. 520 CLASSE DES CISTIFLORES. Saint-Hil. Plant. Us. des Brasil. tab. 11.—Bot. Mag. tab. 2453. — Viola Tioubou Aubl. Guian, 2, tab. 318.— lonidium Ipe- pacuanha Vent. Malm. tab. 97. — Jonidium Calceolaria Vent. Malm. tab. 28. — Zonidium Tiubu Kunth, in Humb. et Bonpl. v. 5, tab. 406. — Pombalia liubu Ging. in De Cand. Prodr. — Pombalia Ipepacuanha Nandell. — Viola Ipepa- cuanha, et Viola Calceolaria Linn. (Synonyma omnia relata auctoritate cl. Aug. Saint-Hil. } Tiges suffrutescentes. Feuilles alternes, subsessiles, dentées, ovales-lancéolées, ou moins souvent soit oblongues, soit ovales- oblongues, pointues, rétrécies à la base. Stipules acuminées , membraneuses , unicostées. Fleurs solitaires, subsessiles. Sépales semi-pennatifides. Pétale inférieur transversalement elliptique. Sous-arbrisseau plus ou moins velu. Racines atteignant environ la grosseur d’une plume d’oie, blanchâtres en dedans. Tiges ascendantes ou étalées en rosette, nombreuses, plus ou moins tortueuses, longues de 6 à 24 pouces. Feuilles longues de 7 à 14 lignes, presque glabres, ou plus où moins cotonneuses, ou pubescentes. Sépales linéaires, pointus. Corolle Blanche on bleue: pétale inférieur long d’environ r pouce. Capsule ovoïde, trigone, velue, o-12-sperme. Graines marbrées de noir et de blanc. Cette plante habite la Guiane et presque tout le Brésil. Dans ce dernier pays on la désigae sous le nom de Poaya (mot qui s'applique à plusieurs autres végétaux doués des mêmes propric- tés); les naturels de la Guiane appellent Ipécaca. Ses racines sont émétiques , et 11 paraît qu’elles entrent souvent dans le com- merce pour le véritable Ipécacuanha ( Cephaelis Ipepacuanha, de la fanulle des Rubiacces). À Fernambouc, à ce qu’assure M. Aug. de Saint-Hilaire, on les regarde comme le meilleur remède qu'on puisse employer dans les dyssenteries; et, dans quelques parties du Brésil, on prétend même qu’elles sont très- efficaces contre la goutte : assertion que M. Aug. de Saint-Hilaire ne regarde pas comme prouvée. FAMILLE DES VIOLARIÉES, 5241 Ionwtbe Poaya. — Jonidium Poaya Aug. Saint-Hil. Plant. Us. des Brasil. Feuilles sessiles, cordiformes - ovales, pointues , dentées. Sti- pules sétacées. Pédoncules solitaires, 1-flores, plus longs que les feuilles, ou moins longs. Sépales lancéolés- linéaires, acumi- nés. Pétale inférieur obréniforme. Filets barbus au sommet. Sous - arbrisseau hérissé de longs poils d’un vert jaunâtre. Racines blanches. Tiges simples ou peu rameuses, longues de 6 à 18 pouces. Feuilles longues de 6 à 12 lignes, sur 3 à 7 lighes de large. Pétale inférieur beaucoup plus grand que le calice : lame jarge d’environ 1 pouce. Pétales latéraux obovales, 2 fois plus grands que le calice. Pétales supérieurs oblongs-linéaires, obtus. Ovaire 5-9-ovulé, velu. Cette plante est commune dans les Savanes ou campos du Brésil méridional, dans les provinces des Mines et de Goyaz. » Les habitants de ces contrées, dit M. Aug. de Saint-Hilaire, » la substituent avec succès à l’Ipépacuanha, qui ne croït point » chez eux. Tantôt ils emploient sa racine sans la mélanger, et » tantôt ils la mêlent au tartrate de potasse et d’antimoine, comme » on fait ailleurs pour l’Ipépacuanha véritable ; mais ce n’est pas » seulement comme émétique qu’on l’administre ; à d’autres doses » il devient un évacuant, et 12 vintems ou 0,000,340 de kilo. , » purgent un adulte. » C4 ÎONIDE A PETITES FLEURS. — Jonidium parviflorum Vent. Malm. p. 27. — Aug. Saint-Hil. Plantes Usuelles des Bras. tab. 20. — Viola parviflora Linn. — Cavan. lc. Rar. v. 6, Pre Feuilles ovales , ou lancéolées-oblongues, subobtuses, glabres, dentées : les inférieures opposées; les supérieures alternes. Sti- pules minimes, linéaires, très-entières. Pédoncules capillaires , solitaires, plus longs que les feuilles. Sépales oblongs-lancéolés, acuminés. Pétale inférieur obréniforme, 3 fois plus long que le calice. Racine cylindrique, jaunätre, de la grosseur d’une plume de corbeau. Tiges suffrutescentes , très - rameuses, grêles, faibles. 529 CLASSE DES CISTIFLORES. subdiffuses, pubescentes : rameaux filiformes, étalés, Feuilles longues de 4 à 9 lignes, larges de 2 à 3 lignes, rapprochées, subsessiles, glabres, membranacées. Fleurs blanchâtres, petites. Pétales latéraux oblongs, obtus, de moitié plus courts que les supérieurs. Pétales supérieurs oblopgs, obtus, à peu près aussi longs que le caïice. Capsule subglobuleuse, glabre, lisse, blan- châtre, de la grosseur d’un grain de Chanvre. Cette plante croit dans presque toute l'Amérique équatoriale. Ses racines ont des propriétés analogues à celles de l’Ipépacuanha, et les Espagnols d'Amérique les emploient souvent en guise de ce médicament. Genre SPATHULARIA. — Spathularia Aug. Saint-Hil, : Sépales 5, petits, inégaux, inappendiculés. Pétales 5, presque égaux, caducs, longuement onguiculés, spathulés : onglets connivents en tube un peu oblique. Étamines 5, li- bres, toutes inappendiculées postérieurement ; filets filifor- mes ; anthères cordiformes , apiculées. Style grêle, subcy- lindracé. Stigmate tronqué , denticulé , inapparent. Ovaire multiovulé. (Fruit inconnu.) L'espèce suivante constitue à elle seule ce genre : SPATHULARIA A LONGUES FEUILLES. — Spathularia longi- folia Aug. Saint-Hil, Plant. Rem. du Brésil et du Parag. p. 318 (cum icone. ) Arbrisseau rameux, très-glabre. Feuilles longues de 4 à 7 pouces, larges de 10 à 18 lignes, alternes et opposées, lancéo- lées, subobtuses, smuolées - denticulées. Stipules petites, mem- branacées, caduques. Peédoncules ternés ou quaternés, termi- naux, pauciflores; pédicelles 2-ou 3-bractéolés, disposés en corymbe. Sépales violeis, ovales, obtus : les extérieurs plus courts. Pétales longs de près de 1 pouce, blancs, ou d’un violet clair : le supérieur un peu plus grand que les autres , quelque- fois échancré. Ceite plante, remarquable par la beauté de ses fleurs, a été À FAMILLE DES VIOLARIÉES. 525 trouvée par M. Aug. de Saint-Hilaire, au Paraguay, près de Saint-Paul. Genre CONORIA. —- Conoria Kunth. Sépales 5, presque égaux, inappendiculés. Pétales 5, per- sistants, égaux, dressés, révolutés au sommet. Étamines 5, toutes inappendiculées postérieurement ; filets libres ou mo- nadelphes, courts; bourses des anthères corniculées ou mu- tiques. Style onciné. Stigmate inapparent. Ovaire triédre, 3-J-ovulé. Capsule membraneuse ou coriace, 3-9-sperme, 3- valve, souvent renflée. Graines ovales-#lobuleuses. Arbres ou arbrisseaux. Feuilles alternes, ou rarement soit opposées, soit alternes et opposées, entières , ou dentées, ou dentelées. Fleurs axillaires et terminales, solitaires, ou fasci- culées, ou en grappes, ou en panicules, bractéolées. Ce genre, propre à la région équatoriale, renferme envi- ron seize espèces, dont voici les plus remarquables : Conorra Losoroso. — Conohoria Lobolobo Aug. Saint-Hil. Plant. Us. des Brasil. tab. 10. — Æ/sodea physophora Mart. et Zuccar. Plant. Brasil. 1, tab. 10. Feuilles alternes et subopposées, lancéolées, ou oblongnes- lancéolées, pointues, légèrement dentées, courtement pétiolées. Grappes axillaires et terminales, simples, unilatérales, solitaires, ou fasciculées. Filets barbus, presque libres. Anthères mutiques, subincluses. Ovaire velu : placentaires ovulifères à la base. Arbrisseau, ou quelquefois arbre s’élevant jusqu’à 30 pieds. Rameaux touffus, ctalés. Feuilles longues de 18 à 36 lignes, larges de 6 à 12 lignes, très-rapprochées vers l’extrémité des ramules. Stipules minimes, scarieuses. Grappes subsessiles, spiciformes, longues de 3 à 4 pouces; pédicelles courts, pen- chés. Fleurs très-petites, blanches, comme campanulées. Sépales ovales, pointus. Pétales ovales - lancéolés. Capsule globuleuse, trigone, renflée. 524 CLASSE DES CISTIFLORES. CoNoRIA A FEUILLES DE CHATAIGNIER. — Conohoria casia- neæfolia Aug. Saint-Hil. . c. Feuilles alternes et opposées, oblongues-lancéolées , dentelées, mucronnlées. Grappes axillaires et terminales, simples, unilaté- rales. Ovaire très-velu. Ovules suspendus au sommet des pla- centaires. Arbrisseau semblable au précédent par le port. Fleurs plus grandes, odorantes. Cette espèce et la précédente sont communes aux environs de Rio - Janéiro, dans les endroits ombragés. M. Aug. de Saint- Hilaire les recommande aux Brasiliens comme plantes potagères, qui mériteraient d’être cultivées. Leurs feuilles crues n’ont qu’une saveur herbacée, mais cuites elles deviennent mucilagi- neuses, et les nègres de plusieurs cantons des environs de Rio- Janéiro les mangent avec leurs aliments. % ConorrA A FEUILLES D'ORME. — Conoria ulmifolia Kunth, in Humb. et Bonpl. v. 5, p. 387; tab. 4or. Feuilles opposées ou ternées, subsessiles, oblongues, ou lan- céolées - oblongues, ou oblongues-lancéolées, acuminées, dente- lées, glabres et luisantes en dessus, pubescentes en dessous aux nervures et à la côte. Grappes terminales, solitaires, subpani- culées, 2 ou 3 fois plus courtes que les feuilles. Filets libres, glabres. Anthères mutiques. Oyaire triovulé, pubescent. Ovules attachés à l’angle interne. Arbrisseau : rameaux cylindriques, lisses, glabres. Feuilles longues de 3 à 4 pouces, larges de 12 à 18 lignes. Stipules lan- céolées - subulées , glabres, à peine plus longues que le pétiole. Grappes pubescentes, multiflores. Sépales lancéolés, pointus, trinervés, ciliés. Pétales longs de 4 lignes , blanchâtres, oblonss, subobtus. Capsule coriace, obovée, trigone, brunâtre, du vo- lume d’un gros Pois. Graines lisses, subglobuleuses. Cette espèce a été trouvée par MM. de Humboldt et Bonpland, dans la Nouvelle-Grenade. FIN DU TOME CINQUIÈME DES PHANÉROGAMES. nv FICHTE, OKEN ÊT REGEL. 199 est pour lui l'idée abstraite, ou la forme éternelle opposée à Ia forme phénoménale. L’idéalisme de Fichte le père domine le système de Hegel. En effet, lagrande question de fegel est la connaissance des choses en elles-mêmes; sa philosophie est objective, elle ne veut pas s'arrêter aux idées que nous nous formons, elle veut pénétrer les objets eux-mêmes, et voici comment elle y arrive. Dans notre pensée est la connaissance de Dieu et du monde. Mais comment connais- sons-nous Dieu et le monde, ou les choses en elles-mêmes ? C’est ici la grande difficulté, le saut mortel à franchir. Eh bien, Hegel a sur- monté la difficulté, a franchi le saut mortel avec une grande assu- rance , avec une immense confiance en Dieu ou en sa propre intel- ligence. En effet, d’après lui, nous avons de Dieu et du monde plus que des idées , nous connaissons réellement Dieu et le monde, nous connaissons les choses en elles-mêmes; et ce qui fait que nous pos- sédons cet avantage, cette grande clef de Pénigme du monde, cette intuition d’épopte, c’est que Dieu entre, et que Dieu est lui-même dans notre intelligence : dans notre conscience apparaît Dieu, Dieu qui la remplit tout entière, qui l’éclaire, qui pense en elle et par elle. C'est là encore une thèse fort belle, mais c’est une thèse de pan- théisme , et cette thèse même n’est pas prouvée, où du moins elle ne l’est guère. Le mor, dit Hegel, est l’image de Dieu, est substance créée, représentant le véritable être de Dieu; le moi est par là réintégré dans sa nature primitive; et en réfléchissant les idées de Dieu, il accomplit sa véritable destinée; car la seule vie réelle, c’est cette vie dans les idéses divines, et vivre dans ces idées, c’est recevoir la véritable , l'unique révélation possible. C’est la toute la ci que nous donne l’auteur. Ses asser- tions sont partout, ses preuves nulle part. Remarquons cependant , à défaut de movens de conviction ; qu'ici Hegel s'éloigne autant de Schelling que de Spinosa ; qu’en général ses doctrines présentent un curieux rapprochement vers les formules consacrées par la religion. Mais, qu'on ne se trompe pas à cet égard, lanalogie est dans le langage, elie n’est pas dans la pensée. En effet, dans le système de Hegel, les mots ont un autre sens que dans l'Évangile de saint Jean, quoiqu'on soit allé, dans l’enthousiaimé qu'inspiraient le philosophe ét son maitre jusqu'à 165 comparer à ‘ domaine publie et exer ne de droits d'auteur, tels que PB Lf, MM. . & Jouété Li ntomolojique, Membre dplusiurs : Jocétés savantes Ratonalés et étran tgéres, . (ORTHOPTÈRES, NÉVROPTÈRES HT HÉMIPTÈRES). . rlionales el & . savantes, nalionales eb Etrangeres, acteur de” . Lépidopières d'Europe, 4 #7 Faune de Mada- Professeur - Adminislrateur du Muséum - Flore de Normandie, (PLANTES CRYPTOGAMES). COLLABORATEURS. AUDINET- SERVILLE., ér-présilent de | ‘AUD OUIN, Z/v/ésseur -Administrateur du Iuséunt Membre de plusieurs Jocreles savantes, eles, (ANNELIDES). BIBRON, fixe -Waluralisle auMuseum, collaborateur deM Duméril pour les Reptiles : BOISDUVAL, #nbre de plusieurs Sociéles l’Entomologre de l'Astrolabe, 4 l'Icones des ascar, ele. elec: (LÉPIDOP TÈRES). * DE BLAINVILLE , Ymôre de lInstut, d'Historre Naturelle, Professeur à la Taeulté des Sccences, bte. (MOLLUSQUES ). DE BREBISSON, Yenbre de plusteurs Jociétes savantes auteur des Mousses e/@e Lx A.DE CANDOLI2E, de Genève(BOTANIQUE). CUVIER Er), YWemnbre de Unsttul(irAcÉs). DEJEAN (Je comte) /z4*yeneral l'r defrance, . (COLÉOPTÈRES ). DESMAREST, Yenre correspondantde l'Institut, Irofesseur de Zoologre « lBcole vétérinatre d'Alfort, (@O1SSONS). MM. DUMÉRIL, Ambre Lrèe 20 el Adménréstrateur du Hiséun d'Histotre Natu- | | relle, Zrofesseur & l'ecole à de PPS UE ki etc. ele. (REPTILES). ; £ Hal LACORDAIRE, Vatureliste- Pefageur, “Membre de la Saocréte’ Entomolo agique, ele. . | (INTRODUCTION À L ENTOMOLOGIE). | SANDER-RANG, /ficer au corps. Royal de la Marine (200PHYTES ET VERS)" apec A7 Lesson : ! j : LESSON, rire correspondant de asbl. Lrofésseur & Rochefor ele:(200PHTES sr VERS). | MACQUART, recteur di Muséum de | Zule, auteur des Viptères du Nord de 12 France, ec. :ete. (DIPTÈRES). MILNE-EDWARS, 7 ee ae) nn Membre de diverses Jocéétér - savarles, te. cle, (CRUSTACÉS). - LE PELETIER DE SAENT-FARGEAU. | il PRE de V2 RÉ D ‘auteur de la Monographie des Jenthr: He ele. ele. GIYMÉNOPTÈRES). JS SPACH, 42e - Naturaliste a 72 0127708 (PLANTES PHANÉROGAMES). WALCKENAER , Hombre de VE - avaur vur les Arachnides, ele: ete: (ARACHINIDES zr INSECTES APTÈRES), CONDITIONS DE LA SOUSCRIPTION. Zes Suites à Buffon /ormeront 46 volumes 1r-8° environ, imprimés avec 72 plus grand soir et wur beau papier; ce nombre parait suffisant, Pour donner à cel ensemble loute étendue convenable, Chague auteur soccupant depurs long- temps de la parle qui luc esl confiée, l'éditeur sera à mêtne de publier ex peu de’ ‘ nps Lx Lolalilé des lrtiles dont Se Composer a celle HAL ere À parër de. janvier 1834, paraitre au moins tous les mois un volume: tn-8° |. aCcor PARÉ de Loraisons d'environ 10 planches rotres où colorées. ; tue ie) ‘| Trix du lexte, chaque volume ), . Prix de Chaque dipratson N° Tu personnes qui souscriront pour des parties séparées paieront CHAQe Échase 6 #8 a ARE ER &L So PTTR ENS PRE À. + coloréee... re Ur petit nombre d'exemplaires seront énprimés JUN gr'ar PL Délior gls Le prix sera double. ON SOUSCRIT, SANS RIEN PAYER D’AVANCE, À LA LIBRAIRIE. EN CYCLOPÉDIQUE DE KORE Les RUE HAUTEFEUILLE, N°10 m8, À PARIS, AU COIN DE CKI LE DU BATTOIR . G) Z'£diteur ayant æ PRET Pour celte collection es lonrorasresr aux aifetrs le prie des | volumes he peut re comparé. & celux des réimpressions d' as appartnantas | | . Poliaxres ete. etes "| Fe 0 à 11e ë 11 4 j0 l Faut À 1 =. mn Q ! À LS 3 ” va — Si Botanical Garden Libr rary | Ê aie ti Î si nt 4 RTE DATA y ji rn ETATS ) ( ii] it mis til TE TS no) in Wa { Qu jL'4 4 an jt 4} Lt We, na Hat [LR RRAUIE 7 op, RRRUATNENT ll Lu A {hu nt HA { fl DR AEqNe qu Vu un xls } ja sh NOTE 1 dit its Du DINNEH MEURT, fo AUS A ht vi Mann { ii HU OR TRENN Len | RNA Hu RONA di (A site BU ti y rh 1H w \ ‘ ( nn jte ‘à ft If ONE AU PS JOLIE CEE A QU ONU \ HART {! QUtt ain AU { Hot MIvr Me NU tie que {ne qu AN AMIE À Un RNA 2 1% au ft 1 Ste Eh PT } Bt ï uns AT os ‘u ts Nan de js qi HAE Eu [NT dl 11 NS !" 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