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NOUVEAU RECUEIL

DE PLANCHES COLORIEES

D'OISEAUX.

IMPRIMERIE DE A. BELIN ET COMP., 55, RUE SAINTE-ANNE.

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NOUVEAU RECUEIL

DE PLANCHES COLORIÉES

D OISEAUX,

POUR SERVIR DE SUITE ET DE COMPLÉMENT AUX PLANCHES ENLUMINÉES DE BUFFON,

ÉDITION IN-FOLIO ET IN-4° DE l' IMPRIMERIE ROYALE , 4770;

PUBLIÉ PAR

C. J. TEMMINCK,

CHEVALIER DE L'ORDRE DU LION NEERLANDAIS; DIRECTEUR DU MUSEE ROYAL DES PAYS-RAS \ MEMRRE DE l'iNSTITUTJ MEMRRE CORRESPONDANT DES ACADÉMIES DE STOCKHOLM, DE SAINT-PETERSROURG ET DE RONNJ DES SOCIETES ROYALES DE MEDECINE ET DE CHIRURGIE LINNEENNE ET ZOOLOGIQUE DE LONDRES; DE LA SOCIETE IMPÉRIALE DE MOSCOU; DE CELLES DES NATURALISTES DE HARLEM, UTRECHT, GRONINGUE, PARIS, LAUZANNE, LILLE, STOCKHOLM, FRANCFORT, MAYENCE, HALLE, MARROURG, WURZROURG, HEIDELRERG, HANAU, RATAVIA, PHILADELPHIE ET CAP DE BONNE ESPÉRANCE,

ET

Le Baron MEIFFREN LAUGIER DE CHARTROUSE,

CHEVALIER DE LA LÉGION-D'HONNEUR,

D'après les Dessins de Mil. HUBT et PRÊTRE, Peintres attachés au Muséum d'Histoire naturelle,

ET AU GRAND OUVRAGE DE LA COMMISSION D'EGYPTE.

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VOL. IV.

PARIS.

F. G. LEVRAULT, LIBRAIRE-ÉDITEUR, RUE DE LA HARPE, N. 81.

A STRASBOURG, MÊME MAISON, RUE DES JUIFS, N. 55. ET A AMSTERDAM, CHEZ LEGRAS IMBERT ET COMP., SUR LE ROCKIJV, N. 159

M. DCCC. XXXVIII.

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C ac ato e n a<? iyu&

Muet.

CACATOE NASIQUE

PSITTACU S NASICUS. Tem

M.

Planche 33 i.

La couleur blanche du plumage des Perroquets désignés sous le nom de Cacatoès , n'est point exclusivement propre aux espèces qui habitent les îles de la Sonde, aux Moluques et dans les Philippines .; la Nouvelle-Hollande nourrit aussi une espèce dont le genre de vie ne diffère point de ceux des Cacatoès noirs qui habitent le même pays- Cette espèce est caractérisée par la longueur presque dispropor- tionnée de la mandibule supérieure , dont la pointe , quoique moins courbée que ne Test d'ordinaire cette partie chez les oiseaux de ce genre, est beaucoup plus allongée et plus aiguë proportionnellement à la mandibule inférieure, qui est petite et arrondie. Une très-petite huppe frontale distingue encore cet oiseau , qui se rapproche par ce caractère du Psitt acus Philippinarum de Latham , espèce environ d'un quart moins grande que notre Nasique , mais dont la huppe, quoique plus longue , ressemble parfaitement à celle de ce dernier. Les couleurs de cette nouvelle espèce sont un blanc pur répandu sur la presque totalité du plumage, excepté la face dont la teinte rose

Recueil d'Oiseaux, 56e. livraison.

CACATOE NASIQUE.

est légèrement nuancée de rouge vers la région des yeux $ l'abdomen et les couvertures inférieures de la queue sont d'un jaune rougeâtre, et la base des pennes de la queue est jaunâtre 5 le bec et les pieds sont cendrés. La longueur totale est de quinze pouces cinq ou six lignes.

Le lorum est le plus souvent nuancé d'orange clair ; le tour des yeux rouge , le bec blanc et les pieds gris j on trouve des individus dont les couvertures inférieures de la queue sont d'un blanc pur : probablement les femelles.

Le Musée de Paris a reçu un individu de la Nouvelle-Hollande ; celui de la Société Linnéenne à Londres a été rapporté du port Phi- lippe à la côte méridionale , par M. Robert Brown.

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Perroquet kaÂt&éoe rofaMzhy

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PERROQUET KAKATOE ROSALBIN

P S I T TA CU S E O S. Kuhl

Planche 81.

Cette belle espèce a été figurée dans ce recueil d'après le sujet déposé dans les galeries du Musée de Paris 5 je n'en connais point dans d autres collections. M. Kuhl lui a donné le nom que nous adoptons 5 il forme la 169e. espèce de ses Perroquets énumérés dans le mémoire portant pour titre , Conspectus psittacorum. Une figure lithographiée a été publiée presque à la même époque que la nôtre , par M. Vieillot , Galerie des Oiseaux 3 liçr. 8, pL ih , sous le nom de Kakatoe rose.

La petite huppe coronale de cet oiseau, la tête, le cou et tout le dessous du corps sont d'un rouge-clair ou couleur rose 5 les parties supérieures ont une teinte gris-clair, un peu plus foncé sur les ailes et sur la queue 5 les couvertures du dessous des ailes sont rosées, et celles de la queue grises 5 les pieds paraissent avoir été gris dans le vivant et le bec jaunâtre 5 les yeux sont entourés d'un petit espace nu, probablement coloré d'une teinte livide. Longueur totale, douze pouces.

L'individu du Musée de Paris a été rapporté de l'Océanie , mais on ignore de quelle partie.

Recueil d'Oiseaux, 14e. livraison.

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Pemiclie ûri&a , mâfes adulte.

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PERRUCHE TXRIBA.

PSITTACUS CRUENTATUS. P.Max,

Le Mâle adulte. Planche 338.

Cette espèce fait partie des découvertes du prince Maximilien de Neuwied. Nous trouvons une courte notice sur l'oiseau mentionné dans les relations de son voyage au Brésil, vol. i , pag. 7^^ à la note- il y est dit que le long des côtes orientales du Brésil , on lui donne le nom de Tiriba. Le Musée de Berlin possède des individus éti- quetés sous le nom de Psittaeus erythrogaster.

Le mâle et la femelle ont à peu près le même plumage. Le sommet de la tête et l'occiput sont d'un brun-noirâtre 5 chaque plume porte une fine bordure couleur d'ocre terne 5 une grande tache de cette nuance couvre les côtés du cou j la poitrine et le collier de la nuque sont d'un bleu clair 5 depuis la commissure du bec jusqu'au bord postérieur du méat auditif règne une bande d'un rouge pourpré très- foncé 5 un rouge-ponceau couvre le milieu du ventre, et du rouge terne forme la teinte du dessous de la queue, dont le dessus est d'un vert-olivâtre 5 le poignet de l'aile est d'un rouge- vermillon 5 le croupion est plus ou moins nuancé de rouge-pourpre terne $ toutes les barbes extérieures des grandes pennes des ailes sont d'un beau bleu, et le

Recueil d'Oiseaux, 57e. livraison.

PERRUCHE TIRIBA:

reste du plumage est d'un vert très-foncé 5 le bec et les pieds sont noirâtres. Longueur totale, neuf pouces dix ou onze lignes.

L'espèce est commune au Brésil et ses dépouilles existent dans la plupart des Musées.

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Perroquet Hue£.

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PERROQUET HUET.

PSITTACVS HUETTI. Temm. \

U Adulte. Planche 4gi.

Si nous avons été plusieurs fois dans le cas de rendre hommage au mérite et de témoigner, dans cet ouvrage, notre reconnaissance aux hommes de talent, qui ont coopéré, par leurs travaux scienti- fiques industriels, à rendre ce recueil digne d'être offert au public comme une suite aux travaux de Buffon, et aux figures enluminées faites sous les yeux de ce grand naturaliste; il n'en est point qui, à nos yeux, soient mieux mérités, et sans doute plus obligatoires de notre part , que le témoignage sincère offert , en cette occasion , aux artistes qui partagent avec nous les travaux combinés auxquels la publication de cette première centurie de livraisons fournit matière. C'est , en mon particulier, un devoir bien cher que celui d'exprimer à ces collaborateurs (i) ma vive reconnaissance, pour les soins qu'ils ont mis à enrichir ce vaste recueil des fruits de leurs travaux et de tous ces détails minutieux relatifs à leur art : à leur pinceau est

(i) MM. Huet et Prêtre, connus des amis des arts par les figures de ce recueil et par les belles productions de leur pinceau dans tous les ouvrages marquans qui ont vu le jour depuis quelques années.

Recueil d'Oiseaux, 83e livraison, *fuL.,l<fôo*

PERROQUET HUET.

9 pour la plus grande partie, le succès de cet ouvrage et l'accueil bienveillant et flatteur qu'il obtient du public,

C'est à votre mémoire, digne et estimable ami, que nous dédions l'une des belles productions de votre art, porté au plus haut degré de perfection, vous en vîtes la dédicace sur la planche publiée dans la 83e livraison} mais l'expression publique de nos sentimens s'adresse à votre tombe : cette dédicace sera sans doute reçue avec bienveil- lance par vos parens, par vos amis nombreux, par ces élèves que vos soins ont formés, et qui ressentent encore vivement leur perte, et regretteront long-temps un ami si dévoué et un maître si habile.

Ce Perroquet, de petite taille, figuré de grandeur naturelle, a le bec jaune, couvert à sa base d'une peau ou cire de cette couleur, et les yeux entourés par un cercle nu et jaunâtre; le front est ceint d'une bande noire pourprée; une grande tache d'un violet très- brillant couvre une partie des jouesj tout le sommet de la tête est jaune 5 le corps, le cou, le dos, les grandes couvertures des ailes et celles de la queue sont d'un vert foncé très-brillant 5 le poignet de l'aile et la presque totalité des pennes de la queue sont d'un beau rouge-cramoisi; la fine pointe des pennes caudales est verte avec un croissant noir$ un violet pur couvre la région de l'aile bâtarde, et les rémiges sont noires, lisérées de vert foncé.

Ce Perroquet vient d'une des contrées de l'Amérique méridionale ; probablement du Pérou.

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P e rr o que t mitre .

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PERROQUET MITRE

PSITTACUS MI T RATU S. P. Max.

L Adulte. Planche 207.

Le prince de Neuwied fait mention de cette espèce nouvelle dans la relation de ses voyages au Brésil, volume 1 , pag. 265, il est dit qu'elle porte, chez les Brasiliens, le nom de Tui-maitaca. L'adulte a le front, la tête, Focciput, les joues et une petite bande disposée sur le méat auditif, d'un beau rouge- vermillon 5 l'absence totale de cette couleur rouge , aux parties indiquées , semble être le caractère distinctif des jeunes et peut l'être aussi des femelles de l'espèce; il est certain qu'on voit un grand nombre des individus Tui-maitaca qui arrivent du Brésil , manquant totalement de rouge à la tête, et plusieurs ce rouge est moins étendu; assez souvent on en voit qui ont la tête verte, tapirée de plumes rouges, ce qui indique le passage ou Fétat de mue. Toutes les autres parties du corps sont d'un beau vert , plus sombre en dessus qu'au ventre et au cou ; le bord extérieur des ailes , les rémiges et une partie du bout de la queue sont d'un bleu -foncé très-vif; la pointe des ré- miges et leurs bords sont du même vert que le reste des ailes; le

Recueil d'Oiseaux, 35e. livraison.

PERROQUET MITRE.

bec et les pieds ont une couleur de corne grise-noirâtre ; la queue est carrée et les ailes aboutissent à la moitié de son étendue. Lon- gueur totale, sept pouces et demi, rarement huit pouces.

On la trouve au Brésil 9 et les dépouilles existent dans plusieurs Musées.

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Perroquet Preire/.

&-àéres.

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PERROQUET PRÊTRE.

PSITTACUS PRET REF. Temm.

FJ Adulte. Planche 4g2.

Les mêmes motifs et les mêmes obligations qui nous animèrent , en consacrant à la mémoire de l'un de nos collaborateurs la dédicace d'un objet nouveau (i), nous portent également à offrir l'hommage de ce Perroquet rare et inédit au peintre habile dont le pinceau nous est d'un grand secours pour la publication de ce recueil.

Si vos nombreux travaux , cher et digne ami, ne vous assuraient déjà une place distinguée parmi les artistes, vous auriez sans doute obtenu la renommée dont vous jouissez, par les soins que vous apportez à la coopération du présent recueil. Les noms d'un Huet et d'un Prêtre seront, nous n'en doutons point, cités avec admiration, partout les planches coloriées d'oiseaux, suite aux planches enlu- minées de Buffon , obtiendront quelque faveur du public. Nous le répétons, avec reconnaissance, c'est, en grande partie, à vos tra- vaux qu'est l'accueil flatteur que reçoit cet ouvrage.

Chargé seul aujourd'hui de tous les détails relatifs à votre art,

(i) Voyez l'article du Perroquet Huet, 83° livraison , pi. col. 491. Recueil d'Oiseaux, 83e livraison.

PERROQUET PRÊTRE.

nous formons des vœux pour que vous puissiez voir la fin de nos travaux combinés , et jouir, après la publication de cette première centurie de livraisons, de la part de gloire qui vous est due, et de cette conviction intime dont nous aimons à vous faire hommage, que vous et Huet n'avez épargné ni soins, ni zèle, et avez mis tout le désintéressement possible pour en diriger les travaux et surveiller la confection.

Le Perroquet Prêtre est un peu plus petit que toutes les espèces connues sous le nom d'amazones : il en a les formes, et son plumage ainsi que les couleurs qui le revêtent ressemblent à ceux des amazones.

Un large bandeau d'un rouge éclatant couvre le front, le lorum et la région de l'œil, cette teinte est terminée en pointe 5 tout le plumage du reste de la tête, le cou , tout le corps, les scapulaires et les grandes couvertures des ailes sont d'un beau vert : chaque plume de ces parties est terminée par un croissant noir très-étroit, ce qui fait paraître ces parties comme garnies de larges écailles ; tout le poi- gnet de l'aile, son bord extérieur, l'aile bâtarde et les cuisses sont d'un rouge vifj la queue est toute verte; les rémiges sont bleues vers le bout; le bec est jaunâtre, et les pieds sont gris. Longueur totale, onze pouces.

On nous assure que cette espèce vit au Mexique, mais nous ne le savons pas positivement.

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rerroquet <z raaueéfar.

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PERROQUET A RAQUETTES

PSITT A CU S SETARIUS. T'emm.

Le Mâle. Planche i5.

Cette espèce doit faire partie du groupe des perroquets propre- ment dits , dans lequel nous rangeons toutes celles à queue com- posée de pennes égales. Une anomalie caractérise notre Perroquet à raquettes , et le distingue des espèces avec lesquelles il a plus de rap- ports 5 sa queue est, en effet, composée de pennes latérales toutes égales, mais les deux du milieu ont la baguette allongée en fil $ celles-ci dépassent les pennes latérales d'environ deux pouces, et leurs pointes garnies de barbes forment deux petites raquettes.

Le mâle de cette nouvelle espèce a le front, les joues, le cou et la totalité des parties inférieures du plumage d'un beau vert-pré 5 une petite bande d'un rougeâtre-cendré s'étend d'un œil à l'autre 5 au-des- sous de cette bande on voit une belle couleur bleu-de-ciel qui couvre l'occiput, et s'étend quelquefois sur la nuque 5 sur le haut du dos, et d'une aile à l'autre, se dessine une zone d'un jaune vif dans quel- ques sujets, ou d'un jaune-rougeâtre chez d'autres 5 les petites cou- vertures du poignet de l'aile ont une teinte bleu-cendrée, qui passe par des nuances au cendré-verdâtre , répandu sur les grandes cou-

Recueil d'Oiseaux, 5e. livraison.

PERROQUET A RAQUETTES.

verturesj les autres plumes de l'aile, le dos,, la partie supérieure des pennes de la queue et les deux du milieu dans toute leur longueur sont d'un beau vert-foncé 5 une grande portion de l'extrémité des pennes caudales est d'un bleu-foncé 5 les barbules qui terminent celles du milieu ont aussi une nuance bleuâtre , et la queue en dessous est d'un bleu-clair 5 les pieds sont bruns , le bec m'a paru être cou- leur de corne. Longueur totale, 11 pouces jusqu'à l'extrémité des filets, et 8 pouces 6 lignes jusqu'au bout des pennes latérales.

L'individu, que je crois femelle, ou qui pourrait être le jeune de notre oiseau, diffère de celui figuré dans ce recueil, par l'absence de la bande rouge au cinciput, et par celle de la zone jaunâtre sur le haut du dos 5 les dimensions de cet individu sont moins fortes, et la couleur bleue du cinciput occupe plus d'espace 5 pour tout le reste on ne voit point de différences. M. Oudart a publié une figure lithographiée de cet individu , qui fait partie du Musée de Paris.

Le Perroquet à raquettes habite les îles de l'archipel des Indes$ celui du Musée des Pays-Bas a été rapporté de Timor 5 un autre que j'ai vu à Londres venait des Philippines, et l'individu du Musée de Paris a été rapporté de Mindanao.

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Prêtre .

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PERRUCHE FLAMMÉCHËE.

PSITTACUS SINTILLATU S. Temm.

Le Mâle. Planche Ô69.

Cette Perruche porte exactement les mêmes formes de taille et de dimensions que l'espèce connue par Sonnerat, sous le nom de Lory noir de la Nouvelle-Guinée (Psit. Novae-Guineœ) des Méthodes, et qui est figurée dans les Perroquets de Le Vaillant , pi. 49. La queue de ces deux espèces, quoique longue, n'est pas conique, mais elle a une forme très-arrondie ; les yeux sont entourés par une peau nue et noire; toutes les plumes ont une forme plus ou moins lancéolée, et celles de la tête et du cou portent des stries longitudinales couleur de feu le long des baguettes : de cette disposition est empruntée la dénomination dont nous avons fait choix pour désigner cette espèce inédite.

Toutes les plumes de la tête sont d un noir-pourpre et marquées sur les baguettes d'une teinte moins foncée ; le noir-pourpré nuancé de vert foncé domine sur toutes les parties du cou , et chaque plume porte une strie couleur de feu sur toute l'étendue de la baguette; la poitrine est d'un vert très-foncé marqué de mèches couleur de feuj le dos, les ailes, la queue et le ventre sont d'un vert-bouteille,

Recueil d'Oiseaux, 96e livraison.

PERRUCHE FLAMMÉCHÉE;

mais les plumes de cette dernière partie et celles du dos ont des stries longitudinales d'un vert clair disposées le long de leurs ba- guettes ; les couvertures du dessous des ailes, les cuisses et les barbes intérieures des pennes caudales sont d'un rouge-vermillon $ le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, dix pouces.

Nous ne connaissons pas la femelle de cette espèce $ les sujets reçus au musée des Pays-Bas ont tous été constatés du sexe masculin. Nos voyageurs en firent la découverte pendant leur séjour dans les environs de la baie Lobo, à la Nouvelle-Guinée.

Nous devons encore à nos naturalistes voyageurs, MM. Maklot et Mùller, plusieurs autres espèces de Perroquets, qu'ils ont reconnu pour des espèces inédites. Ces objets nouveaux pour la science ayant aussi été rapportés par les naturalistes français embarqués sur les corvettes la Coquille et l'Astrolabe, et ceux-ci se proposant d'en publier les descriptions et les figures, nous citons ces espèces uni- quement pour servir d'indication de leur existence sur des points différens de ceux les naturalistes français ont abordé pendant l'expédition des deux bâtimens mentionnés. C'est dans le voisinage de la baie Lobo, sur la côte occidentale de la Nouvelle-Guinée, qu'ont été capturées les Perruches Desmarest , Coquille, pi. 35$ à dos bleu et pygmée, Astrolabe, pi. 21.

568.

Perriiclie eutèle,,

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Frètrey.

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PERRUCHE EUTÈLE.

PSITTACUS EUTELES. Te

MM,

Le Mâle. Planche 568.

Cette autre Perruche nouvelle, trouvée dans la même île, a la queue un peu plus longue et plus conique que la précédente 5 les sexes diffèrent par la distribution de quelques unes des teintes du plumage.

Le mâle a toute la tête et la région des joues comprises dans un capuchon jaune-d'oerej la nuque, les côtés du cou et le haut du dos vert-clair $ les autres parties supérieures et la queue vert-pré $ le dessous du corps vert-jaunâtre $ l'abdomen vert foncé, et le dessous de la queue faiblement jaunâtre; le bec est rouge; le tour des yeux et les pieds sont noirs. Longueur, huit pouces deux lignes.

La femelle a le sommet de la tête d'un vert un peu plus foncé que celui de la nuque, et la région des joues d'un vert-jaunâtre j le bec est brun. Toutes les autres parties sont colorées comme dans le mâle, mais elle a la queue moins longue.

C'est aussi à Timor que nos voyageurs précités ont tué quelques paires de cette espèce, que nous croyons inédite.

PERRUCHE IRIS.

PSITTACU S IRIS. Te

MM.

U Adulte. Planche 567.

Les sexes/ chez cette espèce nouvelle, n'offrent aucune différence dans la distribution des couleurs y la femelle a des teintes un peu moins vives que le mâle.

Du rouge- vermillon couvre le front, en s'étendant au-dessous des yeux : cette teinte est nuancée à l'occiput de vert et de bleuâtre $ une tache améthiste en forme de croissant couvre le méat auditif, et un large collier jaune ceint la nuque j toutes les parties supé- rieures et la queue sont d'un beau vert-pré, les joues d'un vert clair $ la poitrine et les autres parties inférieures d'un vert-jaunâtre : la première porte au bout des plumes un croissant vert foncé, et les autres parties des teintes irrégulièrement nuancées et plus foncées. Les pieds sont noirs et le bec est rougeâtre. Longueur totale, six pouces et demi.

MM. Macklot et Mûller ont trouvé cette jolie espèce à Timor, elle paraît habiter en grand nombre dans les bois voisins de la côte.

Recueil d'Oiseaux, 96' livraison.

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Perruche iris,

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Prêtre.

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PERRUCHE COQUETTE.

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PSITTACUS PLACENTIS. Te

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Le Mâle, fig. 13 la Femelle, fig. 2. Planche 555.

L'expédition des naturalistes néerlandais embarqués à bord de la corvette de S. M. le Triton ^ s'étant portée dans sa navigation le long des côtes de la Nouvelle-Guinée , sur des points différens de ceux visités précédemment par la corvette française la Coquille, et n'ayant pas abordé dans les lieux explorés presque simultanément , en 1828, par la corvette FÀstrolabej il s'en est suivi que MM. Macklot et Mùller ont rapporté de cette contrée, si riche en productions zoo- logiques, plusieurs espèces d animaux qui ne font point partie des collections rassemblées par les naturalistes des deux expéditions fran- çaises, et que ceux-ci publient dans les divers atlas de ces voyages nautiques. Pour ne pas multiplier le nombre des figures de la même espèce, et laisser aux travaux de MM. Lesson , Quoy et Gaimard toute la latitude possible, nous ne donnerons dans ce recueil aucun por- trait des Oiseaux de la Nouvelle-Guinée, que ces messieurs se pro- posent de publier 5 le nombre des espèces que ceux-ci n'ont point rapportées de cette contrée est encore assez grand pour que nos na- turalistes puissent jouir d une belle part de gloire dans les conquêtes

Recueil d'Oiseaux, 93e livraison.

PERRUCHE COQUETTE.

faites au profit de la science, dans des parages il reste encore beaucoup à explorer et à faire connaître, même pour ceux qui visi- teront après eux cette partie des mers équatoriales de l'ancien continent.

La petite Perruche nouvelle de cet article est de la division de celles à queue conique. Le mâle adulte a le bec et la face rouge- vermillon ; une large plaque d'un bleu-turquoise couvre la région du méat auditif; le sommet de la tête et toutes les parties inférieures sont d'un beau vert clair; la nuque, le dos et les ailes d'un vert foncé; le croupion bleu vif; les flancs et les couvertures du dessous des ailes vermillon ; la base interne des pennes caudales est de cette teinte, vers le milieu se trouve une bande noire, et leur pointe est jaune; toutes les barbes extérieures et les deux pennes du milieu sont de la couleur des ailes. Longueur totale de cinq pouces et demi à six pouces.

Le jeune mâle de l'année n'a du rouge qu'à la commisure du bec, celui-ci est brun; le méat auditif est couvert de petites plumes bleues à mèches jaunes; on ne voit en cet état qu'une faible trace bleue au croupion et pas de rouge sur les flancs.

La femelle adulte a la face verte; la plaque des joues est formée par des plumes noires rayées longitudinalement de jaune vif; le sommet de la tête est du même vert que le dos ; le croupion est bleu comme dans le mâle, mais elle manque totalement de rouge aux flancs et aux ailes.

Nos voyageurs trouvèrent cette espèce près de la rivière Utanata, à la Nouvelle-Guinée.

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Pic meunier, mâle adulte

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PIC MEUNIER.

FICUS PULVERULENTUS. Temm.

Le Mâle adulte. Planche 589.

Les recherches récentes des naturalistes dans les îles peu visitées ou point explorées connues sous les noms d'îles de la Sonde, Mo- luques et Philippines , ont fait connaître un grand nombre d'espèces de Pics, toutes organisées de la même manière que nos espèces Euro- péennes et que celles des différentes parties de l'Amérique.

L'espèce nouvelle offerte sous le nom de Pic meunier est la plus gande espèce connue; elle peut être comparée pour la taille au grand Pic à bec blanc d'Amérique, Picus principalis, figuré par Bufîbn pi. enl. 690, le mâle 5 mais les dimensions du Meunier sont plus grandes et ses formes plus robustes. Un caractère très-marqué peut servir de moyen pour distinguer cette espèce de tous les congénères que nous connaissons. La couleur noire du plumage chez tous les Pics couverts d'une livrée sombre est toujours d'un noir parfait j cette teinte chez notre espèce est comme saupoudrée de gris-cendré, et semble imiter en quelque sorte la livrée des Meuniers j c'est à ce titre que nous avons choisi la dénomination portée en tête de l'article.

Le mâle et la femelle dans l'état adulte ont le dos , les ailes , la

Recueil d'Oiseaux, 66e. livraison.

PIC MEUNIER.

queue , la poitrine et le ventre colorés de la teinte noire couverte d'une nuance grisâtre 5 on voit à l'extrême pointe des plumes des parties inférieures une petite tache, peu distincte, d'un fauve clair j le sommet de la tête, les joues et la nuque sont d'un ton grisâtre plus apparent 5 de petites taches grises couvrent la partie postérieure du cou; le menton, la gorge et une partie du devant du cou sont d'un jaune couleur d'ocre, quelquefois très-légèrement nuancé de rougeâtre, surtout dans les vieux mâles. Ceux-ci diffèrent des femelles seulement par la moustache rouge de la commissure du bec : cette moustache rouge est courte, large, et placée dans la couleur cendrée des joues. Le bec, dans les deux sexes, est très-fort et bleuâtre; les pieds sont robustes et noirâtres.

Les jeunes ont le bec plus court, moins angulaire, plus pointu, et noir; le sommet de la tête, la nuque et les joues noirâtres, pointillés de fines taches blanches; le menton et le devant du cou d'un brun sombre pointillé de blanc pur ou d'isabelle; toutes les parties infé- rieures d'un isabelle terne, les rémiges et les pennes de la queue d'un noir nué de brun-cendré.

Nous avons reçu des individus couverts du plumage de l'adulte, mais irrégulièrement tapirés de plumes propres au jeune oiseau.

Ce Pic habite les forêts des îles de Java et de Sumatra, qu'il fait retentir du bruit sonore produit par les coups vigoureux qu'il porte sur les troncs des arbres.

Le Musée des Pays-Bas possède une série d'individus.

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Pic a/ ventre/ iïlaruy,

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PIC A VENTRE BLANC.

PICUS LEUCOG ASTER. Te

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Le Mâle. Planche 5oi.

Ce grand Pic est de la taille de notre espèce noire d'Europe. Le mâle a tout le sommet de la tête , l'occiput et la nuque d'un beau rouge $ les plumes occipitales longues et en huppe pendante 5 une large moustache rouge couvre la mandibule inférieure j le cou, la poitrine, les parties supérieures, Fabdomen et la queue, qui est composée de plumes fortes et élastiques, sont d'un noir parfait} tout le ventre et les flancs sont d'un blanc terne , souvent tirant au jau- nâtre. Longueur, dix-sept pouces.

La femelle a seulement l'occiput rouge $ elle marque aussi la moustache de cette couleur.

On le trouve dans les îles de la Sonde $ il est commun dans les grandes forêts de Java.

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Recueil d'Oiseaux, 85e livraison.

PIC MEDIASTIN.

PICUS DIMIDIATUS. Temm.

Nous utilisons cette page pour donner la description succincte d'un autre Pic très - commun dans File de Java, et qui approche beaucoup par la taille et par les couleurs du plumage de notre Pic vert d'Europe.

Le mâle a la tête et la nuque d'un rouge foncé , mais l'origine des plumes est d'un gris lustré ; une moustache noire couvre la man- dibule 5 le plumage supérieur est d'un vert terne glacé sur le dos, et sur le croupion, de jaunâtre; le cou et la poitrine d'un vert enfumé; le ventre et l'abdomen d'un vert cendré couvert de larges mèches brunes longitudinales; la queue noirâtre. Longueur, dix pouces.

La femelle a la tête , l'occiput , la nuque et la moustache d'un noir parfait \ tout le reste du plumage comme chez le mâle.

On trouve l'espèce à Java, à Sumatra et sur le continent indien.

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PIC BOIÉ

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Planche 4y3

Nous dédions cette rare et nouvelle espèce à la mémoire d'un des naturalistes voyageurs du Musée royal des Pays-Bas, qui réunissait aux plus rares qualités du cœur et de l'esprit une instruction pro- fonde, et l'amour le plus ardent pour la science qu'il cultivait avec un zèle infatigable. Non moins versé que son devancier, le jeune Kuhl, dont nous déplorons également la perte , dans les diverses branches de l'histoire naturelle, Boié possédait des connaissances plus géné- rales et une instruction mieux soignée; aussi les sciences perdent-elles en lui un savant distingué, et la société un homme de bien qui réu- nissait à des vertus précieuses un commerce sûr et agréable.

Ce beau Pic, dont la patrie n'est pas connue , mais que nous con- jecturons originaire des contrées de l'Amérique méridionale, forme sans contredit l'espèce la plus élégamment parée de ce grand genre : les belles couleurs qui ornent son plumage ne sont pas les seules marques caractéristiques de cet oiseau; il se distingue encore de tous les congénères par la queue longue, très-étagée, dont les deux pennes du milieu dépassent toutes les autres, et sont d'une force et d'une

Recueil d'Oiseaux, 80e. livraison.

PIC BOIÉ.

élasticité remarquables. Le bec de ce Pic, quoiqu'à tout prendre semblable à celui des Pics du Nouveau-Monde, est nonobstant plus aigu et pointu par le bout, et semble par cela même moins propre à entamer l'écorce des arbres.

Une huppe touffue composée de plumes effilées couvre l'occiput ; cette huppe, le front, la tête et les joues sont d'un jaune d'or bril- lant ; un sourcil rouge- vif passe au-dessus des yeux; sur la gorge se dessine une bande blanche, et deux autres, également d'un blanc éclatant, sont placées sur les côtés du cou, dont tout le reste , à partir de la commissure du bec jusqu'à la région thorachique , est d'un rouge-vif; les rémiges, le dos, le croupion et les pennes latérales de la queue sont d'un blanc pur; les couvertures des ailes, leurs pennes secondaires , les scapulaires, le ventre, l'abdomen et les quatre pennes du milieu de la queue sont d'un noir parfait. Le bec est brun et les pieds sont bleuâtres. Longeur totale , quinze pouces six lignes.

Ce sujet, probablement mâle, fait partie du Musée des Pays-Bas. On ignore de quelle partie du Monde il a été apporté.

171.

Pic caœaccey, mâles

flrèérey.

PIC CASQUÉ

PI CU S GALEATUS. Natter

Le Mâle. Planche 171.

La grandeur et les formes de ce beau Pic, ne diffèrent point de celles des grandes espèces de ce genre qui se trouvent répandues dans l'Amérique septentrionale 5 les ailes couvrent les deux tiers de la queue dont les baguettes sont fortes et élastiques.

Une huppe élégante et légère s'étale en auréole sur le sommet de la tête 5 cet ornement composé de plumes longues , courbées en avant et à barbes décomposées , forme deux plans adossés et imite le socle du casque ancien qui porte le cimier; les plumes effilées di- minuent graduellement en longueur jusqu'à la nuque, sont les plus courtes. La huppe, toute la tête et une large moustache aux joues sont d'un rouge-vermillon $ le méat auditif est couvert de petites plumes rayées transversalement de lignes noires et blan- châtres 5 du blanc-roussâtre sans mélange règne sur la gorge 5 cette couleur forme deux larges bandes aux côtés du cou , elle se trouve aussi sur toute la partie interne des ailes et sur les couvertures du dessous de la queue 5 la poitrine est noire, tachetée de roussâtre j toutes les autres parties inférieures sont rayées à égale distance , de

Recueil d'Oiseaux, 29e. livraison.

PIC CASQUÉ.

bandes noires et roussâtres-claires$ le dos ? les ailes et la queue sont d'un noir légèrement teint de roussâtre$ les barbes intérieures des pennes des ailes sont d'un roux vif$ le bec est bleuâtre à la base et blanc sur le reste 5 les pieds sont cendrés. Longueur totale, 11 pouces.

Cette description est prise d'un mâle 5 nous ne connaissons pas encore la femelle.

Ce Pic a été trouvé au Brésil par M. Natterer de Vienne, et l'indi- vidu qui se voit dans le Muséum de cette capitale est l'unique sujet que nous ayons vu.

5-ô.

I*refr&

Pic viaoureuay, mâfc.

4-02

Pic Vff/Ol/reUX, /eme/le.

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PIC VIGOUREUX.

PTCUS FALIDUS. Temm.

Le Mâle. Planche 578. La Femelle.— Planche 4oa.

Ce beau Pic de FArchipel des Indes a été découvert par M. Rein- wardt dans les excursions faites par ce savant dans File de Java. Depuis , nous avons reçu un nombre assez considérable de dépouilles de cet oiseau par les soins des autres voyageurs, commis, par le roi des Pays-Bas ? à la recherche des productions d'histoire naturelle dans les contrées tropicales.

Un bec très-vigoureux , de forme quadrangulaire, à pointe taillée en biseau , et des pieds forts, à doigts très-longs, distinguent ce Pic, dont la taille n'est guère plus forte que celle de notre Picvert d'Europe 5 des teintes très-vives ornent le plumage du mâle$ la femelle porte une livrée composée de couleurs ternes. L'espèce est encore caractérisée par la nudité de la région des yeux , et par le manque de moustaches rouges à la mandibule inférieure du mâle, dont ce sexe est ordinaire- ment pourvu chez le plus grand nombre des espèces connues dans les deux parties du monde.

Le mâle a le sommet de la tête, l'occiput, le devant du cou, la poitrine et le ventre d'un beau rouge foncé; mais cette teinte n'est

Recueil d'Oiseaux, 64e. livraison,

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TIC VIGOUREUX.

répandue que sur l'extrémité des plumes 5 leur base est d'un brun- olivâtre : ce mélange de teintes produit le long des flancs , aux cuisses et à l'abdomen, une teinte mordorée nuancée d'olivâtre; la gorge, les joues, les moustaches, et une petite bande latérale de chaque côté du cou sont d'un beau jaune; tout le croupion est couleur de feu 5 le dos, les ailes et la queue sont noirs; mais toutes les pennes alaires ont une double ou triple rangée de très-grandes taches rousses^ dont la réunion , lorsque l'aile est en repos , forme deux larges bandes transversales sur cette partie. Le bec est d'un brun-jaunâtre 5 les pieds sont bruns, et le cercle nu des yeux est rougeâtre. Longueur totale, environ onze pouces.

La femelle , planche 4o2, est d'un brun couleur de terre, ou d'un gris-brun terne partout le mâle est d'un beau rouge; les mous- taches, la gorge, toute la nuque et le croupion sont d'un blanc-isa- belle, ou blanchâtre terni 5 la base des plumes d'un blanc pur; dos, ailes et queue d'un noir enfumé marqué de grandes taches rousses un peu plus ternes que chez le mâle.

L'espèce n'a point été indiquée dans le catalogue des oiseaux de Java par M. Horsfield , ni dans celui des oiseaux de Sumatra par M* Rafïles; on la trouve cependant dans l'une et l'autre de ces deux îles de la Sonde.

Musées des Pays-Bas et de Paris.

4&.

Pic à harhe/ noir&, ?nâie

J^rè/re/.

PIC A BARBE NOIRE.

P1CUS MELANOPOGON. Licht.

Le Mâle. Planche 45 1.

M. le professeur Lichtenstein vient de m'adresser, sous ce nom, un Pic nouveau, trouvé dans l'Amérique méridionale, dont nous publions ici la description et le portrait grandeur naturelle du mâle adulte. Ce Pic est remarquable par la forme de son bec droit , mais sans arête vive, un peu déprimé à la base, plus ou moins voûté, et à pointe des mandibules inégales.

Un noir parfait forme tout autour du bec une bande assez étroite qui se dilate sous le menton comme une barbe j l'occiput est rouge; le sommet de la tête couvert d'une large bande noire, et le front ceint d'une bande d'un blanc éclatant $ cette bande communique par une fine raie passant sur la région du lorum au grand espace d'un blanc lustré de jaunâtre , qui forme sur le devant du cou le dessin d'un hausse-col parfaitement encadré par le noir parfait des joues, des côtés du cou et de la poitrine; des mèches d'un noir parfait sont distribuées sur le milieu des plumes blanches de la poitrine, qui sont toutes entourées d'un bord noir ; le milieu du ventre est blan- châtre; les plumes des flancs , d'un blanc plus pur, portent toutes une

Recueil d'Oiseaux, 76e livraison.

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PIC A BARBE NOIRE.

petite raie longitudinale qui suit la direction des baguettes j la nuque, le dos et les scapulaires sont d'un beau noir à reflets verdâtres; le croupion et les couvertures de la queue d'un blanc éclatant; la queue et les ailes d'un noir mat $ les quatre premières rémiges sont blanches à la base et seulement sur les barbes intérieures; les quatre qui suivent le sont totalement jusqu'à la moitié de leur longueur , et les pennes secondaires portent intérieurement une large bordure blanche j le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, huit pouces. Le Mexique est la patrie de ce beau Pic, dont nous ne connais- sons point la femelle. Le mâle qui est représenté dans ce Recueil, fait partie du Musée des Pays-Bas. Les deux sexes se trouvent pro- bablement dans le Musée de Berlin.

£55

Pic sourcil -noir, mà/&

fîrêfre/-

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PIC SOURCIL NOIR

PICUS SUPERCILTARIS. Temm. V

U Adulte. Planche 435,

Il règne une singulière confusion dans nos catalogues méthodiques sous la rubrique du Picus carolinensis j trois espèces distinctes bien nettement caractérisées se trouvent énumérées dans les synonymes et sous les variétés indiquées ou figurées par les auteurs. Il est néces- saire de signaler ces erreurs avant de passer à la description de l'es- pèce inédite que nous figurons ici.

L'espèce qu'on doit considérer comme le vrai Picus carolinensis a été figurée par Catesby sous le nom de Red-bellied TVoodpecker , tab. 1 g, fig. 2 , le mâle adulte $ c'est encore le mâle qu'on trouve figuré dansWilson, Amér.Orn., v. 1, pi. 7, fig. 2; Buflon, pi. enl. 69:2, donne une bonne figure de la femelle sous le nom de Epeiche rayé de la Loui- siane, et Latham en fait la variété ij. Le Picus griseus de Vieil., Ois. d'Am., pi. 1 16 y est le mâle de cette espèce, connue sous Picus caro- linensis.

C'est à tort qu'on a énuméré sous les synonymes de ce Picus caro- linensis , le Jamaïca Woodpecker d'Edwards, tab. a44 , et le Pic

Recueil d'Oiseaux, qV. livraison.

PIC SOURCIL NOIR. de la Jamaïque des pi enl. 597 de Bufïon , dont Latham forme double emploi sous la variété b. Ce Pic, bien caractérisé par un masque gris blanchâtre , par la teinte foncée du plumage et par son bec droit, court et bleuâtre, sera notre Ficus larvatus.

Le Ficus varius indicus de Gerrin, Orn. , tab. 171 , forme une troisième espèce distincte, donnée par Latham comme variété; il portera le nom de Ficus gerinii.

Vient enfin comme quatrième espèce voisine du Ficus carolinensis le beau Pic inédit que nous donnons,, pi. col. 433. Il est caractérisé par un long bec dont 1 arête forme une ligne légèrement courbe, par le noir parfait de ce bec et par le large sourcil noir dont l'œil est surmonté.

Le front, l'occiput et la nuque sont d'un beau rouge; la petite plaque frontale est séparée du grand espace rouge de la partie posté- rieure de la tête par une bande blanche qui couvre le lorum j la partie ophthalmique est aussi blanche , mais l'œil est surmonté d'une large bande noire j le dos est d'un cendré-brun, mais les ailes sont blan- ches, et toutes ces parties portent des bandes noires j l'abdomen est d'un beau rouge, et le reste des parties inférieures de différentes nuances cendrées; les rémiges et la queue sont noires, les premières ont un miroir blanc vers le milieu de leur longueur, et les deux pennes latérales de la queue, de même que les barbes intérieures des deux intermédiaires, sont blanches, rayées de noir ; le bec est d'un noir par- fait. Longueur, à peu près douze pouces.

On le trouve à Cuba. Le sujet figuré fait partie du Musée des Pays-Bas.

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PreHres-

z. Pic ^irjy^hup, màU . 2. P. jïunule/, ?nJIe

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PIC STRIHUP

PICUS POICILO PHOS. Temm

Le Mâle. Planche 197, fig. 1.

Ce Pic de l'Inde rappelle par la forme un peu inclinée et courbée de l'arête de la mandibule supérieure du bec , au même caractère plus développé dans certaines espèces de Pics de l'Amérique septentrionale et du midi de l'Afrique (1); ses mœurs ne diffèrent point de ceux des autres Pics de petite taille; aussi son bec, plus faible et plus pointu, n'est propre qu'à saisir les insectes et les larves entre les fentes naturelles des troncs et des branches d'arbres dont l'écorce est fortement cannelée. Toutes les petites espèces et celles de moyenne grandeur n'entament point l'écorce afin de percer l'enveloppe dure qui recouvre les parties vermoulues des arbres les larves exercent leurs dégâts; les grandes espèces sont seules douées de cette force musculaire secondée par l'instrument fort et tranchant au moyen duquel elles parviennent à enlever l'écorce; ce sont ces espèces qui font retentir au loin les échos des coups redoublés qu'ils portent sur les arbres, et par lesquels ils interrompent la morne tranquillité

(1) Le Pic aux ailes dorées du Canada, pi. enl. 6g3, Picus auratus Lath. , et le Pic labou- reur de Le Vaill. , planche ^54, Picus olivaceus Lath. Recueil d'Oiseaux, 33e. litkaisoh.

PIC STRIHUP.

de ces immenses forêts qui semblent avoir échappées aux grandes catastrophes du globe. Les progrès de la civilisation et les connais- sances nautiques n ont point encore appris à l'indigène qui habite ces parages à diriger la hache et le ciseau au milieu de ces bois touffus, les coups sonores produits par ces charpentiers ailés , imitent le bruit des instrumens souvent ignorés ou imparfaitement imités par ces peuplades sauvages.

Toutes les plumes de la tête et celles de la petite huppe occipitale de cette espèce sont rayées de fines bandes transversales, noires et d'un blanc-jaunâtre 5 la gorge et les côtés le sont aussi 5 un noir parfait, seulement varié de quelques taches jaunâtres irrégulière- ment disposées, couvre la poitrine et le ventre 5 les taches jaunâtres sont plus nombreuses aux flancs et aux cuisses; le dos et toutes les plumes des ailes , les rémiges seules exceptées , sont rayées de larges bandes d'un noir parfait, coupées par des bandes jaunâtres de moitié plus étroites 5 la partie inférieure du dos et le croupion sont d'un blanc-jaunâtre sans taches 5 la queue assez courte, mais à pennes très-fortes et élastiques, est noire, coupée par deux ou trois rangées de taches qui forment des bandes interrompues 5 les rémiges sont noires , marquées sur les barbes intérieures de taches jaunâtres et rondes. Le mâle se distingue de la femelle par une large moustache rouge qui manque dans la femelle; ils se ressemblent sous tous les autres rapports extérieurs. Le bec est noir et les pieds sont bruns. Longueur totale, 6 pouces.

On trouve cette espèce à Java 5 les Musées de Paris et des Pays-Bas ont reçu des individus par les soins de MM. Diard et Reinwardt. On voit aussi une paire de ces oiseaux dans le Musée de Vienne (1).

(i)Nous reconnaissons dans ce Pic le Ficus tristis du catalogue de M. Horsfield; son nom Javanais est Pataluk-watu.

PIC MINULE

33

PI CUS MI NU TU S. Te

MM.

v

Le Mâle. Planche 1975 fig. 2.

Ce Pic est remarquable par sa petite taille 5 il aies baguettes des pennes des ailes et de la queue colorées de jaune et comme dorées , caractère que Ion observe également sur plusieurs de ses congénères qui habitent FAfrique méridionale , et qui se voit aussi dans quel- ques autres espèces répandues dans les contrées septentrionales et méridionales du Nouveau-Monde.

Le mâle , dont nous publions le portrait de grandeur naturelle, a tout l'occiput et le croupion colorés de rouge- vermillon 5 les plumes de cette dernière partie sont de la même couleur dans la femelle, mais elle n'a point de plumes rouges à l'occiput , et ce seul caractère sert à la distinguer du mâle. Une teinte brune-isabelle couvre le front et le sommet de la tête 5 des bandes régulières et transversales sont distribuées sur le dos et sur les couvertures des ailes 5 ces bandes sont brunes et de couleur isabelle 5 les pennes des ailes et de la queue ont des baguettes dorées ; leurs barbes sont brunes et variées de taches de couleur isabelle qui forment des bandes interrompues 5 une petite moustache brune, peu distincte, est placée à la base des

Recueil d'Oiseaux, 55e. livraison.

PIC MINULE.

mandibules du becj toutes les parties inférieures ont une teinte blanche-salie, marquée de taches plus ou moins arrondies , disposées sur l'extrémité de chaque plume 5 le bec est brun , droit et trigone. Longueur totale , 4 pouces 3 lignes.

Le Pic minule habite les bois des côtes occidentales de l'Afrique^ on le trouve au Sénégal et à la côte de Guinée.

Musées de Paris et des Pays-Bas.

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i. Pic vert- aore mà&y. 2. P; Mace/, mâle/.

Prefri

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PIC VERT-DORÉ ou AZARA

PICUS AURULENTUS. Illig.

Le Mâle. Planche 5g , fig. t.

Cette espèce est distincte quoique très-voisine du Ficus ictero- cephalus des catalogues méthodiques 5 d'Azara en fait mention vol. 4, pag. i4 , sp. 2 56.

Sommet de la tête, occiput et moustaches d'un beau rouge $ deux raies dorées et une bande verdâtre sur les joues 5 gorge d'un jaune- vif 5 toutes les parties supérieures d'un beau vert 5 queue longue, noire; barbes intérieures des rémiges marquées de grandes taches rousses 5 parties inférieures rayées, à égale distance, de bandes vertes et d'un blanc-jaunâtre qui alternent j bec et pieds noirs. La femelle diffère par le manque de rouge à la tête et aux moustaches 5 celle-ci et les jeunes ont le sommet de la tête d'un vert-doré rou- geâtre; l'occiput est rouge et les moustaches sont verdâtres. Lon- gueur , huit pouces une ou deux lignes.

On le trouve au Paraguay et au Brésil. Des individus sont dépo- sés dans les principaux cabinets.

Recueil d'Oiseaux, 10e. livraison

ï>IC DE MACÉ.

P ICUS MA CEI. Cuv.

Le Mâle adulte. Planche 5g , fig. 2.

Ce Pic, non décrit, a été dédié à la mémoire du naturaliste Macé qui l'a rapporté du Bengale, il avait séjourné quelque temps. L'espèce est voisine de nos Epeiches et peut être classée avec ces Pics.

Front cendré ; tête d'un rouge-foncé; dos et ailes noirs, marqués de nombreuses raies blanches; les deux pennes latérales de la queue rayées de bandes blanches et noires , les autres entièrement de cette dernière couleur; joues et gorge d'un blanc-pur; une bande noire sur les côtés du cou; toutes les parties inférieures d'un blanc-sale, mar- quées de mèches brunes, peu distinctes; couvertures du dessous de la queue rouges. Longueur, six pouces trois ou quatre lignes.

On ne connaît point la femelle ; le mâle est au Musée de Paris.

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j. PlC traplO , maie/, 2 . Id . fème/l^

Irrefre/.

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PIC TRAPU.

FICUS CONCRETUS; Temm,

Le Mâle et la Femelle. Planche 90 , Jig. 1 et 2.

Ce petit Pic, figuré de grandeur naturelle ?est, de toutes les espèces connues , celle dont la forme générale est la moins élancée; la dé- nomination que nous avons cru devoir choisir comme nom vulgaire de l'espèce indique ce caractère. Le cou très-court , la grande huppe occipitale , la queue excessivement courte , et les ailes à peu près aussi longues et terminées vers le bout de la queue, donnent à ce Pic cette forme trapue , par laquelle il se distingue de ses con- génères. Deux variétés ont été observées dans cette espèce : une légère différence dans la taille , et un rouge plus décidé qui colore les plumes de la huppe, servent à distinguer les individus trouvés à Java et à Banda, de ceux de l'intérieur de Sumatra.

La planche 90 représente le mâle et la femelle, tels qu'on les re- çoit de Java. Du jaunâtre terne colore le front et la nuque du mâle ; de longues plumes d'un rouge-orange couvrent le sommet de la tête et l'occiput; elles forment une huppe très -longue, que l'oiseau peut relever ; les joues et les parties inférieures du corps sont d'une teinte

Recueil d'Oiseaux, i5e. livraison.

PIC TRAPU, ardoise , mais on voit quelques raies très-faibles à l'abdomen; toutes les plumes de la partie supérieure du dos, les scapulaires et les couver- tures des ailes, sont noires; mais chaque plume est exactement encadrée par une bande jaunâtre; tout le croupion est de couleur isabelle , et les plumes de cette partie recouvrent la moitié supérieure des pennes très -fortes et élastiques de la queue, qui est arrondie. Longueur totale, à peu près cinq pouces.

La femelle est un peu plus petite ; la huppe est moins touffue et moins longue, et constamment de la même couleur ardoise que les parties inférieures du corps ; les bordures aux plumes du dos et des ailes sont plus étroites ; la nuque et l'abdomen sont colorés comme dans le mâle. Les jeunes mâles , au passage d'une livrée à l'autre , ont les plumes de la huppe partie rouge et partie couleur ardoise.

Les individus de Sumatra ont un peu plus de cinq pouces en longueur totale; le front et toutes les plumes de la huppe du mâle sont d'un rouge-vermillon très-vif; la femelle a seulement une plus ample et plus longue huppe que celle de Java : ce sont toutes les différences qui existent entre ces deux variétés; elles constituent de légères disparités d'individus d'une même espèce, différences qui se retrouvent dans presque tous les oiseaux propres à ces deux îles: les sujets de Sumatra sont plus grands, et leurs couleurs sont plus pures.

I] est probable que ce Pic habite encore d'autres îles que celles de Java, de Banda et de Sumatra; notre Musée a reçu des indivi- dus de ces trois contrées.

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Pic poiynardey, md/e

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Pie poiyiiarde , jëme&>/.

Jpr.:/rt> .

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PIC POIGNARDÉ.

PICUS PERCUSSUS. Te m m.

Le Mâle, planche 3go. La Femelle, planche 4^4.

Cette belle espèce, de la section des Pics couverts d'une livrée verdâtre, est caractérisée par une grande tache rouge de sang cou- vrant le milieu de la poitrine 5 le mâle n'est point pourvu de moustaches rouges ou noires , comme dans le plus grand nombre des espèces connues.

La taille de ce Pic est à peu près celle du Pic varié ou Epeiche , Picus major, mais le bec est plus court et moins fort.

Toute la face, le front, la large bande sourcilière, les joues et les côtés du cou sont d'un blanc pur 5 une large bande noire couvre la gorge, et une bande semblable part du bord postérieur de l'œil, couvre le méat auditif et s'étend sur le fond blanc des côtés du cou$ le sommet de la tête, l'occiput, la nuque et le milieu de la poitrine sont d'un rouge très-éclatantj le manteau et les ailes ont une teinte vert-cendré^ le dos est d'un vert-jaunâtre 5 les rémiges sont noires bordées exté- rieurement de taches noires et cendrées 5 la queue est cendrée barrée de noir$ les flancs, les cuisses et l'abdomen ont des raies larges, trans- versales, blanches et noires 5 la poitrine est marquée de larges mèches

Recueil d'Oiseaux, 66e. livraison.

PIC POIGNARDÉ.

noires, longitudinales, placées sur un fond jaunâtre j tout le milieu du ventre est d'un beau jaune citron; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, huit pouces six lignes.

La femelle se distingue du mâle par l'absence de la teinte rouge sur le sommet de la tête, remplacée par des plumes noires toutes marquées, le long des baguettes, par une strie d9un blanc pur; les teintes du plumage sont en général un peu plus faibles, et la bande noire du menton est moins prononcée.

Ce beau Pic habite File de Cuba. Le Musée des Pays-Bas a obtenu les individus que nous publions par les soins de M* Popping, natu- raliste voyageur.

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PIC AWOKERA.

PICUS AWOKERA. Temm

Le Mâle. Pfenehe^&& É3V 1^*f*? ) ;

Ce Pic du Japon diffère peu de notre Pîc-çert d'Europe; il forme toutefois une espèce distincte* Front, sommet de la tête, occiput et une large bande gutturale d'un rouge de sang; pourtour de cette moustache et lorum d'un noir plein j joues, nuque, dos et scapu- laires d'un vert pur; ailes et queue d'un vert-olivâtre j toutes les pennes de ces parties rayées intérieurement ou en dessous de blanc et de brun j croupion d'un vert-jaunâtre; gorge d'un blanc-ver» dâtre ; devant du cou , poitrine et haut du ventre d'un vert-grisâtre ; bas-ventre, abdomen et flancs rayés de larges bandes noires et d'un blanc- verdâtre. Tour des yeux et base du bec jaunes j le reste du bec et les pieds d'un noir-bleuâtre. Longueur, dix pouces.

La femelle diffère du mâle par le manque de rouge au front, à l'occiput et aux moustaches.

Ce Pic vit dans les bois et dans les forêts en montagnes; son nom japonais désigne Kera-çert.

Recueil d'Oiseaux, 99e livraison,

PIC KIZURL

PICUS KIZUKI. Temm,

Nous publions la description de cette nouvelle espèce sans en donner de figure. Elle ressemble tant au Ficus Moluccensis, planche enl. 748, f. 2, qu'à les voir superficiellement on serait induit à les réunir; mais en les examinant avec plus d attention ^ on observe des dissemblances assez marquées entre ces deux espèces voisines.

Le Kizuki est un peu plus grand que le Molaccensisj sa queue est d'un quart plus longue et les ailes aboutissent à peu près vers l'ex- trémité de cette queue , dont les quatre pennes du milieu sont noires, les suivantes bordées de blanc, et l'extérieure rayée de noir et de blanc. Dans le Moluccensis, la pointe des ailes ne va que jusque vers la moitié de la queue, dont toutes les pennes sont rayées de blanc sur fond noir. Le mâle, chez les deux espèces, se distingue de la femelle par un très-petit trait rouge sur chaque côté de l'oc- ciput.

Le Pic Kizuki ou Kizuzuki des Japonais porte cinq pouces $ celui des Moluques, seulement quatre et demi en longueur totale.

384.

^refrey,

Pic aarqer&fp, mâle/.

^

PIC GORGERET.

PICUS MENTALIS. Temm

Le Mâle adulte. -Planche 384.

Cette espèce nouvelle ressemble, par les couleurs d'une partie du plumage, à celle décrite par M. Horsfield, Catalogue des oiseaux de Java y sous le nom de Pîcus puniceus^ le Pic Grenadin de notre planche 4 2 3. Elle diffère par la taille, qui est plus forte dans notre Pic gorgeretj par une queue proportionnellement plus longue, par le manque de moustaches rouges dans les deux sexes, et par la teinte d'un vert uniforme du ventre. Notre espèce est pourvue, dans les deux sexes, d'une plaque gutturale peinte de taches noires bordées de blanc, cette plaque est plus étendue dans le mâle que dans la femelle ; la huppe occipitale est aussi moins longue chez celle-ci. Le sommet de la tête, les plumes supérieures de la huppe occipitale, celles du méat auditif, tout le dos, les scapulaires, le ventre et l'abdo- men sont d'un vert-pré $ la seconde rangée des plumes de la huppe, les sourcils, les joues et le cou sont d\in roux de rouille $ la dernière rangée des plumes de la huppe et la nuque sont d'un jaune vifj un large plastron de plumes noires bordées de blanc couvre, dans le mâle, la gorge et une partie du cou. Dans la femelle le plastron est

Recueil d'Oiseaux, 65e. livraison.

PIC GORGERET beaucoup moins étendu sur le devant du cou, et la gorge est rousse -> toutes les couvertures alaires sont d'un rouge-grenat, les ailes et la queue noires 5 mais les pennes alaires marquées intérieurement de grandes taches rousses, et les rémiges peintes extérieurement de taches carrées de cette couleur; le bec d'un bleu foncé et les pieds noirs. Longueur, onze pouces six lignes. On le trouve à Java. Musées des Pays-Bas et de Paris.

/ ^

420

Pic aren^utin,

Prêén

PIC GRENADIN

PICUS P U N I CEUS. Horsf.

Le Mâle. Planche 4 a 3.

En donnant, pi.- 384 de ce recueil, la figure et la description du Pie gorgeret, nous avons dit que le Pic grenadin offre au premier coup d'oeil une certaine apparence d'identité; ces deux Pics, quoi- que venant du même pays, diffèrent cependant essentiellement. Celui figuré ici sous le nom de Pic grenadin est plus petit que son con- génère : dans le Pic gorgeret le bec est fort, à pointe légèrement inclinée; le mâle n est point pourvu de moustaches à la commissure du bec , et la gorge , chez les deux sexes , est couverte de plumes noires variées. Le Pic grenadin a le bec grêle, court, parfaitement droit; le mâle est pourvu de moustaches , et les plumes de la gorge ne forment point une plaque noire. L'espèce ici figurée est décrite par M. Hors- field dans le Catalogue des oiseaux de Java. Transactions linnéennes , voL i3, pag. 176, sp. 4.

Un beau rouge grenat couvre le sommet de la tête , l'occiput , les grandes et petites couvertures des ailes, et cette couleur forme les deux bandes mystacales du mâle; des plumes longues d'un jaune vif couvrent une partie de la nuque; toutes les parties supérieures du

Recueil d'Oiseaux, 71e livraison.

PIC GRENADIN.

corps, les scapulaires et les couvertures du dessous de la queue sont d'un brun vert foncé, absolument de la même teinte que dans le Pic gorgeret ; la queue est d'un noir parfait; les pennes des ailes d'un brun noirâtre, marquées sur les barbes intérieures de petites bandes blanchâtres} toutes les parties inférieures d'un vert olivâtre très-foncé marqué à l'abdomen de petits points blanchâtres. Ces mouchetures blanchâtres sont répandues en plus grand nombre sur le plumage de la femelle, et plus abondantes encore dans les jeunes. La femelle n'a point de moustaches. Les deux sexes ont la plus grande partie du bec inférieur jaune, à pointe noire. Longueur totale du mâle adulte, neuf pouces cinq lignes. L'individu décrit par M. Horsfield est un jeune, portant en longueur totale seulement huit et demi pouces anglais.

Ce Pic est très-commun dans toutes les forêts des îles de Java et de Sumatra, contrées très-peuplées d'une quantité d'espèces dif- férentes de grands et de petits Pics. Le genre Picus compte, dans les îles de l'Archipel des Indes, quinze espèces distinctes.

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GENRE PICUMNE.

GENUS PICUMNUS. Temminck.

Bec court, droit, conique, plus haut que large, à pointe vive, sans arête distincte; mandibule inférieure de dimension et de force égales avec la supérieure; mandi- bules sans échancrure.

Narines basales, latérales, linéaires, cachées par les plumes avancées du front.

Pieds à tarse court, les doigts longs et vigoureux; deux devant réunis jusqu'à la première articulation; deux derrière divisés, ou bien un seul doigt postérieur; les doigts externes longs et égaux^ les deux internes courts, à peu près de même lon- gueur.

Ailes arrondies; la première rémige très-courte, les deux suivantes étagées, la qua- trième et la cinquième les plus longues.

Queue très-courte, sans baguettes raides.

Les genres Pic3 Martin-Pêcheur et Jdcamar offrent une anomalie remarquable dans la forme des pieds, munis dans le plus grand nombre des espèces de quatre doigts par paire, dont le doigt interne postérieur est, dans les Pics^ très-variable par rapport à la longueur, et manque, quoique rarement, dans un nombre très-limité d'espèces. Cette même anomalie se retrouve dans le petit groupe d'oiseaux auquel je donne le nom de Picumne. Sur quatre espèces connues il nous en est venu une pourvue seulement de trois doigts. Les découvertes antérieures ont depuis long-temps fourni à nos méthodes le type de ce genre,

Recueil d'Oiseaux, 62e. livraison.

GENRE PICUMNE.

classé primitivement à la suite des Pics3 Picus minutus, et associé depuis avec le Torcol d'Europe sous le nom de Yunx minutissima. Linné en avait d'abord fait un Manaquin sous le nom de Pipra minuta. Nous connaissons aujourd'hui quatre espèces distinctes de ces petits oiseaux, dont trois du nouveau et une de l'ancien Con- tinent. Leur forme totale les distingue d'une manière assez caracté- ristique non-seulement des Pics avec lesquels on peut à peine les com- parer, mais aussi du Torcol dont ils s'éloignent encore plus par la coupe de l'aile et la forme très-différente de leur queue. Il paraît plus convenable aujourd'hui de réunir ces quatre espèces en un genre dis- tinct dont je vais indiquer la petite série.

lre. SECTION. QUATRE DOIGTS PAR PAIRE.

Esp. i. Picumne minule, sous le nom de très-petit Pic de Cayenne, Buff., pi. enl. 786, fig. 15 et une autre figure très-grossière, à peine reconnaissable , Yieill. Galer. des Ois., pi. 28. Ce sera Picumnus mi- nutissimus 3 connu dans le système, Index de La th., sous le nom de Picus minutus, vol. 1, pag. ^43. Patrie, la Guyane, particulièrement Cayenne et Surinam.

Esp. 1. Picumne a toupet de nos pi. col. 571, fig. 1. Picumnus cirratus. C'est le Charpentier nain d'Azara, Voj. au Parag. , vol. 4, pag. 17, la femelle est décrite. Patrie, le Brésil et le Paraguay.

Esp. 5. Picumne mignon de nos pi. col. ^71, fig. 2. L'espèce est indiquée dans le catalogue de M. le professeur Lichtenstein sous le n°. 80. Ce sera Picumnus exilis. Patrie, le Brésil.

2me. SECTION. manquant de doigt postérieur interne.

Esp. 4. Picumne arnorme de nos pi. col. 371, fig. 3. Picumnus abnormis. Patrie, l'île de Java.

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GENRE PICUMNE.

Je suis persuadé que les recherches à faire dans les deux parties du monde nous fourniront encore quelques espèces qui viendront se grouper dans ce petit genre $ l'analogie que ces oiseaux ont avec les Pics me fait présumer qu'il s'en trouvera à doigt interne postérieur très-court , ou bien à moignon pourvu d'un petit ongle , comme nous voyons des exemples d'une conformation analogue dans les genres Pic et Martin-Pêcheur.

0 71

7'

i. Picumme as /foitJ?e£/ mMe/. 2.IA. miaitoiv. 3. Id. ai> normes.

Prêtre/.

s\

PICUMNE A TOUPET.

PICUMNUS CIRRATVS. Temm.

Le Mâle adulte. Planche 571, fig. 1.

Me paraît être le même que le Charpentier nain dont la femelle est décrite dans Azara, Voyage au Paraguay, vol. 4, pag. 17, n°. 260. On le trouve, dit-il, seul ou par paire. Il grimpe contre le tronc des petits arbres, et quelquefois il saute d'une branche à l'autre en la saisissant fortement avec ses doigts et tenant son corps en travers. Il n'a pas la facilité de s'appuyer de sa queue, dont la forme n'est pas celle des Pics; ou si cela lui arrive, oe n'est que pour un instant. Du reste il a tous les attributs des oiseaux de cette famille, et l'on dit qu'il fait aussi des trous dans les arbres pour y nicher^ si cela est, ce ne peut être que dans les arbres pourris. On assure encore que sa ponte n'est que de deux œufs. Quoiqu'il fréquente les halliers fourrés, on le trouve plus communément dans les grands bois.

Les différences entre cette espèce et celle de la Guyane consistent en des dimensions un peu plus grandes , en un bec gros et fort , d'un blanc-bleuâtre à pointe noire$ une touffe de petites plumes longues sur la tête ; le plumage des parties supérieures sans mouchetures, et celui des parties inférieures rayé de larges bandes noires et blanches dans l'adulte et de taches irrégulières noires sur un fond blanc dans

Recueil d'Oiseaux, 62e. livraison.

PICUMNE A TOUPET.

le jeune âge. L'espèce type, figurée par BufFon, a le bec plus petit, entièrement noirj le plumage est moucheté en dessus et rayé en dessous de fines bandes très-rapprochées.

Le mâle adulte a sur le front de petites plumes noires terminées de rouge vif 5 le reste de la tête est orné d'un toupet composé de plumes noires portant une petite tache blanche vers le bout 5 un gris-olivâtre légèrement onde de brun couvre les parties supérieures, et deux petites bandes coupent l'aile , dont les pennes secondaires sont liserées de blanchâtre. La penne extérieure de la queue a une bande blanche oblique qui laisse du noir sur les bords et à l'extré- mité $ une bande plus étroite sur la seconde penne j les deux inter- médiaires sont mi-partie blanches et noires. Longueur, à peu près 4 pouces.

La femelle n'a point de rouge au front, et les jeunes ont les parties inférieures du plumage mouchetées de noir et de blanc, ou bien en raies irrégulières.

On le trouve au Brésil et au Paraguay.

PICUMNE MIGNON

PICUMNUS EXILIS. Teme

Planche 5ji ^ fig. 2.

C'est l'espèce indiquée par M. Lichtenstein , catalogue de Tente, pag. 1 1 , n°. 80 , sous le nom de Picus exilis.

On le distingue facilement à son bec plus petit, entièrement noir, ex- cepté une petite tache blanche à la mandibule inférieure ; aux plumes courtes du sommet de la tête,- au manque de rouge sur le front du mâle (1) , et à la teinte rousse du front, du lorum, des joues et de la nuque; on voit un peu de roussâtre à la gorge, mais toutes les autres parties inférieures sont rayées comme dans l'espèce précédente; le dessin de la queue est encore exactement le même; mais les ailes n'ont point de double raie transversale, et la couleur des parties su- périeures est d'un brun mêlé d'ocre. Longueur, 3 pouces 6 lignes.

On le trouve au Brésil. Des sujets sont déposés dans les Musées des Pays-Bas, de Paris et de Berlin.

(1) Je ne puis affirmer l'absence de cette marque caractéristique, je la présume seulement , n'ayant vu aucune trace de plumes rouges sur cinq individus soumis à mon examen.

PICUMNE ABNORME

PICUMNUS ABNORMIS. Temm.

Planche 5j 1 , fig. 3.

Nous avons reçu de Java, sans aucune notice et faisant partie des collections recueillies par feu Kuhl et Van-Hasselt, le petit Pi- cumne tridactyle dont nous offrons ici le portrait. Il est de la taille des autres espèces de l'Amérique méridionale} son bec et toutes ses formes portent les mêmes caractères, et il ne diffère que par le manque du doigt postérieur interne, remplacé par une petite callosité j sa queue est plus courte et carrée.

La mandibule supérieure du bec est noire et l'inférieure d'un blanc-rougeâtre dans le vivant 5 on lui voit aussi une nudité rouge autour de l'orbite des yeux 5 les pieds sont d'un rouge clair ; la couleur marron couvre le front et une partie du sommet de la tête 5 les joues ont une teinte un peu plus claire | les parties inférieures sont toutes d'un beau roux tirant au jaunâtre ou à l'orange vers le milieu du ventre 5 cette teinte couvre aussi le croupion 5 tout le reste des parties supérieures est d'un beau vert légèrement teint de cendré sur l'oc- ciput; la queue est noire. Longueur totale., -trois pouces;

Musée des Pays-Bas.

12 Ô ,

Oxyrliyiiqiie erv^fm/, mole/,

Prêtre/

OXYRHYNQUE EN FEU

rOXYRHYNCHUS FLAMMICEPS. Temm.

Le Mâle. Planche 126.

Une huppe élégante et légère forme le principal ornement de cette espèce nouvelle; les plumes qui s'élèvent sur le sommet de la tête sont toutes très-fines, longues et à barbes décomposées 5 les plus longues sont placées sur les bords et les plus courtes vers le centre du crâne 5 ces dernières sont d'un beau rouge ponceau, tandis que la rangée la plus antérieure des plumes latérales de cette huppe est noire. Cette disposition est telle que lorsque l'oiseau a les plumes de la tête couchées , on n'aperçoit que quelques traces de la couleur ponceau , tandis qu'elle se montre en plein lorsque les plumes sont relevées. Le reste du plumage est d'un vert assez pur qui couvre le dos et les ailes 5 cette couleur borde toutes les pennes de la queue et les rémiges 5 les joues, le tour du bec, les sourcils et la gorge, sont poin- tillés et rayés de blanc et de verdâtre; une multitude de taches trian- gulaires d'un brun noirâtre sont disposées sur le fond blanc et jaune verdâtre qui forment les nuances des parties inférieures 5 les pieds et le bec sont d'un noir bleuâtre* Longueur totale sept pouces.

Recueil d' Oiseaux 3 21e. livraison.

OXYRHYNQUE EN FEU.

Cette espèce est nouvelle , elle fait partie des recherches de M. Nat- terer, au Brésil. Nous n'en connaissons point la femelle. Les carac- tères du genre seront indiqués, lorsque nous aurons fait figurer toutes les espèces connues , dont il est composé.

Musée de Vienne , de Paris et des Pays-Bas.

/

7-

/W/re, .

i. Granpar y£^A^/, 2. Siftiiie Iz&anofe/. 3. Torcliepof voià*/.

GRIMPAR FAUVETTE ou BEGFIN

DENDROCOLAPTE S SYLFIELLU S. T

EMM.

Planche 7 1 , fig. 1 .

En comparant la figure de notre Grimpar bec-fin avec celle du Grimpar promérops 3 pi. 28, on sera peut-être étonné de voir deux oiseaux si différens par la forme du bec, réunis dans un même genre; cette réunion, quelque disparate qu'on la puisse juger au premier coup d'oeil, est le résultat de comparaisons faites sur une multitude d'autres espèces qui remplissent exactement l'intervalle entre celles placées aux extrémités de la série. Les deux jalons étant placés, il me sera facile de faire voir, en publiant successivement une suite d'espèces inédites, et en renvoyant pour celles décrites et figurées aux portraits des Grimpars donnés par mon ami Le Vaillant , dans le troisième volume des Oiseaux de Paradis , Toucans et Barbus, et dans le mémoire publié par M. Lichtenstein , que la réunion de toutes ces espèces en un seul groupe, présente une série très -naturelle, l'on peut juger des passages gradués dans la forme plus ou moins courbée ou parfaitement droite du bec de ces oiseaux ■; les autres parties du corps, tels que les pieds, les ailes et la queue, même les couleurs du plumage, offrent des rapports parfaits de l'identité générique.

Recueil d'Oiseaux, 12°. livraison.

GRIMPAR FAUVETTE OU BEC-FIN.

Les mœurs de ces oiseaux ne sont point encore exactement con- nus, et, quoique ennemis des hypothèses dans une science basée sur des faits , nous hasardons démettre celle qui parait probable par rapport à la manière différente dont les Grimpars promérops et fauvette pourvoient à leur subsistance. Les grands Fies armés d'un bec fort, droit, quadrangulaire et terminé en ciseau, entament 1 ecorce des arbres et perforent leur masse ; ceux à bec plus faible, court, un peu courbé et pointu, parcourent l'écorce des troncs et des branches sans entamer cette enveloppe ligneuse; les uns et les autres vivent de larves d'insectes, différant seulement par leur ins- tinct et par leur habitation. Par une analogie semblable, la nature pourrait avoir donné ce formidable bec au Promérops grimpar comme un instrument propre à saisir, dans les fentes profondes de l'écorce et dans les trous vermoulus et perforés des vieux arbres, l'insecte ou la larve qui s'y engendre ; tandis que le Grimpar fau- vette trouvant sa nourriture, en se cramponnant sur les branches, dans la mousse et même sur les feuilles , trouve dans ce bec très- court et pointu l'instrument le plus approprié à ce genre de vie, analogue pour tout le reste à celui de son congénère, mais différant seulement par l'habitation de l'espèce d'insecte qui doit lui servir de nourriture.

Nous renvoyons pour l'indication des couleurs du plumage et des formes à la planche 72 , fig. 3, l'espèce qui fait le sujet de cet article est représentée de grandeur naturelle , avec les détails du bec et des pieds. Le Brésil est la patrie de cette espèce.

GENRE SITTINE.

GENVS XENOPS. Uliger.

Bec court, grêle, très-comprimé et en lame, subulé, pointu, retroussé; pointes des mandibules recourbées en haut; la supérieure à peu près droite, l'inférieure plus comprimée, bombée en dessous, très-retroussée à la pointe.

Narines basales, latérales, ovoïdes , couvertes d'une membrane nue.

Pieds médiocres; les doigts latéraux à peu près égaux, les deux externes toujours inégaux; l'externe uni jusqu'à la seconde articulation, l'interne jusqu'à la première. Ongles forts, comprimés, arqués.

Ailes médiocres; la première rémige à peu près aussi longue que la deuxième qui l'est un peu moins que la troisième.

Queue étagée à baguettes faibles, sans piquans.

Illiger a établi ce genre dans son Prodromus Mammalium et Apiumj il ne connaissait qu'une seule espèce , type de cette division générique, le Xenops genibarbis. Plus tard M. Le Vaillant a dédié cet oiseau à la mémoire de M. le comte de Hoffmannsegg. J'ai fait mention du genre sous ce nom de Xenops, dans Y analyse du Système général publié dans la seconde édition du Manuel. M. Vieillot et quelques autres naturalistes ont fait usage de cette coupe générique dllliger, pour établir sous un nom nouveau, mais synonyme, quelques espèces qui auraient être classées dans des genres diffé-

Regueil d'Oiseaux, 12*. livraison.

GENRE SITTINE.

rens. Les trois espèces de Satines publiées dans ce recueil , planches 72 et i5o , sont les seules connues et admises dans ce genre voisin des Torchepots et des Anabates. Les contrées méridionales du nouveau continent sont les seules parties du monde se trouvent les espèces du genre Sittine, et c'est à tort qu'on prétendrait classer dans ce groupe , d'après une figure totalement vicieuse de Latham 9 l'oiseau de la Nouvelle-Hollande, décrit supplément 2e. du Synopsis, page i46, planche 127, sous le nom de Sitta chrjrsoptera. J'ai reçu des indi- vidus de l'espèce mentionnée 5 il résulte de leur examen que ce n'est point un Xenops, mais un Torchepot parfaitement caractérisé 5 le bec n'est point recourbé en haut comme il est indiqué dans la figure citée, dont l'enluminure est peu exacte.

fe\

SITTINE BIBANDE

XENOPS RU T I LA N S. Lichtenst

Planche 72, fig. 2.

M. Lichtenstein, directeur du Musée Royal de Berlin, ma fait part de cette espèce sous le nom indiqué.

Un peu plus grande que l'espèce congénère décrite dans ce recueil sous le nom de Sittine hoffmannsegg, planche îôo, figure 1, la Sittine bibande est encore bien caractérisée par les deux traits longi- tudinaux disposés sur les côtés du cou ; par les mèches blanches , répandues sur les parties inférieures du corps, et par la teinte uni- forme des ailes et de la queue 5 cette queue est légèrement arrondie j la forme du bec est très-prononcée , en lame aplatie et fortement recourbée en haut.

Des plumes brunes, mouchetées de brun plus clair, couvrent le sommet de la tête et les joues 5 cette teinte prend un ton jaunâtre sur les plumes de la nuque 5 un roux-olivâtre couvre le dos et les ailes 5 les rémiges sont jaunes-dorées à leur base, puis noires et terminées de roux 5 on ne voit point cette bigarrure lorsque l'aile n'est point étalée 5 le croupion et la queue sont d'un roux-ardent $ la gorge et les deux bandes longitudinales du cou sont blanches

Recueil d'Oiseaux, 12e. livraison.

SITTINE BIBANDE.

et toutes les autres parties inférieures ont des mèches blanches sur un fond cendré-olivâtre j la base de la mandibule inférieure est blanche et tout le reste du bec brun. Longueur , quatre pouces quatre lignes.

On la trouve au Brésil , elle paraît être moins abondante que la Sittine hofftnannsegg qui se trouve dans presque tous les envois d'oiseaux de ce pays.

Musées des Pays-Bas, de Berlin, de Vienne et du prince de Neuwied.

TORCHEPOT VOILÉ.

S I T TA VELA TA. T

EMM.

4

Le Mâle. Planche 72., fig. 3.

Cette espèce , de l'archipel des Indes r est modelée selon les formes de notre Torchepot d'Europe et de tous ses congénères répandus dans les provinces septentrionales du nouveau monde ou qui habitent les différentes parties de l'Océanie et du continent Asiatique. L'espèce nouvelle que nous figurons se trouve dans les îles de Sumatra et de Java, avec cette différence caractéristique propre au sol ou au climat de ces deux îles 5 que les individus de Sumatra sont plus grands que ceux de Java. Nous donnons le portrait d'un individu envoyé de Java, accompagné des détails du bec et des pieds \ planche 7 2 , figure 3.

Les mâles envoyés de Sumatra ont le sommet de la tête, la nuque et les parties supérieures du corps d'un riche azur^ les ailes et la queue sont d'un bleu moins purj toutes les grandes pennes de ces deux parties sont noires sur les barbes intérieures et lisérées de bleu; les joues et les côtés du cou ont une teinte bleuâtre-pourprée 5 toutes les parties inférieures , à l'exception du menton qui est blanc , ont une nuance cendrée légèrement pourprée. Le mâle a sur le front un large bandeau noir et une bande de cette couleur au dessus

Recueil d'Oiseaux, 12e. livraison.

TORCHEPOT VOILÉ.

des yeux 5 le manque de ce dernier caractère sert à distinguer la femelle. Le bec est jaune partout , excepté à la pointe qui est noire. Longueur totale , cinq pouces 5 les individus de Java ont un pouce de moins et leur bec est plus court.

Le catalogue des oiseaux de Java par M. Horsfield, qui a paru quelque temps après la publication de notre planche , indique notre espèce sous le nom de Sitta frontalis $ l'individu tué, proba- blement à Java , y est noté comme ayant une longueur totale de cinq pouces anglais 5 la différence de taille que nous signalons paraît donc purement accidentelle ou tient à des causes locales , vraisemblable- ment propres aux deux îles mentionnées.

Musées des Pays-Bas, de Londres, de Paris et de Vienne.

GENRE ONGUICULÉ.

G E N V S ORTHONYX. Temm.

Bec très-court, comprimé, à peu près droit; pointe écbancrée.

JYarines latérales au milieu du bec, ouvertes, percées de part en part, surmontées

de soies. Pieds. Tarse plus long que le doigt du milieu; celui-ci et l'externe égaux. Ongles plus longs que les doigts, forts, peu arqués, cannelés latéralement. Ailes très-courtes, les cinq premières rémiges étagées, la sixième la plus longue. Queue large, longue; pennes fortes,, à pointe aiguë; des baguettes très-longues.

Ce genre, fondé sur une seule espèce dont on ne connaît que la dépouille, doit, ce nous semble, être classé parmi les groupes d'oi- seaux doués de moyens puissans d ascension. Les pieds forts, armés d ongles longs et aigus, et la queue pourvue de baguettes fortes, élas- tiques, à pointe usée, et terminée en alêne, portent à faire préjuger que cet oiseau escalade le tronc des arbres à la manière des Pics et des TorchepotSj ou est doué delà faculté de se cramponner comme le font les Grimpars _, les Sitines^ les Anabates et les Promérops. Cette structure des pieds et de la queue semble assigner à ce nouveau groupe une place parmi nos Anisodactyles j c'est des Grimpars

Recueil d'Oiseaux, 72e. livraison.

GENRE ONGUICULÉ.

( Dendrocolaptes ) d'Amérique que notre oiseau se rapproche le plus. On n'a point obtenu de renseignemens relativement aux mœurs et aux habitudes de cette espèce trouvée dans les parages méridionaux de FOcéanie.

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Onguiculé svmzcaude// mÂ/e/.

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Onguiculé jniiiûxzzide/, /im^le/.

Prêére^.

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ONGUICULÉ SPINICAUDE

ORTHONYX SPIN ICAUDUS. Tbmm.

Planche 428, le Mâle. Planche 4^9 , la Femelle.

Le mâle a le sommet de la tête couvert de plumes formant une petite hupe d'un brun sombre marqué de mèches noires 5 la nuque et le manteau sont d'un brun plus clair marqué sur chaque plume d'une grande tache noire placée sur la barbe intérieure; les joues ont une teinte grisâtre; le plumage très-touffu du dos et du crou- pion est d'un brun-marron; l'aile est coupée de quatre bandes transversales , dont deux très-larges , d'un noir parfait ; les deux autres ont moitié largeur des premières, et sont d'un gris terne : la gorge et tout le devant du cou sont d'un roux vif, entourés vers la région thorachique d'un demi-collier noir ; le milieu de la poi^ trine et du ventre sont d'un blanc pur ; les côtés de la poitrine et les flancs d'un brun cendré nuancé de marron. La queue est d'un brun terne; toutes les pennes à baguettes roides sont terminées par une pointe garnie de soies rares, qui dépasse la partie barbue des pennes environ d'un demi-pouce. Le petit bec est noir; les pieds sont longs et forts, et les ongles, très-robustes, sont à peu près de

Recueil d'Oiseaux, 72e. livraison

V

ONGUICULÉ SPINICAUDE.

longueur égale} les uns et les autres ont une teinte brune. Lon- gueur totale, sept pouces six lignes.

Le plumage de la femelle diffère de celui du mâle par la cou- leur du devant du cou, qui r chez elle, est d'un blanc pur.

On dit que l'espèce habite la Nouvelle-Zélande} c'est du moins des parages de l'Océanie qu'ont été rapportés les individus figurés $ ils font partie du Musée des Pays-Bas-

20

Grimp ar pr orner op#

Bue&.

GRIMPAR PROMÉROPS.

DENDROCOLAPTES PROCURFUS. Te

MM

Planche 28.

Le bec de ce Grimpar rappelle aux formes de cette partie dans les Promérops 5 il en diffère si peu que s'il fallait classer notre Grimpar d après la conformation du bec seulement, et sans prendre notion des caractères empruntés des autres parties , on ne balancerait cer- tainement point à en faire une espèce du genre Epimachusj cette analogie est tellement prononcée, que long-temps avant de connaître l'oiseau que nous publions de grandeur naturelle, j'ai possédé dans mon cabinet d^ostéologie , une tête de cette espèce , sous le nom de Promérops moqueur ( Upupa ery throryncbos , Lath. sp. 9)5 l'erreur n'a été relevée qu'après la comparaison de ce crâne avec les individus parfaits rapportés du Brésil par les voyageurs qui ont visité ce pays. Ces rapports très-prononcés dont nous venons de faire mention m'ont guidé dans le choix du nom donné à cette espèce ? que nous avions jugée nouvelle lors de la publication du cinquième cahier de ce re- cueil , mais dont nous avons trouvé depuis le portrait et la description publiés par M. le professeur Lichtenstein, dans les Annales de l'A-

Recueil d'Oiseaux , 5e, livraison.

GRIMPAR PROMEROPS.

cadémie de Berlin , il est indiqué sous le nom de Dendrocolapte à bec de Grimpèreau.

Notre Grimpar a les pieds, les ailes et la queue pareils en tout à ces parties chez toutes les autres espèces de ce genre $ mais son bec très- long , grêle et excessivement courbé, forme un contraste frappant avec celui de son congénère placé à Fautre extrémité de la série de ce groupe 5 celui-ci , publié dans nos fascicules, planche 72, figure 1, sous le nom de Grimpar fauvette, montre jusqu'à l'évidence toute la nul- lité de nos systèmes artificiels basés sur des formes que la nature a variées d'une manière si étonnante. Nous entrons dans de plus amples détails à cet égard à l'article qui traite des généralités du genre Ben- drocolaptes.

Un roux vif et très-foncé couvre les pennes des ailes et de la queue, les premières sont terminées de brun et celles de la queue ont les baguettes fortes, élastiques et terminées de piquants 5 le dos et les scapulaires sont d'un brun-olivâtre , cette couleur est aussi répandue sur la tête et au cou, mais chaque plume a un trait blanc le long des baguettes 5 les bandes blanches sont plus larges sur les plumes des joues et de la gorge. Sur celles de la poitrine et du ventre on voit de petites stries blanchâtres distribuées sur un fond brun-olivâtre 5 le bec est rougeâtre et les pieds sont cendrés.

On trouve cet oiseau au Brésil. Des individus font partie du plus grand nombre des Musées.

100.

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i. Sittine Ifoiïnia/mse</y, màà*. 2. S. <m<r6a/mae > ma&

SITTINE HOFFMÀNNSEGG

XENOPS GENIBARBIS. Illig

Le Mâle. Planche 1 ôo , fig. 1 .

La petite espèce figurée sur notre planche i5o est celle choisie par M. Illiger, pour servir de type à son genre Xenops , groupe établi par M. le comte de HofFmannsegg. M. Le Vaillant ayant dédié notre oiseau à ce zélé amateur de l'histoire naturelle , nous conservons son nom à l'espèce.

La queue de cette Sittine est longue , étagée , sans piquans 5 les ailes couvrent un tiers seulement de sa longueur.

Sur le sommet de la tête et aux joues sont des plumes brunes à baguettes, ou tiges roussâtres; au-dessus des yeux s'étend une ligne blanche en forme de sourcil , et on voit au-dessous du méat auditif une tache assez grande d'un blanc éclatant ; le dos est couleur de feuille morte ; la gorge et la poitrine ont des taches d'un blanc rous- sâtre sur un fond brun cendré ; le reste des parties inférieures est de cette teinte, sans taches ; les ailes ont du noir et du roux, la cou- leur rousse occupe le milieu de toutes les pennes; à la queue , le roux vif est placé au bout de chaque penne , les deux du milieu excep- tées, qui sont d'un noir profond 5 le roux occupe plus d'espace sur

Recueil d'Oiseaux , 25e. livraison.

SITTINE HOFFMANNSEGG.

les pennes latérales que sur celles placées vers le centre 5 la base du bec est blanchâtre, sa pointe, ainsi que les pieds , sont cendrés. Lon- gueur 9 quatre pouces deux ou trois lignes.

Habite le Brésil et se trouve dans plusieurs collections.

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SITTINE ANABATOIDE.

XENOPS ANABATOÏDES. Temm. +

Mâle. Planche i5o, fig. i.

Cette nouvelle espèce que j'ai nommée Anabatoïde , tient par toutes les formes aux petites espèces réunies dans le genre Xenops ; mais il ressemble par sa taille et par les couleurs du plumage aux espèces qui composent le genre Anabates $ la queue de cet oiseau est longue et à peu près égale 5 les ailes en couvrent le tiers seulement 5 le bec , quoique sur une échelle plus grande , est absolument formé comme celui des autres espèces 5 la mandibule inférieure est même fortement retroussée.

Un brun roux couvre le sommet de la tête, les joues, le dos et les ailes 5 le dessous de celles-ci sont d'un roussâtre clair, et leurs rémiges ont du noir sur les barbes intérieures 5 du blanc pur forme une large raie qui commence derrière les yeux 9 et s étend sur les côtés de l'occiput 5 un collier blanc ceint la nuque ? et c est aussi la teinte de la gorge 5 du roux terne couvre la poitrine et le milieu du ventre 5 ce roux prend des tons cendrés sur les flancs, et passe au roux foncé sur l'abdomen 5 toute la queue est d'un roux vif 5 le

Recueil d'Oiseaux , 25e. livraison.

SITTINE ANABATOIDE.

bec est blanchâtre , et les pieds sont gris. Longueur totale , sept pouces.

Les voyages entrepris depuis peu de temps au Brésil , nous ont fait connaître cette espèce 5 elle a été envoyée par M.Natterer, de Vienne. Ce naturaliste , après avoir parcouru une partie du Brésil , vient d'en- treprendre son grand voyage , dans lequel il a le projet de visiter les bords de la rivière des Amazones.

Des individus de cette espèce se trouvent dans les Musées des Pays- Bas et de Vienne.

233.

i . Anabafe moucheté/* 2 . Id . oreillons - Irons.

Trèfre/-

ANABATE MOUCHETE

A N A B A TE S S T R I O L A T U S. Temm.

Planche 1 38, fig. i.

î

Une queue longue, très-étagée , distingue cette espèce de ses con- génères. Le sommet de la tête, la nuque, le dos et les ailes sont d'un brun café-grilléj de petites stries longitudinales, d'un roux- brun, suivent la direction des baguettes 5 mais les grandes couver- tures des ailes et les pennes sont unicolores, et leurs barbes inté- rieures noirâtres. Le menton et la queue sont d'un roux-clair 5 les joues, les côtés du cou et toutes les parties inférieures sont couverts de stries blanches sur un fond brun-olivâtre $ les stries blanches oc- cupent le centre de toutes les plumes 5 le bec est bleuâtre et les pieds sont bruns.

La figure 1 représente cet oiseau de grandeur naturelle 5 on le trouve au Brésil.

Musées des Pays-Bas , de Vienne , de Berlin et de Paris.

Recueil d'Oiseaux, 40*- livraison.

ANABATE OREÏLLON-BRUN.

ANABATES A M A U R O T I S. 1

EMM,

Planche ^38 5 fig. 2.

Une bande 9 composée de plumes brunes, qui part de l'angle pos- térieur des yeux et vient couvrir le méat auditif, m'a fourni le ca- ractère distinctif de cette espèce, dont les couleurs offrent, dans tout le reste du plumage , des teintes peu variées. Un brun mêlé de quel- ques taches noires couvre le sommet de la tête 5 du brun-olivâtre colore les plumes du dos et les ailes 5 un roux-foncé est répandu sur toutes les pennes de la queue, qui est faiblement étagée; du blanc- jaunâtre se prolonge en bande derrière les yeux, sans les surmonter; les lorums et le menton sont blanchâtres ; la poitrine nuée de blanc et de brun-olivâtre-clair 5 tout le reste des parties inférieures d'une teinte brune-olivâtre; le bec et les ongles sont jaunâtres, et les pieds bruns.

On le trouve, comme le précédent , au Brésil, et des individus sont exposés dans les Musées mentionnés.

12 O

i. Colibri urnes, mal*. ^,Id. dventre^ rouffatr^Jêrnefo . J.IcL. fae/iefe/, jnak

I^être,

COLIBRI TERNE.

TRO CHILUS SQUALIDU S. Natt

Le Mâle adulte. Planche 120, fig. 1.

L on ne doit pas confondre cette espèce avec le Colibri à brins blancs 3 décrit dans toutes les méthodes et très-bien figuré dans l'ouvrage d'Audebert 5 elle paraît former une espèce également dis- tincte du Colibri figuré sur cette planche 120, fig. 2, à laquelle on pourrait la réunir par des traits nombreux dans la forme totale et dans les couleurs du plumage : ces trois Colibris désignés , quelque rapprochés qu^ils puissent paraître, forment, dit-on, des espèces dis- tinctes, bien caractérisées par des différences très-marquées dans la taille.

Le Colibri terne n'avait donc point encore été publié. M. Nat- terer, de Vienne, en a fait la découverte dans son voyage au Brésil. Des couleurs assez ternes distinguent cet oiseau, et il sera facile à reconnaître du brin blanc par sa taille plus petite et par la force et la raideur des baguettes de ses rémiges. Deux bandes d'un blanc roussâtre placées sur les côtés de la tête sont séparées par une bande brune qui passe sur les yeux 5 une légère teinte métallique couvre tout le dos et la plus grande partie des pennes des ailes, dont le

Recueil d'Oiseaux , 20e. livraison.

. COLIBRI TERNE.

bout ainsi que l'extrémité des deux brins du milieu sont blancs ; une teinte brune-cendrée est répandue sur le devant du cou $ la poitrine est roussâtre- cendrée et le reste d'un roux clair. Les di- mensions sont données de grandeur naturelle. On le trouve au Brésil.

COLIBRI A VENTRE ROUSSATRE

TROCHILUS BRJSILIENSIS. Lath

La Femelle. Planche 120, fig. 1.

Il paraît que c'est le Colibri décrit dans les œuvres de BufFon, vol. 6, pag. 63, et le brin blanc jeune âge des oiseaux dorés d'Au- debert, pi. 19. Le mâle a des brins blancs au bout de la queue et le dessous serait d un jaune-gris , ou d'un bleu-roussâtre comme le dit BufFon ; je n'ai vu que du roussâtre sur ces parties. Un trait noir paraît traverser l'œil et une bande d'un blanc-roussâtre forme le sourcil j la queue d'un noir -violet à reflets verts dorés, et terminée de blanc 5 le bec fin, long, et d'un blanc-jaunâtre en dessous; les pieds couverts de plumes.

La femelle est un peu plus petite que le mâle, d'un vert-rous- sàtre métallique en dessus, du roux au croupion et à l'extrémité des pennes de la queue 5 la bande au-dessus des yeux et les parties in- férieures sont roussâtres. Les dimensions se trouvent indiquées dans la figure. L'espèce vit au Brésil.

Recueil d'Oiseaux, 20e. livraison,

COLIBRI TACHETÉ

TROCH1LUS NMFIUS. Du

M.

Le Mâle. Planche 120, fig. 5.

M. Dumont a décrit cette espèce à peu près dans les termes suivans : La gorge et le devant du cou d'un roux- vif 5 cette couleur, mais plus claire, prend la forme d'un trait derrière l'œil, couvre une grande partie de la première penne de la queue, et s'étend sur les autres, d'autant moins qu'elles s'approchent de deux intermédiaires 5 toutes ont , dans le reste , du vert sombre ou pourpré qui règne sur les deux pennes du milieu 5 toutes les parties supérieures du corps, les scapulaires et les couvertures des ailes sont d'un vert à reflets métalliques peu prononcés $ les pennes alaires d'un violet rembruni 5 la poitrine et le haut du ventre tachetés de noir et de gris ; tout le reste roussâtre 5 le bec noir en dessus , jaunâtre en dessous sur les deux tiers de sa longueur ; les pieds bruns.

La forme du bec est très-remarquable; des lamelles distinctes et dirigées en arrière garnissent la pointe des bords des deux man- dibules5 nous figurons le contour de ce bec grossi. MM. Delalande et Natterer ont envoyé des individus de cette espèce 5 elle vit au Brésil, principalement sur les montagnes appelées Coreovado. Notre figure indique les dimensions.

■s.

:/

Oiseau incnielie J)e/afande> mé&/. a.IcLfîhfc. 3 .Id.à (/œzS/e-AwpemMï.

Bueé-.

<6\

OISEAU-MOUCHE LALANDE.

TROCHILUS LALANDEI. Vieill.

Le jeune Mâle et la Femelle. Planche 18 , fig. 1 et 1.

Le mâle de cette nouvelle espèce a la tête décorée d'une belle huppe, dont les deux dernières plumes ont au moins six lignes de plus que les plus longues des autres., qui toutes s'élèvent par étages 5 ces deux plumes sont d un bleu éclatant,, et le reste de la huppe est d'un vert-doré, à reflets très-brillans; cette couleur règne aussi sur le reste de la tête, sur les autres parties supérieures, ainsi que sur les deux pennes du milieu de la queue 5 toutes les pennes latérales sont d'un vert-bouteille 5 les trois extérieures de chaque côté ont une tache blanche à leur extrémité 5 la gorge, le devant du cou,, la poi- trine et le haut du ventre sont du même bleu que la huppe 5 les côtés de ces diverses parties sont d un gris de perle, de même que le menton et le bas-ventre en entier 5 une tache blanche se fait remarquer der- rière l'œil 5 le bec est noir et les pieds bruns. Longueur totale, trois pouces quatre lignes.

L'individu mâle figuré sur notre planche n'est pas encore revêtu de la livrée parfaite de l'adulte 5 sous son plumage parfait il n'existe aucune trace de gris de perle sur les côtés du cou , qui alors sont

Recueil d?0iseaux, 3e. liyraison.

OISEAU-MOUCHE LALANDE.

, totalement d'un beau bleu foncé $ on trouve aussi des mâles , proba- blement les vieux 5 dont toutes les plumes du front et celles de la huppe sont bleues.

La femelle diffère du mâle en ce qu'elle n'a point de huppe 5 sa taille est moindre , toutes ses parties inférieures sont grises , à l'excep- tion des côtés de la poitrine , qui sont du même vert-doré qui brille sur toutes les parties supérieures 5 la tache blanche derrière les yeux se voit dans les deux sexes , mais la base du bec chez la femelle est de couleur jaunâtre.

On trouve ce bel oiseau au Brésil. M. de Lalande a rapporté de cette contrée, au Musée de Paris, les deux premiers individus qui ont été vus en Europe. Depuis cette époque M. Natterer, naturaliste Viennois, en a adressé au Musée Impérial de Vienne.

^

OISEAU-MOUCHE A DOUBLE HUPPE.

TROCHILUS BILOPHUS. Te mm.

Le Mâle adulte. Planche 18, fig. 3.

Cet Oiseau-mouche est du nombre de ceux à queue longue très- étagée , tels que l'Amérique méridionale en fournit. Deux touffes de plumes richement décorées par des couleurs chatoyantes, et une espèce de fraise sous la gorge, formée par quelques plumes longues et effilées , distinguent les mâles de cette brillante espèce 5 une queue longue, très-étagée, à pennes latérales toutes blanches., caractérise les deux sexes. Le prince Maximilien de Neuwied a rapporté de ses voyages les premiers individus que nous avons vus en Europe 5 d'autres voyageurs ont envoyé presque en même temps et depuis son retour, les dépouilles de ces beaux oiseaux. La décou- verte appartient de droit au prince , et nous nous serions empressé d'adopter le nom sous lequel l'espèce est indiquée dans ses ouvrages, si ceux-ci n'étaient postérieurs à la publication de notre gravure , et si le prince , en nous communiquant l'oiseau , avait indiqué le nom sous lequel il se proposait de le décrire.

La queue longue et très-étagée de cette espèce est composée de dix pennes, dont les trois latérales de chaque côté sont blanches depuis

Recueil d'Oiseaux , 3\ livbaison.

4-

OISEAU-MOUCHE A DOUBLE HUPPE.

la base, et l'extrémité de couleur cendrée 5 la quatrième est entière- ment blanche, et les deux du milieu du même vert-doré que le dos. Le sommet de la tête dans le mâle est d un émeraude éclatant 5 deux touffes ou bouquets de plumes naissent au-dessus des yeux , et forment deux huppes couchées sur les côtés du crâne 5 ces huppes sourcillaires ont une couleur d'or très-vive , et cette riche nuance brille sous certains jours en vert-doré ou en rouge-opalin très-éclatant 5 la gorge et la partie inférieure des joues sont d'un noir-velouté, légèrement nuancé de pourpre 5 quatre ou six de ces plumes du devant du cou ont une longueur plus du double des autres 5 elles sont pointues, et leur extrémité vient couvrir la poitrine 5 cette partie du corps, les côtés du cou, et toutes les autres parties inférieures, sont d'un blanc pur 5 les flancs, l'occiput, la nuque, le dos et les petites couvertures des ailes sont d'un vert-doré assez clair 5 les ailes ont une teinte fauve, et le bec est noir.

La femelle manque de tous les ornemens du mâlej toute la tête est couverte de petites plumes du même ton vert-doré clair qui revêt le dos et les flancs 5 la gorge est d'un cendré-blanchâtre , et cette couleur couvre aussi une partie des jouesj comme dans le mâle, le blanc pur du côté du cou occupe un grand espace, et remonte vers la nuque, mais sans former un collier complet.

Longueur totale, quatre pouces et demi.

On trouve cette espèce au Brésil 5 elle fait partie des Musées du prince de Neuwied , des Pays-Bas et de Paris.

fô.

i. Oiseau mouche Zaju/j-cforffî màU. 2. là. Ckaà/lee/. 3. IdL. cv aueue; S77iau&er&, ma&s

Prêtre .

OISEAU-MOUCHE LANGSDORFF.

TROCHI LUS LANGSDORFFI. Vieill,

Le Mâle. Planche 66, fig. 1.

Cet Oiseau-mouche que fait connaître M. Langsdorff, consul de Russie à Rio-Janeiro, est remarquable par la forme de sa queue, dont toutes les pennes finissent en pointe et sont très-étagées $ la plus extérieure de chaque côté a deux pouces et demi de longueur , la deuxième deux pouces, la troisième un pouce, la quatrième quatre lignes, et les deux intermédiaires seulement deux lignes 5 les trois antérieures sont d'un gris-blanchâtre, et celles du milieu d'un bleu-violet $ le devant du cou est d'un beau vert métallique 5 la poitrine porte un demi-collier aurore, au dessous duquel elle est d'un noir violet 5 cette couleur se prolonge jusqu'au milieu du ventre , qui dans le reste est blanc , de même que les parties postérieures 5 la tête , le dessous du cou et du corps sont d un vert- brun 5 le croupion porte une bande blanche j le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale, cinq pouces.

Cette espèce est rare au Brésil , et la femelle n'est point connue. L'individu fait partie du cabinet de M. Langsdorff et j'en ai vu un second à Londres dans la collection de M. Leadbeater.

Recueil d'Oiseaux, 11e. livraison.

OISEAU-MOUCHE CHALYBÉ

TROCHILUS CHALYB EUS. Vieil

Le Mâle. Planche 66, fig 2.

Les longues plumes en forme d'éventail qui ornent les côtés du cou sont d'un beau vert-foncé et terminées par des points blancs; front et joues d'un vert-brillant,, quelques plumes contournées sur le front et relevées en petite huppe dans les vieux individus, mais manquant chez les jeunes; tête, dessus du cou et du corps d'un vert-bronzé 5 côtés et bas du devant du cou bleus et tachetés de noir, ou bien variés de brun, de blanc et de noir, suivant l'âge des individus; gorge et devant du cou verdâtres et blancs; ligne noire partant de la commissure du bec et se perdant à l'occiput; toutes les parties inférieures grises et mélangées de noir^ bande blanche ou roussâtre sur l'anus et sur le croupion; queue mordorée (1) un peu arrondie* Longueur, trois pouces quatre lignes.

On le trouve au Brésil; la femelle n'est pas assez bien connue pour en donner le signalement.

Musées de Paris, des Pays-Bas et de Londres.

(1) La teinte ds la queue est trop rougeâtre dans la planche 66, fig. '2..

OISEAU-MOUCHE A QUEUE SINGULIÈRE

TR O CHI'LUS E NI CUR US. Vieil'l!

Le Mâle» Planche 66 r fig. 3.

Cet oiseau est F unique qui n'ait que six pennes à la queue, dont deux courtes, qui m'ont paru être les intermédiaires, et quatre longues, étroites, grêles et arrondies à leur pointe : celles-ci sont noires, et les autres du même vert-doré qui brille sur toutes les parties supérieures , sur une partie des côtés du bas de la poitrine et sur le menton 5 un plastron blanc tranche d'une manière agréable sur les côtés du cou et sur le haut de la poitrine $ le milieu du ventre est de cette couleur $ la gorge d'un lilas à reflets bleus très-éclatans$ les pennes des ailes sont très-étroites et d'un violet rembruni 5 le bec est très-fin et noir de même que les pieds y sa grosseur est celle de TOi- seau-mouche rubis , mais sa taille est plus allongée. On le trouve au Brésil. On ne peut douter de la réalité de l'existence de ce singulier oiseau, puisque, outre celui que j'ai sous les yeux, M. Le Vaillant m'a assuré en avoir vu plusieurs autres 5 que M. Bullock, naturaliste anglais, en possède un dans son muséum, et que M. Delalande fils en a encore vu un autre depuis peu 5 aucun n'a plus de six pennes à la queue , et toutes sont conformées comme celles de l'individu que je viens de décrire, et qui fait partie de la collection de M. le baron Laugier.

3i

7-

1. Oiseau mouche TTtédojÛri/, mâle aJu&e/. ^.IcL. Id. jeunes ma&. 3.\dL.Id.fê7ne/k

Prêtre^'.

OISEAU MOUCHE MÉDIASTIN

TROCHILUS MESOLEUCUS. Temm

Le Mâle adulte et le Mâle jeune, planche Siy, fig. 1 et i.

La F émette j fig. 5.

Cette belle espèce est facile à reconnaître dans tous les périodes de l'âge et de la mue, ainsi que dans les deux sexes , à une bande blanche qui suit la ligne moyenne de la poitrine et du ventre : le bec est aussi très-long et la queue très-fourchue dans le mâle , mais à peine d'égale longueur dans la femelle : différence sexuelle que j'ai observée dans plusieurs espèces d'Oiseaux mouches dont les mâles ont la queue plus ou moins étagée et fourchue.

Le mâle en plumage parfait a la gorge ornée d'un camail bi- lobe 5 les plumes latérales du côté du cou plus longues et distinctes, et détachées des autres plumes, forment deux touffes renversées. Ce camail brillant est d'un carmin chatoyant d'or et de pourpre 5 un vert saphir à reflets vifs couvre le front jusqu'aux yeux; un trait blanc très-délié passe en dessous des yeux, et une longue bande de cette couleur semble partager le dessous du corps par le milieu 5 toutes les parties supérieures et inférieures du corps ainsi que les couvertures des ailes sont d'un gros vert à reflets métalliques; les

Recueil d'Oiseaux, 53e. livraison.

OISEAU MOUCHE MÉDIASTIN;

couvertures blanches du dessous de la queue ont une tache verte métallique dans le milieu $ toutes les pennes sont d'un bleu-verdâtre légèrement pourpré et métallique. Longueur, à peu près quatre pouces et demi.

Le mâle en mue , fig. 2, adu blanchâtre marqué de taches saphi- rines sur le front 5 des plumes écaillées de blanc pur, sur un fond noirâtre , couvrent la gorge : elles sont plus ou moins mélangées de quelques plumes carmin-doré ? suivant que les individus approchent de l'époque ils se couvrent de la livrée parfaite 5 le reste du plu- mage est plus ou moins comme dans l'individu adulte.

La femelle a les pennes de la queue à peu près égales et les deux extérieures terminées de blanc $ la gorge est couverte de plumes écaillées noires dans le milieu et lisérées de blanc 5 la bande blanche sur la ligne moyenne de la poitrine et du ventre est large et bien marquée ; les couvertures inférieures de la queue sont comme dans le mâle 5 tout le reste de ces parties et toutes les parties supérieures sont d'un vert clair doré et métallique.

Cet Oiseau mouche vit au Brésil et n'avait point encore été figuré. Les trois individus placés sur notre planche font partie du Musée de Paris.

wj

i. Ois eau- mouche siwerhe/, mâle. 2.U. hippe-col fr/a/io, nwJe. J.Id. èeUfS'Oime/, mœfe

Pr<kre/.

OISEAU-MOUCHE SUPERBE

TROCHILUS SUPERBUS. Shaw

Le Mâle adulte. Planche 299, fig. 1.

Cet Oiseau-mouche a le dessus de la tête bleu jusqu'aux yeux; deux bandes sur les joues : l'une, noire , prend naissance à la base de la mandibule supérieure; l'autre, blanche, part de l'angle du bec; le dessous du cou et les côtés de la poitrine sont verts avec des reflets dorés ; la gorge d'une belle couleur carmin à reflets ; le reste du dessous du corps d\m gris -blanchâtre 5 les pennes des ailes, les barbes intérieures des latérales de la queue et le milieu des inter- médiaires gris 5 toutes les pennes caudales bordées de vert-doré. On remarque deux taches blanches à l'extrémité des deux pennes ex- térieures de chaque côté, et une seule sur les plus proches. La couleur bleue de la tête indique le mâle dans l'état parfait ; cette même partie est d'un vert-doré chez l'oiseau moins avancé en âge. La femelle n'a pas de bleu sur le sommet de la tête, ni de carmin chatoyant sur la gorge. Longueur, trois pouces et demi; le bec a quinze lignes.

La femelle est facile à distinguer par les bandes blanches et

Recueil d'Oiseaux , 5oe. livraison.

OISEAU-MOUCHE SUPERBE.

noires qui passent sur les côtés de la tête , en prenant naissance a l'angle du bec.

L'espèce a été figurée dans les Oiseaux dorés, vol. 1 , planche 5q, sous le nom d'Oiseau-mouche à long bec ; mais primitivement par Shaw, Miscellany, vol. i3, tab. 617, sous le nom que nous adop- tons.

On le trouve à la Trinité.

cfr

OISEAU-MOUCHE MAGNIFIQUE.

TROCHILUS MAGNIFICU S. Vieill

Le Mâle adulte. Planche 299, fig. 2.

Le plumage de cet Oiseau-mouche nouveau , présente des rap- ports avec celui du Huppe-col (Trochilus ornatus). Une huppe assez longue et d'un rouge-orange orne sa tête 5 de chaque côté du cou , au- dessous des oreilles, partent des plumes inégales , assez longues, mais plus larges que celles du Huppe-col 5 elles sont d'un blanc de neige, et terminées par une bandelette d'un vert-doré éclatant : Foiseau les relève en les dirigeant en arrière quand il vole 5 un riche vert-doré, à reflets éclatans, colore la tête, le manteau, la gorge et le devant du cou j une petite tache blanche se fait remarquer sur le haut de la poitrine , qui est , ainsi que le ventre , de la couleur du dos , mais moins brillante 5 les couvertures des ailes d'un vert-doré à reflets, bordées de jaune-orange 5 les couvertures inférieures de la queue vertes et terminées de rouxj le dessus des pennes de la couleur du manteau, mais plus foncé j le dessous brun, avec une bordure d'un jaune-orange 5 le bec d'une teinte canelle lustrée. Longueur, deux pouces huit lignes.

Il habite le Brésil.

m

OISEAU-MOUCHE ECUS SONNÉ.

T ROC H I LU S S CU T A TU S. N àtt,

Le Mâle adulte, -— Planche 299, fig. 5.

Une couleur saphir dorée très-éclatante couvre toute la face et la gorge 5 elle se dirige sur le devant du cou en pointe de lance 5 une bande noire veloutée passe sur le crâne , d'un œil à l'autre, et sert de bordure à la teinte saphir de la face 5 une large touffe de plumes longues et entassées garnit les côtés du cou : elles forment une large fraise : la couleur de cette fraise , ainsi que celle de la poitrine et du ventre , est d'un bleu de roi très-brillant 5 on voit de chaque côté de la poitrine une grande tache d'un jaune isabelle , plus ou moins cachée par les plumes longues du devant du cou et de la fraise 5 toutes les parties supérieures, les flancs et les petites couver- tures des ailes sont d'un vert-doré 5 les plumes de la queue en dessus et en dessous sont d'un vert métallique très-brillant j les ailes ont une teinte brune à légers reflets violets 5 l'abdomen et les couvertures du dessous de la queue sont blancs.

Je ne connais point la femelle de cette espèce. On trouve l'Oiseau- mouche écussonné au Brésil 5 MM. de Saint-Hilaire et Natterer ont envoyé des individus aux Musées de Paris et de Vienne.

2û5.

, Oiseau mouche e&azue/,mœly. ^.Id. a^/oiyey oca/icAe/, m«/e/3.\A.veûrsopftore',ma/e

JPreû*e/.

OISEAU-MOUCHE ÉCAILLÉ.

TROCHILUS SQUAMOSUS. Temm. «

Le Mâle. Planche 2o3, fig. t.

M. Natterer a découvert cet Oiseau-mouche dans les voyages qu'il a faits dans les parties méridionales du Nouveau-monde ; parmi le grand nombre d'objets nouveaux ou peu connus qu'il vient d'a- dresser au Musée Impérial de Vienne, se trouvent plusieurs indi- vidus de cette belle espèce , à laquelle nous donnons le nom de squamosus j M. Natterer lui avait donné celui de longirostris , mais ce nom ne peut être employé une seconde fois dans le cata- logue des espèces de ce genre , vu qu'un autre Oiseau-mouche , figuré par M. Vieillot., Oiseaux dorés, vol. i, ph 5g, porte cette dénomination.

L'Oiseau-mouche écaillé a le bec long de quatorze lignes, parfai- tement droit et noir; la queue, assez courte, dépasse fort peu le bout des ailes; elle est un peu fourchue, les quatre pennes du milieu étant un peu moins longues que les latérales de chaque côté , qui sont égales entre elles. La gorge et une partie du devant du cou ont des plumes qui sont noires dans leur milieu et blanches sur les bords et au bout, ce qui fait que ces parties paraissent

Recueil d'Oiseaux, 34e. livraison.

OISEAU-MOUCHE ÉCAILLÉ.

couvertes d écailles $ une large bande, d'un blanc pur, prend de l'angle du bec et se dirige sur le méat auditif; une autre petite tache est placée derrière les yeux 5 toute la ligne moyenne de la poitrine et du ventre est indiquée par une large bande blanche, aboutissant à l'abdomen qui est blanc 5 les couvertures de la queue sont blanches sur les bords et cendré-verdâtres au milieu 5 la queue et les ailes sont d'un noirâtre- violet et métallique 5 les deux pennes latérales de cette queue ont, en dessous, une petite tache blanche 5 tout le reste du plumage, des parties supérieures et inférieures, est d'un vert- foncé métallique.

La femelle diffère peu du mâle , seulement par des teintes moins vives et des nuances moins prononcées.

On trouve cette espèce au Brésil ; elle fait partie des Musées des Pays-Bas et de Vienne.

OISEAU-MOUCHE A GORGE BLANCHE

TROCHILUS ALBICOLLIS. Vieill.

Le Mâle. Planche 2o5, fig. 2.

Cette espèce, décrite par M. Vieillot, a la gorge, une partie du devant du cou, le milieu du ventre, les plumes de l'anus et les couvertures inférieures de la queue d'un blanc de neige 5 cette couleur borde encore les plumes du menton, qui sont verdâtres au

OISEAU-MOUCHE A GORGE BLANCHE.

milieu 5 couvre à peu près la moitié des deux pennes les plus exté- rieures de la queue 5 et termine les deux suivantes 5 ces pennes sont, dans le reste, de même que les quatrièmes de chaque côté, d'un bleu-noir 5 les deux intermédiaires, les couvertures supérieures des ailes, le dessus et les côtés de la tête, le dessus du cou et du corps, la poitrine et les flancs , sont d'un vert-doré à reflets brillans 5 les pennes des ailes d'un violet sombre 5 les plumes des jambes et des tarses vertes et blanches, et le bec noir en dessus, mais jaunâtre en dessous 5 les pieds sont noirs. Longueur totale-, trois pouces neuf lignes.

Plusieurs individus des deux sexes ont été envoyés, par les soins de M. Natterer, au cabinet de Vienne $ M. de Lalande en a aussi apportés de son voyage au Brésil 9 l'espèce ne paraît point être très-commune.

Musées des Pays-Bas , de Vienne , de Paris et du baron Laugier.

OISEAU-MOUCHE PETASOPHORE.

TRO CHILU S P ETAS OP HORU S. P.Max.

Le Mâle. Planche 2o3 , fig. 3.

M. Natterer vient d'adresser cette belle espèce au Musée de Vienne , sous le nom de Trochilus janthinotus; le prince de Neu- wied nous ayant communiqué une notice sur cet Oiseau-mouche ,

OISEAU-MOUCHE PETASOPHORE.

sous la dénomination portée en tête du présent article , il nous a paru juste de la conserver comme ayant titre de priorité.

Le mâle est orné dune large et belle touffe de plumes violettes , couvertes d'un lustre pourpré et à reflets métalliques, qui prend naissance au dessous du méat auditif, et qui se détache du reste du plumage qui couvre les côtés du cou 5 la queue est composée de pennes très-larges , disposées de manière à paraître un peu fourchue 5 lorsque ces pennes sont rassemblées, et que la queue n'est point étalée , les ailes couvrent cette partie dans toute son étendue. Un vert très-brillant, velouté et changeant, couvre le menton et la gorge; du vert plus sombre et à reflets métalliques est répandu sur la poi- trine 5 du vert-clair moins brillant, quoique à reflets, couvre les côtés de la poitrine, le ventre et Fabdomen, règne une légère teinte cendrée 5 toutes les couvertures du dessous de la queue sont d'un blanc de neige ; les parties supérieures de la tête et du corps ont des teintes verte-dorées, telles que nous les retrouvons sur le plus grand nombre des espèces qui composent cette grande famille 3 les pennes de la queue sont toutes d'une riche teinte verte-bronzée , plus foncée vers le bout de ces pennes qu'à leur base ; les trois exté- rieures de chaque côté ont à leur extrémité une fine bordure blan- châtre; le bec et les pieds sont noirs.

La femelle ne nous est point connue. On trouve cette belle espèce au Brésil.

Musées des Pays-Bas, de Vienne, de Paris et du prince de Neu- wied.

Hj.

i. Sonimanga nwtaMaue^ mâie/. 2. Id-fèmeifes. J. IcL. souc^ mAU.

J°rè/rey,

<v\

SOUIMANGA MÉTALLIQUE.

NECTARINIA META LLI C A. Lichtens,

Le Mâle et la Femelle. Planche 3ij^ fig. 1 et 2.

En consultant seulement la description donnée par Le Vaillant du Sucrier figuier, Ois. d'Af. vol. 6, p. 1 1 1 , et ne faisant point usage d'autre moyen comparatif pour déterminer l'espèce de cet article 9 on pour- rait très-facilement confondre celle-ci avec le Sucrier figuier (1) du midi de l'Afrique de la planche 290, fig. 1 des planches de Le Vail- lant. Il me paraît conséquemment nécessaire de faire précéder la description du Souimanga métallique d'une courte indication des différences les plus marquées entre cette espèce et le Sucrier de Le Vaillant.

La taille et les couleurs du plumage de ces deux espèces voisines sont à peu près les mêmes. Le bec du Figuier est plus court et plus droit que celui du Métallique dont les mandibules sont bien plus arquées 5 les filets de la queue dans le premier sont grêles et acumi- nés , dans celui-ci plus larges et terminés en petites spatules arron- dies. Les couleurs du plumage offrent aussi de légères disparités j la teinte des plumes du croupion et des couvertures supérieures est pourprée chez le figuier, d'un bleu foncé métallique et coupé par

(1) Nectarinia sylviella de l'index que nous donnons de ce genre. On le trouve aussi au Séné- gal et à la côte de Guinée.

Recueil d'Oiseaux, 58e. livraison.

SOUIMANGA MÉTALLIQUE.

une bande jaunâtre chez Fespèce de cet article 5 un beau collier formé par une large bande d'un bleu vif et pur couvre la région thora- chique; ^e manque totalement dans Fespèce du midi de l'Afrique.

Notre nouvelle espèce a été portée en note, par M. Lichtenstein , dans le catalogue d'objets en double du Musée de Berlin sous les nos. i35, i34 et i3ô.

Le mâle a toute la tête, le devant et les côtés du cou, la nuque, le manteau et les petites couvertures des ailes d'un vert brillant et métallique^ un demi-collier d'un bleu vif pourpré et métallique ceint la région thorachique ; toutes les autres parties inférieures sont d'un beau jaune jonquille; une bande d'un jaunâtre très-clair passe sur le croupion dont la teinte métallique est la même que celle du collier ; toutes les pennes de la queue et les deux filets sont d'un noir glacé de bleu métallique 5 l'aile est noire mais les moyennes couvertures sont d'un bleu pourpré.

La femelle diffère bien plus que le mâle par les teintes du plumage de la femelle du Sucrier figuier de Le Vaillant. Un gris-cendré mat couvre toutes les parties supérieures; les ailes sont d'un cendré-brun liséré de blanchâtre ; la queue sans filets est d'un noir à légers reflets; toutes les pennes sont frangées de blanchâtre et terminées en dessus de blanc; la gorge et l'abdomen sont blanchâtres et le reste des parties inférieures est d'un jaune-citron clair; le bec et les pieds sont noirs.

Le mâle prend en hiver la livrée de la femelle: ce que j'ai pu véri- fier sur des individus dans le passage d'une livrée à Fautre, et tapirés de gris et de couleurs métalliques.

On trouve l'espèce en Nubie dans les environs de Dongola.

M. Ruppel et les voyageurs prussiens ont fait l'envoi de plusieurs individus aux Musées de Francfort et de Berlin; ceux que nous figu- rons font partie du Musée des Pays-Bas.

SOUIMANGA SOUCI

N ECTARIN IA SOLARIS. Temm,

Le Mâle. Planche 34 7, fig. 3.

Ce petit Souimanga des Moluques n'a point encore été décrit 5 nous n'en connaissons encore que le mâle.

Les formes étant indiquées très-exactement par la figure ci-jointe, il ne nous reste qu'à donner la courte notice des couleurs du plu- mage. Des plumes terminées par une large bordure d'un vert foncé changeant en pourpre et à reflets métalliques couvrent tout le devant du cou et le front; la poitrine, le ventre, Fabdomen et les cou- vertures du dessous de la queue ont une teinte souci ou orange très- vif; les panaches des flancs sont d'un jaune brillant; toutes les parties supérieures ont une teinte olivâtre terne; les ailes noires bordées d'oli- vâtre; enfin la queue noire à légers reflets , et les deux pennes laté- rales terminées de blanchâtre.

On trouve cette espèce à Amboine, l'une des Moluques.

M. Reinwardt a rapporté de ses voyages trois sujets mâles déposés aujourd'hui dans le Musée des Pays-Bas.

12Ô

i. Soiiinianga ^jfraMœuœ/, ma/&. 2.1d, fèmefa/. 3 '. S ; moiù?ta& > mA

v*

JPrêére'

SOUIMANGA GRACIEUX

NECTARINIA LE PI D A.

Mâle et Femelle. Planche 126, fig. i et 2.

Le mâle se distingue par une bande violette , partant de chaque côté du bec et se prolongeant sur les côtés du cou , elle sépare le vert foncé des joues du cendré légèrement teint de rougeâtre du devant du cou 5 le sommet de la tête, la nuque et le dos, ont des couleurs métalliques qui chatoient en vert et en violet 5 les épaulettes des ailes , le milieu du dos et le croupion sont d'un violet pur 5 les ailes sont brunes, et toutes les pennes bordées de verdâtre; les pennes de la queue d un noir violet sont bordées de vert métallique 5 toutes les parties inférieures, depuis la poitrine à Fanus , sont d un beau jaune. Longueur totale, quatre pouces trois ou quatre lignes.

La femelle est tant soit peu plus petite 5 des tons verdâtres régnent sur les parties supérieures 5 les ailes et la queue sont d'un brun cendré et les bordures des pennes verdâtres 5 la gorge est d'un blanc jaunâtre et les autres parties inférieures sont d'un jaune moins pur que dans le mâle 5 le bec dans les deux sexes est noir.

C'est la Certhia lepida, Lath. , Ind. 0rn.3 vol. 1 , p. 298 , sp. 60 , et le Grimpereau de Malacca,Sonner., Voy. Ind. p. 209, tab. 110, fig. 1. La Certhia lepida de Sparman, Mus. Caris. 3 tab. 35, n'est point notre espèce 5 cette indication doit faire partie de Certhia sperata.

Recueil d'Oiseaux , 21e. livraison.

SOUIMANGA GRACIEUX.

Habite les îles de la Sonde , particulièrement celle de Java , elle se nourrit d'araignées et de petits insectes.

SOUIMANGA MOUSTAC

NECTARINIA MYSTACAL1S. Temm.

Mâle. Planche i a 6 , fig. 3.

Ce petit Souimanga , dont nous ne connaissons que le mâle , se distingue par sa queue longue et très-étagée; les deux pennes du milieu dépassent encore de beaucoup toutes les autres 5 un violet métallique très-brillant forme de chaque côté du bec une petite moustache ; la même couleur est répandue sur le croupion et sur toutes les pennes de la queue, elle forme aussi une plaque assez étendue sur la tête 5 le cou , la poitrine , la gorge et le dos sont d'un rouge ponceau très -brillant ; les ailes sont d'un cendré noirâtre ; le milieu du ventre est d'un beau gris , et le reste des parties inférieures est blanc ; le bec et les pieds sont d'un brun rougeâtre. Longueur totale, un peu plus de quatre pouces.

Habite l'île de Java, l'espèce vit de très-petits insectes, donnant la préférence à de petites araignées.

i5â.

i. Souîmanga, dùtmtfiœs / mMs. 2.1d.fèm^. 3. S . pectoral; 7?iàà

Prê/tes.

SOUIMANGA DISTINGUÉ.

NECTARIN1A EXIMIA. Temm,

Mâle et Femelle. Planche i58, fîg. 1 et i.

Un vert olivâtre couvre l'occiput, la nuque et le dos 5 l'aile est brune , et toutes les plumes sont liserées de la même couleur olivâtre ; le front, les lorums, la gorge et la poitrine sont colorés d'un bleu métallique à reflets violets et pourprés ; le ventre, les flancs et les couvertures inférieures de la queue sont d'un jaune très-pur 5 la queue est légèrement arrondie; les pennes sont en partie noires avec des bords de couleurs bleues métalliques; l'extrémité de toutes les pennes latérales est d'un blanc pur, et cet espace blanc a plus d'étendue sur la penne extérieure que sur les autres ; les pieds et le bec sont noirs.

La femelle est toute d'un brun fauve en dessus; les ailes sont brunes ^ bordées de fauve; la queue est noire à bouts blancs; la gorge est blanche; les flancs et l'abdomen sont gris clair, et le milieu du ventre a une légère teinte jaunâtre qui s'étend un peu sur la poitrine. Longueur, de trois pouces et demi à quatre pouces.

Remarque. Le catalogue des oiseaux de Java , publié par M. Hors- field dans le treizième volume des Transactions linnéennes , m'est par- venu peu de temps après que notre planche 128 a été tirée avec les noms gravés. Le hasard a voulu que M. Horsfield et moi ayons fait

Recueil d'Oiseaux, 23e. livraison.

SOUIMANGA DISTINGUÉ.

choix des mêmes noms pour désigner les deux Souimangas représen- tés sur la planche ci-jointe 5 mais ces deux dénominations dont nous avons fait usage, ne se rapportent point à la même espèce. Celle que j ai nommée Nectar inia eximia , est la Pectoralis ou la deuxième es- pèce de M. Horsfieldj voyez le mémoire cité page 167 5 et notre Nec- tarinia pectoralis de Farticle suivant , est la troisième espèce ou Nec- tarinia eximia du naturaliste anglais. Les naturalistes sont invités d'avoir égard à cette transposition de noms que je viens de signaler, et de noter également que M. Horsfield a produit , sous le nom de Nec- tar inia japanica 3 Foiseau figuré dans notre planche ia6 , fig. 1 et 1. Cette Jaçanica est un double emploi de la Certhia lepida de La- tham. Nous avons déjà fait observer, à Farticle cité, que la Certhia lepida de Sparmann , Mus. Caris, tab. 35 , est identique avec Cer- thia sperata de Latham.

Le Souimanga distingué a été trouvé par M, Reinwardt dans Fîle de Java. C'est aussi de cette partie de l'Archipel des Indes que M. Hors- field a rapporté les individus qu'il décrit. M. Diard vient d'en adresser de semblables au Musée de Paris. C'est le Fri-ganti des Javanais.

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SOUIMANGA PECTORAL

NECTARINIA PECTORALIS. Temm.

Le Mâle. Planche 138, fig. 3.

Cet oiseau est aussi du nombre des espèces nouvelles découvertes par les voyageurs qui ont parcouru avec plus de soin les îles de l'Ar- chipel indien. Ces pays, encore peu visités sous le rapport des re- cherches en histoire naturelle , recèlent une grande quantité d'objets nouveaux à explorer 5 ils fourniront pendant long-temps aux natura- listes une récolte abondante dans toutes les classes du règne animal.

Un capuchon d'un vert saphir, à teintes chatoyantes, couvre le sommet de la tête , et s'étend sur la nuque 5 un beau pourpre à reflets verts et métalliques est répandu sur les plumes du croupion et sur les couvertures des ailes 5 la nuque et le haut du dos sont d'un noir velouté 5 la gorge, le devant du cou et la poitrine sont ornés d'une plaque d'un ponceau brillant de reflets métalliques : cette espèce d'é- cusson est comme encadré par une bande d'un bleu éclatant et à re- flets métalliques 5 ces teintes bleues continuent à régner sur une grande partie du ventre , mais l'abdomen et les flancs ont des cou- leurs ternes 5 sur chaque flanc se trouve une belle touffe de plumes d'un jaune éclatant 5 les pennes des ailes sont d'un noirâtre mat, mais celles de la queue sont d'un noir violet bordé de teintes verdâtresj le

Recueil d'oiseaux, 23e. livraison.

-

SOUIMANGA PECTORAL, bec et les pieds sont noirs. Longueur, quatre pouces six lignes, La femelle ne nous est point connue 5 M. Horslield dit qu'elle est presque entièrement d'un olivâtre foncé.

On trouve ce beau Souimanga dans File de Java , il porte , selon M. Horsfield, le nom de Plichi-kembang. Sa nourriture consiste en petits insectes qu'il cherche parmi les plantes.

J'ai déjà indiqué à l'article précédent la cause de la transposition de nom. Cette espèce est la même que la Nectarinia eximia de M. Horsfield.

3jéï.

3. S oiiïriiaiiœa ae Ha*? s eu> inâk . ^.Id. aeyJutAl ?nÂI^ .2. I&.Jt/. fime7/<

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Prefres-

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SOUIMANGA DE KUHL.

NECTARINIA KUHLII. Temm.

Le Mâle } planche 5j6, fig. 1. La Femelle, fig. 2.

Nous réunissons ici sur la même planche les portraits de deux espèces de Souimangas nouveaux parés de couleurs éclatantes , que le souvenir d'une perte douloureuse pour les sciences, m'engage à consacrer à la mémoire de deux jeunes naturalistes que la mort mois- sonna à la fleur de l'âge. Déjà la reconnaissance publique vient d'é- riger par les ordres du gouverneur général de l'Inde la pierre sépul- crale où leurs dépouilles mortelles reposent réunies sous le même marbre 5 nous rappelant ainsi d'une manière touchante et vraie l'u- nion qui existait de leur vivant, dans tous leurs travaux, entre ces amis 5 voués par un même penchant à l'étude de l'histoire naturelle.

C'est la modestie alliée à la simplicité la plus aimable, parée des connaissances les plus étendues et du zèle le plus ardent pour l'avan- cement des sciences, que nous perdons dans ces deux jeunes natu- ralistes, Kuhl et Van Hasselt, si intéressans par la douceur de leur caractère et par leur union fraternelle. Leur mémoire sera chère à tous leurs amis , disons mieux à tous ceux qui ont eu des rapports avec eux. Elle vivra surtout au Musée royal des Pays-Bas, leurs

Recueil d'Oiseaux, 65e. livraison.

SOUIMANGA DE KUHL.

travaux m'ont permis de faire ériger à leur mémoire tant de monu- mens durables.

Le mâle adulte a toute la partie supérieure de la tête, les couver- tures de la queue et une partie des deux pennes du milieu d'un vert-bouteille métallique j les autres parties supérieures d'un vert terne, en exceptant le croupion qui est d'un jaune très-vif 5 la gorge, le devant du cou et la ligne moyenne de la poitrine sont d'un rouge-cramoisi j sur le devant du cou se dessine en V renversé une bande d'un bleu chatoyant} le ventre est d'un vert-noirâtre 5 mais le caractère le plus marquant dans cette espèce se trouve dans la blan- cheur éclatante des plumes des flancs et du dessous des ailes.

Les mâles en mue manquent de vert-métallique à la tête , qui est remplacé par un vert terne 5 la bande bleue n'est point visible ou faiblement indiquée , et le cramoisi est tapiré de plumes grises.

La femelle a tout le devant du cou d'un gris-verdâtre; le sommet de la tête gris foncé, les flancs d'un blanc éclatant, et tout le reste du pi umage de la même teinte verte que le dos du mâle 5 la queue est plus courte que dans le mâle et n'a point de filets allongés.

L'espèce se trouve à Java et fait partie du Musée des Pays-Bas.

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SOUIMANGA DE HASSELT.

NECTARI NIA HA SSEL TU. Temm.

Le Mâle. Planche 376, fig. 3.

Van Hasselt , compagnon d'études de Kuhl , inséparables dans les travaux, rivalisant de zèle avec son ami intime, n'a survécu que bien peu de temps à la douleur de s'en voir séparé ; leurs dépouilles mortelles reposent aujourd'hui dans le même tombeau élevé par M. le baron Van de Capellen en mémoire de ces deux jeunes natu- ralistes qui ont si bien mérité de la patrie. Puisse cette épitaphe mo- deste, dédiée à leur mémoire, être agréable aux familles respectables qui pleurent la perte de ces intéressantes victimes d'un zèle trop ardent, poussé quelquefois jusqu'à l'imprévoyance dans les soins qu'il est nécessaire de prendre pour la conservation des forces et de la santé , dans ces régions équatoriales.

Le mâle a tout le sommet de la tête et l'occiput d'un vert cha- toyant lustré de jaunâtre ; toute la partie supérieure du cou d'un noir velouté 5 le dos , lesscapulaires, les petites couvertures des ailes, le croupion , les couvertures de la queue et les bords des pennes d'un pourpre chatoyant en vert-métallique 5 tout le devant du cou et la poitrine d'un pourpre-violet très-éclatantj le ventre couleur

Recueil d'Oiseaux, 65e. livraison.

SOUIMANGA DE HASSELT.

carmélite très-foncé; les ailes et la queue sont d'un noir parfait j l'ab- domen est d'un noir mat. La queue est carrée et le bec un peu court. Nous n'avons reçu au Musée des Pays-Bas que deux mâles de cette espèce assez rare à Java.

336.

i. Souinianga àsjou&?jatm£<s; r?iâJes. 2.U. oPeiRon-/viole£, /èm&- J.IcL à ven/re ' écarlafo, mà/e

Prê/re/.

^

SOUIMANGA A JOUES JAUNES

NECTJRINIA CHRYSOGENY S. ïemm.

Le Mâle. Planche 388 , fig. i.

Cette espèce inédite repose sur l'examen de l'individu unique faisant partie des collections rassemblées à Java par nos voyageurs Kuhl et Van Hasselt. Le sexe ayant été déterminé, nous pouvons donner le portrait ci-joint pour celui du mâle $ la femelle sera publiée plus tard, lorsque la nouvelle expédition, composée des naturalistes MM- Boié, Macklot et Muller, chargés de poursuivre les travaux inter- rompus par la mort des naturalistes mentionnés, nous mettra à même d'obtenir des renseignemens sur les mœurs de cette espèce, dont le signalement des couleurs du plumage forme sans doute la partie la moins intéressante, mais à laquelle nous nous voyons malheureu- sement trop souvent borné dans ces notices historiques.

Un vert assez pur couvre la tête, le cou et le dos; un vert olivâtre est répandu sur les ailes et la queue; la poitrine est nuancée de vert et de gris; le ventre, l'abdomen et les couvertures du dessous de la queue de vert-jaunâtre; une petite touffe d'un jaune pur couvre le méat auditif, et une fine bande jaune surmonte les yeux en forme de sourcil; le très-puissant bec de cet oiseau est brun, les pieds sont

Recueil d'Oiseaux , 65e. ltv.ru s on.

SOUIMANGA A JOUES JAUNES.

d'un brun clair et la queue est courte et à pennes degale longueur. La figure le représente de grandeur naturelle.

L'individu du Musée des Pays-Bas a été trouvé à Java, dans le district sauvage et boisé de Bantam.

Remarque. Nous venons de trouver dans les papiers de notre défunt ami Van Hasselt , que cet oiseau et les deux espèces figurées sur notre planche 84 sous les noms de Souimanga à long bec et Souimanga modeste se nourrissent uniquement d'araignées et qu'ils ont la langue courte et cartilagineuse. Cette seule remarque, toute succincte qu'elle soit, suffit cependant pour exclure ces oiseaux du genre Nectarinia : nous attendrons de nouveaux renseignemens qui pourront être fournis par les voyageurs Boié , Macklot et Muller, et nous publierons alors les caractères propres à ce petit groupe, qui portera la dénomination générique & Arachnothera.

SUPPLEMENT A L'ARTICLE

DU SOUIMANGA OREILLON VIOLET

La Femelle. Planche 588, fig. 2.

Le portrait du mâle a été donné dans la 18e. livraison, pi. 108, fig. 1. Nous ne connaissions point à cette époque l'autre sexe, depuis il nous est parvenu plusieurs sujets; comme la femelle présente des différences très-marquées par les couleurs du plumage, nous croyons qu'il est nécessaire d'en publier une figure.

Toutes les parties supérieures du corps, la tête, les joues, les côtés et la partie postérieure du cou sont d'un vert terne; les ailes et la queue brunes, liserées d'olivâtre; la penne extérieure de la queue cendrée, et la suivante terminée de cendré; la gorge et le devant du cou d'un brun marron 5 toutes les autres parties inférieures jaunes et le bec noir.

Ce Souimanga à bec droit et en alêne a les mandibules à peu près modelées selon la forme type des oiseaux répartis dans le genre Sylçia. Cette structure peut avoir induit en erreur les méthodistes, sur le genre il doit être rangé, ce qui explique le motif de son association avec les becs-fins, sous le nom de Sylçia cingalensis. Toutefois il vit de la même manière que les autres Souimangas à bec plus ou moins

SOUIMANGA OREILLON VIOLET. arqué$ il a comme eux la langue en trompe et choisit sa nourriture principale en dardant cette langue au centre des fleurs pour en ex- traire la matière sucrée. J'ai lieu de croire, vu le peu de longueur des mandibules de notre oiseau, ainsi que de quelques autres espèces aux- quelles on peut l'associer, que celles-ci sont destinées à pomper le nectar des fleurs à calice peu profond, tandis que les espèces munies d'un bec plus fortement arqué et beaucoup plus long, prennent cette matière sucrée des grandes espèces de Liliacés et d'Eugeniaj et que l'organi- sation des unes et des autres, quoiqu'en apparence différente, est sous tous les rapports analogue, mais modifiée selon les besoins, et la nature des végétaux qui leur servent de nourriture.

^

SOUIMANGA A VENTRE ÉCARLATE

NECTAR IN LA' COCCINIGASTEB. Temm.

Le Mâle.— Planche 388, fig. 3.

Dans le nombre très-considérable de ces petits oiseaux parés des couleurs les plus riches et les plus éclatantes , on distinguera sans doute l'espèce du présent article comme le modèle d'une recherche exquise dans les couleurs vives et pures du plumage. Nous connais- sons seulement l'habit de noces du mâle; la femelle et le mâle en état de mue restent encore à décrire. L'espèce n'est pas figurée dans le bel ouvrage des oiseaux dorés de M. Vieillot , et je ne la trouve point citée dans l'Index de Latham.

Un vert métallique plus ou moins jaunâtre couvre le sommet delà tête et la nuque 5 le haut du dos, la partie inférieure du cou et les moyennes couvertures des ailes sont d'un mordoré velouté 5 la partie inférieure du dos, le croupion et les petites couvertures des ailes ont cette brillante teinte d'acier poli à reflets pourpres et violets j le devant du cou et la poitrine sont d'un riche violet bleuâtre et métal- liquej tout le ventre, jusqu'aux cuisses, est du plus bel écarlatej la région des cuisses, l'abdomen et les couvertures du dessous de la queue sont olivâtres j les ailes sont noires, les pennes de la queue d'un bleu-

SOUIMANGA A VENTRE ÉCARLÀTE.

noirâtre, lisérées de violet, bec et pieds noirs. Longueur, trois pouces six lignes.

Ce beau Souimanga a été trouvé par M. Dussumier dans une des îles Philippines; l'espèce est assez abondante à Manille; on peut la nourrir en cage pendant quelques jours, en donnant pour nourriture de Feau sucrée; en liberté elle vit du nectar des fleurs, et peut-être de très-petits insectes imperceptibles qui s'attachent au fond de leur calice. Nous ne connaissons pas la femelle de ce bel oiseau.

Les Musées des Pays-Bas et de Paris ont obtenu des individus par les soins de M. Dussumier.

10

A

j. Sonbnanga orei/ùn vio/eâ, mà& >,. 2.^ , rûuçe eâjz/vj, ma/e. 3 . ld ./ïmdk

Prèfres'

\V

SOUIMANGA OREILLONVIOLET.

NECTARINIA PHŒNICOTIS. Temm.

Le Mâle. Planche 108, fig. i.

Brown indique cette espèce dans ses Zool. Illust. , p. 82, tab. 3s. Gmelin en fait une Motacille et, Latham un Bec-fin sous le nom de Sylçia cingalensis j, Ind. Orn., vol. 2, pag. 535, sp. 92. Il est facile devoir que notre espèce forme, avec quelques autres, un groupe dans le genre Neetarinia, viennent se ranger l'espèce de l'article suivant, le Sucrier gamtosin de Le Vaillant, et quelques autres espèces à bec court et pointu, que nous signalerons dans l'index du genre Nectar inia.

Le bec de ce Souimanga est à peu près droit et de la longueur de la tête 5 une couleur très-vive et brillante vert-doré couvre le sommet de la tête , la nuque , le dos et les petites couvertures des ailes 5 les grandes couvertures et les pennes sont d'un brun-mat; celles de la queue sont noires et lisérées de vert-métallique 5 une teinte brillante , couleur pourpre-métallique , couvre les joues , et cette belle couleur est bordée par une bande d'un violet très- éclatant$ elle prend naissance au dessous des yeux et s'étend sur les côtés du cou; tout le devant du cou et la poitrine sont couleur

Recueil d'Oiseaux, 18e. livraison.

SOUIMANGA OREILLON-VIOLET.

brune -roussâtre ou teinte de feuille- morte j le reste des parties inférieures est d'un jaune pur. Longueur, un peu plus de quatre pouces. La femelle n'est point indiquée et je ne Fai pas vue. On trouve l'espèce à Java et à Sumatra , peut-être aussi à Ceylan. Musée des Pays-Bas.

SOUIMANGA ROUGE ET GRIS

NECTARINIA RU B R O-CANA. Temm

Le Mâle et la Femelle. Planche 108, fig. 2 et 3.

Cette espèce appartient à la même section , dans laquelle la pré- cédente a été rangée 5 nous les réunissons provisoirement dans le groupe des Souimangas 3 parce que la totalité de leur bec est exac- tement formée de la même manière que la moitié du bec des autres espèces, qui ont cette partie plus longue et courbée. Car, en cou- pant à un Souimanga muni d'un bec plus long que la tête et à mandibules arquées ? la portion de la pointe qui excède la longueur de la tête , et en affilant cette portion tronquée , on obtiendra une forme de bec absolument semblable à celui des espèces à mandibules faiblement courbées et courtes. Nous ne pourrons séparer généri- quement les Souimangas à bec court , que lorsque les mœurs, les habitudes et la nourriture de ces oiseaux seront connues. Nous savons qu'en Afrique les Sucriers à bec court et ceux à mandi- bules plus longues que la tête vivent et se nourrissent de la même manière. Il en est probablement de même dans l'Inde.

L'espèce qui nous occupe a été figurée par Le Vaillant, Ois. d'Afr. , vol. 3 , pi. 1 36 , sous le nom de Figuier rouge et gris. Le mâle

SOUIMANGA ROUGE ET GRIS.

a toute la tête, la nuque, les côtés et le devant du cou, le dos, le croupion et les couvertures du dessus de la queue, d'un beau rouge, un peu plus clair sur la gorge qu'aux autres parties j la poitrine et les flancs cendrés ; l'abdomen et les couvertures infé- rieures de la queue blancs -, les ailes et la queue d'un bleu-noirâtre à reflets d'acier poli; enfin le bec et les pieds noirs.

La femelle ou le mâle, dans la saison des pluies, sont blan- châtres en dessous avec des teintes grisâtres sur les côtés, brun- rougeâtre en dessus j le croupion rouge, et les ailes et la queue brunes avec de légers reflets d'acier-poli; le bec est blanchâtre à la base.

On trouve l'espèce à Java, Banda et Sumatra.

w.

P/'ê/rc .

i. Dicee cudor,ma&> ^.Id. jan^uz/wlenô, mM v. 3. Id. c/umiïmr, maie

DICÉE CUDOR.

DICEUM CHRYSORRHEUM. Temm,

Le Mâle. Planche £78, fig 1.

Un vert olivâtre couvre toutes les parties supérieures du corps, de la tête et du cou , et cette teinte forme de larges bordures à toutes les couvertures des ailes, dont les pennes, ainsi que celles de la queue, sont noires. Une fine bande blanche passe sur la région du lorum, qui est verdâtre, et deux autres traits déliés vont de chaque côté du menton vers la région thorachique. Toutes les parties infé- rieures sont grivelées de longues mèches d'un brun verdâtre dispo- sées sur fond blanc j les seules couvertures du dessous de la queue ont une belle teinte jaune d'or. Le mâle est figuré grandeur natu- relle 5 la femelle de cet oiseau rare n'est pas connue.

On trouve l'espèce à Java,, Nous n'avons reçu au Musée des Pays- Bas que trois individus, tous mâles.

Recueil d'oiseaux, 80e. livraison,

DICÉE SANGUINOLENT

DICEUM SANGU1NOLENTUM. Tem

M,

Le Mâle. Planche £78, fig. 2.

Nous le désignons sous ce nom, parce que les plumes du devant de la poitrine et d'une partie du cou sont d'un beau rouge couleur de sang; la gorge et le reste du devant du cou sont d'un blanc légè- rement teinté de rouge clair. Le ventre est couleur nanquin \ et la ligne moyenne de cette partie porte une bande noire très-étroite 5 toutes les parties supérieures, les côtés du cou , les couvertures des ailes et les pennes caudales sont d'un beau violet à reflets métalli- ques. On voit une différence très-marquée dans les sexes ; la femelle est en dessus d'un gris noirâtre 5 la queue comme dans le mâle, mais le croupion rouge 5 la poitrine et tout le dessous du corps d'un jau- nâtre terne, lavé de verdâtre, et marqué de petites mèches de cette couleur sur la région thorachique.

Cette espèce, de même que la précédente et celle que nous allons décrire, ont été trouvées à Java par les voyageurs Nerlandais, Kuhl et Van-Hasselt.

Plusieurs individus nous ont été adressés de Java, l'espèce paraît commune.

DICEE CHANTEUR.

DICEUM CANTILLANS. Temm,

Le Mâle. Planche 478, fig. 3.

La troisième espèce de cette planche a la tête, la nuque , les côtés du cou, le manteau et les couvertures des ailes d'un bleu- grisâtre; la queue noirâtre j le dos et le croupion couleur de feuj le devant du cou et la poitrine d'un cendré pur 5 le ventre, les flancs, l'abdomen et les couvertures du dessous de la queue d'un jaune-orange. Pres- que pas de différence entre le mâle et la femelle.

Sonnerat décrit cette espèce de Dicée sous le nom de Grimpereau siffleur de la Chine , pag. 1 1 o , tab. 117, fig. 1 , et les catalogues méthodiques en font mention sous Corthia cantillans. Lath. Ind. orn. vol. 1, p. 299, sp. Cet oiseau, dit-on, chante agréablement: l'iris des yeux est rouge. On le trouve à la Chine et à Java.

DICÉE JAUNET.

DICMUM FLAFUM. Horsf,

Nous ne donnons point de figure des deux espèces de Dicées^ que Ton trouve, ainsi que les quatre espèces précédemment inscrites, dans les parages de l'Archipel asiatique 5 ces dernières sont Dicœum rubro-canum, pi. col. 108 , fig. 2 et 3. Chrysorheum , pi. 47$, fig. 1. Sanguinolentum^ fig. 2, et Cantilnas, fig. 3, plus le Dicœum niger de Lesson, Cent. zool. pi. 27.

Le Dicée jaunet est caractérisé par des paupières formées de petites plumes blanches j les parties supérieures d'un vert jaunâtre; les ailes et la queue noirâtre $ la gorge , le devant du cou , le crou- pion et les couvertures du dessous de la queue d'un beau jaune $ le dessous du corps gris-blanchâtre, mais la ligne médiane jaunâtre; le bec noir et une petite tache noire au-dessous des yeux. Lon- gueur totale, trois pouces trois lignes.

On le trouve dans les îles de Java et de Sumatra, l'espèce est très-répandue.

Recueil d'Oiseaux, gSe litraison.

X-

DICÉE DE MAKLOT.

DICJEUM MACKLOTIL Te

MM.

Nommé ainsi en mémoire de notre défunt ami, membre de la commission des naturalistes dans l'Inde. Le bec de cette espèce est un peu plus gros et plus bombé que celui de ses congénères.

Le mâle a toutes les parties supérieures, les ailes et la queue, seu- lement le croupion excepté, d'un violet très-foncé à peu près noirâ- tre 5 le croupion, la gorge et tout le devant du cou sont parés d'un rouge très-vif ; cette grande tache rouge, dont le cou est couvert, est encadrée par une large bande violet-noirâtre , et celle-ci est pro- longée sur le ventre et l'abdomen en une bande médiane étendue le long du sternum ; tout le reste des parties inférieures est blanc. Longeur, trois pouces deux lignes.

La femelle est en dessus d'un gris brun, mais le croupion est d'un beau rouge -, en dessous , elle est blanchâtre partout , mais on re- marque une teinte grise sur les côtés de la poitrine et à la partie médiane du ventre ; le bec et les pieds sont noirs.

Cette espèce a été trouvée à Timor.

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Sommaxi^a a //?7i// &e&* 2. Ici. /nodeé"/^

%

SOUIMANGA A LONGBEC.

NE CTARINIA LON GIRO STRA. Temm

Planche 84, fig. i.

Une teinte cendrée-olivâtre couvre toutes les parties supérieures, à l'exception des pennes des ailes et de celles de la queue $ les pre- mières sont brunes, bordées d'olivâtre, et les dernières noirâtres, terminées par du blanc 5 l'espace entre l'œil et le bec, la gorge et le devant du cou, sont blancs $ tout le reste est d'un beau jaune-clair. La mandibule supérieure du bec est noire et l'inférieure est blanche en dessous. Longueur totale des plus forts individus, six pouces six lignes j j'en ai vu de cinq pouces six lignes 5 bec un pouce dix lignes.

Latham fait mention de cette espèce sous le nom de Certkia, sp. 65, pag. 2995 c'est le Prit-andun des Javanais, selon M. Hors- field.

Habite les îles de Java et de Sumatra $ on le trouve aussi dans l'Inde.

Recueil d'Oiseaux, 14e. livraison.

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SOUIMANGA MODESTE

N O CTJ RINI A INERNATJ. T

EMM

Planche 84, fig. 2.

De petites plumes écaillées garnissent le front 5 toutes les parties supérieures et les ailes ont une teinte verte très-uniforme et tirant un peu à l'olivâtre 5 la queue est de cette couleur , mais elle a du noir vers le bout et ses pennes sont terminées en dessus de gris , et en dessous de blanc 5 du jaunâtre-clair marque le bord des ailes 5 la gorge et le devant du cou sont marqués de petites stries brunes sur un fond gris 5 tout le reste est cendré-blanchâtre marqué de gris-foncé; les pieds et la mandibule inférieure du bec sont bruns. Longueur , à peu près sept pouces.

Il paraît très-commun à Java, c'est le Cinnyris afflnis de M. Hors- field et le Chess des Javanais.

On trouve ces deux espèces dans plusieurs collections d'oiseaux 5 et depuis bien des années.

5\

GENRE ÉCHELET.

GENUS CLIMACTERIS. Te mm.

Bec court, faible, très-comprimé dans toute sa longueur, peu arqué, en alêne; mandibules égales, pointues. Forme de la langue

Narines basales, latérales, couvertes par une membrane nue.

Pieds robustes; tarse de la longueur du doigt du milieu; celui-ci et le pouce ex- traordinairement longs. Ongles très-grands et courbés, sillonnés sur les côtés, subulés, très-crochus; doigt externe réuni jusqu'à la seconde articulation, Tin- terne jusqu'à la première; latéraux très-inégaux.

Ailes médiocres; la première rémige courte, la deuxième moins longue que la troisième; celle-ci et la quatrième les plus longues.

Ce genre a été établi dans l'Analyse du Manuel d'Ornithologie, page 85, no. 12, sur les deux espèces qui me sont connues , et que nous publions pi. 281 de ce recueil 5 elles n'ont point été indiquées dans les systèmes, du moins ne les ai-je pu trouver dans l'index de Lathamj l'une a été étiquetée dans le Musée de Berlin sous le nom de Certhia picumnus , ce qui fait conjecturer qu'Illiger l'énumé- rait parmi les Grimpereaux. Nous avons classé cette espèce et une seconde qui lui ressemble dans un nouveau genre rangé entre le genre Nectarinia, dont ces oiseaux ont le bec, et celui du Ticho~

Recueil d'Oiseaux, 47e- livraison.

GENRE ÉGHELET.

droma,) parce qu'ils se rapprochent de notre Grimpereau de muraille par des rapports dans la forme des pieds et des ailes.

Les habitudes et le genre de nourriture de ces oiseaux , originaires des contrées de FOcéanie, ne nous sont pas connus 5 mais on peut conjecturer par la forme de leurs doigts et des ongles que ce sont des oiseaux qui se cramponnent aux troncs et aux branches des ar- bres à la manière des Torchepots. Nous ne connoissohs point la forme de la langue , mais il est à présumer qu'elle est terminée en forme de brosse, comme nous la voyons dans un grand nombre d'oiseaux de FOcéanie.

On n'en trouve point parmi les espèces figurées dans les planches enluminées de Buffon, qui puissent être comparées à celles dont ce groupe est composé.

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i. Ectelet niewnhe/. 2. Id- grimpeur , mÂ/e

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ÉCHELET PICUMNE.

CLIMACTERIS P I C U M N U S. Temm

Planche 2 Si y fig. 1.

Le sommet de la tête est d'un gris foncé j la nuque et le cou gris- clair 5 le dos 5 les ailes , et les deux pennes du milieu de la queue d'un gris-brun couleur de terre ; une large bande couleur nanquin passe à peu près vers le milieu de toutes les pennes de l'aile $ celles de la queue sont brunes à leur base et au bout, et noires sur tout le reste de leur étendue 5 la gorge et les joues d'un blanc sale 5 la poitrine grise j les plumes de toutes les autres parties inférieures blanches dans le milieu et rayées longitudinalement sur les côtés d'une petite bande brune y les couvertures du dessous de la queue couleur isabelle, marquées de taches larges , transversales et brunes. Longueur totale , six pouces six lignes.

On le trouve à Timor, à Célèbes et à la côte septentrionale de la Nouvelle-Hollande.

Musées de Paris et des Pays-Bas.

Recueil d'Oiseaux, 47e* livraison.

ÉCHELET GRIMPEUR.

CLIMACTERIS S C A N D E N S. Temm.

Planche 281 , fig. 2.

La tête, le cou, le dos et les scapulaires sont d'un brun couleur de terre d'ombre, mais les plumes de la tête paraissent écaillées étant bordées de noirj les ailes brune-cendrées marquées de deux bandes transversales, la supérieure couleur nanquin, et l'inférieure brune-noirâtre 5 le croupion , les deux pennes du milieu delà queue, la base et l'extrémité des pennes latérales couleur de plomb ; le mi- lieu de la queue d'un brun-noirâtre 5 gorge et devant du cou d'un blanc pur 5 poitrine et milieu du ventre isabelle; flancs et couver- tures du dessous de la queue variées de mèches blanches longitu- dinales, bordées parallèlement de raies brunes. On distingue le mâle par une grande tache rousse placée sur les côtés du cou au dessous du méat auditif; ces taches n'existent point chez la femelle. Longueur totale, cinq pouces sept ou huit lignes.

On trouve cette espèce sur les côtes orientales de la Nouyeller Hollande.

Musées des Pays-Bas et de Londres .

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GENRE POMATORIN.

GENUS P OMATORHINU S. Horsfield.

Bec plus haut que large, fléchi depuis la base, faiblement courbé, très-comprimé ; les mandibules en deux lames à peu près d'égale hauteur, et formant arête en dessus comme en dessous; tranchantes sur les bords, pointues et égales, l'arête vive de la base s' avançant entre les plumes du front; langpe courte, cartilagineuse.

Narines petites, très-rapprochées de la base du bec, peu étendues, couvertes en dessus par une petite membrane voûtée garnie de plumes.

Pieds médiocres; doigt postérieur robuste; latéraux égaux; ongles comprimés, sil- lonnés.

Ailes arrondies, la première rémige très-courte, les trois suivantes étagées; les qua- trième, cinquième et sixième les plus longues.

M. Horsfield a signalé ce nouveau genre dans ses recherches zoo- logiques sur File de Java 5 ce savant a fourni dans cet ouvrage une description détaillée et une figure exacte de l'espèce type. Depuis ce temps deux autres espèces sont venues augmenter ce nouveau groupe. Nous donnons ici les observations faites sur les mœurs du Poma- torin montagnard j, telles qu'on les trouve consignées par M. Horsfield.

Le Pomatorin de l'île de Java est un oiseau des forets en monta-

Recueil d'Oiseaux , 74e* livraison.

GENRE POMATORIN.

gnes de 7000 pieds d'élévation au-dessus du niveau de l'Océan (1); il ne se porte point dans les régions inférieures, et habite pendant toute l'année les montagnes boisées qui s'étendent de l'est à l'ouest sur toute l'étendue de l'île; il place son nid sur les arbres de haute futaie; sa nourriture consiste en baies des différentes espèces de ru- bus , et de fruits des plantes qui couvrent ces régions élevées; il parcourt dans le milieu du jour, en petites troupes, les clairières des bois.

La place que ce groupe paraît devoir occuper dans l'ordre de nos Anisodactyles , est entre les Héorotaires (Drepanis), et Philédon (Meliphaga). Les trois espèces connues sont:

Esp. 1. Pomatorin montagnard, figuré par M. Horsfield, Zoolog. researc. in Java. Pomatorhinus montanus. Patrie, les îles de Java et de Sumatra.

Esp. 1. Pomatorin grivelé, de nos planches coloriées 44 1. C'est Pomatorhinus turdinus. Patrie, l'Océanie, Nouvelle-Hollande.

Esp. 5. Pomatorin tribande, de nos planches coloriées 455. Po- matorhinus tr'wirgatus. Patrie y l'Océanie, Nouvelle-Hollande.

(1) Les deux autres espèces dont les figures seront publie'es dans ce recueil ont e'té trouvées à la Nouvelle-Hollande, dans les chaînes des montagnes Bleues.

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Pomatorin ^/rû>el&.

Prèfre ,

POMATORIN GRIVELE

POMATORHINUS TURDINUS. Temm.

Planche 44 1.

De la taille à peu près du Tardas viccivoras, à bec guère plus long que la tête, très-fléchi vers la pointe des deux mandibules, qui sont déprimées et obtuses.

Tout le plumage supérieur d'un gris brun-cendré, plus foncé sur la queue et aux ailes j les pennes de ces dernières finement liserées de blanc; celles de la queue, les deux du milieu exceptées , terminées par une tache blanche 5 une large bande blanche couvrant la gorge 5 joues, poitrine et flancs d'un cendré brun clair 5 partie inférieure de la région thorachique , le ventre et l'abdomen , d'un blanc terne marqué de taches en gouttes d'un cendré clair j les couvertures de la queue foiblement teintées de roussâtre. Bec et pieds noirâtres- Lon- gueur, dix pouces deux ou trois lignes.

Quelques sujets de cette espèce ont fait partie d'une collection rapportée de la Nouvelle-Hollande par M. Sieber. Des individus sont déposés dans les galeries du Musée des Pays-Bas.

Recueil d'Oiseiux, 75e. livraison.

POMATORIN TRXBANDE.

POMJTORHINUS TRIFIRGATVS. Tbmm.

Planche 445.

Un peu moins grand que le précédent. Le sommet de la tête et la nuque marqués de très-larges bandes, celle du milieu cendrée, et les latérales blanches; plumage supérieur cendré noirâtre $ queue d'un d'un noir parfait; toutes les pennes, les deux du milieu exceptées, terminées par un grand espace blanc; une très-large bande grise noi- râtre couvre le lorum, les yeux et les joues $ devant du cou et poitrine d'un blanc pur; flancs et milieu du ventre d'un roux rougeâtre; ab- domen et cuisses bruns 5 couvertures intérieures des ailes roussâtres; base supérieure et inférieure du bec blanchâtre, le reste noir. Lon- gueur neuf pouces et demi.

Cette espèce, du Musée des Pays-Bas, a été trouvée par M. Sieber dans l'intérieur des terres, à la Nouvelle-Hollande.

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Pomatorin trzèandfr

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Pli île don moho

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PHILÉDON MOHO.

MELIPHAGA FASCICU LATA. Temm.

L'Adulte. Planche 471.

Parmi les oiseaux de ce genre , très-nombreux en espèces , il s'en trouve quelques unes parées d'une manière extraordinaire par des panaches de plumes à barbes fines et désunies, tandis que quelques autres ont des appendices charnus de forme bizarre vers la commis- sure des mandibules du bec; parmi celles dont le plumage est orné de ces panaches légers et élégans se distingue notre Philédon moho , désigné sous ce nom dans l'édition des Œuvres de Buffon, par Sonnini , vol. 8 9 p. 286. Gmelin en fait mention sous le nom de Me- rops niger ; Latham sous celui de Merops fasciculatus y et Merrem sous celui de Gracula nobilis : ce dernier en donne une figure pas- sable dans l'un des deux fascicules dont se compose un ouvrage que l'auteur n'a pas jugé à propos de continuer, et qui est peu connu.

Ce bel oiseau est de la taille de l'Etourneau d'Europe; sa queue, longue et très-étagée , a les deux pennes du milieu excédant de beau- coup toutes les autres j elles sont effilées vers la pointe, qui est contournée en dehors et forme gouttière. Le caractère le plus mar-

Recueil d'Oiseaux, 79e livraison.

PHFLÉDON MOHO.

quant dans cette espèce est une touffe de belles et longues plumes soyeuses qui, de chaque côté, orne les flancs 5 le jaune éclatant de ce panache flexible offre un contraste agréable sur la livrée d'ailleurs sombre du plumage 5 ce sont probablement ces plumes dont les natu- rels des îles Sandwich se servent pour la fabrication de leurs man- teaux rouges bordés de jaune. Le voyageur anglais Dixon nous apprend que les insulaires des Sandwich s'emparent facilement de cet oiseau j ils lui arrachent les plumes fasciculaires dont les flancs sont ornés, et le relâchent après avoir subi cette opération. M. Gai- mard assure au contraire que l'oiseau est difficile à approcher, et il pense comme nous que le fait avancé par Dixon demande confirma- tion. Je suis aussi complètement de son avis relativement à l'extrême rareté de l'espèce de ce petit oiseau (1) , dont les plumes, d'un rouge éclatant, forment l'ornement principal des manteaux des chefs. Quand on pense, dit M. Gaimard, que pour fabriquer un de ces manteaux , qui a quelquefois cinq pieds de hauteur, il faut des centaines, et peut-être des milliers de ces oiseaux, l'étonnement redouble de ne pas en rencontrer à chaque pas ; cependant les voyageurs français n'en aperçurent pas un seul individu dans les trois îles Ouhyhi, Mowi et Wahou. Il faut croire qu'on a fini par en diminuer tellement le nombre , que maintenant ces oiseaux se trouvent relégués dans les profondes vallées ou sur les très-hautes montagnes de l'intérieur. On peut faire la même conjecture relativement à l'espèce du Philédon moho _, qui, de même que le Héorotaire vermillon , sont deux oiseaux aujourd'hui excessivement rares dans les îles Sandwich 5 les dépouilles ne nous arrivent que de temps en temps et fort rarement de ces contrées, jadis si abondamment peuplées de ces belles espèces.

(1) C'est Drepanis vestiaria, Manuel d'Ornithologie ; Cerlhia vestiaria et coccinea des Méthodes; et le Héorotaire vermillon d'Audebert, Ois. dore's, toI. i , pi. 5a.

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PHILEDON MOHO.

Tout le plumage des parties supérieures et inférieures , ainsi que la queue et les ailes, sont d'un noir varié de reflets d'acier poli et de bronze j le sommet de la tête a des reflets chatoyans; les panaches des flancs et les couvertures inférieures de la queue sont d'un beau jaune vif; les deux pennes latérales de la queue ont le bout et toute la barbe extérieure d'un blanc pur. La longueur totale, jusqu'au bout des deux plumes du milieu de la queue, est d'un pied.

L'individu qui fait partie du Musée des Pays-Bas a été rapporté d'une des îles Sandwich.

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Philédon joueœ- blancAeé'.

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PHILEDON JOUES BLANCHES.

MELIPHAGA L E U C O T I S. T

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Planche 435

Le sommet de la tête est d'an cendré-noirâtre marqué de noir le long de la baguette des plumes; la région du lorum , celle des joues , la gorge et tout le devant du cou sont d'un noir parfait $ une grande tache d'un blanc éclatant , argentin , couvre le méat auditif, et se porte sous les yeux; toutes les parties supérieures du corps, les ailes et la queue sont d'un vert-olivâtre marqué de lisérés vert-jaunâtre vers le pli de l'aile. La poitrine et les flancs jettent une teinte oli- vâtre, mais le milieu du ventre est jaunâtre et les couvertures du dessous de la queue sont blanchâtres et marquées de grandes mèches d'un cendré-verdâtre; le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale sept pouces.

C'est parmi les Merles que Latham classe notre Philédon; il en fait mention dans la partie additionnelle du Supplément au Synopsis, vol. 2, p. 373 : il lui donne le nom de White-eared thrusch j dénomination qui sera sans doute conservée à cette espèce , dis- traite du genre Turdus , et faisant aujourd'hui partie du groupe Mellpkaga.

Recueil d'Oiseaux, 75e. livraison.

PHILEDON JOUES BLANCHES.

Le Philédon joues blanches a été trouvé à la Nouvelle -Hollande. On voit des sujets montés dans les Musées de Paris 9 de Londres et des Pays-Bas.

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1 . Pllilé &&ï±jrwelé . 2 . Id . rétkidmpe/.

PHILÉDON GRIVELÉ.

MELIPHAGA MA CUL A TA. Temm-

Planche 29 , fig. 1.

Le sommet de la tête, les parties supérieures du corps , les ailes et la queue sont d'un vert-jaunâtre 5 le lorum, la région des yeux et le menton sont d'un gris-foncé 5 une bande blanche prend de l'angle du bec, et passe sous les yeux 5 de petites plumes d'un jaune- doré très- vif couvrent le méat auditif 5 toutes les plumes des parties inférieures ont de petites taches d'un brun-cendré sur un fond jaune verdâtre, cette dernière teinte forme la bordure de toutes les plumes de ces parties 5 le bec est noir, mais rougeâtre à la base 5 les pieds sont cendrés. Longueur totale, 5 pouces et demi.

La femelle a le sommet de la tête d'un cendré pur 5 la nuque et le dos d'un brun-cendré 5 les ailes et la queue comme dans le mâle 5 une très-petite tache au méat auditif 5 toutes les parties inférieures à peu près blanches, variées sur la poitrine de petites taches cendrées- claires , qui occupent le milieu des plumes.

Cette espèce habite l'Océaniej l'individu du Muséum de Paris a été rapporté par l'expédition du capitaine Baudin.

Recueil d'Oiseaux, 5e. livraison.

PHILÉDON RÉTICULAIRE

MELIPHAGA RE TI OU LA TA. Te mm.

Planche 29 , fig. 2.

Le sommet de la tête, la nuque et le dos sont d'un cendré-olivâtre 5 les ailes et la queue ont une légère teinte verdâtre 5 les bords de toutes les pennes de ces parties sont cendrées au milieu et verdâtres sur les bords 5 un cercle de petites plumes d'un jaune-pâle entoure le bord postérieur du méat auditif, dont l'ouverture est recouverte par de petites plumes cendrées qui ont une raie blanchâtre le long des ba- guettes 5 la gorge et l'abdomen sont blancs, le reste des parties infé- rieures est cendré , sur chaque plume est peinte une petite bande blanche longitudinale 5 le bec et les pieds sont noirâtres. Longueur totale 9 6 pouces.

On trouve cette espèce dans les mêmes contrées que le précédent , elle fait partie du Muséum de Paris.

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j . Philédon

cap - nègres . 2 . M . mou<rtacy

-Prêtre^

PHILÉDON CAP-NÈGRE

MEL I P HA GA AT RI CAP I L L A. Temm,

Planche 355 ? fig. i .

Ce Philédon est mentionné par La tham 5 Syn. supp. 2, page 167, sous le nom de Certhia atricapilla. Il est essentiel de dire qu on re- connaît à la courte notice de Fauteur anglais , Foiseau qui nous oc- cupe ; mais il ne fait pas mention de la bande blanche très-caracté- ristique placée sur l'occiput; j aurais conservé quelque doute sur Fidentité de notre espèce avec celle de Fauteur anglais si je n'avais vu à Londres le sujet , étiqueté de la main de Latham, dans la col- lection de M. Bullock.

Ce Philédon a la tête et les joues couvertes d'un capuchon noir 5 sur le noir de l'occiput et à quelque distance de l'angle postérieur des yeux se trouve une bande transversale blanche 5 tout le dessus du corps est d'un vert - olivâtre , et toutes les parties inférieures sont blanches j on voit une teinte plus ou moins fauve ou cendrée sur les côtés de la poitrine ; le bec est noir et les pieds sont bruns. Lon- gueur ? un peu plus de cinq pouces.

On le trouve à la Nouvelle -Hollande; des individus font partie des Musées de Paris, de Berlin, de Londres et des Pays-Bas.

Recueil d'Otseaux 56e livraison.

PHILÉDON MOUSTÀC

MELIPHAGA MYSTACALIS. Temm.

Planche 335, fig* %.

Sommet de la tête, nuque et haut du dos rayés longitudinalement de bandes d'un blanc pur occupant le milieu de toutes les plumes, dont les bords sont noirs $ une bande d'un noir profond couvre le lorum , passe en dessous des yeux et couvre la partie latérale du cou elle devient plus large; les ailes, le dos et la queue d'un cendré foncé j tirant au noirâtre sur les barbes intérieures des pennes se- condaires ainsi que sur la totalité des rémiges 5 plumes du dos pour- vues de baguettes blanches $ celles des flancs et de l'abdomen bordées longitudinalement de lignes noires sur un fond blanc , et toutes les autres parties inférieures d'un blanc pur 5 le bec et les pieds noirs. Longueur, 5 pouces 8 ou 10 lignes.

On le trouve à File de Luçon , aux environs de Manille , d'où il a été rapporté par M. Dussumier, et offert au Musée de Paris-

GENRE VERDIER.

GENU S PHYLLORNIS. Boié.

Bec médiocre, droit, fléchi à la pointe, comprimé, fortement échancré, à bord des

mandibules rentrant; base un peu dilatée, pointe très-comprimée; fosse nasale

profonde. Langue en brosse. Narines basales, latérales, ovoïdes, s'ouvrant par devant, fermées par derrière,

et en partie cachées par les petites plumes qui couvrent la membrane. Pieds très-courts, grêles; doigts courts; trois devant, l'externe réuni jusqu'à la

première phalange, Finterne soudé à la base; doigt postérieur le plus long et le

plus fort. Ailes médiocres; la première penne très-courte; la deuxième moins longue que la

troisième : celle-ci et la quatrième à peu-près de la longueur de la cinquième.

La seule espèce bien connue , décrite sous le nom de Verdier de la Cochinchine, ou le Turdus Cochinchinensis des méthodes, a été rangée par tous les commentateurs dans le genre Merle (Turdus). Plus tard, M. Cuvier, dans son Règne animal, a classé cet oiseau parmi les Philédons^ Meliphaga). M. Boié en a fait le type d'un nou- veau genre, auquel il a donné le nom de Phylloris (Oiseau-Feuille), traduction littérale de la dénomination malaise Bouron dauson3 sous laquelle on désigne cette espèce à Java. Nous adoptons cette coupe nouvelle, à laquelle plusieurs espèces découvertes récemment viennent se joindre. Ce petit groupe comprend aujourd'hui cinq espèces.

Recueil d'Oiseaux, 81e. livraison.

GENRE VERDIER.

Le genre de vie de ces oiseaux ne nous est pas connu j nous savons seulement que tous ont le bout de la langue filamenteux ou terminé en brosse. Ces espèces sont :

Esp. i. Verdin mullerien, Phyllornii malleriij non figuré , mais décrit dans ce recueil. Patrie : les îles de Java et de Sumatra.

Esp. 2. Verdin verdier, Phyllornis Cochinchinensis j le même que Tardas viridis indiqué dans le catalogue des oiseaux de Java par M. Horsfield, Transact. Linn. , vol. i3, connu sous le nom de

ai

Tardas Cochinchinensis, Lath. ïnd. orn. , vol. 1, pag. 35y5 sp. n3, et figuré dans la pi. enl. 643 , f. 3 j Audeb. , Ois. dorés , pi. 77 et 78, et dans ce recueil, pi. 484, fig. 2. Patrie : la Cochinchine, Bornéo, Sumatra et Java.

Esp. 3. Verdin a front d'or. P. aurifions , esp. inédite figurée dans nos pi. col. 484, fig. 1. Patrie : File de Sumatra.

Esp. 4.. Verdin iterocephale , P. Malabaricas des pL col. 5 12, fig. 1 , indiqué dans Lath. sous le nom de Tardas Malabaricus, Index orn., vol. 1 , p. 34g, pi. 77. Le petit Merle de la côte de Malabar, Sonnerat , voy. Ind. , vol. 1 , pag. 192. Patrie : le continent de Flnde, Sumatra et Bornéo.

Esp. 5. Verdin barre-rleue. P. cyanopogon, des pi. col. 5ia, fig. 1 . Patrie : File de Sumatra.

m.

JZueï.

2. Verdin a froiit d'or, w^. 2 . Id. verdier, mA/e.

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VERDIN A FRONT D'OR

PHY LLORNIS AURIFRONS. Temm.

Le Mâle. —Planche 484 , fig. i

Il est un peu moins gros, mais plus trapu que le Verdin verdier3 décrit sous le nom de Turdus Cochinchinensis $ le bec est plus long et plus grêle dans cette espèce nouvelle.

Le mâle a le front d'un souci vif et brillant; la commissure du bec et toute la gorge d'un bleu-azur éclatant; tout le reste du devant du cou d'un noir parfait; sur la poitrine une zone ou croissant d'un jaune doré ; les épaulettes des ailes d'un azur brillant fortement lustré; tout le reste du plumage d'un vert pur; la queue en dessus verte, en dessous grisâtre. Longueur totale, cinq pouces.

La femelle n'est pas connue. Nous avons vu trois mâles rapportés du district de Pallemberg dans l'île de Sumatra; l'un de ces objets fait partie du Musée des Pays-Bas.

VERDIN VERDIER.

PHYLLORNIS COCHINCHINENSIS. Tem

M.

Le Mâle. Planche 484, fig. 2.

Buffon décrit cet oiseau et en donne une figure, pi. enl. 643 , fig. 3 , sous le nom de Verdin de la Cochinchine, apparemment d'après un individu détérioré , et qu'il assure être en pleine mue. Je n'ai pas , dit-il, mesuré la longueur totale, parce que les pennes de la queue n'avaient pas pris tout leur accroissement lorsque l'oiseau a été tué, et qu'on les voit encore engagées dans le tuyau; aussi ne dépassent- elles pas l'extrémité des ailes pliées. Nous avons vu ce sujet, aujour- d'hui en grande partie détérioré, dans les collections du Musée de Paris : il ne diffère pas de ceux qu'on reçoit, en grand nombre, de Java et de Sumatra. C'est sur un sujet de Java, pi. 484, fig. 2, qu'a été gravée la figure plus exacte de l'espèce. Nous renvoyons pour la description du mâle au texte de Buffon , et donnons ici celle de la femelle, qui n'est pas indiquée dans les Œuvres de Buffon.

Elle manque sur le poignet de l'aile de la grande tache d'un vert lus- tré, qui orne cette partie dans le mâle; toute la gorge est d'un vert très-clair, et la moustache d'un bleu vif, mais clair 5 la zone jaune qui entoure le noir profond de la gorge du mâle est , chez la femelle ,

Ôï u

7 . Verdin barbe/ ôlei//, ,nâte. 2. Id. ieferoce/j///i//%

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P,,.à>,

VERDÏN VERDIER.

d'une teinte olivâtre $ elle a, comme le mâle, le dessous de la queue d'un bleu clair. Longueur totale, cinq pouces neuf lignes.

Cette espèce est très-répandue à Java et à Sumatra ; on la trouve également à Bornéo et sur le continent de Flnde.

VERDIN BARBE-BLEUE

PHYLLORNIS CYANOPOGON. Temm

Le Mâle. Planche 5i2, fig. 1.

Ce Verdin nouveau est facile à distinguer des autres espèces de ce petit groupe par son bec court et grêle, à la couleur verte, terne et peu foncée de la robe, aux longues moustaches bleues et à la petite étendue occupée par la plaque noire de la gorge.

Tout le dessus du corps, la queue et les ailes du mâle sont d'un vert très-foncé , sans aucun indice d'épaulettes aux ailes ni de bor- dures aux pennes pleines et caudales; en dessous c'est un vert-pré unicolore; les moustaches, assez longues etlarges , sont d'un bleu de roi très- éclatant j le lorum est vert, mais la base de la mandibule inférieure et la gorge sont noires ; cette plaque noire s'étend sur le devant du cou en une bande assez large. Le bec est grêle, noir , et les pieds sont gris. Longueur totale, six pouces.

VERDIN BARBE-BLEUE.

La femelle ne nous est pas parvenue. Dans l'envoi reçu de Pallam- bang , par les soins du major Henrici , se trouvaient deux sujets mâles. On dit que l'espèce est peu abondante dans cette partie de l'île de Sumatra. Les sujets mentionnés font partie du Musée des Pays-Bas.

VERDIN ICTÉROCÉPHALE

PHYLLORNIS MALABARICUS. Te

MM.

Le Mâle. Planche Ô12, fig a.

P

Cette espèce a été indiquée par Sonnerat, Voyag. Ind., vol. 2, pag. 1925 sous le nom de Petit Merle de la côte de Malabar; c'est le Tardas Malabar icus des méthodes.

Un jaune jonquille couvre toute la tête, la région des oreilles, et s'étend en zone autour de la grande et large plaque noire qui couvre toute la gorge, le lorum et la région sous-orbi taire ; l'occiput et la nuque sont d'une teinte olivâtre 5 le dos et les scapulaires d'un vert- pré ; les ailes et la queue d'un blanc vif; le poignet de l'aile marqué d'une plaque azur brillant, et tout le dessous du corps d'un beau vert-clair 5 le bec est gros, noir, et les pieds sont gris. Longueur, six pouces six lignes.

Y

VERDIN ICTÈROCÉPHALE.

La femelle se distingue aussi de toutes les autres espèces du même sexe; elle n'a aucun indice de raie bleue à la commissure du bec j le dessous du corps et la gorge sont d'un vert très-clair^ Focciput et la nuque ont une teinte olivâtre $ elle a9 comme le mâle, les épaulettes des ailes d'un azur brillant -, les pennes des ailes et de la queue d'un bleu moins vif que chez le mâle; l'abdomen est d'un vert-jaunâtre.

Un couple de ces oiseaux nous a été envoyé de Palîembang ? île de Sumatra, par le major Henrici : ils font partie du Musée des Pays- Bas.

VERDIN MULLERIEN

PHYLLORNIS MULLERII. T

EMM

Le nombre borné des planches destinées à faire partie de ce re- cueil ne nous permettant pas de donner la figure de cette espèce , nous la décrirons succinctement.

Elle est la plus grande du genre; sa taille à peu près égale à celle des Mauçis ( ïurdus iliacus). Tout le plumage des parties supérieures, la queue, la couverture des ailes et les bordures des pennes sont d'un vert-pré. Toutes les parties inférieures, la gorge et le lorum exceptés, sont d'un vert un peu plus clair $ la queue en dessous est noirâtre j toute l'étendue de la gorge et les régions du lorum sont d'un noir velouté ; une très-petite bande d'un bleu foncé marque de chaque côté de la gorge l'origine de la mandibule inférieure du bec. Ce bec, assez fort et gros, est noir 5 les pieds sont noirâtres. Longueur totale, à peu près sept pouces.

La femelle est partout d'un ton verdâtre un peu plus clair que le mâle ; toute la gorge est jaune, et la bande bleue à la base de la man- dibule inférieure est plus étroite et moins vive que dans le mâle; le bec est d'un brun noirâtre.

On trouve cette espèce en assez grand nombre dans les îles de Java et de Sumatra : la découverte en est due à M. Muller , membre de la Commission scientifique chargée d'explorer les possesssions Ner- landaises dans Flndej nous la dédions à ce naturaliste laborieux.

3io

Preà'&

Guêpier a fraise/, aJuIà

GUÊPIER A FRAISE.

M E R O P S A M I C T U S. Tem

M.

Le Mâle adulte. Planche 5io.

Les premiers individus de celte brillante espèce qui ont été vus en Europe viennent d'être envoyés au Musée de Paris par les soins de MM. Diard et Duvaucelj ils font partie de la riche et précieuse collection formée par eux à Bencoulen dans l'île de Sumatra. Le résident Nerlandais à Paddang , M. Van den Berg , a fait parvenir presque en même temps deux individus de ce beau Guêpier au Musée des Pays-Bas.

Le bec de ce grand Guêpier est gros, arqué, à arête fortement sillonnée en dessus 5 la queue est parfaitement égale , sans filets , et les plumes du devant du cou sont longues et forment une sorte de fraise ou jabot. Il paraît que les sexes ne diffèrent point par les couleurs du plumage.

Le mâle adulte a le front couvert d'une large plaque d'un pourpre- clair à reflets violets ; une tache au-dessus des narines d'un beau vert-clair 5 toute la gorge et le devant du cou couverts de plumes très-longues, à barbes décomposées et d'un beau rouge vermillon 5 les côtés et la partie postérieure du cou, l'occiput, le dos, les ailes

Recueil d'Oiseaux ^ 62e. livraison.

GUÊPIER A FRAISE.

et la queue en dessus d'un vert-pré 5 le ventre d'un vert-clair 5 la queue en dessous jaunâtre à la base et noire à la pointe. Longueur , 1 1 pouces.

Dans le nombre des cinq individus que j'ai vus, il s'en trouve trois absolument pareils : ce sont des sujets adultes j le quatrième a la tache bleue- verdâtre qui couvre les narines plus étendue , de ma- nière à former une petite bande frontale; le cinquième individu a toute la tête et la gorge du même vert que le dos : on voit seule- ment un très-petit nombre de plumes rouges mêlées avec les plumes vertes $ sur le devant du cou et sur le sommet de la tête quelques plumes pourprées clair-semées. Cet individu paraît avoir été tué à l'époque de la mue ou dans le passage du jeune âge à l'état adulte. Les jeunes ont probablement une livrée totalement verte , assez uniforme.

Les mœurs de ce Guêpier ne sont point connues. Il se trouve à Sumatra.

$9S.

i . Ceyx yracieuœ, nui*. 2 . Id . solitaire. Z Id . pousset

Tïêtres.

CE YX GRACIEUX.

CEYX LEPIDA. Tem

M,

Planche 595, fig. 1.

Quoique la coupe méthodique^ composée des Ceyx ou Martins pêcheurs munis seulement de trois doigts, nous paraisse en quelque sorte arbitraire et purement facultative, attendu que les espèces comprises dans ce groupe ne diffèrent point des vrais Alcedo autre- ment que par le manque du troisième doigt antérieur , nous adop- tons nonobstant ce genre, vu qu'il se trouve inscrit dans les méthodes les plus récentes, et qu'il repose du moins sur un caractère extérieur assez apparent, quoique sujet à quelque anomalie dans Tune des espèces déjà comprises dans cette coupe 5 espèce qui se trouve munie d'une seule petite phalange, comme troisième doigt de devant, ce qui la place comme intermédiaire entre les espèces d'Alcyons à quatre doigts et celles qui n'en ont que trois} les unes et les autres ne diffèrent en rien par toutes les parties essentielles de leur forme, en aucune façon par les habitudes, ni même par les lieux qu'elles fréquentent de préférence ou par les mœurs et le genre de nourriture qui leur sont en commun à toutes. Dans le genre Picus, on retrouve les mêmes anomalies pour le nombre des doigts et la forme du petit

R ECUEIL D'OISEAUX, IOO* UVRAISON.

CEYX GRACIEUX.

ergot postérieur 5 car nous y trouvons aussi parmi des espèces tri- dactyles ^ d'autres qui n'ont pour tout doigt postérieur qu'un moi- gnon ou callosité avec ongle, et une autre qui> pour tout vestige de doigt, n'a qu'une protubérance manquant d'ongle. S'il faut se résoudre à former des genres de toutes ces anomalies, on verra bientôt surgir des coupes méthodiques dont la valeur sera réduite à une simple différence spécifique ; et nous doutons que la science puisse y gagner la moindre chose en l'encombrant ainsi de coupes artificielles basées sur des caractères de si peu d'importance.

Bec fort et long* d'une belle teinte orange \ une grande tache de cette couleur est placée de chaque côté à la base supérieure de ce becj tête, nuque, dos, ailes et queue d'un noir parfait j cette couleur sombre est marquée sur le sommet du crâne, aux joues et aux cou- vertures des ailes par de petites gouttelettes d'un bleu de roi vif, et par des mèches d'un bleu azur sur les différentes parties du dos; une large bande d'un blanc jaunâtre s'étend sur toute la longueur des côtés du couj la gorge est blanche et toutes les autres parties inférieures du corps sont d'un orange vif et brillant j les pieds sont rouges et l'iris des yeux est brun. Longueur, à peu près cinq pouces. Les sexes portent une même coloration de plumage.

Cette belle espèce a été découverte par nos voyageurs durant le séjour, de courte durée, qu'ils ont fait à Amboine»

CEYX SOLITAIRE.

CEYX SOLITARIA. Temm.

Planche 5g5, fig. a.

Cette autre espèce de Ceyx, quoique très peu-différente par les couleurs de sa robe de celle dont nous venons de faire mention, et qui est figurée sur cette même planche , forme toutefois une espèce distincte , facile à reconnaître du Ceyx gracieux par sa taille moins forte, par un bec moins gros quoique aussi long, parfaitement noir, et par des teintes plus ternes aux parties inférieures; ajoutez à ces différences que le solitaire a sur le front, à la base du bec, une petite tache d'un blanc jaunâtre, et le gracieux une tache orange beaucoup plus étendue -, le solitaire porte une touffe de plumes noires, placées de chaque côté de la poitrine vers l'insertion du poignet de l'aile, et la couleur des parties inférieures du corps est d'une teinte jaune

orange.

Le bec est noir et les pieds sont rouges. Longueur, quatre pouces

cinq lignes. Point de différence sexuelle.

La Nouvelle-Guinée, baie de Lobo, est la patrie de cet oiseau, qui y vit solitairement.

Recueil d'Oiseauï, ioo' livraison.

CEYX POUSCETJ

CEYX FUSILLA. Temm

Planche 5g5, fig. 5.

La plus petite espèce que nous connaissions aujourd'hui dans ce genre fait le sujet de cette troisième indication d'espèces nouvelles dans le groupe des Alcyons tridactyles. Notre Pouscel, remarquable par sa petite taille. Test également par la beauté de sa livrée, com- posée seulement de deux couleurs, le bleu de roi vif et le blanc pur dont les teintes sont nettement tranchées. La première de ces couleurs couvre toute la tête, les joues, généralement toutes les parties supérieures du corps et s'étend en écharpe tout le long des flancs,, venant recouvrir les côtés de la poitrine par un demi-ceintu- ron interrompu vers la région du sternum; tout le dessous du cou et du corps, une tache latérale à la base de la mandibule supérieure du bec, et une autre de chaque côté du cou sont d'un blanc parfait; le bec et les pieds sont noirs. Longueur, quatre pouces.

Trouvé à la Nouvelle-Guinée, dans les mêmes localités que la pré- cédente.

oj.8.

Martin peclxe.iir D&nzl .

MARTIN-PÊCHEUR DEUIL.

ALCE D O LUGUBRIS. T

E M M

L'Adulte. Planche 548.

Taille et formes du Martin-Pécheur Jaguacati des pi. enl. de Buffon 71Ô et 5g3 : (Alcedo alcyon ) des Méthodes. Tète et occiput ornés de longues plumes qui forment une ample huppe: toutes ces plumes , celles des joues et du front sont d'un beau noir marqué de taches ovales blanches; au-dessous des yeux et de la commissure du bec s étend une large bande blanche qui entoure la nuque et y forme un large collier j le menton et le devant du cou sont blancs, mar- qués latéralement par utie bande longitudinale formée de taches oblongues noires, et qui prend naissance à la base de la mandibule inférieure, venant aboutir à un ceinturon formé de taches noires et rousses 5 le milieu du ventre et l'abdomen sont blancs , les flancs rayés de noirâtre sur fond blanc y le manteau, le dos, les scapulaires et les petites couvertures des ailes sont rayés à distance égale de larges bandes noires et blanches j les grandes couvertures, les pennes des ailes et celles de la queue portent sur un fond noir de grandes taches transversales ou ovoïdes d'un blanc purj la plante des pieds est jaune, le reste est noir, ainsi que le bec. Longueur totale ? quatorze pouces.

Recueil d'Oiseaux, 92e livraison.

MARTIN-PÊCHEUR DEUIL.

Cette espèce nouvelle a été rapportée du Japon par M. Van-Siebold : elle y est rare. Ses noms japonais sont : Samo-dori (oiseau tacheté) Kabuto-dori (oiseau huppé), Kawara-dori (oiseau riverain), et en Chinois , Kon-fu-tsjo ( belle femelle d oiseau ) , ou Kwa-van-tsjo (fleuron tacheté d'oiseau). On la trouve sur le bord des rivières et des torrens, elle se nourrit de poissons et de vers; elle paraît répandue sur les trois grandes îles japonaises. M. Siebold Fa vue près de Nagasahi et de Jedo. Elle est mentionnée dans les écrits chi- nois comme habitant le nord de la Chine et la presqu'île de Corée. Les Japonais en font grand cas comme objet de curiosité, et la nour- rissent en cage.

Le sujet unique de la collection de M. Siebold fait partie du Musée des Pays-Bas.

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. Martin -pêcheur ôirii/. a ,Id. menùzâng

7}rèù'<

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MARTIN-PÉCHEUR BIRU

ALCEDO BIRU. Horsf.

Planche 2 3g, fig. 1.

Burung-Biru est le nom que les Javanais donnent à ce Martin- Pêcheur, connu depuis un grand nombi^e d'années dans les collections d'ornithologie , mais que M, Horsfield a le premier décrit et figuré dans le numéro A des Zoological researches in Jaça. L'espèce, dit M. Horsfield, n'est point rare à Java 5 on la trouve particulièrement dans l'intérieur de l'île , mais elle vit aussi près des bords de la mer. Ses habitudes sont les mêmes que celles du Martin-Pêcheur d'Europe. Elle fait entendre un cri aigu, très-perçant, même désagréable à l'ouïe, chaque fois qu'elle guette et darde sa proie 5 on la voit perchée sur les arbres qui bordent les torrens, les rivières et les lacs, elle se nourrit de petits poissons et d'insectes aquatiques.

Une riche teinte azur, changeant sous certains jours en aigue- marin , couvre toutes les parties supérieures du plumage , et forme un large ceinturon sur la poitrine, la gorge et le devant du cou 5 le ventre, les couvertures du dedans des ailes, le lorum et une touffe de plumes sur les côtés du cou sont d'un blanc très-éclatant. Le bout des pennes des ailes et la queue en dessous ont une teinte noi- râtre j le bec et les pieds sont noirs. Notre planche fournit les di- mensions, l'espèce y étant représentée de grandeur naturelle.

Habite les îles de Java et de Sumatra.

Musées des Pays-Bas , de Paris et de Londres.

Recueil d'Oiseaux, 4°e- livraison.

MARTIN-PÉCHEUR MENINTING.

ALCEDO MENINTING. Horsf.

Planche 23g , fig. 2.

Ce nom lui est donné par les Javanais, et nous le conservons préférablement à celui de Bengalensis sous lequel l'espèce est décrite dans les catalogues méthodiques. C'est le Meninting du catalogue des oiseaux de Java, page 172.

La tête et la nuque sont rayées transversalement de bleu très- éclatant, sur un fond noirâtre 5 de petites taches du même bleu sont répandues sur toutes les couvertures des ailes , et c'est aussi la teinte qui colore les couvertures supérieures de la queue j les pennes de celle-ci et les pennes secondaires des ailes sont d'un bleu-noirâtre 5 les rémiges sont noires, bordées intérieurement de roux 5 le milieu du dos et le croupion sont d'une belle teinte aigue-marine. Un petit faisceau de plumes blanchâtres est placé de chaque côté du cou, et prend son origine derrière le méat auditif. Les lorums sont roussâ- tres, la gorge blanchâtre, et tout le reste des parties inférieures sont d'un roux vif et foncé dans le mâle , plus pâle et en teinte isabelle dans la femelle. La figure représente cet oiseau dans ses dimensions naturelles.

On le trouve à Java et à Sumatra , et probablement aussi au Bengale 5 mais je n'ai point vu de sujet rapporté du continent de l'Inde $ la figure donnée par Edwards de YAlcedo Bengalensis , ne diffère point de celui que nous publions.

Musées des Pays-Bas, de Paris et de Londres.

5pi.

Martin pécheur œ /?eo 7ioir, yème/k

//,u>f.

MARTIN-PÉCHEUR A BEC NOIR.

ALCEDO MELANORHYNCHA. Temm.

Planche 3g i

Ce Martin-pêcheur inédit ressemble par les formes totales et par la taille à Fespèce portée , dans les catalogues méthodiques , sous le double emploi Alcedo capensis et Alcedo leucocephala^ Lath. spec. a et 8. Buffon en a publié deux figures, planches 590 et jSy , la dernière prise d'un individu couvert de quelques plumes du jeune âge et en- luminé d'une teinte bleue trop foncée. Nous avons pu vérifier ce double emploi sur une multitude de sujets, et sur ceux du Musée de Paris, originaux des figures mentionnées.

Le noir parfait du bec distingue cette nouvelle espèce des autres Martins-pêcheurs de grande taille; ce bec est extraordinairement gros et fort, muni d'une arête déprimée. La tête, le cou, le dos, le croupion et toutes les parties inférieures sont d'une teinte isabelle très- claire à peu près blanchâtre; mais les sujets peu éloignés de l'état par- fait du plumage ont les joues et la face couvertes d'une teinte cendré- foncée telle que nous donnons le portrait de l'individu, pi. 391. Les bordures cendrées aux couvertures des ailes sont aussi propres à cet état de mue 5 car l'adulte en plumage parfait a tout le manteau, les

Recueil d'Oiseaux, 66e. livraison.

MARTIN-PÊCHEUR A BEC NOIR.

ailes et la queue d'un bleu uniforme , maïs peu éclatant et comme nuancé de cendré-verdâtrej la queue est d'un bleu plus décidé j les pieds sont d'un brun-rougeâtre. Longueur totale douze pouces.

Les sujets du Musée des Pays-Bas ont été trouvés par M. le pro- fesseur Reinwardt dans Vile Célèbes$ celui du Musée de Paris a été apporté par l'expédition du capitaine Freycinet.

.

i5o

Martin pêclieur omrucolore/, aduàe

MARTIN-PÉCHEUR OMNICOLORE.

ALCEDO OMNICOLOR. Reinw.

Le Mâle adulte. Planche i35.

Les Martins-Pêcheurs occupent un rang distingué parmi les oiseaux ayant une livrée décorée de teintes pures et brillantes 5 l'aigue-ma- rine, l'outremer et les plus belles couleurs en différentes nuances bleues sont répandues sur leur plumage , le plus souvent lisse et lustré. Plusieurs espèces parées avec élégance ont été figurées dans les plan- ches enluminées de Buffonj une série bien plus considérable de ces beaux oiseaux est destinée à servir d'ornement aux livraisons de ce Recueil $ le plus grand nombre de ces espèces sont nouvelles et font partie des recherehes faites par des voyageurs de différentes nations dans l'Inde, aux Moluques et à la nouvelle Guinée.

Un bleu d'azur est répandu sur les plumes du dos , des scapulaires du ventre et de l'abdomen 5 les petites couvertures des ailes sont noires et les grandes ont leur bord extérieur liseré de bleu-foncé. Un grand espace du plus bel outremer se dessine sur la face externe des ailes ; une tache blanche en occupe le côté interne 5 cette différence est produite par les couleurs des barbes des grandes pennes 5 leur côté extérieur est outremer, et leurs barbes intérieures sont blanches 5 la pointe de toutes ces pennes est d'un noir profond 5 un collier très-large ? d'un marron

Recueil d'Oiseaux, 23e. Livraison.

MARTIN-PÊCHEUR OMNICOLORE.

foncé, entoure la partie inférieure du cou 5 cette couleur est aussi répandue sur les côtés du cou et à la gorge se dessine une petite tache fauve; toute la tête et les joues sont d'un noir profond, et l'oc- ciput est bleu d'azur; la queue est du plus bel outremer en dessus et noire en dessous; le bec et les pieds sont d'un rouge de corail. Lon- gueur totale, dix pouces. On n'observe aucune différence dans le plumage des sexes , et les jeunes au sortir du nid ont à peu près les mêmes couleurs que les vieux; les teintes ont seulement un moindre degré de pureté et de vivacité; leur bec est plus court et marbré de noir.

Cette belle espèce nous a été envoyée de Java par M. Reinwardt , sous le nom que je lui ai conservé. M. Horsfield vient aussi de l'indi- quer très-succinctement dans son tableau des oiseaux de Java; du moins nous croyons reconnaître l'espèce dans son huitième Martin- Pêcheur, Alcedo melanoptera : Transact. Linn. societ., vol. XIII, pag. iy4. Tout ce que nous apprenons relativement à l'histoire de cet oiseau , par les recherches des deux voyageurs mentionnés 9 se borne au nom javanais que M. Horsfield dit être Tengke-urang. Le Musée de Paris a reçu cette espèce par les soins de MM. Duvaucel et Diard. On en voit un individu dans la collection de M. Laugier.

272

7

Martin pécheur douS/e œw.

ffiiefr.

MARTIN-PÊCHEUR DOUBLE-OEIL.

AL CE DO DIOPS. Temm. v

Planche 272

Pour distinguer , du premier coup d'oeil , un oiseau de ce genre de celui du groupe voisin , désigné sous le nom de Martin-chasseur ^ il suffirait d'examiner la nature du plumage et la forme de la queue. L'espèce de cet article nous fournit une preuve nouvelle de ces rapports très-marqués entre la nature du plumage, les habitudes et le choix des alimens$ les caractères pris de ces rapports semblent décisifs, lors même que des modifications plus ou moins marquées dans la forme du bec pourraient faire naître quelques doutes sur la place que les espèces doivent occuper dans Tune ou dans l'autre de ces coupes méthodiques.

Cette espèce vit le long des bords des eaux et pourvoit à sa nour- riture de la même manière que les autres Martin-pêcheurs. Le bec est un peu plus bombé en dessus que celui de certaines espèces qui l'ont absolument semblable, par la forte arête de la mandibule supérieure, à notre espèce européenne (1); mais ces légères nuances

(1) Il est remarquable que notre Martin-pêcheur d'Europe ( Alcedo ispida) a été trouvé non- seulement au Bengale, mais encore dans les îles de Java, Banda et Célèbes. Je n'ai pu trouver Recueil d'Oiseaux, /fi\ livraison.

MARTIN-PÊCHEUR DOUBLE-OEIL.

sont si fugitives et offrent un passage à tel point imperceptible dans la comparaison , qu'il faudrait une série de coupes méthodiques dans le genre Âlcedo , afin de pouvoir isoler rigoureusement chaque nuance dans la forme plus ou moins angulaire, droite ou légèrement bombée des mandibules. J'aurais même éloigné toute distinction générique dans les espèces des genres Alcedo et Dacelo^ si je n avais observé des rapports , jusqu'à présent constans, entre la nature du plumage , la forme du bec et de la queue , et le genre de vie ou les mœurs de ces oiseaux.

Une tache blanche , placée de chaque côté à la base des narines , sur la région du lorum, m'a servi de caractère distinctif de cette espèce 9 qui paraît en effet avoir deux orbites; le sommet de la tête, la partie postérieure et les côtés du cou , un large ceinturon sur la poitrine, les cuisses, les ailes et la queue, sont d'un bleu de roi très-vif et couvert de ce lustre brillant qu'ont toutes les plumes des Martin-pêcheurs j ce bleu est nuancé en reflets plus ou moins brillans, selon le jour qui l'éclairé; une teinte aigue-marine très- pure et lustrée couvre les scapulaires et le dos $ le menton , la gorge , le ventre et l'abdomen, sont d'un blanc pur 5 le bec et les pieds sont noirs. Longueur, sept pouces et demi.

On le trouve à Amboine, à Timor et aux Célèbes.

Musée des Pays-Bas.

dans ces individus de climats eloigne's et si diffe'rens pour la température, qu'une légère variété dans la taille. Ceux rapportés des Moluques sont moins grands que les sujets tués en Europe; mais les couleurs du plumage n'ont subi aucune différence digne d'être énumérée, si ce n'est dans une teinte un peu plus vive des couleurs azurées et aigue-marine.

SoS.

Martin - p è cliexir Imudi/.

Muet.

^

MARTIN-PÉCHEUR LAZULL

ALCEDO LAZULI. Temm. >

Planche 5 08.

Ce beau Martin-Pêcheur ressemble, au premier coup d'œil, à l'espèce figurée par nous pL 27 a, sous le nom de Double-œil ; mais il est facile de le reconnaître à la forme un peu différente du bec, à sa queue un peu plus longue, par la teinte du plumage, plus clair et d'un azur brillant, et principalement en ce que tout le ventre, l'abdomen et la poitrine , ont cette même teinte vive et pure dont le Lapis lazuli nous offre la pureté et l'éclat chatoyant. Longueur totale, à peu près huit pouces.

Les deux sujets qui font partie du Musée des Pays-Bas ont été pris à Sumatra.

Recueil d'Oiseaux , 86e livraison.

MARTIN PÉCHEUR LARGE BANDE

ALCEDO CRYZONA. Te

MM.

Nous donnons ici le description succincte des couleurs du plumage d'une espèce nouvelle de ce genre, découverte récemment à Java par M. Muller, Fun de nos naturalistes voyageurs.

Il a les formes de notre Martin-Pêcheur d'Europe , un peu plus grand pour la taille, mais pourvu d'un bec du double plus gros; ce bec est noir ; tête et nuque noires, mouchetées de bleu; ailes noires bordées de bleu; sur la poitrine une bande bleue très-large; gorge et ventre blancs ; des bandes longitudinales sur les flancs ; moustache bleue, grande tache roussâtre du côté du cou; dos et croupion aiguë- marin; queue courte, bleue; pieds bruns. Longueur, sept pouces.

On le trouve à Java.

2Ô\

2

Martin * clias s enr oreillorv - 6leM/,

Prêtre/.

MARTIN-CHASSEUR OREILLONBLEU

DACELO CYA N O T I S. Temm

U Adulte. Planche 262.

Il sera facile , d'après les caractères que nous indiquerons dans les articles des généralités \ qui traitent des genres Martin-pêcheur et Martin-chasseur 2 de reconnaître , au premier coup d'œil, les différentes espèces qui doivent être classées dans ces deux groupes 9 composés d'oiseaux très-rapprochés les uns des autres par la forme des parties du corps , qui servent ordinairement de base pour établir les différences entre deux genres voisins , mais plus éloignés entre eux lorsqu'on vient à comparer la nature très-différente du plu- mage, ainsi que la forme de la queue; des disparités bien marquées dans les mœurs et dans les habitudes , ainsi que dans le genre de nourriture, servent à établir une ligne de démarcation plus rigou- reuse entre les espèces de l'un et de l'autre de ces genres. Au défaut d'autres caractères, la nature du plumage suffirait à elle seule de moyen pour assigner à l'espèce du présent article , la place qu'elle doit occuper dans l'arrangement méthodique des êtres.

La queue de cette espèce est longue et très-fortement étagée 5 les ailes aboutissent un peu au-delà du croupion 5 tout le plumage est

Recueil d'Oiseaux , 44e» livraison.

MARTIN-CHASSEUR OREILLON-BLEU.

soyeux, et les plumes longues et à barbes plus ou moins décom- posées 5 le bec est déprimé , plus large que haut, et obtus à la pointe ; un roux pur couvre toute la partie du sommet de la têtej la queue est aussi colorée de roux-vif j un panache de plumes longues et effilées couvre l'espace derrière les yeux 5 un bleu de roi colore ces plumes de même que celles des couvertures alairesj une teinte rous- sâtre , un peu mélangée de rose , est répandue sur les plumes allon- gées des côtés du cou 5 du rose très-clair couvre le devant du couj la gorge est blanche, et les autres parties inférieures sont d'une teinte blanchâtre-sale et paraissant plus ou moins rembrunie par la transparence des plumes sur le duvet brun de la partie supé- rieure de leurs barbules$ un brun-terne couvre la nuque, le dos et les scapulaires ; le bord externe de ces dernières plumes est blan- châtre 5 le bec est d'un rouge de corail , et les pieds sont bruns.

Cette espèce vit dans les bois touffus de File de Sumatra, elle fait une chasse assidue aux insectes.

Musée des Pays-Bas.

3£Ô.

Martin - clms seur frapu/, mA/^ adulte*

JÏiïet.

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MARTIN-CHASSEUR TRAPU.

DACELO CONCRETA. Temm.

Planche 346.

Des formes très-ramassées , une queue courte et carrée, et un bec à pointe un peu retroussée en haut distinguent ce Martin-Chasseur de ses congénères. Les données sur sa manière de vivre ne nous sont point parvenues j nous savons seulement qu'il vit dans les grandes forêts.

Un vert foncé couvre la tête, et cette couleur est encadrée par une auréole d'un vert brillant ; des petits sourcils roux couvrent l'orbite des yeuxj un bleu foncé très-pur forme aux joues de larges mousta- ches, et une bande de cette couleur partant du lorum entoure toute la tête; un large collier d'un roux vif couvre la partie postérieure du cou et forme la teinte principale des côtés et du devant du cou , de la poitrine et des flancs; la gorge est d'un roux moins foncé; le ventre et l'abdomen sont blancs ; les plumes du manteau, des ailes et de la queue sont d'un noir mat bordé de bleu foncé très-vif 5 le croupion a une teinte brillante de bleu céleste; le demi-bec supé- rieur est noir et le reste jaune ainsi que les pieds. Longueur totale, sept pouces sept lignes.

On le trouve à Sumatra. Le seul individu connu fait partie du Musée des Pays-Bas.

Recueil d'Oiseaux j 58e. livraison.

*7.

M ar tin ^ c h as s e ur /niç/?#zt/.

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Hàefi.

MARTIN CHASSEUR MIGNON

D A C E L O PULCHELLA. Horsf.

Planche 277.

Cet oiseau paré des couleurs les plus vives et les plus pures mé- rite encore de fixer les regards , par la variété singulière que pro- duit la distribution de ces belles nuances que Fart ne peut espérer d'imiter par le moyen des couleurs les mieux épurées. M. Hors- field a figuré cet oiseau par les procédés de la lithographie dans la seconde livraison de ses Recherches zoologiques, et il en fait men- tion sous le nom porté en tête de ce chapitre dans le catalogue des oiseaux de Java, Linnean. Transact. vol. i3, pag, 17 5. M. Hors- field dit que les Javanais désignent l'espèce par le nom de Tengke- ivatu$ c'est tout ce que ce naturaliste nous apprend à l'égard de ce bel oiseau, le seul qu'il a pris pendant son séjour à Java 5 il en fit la capture dans les parties montueuses et boisées à vingt lieues au sud-est de Samarang. L'individu que nous figurons a été envoyé de Palambang dans l'île de Sumatra par M. Van den Berg , résident de ce district.

Le front , les joues , les côtés du cou et un collier qui entoure la nuque sont d'une belle couleur marron 5 des plumes longues,

Recueil d'Oiseaux , ^je. livraison.

MARTIN CHASSEUR MIGNON.

touffues et à barbes décomposées couvrent le sommet de la tête et l'occiputj ces plumes sont brunes à la .base -, une petite tache blanche est placée à quelque distance du bout et toutes sont terminées d'un bleu azur très-pur -, les plumes du dos et les scapulaires sont rayées depuis la base jusques vers la pointe de bandes d'un noir parfait et d'un blanc pur; le bout de toutes ces plumes est teint de l'outre-mer le plus pur $ les ailes sont noires, rayées de fines bandes blanches , et les couvertures sont terminées d'azur. La queue est étagée , rayée transversalement 5 les barbes extérieures des pen- nes sont marquées de bleu très-pur et de noir , et les barbes inté- rieures de blanc et de noir; en dessous la queue est noire, marquée de bandes blanches 5 le devant du cou et le milieu du ventre sont d'un blanc pur j la poitrine , les flancs et l'abdomen d'un roux-jau- nâtre 5 le bec est couleur de laque très-pur, et les pieds sont bruns. Longueur totale, sept pouces.

On trouve l'espèce à Java et à Sumatra,

Musées des Pays-Bas et de Londres,

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M ai tin - oh a s s eur ôuecoide «,/«//?.

Frèfre.

MARTIN-CHASSEUR BUCCOIDE

DACELO B U CCO IDE S. Te mm,

U Adulte. Planche 586.

La taille et les formes de cette belle espèce sont absolument les mêmes que celles du Martin-chasseur mignon de notre planche 277, mais les couleurs du plumage offrent des différences marquées. Le Buccoïde a toutes les parties du corps, les côtés de la tête et du cou, les ailes et la queue rayés à égale distance de larges bandes noires et d'un roux vif ; toutes les parties inférieures sont d'un blanc pur; mais on voit sur la poitrine et aux flancs quelques bandes noires plus ou moins distantes les unes des autres, et de forme irrégulière. Le bec est d'un beau rouge de laque et les pieds sont gris. Longueur, sept pouces.

Cette espèce, ainsi que le mignon , nous sont parvenus de Java comme de Sumatra. Le plumage des jeunes de Tune et de l'autre diffère très-peu de celui propre à l'état adulte.

Recueil d'Oiseaux, 99e livraison.

MARTIN-CHASSEUR TRAPU

Le jeune Mâle,

Il serait superflu de figurer cette variété de livrée, le mâle adulte ayant été donné planche 546 de ce recueil, et les deux sexes n'of- frant aucune différence bien marquée.

Les jeunes de Tannée ont tout le sommet de la tête rayé de roux et de verdâtre; les moustaches sont d'un vert-terne; toutes les par- ties inférieures sont d'un roussâtre maculé de brun; le manteau, le dos et les ailes ont des teintes verdâtres et bleuâtres , et chaque plume de ces parties est marquée, vers le bout,, d'une tache rous-